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HISTOIRES  et  LÉGENDES  autour  du  CHIFFRE  7
 
Voici le 7 / 7 / 2007, quelle occasion pour quelqu’un né à la 7e heure, du 7e jour du 7e mois de l’année … (eh non, pas 1907), de faire une petite rétrospective de ce qui s’écrit sur ce chiffre, d’après mes connaissance, mes lectures, mes recherches sur internet)                       
Jean-Claude THOREL
 
 
 
 
C’est donc notre ami Jean Claude Thorel (Photo), ancien président fondateur de Véga, qui nous adresse ce pamphlet concernant le chiffre 7, vous pouvez le lire de façon continue (attention c’est un peu long) ou attaquer sujet par sujet grâce aux liens directs.
 
 
   
 
 
 
Allez bon 7777777777777777777777777777777777777777777777777777777
 
 
PARTICULARITÉS  BIZARRES  SUR  LES NOMBRES  7  ET  14
LES  7  COULEURS  DE  L’ ARC-EN-CIEL
LES  7  JOURS  DE  LA  SEMAINE
LES  7  ASTRES  VISIBLES  À  L’ ŒIL  NU
LES  7  SPHÈRES  DE  PTOLÉMÉE
LES  7  ÉTOILES  DU  SEPTENTRION  (Grande Ourse)
LES  7  ÉTOILES  DU  NORD  (Petite Ourse)
LES  7  ÉTOILES  DES  PLÉIADES  ou  LES  7  FILLES  D’ ATLAS
LES  7  HESPÉRIDES
LES  7  POÈTES  DE  LA  PLÉIADE
LA  GUERRE  DES  7  CHEFS  et  LES  7  PORTES  DE  THÈBES
LES  7  ANTONINS
LES  7  FEMMES  DE  LA  BARBE  BLEUE
LES  7  MERVEILLES  DU  MONDE
LES  7  ARTS
LES 7  ARTS  LIBÉRAUX
LES  7  NAINS  et  BLANCHE  NEIGE
LES  7  SAMOURAÏS
LES  7  MERCENAIRES
LES  7  COLLINES  DE  ROME
LES  7  PÉCHÉS  CAPITAUX
LES  7  VOYAGES  DE  SIMBAD  LE  MARIN
LES  7  PREMIERS  ASTRONAUTES  DE  LA  N.A.S.A.
LES  7  NOTES  DE  LA  GAMME  MUSICALE
LES  7  VOYELLES  DE  L’ ALPHABET GREC
LES  7  CONTINENTS  ET LES  7  OCÉANS
LES  7  MONTAGNES  CÉLÈBRES
LES  7  VERTUS  DU  BUSHIDO
LES  7  JOURS  DE  LA  CRÉATION
LES  7  ÂGES  DE   LA  VIE
LES  7  SACREMENTS  DE L’ ÉGLISE  CATHOLIQUE
LES  7  SACREMENTS  DE L’ ÉGLISE  ORTHODOXE
LES  7  VERTUS
LES  7  ŒUVRES  DE  MISÉRICORDE
LES  7  CHAKRAS
LES  7  DÉMONS  DE  BABYLONE
LES  7  PORTES  DE  L' ENFER
LES  7  UNITÉS DE  BASE  DU  SYSTÈME INTERNATIONAL
LES  7  CATASTROPHES
LES  7  PLAIES  D’ ÉGYPTE
LES  7  SCEAUX  DE  L' APOCALYPSE
LES  7   FLÉAUX  DE  L' APOCALYPSE
LES  7  TROMPETTES  DE  L’ APOCALYPSE
LES  7  PILIERS  DE  LA  SAGESSE
LE  CHANDELIER  À  7  BRANCHES
LE  JEU  DES  7  FAMILLES
LES  7  CORDES  DE  LA  LYRE 
LE RESTE
 
 
 
 
 
 
 
 
PARTICULARITÉS  BIZARRES  SUR  LES NOMBRES  7  ET  14
(D’après un article paru au XIXe siècle)
 
Le nombre 7 est le plus fréquemment rencontré (durées ou nombre d’éléments), symbole d’une totalité. Les Périodes lunaires de 7 jours. 7 indique un changement après un cycle accompli. D’innombrables traditions et légendes le font apparaître (7 est utilisé 77 fois dans l’ancien testament).
                   - Durées : les 7 jours de la création, la construction du temple de Salomon en 7 ans, ...
                   - Eléments : les 7 têtes du cobra en Chine, les 7 portes du paradis pour les 7 filles du Coran, les 7 jeunes filles et 7 jeunes hommes pour le Minotaure, les 7 plaies d’Égypte, les 7 branches de l’arbre chamanique, les 7 chevaux du roi soleil des Hindous.
 
