LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:
Mise à jour : 5 Janvier 2010    
 
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ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :
Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires
 
Sommaire de ce numéro :  
Le mystère des neutrinos : CR de la conf SAF de D Vignaud du 16 Déc 2009. (05/01/2010)
Prochaine conférence mensuelle de la SAF : JP Luminet célèbre astrophysicien est avec nous! (05/01/2010)
Juvisy : Réparation de la coupole Flammarion. (05/01/2010)
Apophis : Le plan secret des Russes pour échapper à cet astéroïde tueur. (05/01/2010)
NASA : Les finalistes pour les prochaines missions spatiales. (05/01/2010)
Le Soleil : Se réveillerait-il enfin? (05/01/2010)
Stereo : Un tsunami solaire! (05/01/2010)
Spitzer :.Des bébés naines brunes. (05/01/2010)
Wise : Il ouvre ses yeux. (05/01/2010)
Hubble :.Le plus petit objet de la ceinture de Kuiper détecté. (05/01/2010)
Cassini-Titan.:.Confirmation d'un lac liquide sur Titan. (05/01/2010)
Les rovers martiens.:.2010 très incertain pour Spirit. (05/01/2010)
MRO :.Mise au jour de couches cachées grâce au radar Sharad. (05/01/2010)
Un site Internet à découvrir : Les fonds d'écran du JPL. (05/01/2010)
Livre conseillé :.Voyage vers le Soleil noir par O Sauzereau chez Belin. (05/01/2010)
Les magazines conseillés :.Pour la Science de Janvier est paru. (05/01/2010)
 
 
 
 
 
PROCHAINE CONFÉRENCE MENSUELLE DE LA SAF : JP LUMINET EST AVEC NOUS! (05/01/2010)
 
 
 
Jean Pierre Luminet, célèbre astrophysicien de l'Observatoire de Paris Meudon (département LUTh : Laboratoire Univers et Théories) et auteur très prolifique d'ouvrages scientifiques, dont le plus célèbre : l'Univers chiffonné, nous fait le grand plaisir d'être l'orateur de cette conférence mensuelle donnée aux membres de la SAF pour débuter cette nouvelle année.
 
Le sujet de cette conférence : De l'infini : ciel, nombre, matière, temps.
 
 
 
 
 
 
 
C'est tout un programme, car l'infini se trouve être un excellent fil conducteur pour dérouler l'histoire des sciences des origines à la mécanique quantique, mais nous n'en dirons pas plus sur le contenu, nous vous en laissons la surprise, venez donc vous joindre à nous le 13 Janvier 2010 à 20H30 au FIAP (30 rue Cabanis Paris 14) salle Bruxelles. Ouverture des portes : 20H.
 
Conférence pour les membres de la SAF et leurs invités, les non membres peuvent y assister (4 ou 8 € selon les cas).
À la fin de sa conférence, JPL dédicacera ses ouvrages que vous pourrez vous fournir à l'entrée de la salle si vous le désirez.
 
 
 
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JUVISY : RÉPARATION DE LA COUPOLE FLAMMARION. (05/01/2010)
 
Depuis de nombreuses années, l'Observatoire de Juvisy sur Orge (Essonne), demeure de Camille Flammarion, et propriété de la SAF (Société Astronomique de France) est en très mauvais état et menace de s'effondrer.
Il avait été fondé en 1883 comme la SAF un peu plus tard par C Flammarion.
 
La SAF et la ville de Juvisy sont partis en quête de financement pour la rénovation de cet observatoire et des instruments correspondants. (lunette classée monument historique).
La société "Les Amis de Camille Flammarion" présidée par Laurent Weil sont parties très active dans cette quête.
Le financement a commencé en Novembre 2009 ce qui a permis de débuter certains travaux, notamment la remise en état de la coupole.
 
 
 
La coupole, d’un diamètre de 5m était placée à environ 12m de hauteur en surplomb de la RN7 dont le tracé passe au pied de l’Observatoire. Elle a été descendue le lundi 14 décembre 2009.
 
Notre ami Laurent Weil nous donne ses impressions de cette journée mémorable :
 
Lundi 14 décembre 2009, Juvisy sur Orge
 
 Chers Amis, Chères Amies,
 
 Ma nuit fut courte et agitée ! Rêves d’astronomie, voyages dans les étoiles, inaugurations en grande pompe se bousculaient, se chevauchaient comme un roman surréaliste même en noir et blanc, c’était difficile de bien dormir dans cette atmosphère.
  La nuit s’évapore à peine vers 7h30, lorsque je « monte » à l’observatoire ; en effet de chez moi il faut monter sur le plateau de Juvisy pour accéder à la « propriété Flammarion ». Il fait assez froid, mais le ciel est pourpre à l’horizon, violet-bleu au zénith, un fin croissant de la vieille Lune est chatouillé par le clocher de notre église « Notre Dame » de Juvisy.
  Un tout autre spectacle m’attend «   rue de l’observatoire » après la traversée du Parc de la Mairie, bien sûr encore désert ; je suis en compagnie de l’architecte responsable de l’opération « coupole » qui lui aussi monte à pied. Tiens , Copenhague ferait des adeptes ,  ou plutôt « Rue barrée de 6h à 18h le 14 décembre », interdisant évidemment tout accès en voiture.
 
