LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:
Mise à jour : 16 Février 2010   
 
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ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :
Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires
 
Sommaire de ce numéro :  
Symposium COSPAR : CR de cette manifestation à l'UNESCO des 14 et 15 Janv 2010 dont : (16/02/2010)
    L'exploration du système solaire lointain : Par Jonathan Lunine. (16/02/2010)
    L'héliosphère et la magnétosphère par Edward Stone. (16/02/2010)
L'interférométrie en Astronomie : CR de la conf. IAP de D. Defrère du 2 Fév 2010. (16/02/2010)
Universcience: Le nouveau nom de l'entité Cité des Sciences-Palais de la Découverte. (16/02/2010)
Brrrrr : Snowmagedon a frappé! (16/02/2010)
ISS,/Tranquility : Un nouveau module pour la station spatiale. (16/02/2010)
Orion : VISTA nous en donne une nouvelle image, exceptionnel! (16/02/2010)
Galaxies spirales : On vient de comprendre leurs origines. (16/02/2010)
LRO : Des détails sur le site d'Apollo 14. (16/02/2010)
Hubble :.Une carte simplifiée de Pluton. (16/02/2010)
Hubble : Collision de deux astéroïdes? (16/02/2010)
Hubble : Les aurores polaires de Saturne. (16/02/2010)
Cassini-Saturne :.Prométhée au petit déjeuner! (16/02/2010)
Cassini-Saturne : Survol rapproché de Mimas. (16/02/2010)
 
 
 
 
 
UNIVERSCIENCE : LE NOUVEAU NOM DE LA CITÉ DES SCIENCES ET DU PALAIS DE LA DÉCOUVERTE. (16/02/2010)
 
 
 
Le 1er janvier 2010, le Palais de la découverte et la Cité des sciences et de l´industrie ont uni leurs compétences pour donner naissance au nouvel établissement public de diffusion de la culture scientifique et technique : universcience.
 
Unis vers la science pour…
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BRRRRR……. : SNOWMAGEDON A FRAPPÉ! (16/02/2010)
(crédit photo : NASA/Terra/MODIS)
 
Nous n'avons pas été gâtés cet hiver 2009/2010, il y a eu plusieurs épisodes neigeux et il a fait très froid (tiens, c'est drôle on n'entend plus parler de réchauffement climatique!), ce n'est d'ailleurs peut être pas fini.
 
 
 
Mais nos amis Américains ont souffert beaucoup plus que nous, avec des chutes de neige jamais vues depuis que la météo existe.
Cette tempête de neige a été baptisée malicieusement Snowmageddon par analogie avec Armagedon. (en anglais Armageddon comme Snowmageddon prennent deux d, un seul en français, pourquoi? mystère!)
 
Pour preuve cette superbe photo prise d'orbite par le satellite Terra de la région de Washington DC le 7 Février 2010.
 
En cliquant sur l'image vous aurez plus de résolution.
 
 
 
 
 
 
 
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ISS / TRANQUILITY : UN NOUVEAU MODULE POUR LA STATION SPATIALE. (16/02/2010)
 
 
Le 8 Février 2010, la navette Endeavour (mission STS 130) se dirige vers l'ISS avec deux nouveaux modules européens : l'élément de jonction Node-3 baptisé Tranquility, et la coupole (Cupola). Ces deux éléments mettent un point final à la construction de l'ISS.
 
 
L'élément de jonction 3 s'inscrit dans le cadre d'un accord de compensation conclu avec la NASA pour le lancement du laboratoire européen Columbus. Au titre de cet accord, l'ESA devait fournir deux des éléments de jonction (n°2 et n°3) pour l'ISS ainsi que des services et des équipements de laboratoire de haute technologie, en contrepartie du lancement de Columbus par la NASA à destination l'ISS, lancement qui a eu lieu en février 2008.
 
L'entreprise Thales Alenia Space Italie a développé l'élément de jonction 3 en tirant parti de l'expérience acquise par elle-même et par l'agence spatiale italienne (ASI) lors de la conception et de la fabrication de l'élément de jonction 2 et des modules logistiques polyvalents (MPLM)  utilisés pour transporter du fret vers l'ISS. Les éléments de jonction 2 et 3 ont été construits par l'industrie européenne sous la maîtrise d'œuvre de Thales Alenia Space Italie.
 