Les anciens comptaient 7 planètes, 7 couleurs primitives, 7 saveurs et 7 odeurs, puis 7 merveilles du monde, 7 sages de la Grèce, et 7 solennités des jeux du cirque, 7 généraux avaient été destinés à la conquête de Thèbes.
Presque tous les peuples ont partagé le temps en périodes de 7 jours. Certains géologues ont substitué aux 7 jours de la création 7 créations successives. Il y a 7 notes dans la musique, et pendant longtemps on n’a compté que 7 métaux.
Par rapport au culte, le nombre 7 était un nombre supérieur dans le paganisme : les Grecs immolaient souvent 7 victimes. Dans la Bible, on trouve souvent le nombre 7, témoin 7 églises, 7 chandeliers, 7 branches au chandelier d’or , 7 lampes, 7 étoiles, 7 sceaux, 7 anges, 7 trompettes, 7 plaies d’Égypte, 7 têtes de dragons, 7 diadèmes qu’elles portent, etc. Dans le catholicisme, on compte les 7 psaumes de la pénitence, les 7 allégresses et les 7 douleurs de la Vierge, les 7 dons du Saint-Esprit, les 7 sacrements, les 7 péchés mortels, les 7 parties de l’office, ou heures canoniales ; suivant un dicton populaire, le sage pèche 7 fois le jour.
 
7, nombre parfait et symbole de l’abondance divine, il est aussi selon la Bible le nombre du châtiment, de la purification et de la pénitence. Il est aussi attribué à Satan qui s’efforce de copier Dieu se faisant le singe de Dieu. Ainsi la bête infernale de l’Apocalypse (Ap 13,1) a sept têtes.
Saint Augustin voit le 7 comme la perfection de la Plénitude. Il en faisait aussi le nombre de la créature, considérant non la vie de celle-ci mais son devenir, l’évolution. C’est également lui qui a nommé les péchés capitaux pour la première fois. Selon lui ce ne sont pas les plus graves mais ceux qui sont à l’origine de tous les autres."
 
Le nombre 14 a joué un grand rôle dans l’histoire de Henri IV. Ce prince est né le 14 décembre, 14 siècles, 14 décades et 14 ans après Jésus-Christ. Il est mort le 14 mai, son nom était composé de 14 lettres (Henri de Bourbon). Il a vécu quatre fois 14 ans, quatre fois 14 jours, et 14 semaines, il a été roi de France et de Navarre trois fois 14 ans, il a été blessé par Châtel 14 jours après le 14 décembre, en l'année 1594, entre ce jour et celui de sa mort il y a 14 ans, 14 mois et cinq fois 14 jours, il a gagné la bataille d'Ivry le 14 mars. Le Dauphin était né 14 jours après le 14 septembre. Il a été baptisé le 14 août, enfin il a été tué le 14 mai, 14 siècles et 14 olympiades après l'Incarnation, l'assassinat eut lieu deux fois 14 heures après l'entrée de la reine à Saint-Denis, Ravaillac a été exécuté 14 jours après la mort du roi, et dans l'année 1610, qui est divisible par 14. (Cela demande à être vérifié, JCT)
 
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LES  7  COULEURS  DE  L’ ARC-EN-CIEL
 
1 - Violet 
   
0,400 µm
Certaines personnes pensent qu’il y a 7 couleurs dans ce phénomène atmosphérique et optique.
L’arc-en-ciel est expliqué parfaitement aujourd’hui par les lois de l’optique géométrique. Il est démontré que la diffusion de la lumière visible s’opère sur un spectre allant du rouge au bleu. Bien évidemment ces couleurs ne sont pas issues d’une "palette" mais le résultat de la diffusion de la lumière du soleil au travers de gouttelettes en suspension, autrement dit des nuages.
2 - Indigo
 
0,430 µm
3 - Bleu
 
0,470 µm
4 - Vert
 
0,530 µm
5 - Jaune
 
0,580 µm
6 - Orangé 
 
0,600 µm
7 - Rouge
 
0,650 µm
 
L’arc-en-ciel comporte autant de “couleurs” que la lumière émise par le soleil, soit une infinité, chacune de ces couleurs étant constituée d’un rayonnement “pur”, associé à une longueur d’onde unique. Mais nous ne sommes pas capables de discerner les subtiles différences entre deux rayonnements de longueur d’onde très proches. Certaines personnes pensent qu’il y a 7 couleurs dans ce phénomène atmosphérique et optique.
 
L’arc-en-ciel est expliqué parfaitement aujourd’hui par les lois de l’optique géométrique. Il est démontré que la diffusion de la lumière visible s’opère sur un spectre allant du rouge au bleu. Bien évidemment ces couleurs ne sont pas issues d’une “palette” mais le résultat de la diffusion de la lumière du soleil au travers de gouttelettes en suspension, autrement dit des nuages.
 
Des expériences du milieu du XXe siècle ont montré que dans de bonnes conditions, l’homme pouvait discerner entre elles une vingtaine de couleurs (y compris les pourpres, qui ne sont pas inclus dans le spectre du soleil). En suivant le spectre du rouge au violet, un individu qui ne souffre d’aucun trouble de la vision des couleurs discernera au moins le rouge, l’orange, le jaune, le vert, le bleu et le violet, soit six couleurs Mais un oeil entraîné pourra discerner l’indigo entre le bleu et le violet, ou le safran entre le jaune et l’orange et voir un arc en ciel à 7 ou 8 couleurs !
 
