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Mise à jour : 23 Janvier 2005

 

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ARCHIVES DES ASTRONEWS

 

Sommaire de ce numéro :

 

qMars par Olivier de Goursac : compte rendu de sa conférence du 21 janvier 2005.

qHuygens Titan : Premier rapport scientifique

qCassini Saturne : On en sait plus sur la mise en orbite autour de Saturne.

qLes rovers martiens : On avait raison pour la météorite!

qLes rovers martiens : Spirit continue!

qMars Express : Claritas Fossae en détail.

qTerre : Attention : collision d'icebergs!!!

qTerre : Images impressionnantes du Tsunami vu de l'espace.

qTerre : Des aurores à perte de vue!

qDes livres magazines et DVD :.Le mètre du monde de Denis Guedj

 

 

 

 

 

 

 

HUYGENS TITAN : PREMIER RAPPORT SCIENTIFIQUE

 

Vous avez tous suivi l'arrivée de Huygens sur Titan en direct, sinon allez voir le rapport de la soirée mémorable, ils peuvent aussi en voir la vidéo complète à cette adresse.

Il y a deux vidéo en real player d'une heure et demie  chacune, c'est à voir.

 

 

La chaîne CNN propose une superbe animation Quicktime (basée sur les video ESA) de la descente expliquant les différentes phases, c'est à voir pour comprendre ce qui s'est passé.

 

 

Depuis l'atterrissage du 14 janvier 2005, certaines informations commencent à percer.

Tout d'abord quelques nouvelles photos ont été diffusées.

 

 

Des photos retraitées commencent à arriver par le biais des amateurs, voici quelques une qui donnent une meilleure idée des paysages photographiés.

 

 

 

 

 

Voici une belle mosaïque de Ricardo Nunes

 

Il y a définitivement un réseau "fluvial" sur Titan.

Les zones blanches seraient des nuages.

 

 

 

 

 

 

 

 

Christian Waldvogel nous propose ce panorama d'altitude diffusé par l'ESA et amélioré par lui.

 

 

Ceux qui veulent écouter le bruit du vent lors de la descente dans l'atmosphère de Titan ainsi que les réflexions radar du sol doivent se brancher ICI.

 

 

J'ai eu la chance de pouvoir assister sur NASA TV à la conférence de presse de l'ESA à 11H00 ce samedi 15 et ce fut émouvant.

J'ai vu David Southwood, Director of Science donner son rapport sur la mission avec des sanglots dans la voix.

Et comme il dit concernant le fameux problème de communication du canal A : we are human! Donc c'est bien une erreur humaine, mais elle va être rattrapée grâce aux radio astronomes.

Ensuite ils y sont tous passés :JP Le Breton, et tous les autres.

Je vous conseille d'aller sur le site de l'ESA et de vous faire repasser cette conférence.

 

 

    

Après les 3 images diffusées hier soir, l'ESA suite à sa conférence de presse diffuse quelques autres images (un peu trop parcimonieusement à mon avis!) dont celle ci de la surface en "vraies" couleurs.

 

C'est Mars ou du moins cela y ressemble, mais les cailloux sont probablement des morceaux de glace.

Pour comprendre l'échelle il faut voir la photo noir et blanc avec les indications de mesures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une mosaïque prise sur 360° à 8 km d'altitude, a aussi été produite, elle est impressionnante :

Que voit on? Un rivage aussi ?

 

Kevin Dawson du Canada a trouvé la correspondance entre les points caractéristiques de deux images de Huygens allez la voir en haute résolution en cliquant sur l'image :

 

 

Certains amateurs ont mis en ligne des photos améliorées de Titan qu'ils ont traitées eux même bien. Allez y voir cela commence à donner quelques indications.

 

http://anthony.liekens.net/index.php/Main/Huygens

 

Il y a notamment un poster (2MB) qui résume la position des photos prises qui vaut le coup d'être imprimé, il a été crée aussi par Kevin Dawson du Canada. Bravo!

 

 

 

 

 

 

 

Près de 500 MB de données ont été reçues pendant les 3 Heures 44 minutes de la mission et près de 350 photos collectées pendant la descente et au sol.

