LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:
Mise à jour : 9 Mars 2010        
 
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ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :
Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires
 
Sommaire de ce numéro :  
Des poussières extra terrestres en Antarctique : CR de la conf SAF de J Duprat du 17 Février 2010. (09/03/2010)
Blue Marble : La rotation de la Terre vue de l'espace (09/03/2010)
ISS,/Tranquility : La coupole est installée. (09/03/2010)
Lancement de Cryosat-2 : Deuxième chance! (09/03/2010)
Solar Dynamics Observatory : Lancement de ce nouvel observatoire du Soleil. (09/03/2010)
La constante de Hubble : Une mesure plus précise effectuée. (09/03/2010)
Wise : Les premières images. (09/03/2010)
Herschel  :.HIFI dévoile des molécules organiques dans Orion. (09/03/2010)
Cassini-Saturne :.On danse autour de Calypso! (09/03/2010)
Les rovers martiens.:..Spirit, c'est bien fini!! (09/03/2010)
MRO :.Son radar découvre de large quantité de glace souterraine. (09/03/2010)
Une nuit au Paranal en 3D : Par Stéphane Guisard. (09/03/2010)
Un site Internet à découvrir :..Alexandre Cucculelli et son nouveau site d'astrophoto. (09/03/2010)
J'ai lu pour vous par P Gérardin : Patience dans l'Azur de H Reeves. (09/03/2010)
Livre conseillé :.L'imposture climatique par Claude Allègre chez Plon. (09/03/2010)
Livre conseillé :. La géologie par C Allègre et R Dars chez Belin. (09/03/2010)
Livre conseillé :.La perruque de Newton par JP Luminet chez Lattès. (09/03/2010)
Les magazines conseillés :.La lumière quantique  dossier spécial La Recherche. (09/03/2010)
Les magazines conseillés :. L'Astronomie de Mars est paru. (09/03/2010)
 
 
 
 
 
 
BLUE MARBLE : LA ROTATION DE LA TERRE VUE DE L'ESPACE. (09/03/2010)
 
 
Je pense que beaucoup d'entre vous connaissent le site Bleu Marble (littéralement la bille bleue) de la NASA qui produit de merveilleuses photos de notre planète.
 
Ici une superbe photo de l'Europe et l'Asie (clic sur l'image pour plus de résolution) prise par la caméra MODIS du satellite Terra (700km d'altitude), dont on peut voir la galerie d'images.
 
Crédit: NASA Goddard Space Flight Center Image par Reto Stöckli
 
En plus de photos classiques de la Terre, on trouve aussi des vidéos prises par les satellites d'observation de la Terre et cette fois-ci je vous propose quelques rotations de notre planète. Pour cela allez à cette page.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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ISS / TRANQUILITY :.LA COUPOLE EST INSTALLÉE (09/03/2010)
 
Nous avons parlé dans la précédente édition des astronews de l'installation du module Tranquility (Node-3) et de la fenêtre avec vue sur la Terre, la fameuse coupole.
 
Mais je n'avais pas encore à ma disposition toutes les photos de la mission (à ce propos, toutes les photos de toutes les missions navette et ISS sont disponibles presque immédiatement sur le site des vols humains de la NASA à cette adresse : http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/ ), ce qui n'est plus le cas, donc voici un reportage photos de ce qui s'est passé.
 
 
 
La coupole vient d'être installée à son emplacement sur le module Tranquility. On voit encore les isolants de protection qui n'ont pas été enlevés.
La Coupole complètement installée et prête à être mise en service.
Première lumière dirait un astronome, de cette Coupole; une vue de la côte algérienne.
image du 17 février 2010
L'astronaute G Zamka, commandant de STS130 est un des premiers à regarder par cette coupole d'observation.
 
 
 
Sa mission accomplie, la navette quitte l'ISS en faisant un tour de l'ISS comme toujours pour immortaliser les dernières modifications, voici une des plus belles photos de l'ISS dernière version.
 
 
 
L'ISS prise le 19 Février 2010 depuis la navette. On reconnaît tout en haut à droite le module Columbus, à gauche le laboratoire japonais Kibo. La poutre centrale avec ses 4 jeux de panneaux solaires, les panneaux plus brillants sont des refroidisseurs, l'ISS fournissant plus de chaleur qu'elle n'en consomme, il faut évacuer. Tout en bas on remarque un Soyuz russe.
 
La Coupole ne se voit pas sur cette vue (en effet elle est tournée vers la Terre).
On consultera aussi une autre très belle vue sous un autre angle.
De même cette vue par en dessous de l'ISS où l'on voit distinctement la Coupole nouvellement installée.
 
 
 
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LANCEMENT DE CRYOSAT-2 : DEUXIÈME CHANCE. (09/03/2010)
 
Au moment où nous publions les astronews, on ne connaît pas encore la date de lancement par un lanceur russe de type Dniepr à partir de la base de Baïkonour au Kazakhstan.
Plusieurs tentatives précédentes avaient été retardées.
 
On se souvient des malheurs de la première édition du satellite Cryosat, le lancement le 8 octobre 2005 de ce satellite par une fusée russe de Baïkonour avait échoué; ce fut un sale coup porté à l’Europe spatiale, car ce satellite unique en son genre devait étudier les variations climatiques de notre encore belle planète.
 
Les scientifiques européens ayant beaucoup insisté auprès des politiques afin que la mission ne soit pas totalement abandonnée, ils ont été écoutés; et l’ESA lors de sa dernière réunion a décidé de construire un back up de ce satellite, qui bien entendu a été appelé CryoSat-2.
Et c'est en un temps record que ce deuxième exemplaire a été construit.
 
 
 
Cryosat-2 comme son homologue n°1, doit étudier les calottes polaires et les banquises.
 
C'est le premier satellite européen entièrement dédié à l'étude des variations d'épaisseurs de la glace à la fois sur terre (banquise) et sur mer (icebergs). Son orbite polaire à 700km d'altitude est inclinée de 88°, elle devrait permettre de couvrir la totalité des pôles.
Il devrait nous permettre d'avoir une vision globale de l'évolution de la banquise et de toutes les surfaces glacées.
 
 
Ce satellite fait partie des satellites d'étude de la Terre comme ses prédécesseurs GOCE et SMOS.
 
 
 
Cryosat-2 en salle de test. (photo ESA)
Idem
 
Une vue d'artiste de Cryosat vue d'en dessous.
 
 
Ce satellite de 700 kg emporte le premier altimètre radar hyperfréquences tous-temps, le SIRAL ( Synthetic Aperture Radar / Interferometric Radar Altimeter), un radar particulier apte à mesurer les couches de glace de la banquise (sea ice en anglais), mais aussi des inlandsis (ou calottes) polaires (ice sheets en anglais), qui peuvent atteindre cinq kilomètres d'épaisseur dans l'Antarctique, il est mis au point par Thales.
La précision de mesure est de l'ordre du cm.
 
Il faut faire ces mesures en tenant compte de la neige qui recouvre ces surfaces glacées; le signal du radar va pénétrer la neige et la pénétration sera différente suivant les types de neige (neige sèche, humide, taille des cristaux etc..). ce sont des équipes sur place au sol qui vont procéder à des mesures d'étalonnage afin d'atteindre la meilleure précision possible.
 
La diminution de la couche de glace (fonte des glaces) si elle est confirmée a deux influences sur le climat : elle augmente la quantité d'eau des océans (pour ce qui est de l'Antarctique et du Groenland, pas pour les icebergs ni le Pôle Nord bien sûr, car ce sont des "glaçons") et joue donc sur la circulation thermohaline en diminuant la salinité de l'eau de mer, ce qui a d'énorme conséquences sur ce tapis roulant qui fait le tour de la planète; et surtout cela joue sur l'albédo (lumière réfléchie par notre planète dans l'espace) en le diminuant et donc en augmentant la chaleur absorbée par notre planète.
 
Près de 80% de l'eau douce terrestre est en fait sous forme de glace ou de permafrost.
 
 
Les données de Cryosat devraient permettre de mieux comprendre la dynamique des masses glaciaires et l'évolution de l'épaisseur de ces couches de glace, informations importantes en cette période où on se pose beaucoup de questions sur le changement climatique. Les dernières données semblent indiquer que la banquise fond plus vite ces dernières années.
Cryosat devrait confirmer ou infirmer ces mesures.
 