  Quel spectacle en effet ! Dans la lueur des lampadaires, des clignotants, des énormes phares à lumière jaune, se dessine la silhouette de l’engin prédateur de coupole qui barre entièrement la fin de la rue de l’observatoire au carrefour de la Nationale 7.
  Des ouvriers casqués, au gilet jaune fluorescent, s’affairent déjà autour de leur dinosaure de couleur jaune, dont la flèche n’est pas encore déployée. Il faut ajuster exactement l’engin, vous avez compris, il s’agit de la grue télescopique, en face de la façade sud , côté cadran solaire, de l’observatoire.
 
  Je salue quelques personnes responsables du chantier et je me dirige, en passant par le souterrain, vers l’autre rive de la Nationale 7. En effet, j’ai rendez-vous avec la famille Prunier, les serruriers sans doute les plus anciens de Juvisy dont la forge et les appartements sont situés exactement en face de l’observatoire. Il est 8h15 du matin, le croissant de Lune est maintenant juste au dessus de la terrasse de l’observatoire et rit déjà à la pensée du bon tour que l’on va jouer à la coupole dans deux heures environ.
  Les Prunier me font rentrer dans la vieille cour pavée de leur établissement et sont tout heureux de rendre service à ce vieux défenseur de l’observatoire que je suis. Ces personnes sont à remercier au passage, car ce sont elles qui avaient alerté les autorités en pleine nuit de l’acte de vandalisme qui était en train de se perpétuer il y a deux ans environ et qui s’était soldé par un début de barbouillage de la façade au moyen de peinture au pistolet. Nous parlons un peu de l’événement du jour mais je ne m’attarde pas en bavardages car je vois que la forge est déjà en action et la propriétaire me montre mon poste d’observation entre les 2 étages de la maison, ce qui me situe au niveau du 1er étage de l’observatoire.
 
 
 Le jour se lève à peine, quelques silhouettes de personnes que je ne reconnais pas arrivent à l’observatoire. J’observe alors la rue, mon appareil photographique à la main. Le flux de la Nationale 7 est déjà très intense avec son lot de poids lourds, de voitures, de cars et surtout s’élève de cette chaussée un bruit infernal dès que j’ouvre la fenêtre. J’espère que l’architecte a prévu des doubles vitrages dans le projet de réhabilitation de l’observatoire ! C’est vrai qu’il y aura sans doute d’ici là un tramway qui devrait réduire cette nuisance.
 
  Pendant ce temps, la grue s’est stabilisée, et la flèche commence à se déployer, avec quelques essais de montée et de descente, puis progressivement se déplie complètement à grand hauteur, largement au dessus de l’observatoire, avec, suspendues à son extrémité et se balançant au gré du vent de nord-est, quatre grosses sangles, dont je ne vois pas la couleur car elles sont à contre-jour. Je vois progressivement l’extrémité de la flèche se centrer au dessus de l’hémisphère de la coupole (débarrassée depuis plusieurs jours de son paratonnerre) et tout doucement les sangles sont descendues jusqu’à effleurer les parois de zinc. Plusieurs techniciens se tiennent au chevet de la coupole et vont tranquillement amarrer chacune des quatre sangles à des crochets sans doute situés sur quatre points équidistants près de la base de l’hémisphère, encore parfaitement impassible.
 
  Plusieurs personnes vont et viennent sur la terrasse ainsi que sur le haut de la tour crénelée, certains non casqués et certains munis de gros appareils photos et de grosses cameras de télévision posées sur l’épaule.
  Tout ce monde ne reste pas longtemps immobile, bouge les bras, tapent dans leurs mains, car cette vraie matinée d’hiver a une température conforme et le soleil commence à peine à diffuser une pâle lueur jaune orangé sur les parois de la balustrade de l’échafaudage qui entoure la coupole.
  Il a fallu une bonne heure pour effectuer cette installation. Il est 9h30 environ ; je vois de ma fenêtre et je reconnais certains de nos amis, venus assister à l’événement. A cette heure, ils ne peuvent pas encore entrer dans le Parc, pour raison de sécurité et regardent la scène depuis le trottoir.
  Les sangles sont maintenant bien accrochées, les ouvriers vérifient plusieurs fois tout le tour de la base de la coupole. Ces sangles se balancent encore dans le petit vent, la flèche de la grue est parfaitement immobile.
 Puis vers 10h de cette matinée mémorable, un très léger mouvement de la pointe de la flèche fait comprendre que l’on est en train de mettre les sangles sous tension, sans le moindre effet sur la mobilité de la masse de la coupole : un vrai travail de préparation de champ opératoire !
 