L’idée reçue introduisant la couleur indigo dans la série des couleurs de l’arc-en-ciel vient surtout du fait que la perception de cette couleur ternaire est sensiblement plus répandue. Le miracle est que la nature réalise cela avec seulement trois pigments rétiniens et une information en noir et blanc !
 
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LES  7  JOURS  DE  LA  SEMAINE
 
1 - Lundi : Lunæ dies - jour de la Lune.
2 - Mardi : Marti dies - jour de Mars.
3 - Mercredi : Mercurii dies - jour de Mercure (milieu de semaine en allemande : Mittwoch)
4 - Jeudi : Jovis dies - jour de Jupiter. (Thursday – Donnerstag)
5 - Vendredi : Veneris dies - jour de Vénus. (Friday – Freitag : jour libre)
6 - Samedi : sambati dies - jour de sabbat (religion israélite)
Saturni dies - jour de Saturne (en anglais : Saturday, et veille du jour du Soleil en allemand Sonnabend).
7 - Dimanche : dies dominica - jour du Seigneur (sabbat pour certains chrétiens) (jour du Soleil en anglais et en allemand : Sunday – Sonntag : jour du Soleil).
 
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LES  7  ASTRES  VISIBLES  À  L’ ŒIL  NU
 
Aux alentours du IIIe siècle, les astronomes de l’époque comprenaient dans les planètes aussi bien le Soleil que la Lune. Ils ne connaissaient pas les planètes au-delà de Saturne. Ils considéraient ainsi sept planètes, les 7 astres mobiles dans le ciel, selon l’ordre établi par les Chaldéens. Les alchimistes leur ont associé un métal :
 
1 - La Lune   (Argent)    2 - Mercure   (Mercure)    3 - Vénus   (Cuivre)    4 - Le Soleil   (Or)
5 - Mars   (Fer)               6 - Jupiter   (Étain)           7 - Saturne   (Plomb)
 
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LES  7  SPHÈRES  DE  PTOLÉMÉE
 
Sur la vie de Claude Ptolémée (IIe siècle ap. JC), Mathématicien, Astronome et Géographe grec d’Alexandrie, né probablement à Ptolémaïs de Thébaïde (Haute-Egypte), les historiens des sciences ont peu d'éléments. Il rassembla sur la Terre et le Ciel un savoir immense qui fit la synthèse de huit siècles d’observations et qui resta pendant près de quinze siècles, jusqu'à Kepler et Copernic, l’ouvrage de référence de l’astronomie.
 
Le système de Ptolémée place la Terre au centre immobile des révolutions de l’Univers. Considérant que le cosmos est à la fois un contenant (le monde supra-lunaire) et un contenu (la Terre et son atmosphère) il explique les mouvements apparents du Soleil, de la Lune et des planètes par deux systèmes alternatifs : celui des excentriques – trajectoires circulaires dont le centre, bien que proche de la Terre, ne coïncide pas avec celle-ci – et celui des déférents et des épicycles, suivant lequel la trajectoire de la planète est la résultante de son mouvement circulaire uniforme autour d’un centre qui, lui-même, se déplace autour de la Terre selon un mouvement circulaire uniforme. De cette manière, Ptolémée réduisit les anomalies observées, comme celle de l’éloignement périodique des planètes. En dépit de sa complexité, le système de Ptolémée permettait de prévoir les positions du Soleil, de la Lune et des étoiles avec une remarquable précision.
Les 7 sphères de Ptolémée sont les orbes décrits par les 7 astres connus des Anciens et cités précédemment.
 
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LES  7  ÉTOILES  DU  SEPTENTRION  (Grande Ourse)
 
Les Romains considéraient ces sept étoiles (dans la constellation de la Grande Ourse – Ursæ Majoris) comme des bœufs paissant dans la campagne céleste et les appelaient “Septem Triones”. C’est de là que dérive le mot “Septentrion” et aujourd’hui sans doute peu de personnes qu’en prononçant ce substantif, parlent de sept bœufs.
 