L'atmosphère a été analysée depuis 160km, montrant un mélange uniforme de méthane  et d'azote dans la stratosphère. Des nuages de méthane ont été détectés à 20km d'altitude. Ce sont de tous ces sujets que les scientifiques vous parleront pendant la conférence de presse.

 

** À voir aussi le FILM de la descente de Huygens sur Titan. C'est la composition d'une trentaine d'images depuis 150km d'altitude jusqu'au sol.

On voit très bien la phase brume jusqu'à 20km du sol, puis le brouillard se dissipe

Si vous souhaitez mémoriser ce petit film: clic droit sur le titre FILM et clic sur "enregistrer la cible", ce fichier se lit avec Internet Explorer.

En visionnant le film, vous remarquerez que la sonde tourne en tombant ce qui donne cet aspect un peu discontinu.

 

RAPPEL : les instruments à bord de Huygens :

 

ACP

Aerosol Collector and Pyrolyser (ACP): will collect aerosols at different altitudes to analyse their chemical composition

GCMS

Gas Chromatograph Mass Spectrometer (GCMS): gaseous phase chromatograph

HASI

Huygens Atmospheric Structure Instrument (HASI): will measure the physical and electrical properties of Titan's atmosphere and detect any lightning from possible storms

DISR

Descent Imager/Spectral Radiometer (DISR): an imaging spectrometer will take pictures of Titan in a wide spectrum and in many directions

DWE

Doppler Wind Instrument (DWE): will measure wind speed

SSP

Surface-Science Package (SSP): a suite of sensors will study the composition of Titan's surface

 

 

Ce vendredi 21 Janvier 2005 a eu lieu une conférence de presse de l'ESA avec les principaux responsables comme:

 

Photo : ESA-P. SEBIROT

De g à dr : M Fulchignoni, J Zarnecki; T Owens; M Tomasko; JP Lebreton; D Southwood, F Bonacina resp rel publiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

David Southwood
ESA’s Director of Science Programmes

 

Jean-Pierre Lebreton
ESA’s Huygens Project Scientist and Mission Manager

 

Marcello Fulchignoni (TBC)
Principal Investigator for the Huygens Atmospheric Structure Instrument (HASI), from the University of Paris/Observatoire de Paris-Meudon, France

 

Martin G. Tomasko
Principal Investigator for the Descent Imager and Spectral Radiometer (DISR), from the University of Arizona in Tucson, United States

 

John C. Zarnecki
Principal Investigator for the Surface Science Package (SSP), from the Open University at Milton Keynes, United Kingdom

 

Guy Israel
Principal Investigator for Aerosol Collector and Pyroliser (ACP), from CNRS, Service d’Aéronomie, Verrières-le-Buisson, France

 

Toby Owen
Cassini Interdisciplinary Scientist for the atmospheres of Titan and Saturn, from the Institute for Astronomy, Honolulu, United States

 

Ce qu'il faut en retenir

 

C'est David Southwood qui fait l'introduction de cette conférence de presse qui a lieu dans les locaux de l'ESA à Paris.

Il est à remarquer que cette conférence de presse a eu lieu totalement en anglais et que nos scientifiques ont très correctement parlé la langue de Shakespeare ce qui n'était pas toujours le cas il y a quelques années!

 

 

 

 

Il passe la parole au papa de Huygens Jean Pierre Lebreton.

Il confirme que l'on s'est posé à l'endroit le plus froid du système solaire où on n'a jamais été : 94°K ou –179°C.

Avec maintenant une semaine de recul, on a une nouvelle approche des données. (a new understanding of the data is emerging)

 

Suivent des détails techniques de la descente qui sont maintenant connus, justement cette descente était plus rude (bumpier!) qu'on l'avait imaginé.

Il revient sur les fameux canaux de transmission (A et B, le A étant tombé en panne), le A est bien tombé en panne car son horloge n'avait pas été déclenchée correctement; mais que grâce à une expérimentation très hardie, certains radio télescopes terrestres dont le VLBA (Very Large Base Array) ont sauvé toutes les données de ce fameux canal. Tout a été récupéré (everything has been recovered!!).

Puis description de l'exact timing de la descente qui se trouve sur le site de l'ESA.