Enlèvement de la coupole par la grue (photo L Weil)
Coupole déposée au sol (photo L Weil)
Vue de l'Observatoire après enlèvement de la coupole (photo G Artzner)
 
  Alors, les sangles se tendent fermement ! Tout est prêt. On attend sans doute les « officiels », levés moins tôt que moi ! Les personnes déjà présentes sur le trottoir, une vingtaine se précipitent vers le portail qui a du s’ouvrir, une voiture de la police municipale fait un petit barrage et tout ce petit monde a disparu de ma vue. L’affluence n’est pas très grande, notre ami Francis Attou a eu le temps de distribuer quelques cartes des amis de Camille Flammarion aux rares vitres des voitures qui veulent bien faire rentrer un peu d’air froid dans leur habitacle.
 On nous avait annoncé l’heure de l’opération pour 10h30 ! C’est exactement ce qui se passe, car de mon poste d’observation « côté Nationale 7 », à 10h30 tapante, je vois la coupole se détacher inexorablement de son assise séculaire, et s’élever de 2 ou 3 mètres. La lumière passe alors entre sa fondation et son cercle de base. J’aperçois même une lueur claire du revêtement intérieur boisé ! Je filme malgré l’émotion, comme lorsque je faisais naître un enfant en gardant mon sang-froid avec toute la rigueur nécessaire.
  La flèche tourne assez rapidement, sans à coup, vers le Parc et très brièvement suspendue au dessus du bâtiment disparaît de mon champ de vision.
 
 J’imagine la petite cinquantaine de spectateurs réunis dans le parc, le regard tendu vers la masse en mouvement descendant, et je descends quatre à quatre les escaliers de mon repaire, retraverse le souterrain et me retrouve devant le portail fermé en compagnie de quelques personnes retenues dehors pour la sécurité. Puis j’ai juste le temps d’arriver sur la pelouse et d’entendre les applaudissements qui saluent la réussite de l’opération : la coupole repose alors sur une grande plateforme métallique installée depuis quelques jours et va attendre là avant d’être démantelée et que quelques éléments de sa structure soient emmenés afin de commencer la construction d’une autre coupole.
 Tous nos amis sont là sur la pelouse encore très verte de ce grand parc, sous le soleil tout juste chaud de ce 14 décembre. Mais la grue n’a pas fini son travail ; nous voyons s’élever dans les airs le vieil escabeau de bois tant de fois escaladé par Camille Flammarion et ses collègues astronomes, puis délicatement descendu sur la plateforme ; suivent encore deux « extractions » de l’espace coupole, celles du socle en fonte de la lunette (déjà partie depuis plus de deux années), socle séparé en deux parties et dont le revêtement de peinture grise reste d’une extrême fraîcheur pour son âge.
 
 L’opération est terminée, les amis de l’observatoire sont gais, se laissent aller à des manifestations joyeuses, fiers de cette première victoire sur l’oubli ; des photographies de groupes sont faites, des interviews de membres des différents représentants de la Société Astronomique de France et des Amis de Camille Flammarion par des journalistes de la presse écrite et télévisée se terminent, des représentants de la Municipalité de Juvisy viennent nous saluer brièvement.
 
 L’équipe chargée de cette opération est à féliciter chaleureusement pour son exactitude, la précision des manœuvres, le respect des lieux  et objets historiques dont ils avaient la charge.
 
 Il est 12h de ce 14 décembre 2009, le Soleil n’a presque pas besoin de nous réchauffer tellement nous sommes tous heureux et fiers d’avoir obtenu ce vrai lancement de la restauration d’un trésor national.  Et nous savons qu’il nous reste encore beaucoup à faire pour sensibiliser le public et les décideurs, afin qu’ils n’hésitent plus à sauver ces lieux de Culture, de Rêves et d’épanouissement de la personne humaine.
 
 Laurent Weill
 
 
 
 
Après ces premiers travaux, la coupole sera remise en place et pourra accueillir le public.
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN.
 
Voir le reportage de Ph Morel, Président de la SAF à ce sujet sur le site de la SAF.
 
Le site des Amis de Camille Flammarion.
 
Article de la Mairie de Juvisy sur l'Observatoire de Juvisy.
 
 
 
 
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APOPHIS : LE PLAN SECRET DES RUSSES POUR ÉCHAPPER À CET ASTÉROÏDE TUEUR. (05/01/2010)
 
Je vous ai déjà maintes fois parlé d'Apophis, cet astéroïde dangereux qui va nous frôler en 2029 et repasser en 2036, où là il risque de faire plus que nous frôler.
Bon, j'admets que la probabilité de nous heurter est faible, elle était de un pour 45.000, elle est maintenant passée à un pour quelques millions d'après les derniers calculs de la NASA.
 
Néanmoins, cette probabilité est non nulle, aussi nos confrères Russes ont décidé de s'y intéresser.
C'est ce que vient d'annoncer le directeur de l'Agence spatiale russe, Anatoli Perminov .
Je le cite :
"Notre conseil scientifico-technique va se réunir prochainement à huis clos et examiner ce que nous pouvons faire" pour empêcher que l'astéroïde Apophis détruise une partie de la planète Terre en 2036, a déclaré Anatoli Perminov à la radio la Voix de la Russie.
"Mieux vaut dépenser quelques millions de dollars pour créer un système permettant de prévenir une collision que d'attendre qu'elle se produise en entraînant la mort de milliers de personnes", a-t-il ajouté, sans entrer dans les détails.»."
 
Je vous rappelle qu'Apophis devrait passer en 2029 (un Vendredi 13 Avril!!!) en dessous de l'orbite des satellites géostationnaires, ce qui est bigrement près, ce sera d'ailleurs visible du sol. Ce passage va modifier l'orbite de l'astéroïde, si bien qu'il repassera en 2036 sur une orbite qui pourrait être de collision.
 
Les Russes estiment la probabilité de collision à quelques % contrairement aux Américains qui l'estime beaucoup beaucoup plus faible. Tous ces chiffres sont incertains car ils dépendent du changement d'orbite de 2029.
 