Ce satellite emporte aussi deux autres instruments servant à sa mesure ultra précise de position.
·         Le DORIS (Doppler Orbit and Radio Positioning Integration by Satellite) un système de positionnement par effet Doppler
·         Le LRR (Laser Retro Reflector) un réflecteur Laser.
 
 
Durée nominale de la mission : 3 ans au minimum.
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN:
 
Le site de Cryosat à l'ESA.
 
Vue d'ensemble de la mission à l'ESA.
 
Interview du Professeur Duncan Wingham qui eut le premier l'idée de concevoir cette mission en 1998.
 
Interview du responsable scientifique de la mission, Mark Drinkwatter (nom prédestiné, puisqu'il veut dire eau potable en français!)
 
Interview de Richard Francis Project Manager de la mission.
 
La technologie de Cryosat par l'ESA.
 
Un cours (en anglais) sur l'altimétrie radar.
 
Le fonctionnement de SIRAL.
 
Fiche technique de Cryosat en français.
 
Fiche technique du SIRAL par Thales.
 
Les pôles et le changement climatique vus du ciel par l'ESA.
 
 
Quelques vidéos/animations sur la mission :
 
Vidéo 1
 
Vidéo 2
 
Vidéo 3
 
 
 
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SOLAR DYNAMICS OBSERVATORY : LANCEMENT DE CE NOUVEL OBSERVATOIRE DU SOLEIL. (09/03/2010)
 
Le 11 Février 2010, la NASA a lancé la sonde SDO (Solar Dynamics Observatory) depuis Cap Canaveral à l'aide d'une fusée Atlas V.
 
Cette sonde est dédiée à l'étude de notre étoile, le Soleil et à son comportement.
Elle va étudier les taches et les éruptions avec des instruments encore plus performants que les précédents.
 
Le Soleil est la source principale du climat sur la Terre et dans le système solaire, il affecte non seulement nos vies mais aussi la Terre elle-même et tout ce qui est au delà de notre atmosphère.
 
Pour beaucoup de scientifiques, le Soleil reste un grand mystère.
SDO devrait nous aider à comprendre d'où vient l'énergie du Soleil, et comment la machine Soleil fonctionne, comment son énergie est stockée puis libérée.
 
Il y a eut, et il y a toujours de nombreux satellites qui se sont intéressés au Soleil, comme SOHO qui fête ses 15 ans ou Hinode de nos amis Japonais dont j'ai parlé la dernière fois et bien d'autres.
 
Mais SDO devrait contrairement à ses prédécesseurs, collecter un nombre énorme de données tous les jours, et il ne les stocke pas à bord, il doit les envoyer en direct au sol, c'est pour cette raisons que SDO est sur une orbite géosynchrone et qu'il transmet ses informations à la station au sol au Nouveau Mexique.
 
Cette sonde emporte divers instruments comme :
 
·         L'AIA (acronyme de Atmospheric Imaging Assembly) en fait la caméra de SDO
·         L'EVE (EUV Variability Experiment) qui étudie l'environnement solaire en UV extrême.
·         Le HMI (Helioseismic and Magnetic Imager) qui doit étudier l'origine de la variabilité solaire et de son activité magnétique.
 
 
 
La résolution devrait être incomparable, comme on le voit sur cette simulation :
 
 
 
 
 
Cette sonde devrait aussi nous aider à comprendre les variations de la "constante" solaire", dont on voit l'évolution sur la courbe ci-contre.
 
La constante solaire est la quantité d'énergie qui arrive au niveau de notre planète.
 
 
Elle est de l'ordre de 1300W/m2.
 
Mais elle ne fait que décroître depuis 6 ans.
 
 
 
 
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN:
 
 
Le site de la mission SDO au GSFC.
 
Article de Science at Nasa sur le sujet, d'où est extraite cette très belle illustration.
 
Le guide de SDO , document pdf.
 
Une présentation pdf de la mission.
 
Une présentation ppt de la camera AIA, un peu technique.
 
Document sur l'EVE.
 
Article du journal Le Matin de nos amis Suisses.
 
Le LESIA sur SDO, le LESIA participe à l'AIA.
 
SDO videos : http://svs.gsfc.nasa.gov/vis/a010000/a010400/a010441/index.html
Dont ce film sur le AIA ; celui-ci sur EVE ; celui-ci sur le HMI. Pour une vue d'ensemble de ce projet, voir aussi cette vidéo.
 
 
 
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LA CONSTANTE DE HUBBLE : UNE MESURE PLUS PRÉCISE. (09/03/2010)
 
Les lentilles gravitationnelles (gravitational lensing en anglais), sont une technique permettant d'atteindre de très lointains (et donc très vieux) objets.
 
Une belle vue expliquant le principe de lentilles gravitationnelles, celle-ci aussi est assez claire.
 
Cette technique a permis à des scientifiques Américains (du SLAC de Stanford) et Allemands (de l'Université de Bonn) de mesurer plus précisément la constante de Hubble (le facteur d'expansion) c'est à dire l'age de l'Univers.
Il a été calculé à 13,75 milliards d'années à 170 millions d'années près. Ces résultats ont en plus confirmé la forte présence de l'énergie noire responsable de l'accélération de l'expansion de l'Univers.
 
Comment a-t-on procédé?
 
On a utilisé des données collectées par Hubble et WMAP concernant l'effet de lentilles gravitationnelles.
 
En effet dans ce cas, la lumière d'un objet lointain déviée par une masse située entre elle et nous, est soumis à un effet de lentille et nous apparaît grossie et provenant d'un endroit différent de l'espace.
Si la masse faisant effet de lentille est très importante (une super galaxie ici B1608+656) la lumière provenant de l'objet distant peut emprunter plusieurs chemins différents.
 
C'est en mesurant ces différents chemins (ainsi que leurs angles) que nos scientifiques ont fait leur découverte concernant non seulement la distance de l'objet, mais aussi la grandeur de l'Univers.
(schéma : © NASA/CXC/M.Weiss)
 
 
 
 
La lumière qui prend ici par exemple 4 chemins différents, va nous fournir en fait 4 fois plus d'information. Si on ne connaît pas le moment où la lumière a quitté la source, on peut comparer quand même la différence des temps d'arrivée.
Une analogie : prendre plusieurs routes pour arriver au même endroit, par exemple pour aller de la porte Maillot à Paris à Versailles, on peut soit emprunter le périphérique et l'A13, soit prendre la Nationale par St Cloud et Vaucresson etc.. Les temps d'arrivée seront différents.
 
 
 
 
La méthode d'estimation des distances par effet de lentilles gravitationnelles a fait beaucoup de progrès et ses performances sont comparables aux autres méthodes.
 
Bien entendu il faut faire attention aux erreurs et aux biais possibles, comme par exemple la poussière interstellaire qui pourrait fausser les résultats, mais Hubble est équipé de filtre IR qui élimine cet effet. D'autres galaxies pouvant se trouver dans la ligne de visée doivent aussi être prises en compte etc…
 
La mesure des différences de temps entre les 4 images est une indication de la constante de Hubble.
 
On voit ici le système B1608+656 qui fournit ces 4 images.
Crédit photo : Sherry Suyu of the Argelander Institut für Astronomie in Bonn, Germany
 
 
 
 
 
Nos scientifiques ont trouvé : H 0 = 70.6+3.1 –3.1 km s–1 Mpc–1
Cette nouvelle valeur serait deux fois plus précise que la précédente.
Ces mesures ajoutées à celles de WMAP leur ont permis de contraindre les paramètres cosmologiques de l'Univers, comme par exemple le paramètre de courbure : –0.031 < Ωk < 0.009.
 
Ces mesures et méthodes ont été publiées dans l'Astrophysical Journal mais accessible seulement en payant.
 
Les principaux investigateurs du projet sont le Dr Sherry Suyu de l'Université de Bonn et Phil Marshall de Stanford.
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
Dr. Sherry Suyu interview
http://www.uni-bonn.tv/podcasts/20100126_IN_suyugravilens_V3.mp4
 
galaxy in a wine glass
http://media.slac.stanford.edu/video/2010/marshall_lensing/marshall_lensing_360.mov
 
 
 
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WISE :.LES PREMIÈRES IMAGES. (09/03/2010)
(crédit image : NASA/JPL-Caltech/UCLA)
 
Je vous avais déjà parlé du télescope spatial IR Wise lancé par les Américains en Décembre 2009; il vient de nous fournir ses premières images; elles sont somptueuses.
 