1 - Dubhé  (α UMa - alpha Ursæ Majoris) : vient de l’arabe “Dubb” qui veut dire “Ours”.
2 -Merak  (β UMa - bêta Ursæ Majoris) : c’est l’abrégé de l’arabe “Merak-al-Dubb-al-Akbar” signifiant “les Reins du Grand Ours”.
3 - Phekda  (γUMa - gamma Ursæ Majoris) : vient de “Fehhal-al-Dubb-al-Akbar” : “la Cuisse du Grand Ours”.
4 - Megrez  (δ UMa - delta Ursæ Majoris) : de “Maghrez-a-Dubb-al-Akbar” voulant dire “la Racine de la Queue du Grand Ours”.
5 - Alioth  (ε UMa - epsilon Ursæ Majoris) : Au Xe siècle Abdul Rahman AL SÛFI (903-986) la nommait “Al-Djûn” : “le Golfe” d’où est venu sans doute “Alioth”. Dès le XIIIe siècle, le roi astronome Alphonse X de Castille et de Léon, dit le Sage (1252-1284), l’appelait déjà “Alioth”. Au XVe siècle, Muhammed Taragai ULUHG BEIGH (1394-1449) la nomme “Al Joun” : “le Cheval noir”, quelquefois écrit “Al-Jal”.
6 - Mizar  (ζ UMa - dzêta Ursæ Majoris) : signifie “Ceinture d’Étoffe ou Tablier”, nom inconnu des Arabes. Mizar apparaît comme nom propre dans le 42e psaume de David. Xe siècle Abdul Rahman AL SÛFI (903-986) appelle cette étoile “al-Anâk-al Benat” ou ” la Chèvre des Pleureurs”. Ce n’est qu’au XVIe siècle que ce nom est introduit sur les cartes célestes par Guiseppe Giusto SCALIGERO (1540-1609).
7 - Benetnash  (η UMa - êta Ursæ Majoris): Elle est également appelée “Alkaïd”. Ces deux noms sont dérivés de la dénomination arabe “al-Kayid-al-Benât-al-Na’sh” ou “le Gouverneur des Pleureurs”.
 
 
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LES  7  ÉTOILES  DU  NORD  (Petite Ourse)
 
Constellation la plus boréale, l’astérisme de la Petite Ourse (Ursæ Minoris) comprend également 7 étoiles, mais dont seulement quatre se voient attribuer un nom.
 
1 - Polaris - Cynosura  (α UMi - alpha Ursæ Minoris) : Les géographes l’ont appelée ”Stella Polaris – l’Étoile polaire”.
2 - Kochab  (β UMi - bêta Ursæ Minoris) : vient de l’arabe “Kaucab-el-Shemali – l’Étoiles du Nord”. L y a 3.000 environ c’était la Polaire de l’Humanité.
3 - Pherkad  (γUMi - gamma Ursæ Minoris) :
4 - δ UMi - delta Ursæ Minoris :
5 - ε UMi – epsilon Ursæ Minoris :
6 - ζ UMi – dzêta Ursæ Minoris :
7 - Alasco – (η UMi - êta Ursæ Minoris) :
 
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LES  7  ÉTOILES  DES  PLÉIADES  ou  LES  7  FILLES  D’ ATLAS
 
Ce sont les filles d’Atlas (géant supportant sur ses épaules la voûte céleste) et de Pléione (l'Océanide, fille d'Océan et de Téthys) et elles naquirent à Cyllène en Arcadie.
Après avoir été poursuivi par ORION pendant 7 ans en Boétie, Zeus eut pitié d’elles et les mit au ciel. Elles sont connues des Astronomes sous le nom de Pléiades ou de Poussinière.
Leurs noms varient selon la version des mythographes (Version 2 Théocritos (XIII 25) il est indiqué en italique :
 
1 - Alcyone (ou Halcyone) - (Coccymo) :
amant : Poséidon - enfants : Aethousa, Hyrieos, Hyperenor, Anthas.
2 - Mérope (ou Dryope, ou Aéro) - (Plaucia) :
amant : Sisyphe – enfants : Glaucos, Almos, Thersander,.
3 - Celæeno (ou Sélène) – (Lampatho) :
amant : Poséidon - enfants : Lycos, Nycteos, Euphémos.
4 - Électre – (Parthemia)
amant : Zeus – enfants : Dardanos, Iason, Emathion, Harmonie.
5 - Astérope (ou Stérope) – (Protis)
amant : Arès – enfant : Oenomaos.
6 - Taygète – (Stonychia)
amant : Zeus – enfant : Lacédaemon
7 - Maïa – (Maia)
amant : Zeus – enfants : Hermès.
 
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LES  7  HESPÉRIDES
 
Une autre tradition rapporte qu’Héraclès, qui s’était acquitté des dix Travaux imposés par l’Oracle de Delphes, devra en accomplir deux supplémentaires afin de remplacer ceux que Eurysthée avait refusés. Le roi lui ordonnera de rapporter les Pommes d’or des Hespérides “les filles du couchant" au nombre de quatre ou de sept selon les auteurs. Elles seraient nées d’Atlas et de Pléione. Les mythographes ne sont pas unanimes. Certains prétendent que les Hespérides seraient les filles d’Atlas et d’Hespéris, d’autres, les enfants de Nyx et de l’Erèbe. Elles porteront le nom de :
 
1 - Aeglé    2 - Erythie    3 - Aréthuse    4 - Hestia    5 - Hespéra    6 - Hespérousa    7 - Hespéræa
 
Par analogie avec le mythe des sept filles du géant Atlas, le nom de Pléiade a été donné à plusieurs groupes de 7 poètes.
 
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LES  7  POÈTES  DE  LA  PLÉIADE
 
Au temps de Ptolémée II Philadelphe
 
La poésie s’est emparée de ce mot et a donné le nom de Pléiades à sept poètes qui vivaient sous Ptolémée II Philadelphe (309-246 av JC), roi d’Égypte de 283 av JC jusqu’à sa mort. Il aimait les lettres et les sciences, il fit traduire en grec les livres sacrés des Hébreux (version des Septantes de la Bible), augmenta la bibliothèque fondée par son père, et fit beaucoup pour l'astronomie et la navigation. Il fit construire le célèbre phare d’Alexandrie.
 