La coupole, couverte par un accord distinct, est fournie en contrepartie de l'acheminement vers l'ISS et du rapatriement sur Terre par la NASA de cinq charges utiles de l'ESA. Elle a également été réalisée par l'industrie européenne, sous la conduite de Thales Alenia Space Italie.
 
 
 
De plus Node-3 se charge de l'élimination du CO2 à bord de la station, de la production d'oxygène et du recyclage de l'eau. non négligeable aussi, cet élément comporte ………..des toilettes supplémentaires, nécessaires quand 6 astronautes sont à bord en permanence. (voir plan)
 
À ce noeud-3 sera attachée la fenêtre panoramique d'observation (la coupole ou Cupola) qui en plus d'observer la Terre devrait aussi permettre de surveiller et commander les manœuvres des bras télémanipulateurs.
 
Photo : 11 Février 2010, le module Tranquility est extrait de la soute de STS 130 pour être mis en place sur le côté gauche du nœud Unity. (Photo NASA).
 
 
 
Ce lancement de STS 130 est un des derniers prévus par la NASA, avant de mettre les navettes en retraite; dommage quand même, on avait finalement réussi à résoudre presque tous les petits et grands problèmes, ce n'est pas forcément une bonne leçon de rentabilité du matériel.
 
 
C'est Thales Alenia Space qui fournit ces éléments à l'ISS comme beaucoup d'autres; ils nous communiquent les informations suivantes que je reprends :
 
 
Baptisé « Tranquility », le Node 3 est le second module de connexion construit par Thales Alenia Space et fourni à la NASA sous la responsabilité de l’Agence spatiale européenne (ESA). Son jumeau, le Node 2 « Harmony » a été réalisé avec la même organisation  et a rejoint l’ISS en octobre 2007. Comme son prédécesseur, le Node 3 est une merveille de technologie. Ce module cylindrique de 6,7 m de long et 4,5 m de diamètre est équipé de six baies d’arrimage afin de fournir des possibilités de connexion pour de futurs modules et véhicules. Il sera positionné sur le flanc bâbord du Node 1 « Unity ».

Le Node 3 augmentera également le volume habitable de l ‘ISS de quelque 75 m3 et apportera de nouveaux emplacements pour des équipements de recherche et des cabines personnelles pour l’équipage. Il comporte aussi de nouveaux toilettes qui amélioreront le quotidien de l’équipage permanent de l’ISS, qui est passé de 3 à 6 membres à la mi-2009. Autre amélioration par rapport au Node 2, le Node 3 est équipé du système de support vie et de contrôle environnemental le plus sophistiqué jamais utilisé dans l’espace. Outre le recyclage de l’eau et la génération d’oxygène, il comporte un système de purification de l’atmosphère qui élimine les substances toxiques et mesure leurs composants.

Lors du lancement, le Node 3 emportera la Cupola fixée à une de ses extrémités. Une fois le module arrimé à l’ISS, la Cupola sera réinstallée face à la Terre conformément à sa mission de « fenêtre sur l’espace » en support aux opérations d’arrimage à l’extérieur de la Station ainsi qu’aux activités robotiques utilisant les différents bras télémanipulateurs disponibles à l’extérieur du complexe orbital.

La Cupola se présente comme un dôme de 3 m de diamètre équipé de sept hublots avec leurs volets de protection et peut fournir un poste de travail pour deux astronautes aux commandes auxquels elle fournira un poste d’observation exceptionnel, avec une vision à 360° sur l’extérieur de l’ISS. Chaque hublot est composé de deux panneaux de 25 mm d’épaisseur, avec un troisième panneau pour la protection anti-débris et un quatrième pour éviter les dommages depuis l’intérieur de la station. Il s’agit des plus gros hublots jamais montés sur une station spatiale habitée. Une fois opérationnelle, la Cupola sera utilisée comme « la tour de contrôle » de l’ISS, et surveillera tous les véhicules arrivant et partant de la Station.