Un très bel exemple est notre voisine, la galaxie d'Andromède, ou M31 située à 2,5 millions d'années lumière de nous.
 
 
Cette vue couvre approximativement 5° du ciel.
WISE a utilisé 4 de ses détecteurs IR pour créer cette photo.
 
Le bleu correspond à 3,4 et 4,6 micron, le vert à 12 micron et le rouge à 22 micron (rappelons que le visible va du bleu 0,4 micron au rouge 0,8 micron, au delà c'est le domaine de l'infra rouge.
 
Le bleu met en valeur les étoiles adultes tandis que le jaune et le rouge est caractéristique de la poussière chauffée par des étoiles massives naissante.
On distingue aussi (clic sur l'image pour plus de détails) un peu au dessus du centre M32 et en dessous M110 , deux galaxies satellites.
 
 
 
La galaxie d'Andromède comme la notre appartiennent au groupe local de galaxies qui en comprend une cinquantaine.
 
 
Depuis le début de sa mission (Janvier 2010), WISE nous a transmis plus de 250.000 images IR brutes, la NASA n'en a diffusé que quelques unes dont la photo précédente de M31.
 
Sa mission est aussi de suivre des astéroïdes et des comètes, ce qui semble fonctionner parfaitement, comme on peut le voir sur cette image de la comète C/2007 Q3. Elle possède une queue qui brille de mille feux dans l'IR; celle-ci se prolonge sur une longueur de plusieurs millions de km.
On peut même consulter la vidéo correspondante.
Pendant sa campagne d'observation, WISE est supposé de trouver des douzaines de nouvelles comètes.
 
 
Le communiqué de la NASA.
 
 
 
 
 
 
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HERSCHEL:.HIFI DÉVOILE DES MOLÉCULES ORGANIQUES DANS ORION. (09/03/2010)
(crédit photo : Herschel/HIFI et PACS)
 
Le CNRS nous communique cette très intéressante nouvelle montrant la bonne santé de Herschel le télescope spatial IR européen.
 
 
 
L'observatoire spatial Herschel de l'ESA a révélé, dans la Nébuleuse d'Orion, les empreintes de molécules organiques signature d'une chimie prébiotique.
Le spectre de ces molécules a été obtenu avec HIFI (Heterodyne Instrument for the Far-Infrared - Instrument Hétérodyne pour l'Infrarouge Lointain) - l'un des trois instruments embarqué à bord d'Herschel.
L'ensemble des données devrait permettre aux astrophysiciens de mieux comprendre la formation de ces molécules prébiotiques et peut-être la formation des premières briques de la vie.
 
 
Le spectrographe HIFI, l'un des trois instruments embarqués à bord de l'observatoire spatial Herschel de l'ESA, est de nouveau disponible depuis janvier 2010. L'analyse des premiers spectres, réalisés depuis cette date, montre que le spectromètre HIFI rempli totalement ses objectifs en obtenant des spectres d'une très haute résolution.
 
 
Spectre HIFI de l'eau et de molécules organiques dans la Nébuleuse d'Orion. Ce spectre HIFI a été obtenu pour le programme clé Herschel "HEXOS", une étude scientifique utilisant les instruments d'Herschel HIFI et PACS pour réaliser des relevés spectraux de cinq sources dans les nuages d'Orion de Sagittarius B2.
Les droits d'exploitation scientifiques de ces observations Herschel sont la propriété du consortium HEXOS mené par E. Bergin (Université du Michigan). © ESA, HEXOS et le consortium HIFI
 
 
 
 
 
Un des programmes clés, HEXOS, conduit par un scientifique de l'Université du Michigan est destiné, entre autres, à l'étude de plusieurs sources dans la nébuleuse d'Orion.
 
Cette nébuleuse est réputée pour être l'une des "usines chimiques" les plus productives de l'espace, bien que toute l'ampleur de cette chimie et les voies de formation des molécules ne soient pas encore bien comprises.
 
 
 
Le spectre d'Orion obtenu avec HIFI, et présenté ici, inclut une riche et dense suite de "pics", chacun représentant une signature du rayonnement émis par les molécules présentes dans la nébuleuse d'Orion. En cherchant parmi les pics du spectre, les astronomes ont identifié plusieurs molécules bien connues dont les signatures apparaissent à maintes reprises dans le spectre. L'identification des nombreuses autres raies d'émission est actuellement en cours.
En identifiant clairement les raies associées avec les molécules les plus usuelles, les astronomes peuvent alors commencer à extraire les signatures de molécules particulièrement intéressantes du fait de leur rôle dans la chimie prébiotique. Une des caractéristiques du spectre d'Orion est sa richesse spectrale : parmi les molécules qui ont été identifiées dans ce spectre, il y a l'eau, le monoxyde de carbone, le formaldéhyde, le méthanol, le diméthyl éther, le cyanure d'hydrogène, l'oxyde de soufre, le dioxyde de soufre, et leurs isotopomères. On s'attend également à ce que d'autres molécules organiques soient identifiées.
 
HIFI a été conçu pour fournir des spectres à ultra-haute résolution en utilisant des longueurs d'onde inaccessibles depuis le sol. Le spectre obtenu en quelques heures surpasse déjà largement tous les spectres jamais mesurés sur Orion. Les molécules organiques sont présentes partout dans ce spectre, même aux niveaux les plus bas, ce qui prouve la haute résolution de HIFI.
La nébuleuse d'Orion est un nuage moléculaire qui est le siège de formations stellaires importantes. L'obtention de ces spectres permettra de construire des modèles physico-chimiques pour comprendre la formation stellaire, et étudier plus directement la chimie associée à la naissance des étoiles, des planètes, et d'une certaine façon, à la vie.
 
 
Le CEA communique sur cette nouvelle.
 
Le communiqué de presse du Caltech et de l'ESA.
 
 
 
 
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CASSINI SATURNE :.ON DANSE AUTOUR DE CALYPSO! (09/03/2010)
(photos : Crédit: NASA/JPL/Space Science Institute).
 
 
 
 
Le 13 Février 2010, Cassini s'est approché à moins de 22.000km de ce mini satellite d'un vingtaine de km de dimension, qu'est Calypso.
(image NASA colorisée par mes soins)
 
Calypso est un satellite Lagrangien de Téthys, il est situé en L5, comme Telesto est en L4.
 
De même Polydeuces et Helène sont les Lagrangiens de Dioné.
 
On se demande pourquoi Calypso a une surface si lisse.
Une réponse possible est que sa surface est un ensemble de gravats (rubble pile en anglais) et que les petites aspérités soient comblées par des petits morceaux de glace ou de poussière. Un peu comme Itokawa, ce mini astéroïde imagé par les Japonais.
De plus, on pense que Calypso reçoit aussi de la glace de l'anneau E de Saturne.
 
 
 
On consultera avec intérêt le site de nos amis de la Planetary Society à ce sujet, où l'on peut voir aussi une vidéo de la rencontre.
 
Images brutes du survol de Calypso en Février 2010.
 
 
 
 
 
Comme d'habitude, vous trouverez toutes les dernières images de Cassini au JPL
Les animations et vidéos : http://saturn.jpl.nasa.gov/multimedia/videos/videos.cfm?categoryID=17
 
Les prochains survols : http://saturn.jpl.nasa.gov/home/index.cfm
Tout sur les orbites de Cassini par The Planetary Society; très bon!
 
Voir liste des principaux satellites.
 
Sur ce site les dernières nouvelles de la mission Cassini.
 
 
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LES ROVERS MARTIENS :.SPIRIT C'EST BIEN FINI! (09/03/2010)
(Photos NASA/JPL-Caltech/Cornell)
 
Nos experts du JPL n'ont pas réussi à débloquer notre vaillant robot Spirit de son piège martien, ils abandonnent.
 
Ils n'arrivent même pas à le mettre dans la bonne position pour charger ses batteries au Soleil.
L'aventure semble donc s'achever amèrement, Spirit est perdu après une aventure de 6 ans sur le sol de la planète rouge.
La NASA pense que pendant cet hiver martien, le robot interrompra ses communications avec la Terre, dû au manque de Soleil, probablement de Mars à Septembre.
 