 

Marti Tomasko (Descent Imager-Spectral Radiometer DISR) prend le relais et nous commente un jeu de photos qui ne sont pas réellement nouvelles (voir les photos plus haut dans ce texte) mais dont les explications le sont : il y a bien des chenaux d'écoulement de liquide, le sol semblant être de la glace d'eau, de la matière organique se trouve dans le fond de ces chenaux; un liquide a bien coulé.

À propos de la photo de la surface, on remarque que ces "pierres" sont plutôt des morceaux de glace et sont arrondis et qu'une certaine érosion a joué. Le sol est composé de "dirty water ice rocks" (rochers de glace sales)

Il y a donc et il conclut la dessus; des évidences géologiques de précipitations, d'érosion et d'autres activités fluviales conduisent à penser que des phénomènes similaires à ceux qui ont formés la Terre sont aussi en action sur Titan. Bref des processus communs avec notre planète.

 

 

 

Toby Owen, est responsable des expériences atmosphériques, c'est lui le "nez" de la mission si j'ose dire.

Il confirme la présence importante de méthane (CH4) sur Titan, mais on ne sait pas expliquer pourquoi, car le méthane se détruit naturellement en quelques siècles, il ne devrait plus y en avoir, alors c'est un problème (Puzzle comme disent nos amis britanniques).

Il y a donc une source de méthane sur Titan et il fait trop froid pour les vaches alors….

Tobi nous a même expliqué que le spectromètre de masse a mesuré le taux de CH4 pendant la descente et confirme qu'en arrivant au sol la concentration augmente, cela ne peut que provenir du sol.

 

 

Mais le point le plus spectaculaire est qu'il nous indique qu'il pleut certainement sur Titan (de la pluie de méthane bien sûr), cela est même arrivé hier comme il dit.

 

En fait Tobi Owens a une très belle image : c'est une planète inflammable !! (it is a flammable world).

 

La force fournie à l'atterrissage a été étudiée par John Zarnecki et il nous montre même (désolé les photos faites à l'écran sont de très mauvaise qualité, donc je ne vous les passe pas) un capteur de force (force transducer) similaire à celui sur Huygens, les mesures et les simulations faites dans son labo après coup l'ont conduit à décrire la surface (qui était assimilée à du sable dur) comme un sable de billes de verre avec pour expliquer le "crac" à l'arrivée, une croûte à base d'une plaque de verre.

Les accéléromètres ont montré une enfoncement de 10cm dans le sol.

 

Le Professeur Zarnecki confirme aussi la présence de CH4, on s'en est aperçut en fait lorsque la sonde était posée, un jeu de "chaufferettes" a chauffé le sol autour de celle-ci et fait s'évaporer les corps volatils qui ont été mesurés par le Spetro de masse (GCMS), de même le SSP (Surface Science Package) l'a aussi reniflé.

 

 

 

JP Lebreton conclue cette aventure fascinante :

         Du méthane liquide coule sur Titan

         Il pleut certains jours sur Titan

         Le méthane joue le rôle qu'a joué l'eau sur Terre

         Les roches de glace jouent le rôle des roches silicates de la Terre.

         La poussière est à base de matière organique.

         On doit continuer le travail et de rêver d'un petit rover sur Titan en disant que c'est dans les choses possibles mais money money !!!

 

Remerciements à Alactel qui a construit l'engin et au JPL pour l'extrême bonne coopération.

 

David Southwood y va aussi de sa conclusion à l'adresse de nos amis américains :

"We are in the exploration business too!!!" (nous sommes aussi dans l'exploration spatiale, c'est à dire qu'il faut compter avec nous, les européens).

 

 

Le rapport par l'ESA de cette conférence a été mis en ligne, vous le trouverez en anglais ICI.

 

 

Bravo à tous.

 

 

 

 

Dernières infos sur Titan Huygens

Voir le site de l'ESA : http://www.esa.int/SPECIALS/Cassini-Huygens/

Et sa galerie de photos de titan.

 

 

Excellent rapport en anglais chez nos amis de la Planetary Society.

