LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:
Mise à jour : 1er Juin 2013       
 
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ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :
Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires
Sommaire de ce numéro :    
Météorites, pierres de vie, pierres de mort : CR de la conférence SAF de M Gounelle du 15 Mai 2013. (01/06/2013)
Corot : Découverte d’une étoile jumelle du Soleil. (01/06/2013)
L’exploration du système solaire : Une carte des missions actuelles. (01/06/2013)
Curiosity :.C’est parti pour un deuxième trou ! (01/06/2013)
Curiosity : Des informations sur le voyage vers Mars. (01/06/2013)
Itokawa : On comprend mieux sa formation. (01/06/2013)
Astéroïde : 1998 QE2 est passé pas loin de la Terre le 31 Mai 2013. (01/06/2013)
Comète ISON : On commence à avoir des détails. (01/06/2013)
Le redshift : Un tableau de correspondance utile. (01/06/2013)
ALMA :.Naissance de planètes géantes en direct! (01/06/2013)
Fermi/GLAST : Le bruit de fond extra galactique (EBL) (01/06/2013)
Cassini-Titan :.À la recherche de vagues sur les lacs de Titan. (01/06/2013)
Cassini-Saturne :.Dioné aurait été active dans le passé. (01/06/2013)
Mars Express :. 10 ans dans l’espace ! (01/06/2013)
Photos d'amateurs :.Stonehenge, une cible pour les amateurs ! (01/06/2013)
Livre conseillé :.Le boson et le chapeau mexicain par GCT et M Spiro chez Folio. (01/06/2013)
Livre conseillé :.Higgs, le boson manquant par S Carroll chez Belin. (01/06/2013)
Les magazines conseillés :.. Pour la Science de Juin ; au cœur des quarks. (01/06/2013)
 
 
 
 
COROT : DÉCOUVERTE D’UNE ÉTOILE JUMELLE DU SOLEIL. (01/06/2013)
 
 
Le satellite français chasseur d’exoplanètes est en panne depuis Novembre 2012, et les techniciens du CNES n’arrivent pas à le faire redémarrer, il est probablement définitivement mort.
 
 
Mais avant cet incident, il a permis la découverte grâce à une équipe de scientifiques brésiliens de l’Université fédérale du Rio Grande do Norte, d’une nouvelle étoile (Corot ne s’intéressait pas uniquement aux exoplanètes, mais aussi aux étoiles) qui aurait des caractéristiques proches de celles du Soleil. Elle a d’ailleurs été baptisée CoRot Sol 1.
 
 
Mais cette nouvelle étoile semble briller beaucoup moins que le Soleil, sa luminosité serait 200 fois plus faible  et sa rotation  29 jours similaire à celle du Soleil.
 
De plus elle serait aussi un peu plus âgée (6,7 Ga), donc deux milliards d’années de plus, ce qui présente une intérêt : voir comment pourrait se comporter notre Soleil dans le futur.
 
 
Illustration : l’étoile Corot Sol 1 comparée à l’évolution de notre Soleil en milliards d’années.
Crédit: do Nascimento et al
 
Cette découverte est aussi due aux astronomes du télescope japonais Subaru, avec leur télescope de 8,2m.
 
 
 
 
Ce sont les spectres mesurés par Subaru qui ont permis de compléter les caractéristiques de cette étoile, sa composition est similaire à celle du Soleil.
 
 
Spectre de Corot Sol 1 vu par le spectro HDS de Subaru  comparé à celui du Soleil. Le spectre du Soleil est représenté par des petits cercles, tandis que celui de la nouvelle étoile est représenté par la courbe continue rouge. La différence entre les deux spectres est la courbe située dans la partie inférieure du diagramme. Étonnant n’est ce pas ? Crédit: do Nascimento et al
Le Lithium serait moins abondant dans Corot Sol 1 , ce serait normal, car Li diminue avec l’âge de l’étoile.
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
The future of the sun: an evolved solar twin revealed by COROT, article technique correspondant publié.
 
 
 
 
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L’EXPLORATION DU SYSTÈME SOLAIRE : UNE CARTE DES MISSIONS ACTUELLES. (01/06/2013)
 
 
Nos amis de la Planetary Society (notamment Olaf Frohn) ont eu l’excellente idée de représenter sur une carte du système solaire, les missions spatiales en cours.
 
clic sur l’image pour la haute resolution © Planetary Society Olaf Frohn.
 
 
 
 
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CURIOSITY : C’EST PARTI POUR UN DEUXIÈME TROU ! (01/06/2013)
Photos : NASA/JPL/Caltech
 
Mars ayant quitté la zone de conjonction où elle était invisible de la Terre, Curiosity peut reprendre son travail.
 
Un deuxième trou vient d’être foré le 20 Mai 2013 à quelques mètres du premier à l’endroit appelé Cumberland.
 
 
On peut voir sur la photo ci-contre, une animation gif montrant la zone avant et après le forage.
 
 
La poudre grise similaire à celle de John Klein va être analysée par Chemin et SAM.
 