 
Le 15 Février 2010, on place grâce au bras Canadarm2 la Coupole sur l'emplacement prévu du nœud Tranquility, emplacement qui est toujours tourné vers la Terre.
 
 
 
Nombreuses animations vidéo sur cette page de la NASA.
 
Le placement de la coupole par le bras en vidéo sur Youtube.
 
 
 
 
 
 

Numéro un mondial des modules pressurisés

Le Node 3 et la Cupola ne constituent pas les dernières contributions de Thales Alenia Space à ISS. En septembre prochain, la dernière mission de la navette spatiale rejoindra l’ISS et y laissera le MPLM (module logistique pressurisé multimission) Leonardo, préalablement modifié en PMM (module permanent multimission). De plus, Thales Alenia Space continuera également de fournir des  modules cargo pressurisés et intégrés pour les vaisseaux ATV (véhicules de transfert automatique) de l’ESA et a récemment reçu un important contrat de la NASA, dans le cadre d’une coopération avec Orbital Sciences, pour la conception et la réalisation de modules cargo pressurisés pour les véhicules de ravitaillement inhabités Cygnus. La prochaine mission de l’ATV est actuellement planifié pour novembre 2010 avec l’ATV-2 « Johannes Kepler », tandis que le vol inaugural du Cygnus est prévu en 2011.

Au total, en tant que maître d’œuvre des Node 2 et 3 et du PMM Leonardo, et que sous-traitant sur le laboratoire Columbus de l’ESA, Thales Alenia Space aura fourni quatre des neuf modules pressurisé permanents du segment non-russe de l’ISS. Cela représente un volume habitable plus important que celui fourni par n’importe quel autre partenaire industriel. Si l’on tient compte des trois MPLMs (Leonardo, Raffaello et Donatello) et des 16 modules cargo pressurisés déjà commandés pour les vaisseaux ATV et Cygnus, Thales Alenia Space est de loin le premier fournisseur de modules pressurisés pour la plus grande infrastructure orbitale jamais lancée. En termes quantitatifs, sa contribution à l’ISS arrive en second seulement derrière Boeing, le maître d’œuvre industriel de la NASA pour la Station.
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
Vidéo de Node-3 et de son intérieur.
 
Élément de jonction 3 et coupole : une nouvelle contribution technologique de l’Europe, par l'ESA.
 
Space Station's Tranquility par la NASA.
 
Une belle photo de Node-3 à son arrivée à Cap Kennedy, et une autre ici.
 
Une photo de la coupole à Turin avant son départ pour les USA.
 
Document presse de la mission STS 130 en pdf (8MB).
 
 
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ORION : VISTA NOUS EN DONNE UNE NOUVELLE VUE; EXCEPTIONNEL! (16/02/2010)
 
 
L'ESO (European Southern Observatory) nous communique un rapport intéressant sur le nouveau système VISTA (Visible and Infrared Survey Telescope for Astronomy) infra rouge installé au Paranal.
 
 
 
La nébuleuse d’Orion révèle un grand nombre de ses secrets cachés dans une image spectaculaire prise par VISTA, le nouveau télescope de l’ESO dédié aux grands relevés du ciel. Le très grand champ de ce télescope offre la possibilité de révéler l’ensemble de la nébuleuse dans toute sa splendeur et « l’œil infrarouge » de VISTA permet également d’observer en profondeur à l’intérieur des régions poussiéreuses normalement cachées et de dévoiler ainsi le curieux comportement des étoiles jeunes et très actives qui y sont enfouies.
 
VISTA (the Visible and Infrared Survey Telescope for Astronomy) est le tout dernier équipement mis en service à l’Observatoire Paranal de l’ESO (eso0949). C’est le plus grand télescope au monde pour les grands relevés et il est dédié à la cartographie du ciel dans les longueurs d’onde infrarouge. Son grand miroir (4,1 mètres de diamètre), son large champ et ses détecteurs très sensibles en font un instrument unique.
 