Voici une photo améliorée traitée par des scientifiques de Cornell montrant la gravité de la situation, le rocher qui le bloque :
 
 
 
 
On va essayer de conserver quand même Spirit comme station permanente sur Mars.
 
En tout cas, en re-visionnant les anciennes photos prises par Spirit , notamment celle-ci,on semble avoir découvert une roche très particulière que je vous présente agrandie par rapport à la photo originale.
 
 
Cela ressemble à une roche spongieuse et grumeleuse, elle a été prise sol728.
 
Cela ressemble à une sorte de cairn.
 
 
Plus de détails chez nos amis de Mars Anomaly Research qui collationne tous les faits un peu (beaucoup!) bizarres concernant Mars.
 
 
Enfin comme on disait à l'époque de Scully et Mulder, la vérité est ailleurs…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les meilleures photos sont classées dans le planetary photojournal que vous pouvez retrouver à tout instant:
http://photojournal.jpl.nasa.gov/targetFamily/Mars
 
Où sont les rovers maintenant, cette page de la NASA vous donne la carte précise des chemins et emplacements.
 
Les images en couleur par des amateurs: http://www.lyle.org/~markoff/
Comprendre les couleurs : http://www.highmars.org/niac/education/mer/mer00b.html
 
Les rapports de mission par la Planetary Society, très complets.
 
Des belles photos (certaines retraitées) des robots martiens par James Canvin.
 
 
 
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MRO.SON RADAR DÉCOUVRE DE LARGE QUANTITÉ DE GLACE SOUTERRAINE. (09/03/2010)
(Image credit: NASA/JPL-Caltech/University of Rome/Southwest Research Institute/University of Arizona)
 
 
 
C'est MRO et son radar SHARAD qui étudient la partie Nord de Mars et qui viennent de découvrir d'énormes quantités de glace enfouie dans le sous sol de la planète rouge.
 
 
Ces dépôts en sub-surface s'étendent sur des centaines de km et sur un km d'épaisseur dans la région appelée Deuteronilus Mensae à mi-chemin entre l'équateur et le pôle Nord, dont on voit la cartographie ci-contre.
 
Cette carte est basée sur les relevés MOLA de MGS, elle couvre approximativement 1050km par 775km.
 
 
 
De nombreux relevés ont été effectués dans cette région qui ont confirmé ces faits.
La glace est plus abondant dans les endroits comme les vallées, les failles, les cratères ou au pied des mesas.
 
Les résultats ont fait l'objet d'une présentation à la 41ème conférence Lunar and Planetary Science à Houston.
 
On pense que toute la zone a été recouverte à une certaine époque par le glace, et lorsque le climat est devenu plus sec, les dépôts ne sont restés que dans les endroits recouverts de débris les protégeant.
 
 
 
 
 
Le site de HiRISE étant : http://hirise.lpl.arizona.edu/nea.php   à voir dans tous les cas.
 
Les images de MRO : http://mars.jpl.nasa.gov/mro/gallery/calibration/index.html
 
 
Les pages des photos brutes de la caméra HiRISE (superbes et en plus il y a des explications).
http://hiroc.lpl.arizona.edu/images/TRA/  ou   http://marsoweb.nas.nasa.gov/HiRISE/hirise_images/
 
 
 
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UNE NUIT AU PARANAL EN 3D : PAR STÉPHANE GUISARD. (09/03/2010)
 
 
Stéphane Guisard est un astrophotographe talentueux, qui collabore avec l'ESO.
 
Il faut voir son film en 3D anaglyphe d'une soirée au VLT; il est assez extraordinaire.
 
Allez aussi sur son site, appelée le ciel du Chili, vous pourrez surfer sur différents observatoires et notamment voir en zoom le centre galactique.
 
 
 
 
 
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UN SITE INTERNET À DÉCOUVRIR :.ALEXANDRE CUCCULELLI ET SON SITE D'ASTROPHOTO. (09/03/2010)
 
 
Notre ami Alexandre Cucculelli du l'association d'astronomie VEGA de Plaisir (Yvelines) vient de remodeler son site de photos astro.
 
Vous le trouverez à cette adresse : http://astrosurf.com/cucculelli/
 
 
 
Il y publie notamment ses dernières nouveautés comme cette superbe vue de M33 prise le 19 Nov 2009.
 
La galaxie du Triangle (M33 ou NGC 598) est l'un des membres du Groupe Local, dont font également parties la galaxie d'Andromède (M31), et notre Voie Lactée. Elle s'approche d'ailleurs de nous à la vitesse de 180 km/s
Elle est distante d'environ 3 millions d'années-lumière. Son diamètre est de 60 000 années-lumière, et elle compterait 40 milliards d'étoiles. Fait remarquable, M33 contient dans ses bras spiraux de nombreuses des régions HII, centres de formation d'étoiles.
 
 
APN Canon 350D Baader, lunette Sky-Watcher 80ED, 37 images de 240 sec à 800 ISO.
15 darks/flats/offsets
 
 
 
 
 
Bravo Alexandre on attend les suivantes.
 
 
 
 
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J'AI LU POUR VOUS PAR P GERARDIN : PATIENCE DANS L'AZUR DE H REEVES. (09/03/2010)
 
 
Pour notre huitième rendez-vous, j’ai réalisé un rêve, celui de vous conter l’histoire de l’univers depuis le Big Bang jusqu’à aujourd’hui grâce à un livre au succès sans précédent, "Patience dans l’azur, l’évolution cosmique" de Hubert Reeves aux éditions Points Sciences.
 
 
 
C’est une nouvelle édition, revue et mise à jour qui comme la première nous parle avec beauté et simplicité de la complexité de notre univers à l’image d’un ouvrage de poésie.
Comment cela est-il possible en astrophysique ?
 
Avec Hubert Reeves, l’exploit est réalisé car il conte le monde merveilleux du cosmos à la façon des hommes et des femmes d’un passé révolu autour de l’âtre à la veillée. C’est un "conteur d’étoiles".
En effet, l’univers a une histoire, passée, présente et future. On y parle de temps, d’espace, de forces, de hasard et d’énigmes. Somme toute, cette phrase résume presque le sommaire du livre.
 
Il serait anormal de devoir présenter Hubert Reeves mais cependant je ne dérogerai pas aux us et coutumes de cette rubrique.
 
L’auteur est né en 1932 à Montréal au Québec, docteur en astrophysique nucléaire, il enseigne la cosmologie. Il se partage entre son pays natal et la France. Il a publié des ouvrages : L’heure de s’enivrer ; Malicorne ; Dernières Nouvelles du cosmos. La première seconde ; Chroniques du ciel et de la vie ; Chroniques des atomes et des galaxies ; Des albums : Poussières d’étoiles ; Compagnons de voyage ; Des cassettes : La Place de l’homme dans l’univers ; Images d’astrophysique ; Des films : Les étoiles naissent aussi ; La Vie dans l’univers ; Un soir, une étoile ; L’Histoire de la complexité …
La liste est non exhaustive.
 
 
 
 
Dans l’introduction, Hubert Reeves nous explique les clés de lecture de son ouvrage. "Patience dans l’azur" est articulé en sections, chapitres et thèmes. Ces thèmes racontent "l’univers qui nous dépasse incommensurablement". "Il n’y a pas donc lieu de faire des manières. L’approche se fait donc souvent enfantine…mais pas infantile".
Pour notre plus grand bonheur, car elle est plus fructueuse dans sa compréhension.
En effet, nous nous posons nombre de questions et j’en retiendrai une centrale dans cette introduction.
"Quelles merveilles inouïes prépare en chacun de nous la gestation cosmique ?
L’homme est né du primate. Qui naîtra de l’homme ?
 
 
Pour nous aider à trouver les réponses, l’auteur commence par le commencement, c’est-à-dire l’architecture de l’univers, son expansion et son futur, puis les phases successives, cosmique, stellaire, interstellaire et planétaire en détaillant l’évolution biologique, la vie hors de la Terre et l’avenir de notre planète. Enfin, il nous conte le temps cosmique, les énergies, les forces et l’ailleurs puis le hasard. L’ensemble est agrémenté de plusieurs énigmes, d’appendices et notes.
 