Pléiade poétique : IIIe siècle avant JC, liste fixée par le Canon alexandrin :
 
1 - Apollonios de Rhodes : né à Alexandrie vers 300 avant JC, poète et grammairien d’Alexandrie, auteur érudit, éloquent et profond, eut Callimaque pour professeur, devint vers 270 précepteur du futur Ptolémée III Evergète, composa vers 250-245 la première partie des Argonautiques (épopée de Jason et de ses compagnons en quête de la Toison d’Or), se brouilla avec Callimaque qui critiquait les longues épopées, s’exila à Rhodes vers 245.
2 - Aratos de Soles : (310-245 avant JC environ), Poète et astronome grec qui a étudié la philosophie à Athènes. C’était un étudiant du Portique, auteur des Phénomènes (astronomiques) et des Prognostiques (météorologiques). Les Phénomènes, sont un long poème didactique imprégné de philosophie stoïcienne. La première partie est une combinaison de l’astronomie/astrologie d’Eudoxe de Cnide et des Travaux d’Hésiode, le destinataire fictif étant tantôt un marin, tantôt un fermier. (Astronomie et temps cyclique : la petite et la grande année)
3 - Philiscos de Corcyre
4 - Homère le Jeune
5 - Lycophron de Chalcis : (Eubée, IIIe siècle avant JC) poète grec : prophétie d’Alexandra (= Cassandre) d’une obscurité qui ne peut se passer de notes et de commentaires.
6 - Nicandre de Colophon : (fin du 3ème, début du 2ème siècle) : auteur de “Remèdes aux morsures de bêtes”, “Contrepoisons” et “Géorgiques”.
7 - Théocrite de Syracuse : poète Sicilien né à Syracuse vers 310-250 avant JC, crée à Cos et à Alexandrie le genre de l’idylle (petit poème). Sa vie est mal connue, il séjourna dans divers pays grecs et passa une partie de son existence à Alexandrie. Il nous reste sous son nom des Épigrammes, mais surtout une trentaine d’Idylles. Théocrite peut être regardé comme le créateur du genre bucolique ou pastoral. Chez les Grecs la tradition en fut continuée par Bion et par Moschos, dont il nous reste des fragments.
 
Pléiade tragique: IIIe siècle avant JC, liste fixée par le Canon alexandrin :
 
Ptolémée II Philadelphe a recours aux services d'Alexandre l’Étolien et Lycophron de Chalcis pour mettre au point des éditions critiques des grands poètes grecs.
 
1 - Alexandre l'Étolien : Alexandre l'Étolien était natif de Pleuron, en Etolie, et a vécu sous le second Ptolémée, 285-247, avant l'ère chrétienne.
2 - Philiscos de Corcyre
3 - Sosithée : Sosithée ou Sosithéos, poète tragique grec d'Alexandrie en Troade, vivait vers I'an 280 av. J.-C. à Athènes et Syracuse. On lui attribue la rénovation du drame satyrique.
4 - Homère le Jeune
5 - Éantide
6 - Sosiphane
7 - Lycophron de Chalcis : vécut quelque temps à Alexandrie et est connu pour son poème dramatique “Alexandra”, placé dans la bouche d’un messager qui rapporte à Priam les prophéties de Cassandre. Le poète peut ainsi parcourir une histoire qui s’étend de la chute de Troie jusqu’à son époque.
 
Au  XIVe siècle à Toulouse
 
 
L’idée de la Pléiade plaît. Elle est reprise à Toulouse au Moyen-Âge par les sept “mainteneurs” (de la tradition poétique) qui crée un Concours poétique. Qui ne se rappelle les noms illustres de :
 
Pléiade masculine
 
1 - Bernard de PANASSAC
2 - Guillaume de LOBRA
3 - Béringuier de SAINT-PLANCART
4 - Pierre de MEJANASERRA
5 - Guillaume de GONTAUT
6 - Pierre CAMO
7 - Bernard OTH
 
Les voilà imités par sept poétesses qui leur succèdent, toutes aussi immortelles que leurs prédécesseurs.
 