 
 
Cette nouvelle image spectaculaire de la nébuleuse d’Orion illustre les remarquables capacités de VISTA.
La nébuleuse d’Orion (Messier, le chasseur de comètes français a réalisé un croquis précis de ses principaux traits dans le milieu du XVIIIe siècle et lui a attribué le numéro 42 dans son célèbre catalogue. Il a également attribué le numéro 43 à la plus petite région qui se détache juste au dessus de la partie principale de la nébuleuse.) est une vaste nurserie stellaire située à environ 1350 années-lumière de la Terre. Bien que cette nébuleuse soit spectaculaire quand on la regarde avec un télescope ordinaire, ce que l’on peut voir dans la lumière visible n’est qu’une petite partie d’un nuage de gaz dans lequel les étoiles sont en train de se former.
 
La grande majorité de l’activité est profondément enfouie dans des nuages de poussière et pour voir ce qu’il s’y passe réellement les astronomes ont besoin d’utiliser des télescopes équipés de détecteurs sensibles au rayonnement de longue longueur d’onde capables de pénétrer la poussière.
 
VISTA a réalisé une image de la nébuleuse d’Orion à des longueurs d’onde deux fois plus longues que ce que l’œil humain peut détecter.
 
Comme dans de nombreuses images en lumière visible de cet objet, la nouvelle image à grand champ de VISTA montre la forme familière, semblable à une chauve-souris, de la nébuleuse, au centre de l’image, mais également les fascinantes régions qui l’entourent.
 
En plein cœur de cette région, on trouve les quatre étoiles brillantes qui forment le Trapèze, un groupe de jeunes étoiles très chaudes qui insufflent leur puissant rayonnement ultraviolet, éclaircissant ainsi la région environnante et embrasant le gaz.
Toutefois, en observant dans l’infrarouge, VISTA révèle de nombreuses autres jeunes étoiles dans cette région centrale, impossibles à voir en lumière visible.
 
En regardant la région au dessus du centre de cette image, de curieuses structures rouges, totalement invisibles sauf en infrarouge, apparaissent.
Ces structures sont pour beaucoup de très jeunes étoiles qui sont encore en pleine croissance, vues au travers des nuages poussiéreux à partir desquels elles se sont formées. Ces jeunes étoiles éjectent des flots de gaz dont la vitesse typique est de 700 000 km/h.
Crédit photo : ESO/J. Emerson/VISTA. Acknowledgment: Cambridge Astronomical Survey Unit
 
 
Beaucoup de ces structures rouges mettent en évidence les endroits où ces flots de gaz entrent en collision avec le gaz environnant, générant des émissions en provenance des molécules et des atomes excités du gaz. Sur cette image, il y a aussi quelques structures rouges, moins marquées, sous la nébuleuse d’Orion, montrant qu’ici aussi des étoiles se forment, mais avec beaucoup moins de vigueur. Ces étranges structures présentent un grand intérêt pour les astronomes qui étudient la naissance et l’enfance des étoiles.
 
 
 
 
Cette nouvelle image révèle la grande capacité du télescope VISTA pour réaliser rapidement et en profondeur des images de larges pans de ciel dans le domaine proche infrarouge du spectre de la lumière.
Ce télescope commence à peine à sonder le ciel et les astronomes attendent une riche « moisson de science » avec cet équipement unique de l’ESO.
 
 
 
Photo : Quelques parties de l’image de la nébuleuse d’Orion prise dans l’infrarouge par VISTA
Crédit photo : ESO/J. Emerson/VISTA. Acknowledgment: Cambridge Astronomical Survey Unit
 
 
 
 
 
 
 
Une belle photo comparant la nébuleuse d'Orion dans le visible (à gauche) et en IR (à droite).
 
 
 
L'ESO fournit aussi quelques vidéos de cette région,  allez voir cette page.
 