Pour comprendre l’architecture de notre univers et son histoire, Hubert Reeves nous invite à nous allonger sous la voûte étoilée.
La Voie lactée (du grec galactos, "lait") s’offre à nos yeux en milliards d’étoiles dont la plupart ne se distingue pas à l’œil nu comme les feuilles des arbres dans la forêt lointaine. Notre étoile, le Soleil, et son cortège de planètes tournent autour du centre galactique en 200 millions d’années. De même, la Voie lactée s’intègre à un amas de galaxies, une vingtaine dans un rayon de cinq millions d’années-lumière, l’Amas local faisant partie du super-amas de la Vierge.
Tout tourne autour d’un centre qui, pour notre super-amas, se nomme Messier 87. De l’atome au super-amas, l’univers est donc hiérarchisé.
 
 
 
L’astronome américain Hubble, en 1924, publiait des résultats étonnants sur l’expansion de l’univers. En effet, grâce à l’effet Doppler où la fréquence de la lumière émise par un objet est plus bleue s’il s’approche et plus rouge s’il s’éloigne, nous pouvons confirmer l’expansion de notre univers.
En s’appuyant sur la théorie de la relativité généralisée d’Einstein, on parle même de l’explosion initiale ou, en américain, du big bang.
 
Mais cet univers est-il infini ? On peut supposer que oui. Cependant, il est limité par "un horizon universel" car la lumière se déplace à une certaine vitesse depuis le big bang et on ne voit plus rien au-delà de quinze milliards d’années-lumière.
Ce qui est, approximativement, l’âge de l’univers. Il se détermine grâce aux mouvements des galaxies car leurs vitesses sont proportionnelles à leurs distances, mais aussi grâce à l’âge des étoiles qui, si elles sont massives brûlent rapidement leur énergie et inversement, si elles sont petites comme notre Soleil (4,6 milliards d’années)
Enfin, les atomes par leur instabilité permettent également de mesurer l’âge de la matière. L’exemple du carbone 14 est très connu mais aussi les isotopes d’uranium –235 et –238, leur abondance servant de sablier cosmique.
 
Quant à la lumière, née du big bang, devenue très froide, elle n’est plus qu’une pâle lueur chétive et sa température diminue inexorablement. Les atomes d’hélium et ceux d’hydrogène lourd sont les plus vieux du monde et sont les cendres du grand brasier originel dont la température se mesura en milliards de degrés. La matière détona comme une bombe H. La théorie prévoit que dans cette soupe composée de protons et de neutrons qui deviendront des atomes d’hydrogène, on trouve maintenant 10 % de noyaux d’hélium qui deviendront des atomes d’hélium, pour 90% d’hydrogène. Ce qu’on observe aujourd’hui dans l’univers et qui va dans le sens de la théorie de l’expansion.
"Aux premières secondes de l’univers, les populations de matière et d’antimatière sont égales et coexistent dans la grande purée originelle". C‘est à cet instant que l’univers aurait "choisi" de devenir matière plutôt qu’antimatière.
 
A la question de savoir ce qu’il y avait avant, nous ne pouvons rien affirmer. Dans ce grand brasier initial, les structures sont démantelées. C’est le "temps zéro" et la cosmologie n’en parle pas comme d’un "début" ou de la "création" de l’univers. En effet, parler de début signifie qu’il n’y avait rien avant et comment peut-on imaginer un commencement à partir de rien.
La question n’a alors peut-être simplement pas de sens.
 
Enfin, pour terminer cette première section sur l’histoire de l’univers, Hubert Reeves s’efforce de prédire notre futur. La vitesse de libération de l’univers est liée à la force d’attraction, si elle est puissante, les galaxies cesseront de s’éloigner et amorceront une vaste contraction universelle (univers fermé) Si l’inverse se produit, l’expansion se poursuivra indéfiniment (univers ouvert)
De nombreux scientifiques penchent pour un univers infini et Hubert Reeves l’explique avec force détails dans cette partie du livre.
 
Cependant, les atomes ont une durée de vie mesurable, certes très longue. Alors quand il n’en restera plus, donc plus de structures solides, ils redeviendront lumière et neutrinos.
 
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Dans la deuxième section de son ouvrage, Hubert Reeves aborde les quatre grandes phases de la gestation de la nature : l’univers explosif, le cœur ardent des étoiles, l’espace glacé entre les astres et enfin la tiédeur de l’océan primitif.
 
A vrai dire, nous savons peu de choses sur les événements qui se sont passés avant la première seconde. Dans la chaleur immense qui régnait, l’univers se trouvait dans un état de sommeil où les quarks semblaient jouer un rôle prépondérant. A la première seconde, l’univers est composé de cinq populations de particules élémentaires : protons, neutrons, électrons, photons et neutrinos.
Les collisions y sont fréquentes et la température est d’environ un milliard de degrés.
Les combinaisons nucléaires auront duré quelques minutes et il faudra un million d’années et la baisse de la température à quelques millions de degrés avant que ne commence le règne de l’électromagnétisme. Puis les électrons libres disparaissent et laissent enfin la place à un univers transparent, la lumière le parcourt sans entrave.
 
Dans la phase stellaire, galaxies et étoiles se forment dans l’océan de chaleur et des masses de matières vont se condenser sous l’effet de la gravitation. Dans ces "univers-îles" naissent les étoiles. Certaines galaxies évoluées se reconnaissent à leur faible nombre d’étoiles jeunes. Notre Voie lactée, galaxie spirale, verra encore longtemps se succéder de nombreuses générations d’étoiles.
 
A l’appel de sa propre gravité, la matière d’une étoile se contracte et se réchauffe pour atteindre plus de dix millions de degrés. L’étoile va revivre l’épisode de nucléosynthèse des quelques secondes après le début de l’univers puis se stabiliser en brûlant du carburant nucléaire.
C’est l’état de notre Soleil, petite étoile qui brûlera encore pendant plus de 5 milliards d’années.
Pour Sirius, étoile massive, cette durée de vie ne dépassera guère 100 millions d’années.
Avant que l’étoile n’explose, elle passe par différentes phases où sa température augmente considérablement. Puis à cause des neutrinos, l’évolution nucléaire s’emballe. Approchant les 5 milliards de degrés, l’étoile se contracte puis s’effondre et explose en "supernova".
 
CrabNebulaHubble.jpgLa nébuleuse du Crabe est le reste d’une étoile qui explosa le matin du 4 juillet 1054.
Des atomes de carbone et d’oxygène, que l’explosion a engendrés, viendront de nouvelles moissons d’étoiles. La partie centrale de l’étoile se replie sur elle-même et devient une étoile à neutrons très dense. On les appelle aussi "pulsars" car certaines tournent à près de mille tours à la seconde.
 
Quant à notre Soleil, après avoir été une géante rouge projetant un formidable vent vers Mercure, Vénus, la Terre et sans doute Mars qui se vaporiseront lentement, elle continuera à brûler de façon moins violente pour devenir une naine blanche puis une "naine noire", cadavre stellaire sans rayonnement et sans vie. 
 
 
Puis commence la phase interstellaire où l’espace est peuplé de poussières nées des premières explosions d’étoiles et qui formeront, grâce à l’hydrogène, les planètes. Les rayons cosmiques constitués de particules ultrarapides sillonnent l’espace. Les collisions de ces noyaux atomiques formeront de nouveaux atomes plus complexes. Ce foisonnement moléculaire de l’espace va s’organiser et se complexifier, puis grâce en particulier aux atomes de carbone, aboutir à la naissance de la vie.
 
Dans la phase planétaire qui suit vont se former des milieux denses et protecteurs autour d’étoiles génératrices d’énergie. Les poussières s’agglutinent, se combinent et certains objets voient leur masse s’accroître. La chaleur provoquée par l’avalanche météoritique et la radioactivité des atomes joue un rôle dominant. La Terre, planète vivante, abrite la vie à l’inverse de la Lune, petit corps qui s’est refroidi en quelque 300 millions d’années. L’atmosphère se crée alors sous l’effet du dégazage de la croûte terrestre. L’eau s’y condense et grâce peut-être aussi aux comètes, il pleut tous les océans. Le rayonnement ultraviolet du proche Soleil, le puissant effet ionisant des éclairs, la densité énorme des molécules dans l’atmosphère et dans les eaux aboutissent à une vaste entreprise photochimique. On a d’ailleurs réussi à reproduire des conditions semblables en laboratoire. La couche nuageuse s’amincit et la Terre vue de l’espace est brune. Dans cette soupe océanique primitive, les molécules "s’accrochent" les unes aux autres et des phénomènes de catalyse se produisent en grand nombre, on assiste déjà aux grandes fonctions de la vie, croissance, reproduction et alimentation.
Apparaît alors une molécule spéciale, rudimentaire ancêtre de la chlorophylle, préfigurant la photosynthèse et résolvant ainsi la première crise de l’énergie !
 