Pléiade féminine
 
1 - Catherine FONTAINE
2 - Bernarde DEUPIÉ
3 - Claude LIGONNE
4 - Audiette PESCHAIRA
5 - Esclarmonde SPINÈTE
6 - Johanne PERLE
7 - Françoise MARIE (remplacée ultérieurement par Paule de VIGUIER)
 
 
Au XVIe siècle sous le règne de Henri III
 
Les 7 poètes de la Brigade en 1553 puis de La Pléiade en 1556
 
Le mot Pléiade, dans le sens que nous lui connaissons, a été employé d’abord vers 1563 par les Protestants pour tourner en dérision l'arrogance des jeunes disciples de l’humaniste Jean Dorat constitués en Brigade. Ronsard se plut en effet, en 1553, à élire sept d’entre eux, et leur nombre n’était pas sans évoquer la Pléiade mythologique des sept filles d’Atlas changées en constellation, et surtout la Pléiade des sept poètes alexandrins du IIIe siècle avant Jésus-Christ. À vrai dire, cette Brigade constitue moins une école qu’un groupe, d’ailleurs variable, fédéré par la même volonté de rénover les formes poétiques. Elle défend en même temps l’imitation des auteurs gréco-latins et la valeur culturelle de la langue française. Elle impose l’alexandrin et le sonnet comme des formes poétiques majeures.
La liste qui consacre les sept poètes connaîtra plusieurs versions. La plus ancienne donne :
 
1 - Pierre de RONSARD (11 Septembre 1524 - Saint-Côme-en l’Isle, 27 Décembre 1585) “Hymne de l’Automne” (1555). Il est aussi appelé "le Poète ou “Prince des poètes de la Renaissance”.
“ Il me souvient d’avoir autre-fois accomparé sept poëtes de mon temps à la splendeur de sept estoilles de la Pleiade.” Ronsard, Epistre au lecteur (1564).
Ses principaux recueils sont “Les Odes”, “Les Amours (1552-1553)” et “Les Discours des misères de ce temps”, ces derniers marqués par la propagande catholique lors des guerres de religion.
2 - Joachim du BELLAY (près de Liré 1522 - Paris 1560). Poète français, rédacteur du manifeste de la Pléiade intitulé “Défense et Illustration de la langue française” (1549). Il fut aussi, à Rome, le secrétaire de son cousin de Jean du Bellay, période pendant laquelle il écrira des recueils poétiques : “L’Olive” (1549), “Les Antiquités de Rome” et “Les Regrets” (1558), dans lesquels il nous fait partager ses déceptions et nostalgies.
 
3 - Jean Antoine de BAÏF (Venise 1532-Paris 1589). Poète français, il a comme but de réformer l’orthographe  antique et d’intégrer en France les vers de la poésie, essaya d’appliquer la prosodie latine, à base de brèves et de longues, à la poésie française. Il est l’auteur de divers ouvrages tels que : “Les Amours de Francine, Les Amours de Méline (1552), Les Passes-Temps, Chansonnettes, Les Psaumes.”
4 - PONTUS du TYARD  ou  THIARD (Château de Bissy 1521-Bragny sur Saône 1605). Né dans le Mâconnais, ce poète français fut aussi évêque de Châlon-sur-Saône et auteur des “Erreurs Amoureuses” (1549) et du “Livre des Vers Lyriques.” Il est le poète qui marque la transition entre le groupe lyonnais et la Pléiade.
5 - Guillaume des AUTELS (1529-1581) sera remplacé en 1555 par Jacques PELETIERS DU MANS (1517-1582). Poète, médecin et scientifique français qui voyagea infatigablement et proposa entre autre une réforme de l’orthographe. “Art poétique” (1555). Il sera remplacé après sa mort en 1582 par Jean DINEMANDI dit DORAT (Limoges 1508 - Paris 1588). Principal du collège Coqueret puis professeur au collège de France, il était le professeur des autres membres de la Pléiade. Il est devenu par la suite leur ami. Il est l’auteur, en 1586, de “Poematia”, poésies latines d'inspiration politique.
6 - Étienne JODELLE (Paris 1532 - Paris 1573) rejoignit le groupe dès 1553. Poète français, il est l’auteur de la tragédie intitulée la “Cléopâtre Captive” (1553) qui sera le point de départ de la tragédie classique.
7 - Jean Baster de la PÉRUSE (1529-1554), remplacé après sa mort en 1554 par Rémi BELLEAU (Nogent le Rotrou 1528 - Paris 1577). Poète français auteur des poésies pastorales que l’on retrouve, entre autre, dans son oeuvre “La Bergerie” (1565) et “Les Amours et nouveaux échanges des pierres précieuses” (1576).
 
Au XVIIe siècle sous le règne de Louis XIII
 
1 - Nicolas RAPIN (Fontenay-le-Comte 1535-1608), écrivain français, connu pour avoir participé à la rédaction de la Satire Ménippée, fut aussi un poète. En grec, en latin, en français, en rimes champêtres ou en vers "mesurés".
2 - Jean COMMIRE (Amboise l25 mars 1625-Paris 25 décembre 1702), jésuite et écrivain français, il a cultivé avec succès la poésie latine, tout en professant la théologie et en remplissant les devoirs de son état. Ses poésies se composent d’odes, de fables, d’épigrammes, d’imitations des psaumes et des prophéties, elles se font remarquer par leur élégance. Le recueil le plus complet a été publié en 1715, et reproduit en 1753 par Joseph Gérard BARBOU, libraire et imprimeur à Paris depuis 1746.
3 - Charles de LARUE (Paris 1643-1725), érudit poète latin distingué et prédicateur.
4 - Jean de SANTEUL (Paris 1630-1697), poète latin moderne, auteur d’hymnes sacrées.
5 - Gilles MÉNAGE (Angers 1613-1692), Angers, littérateur français, s’est surtout occupé des éthymologies et des règles de notre langue, maître de Mme de Sévigné.
6 - Charles DUPÉRIER (Aix-en-Provence 31 janvier 1632-Paris 27 mars 1692). Il vint à Paris, poète latin, s’appliqua aux vers latins, et réussit surtout dans l’ode. Il se lia avec Nicolas RAPIN, Gilles MÉNAGE qui le nomma “le prince des poètes lyriques de son temps”.
8 - PETIT  (pas trouvé d’information)
 