 
 
Plus d’informations sur l'ESO.
L’ESO - l’Observatoire Européen Austral - est la première organisation intergouvernementale pour l’astronomie en Europe et l’observatoire astronomique le plus productif au monde. L’ESO est soutenu par 14 pays : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L’ESO conduit d’ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l’astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d’importantes découvertes scientifiques. L’ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l’organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie.
L’ESO gère trois sites d’observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor.
À Paranal, l’ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l’observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et VISTA, le plus grand télescope pour les grands relevés. L’ESO est le partenaire européen d’ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L’ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d’un télescope européen géant – l’E-ELT- qui disposera d’un miroir primaire de 42 mètres de diamètre et observera dans le visible et le proche infrarouge. L’E-ELT sera « l’œil tourné vers le ciel » le plus grand au monde
 
 
 
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GALAXIES SPIRALES : ON VIENT DE COMPRENDRE LEURS ORIGINES. (16/02/2010)
 
 
Notre amie Frédérique Auffret, chargé de Communication à l'Observatoire de Paris, nous charge de communiquer cette nouvelle importante qui éclaire d'une lumière nouvelle le scénario de formation et d'évolution des galaxies spirales.
Cette communication a aussi fait l'objet d'une publication dans Astronomy & Astrophysics par des chercheurs de l'Observatoire de Paris et du CNRS,.
 
Ces informations sont disponibles sur Internet sur le site de l'Observatoire
 
 
Sous embargo jusqu’au jeudi 4 février 2010, 16 heures
 
L’origine des galaxies spirales actuelles
 
 
En utilisant les données du Télescope spatial Hubble (NASA-ESA), une équipe européenne d’astronomes incluant six chercheurs de l’Observatoire de Paris et du CNRS a pour la première fois établi un recensement exhaustif des galaxies, par type morphologique, depuis l’époque actuelle jusqu’à une période se situant avant la formation du système solaire.
 
Ils démontrent que plus de la moitié des galaxies spirales actuelles avaient des formes particulièrement étranges, il y a 6 milliards d’années. Si ce résultat est confirmé, cela implique que les phénomènes de collisions et de fusions entre galaxies jouent un grand rôle dans le passé récent de ces objets.
Par contre, notre galaxie, la Voie lactée, aurait échappé à ces fusions durant les derniers milliards d’années.
 
L’étude de la formation des galaxies et de leur évolution morphologique est un sujet extrêmement débattu dans la communauté astronomique. Un outil important est la séquence de Hubble (en anglais Hubble tuning fork, littéralement le diapason de Hubble, car le graphique a l'allure de cet instrument) qui donne une classification des galaxies en fonction de leur morphologie. Cette classification a été proposée par Edwin P. Hubble dès 1926.
C’est l’évolution de cette séquence morphologique qui est au cœur des débats.
 
 
Une équipe d'astronomes européens menés par François Hammer du laboratoire Galaxies, Etoiles, Physique et Instrumentation - GEPI (Observatoire de Paris / INSU-CNRS / Université Paris Diderot) a pour la première fois étudié en parallèle la morphologie de 116 galaxies locales et de 148 galaxies éloignées, construisant ainsi deux séquences de Hubble, une actuelle et une il y a 6 milliards d’années. Cette démarche consistant à étudier les objets à deux époques différentes de l’histoire de l’Univers permet de mieux comprendre l’évolution des galaxies.
 
À gauche : vue actuelle de l'évolution des galaxies.
Image constituée par les photographies de galaxies réalisées avec le Télescope Spatial Hubble et le Sloan Digital Sky Survey. Elles ont été mises dans l’ordre de classification de la séquence de Hubble (E : galaxies elliptiques ; S0 : galaxies lenticulaires ; Sa_b_c_d : galaxies spirales ; Pec : galaxies particulières).
Le schéma du haut présente les galaxies proches, dites de la séquence de Hubble « actuelle » : 3% sont les elliptiques, 15% des lenticulaires, 72% des spirales, 10% des particulières.
Le schéma du dessous présente les galaxies distantes, dites de la séquence de Hubble du « passé ». Les galaxies particulières sont beaucoup plus nombreuses, 52%, tandis qu’il n’y a que 31% de spirales, 13% de lenticulaires et 4% d’elliptiques. © HST. SDSS. GEPI.
 