Dans la phase de l’évolution biologique, Hubert Reeves nous explique toute la machinerie de la cellule où nous découvrons qu’elle exerce déjà l’ensemble des fonctions de la vie. Un jour des cellules simples se seraient associées pour former les cellules complexes des êtres vivants.
Bactéries et algues bleues apparaissent, suivies par des organismes pluricellulaires comme les méduses puis les coquillages et crustacés divers et enfin les poissons.
Les végétaux aquatiques produisent de l’ozone qui protège notre planète et permet à la vie de sortir de l’eau, il y a 350 millions d’années. Les plantes absorbant du gaz carbonique ont rejeté de l’oxygène dans l’atmosphère terrestre, fait unique dans le système solaire.
Reptiles et oiseaux suivent puis les grands mammifères laissent la place aux petits mammifères. De la descendance d’une espèce de petite musaraigne sortent les lignées de singes puis les premiers hominiens et les premiers hommes.
 
La vie est bien installée sur notre planète, mais l’est-elle en dehors de notre Terre ?
L’état des explorations actuelles permet d’être sûr de l’inexistence d’une vie intelligente dans le reste de notre système solaire. Mais tout est possible dans le domaine de la vie microbienne car les études de météorites révèlent la présence de goudron, de pétrole et même d’acides aminés. Par exemple, deux sortes de molécules de sucre cohabitent sur des météorites alors qu’une sorte seulement existe sur la Terre.
Et que dire de la vie dans le reste de l’univers ?
Le nombre de planètes habitées pourrait être d’un million dans notre galaxie mais jusqu’à présent aucune onde radio ne nous est parvenue et faut-il croire à certaines visites d’OVNI ?
Tournons-nous maintenant vers notre avenir. Dans l’ordre normal des choses, notre Soleil va commencer sa lente disparition dans environ 5 milliards d’années. Son volume atteindra l’orbite de la Terre, sa couleur virera à l’orange puis au rouge. Notre planète entière connaîtra d’abord un climat amazonien, puis l’atmosphère s’évaporera, la végétation flambera spontanément et la pierre entrera en fusion. La matière rejoindra l’ouragan du vent solaire formant ainsi une nébuleuse planétaire.
 
Hubert Reeves propose de sauver l’humanité en déplaçant l’orbite terrestre au-delà de Saturne, en colonisant des satellites de Jupiter ou en ranimant le Soleil par l’envoi de bombes atomiques ou d’un puissant faisceau laser.
Après nous avoir expliqué que la mort des étoiles engendre la vie et la naissance d’autres étoiles, dans la constellation d’Orion par exemple, Hubert Reeves aborde les forces qui régissent l’univers. Comparant l’agencement des cellules, des molécules et des atomes aux notes de musique sur une portée, il démontre la hiérarchisation de cet agencement par l’existence des forces. Aux premiers instants de l’univers, celui-ci savait-il déjà ce qu’il allait devenir, cela était-il prévu dans quelque Grand Livre ?
Une chose est certaine, si la matière cherchait constamment à atteindre les états de plus grande stabilité, l’univers serait composé uniquement de noyaux de fer et nous n’existerions pas. L’expansion est trop rapide.
 
L’itinéraire à suivre n’est donc pas écrit. La matière s’adapte à l’image de la vie sur notre terre. Mais pas n’importe où, l’inhospitalité de la Lune, de Mercure, de Vénus et même de Mars le prouve. Le hasard est bridé. Mais quelle complexité gouverne notre univers ! En effet, le degré d’organisation d’une petite violette des bois est bien plus complexe comparée à une étoile géante. Quant à nous, êtres les plus organisés, les plus performants, quels projets en gestation mûrissent en nous ? De quoi sommes nous le germe ? A tout instant, nous pouvons nous autodétruire comme peut-être des milliers de civilisations extraterrestres avant nous. C’est probablement pourquoi l’espace est si silencieux.
"L’espoir de survie passe d’abord par une prise de conscience à l’échelle mondiale de l’extrême gravité de la situation présente".
 
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Dans la troisième section de son ouvrage, Hubert Reeves nous entraîne dans les "coulisses" de l’évolution cosmique. Nous y découvrirons le temps cosmique, les énergies et les forces, le hasard et enfin trois énigmes.
 
Commençons par le temps qu’il ne faut surtout pas considérer comme indépendant. Il est intimement lié à l’espace. "Il n’existe ni espace absolu, ni temps absolu, mais un complexe espace-temps dont la perception dépend de la vitesse de l’observateur". La théorie vérifiée du voyage des jumeaux de Langevin est édifiante (Paul Langevin –1872/1946- physicien français qui a popularisé les théories de la relativité) : Un frère part pour un voyage à la vitesse de la lumière vers Sirius, tandis que l’autre reste sur Terre. A son retour, ses arrière-arrière-petits-enfants l’accueillent cent ans après alors qu’à son horloge de bord trois mois se sont écoulés.
"Le champ de gravité que la matière engendre retarde le cours du temps de celui qui s’y trouve par rapport à celui qui ne s’y trouve pas". Le temps s’écoule plus lentement à la surface du Soleil qu’à la surface de la Terre. La différence est minime, mais mesurable et mesurée.
 
Parlons maintenant des énergies et des forces en considérant qu’aucun système ne peut se former sans émettre de l’énergie et qu’aucune énergie ne peut-être émise s’il n’existe pas un "ailleurs" pour la recevoir. Étudions ensemble l’expérience suivante : Pesons un proton et un électron séparément et additionnons leurs masses. Si nous mettons l’électron en orbite autour du proton, nous obtenons un atome d’hydrogène qui est plus léger que la somme de ses constituants. La différence de masse est émise sous forme d’énergie (un photon ultraviolet) C’est l’énergie de masse. Où est donc l"ailleurs" ? Il se trouve dans l’expansion qui permet à la grande majorité des rayonnements de n’être plus absorbés. C’est la condition indispensable de l’organisation et pour décrire l’agencement de la matière, l’auteur explique les notions d’information et d’entropie. L’information est contenue dans la matière organisée et l’entropie caractérise son degré de désordre quand cette matière se transforme.
 
Nous terminons enfin par le hasard ou devrait-on dire les hasards qui forment la trame sur laquelle s’élabore la tapisserie de la complexité. A chaque phénomène nous cherchons à identifier une cause pour trouver une certaine "détermination" des choses. Au fil du temps, le hasard sera-t-il un jour éliminé ? Hubert Reeves nous décrit les hasards et nous dévoile la vie privée des atomes, cette physique des atomes que nous appelons "mécanique quantique". Pour expliquer ce qui se passe aujourd’hui, il est nécessaire de remonter aux origines de l’univers. Pour comprendre un fait ou un événement, il faut connaître les lois physiques et les cadres dans lesquels elles se situent. C’est dans cette trame que s’insère le hasard.
 
Enfin, voici les trois énigmes promises.
D’abord le pendule de Foucault et le principe de Mach (le physicien allemand des vitesses supersoniques) : Ce pendule ordinaire dans la grande salle du Panthéon tourne autour de l’axe vertical dans le plan d’oscillation. L’explication du phénomène remonte aux origines de l’univers présent tout entier dans ce pendule et qui l’oriente.
La seconde énigme est celle déterminée par nos observations tendant à prouver que les lois de la physique sont les mêmes partout. En effet, des objets éloignés de plusieurs milliards d’années lumières obéissent aux mêmes lois sans que leur matière ait jamais eu de communication dans le passé. On se demande comment le "mot d’ordre" a pu se transmettre. On entre dans le domaine de la "métaphysique".
La troisième et dernière énigme concernent les atomes qui, mêmes séparés, gardent le contact. La conclusion d’expériences en laboratoire et la mécanique quantique se contredisent sur le comportement des particules après leur désintégration. Selon la mécanique quantique les particules restent en contact permanent quelle que soit leur distance. L’uniformité des lois de la physique relèverait de cette propriété de la matière. L’univers resterait toujours et partout "présent" à lui-même.
 