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LA  GUERRE  DES  7  CHEFS  et  LES  7  PORTES  DE  THÈBES
 
1 - Polynice, frère jumeau de Étéocle roi de Thèbes
2 - Adrastos, fils de Talaos et de Lysimarque, roi d’Argos
3 - Tydée de Calydon, gendre d’Adratos
4 - Amphiaraos, d’Argos, le beau-frère d’Adrastos
5 - Parthénopéos d’Arcadie
6 - Capasnéos d’Argos
7 - Hippomédon d’Argos
 
Deux autres noms sont parfois cités : Etéoclos, fils d’lphis, à la place d’Adrastos, et
Mecistée (pour fils Euryale), frère d’Adrastos, à la place de Polynice. Ils seraient morts en combat singulier
 
La légende :
 
Étéocle et Polynice, frères jumeaux, fils d’Œdipe et de Jocaste, après le départ du roi Œdipe, furent choisis pour diriger Thèbes alternativement : Polynice une année, Étéocle l’année suivante. Au terme de son année de règne, Étéocle refusa de rendre la couronne et chassa son frère de la ville. Polynice se réfugia à Argos, où régnait Adrastos. Tydée, banni de Calydon pour homicide, s’y était aussi réfugié. Tous deux se querellèrent dans l’avant-cour du palais. Adrastos les sépara et remarqua que Polynice était vêtu d’une peau de lion et Tydée d’une peau de sanglier (ou que les blasons de leurs boucliers étaient un lion et un sanglier). Il se souvint qu’un oracle lui avait ordonné de marier ses filles à “un lion et un sanglier”. Il promit d’aider les deux princes à réintégrer les royaumes dont ils avaient été exilés. L’on décida de rétablir tout d’abord Polynice, et Adrastos rassembla une gigantesque armée.
 Les chefs des sept principaux contingents étaient Adrastos, Polynice, Tydée, l’Arcadien Parthénopaos, les Argiens Capasnéos et Hippomédon et un autre Argien très réticent pour partir, Amphiaraos qui vint à contrecœur, il avait la faculté de prévoir l’avenir et il avait vu en songe les cadavres des 7 alliés devant les  7 portes de Thèbes.
C'est ainsi que les 7 armées, provisoirement réunies en une seule, marchèrent sur Thèbes, Polynice et Adrastos à leur tête.
L’armée s'arrêta dans la plaine où Oedipe avait vaincu le Sphinx. Polynice envoya Tydée pour sommer la ville de se rendre. Étéocle refusa, Tydée dut affronter en combat singulier quelques-uns des meilleurs guerriers de Thèbes. Il en battit tant que plus un seul n’osa se présenter et il rapporta le réponse d’Etéocle à Polynice. Les troupes furent alors déployées devant les 7 portes de la ville.
 
1 - la nouvelle Porte, défendue par Mégarée, le fils de Créon, attaquée par Adrastos
2 - la Porte supérieure défendue par Etéocle attaquée par Polynice
3 - la Porte Proetidés, défendue par Mélanippos, attaquée par Tydée de Calydon
4 - la Porte boréale, défendue par Actor, attaquée par Parthénopaeos
5 - la Porte Electrae, défendue par Polyphontés, attaquée par Capasnéos
6 - la Porte Oncéenne, défendue par Hyperbios, attaquée par Hippomédon
7 - la Porte de Zeus Homolôios, défendue par Lasthénès attaquée par Amphiaraos
 
Les premiers assauts virent périr, Hippomédon, tué par Hyperbios à la porte Oncéenne, et Parthénopéos fut tué par une pierre que Péridyménos laissa tomber du haut du mur.
Quand Tydée lui-même, gravement blessé et sur le point de mourir, eut tué son adversaire Mélanippos, sa protectrice Athéna voulut le rendre immortel et implora Zeus. Mais Amphiaraos, qui en voulait à tous ses alliés, coupa la tête de Mélanippos et la jeta à Tydée. Celui-ci dévora le cerveau et mit ainsi un terme à la sympathie que lui portait la déesse, il mourut donc.
Capasnéos escalada le mur, prétendant que Zeus lui-même ne saurait l’empêcher de pénétrer dans la cité : pour son orgueil, le dieu le tua d’un coup de foudre.
 