Apophis n'est pas très grand (300m) mais suffisamment  gros pour détruire un continent.
La zone de collision estimée aujourd'hui se situerait entre l'Asie Centrale et l'Amérique centrale.
 
Vous savez que je ne suis pas le seul à militer pour au moins suivre en temps réel cet astéroïde, c'est à dire pour le "marquer" au moins avec un émetteur radio, mais il semble qu'aucun gouvernement ne veuille engager de l'argent pour quelque chose qui pourrait de passer dans une quinzaine d'années.
La fondation B612 avec l'astronaute R Schweickart essaie de rassembler des fonds à ce sujet.
 
Prochaine étape : passage en 2013 où l'on pourrait étudier Apophis plus en détail.
 
 
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN.
 
Le sujet traité par Space.com.
 
Et par Universe today.
 
Les prédictions de la NASA sur Apohpis.
 
Le JPL affine la trajectoire d'Apophis.
 
Les astéroïdes géocroiseurs, CR de la conférence de P Michel, grand spécialiste.
 
Le nouveau site de la NASA du réseau de surveillance des astéroïdes.
 
 
 
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NASA : LES FINALISTES DES PROCHAINES MISSIONS SPATIALES  (05/01/2010)
 
 
La NASA (qui a des problèmes de financement, c'est peu de le dire!) vient de sélectionner trois futures missions spatiales du genre "low-cost". Elle avait en effet demandé aux scientifiques de proposer des missions peu coûteuses et intéressantes au point de vue scientifique. Le coût de la mission devait être inférieur à 650 Millions de $.
 
Elle vient de donner la liste des trois finalistes dont en principe un seul projet devrait aboutir et serait sélectionné en 2011.
 
Les voici :
 
·        Mission vers Vénus : c'est la mission SAGE (acronyme de Surface and Atmopshere Geochemical Explorer) qui lancerait une sonde pour analyser l'atmosphère de notre planète sœur. La sonde devrait ensuite atterrir sur Vénus et procéder à diverses analyses du sol. Les scientifiques espèrent alors comprendre pourquoi Vénus est si différente de notre planète. C'est l'Université du Colorado à Boulder qui est le PI de cette mission.
·        Mission vers un astéroïde : c'est la mission Osiris-Rex (acronyme de Origins Spectral Interpretation Resource Identification Security Regolith Explorer). Elle devrait effectuer un rendez-vous et se mettre en orbite autour d'un astéroïde "primitif". Ensuite la sonde devrait se poser et recueillir quelques échantillons de surface et les ramener sur Terre. Cela devrait nous aider à comprendre la formation du système solaire. C'est l'Université de l'Arizona à Tucson qui serait le PI. Voir une présentation sur le sujet.
·        Mission vers la Lune : Moon Rise; mission vers le Pôle Sud lunaire, la bassin Aitken. On devrait déposer un atterrisseur et ramener un kilo d'échantillons lunaires sur Terre. On pense que cette région est recouverte de roches provenant du manteau lunaire, leur analyse devrait donner des indications sur l'histoire de notre satellite. C'est l'Université Washington de St Louis qui est le PI de cette mission.
 
 
La mission qui sera sélectionnée deviendra la troisième du programme New Frontiers, dont la première fut New Horizons vers Pluton et la seconde Juno qui sera dirigée vers les Pôles de Jupiter et dont le lancement est prévu en Août 2011.
 
 
 
 
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LE SOLEIL : SE RÉVEILLERAIT-IL ENFIN? (05/01/2010)
 
Vous savez tous que depuis quelques années notre étoile, a manqué son réveil. Elle est en retard, son cycle de 11 ans est passé, et nous attendons désespérément l'arrivée d'un grand nombre de taches solaires.
 
Cela n'a pas été le cas jusqu'à présent, nos espoirs ont toujours été déçus.
 
Cela est peut être en train de changer.
 
Voici une photo du Soleil prise le dernier jour de 2009 par SOHO; on voit clairement un groupe de taches.
 
 
L'année 2009 semble se terminer par une avalanche de taches (tout est relatif quand même) : 22 au total.
 
Reporté sur un graphique, voici ce que cela donne pour l'année 2009.
 
La ligne noire correspond à la moyenne des moindres carrés.
 
Si la tendance actuelle continue, le nombre de taches solaires devrait augmenter encore. Le minimum solaire devrait enfin être passé.
 
 
 
 
 
 
 
Mais les dernières années nous ont montré que notre Soleil était …imprévisible, alors!
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
Le dossier Soleil sur votre site préféré.
 
 
 
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STEREO : UN TSUNAMI SOLAIRE! (05/01/2010)
(Crédit photo : S. Patsourakis, George Mason University)
 
Le couple d'observatoires solaires, STEREO, est en orbite solaire de part et d'autre de la Terre, depuis Octobre 2006; et il ne déçoit pas. Il vient de résoudre le mystère des fameux tsunamis solaires.
 
Ces tsunamis du Soleil, sont d'énormes vagues de plasma hautes parfois de 100.000km et se propageant en forme de cercle (des ronds dans l'eau!) de millions de km de diamètre, à la surface de notre étoile. Sa vitesse : près de 250km/s. cette vague propulse ensuite dans l'espace interplanétaire des particules chargées de haute énergie.
 