Ainsi s’achève le troisième section de "Patience dans l’azur".   
 
 
**
 
L’ouvrage se poursuit par des appendices très complets sur des sujets aussi divers qu’enrichissants :
La lumière
Les neutrinos
L’inventaire des éléments
Les évolutions nucléaire et stellaire illustrées
Les trous noirs
Le second et l’ultime horizon
Puis des notes, quelques chiffres à retenir et bien sûr une bibliographie.
Enfin, il faut noter la présence tout au long du livre de nombreuses photographies dont certaines sont reproduites dans cet article et de schémas illustrant les propos.
 
 
***
 
 
Cet ouvrage de référence, je n’hésite pas à le redire, a eu un succès sans précédent. J’en témoigne de nouveau à travers cet article.
Les critiques sont unanimes pour conseiller ce livre de science à tous les professeurs des écoles.
Hubert Reeves a le don d’expliquer le cosmos comme on conte un recueil de poésies. Pendant ma lecture répartie sur plusieurs mois, j’avais l’impression de regarder sans cesse un écran panoramique tendu dans l’espace en trois dimensions avec les yeux émerveillés d’un enfant découvrant la Nature. J’ai enfin compris notre Univers avec des mots simples, des exemples concrets, sans formule ni phrase alambiquées.
Plus que notre berceau, la planète Terre, c’est notre civilisation qu’il faut sauver. Notre survie dépend du nombre suffisant de personnes qui auront manifesté leur opposition inconditionnelle aux agissements irresponsables de quelques groupes cupides et fanatiques. Ils devraient être jugés pour l’éternité de crimes contre l’humanité.
Si un seul message pouvait être retenu de cet œuvre littéraire, c’est celui-ci.
La seule difficulté a été de résumer au mieux ce récit qui constitue lui-même le résumé d’une immense encyclopédie sur le cosmos. Je n’ai donc pas tout reproduit et c’est mieux ainsi car il ne vous reste plus qu’à vous plonger dans ces pages où vous apprendrez en même temps à savoir et à aimer.
 
 
Bonne lecture à toutes et à tous et à bientôt…
Pour notre prochain rendez-vous, je vous demande de réserver dès à présent vos billets pour des"Voyages dans le futur. L’aventure cosmique de l’humanité" de Nicolas Prantzos, préfacé par Hubert Reeves, aux éditions Le Pommier.
Nous voyagerons avec la machine à explorer le temps cosmique pour réfléchir sur le futur de l’homme.
 
 
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LIVRE CONSEILLÉ.:.L'IMPOSTURE CLIMATIQUE PAR CLAUDE ALLÈGRE CHEZ PLON. (09/03/2010)
 
 
 
Ah! Que d'encre il va faire couler ce livre!
 
Claude Allègre jette un pavé dans la marre climatologique, et cela fait des vagues.
 
Comme vous le savez, moi aussi je ne suis pas toujours climatologiquement correct et j'apprécie les thèses de C Allègre, même si il y va un peu fort des fois.
 
Son livre est répartie en plusieurs chapitres qui sont :
·         La triple imposture
·         Observations
·         Modèles
·         Les résistants
·         La construction du mythe
·         Comment une telle imposture a-t-elle été possible?
·         Pour une vraie écologie
 
 
 
 
C'est peu dire que le GIEC (Groupement Intergouvernemental d'Étude du Climat, en anglais IPCC Intergovernmental Panel on Climate Change) en prend plein la figure avec sa philosophie de consensus et "d'intolérance des tenants de la vérité officielle" à tous les niveaux au lieu de permettre les opinions de tous bords.
Les récentes informations sur le "climatgate" semblent étayer ses dires.
 
Il ne renie pas le changement climatique mais il n'est pas sûr qu'il soit dû en grande partie à l'Homme; le rôle du Soleil et des nuages (le principal effet de serre est dû à l'eau) devant être à son avis mieux étudié.
Il n'est pas si facile que cela de voir ce qui détermine la température de l'atmosphère.
De même il est contre l'augmentation du CO2, qui acidifie les océans.
En fait son maître mot : il faudra comme depuis des millénaires que l'Homme s'adapte.
 
Un fait est certain, il n'est pas facile non plus de déterminer la température "moyenne" de notre globe composés de régions tellement différentes.
 
Il reproche à certains (Hulot, Jouzel) de vouloir à tout prix faire peur au citoyen avec leurs prédictions apocalyptiques permanentes au lieu de décrire des faits scientifiques et à d'autres (Gore) d'être un menteur (son film en Angleterre est précédé d'un avertissement : "ce film contient 9 erreurs scientifiques").
En fait, il est aussi contre beaucoup d'écologistes qui ne pensent d'après lui qu'à "taxer, interdire, punir" et d'être contre le progrès et pour la décroissance (une "rétro-société anti-progrès" comme il dit).
 
Bien entendu, la taxe carbone ne sert à rien, sinon à pénaliser les industries françaises (si on est les seules à l'utiliser), car la France est ridiculement faible dans les émissions par rapport aux géants que sont Russie, États Unis, Chine et Inde.
Vous connaissez aussi ma position, elle est identique, si la France revenait d'un coup de baguette magique à l'age de pierre (ce que souhaitent certains) cela ne changerait strictement rien au CO2 sur la planète, étant donné que nous ne faisons pas partie des acteurs principaux en ce qui concerne ces émissions.
 
Bref un livre qui ne laisse pas indifférent et à lire pour vous faire votre propre opinion.
 
Voici ce qu'en dit l'éditeur :
 
Selon des prédictions alarmistes, l’homme serait responsable du dérèglement climatique, par suite de son développement anarchique qui saccagerait, polluerait la Nature et provoquerait un catastrophique réchauffement. Il faudrait donc arrêter la croissance, mettre fin à notre système de société fondée sur la libre entreprise et la liberté individuelle et revenir au « bon vieux temps » (qui d'ailleurs n’était pas bon !) à une société frugale, bien contrôlée par ceux qui pensent pour vous ! Seul le sauvage aurait compris la logique de la vie humaine sur la Planète car la Nature le domine et il la respecte ! La Nature avant l’Homme. Voilà l’avenir. A quand le retour des druides ? Il faut revenir sur Terre !
Scientifiquement, la prévision du climat à l’échelle du siècle est aujourd’hui illusoire faute de connaître suffisamment bien le complexe système climatique. Ce doute n’implique pas pour autant que nous pensons que l’augmentation du CO2 de l’atmosphère soit sans danger.
Mais ce qui est sans doute le plus nocif dans cette affaire du « réchauffement climatique » c’est que l’on occulte les autres problèmes écologiques. On ne réagit que par des interdictions et des taxations et non des solutions.
Nous ne sommes en rien des partisans du « business as usual » qui nieraient l’urgence écologique. Mais nous pensons que tous les problèmes qui se posent à la Planète - démographie (cause première), manque d’eau, énergie, épuisement des ressources minières, traitement des déchets, pollutions y compris le CO2, perte de la biodiversité, pollution des océans - peuvent être résolus par l’innovation et que les nouvelles techniques doivent être les leviers d’une croissance permettant la réduction des inégalités et l’établissement d’un meilleur équilibre Homme-Nature. C’est un message d’amour et de confiance dans l’Homme et sa capacité à s’adapter aux changements.
 
 
 
Prix : 19,90 €  Nombre de pages : 300   ISBN : 2-259-20985-8
 
Nombreuses réactions à ce livre dont :
 
Commentaire de JL Fellous dans le journal Le Monde.
 
Par Nature et Culture.
 
Brice Lalonde répond à C Allègre dans Le Point.
 
Le Cent Fautes de C Allègre du journal Le Monde.
 
Apologie de C allègre dans Les Échos.
 
Allègre sonne la charge dans Le Point.
 
La charge de C Allègre contre la climatologiquement correct dans Valeurs Actuelles.
 
 
 
 
 
 
 
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LIVRE CONSEILLÉ :.LA GÉOLOGIE PAR C ALLÈGRE ET R DARS CHEZ BELIN. (09/03/2010)
 
Moins controversé que le précédent livre de C Allègre dont a parlé plus haut; voici un ouvrage technique et complet sur la géologie; car il ne faut pas oublier que Claude Allègre est avant tout un grand scientifique.
 
Livre sous titré : Passé, présent et avenir de la Terre.
 