Galaxies spirale (en haut) et irrégulière (en bas) distantes d'environ 6 milliards d'années-lumière.
Dans le passé de l'Univers, les galaxies spirales étaient plus rares et les galaxies irrégulières plus nombreuses qu'aujourd'hui.
© R. Delgado-Serrano and F. Hammer (Observatoire de Paris), ESA, NASA, Sloan Digital Sky Survey
 
 
 
 
Contrairement à ce que l’on croyait, les astronomes démontrent que la séquence de Hubble il y a six milliards d'années est très différente de celle que nous connaissons aujourd’hui.
« Il y a six milliards d'années, il y avait beaucoup plus de galaxies particulières que maintenant - un résultat très étonnant, » dit Rodney Delgado-Serrano, coauteur de l’article paru dans Astronomy and Astrophysics.
« Ceci signifie qu'en six milliards d’années, ces galaxies particulières doivent se transformer en galaxies spirales, impliquant de profondes transformations à des époques relativement récentes. »
 
 
Les astronomes pensent que ces galaxies particulières se sont transformées en galaxies spirales par collisions ou fusions. La découverte de l'histoire de la formation et de l’évolution des galaxies nous apporte des éléments essentiels pour comprendre notre Univers actuel. Les galaxies, dans leur schéma évolutif, ont connu des épisodes chaotiques. Ceci a donné lieu à des phénomènes de rencontres violentes entre galaxies, pouvant conduire à des fusions de galaxies, créant ainsi de nouvelles galaxies de plus en plus grandes.
 
On pensait auparavant que ces périodes de fusions se situaient bien plus tôt dans l’âge de l’Univers, c’est-à-dire il y a plus de 8 milliards d’années. Les nouvelles données font donc apparaître que les phénomènes de collisions et de fusions galactiques se sont déroulés bien plus récemment, il y a moins de 6 milliards d’années.
 
« Notre but est d’identifier le scénario reliant les galaxies ayant émis leurs lumières il y a 6 milliards d’années, aux galaxies actuelles ; pour cela il est indispensable de connaître très précisément les propriétés des galaxies aux deux époques échantillonnées », dit François Hammer.
 
En outre, contrairement à l'opinion très répandue que les fusions de galaxies entraîne la formation de galaxies elliptiques, F. Hammer et son équipe développent un scénario qui conduit, à partir de la fusion de deux galaxies, à la création d’une galaxie spirale.
Dans un précédent papier, publié dans Astronomy and Astrophysics ils proposent que les galaxies particulières sont en train de subir des fusions, expliquant leurs formes étranges. Durant ce processus, ces galaxies, particulièrement riches en gaz, se transforment progressivement en grandes galaxies spirales avec un disque et un bulbe central.
 
Bien que notre propre Galaxie soit une galaxie spirale, il semble qu’elle ait, au cours de la plus grande partie de son histoire, évité les collisions violentes.
Cependant, la grande galaxie Andromède notre proche voisine, n'a pas été aussi chanceuse et semble avoir subi des fusions importantes s’insérant donc assez bien dans le scénario proposé de construction des galaxies spirales.
 
F. Hammer et son équipe ont utilisé les données fournies par le Sloan Digital Sky Survey (Apache Point Observatory, USA) et les données du Télescope spatial Hubble (NASA-ESA).
 
Font partie de cette équipe François Hammer, Rodney Delgado-Serrano, Mathieu Puech, Hector Flores, Myriam Rodrigues, Yanbin Yang (GEPI : Observatoire de Paris, INSU-CNRS, Université Paris Diderot) et Lia Athanassoula (LAM : Observatoire astronomique de Marseille Provence, INSU-CNRS, Université de Provence).
 
Pour plus d’informations
 
Les travaux sont présentés dans un article paru le 22 janvier 2010 dans la revue Astronomy & Astrophysics sous le titre :
How was the Hubble Sequence, 6 Giga-years ago?, par R. Delgado-Serrano et al, 2010, A&A 509, A78.
 
Autre article pdf de F Hammer et collègues : The Hubble sequence: just a vestige of merger events?
 
 
 
Nos amis de chez Hubble, nous propose une information similaire mais en anglais bien sûr avec un poster un peu plus grand.
 