Ces évènements n'avaient pas pu être mis en évidence clairement, et c'est seulement récemment, en Février 2009, à l'occasion d'une éjection de masse coronale (CME) suite à l'éruption de la tache solaire 11012, que les STEREO ont pu assister au tsunami solaire correspondant et nous faire partager ce cataclysme.
Les tsunamis solaires ont été découverts en 1997 par le satellite ESA/NASA SOHO, mais on ne comprenait pas bien le phénomène.
On devait attendre STEREO pour avoir enfin une explication.
 
Comme ces deux sondes sont situées à 90° l'une de l'autre, on a pu suivre en 3D l'évolution de ce spectacle.
 
 
 
 
 
Au moment du tsunami de Février 2009, STEREO-B était directement au dessus de l'endroit de l'explosion et STEREO-A à angle droit par rapport à cette vue. Voir figure explicative.
 
On a pu ainsi assister à la propagation de cette onde MHD (Magneto Hydro Dynamique) et le site de STEREO nous convie à une animation intéressante du phénomène. (sélectionner l'animation)
 
On peut aussi voir les images réelles en animation gif, celles-là, du phénomène, prises par les deux sondes.
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
 
Article sur le sujet à Science@nasa.
 
Site de la mission STEREO.
 
De belles éruptions vues par STEREO.
 
Du Soleil à la Terre, la mission STEREO : CR de la conférence SAF de F Auchère
 
 
 
 
 
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SPITZER : DES BÉBÉS NAINES BRUNES. (05/01/2010)
Image crédit: NASA/JPL-Caltech/Calar Alto Obsv./Caltech Sub. Obsv.
 
Le télescope spatial IR Spitzer vient d'aider à résoudre un vieux mystère; il concerne les naines brunes.
 
Il vient de découvrir la plus jeune naine brune jamais observée. Cette découverte a été faite bien entendu avant la fin de son précieux réfrigérant (Mai 2009), époque qui marque le début de ce que les Américains appellent la mission "chaude".
 
Les naines brunes sont des étoiles bizarres, à cheval entre une petite étoile et une grosse planète. Elles sont plus froides et plus légères qu'une étoile et plus massives et plus chaudes qu'une planète.
 
En conséquence on se posait la question de savoir si les naines brunes (brown dwarfs en anglais) se formaient plutôt comme une étoile ou plutôt comme une planète.
 
Les naines brunes proviennent bien du même nuage de poussières qui forme étoiles et planètes; mais on les appelle étoiles ratées, car leur faible masse n'entraîne pas la température nécessaire pour déclencher les réactions de fusion nucléaire en leur cœur. Elles terminent donc en une sorte d'objet peu lumineux et difficile à détecter.
 
Et c'est pourtant un tel objet que Spitzer vient de "voir" avec ses capteurs infra rouges.
 
Et pour compliquer le tout, les naines brunes (NB), évoluent rapidement, elles sont difficiles à trouver quand elles sont dans leur prime enfance.
Les premières NB furent découvertes en 1995 et depuis plusieurs centaines ont été mises au jour, mais aucune dans un stade très jeune.
 
C'est tout l'intérêt de cette découverte par Spitzer, ce serait une "proto-naine brune". Elle proviendrait du nuage de Barnard 213, une région de Taurus-Auriga (constellations Taureau et Cocher), connue pour ses objets jeunes.
 
 
Cette image prise par Spitzer, montre deux jeunes naines brunes que l'on détecte grâce à la chaleur émise qui réchauffe les gaz et poussières aux alentours.
 
Ces deux objets baptisés A et B de couleur bleue et orange et dont on voit l'enveloppe gazeuse de couleur bleue-pourpre qui les entoure.
 
L'image est une combinaison d'images au sol et dans l'espace : le bleu vient du proche IR (1,3 à 2,2 microns) de Calar Alto en Espagne, Spitzer contribue à cette photo avec le vert (4,5 micron) et le jaune (8 microns) et le rouge (24 microns) de son photomètre multi-longueurs d'onde. Le pourpre provient de l'IR lointain (350 microns) de l'observatoire du Caltech à Hawaï.
 
 
 
 
 
En étudiant les différents composants de cette région du ciel dont l'enveloppe gazeuse révélatrice de la jeunesse de ces objets, les scientifiques ont fait pencher la balance du côté des étoiles; ces très jeunes naines brunes sont semble-t-il plutôt proches des étoiles de faible masse pour leur formation.
Ils se sont basés pour cela sur la similitude de leur luminosité dans différentes longueurs d'onde comparée à celle de jeunes étoiles de très faible masse.
 
D'autres études doivent encore confirmer ce résultat important.
 
 
 
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WISE : IL OUVRE SES YEUX. (05/01/2010)
 
 
La NASA a lancé, dans la discrétion, le 14 Décembre 2009 de Vandenberg en Californie, un télescope spatial en IR, le satellite WISE, acronyme de Wide-Field Infrared Survey Explorer.
Il est mis sur une orbite polaire à 525km d'altitude.
 
Ce satellite fait partie du programme Explorers de la NASA, un programme "low cost".
 
 
Comme la plupart des télescopes spatiaux actuels, il se consacre à l'infra rouge (3 à 25 micron); il contient un télescope grand angle (3 fois la pleine Lune) de 40cm seulement et un imageur à 4 canaux.
Il prend une photo du ciel toutes les 11 secondes soit 7500 images par jour.
 