Des 7, seuls Polynice, Adrastos et Amphiaraos restèrent à la tête des troupes. Après la dernière escarmouche, Étéocle et ses guerriers se retirèrent dans la ville. De nombreux cadavres des deux camps jonchaient le sol. Ce spectacle chavirait le cœur de Polynice et il décida d’éviter un autre carnage. Il se dirigea vers les murs de la ville. Polynice proposa à son frère de l’affronter seul. Étéocle accepta et les portes de Thèbes s’ouvrir, laissant passer leur roi tenant une épée à la main.
Polynice, le premier, se précipita en avant, l’épée au poing. Étéocle fit dévier la lame avec son bouclier ...Les deux frères se battirent pendant de long moment mais il apparut qu’ils étaient de forces trop égales. Puis inattendue et rapide, la fin survint. Tous les deux s’élancèrent l’un contre l’autre sans protection, chacun avait eu la même idée et ils se blessèrent mortellement, leurs corps sans vie s’écroulèrent sur le sol.
Amphiaraos, pourchassé par Périclyménos, s’enfuit sur son char, mais seulement pour être englouti par la terre que Zeus avait fendue de sa foudre.
Adrastos fut le seul des “Sept Chefs” à en réchapper, grâce à la rapidité de son cheval Arion, fils de Poséidon et de Déméter.
Le nouveau roi de Thèbes fut Créon, noble Thébain qui avait pris le commandement lors de la mort d’Étéocle. Ce nouveau roi fit régner durement l’ordre et interdit que l’on entrât les cadavres des vaincus.
      
Dix à quatorze ans plus tard, les Epigones, fils des “Sept Chefs”, vengèrent la mort de leurs pères et détruisirent Thèbes. (Cette histoire est censée avoir eu lieu peu avant la guerre de Troie.
 
1 - Aegialée, fils d’Adrastos
2 - Thersandre, fils de Polynice
3 - Diomède, fils de Tydée de Calydon et de Deipyle (fille d’Adrastos), d’origine étolienne, prince d’Argos
4 - Promachos, fils de Parthénopaeos
5 - Sthénélos, roi d’Argos, fils de Capasnéos et d’Evadné,
6 - Hippomédon d’Argos - Polydoros
7 - Alcméon, frère de Amphilochos, fils d’Amphiaraos et d’Eriphyle, fut choisi pour commander l’expédition des Epigones contre Thèbes.
 
Tous ces noms varient selon Apollodore Bib. III 7.2-3, Hygin Fab. LXXI et Pausanias Des. 11.20.5
 
 
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LES  7  ANTONINS
 
On désigne sous ce nom commun une série de 7 princes qui se sont succédé è Rome de 96 à 192 après Jésus-Christ, et sous lesquels l’Antiquité romaine passe pour avoir connu son âge d’or, et l’humanité son époque la plus heureuse.
 
1 - Nerva : Marcus Cocceius (Narni 30-Rome 98), empereur de 96 à 98, fondateur de la dynastie des Antonins. Succédant à Domitien, il adopta TRAJAN en 97 pour lui succéder.
2 - Trajan : Marcus Ulpius Traianus (Italica 53-Silinonte de Cilicie 117), empereur de 98 à 117. Il se montra excellent administrateur et fut un grand bâtisseur. Il adopta Hadrien pour lui succéder.
3 - Hadrien : Publius Aelius Hadrianus (Italica 76-Baïes 138), empereur de 117 à 138. Prince lettré, grand voyageur, il aménagea près de Rome la vaste villa qui porte son nom. Son mausolée est devenu le château Saint-Ange, à Rome.
4 - Antonin le Pieux : Titus Aelius Hadrianus Antoninus Pius (Lanuvium 86-161), empereur de 138 à 161. Son règne marque l’apogée de l’Empire.
5 - Marc-Aurèle : Marcus Aurelius Antoninus (Rome 121-Vindobona 180), empereur de 161 à 180. Il fut adopté par Antonin le Pieux. Empereur philosophe, il a laissé des Pensées, écrites en grec.
6 - Lucius Verus : (Rome 130-169), empereur de 161 à 169.
7 - Commode : Marcus Aurelius Commodus (Lanuvium 161-Rome 192), empereur de 180 à 192, fils de Marc-Aurèle. Sa folie - il s’identifiait à Hercule – et ses cruautés lui valurent d’être assassiné.
 
Malgré le nom commun d’Antonins qu’on leur donne à tous, ces empereurs appartiennent tous à des familles différentes, sauf les deux derniers : Marc-Aurèle est le père de Commode mais ils sont liés les uns aux autres par la parenté fictive de l’adoption. On leur a donné le nom de celui qui a été le meilleur d’entre eux, qui a le plus approché de la perfection et qui a donné au monde sa plus grande somme de bonheur, Antonin le Pieux. Comme Antonin était le fils (adoptif) d’Hadrien, le petit-fils (adoptif) de Trajan, et l’arrière-petit-fils (adoptif) de Nerva, on a donné à ses ascendants le nom que lui-même avait illustré; quant à ses descendants adoptifs, Marc-Aurèle, L. Verus et Commode, ils en ont hérité naturellement.
 
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LES  7  FEMMES  DE  BARBE  BLEUE