Livre passionnant et très richement illustré comme toujours avec cette collection "Pour la Science" de Belin.
 
Tous les aspects sont couverts, on comprend enfin comment fonctionne la machine Terre.
 
Sommaire de l'ouvrage :
·        Le monde de la géologie
·        Matériaux et structures
·        Le temps des géologues
·        Les grandes questions de la géologie
·        La géologie économique
 
 
 
 
 
 
Présentation de l'éditeur :
 
Au cours des 50 dernières années, les sciences de la Terre ont changé de visage: la révolution de la Tectonique des plaques, les progrès de la géologie isotopique et de l’imagerie sismique, les avancées en analyse chimique, les techniques satellitaires de visualisation, ont bouleversé nos connaissances et nos perspectives.

Cette nouvelle compréhension du système Terre nous fait pénétrer dans un grand domaine de la science moderne qui autorise des espoirs raisonnables, notamment:
• une meilleure compréhension de l’évolution biologique,
• une exploitation mieux raisonnée des ressources terrestres en eau, en pétrole, en minerais,
• une perception améliorée des périls volcaniques, sismiques, climatiques.
Dans tous ces domaines, la contribution du géologue est devenue indispensable.
 
 
Bref un livre à avoir dans votre bibliothèque.
 
ISBN13 : 978-2-84245-102-8   prix : 35,00€
 
 
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LIVRE CONSEILLÉ :.LA PERRUQUE DE NEWTON PAR JEAN-PIERRE LUMINET CHEZ LATTES (09/03/2010)
 
 
 
Voici le dernier opus (tome 4) de la série Les bâtisseurs du ciel de notre ami et célèbre astrophysicien Jean Pierre Luminet.
 
Il est consacré cette fois au génie qu'était Isaac Newton.
 
 
Quatrième de couverture :
 
Que se cache-t-il sous la haute et lourde perruque d'Isaac Newton, professeur de mathématiques au Collège de la Trinité à Cambridge et membre éminent de la célèbre Royal Society of London ?
 
Un cerveau d'exception, bien sûr, qui, dans la lignée des Copernic, Kepler, Galilée et Descartes, ces autres bâtisseurs du ciel, a dévoilé les lois de la gravitation universelle, la réfraction de la lumière et le calcul infinitésimal, et a publié le plus grand livre scientifique de l'Histoire.
 
 
 
 
Mais aussi un crâne dégarni, tant par les vapeurs de soufre et de mercure de ses expériences alchimiques que par les nuits d'insomnie passées à relire les Écritures, pour restaurer la religion naturelle et calculer la date de l'Apocalypse.
Le fondateur de la science moderne et rationnelle a, en effet, passé plus de temps à mener des expériences alchimiques, à étudier la théologie et la chronologie des religions anciennes qu'à pratiquer les sciences naturelles.
 
La Perruque de Newton dresse le portrait stupéfiant d'un homme extraordinairement complexe qui, après une enfance solitaire et sacrifiée, est devenu ombrageux, colérique, vindicatif (de grands savants comme Hooke et Leibniz, qui ont osé contester la paternité de certaines de ses découvertes, l'ont appris à leurs dépens), paranoïaque, profondément obsessif - et notamment obsédé par Dieu.
 
Cette figure de la raison, acclamée par les Lumières, s'est avérée également alchimiste acharné, féru de recherches ésotériques, directeur impitoyable de la Monnaie qui fera pendre les faux-monnayeurs, président tyrannique de la Royal Society, enterré comme un roi après une longue vie de 85 ans où il n'aura jamais connu de femme.
 
La face cachée d'un exceptionnel génie scientifique.
 
 
Les bâtisseurs du ciel, tome 4
JC Lattès, Paris
360 pages, 20 euros.
 
Les ouvrages précédents de cette série que nous avons évoqués dans ces colonnes :
 
Le secret de Copernic
 
La discorde céleste : Kepler vs Tycho
 
L'œil de Galilée
 
 
 
 
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LES MAGAZINES CONSEILLÉS.:.LA LUMIÈRE QUANTIQUE DOSSIER SPÉCIAL LA RECHERCHE. (09/03/2010)
 
 
Depuis sa mise au point il y a 50 ans, le laser a envahi notre quotidien. Sans lui, plus de réseaux de fibre optique pour le téléphone et Internet ; plus de lecteurs de code barre dans les supermarchés ; plus de chirurgie précise de l'œil. Et cette révolution technologique est loin d'être terminée.
 
Édito
En mai 1960, face au premier laser, quel est donc le physicien qui l'a qualifié de "solution en attente d'un problème" ? L'histoire n'a pas retenu son nom, car l'attente, elle, n'a pas duré. Très vite, ces sources de lumière directionnelles et de couleur définie ont permis aux physiciens d'explorer la structure de la matière dans des conditions jusque-là inaccessibles, de mettre en évidence des effets optiques inédits, de manipuler des atomes et des molécules...
 
Dans la foulée, les lasers ont envahi notre vie quotidienne : lecteurs de disques, réseaux téléphoniques, contrôles de vitesse sur les routes, etc. La révolution apportée par le laser ne fait pourtant que commencer. Existe-t-il une durée minimale pour les impulsions lumineuses, que l'on sait déjà raccourcir à quelques milliardièmes de milliardième de seconde? Remplacera-t-on nombre de réactifs chimiques par de la lumière? Des faisceaux lumineux traversant le ciel serviront-ils de paratonnerre? La liste des problèmes, fondamentaux et pratiques, que résoudront les lasers n'est pas close.
 
 
 
 
 
Sommaire
 
Entretien avec Claude Cohen-Tannoudji (mon professeur de Mécanique Quantique à Jussieu en 1968, j'en suis fier!)
"Le laser a révolutionné l'optique"
Dates clés
1Les grandes étapes de la recherche
Histoire
Un siècle de controverse par Jan Lacki
Photons
Une incroyable illusion de réalité par Anton Zeilinger et Markus Aspelmeyer
Particules
Le photon passera-t-il à l'axion ? par Cécile Robillard
Paradoxe
La transmission dépasse les bornes par Thomas Ebbesen
Métamatériaux
Une optique classique sens dessus dessous par Sébastien Guenneau et Boris Gralak
Entretien avec Luc Thévenaz
"Nous ralentissons la lumière dans une fibre optique"
Fondements
Le laser en 9 questions par Cécile Michaut et Christian Chardonnet
Accélérateur
Un faisceau de rêve à porte de plasma par Victor Malka, Jérôme Faure et Érik Lefebvre
Chimie
Comment le laser transforme les molécules par Gabriel Turinici
 
A QUOI CA SERT, UN LASER ?
par Ève Eleinein
Une règle géante et précise
Un superparatonnerre
Un canon lumineux
Une chirurgie à l'oeil
Des disques très compacts
 
Temps
Des flashs toujours plus courts par Pascal Salières, Thierry Ruchon et Bertrand Carré
Fusion
Les plus gros lasers du monde par Cécile Michaut
Entretien avec Jean-Michel Ortega
"Les rayons X deviennent cohérents"
Ondes
Des concurrents pour les diodes laser par Emmanuel Rosencher
Portfolio
Lumière sur la Sainte-Chapelle par Philippe Colomban
Document
Traité de la lumière par Chistiaan Huygens
 
Prix : 6,80€
 
 
 
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LES MAGAZINES CONSEILLÉS :.L'ASTRONOMIE DE MARS EST PARU. (09/03/2010)
 
 
 
Numéro particulièrement intéressant avec en points forts, un article de Nicolas Prantzos de l'IAP sur la fin cataclysmique des étoiles massives et un autre de Philippe Coué (que nous allons accueillir en conférence à la SAF le 17 Mars sur le même sujet) sur la conquête de la Lune sans les Américains après les dernières déclarations d'Obama.
 
À lire aussi en plus des actualités :
·        l'histoire du succès d'Ariane.
·        Construire un télescope
·        Étoiles grandeur et magnitude
·        Les 8 ans d'Envisat en orbite
·        L'observatoire de Juvisy
·        Les dernières nouvelles de Saturne
·        Etc…
 
 
 
5,90€ chez tous les marchands de journaux.
 
 
 
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Bonne Lecture à tous.
 
 
 
C'est tout pour aujourd'hui!!
 
Bon ciel à tous!
 
JEAN PIERRE MARTIN
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