 

 

 

 

 

 

 

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CASSINI SATURNE :

(Photos NASA/JPL)

 

Au moment de sa mise en orbite périlleuse au mois de Juillet 2004 (on est passé entre les anneaux Fet G), on sait maintenant qu'il a été pris dans une tempête de particules, comme indiqué dans un rapport publié récemment dans Nature par Sascha Kempf du Max Planck Institute for Nuclear Physics de Heidelberg, Germany

 

Les minuscules grains impactèrent Cassini à plus de 100km/s, l'auteur pense que ces particules proviennent soit de l'anneau A soit de l'anneau E. il ne faut pas être étonné par de telles vitesses, en effet dans l'espace il n'y a pas de frottement, c'est le vide presque absolu.

Ces impacts devinrent de plus en plus fréquent au fur et à mesure que la sonde s'approchait de Saturne.

On pense qu'ils sont composés de minuscules cristaux de glace chargés positivement et accélérés par l'énorme champ magnétique de Saturne.

 

 

 

 

Comme d'habitude, vous trouverez toutes les dernières images de Cassini au JPL:

 

 

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LES ROVERS MARTIENS :ON AVAIT RAISON POUR LA MÉTÉORITE!

(Photos NASA/JPL)

N'oublions pas nos deux petits robots courageux à la surface de Mars.

 

Vous vous souvenez il y a une dizaine de jours, je vous signalais sur une photo d'Opportunity près des débris du bouclier thermique, une pierre un peu bizarre de taille grosse comme un ballon de football . Cela semblait ressembler à une météorite.

La NASA fournit une photo en couleur de cette "pierre".

 

 

 

Elle a quand même paru bizarre aussi aux techniciens US et ils ont décidé de l'analyser.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On a donc décidé de l'examiner avec le bras robotisé.

(voir photo)

 

 

 

Vue de près de cette météorite
(clic sur l'image pour la voir en grand)

 

 

 

 

Vue au microscope situé au bout du bras d'Opportunity d'une partie de la météorite

(clic pour voir en grand)

 

 

 

 

 

 

Et bien la NASA vient de le confirmer, elle a envoyé le robot y faire quelques analyses avec le spectromètre Mössbauer et le mini TES, et c'est une…..météorite ferrique.

Le spectromètre en rapport la composition : Nickel et Fer.

Elle a été baptisée pour la presse "heat shield rock".

 

L'aspect très brillant de la météorite intrigue ainsi que l'absence de cratère d'impact, certains pensent qu'elle aurait atterrit à cet endroit à l'époque où l'atmosphère martienne était plus dense ce qui expliquerait cela.

 

Steve Squyres le père de la mission n'aurait jamais pensé trouver sur Mars par Opportunity un morceau venant d'autre part.

 

Opportunity vient d'accomplir ses 2100m sur Mars dans Meridianum Planum.

 

 

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LES ROVERS MARTIENS :SPIRIT CONTINUE!

(Photos NASA/JPL)

 

De l'autre coté de Mars, Spirit continue lentement son ascension vers le sommet Husband Hill.

Les terrains sont toujours aussi désertiques comme le prouvent ces quelques photos.

 

 

 

Spirit sol 367.

 

 

 

 

 

Spirit sol 368.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les meilleures photos sont classées dans le planetary photojournal que vous pouvez retrouver à tout instant:

http://photojournal.jpl.nasa.gov/targetFamily/Mars

 

 

 

 

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MARS EXPRESS : CLARITAS FOSSAE EN DETAIL

(Photos et graphiques : ESA)

 

L'ESA avec sa sonde Mars Express continue son périple autour de la planète Mars.

Elle vient de prendre en détail la région Claritas Fossae et publie un compte rendu avec tous les types de photos à ce sujet (relief, 3D, oblique, noir et blanc)

 

Vous voulez tout savoir sur la nomenclature martienne car vous avez perdu votre latin, qu'à cela ne tienne, Philippe Labrot le génial créateur de Nirgal.net (Nirgal est le nom babylonien de Mars) vous explique tout.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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TERRE : ATTENTION COLLISION D'ICEBERGS

(Photos ESA)

 

Nous avons déjà parlé il y a quelques temps du problème de la banquise antarctique qui se désagrège.

Et bien cela continue et pas un petit morceau!!

L'ESA vient de publier un communiqué de presse sur le sujet pris en flagrant délit par son satellite ENVISAT.