 
 
 
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LRO : DES DÉTAILS SUR LE SITE D'APOLLO 14. (16/02/2010)
(photos : NASA/Goddard/Arizona State University/The Ohio State University)
 
 
Peut-on à l'aide de photos prises  depuis une orbite lunaire, mesurer la taille et évaluer le forme d'objets posés sur le sol lunaire?
 
C'est à cette question que la sonde américaine LRO répond cette semaine.
 
Il semble que cette réponse soit concluante quand on voit les photos transmises par la NASA à cette occasion.
 
Voici la photo de base du site d'Apollo 14 prise par la LROC et visualisée ici en 3D.
 
 
Cette image est élaborée à partir de deux images haute résolution prises de deux orbites différentes par la caméra LROC.
On remarquera : le module de descente baptisée Antares; les instruments ALSEP déposés au sol; une formation rocheuse baptisée Turtle Rock ainsi que les différentes traces de pas des astronautes durant leurs sorties (EVA).
DTM signifie Digital Terrain Model; le modèle digital du terrain.
 
Pour l'image ci-dessus, les dimensions verticales des objets ont été exagérées 8 fois afin de les rendre  plus visibles.
 
 
 
Voici une vue agrandie de la portion d'image contenant les restes du LEM. On a pu grâce aux ombres reconstituer sa forme.
D'autre part, les points verts sur le terrain sont des points de référence servant à évaluer les hauteurs.
Les mesures estimées donnent une hauteur de 3m (pour 3,2m réel) et un diamètre de 4,4m (pour 4,2m réel).
Pas mal!
 
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
Les sites d'alunissage des missions Apollo.
 
Le site de la caméra LROC où l'on peut voir des images de la Lune en direct prises d'orbite.
 
 
 
 
 
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HUBBLE:.UNE CARTE SIMPLIFIÉE DE PLUTON. (16/02/2010)
(crédit photo : NASA, ESA, et M. Buie (Southwest Research Institute))
 
Depuis sa découverte en 1930 par Clyde Tombaugh , Pluton n'est qu'un tout petit point lumineux dans les meilleurs télescopes.
 
Mais ce n'est plus le cas avec le télescope spatial Hubble, qui a réussi cette performance de percevoir des changements d'aspect à la surface de ce corps lointain.
 
 
 
C'est la vue la plus détaillée à ce jour de Pluton, construite à partir de photos prises entre 2002 et 2003. Elle a coûté quatre années de travail pour apparaître comme ceci et a occupé une vingtaine de calculateurs travaillant simultanément.
 
On y voit des changements de couleurs correspondant à différents aspects de la surface.
La couleur orange est probablement due aux rayons UV du Soleil qui brisent les atomes de Méthane présents à la surface.
 
Sur la photo centrale, on distingue une mystérieuse tache brillante, très riche en glace de CO2. ce sera une des cibles principales de la sonde New Horizons qui va atteindre cette planète naine en 2015.
 
Pluton semble donc bien un corps dynamique en évolution.
 
 
 
 
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HUBBLE :.COLLISION DE DEUX ASTÉROÏDES? (16/02/2010)
(Crédit: NASA, ESA, et D. Jewitt (UCLA))
 
Des images de Hubble prise en Janvier 2010, montrent dans le ciel des débris mystérieux en forme de X et des traînées au niveau de la ceinture d'astéroïdes, qui laissent penser qu'il a assisté à la collision de deux astéroïdes.
 
Cet objet cométaire catalogué P/2010-A2 a été d'abord découvert par la détection automatique de l'observatoire LINEAR (Lincoln Near-Earth Asteroid Research program) le 6 Janvier 2010.
Mais les photos récentes de Hubble (25 et 29 Janvier 2010) montrent une structure plus complexe près du noyau, qui ne ressemble pas aux comètes, d'après le très célèbre David Jewitt de UCLA.
 
 
Les filaments sont composés de poussières éjectées probablement récemment du noyau. Mais il apparaît aussi de petits corps plus importants dans ces filament qui pourraient provenir de corps parents petits et non détectés.
 
On remarque aussi que le "noyau" semble être en dehors de son propre halo, ce qui n'a jamais été vu pour une comète. Ce "noyau" est estimé à 140 m de diamètre.
 