Bien entendu, vu son domaine de recherche, il doit être refroidi avec un cryostat, sa température de fonctionnement est de 8K.
C'est ce cryostat avec son réservoir de réfrigérant (Hydrogène) qui va limiter la durée de vie de WISE : de l'ordre de 6 à 7mois.
 
 
 
 
 
 
Sa mission : cartographier le ciel à la recherche d'astéroïdes, comètes, étoiles et objets stellaires proches de nous et galaxies jamais vus auparavant, et également de répertorier des objets susceptibles de menacer la Terre.
Il doit fournir les éléments du catalogue d'étoiles principal pour le futur télescope JWST.
 
En IR il verra les poussières et objets froids.
 
Il vient de larguer son couvercle de protection et on a obtenu la première lumière qui sera divulguée dans un mois après toute une série de tests.
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
Le site de la mission WISE à Berkeley.
 
La fiche technique de Wise en pdf.
 
Le site de WISE à la NASA.
 
 
 
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HUBBLE:.LE PLUS PETIT KBO JAMAIS DÉTECTÉ. (05/01/2010)
 
 
 
Notre télescope spatial, Hubble a détecté récemment le plus petit objet de la ceinture de Kuiper (KBO) jamais vu.
 
Ce tout petit objet (moins de 1000m) se baladant à près de 6,5 milliards de km de nous est de luminosité si faible (magnitude 35!, 100 fois plus faible que ce que pourrait voir Hubble directement) a quand même été découvert. Comment alors?
 
C'est Hilke Schlichting du Caltech et ses collaborateurs qui a fait cette découverte, publiée dans le magazine Nature du 17 Dec 2009.
 
Bien entendu, une telle découverte d'un objet si minuscule ne peut pas être faite directement, mais par éclipse devant une étoile.
 
 
 
Hubble possède trois instruments appelés les FGS (Fine Guidance Sensors); ils ont pour but de donner les informations de navigation précises afin de réguler la position de l'observatoire spatial en pointant des étoiles guides.
Mais ces instruments sont si perfectionnés qu'ils peuvent détecter le passage d'un petit objet devant une de ces étoiles guides.
Ce passage, provoquerait une brève occultation et une diffraction de la lumière de l'étoile
 
Nos scientifiques ont analysé les données de plus de 4 ans du FGS, soit plus de 12.000 heures de Hubble pendant cette période, soit les données de plus de 50.000 étoiles guides.
 
Résultat : Slichting et ses collègues ont trouvé une occultation de 0,3 seconde correspondant à ce KBO. Celui-ci était incliné de 14° sur l'écliptique et sa distance estimée à partir de la durée de l'occultation, l'amplitude de la diminution de signal servant à estimer la taille de l'objet.
 
 
 
Ce résultat remarquable démontre la puissance des données de Hubble, même lorsqu'elles sont archivées depuis longtemps!
Suite à ce succès, l'équipe va maintenant analyser toutes les données du FGS depuis la mise en service de Hubble en 1990.
 
 
 
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CASSINI TITAN :.CONFIRMATION D'UN LAC LIQUIDE SUR TITAN. (05/01/2010)
(photos : © NASA/JPL/Space Science Institute ).
 
 
Le JPL vient de publier récemment une photo de Titan qui montre un flash de lumière réfléchie sur un lac de méthane de Titan.
Cette réflexion, comme sur Terre est due à la réflexion spéculaire (ou tout simplement réflexion) sur une surface réflective.
 
Elle a été détectée par le spectromètre VIMS de Cassini le 8 Juillet 2009, et elle confirme la présence d'une étendue liquide sur cet hémisphère N de Titan, cet hémisphère est d'ailleurs celui qui compte le plus grand nombre de lacs de ce satellite de Saturne.
 
L'hémisphère N a été plongé pendant près de 15 ans dans les ténèbres, mais maintenant le Soleil commence à l'illuminer car on approche de l'équinoxe (à l'époque de la photo), et Cassini a pu surprendre cette extraordinaire photo.
On remarque que l'atmosphère de Titan absorbe aussi la lumière solaire.
 
 
 
L'image prise ici l'a été dans le domaine Infra Rouge aux alentours de 5 microns.
En comparant cette image à d'anciennes, les scientifiques ont pu identifier la région concernée : c'est le Sud du lac appelé Kraken Mare qui couvre une surface un peu moins grande que la France : 400.000 km2. il est situé à 71°N et 337°W.
 
Cassini était à 200.000km de Titan et le traitement des images est dû à nos amis de Berlin (DLR) et de Tucson ((UA).
 
 
 
 
Pour comparaison voici une photo de notre planète avec une réflexion solaire prise de l'ISS.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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LES ROVERS MARTIENS :.2010 TRÈS INCERTAIN POUR SPIRIT! (05/01/2010)
(Photos NASA/JPL-Caltech/Cornell)
 
 
 
Depuis quelques jours (le 3 Janvier exactement), le robot martien Spirit fête ses six ans sur la planète rouge; mais ce sera peut être sa dernière année.
 
En effet comme il a déjà été rapporté ici, Spirit est bloqué depuis une très longue période dans les sables de Mars, et les techniciens du JPL n'arrivent pas à le sortir de là.
 