 

On voit parfaitement le morceau appelé B-15-A qui apparemment va entrer en collision avec la banquise appelée Drygalski Ice Tongue (langue de glace de Drygalski)

 

Cet objet flottant B-15-A est le plus gros objet flottant du monde, il est de la taille du ….Luxembourg et a la forme d'une bouteille (enfin il faut avoir aussi goûté à la dive bouteille pour imaginer cela, mais enfin..).

 

Il fait 120km de long, et est en train de bloquer les courants dans la baie conduisant au gel de cette partie de mer, et cela met en danger une population de ….pingouins!

 

Envisat suit l'évolution de cet iceberg depuis plus de deux ans et l'on peut voir sur leur site une intéressante animation.

 

Envisat (Environmental Satellite) a été lancé en Mars 2002,c'est le programme européen le plus important jamais conçu pour surveiller l’état de notre planète et l’impact de nos activités. Le satellite fournit quotidiennement une richesse d’informations sans précédents sur notre planète, permettant d’étudier avec précision l’évolution des phénomènes environnementaux.

 

Son but est aussi de veiller à la couche d'ozone : (d'après documents CNES) :

La couche d’ozone est une barrière protectrice contre les rayons UV du soleil, située dans la stratosphère, à une hauteur comprise entre 25 et 35 km au-dessus de nos têtes. Son importance est vitale car elle nous protège des brûlures et cancers de la peau.

Or, les symptômes sont formels : la couche d’ozone est malade, parsemée de multiples « trous ». Les gaz à effet de serre, à l’origine de l’activation des chlores destructeurs d’ozone, sont les premiers ennemis de notre atmosphère.

photo de gauche : Évolution du trou de la couche d'ozone entre septembre 2002, observé par l'instrument GOME à bord d'ERS-2, et septembre 2003, par l'instrument MIPAS à bord d'ENVISAT. Crédits: BIRA-IASB


Les nouvelles réglementations internationales doivent permettre une diminution de ces espèces chlorées mais un retour à la normale n’est toutefois pas prévu avant le milieu du siècle…

Les mesures réalisées par ENVISAT permettront de vérifier le respect des accords internationaux et de préparer les prochaines avancées réglementaires dans ce domaine.

 

Et aussi comprendre la dynamique des océans :

Les océans sont le lieu privilégié d’échanges de chaleur importants avec l’atmosphère. Ces échanges régulent les changements climatiques. Ils peuvent également, dans certains cas, jouer un rôle perturbateur

L’observation depuis l’espace, en particulier avec les satellites d’altimétrie franco-américains TOPEX-POSEIDON et JASON-1, a levé le voile sur des phénomènes d’une grande complexité. L’exemple le plus connu est le phénomène El Nino dont les effets se font ressentir sur l’ensemble de la planète, par des sécheresses ou des pluies abondantes localisées.

ENVISAT, grâce à sa capacité d’observation à
petite échelle, permet de compléter le dispositif d’analyse et de modélisation du comportement des océans. Température, couleur de l’eau, vitesse et direction des vents, courants… Les océans n’auront à court terme plus de secret pour les chercheurs.

Envisat est le plus gros satellite lancé par l'Europe. (8200kg).

 

 

Sur la photo on se rencontre de la taille énorme de ce satellite qui a nécessité une fusée Ariane 5 pour son lancement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les instruments à bord d'Envisat : (bonne description en français par nos amis de Spacenews).

 

ASAR MERIS

Radar pour l’observation des terres émergées, des océans et des calottes polaires

MERIS

Spectromètre à résolution moyenne conçu pour l’observation de la couleur des océans. Il permet de détecter les concentrations en phytoplancton ou bien encore les pollutions marines

RA-2

Altimètre radar permettant d’étudier en continu la topographie de la surface des océans, des terres émergées et des calottes polaires

GOMOS

Instrument de surveillance de la couche d'ozone

MIPAS

Sondeur atmosphérique permettant la cartographie des concentrations en gaz rares dans la stratosphère et la troposphère

AATSR

Radiomètre permettant de mesurer la température à la surface de la mer et des continents et d’étudier la croissance de la végétation, l’humidité des sols et la composition des nuages

DORIS

Système de navigation permettant de déterminer avec une précision exceptionnelle - 3 cm pour ENVISAT - la position du satellite sur son orbite

SCIAMACHY

Spectromètre détectant les gaz rares dans la troposphère et la stratosphère

LLR

Réflecteur laser permettant de déterminer précisément l’orbite d’un satellite grâce à des tirs laser à partir de stations terrestres

MWR

Radiomètre à hyperfréquence permettant d’évaluer la quantité de vapeur d’eau dans la troposphère

 

 

 

 

 

Vue de la pollution terrestre globale et article correspondant et tout sur le spectromètre SCIAMACHY.