Généralement les comètes proviennent de la ceinture de Kuiper (au delà de Neptune) ou du nuage de Oort (aux confins extrêmes du système solaire), il se trouve que P/2010-A2 semble provenir d'un autre endroit : la ceinture d'astéroïdes.
 
 
 
 
Cela semble donc indiquer que ces débris seraient le résultat de l'impact violent (5km/s) entre deux corps de la ceinture d'astéroïdes.
Cela est confirmé aussi par l'absence de gaz dans le spectre enregistré.
 
L'orbite de ce corps est compatible avec les membres de la famille d'astéroïdes appelée Flora; produits par des collisions il y a plusieurs centaines de millions d'années. C'est d'ailleurs, on le pense, un de ces fragments qui aurait percuté la Terre il y a 65 millions d'années avec les conséquences que l'on sait pour nos pauvres amis les Dinosaures.
 
Au moment de la photo (prise avec la nouvelle caméra WFC-3) cet objet était à 300 millions de km su Soleil (2UA) et à 140 millions de km de la Terre (un peu moins de 1 UA).
 
 
Voir aussi l'article correspondant de Science-at-NASA
 
 
 
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HUBBLE : LES AURORES POLAIRES DE SATURNE. (16/02/2010)
(Crédit : NASA/ESA et Jonathan Nichols (University of Leicester))
 
 
Encore un bel exploit de Hubble, en pleine période d'équinoxe de Saturne (où l'on voit à peine les anneaux depuis la Terre), il a réussi à photographier les aurores polaires dues à son champ magnétique.
 
 
Ce fut pendant la période de janvier à Mars 2009, donc avant la réparation du télescope spatial qu'il réussit à s'intéresser à la planète aux anneaux.
C'est à cette occasion unique qui se produit tous les 15 ans que les deux pôles de la planète sont vus en même temps.
 
Le plus intéressant, c'est une vidéo de ces aurores que l'on peut voir sur la page vidéo du site de Hubble ou ici pour téléchargement ou visualisation.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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CASSINI SATURNE :.PROMÉTHÉE AU PETIT DEJEUNER! (16/02/2010)
(photos : Crédit: NASA/JPL/Space Science Institute).
 
Fin Janvier 2010, Cassini s'est approché de 36.000km du tout petit satellite Prométhée et nous a fournit cette image surprenante que vous pouvez voir sur le site de Cassini.
 
 
Comme le commentaire malicieux américain était "over easy" relatif à la cuisson d'un œuf sur le plat, je me suis permis d'améliorer la photo en la rendant vraiment similaire à un œuf sur le plat.
 
Je n'ai changé que les contrastes et rajouté des couleurs, voilà le résultat.
 
Il faut bien s'amuser de temps en temps!
 
Prométhée est proche de l'anneau F dont il est l'un des gardiens, il a une centaine de km comme dimension et est voisin de Pandore, Janus et Épiméthée.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Comme d'habitude, vous trouverez toutes les dernières images de Cassini au JPL
Les animations et vidéos : http://saturn.jpl.nasa.gov/multimedia/videos/videos.cfm?categoryID=17
 
Les prochains survols : http://saturn.jpl.nasa.gov/home/index.cfm
Tout sur les orbites de Cassini par The Planetary Society; très bon!
 
Voir liste des principaux satellites.
 
Sur ce site les dernières nouvelles de la mission Cassini.
 
 
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CASSINI-SATURNE : SURVOL RAPPROCHÉ DE MIMAS. (16/02/2010)
(photos : Crédit: NASA/JPL/Space Science Institute).
 
 
Le 13 Février 2010 la sonde Cassini a survolé le petit satellite Mimas à basse altitude et nous envoie ces images très détaillées.
 
 
Image brute du survol de Mimas du 13 Fev 2010 prise de 70.000km diamètre du satellite : 400km
Image brute du survol de Mimas, même jour, prise de 35.000km, on y distingue parfaitement le cratère Herschel de 140km de diamètre.
 
 
 
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Bonne Lecture à tous.
 
 
 
C'est tout pour aujourd'hui!!
 
Bon ciel à tous!
 
JEAN PIERRE MARTIN
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