Plus grave, il est possible qu'on n'arrive pas non plus à bien orienter les panneaux solaires pour qu'il survive à l'hiver martien, en effet Spirit est incliné du mauvais côté.
 
 
On peut voir sur cette animation gif, les efforts non couronnés de succès pour dégager les roues, dont deux sont en panne plus ou moins permanente.
 
 
Alors est-ce la fin de Spirit??
 
Je suis sûr que nos amis américains ont plus d'un tour dans leur sac pour résoudre ce problème, et au moins garder le robot en état de fonctionnement même immobile.
 
 
 
 
Les meilleures photos sont classées dans le planetary photojournal que vous pouvez retrouver à tout instant:
http://photojournal.jpl.nasa.gov/targetFamily/Mars
 
Où sont les rovers maintenant, cette page de la NASA vous donne la carte précise des chemins et emplacements.
 
Les images en couleur par des amateurs: http://www.lyle.org/~markoff/
Comprendre les couleurs : http://www.highmars.org/niac/education/mer/mer00b.html
 
Les rapports de mission par la Planetary Society, très complets.
 
Des belles photos (certaines retraitées) des robots martiens par James Canvin.
 
 
 
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MRO : MISE AU JOUR DE COUCHES CACHÉES GRÂCE AU RADAR SHARAD. (05/01/2010)
(Image credit: NASA/JPL-Caltech/University of Rome/Southwest Research Institute/University of Arizona)
 
Des nouvelles études radar de la région du Pôle Nord martien par MRO, confirment les variations climatiques de la planète rouge dans les derniers millions d'années.
 
C'est le radar SHARAD (acronyme de SHAllow RADar, ou radar de sub-surface) mis au point par nos amis Italiens qui analyse depuis longtemps cette région couvrant une surface de 1 million de km2.
 
Ce radar peut en principe détecter de l'eau liquide et de la glace en sub-surface avec une résolution de quelques dizaines de mètres.
 
Le JPL vient de publier les dernières informations procurées par ce radar.
 
Le contraste radar des différentes couches est donné par la différence des propriétés électriques entre ces couches.
Les différents contrastes entre couches sont interprétés comme des différences de concentration des matériaux (poussières mélangées à de la glace).
 
Sharad a imagé les différentes couches de glace de la région polaire Nord; elles sont empilées sur une épaisseur de 2 km et s'appuient sur un sous bassement rocheux.
 
 
 
Voici une vue en coupe correspondant aux données de ce radar (cela s'appelle un radargramme) dans la zone marquée AA' sur la figure suivante. On remarque la couche de glace déposée sur le support rocheux.
L'échelle verticale est exagérée de 100 par rapport à l'échelle horizontale.
 
Carte radar de la région polaire Nord qui a été analysée par Sharad.
Le radargramme précédent provient de la coupe AA'.
 
Les pointillés jaunes correspondent à la base rocheuse.
 
Code des couleurs pour les altitudes : du jaune (-2,3km) au violet (-5,8km). Ces altitudes sont négatives par rapport au niveau moyen de Mars.
 
 
Image complète à voir ici.
 
 
 
 
 
 
 
Ces relevés radar montrent des zones avec grandes réflectivité alternant avec des zones à plus faible réflectivité; ces différentes zones peuvent être corrélées avec les changements d'inclinaison de l'axe martien, qui on le sait, a produit des variations climatiques importantes; comme nous l'a expliqué Jacques Laskar au BdL il y a quelque temps.
 
Il semble que la période la plus récente (les derniers 300.000 ans) ait été plus calme que précédemment, puisque la zone supérieure de dépôt de glace est très réflective au radar. D'après les scientifiques cela correspondrait à une période calme au point de vue variation de l'inclinaison.
 
 
 
 
Le site de HiRISE étant : http://hirise.lpl.arizona.edu/nea.php   à voir dans tous les cas.
 
Les images de MRO : http://mars.jpl.nasa.gov/mro/gallery/calibration/index.html
 
 
Les pages des photos brutes de la caméra HiRISE (superbes et en plus il y a des explications).
http://hiroc.lpl.arizona.edu/images/TRA/  ou   http://marsoweb.nas.nasa.gov/HiRISE/hirise_images/
 
 
 
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UN SITE INTERNET À DÉCOUVRIR :. LES FONDS D'ÉCRAN DU JPL. (05/01/2010)
 
 
La NASA nous gâte en ce début d'année, elle nous offre une profusion de fonds d'écran (wallpaper en anglais) astro pour votre PC.
 
Allez donc puiser vos images sur ce site et sans modération.
 
 
 
Un tout petit exemple ci-contre.
 
 
Utilisation : clic droit sur l'image désirée, choisir "établir en tant qu'élément d'arrière plan" si vous la voulez en fond d'écran, sinon enregistrer sous comme d'habitude.
 
Il existe diverses tailles au choix en fonction de vos écrans.
 
Autre cadeau de la NASA : un calendrier 2010 de l'ISS téléchargeable en pdf, avec de superbes images.
 
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LIVRE CONSEILLÉ.:.VOYAGE VERS LE SOLEIL NOIR PAR O. SAUZEREAU CHEZ BELIN. (05/01/2010)
 
 
 
Voici un livre qui me tient à cœur, car il allie un phénomène astronomique important (une éclipse totale) et l'histoire de l'astronomie.
 