 

 

 

 

 

 

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TERRE : LE TSUNAMI VU DE L'ESPACE

 

La NASA met en ligne des images impressionnantes du Tsunami de Noël 2004 vu de l'espace et dans le style : avant et après.

 

 

Il y a parmi celles ci aussi des animations pas trop lourdes en MB que vous pouvez télécharger.

Allez les voir, on est peu de chose!

 

 

 

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TERRE : DES AURORES !

 

 

Trouvé par notre ami Belge de Anvers Raoul Lannoy de belles aurores sur le site de Spaceweather.

 

Voici notamment une animation de Roman Krochuk disponible sur ce site, mais il y en a bien d'autres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LIVRES CONSEILLÉS J'AI LU POUR VOUS par Pascal Gérardin de VÉGA

 

 

Aujourd'hui, je vous convie à une aventure intellectuelle et humaine des plus extraordinaire de toute notre Histoire.

L’invention du mètre racontée dans le livre « Le mètre du monde » de Denis Guedj se lit comme un vrai roman d’aventures émaillées de péripéties, de joies et de drames, de doute et d’espoir qui, de l’aube de la Révolution française au coup d’Etat du 18 Brumaire, retrace ce que fut la mesure de la Méridienne entre Dunkerque et Barcelone par les astronomes Pierre Méchain et Jean-Baptiste Delambre.

 

L’auteur Denis Guedj est né en 1940, il est romancier et mathématicien. Professeur d’histoire des sciences à l’université Paris 8, il a écrit de nombreux ouvrages dont « La Méridienne » et « Les cheveux de Bérénice » Il a été journaliste à Libération et scénariste. 

 

Le titre, « Le mètre du monde », sous la forme d’un jeu de mots, est révélateur de l’importance capitale de l’uniformisation des poids et des mesures. Le mètre est bien le maître des mesures et il est né de la mesure du monde, c’est-à-dire la Terre elle-même, il est la dix millionième partie du quart du méridien terrestre.

En astronomie, la mesure des distances est essentielle pour nous situer dans l’espace. Très vite, le mètre, invention à l’échelle terrestre, s’est révélé nettement insuffisant pour mesurer l’univers. L’unité astronomique (UA)[1] a fait place à l’année lumière (AL), la distance que parcourt la lumière en une année terrestre.

Mais ne brûlons pas les étapes et commençons par le commencement.

 

 

Déjà dans l’empire romain, l’unification métrologique était une nécessité. A chaque effort pour unifier l’Etat correspond la volonté de « réduction des mesures à une seule façon » : l’époque carolingienne, la Renaissance, et le siècle des Lumières. François Ier, Henri II, Louis XIV mais aussi Ivan le Terrible, Pierre le Grand et Frédéric II  échouèrent dans leurs tentatives.

 

Enfin en 1789, alors que près de 2000 mesures ont cours en France, la réunion des États généraux et l’étude des cahiers de doléances puis la proclamation de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen vont déclencher une réforme indispensable « à tous les hommes, à tous les temps »

 

Mais quelle mesure choisir ? Pourquoi en adopter une plus qu’une autre ? Il fallait faire table rase et inventer une nouvelle mesure pour tous les peuples.

Condorcet, Talleyrand et Prieur furent à l’origine du début d’une véritable épopée métrologique. Bientôt deux astronomes, Pierre Méchain et Jean-Baptiste Delambre puis un physicien, le chevalier de Borda les remplaceront.

Aux anciennes mesures locales et éphémères, se substituerons celles tirées de la nature, invariables et universelles.

 

Au début les scientifiques étaient partagés entre deux bases pouvant servir à une mesure universelle : le pendule et la Terre.

Avec le pendule, une durée de l’oscillation d’une seconde détermine une longueur de fil. Mais l’astronome Jean Richer observa que les mouvements du pendule étaient différents sous certaines latitudes.          

La rotondité de la Terre étant immuabl