L'auteur, Olivier Sauzereau est photographe professionnel spécialisé dans la prise de vue des phénomènes astronomiques. Il est également spécialiste de vulgarisation scientifique.
Il est l’auteur de nombreux livres sur l’astronomie.
 
 
Il a eu l'idée de combiner l'étude de cette éclipse avec un voyage (initiatique?) vers le point de centralité (Sibérie) à travers l'Europe des grands astronomes.
 
Il plaira à tous ceux qui s'intéressent un peu plus qu'au phénomène éclipse lui-même.
 
 
 
Voici la quatrième de couverture.
 
LE 1ER AOÛT 2008, À10 HEURES 43 MINUTES 59,6 SECONDES, temps universel, une éclipse totale de Soleil était visible depuis Novossibirsk, en Sibérie. Une éclipse qui bénéficiait d’une extraordinaire conjonction de facteurs astronomiques et géographiques. Astrophotographe, Olivier Sauzereau s’est préparé pendant presque deux ans pour observer sur place ce phénomène exceptionnel, considéré comme le plus beau spectacle de la nature, et en réaliser un reportage photographique.
 
Ce voyage était aussi un pèlerinage à travers l’histoire des sciences en Europe, sur les traces de quelques génies qui ont fait évoluer notre vision du monde. Il se devait d’être ponctué par des haltes symboliques dans des villes où des astronomes ou des mathématiciens ont affiné leurs théories : Jules Janssen et Audoin Dollfus à Meudon, Einstein à Potsdam, Tycho Brahé et Johannes Kepler à Prague, Nicolas Copernic à Cracovie.
Des « rencontres » qui sont pour l’auteur autant d’occasions d’évoquer comment des scientifiques ont profité de ces précieuses minutes durant lesquelles le Soleil est éclipsé par la Lune, pour comprendre certaines lois de la Nature. Lecteur passionné de Jules Verne, Olivier Sauzereau a décidé de faire l’intégralité du voyage en chemin de fer et de n’emprunter que le train, de Nantes, la ville natale de l’auteur du Tour du monde en quatre-vingts jours, jusqu’à Novossibirsk, une gare desservie par le Transsibérien, ce train mythique qui le fascine depuis l’enfance. Un « pari » aussi original que celui de Phileas Fogg car l’éclipse totale de Soleil n’attendrait pas, les lois de la mécanique céleste feraient passer l’ombre de la Lune à l’heure et à l’endroit prévus, avec une précision astronomique. Comparés à la fugacité du phénomène, les efforts fournis semblent disproportionnés – d’autant qu’il fallait accepter le risque de ne rien voir du tout. Une belle leçon d’humilité
 
 
Voir le site correspondant à cet ouvrage et fonds d'écran à télécharger.
 
 
29.00 €      ISBN 978-2-7011-5121-2
 
 
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LES MAGAZINES CONSEILLÉS.:.POUR LA SCIENCE DE JANVIER EST PARU. (05/01/2010)
 
 
 
 
Encore un numéro intéressant de Pour la Science, cela concerne notre étoile, le Soleil.
 
 
 
Le Soleil serait né en même temps que plusieurs autres étoiles, au sein d'un amas stellaire.
Que sont devenus les membres de cette fratrie ?
 
C'est l'objet de l'article : Les frères perdus du Soleil de Simon Portegies Zwart
 
Contempler la voûte céleste la nuit inspire souvent un sentiment d'isolement. Cela se comprend. La nuit est sombre, car en termes astronomiques, notre Soleil et son cortège de planètes sont très isolés. Les étoiles les plus proches sont si distantes qu'elles apparaissent comme de simples points lumineux, et les étoiles plus lointaines ne sont que des taches floues très faiblement brillantes. Les sondes spatiales les plus rapides mettront des dizaines de milliers d'années à gagner l'étoile la plus proche. Nous sommes isolés dans l'espace comme sur une minuscule île au milieu de l'océan.
 
 
 
Pourtant, toutes les étoiles ne sont pas aussi solitaires que le Soleil. Une sur dix environ dans la Galaxie appartient à un amas, un groupe de quelques centaines à plusieurs dizaines de milliers d’étoiles réunies dans une région de quelques années-lumière de diamètre. En fait, la plupart des étoiles naissent dans de tels amas, qui se dispersent en général en un à deux milliards d’années. Leurs étoiles se fondent alors au reste de la population galactique. Qu’en est-il du Soleil ? Est-il né lui aussi dans un amas d’étoiles ? Si c’est le cas, nous n’aurions pas toujours été aussi isolés.
Un nombre croissant d’indices le suggère. Bien que l’on ait longtemps cru que le Soleil était un enfant unique, de nombreux astronomes pensent aujourd’hui qu’il faisait partie d’une grande famille d’un millier de frères tous nés pratiquement en même temps. À l’aube du Système solaire, le ciel nocturne de la Terre était rempli d’étoiles brillantes, pour certaines au moins autant que la pleine lune. Quelques-unes étaient visibles même de jour………………
 
À suivre dans le magazine.
 
 
Beaucoup d'autres articles intéressants aussi à lire dans cette même édition.
 
 
 
 
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Bonne Lecture à tous.
 
 
 
C'est tout pour aujourd'hui!!
 
Bon ciel à tous!
 
JEAN PIERRE MARTIN
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