 
Voici une vue haute résolution du forage effectué.
 
 
On fore à cet endroit pour confirmer ce que l’on a trouvé à John Klein.
 
 
 
 
 
 
 
Voici un beau panorama de l’emplacement Cumberland monté par Ken Kremer que nous connaissons bien.
 
Mosaïque d’images des 14 et 19 Mai 2013 prises par la navcam. Crédit: NASA/JPL-Caltech/Ken Kremer/Marco Di Lorenzo
 
 
 
De plus pendant cette période “calme” pour Curiosity, les scientifiques de la mission nous donnent au compte gouttes des informations sur les analyses précédentes, comme celles concernant cet ancien lit de rivière étudié au début de la mission.
 
 
 
Ces roches sont les premières découvertes sur Mars qui contiennent des graviers, nous en avions parlé à l’époque.
 
De la taille des graviers identifiés, les scientifiques avaient même été capables de déterminer le flux d’eau qui avait circulé dans cette zone : de l’ordre de 1m/seconde, la profondeur étant évaluée à quelques dizaines de cm.
 
 
Une image impressionnante en couleur et en 3D anaglyphe a même été diffusée par la NASA, cela vaut le coup de voir le relief.
 
Des roches ont été aussi examinées beaucoup plus en détail et cela a donné naissance à un article technique publié dans le magazine Science.
 
Les graviers étant pour la plupart très arrondis, cela indique qu’ils ont été vraiment charriés par un courant liquide sur plusieurs km au moins.
 
 
Crédit image : NASA/JPL-Caltech/MSSS 
 
 
 
 
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
 
Les vidéos de la NASA et plus particulièrement celles sur Curiosity.
 
Le site de la mission au JPL
 
Le site de la mission à la NASA.
 
Les images brutes de Curiosity.
 
La page plus détaillée pour accéder à toutes les images brutes de Curiosity.
 
 
Les meilleures images prises par Curiosity
 
Une superbe animation de la mission du robot Curiosity sur Mars est disponible sur ce site de la NASA.
La vidéo la moins gourmande (46MB) peut se charger directement ici.
 
 
 
 
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CURIOSITY : DES INFORMATIONS SUR LE VOYAGE VERS MARS. (01/06/2013)
 
Des informations concernant le voyage de la sonde martienne sont enfin fournies par la NASA ; cela concerne surtout le niveau de radiations, relevé tout à fait nécessaire pour la préparation de futurs vols humains vers la planète rouge.
 
 
Curiosity est équipé d’un détecteur de radiation fourni en partie par nos amis Allemands, le RAD (Radiation Assessment Detector), c’est le premier détecteur dédié à l’étude de l’environnement radiations pendant le voyage vers Mars depuis l’intérieur de la sonde.
 
On pense que ce sont des conditions similaires à celles d’un voyage humain vers cette planète, en effet la protection de MSL pendant le voyage ressemble à la capsule Orion qui devrait être la capsule du futur, elle a aussi a peu près la même taille.
 
Ses résultats viennent d’être publiés dans le journal Science du 31 Mai 2013.
 
 
 
Crédit illustration : SwRI.
 
 
 
 
 
Ils indiquent clairement que l’exposition aux radiations pour les astronautes serait critique.
 
Il y a deux types de rayonnements dangereux pour nos astronautes durant le voyage :
·        Les rayons cosmiques galactiques ou GCR (galactic cosmic rays), particules de haute énergie dues notamment aux supernovae situées hors de notre système solaire et
·        Les particules solaires énergétiques ou SEP (solar energetic particles) liées aux éruptions solaires et aux éjections de masse coronale (CME) de notre Soleil.
 
 
Mais avant cela un rappel, définissons les différentes unités.
 
Une source radioactive (dont la puissance est exprimée en Bequerel ou anciennement en Curie) émet des rayonnements.
Ces rayonnements sont détectés de façon brute en Gray, c’est la dose absorbée, mais leurs effets sont différents suivant la nature du corps absorbant, l’effet ne sera pas le même sur l’homme, un végétal ou sur un morceau de bois, d’où la notion de dose équivalente pour l’Homme en Sievert (anciennement en rem). De même certaines particules (neutrons) sont plus nocives que d’autres.
 
L’exposition aux radiations est donc mesurée en Sievert (Sv) ou plutôt en milliSievert (mSv).
 
La législation de chaque pays définit la dose maximale annuelle permise aux personnes du public et aux travailleurs exposés aux radiations (par exemple ceux du nucléaire).
Par exemple en France (et plus généralement en Europe), la limite pour les personnes du public est de 1mSv/an alors que pour les travailleurs du nucléaires, elle est de 20mSv/an.
 
Ces chiffres sont volontairement très faibles.
Il faut connaître quelques valeurs :
-         une dose de 500mSv/an favorise fortement un cancer
-         une dose de 5Sv a 50% de chance de tuer une personne dans le mois
-         une dose de 10Sv est fatale
 
La NASA a établi ses propres règles de limite de rayonnements pour des astronautes en orbite terrestre, cela pourrait dans le pire des cas augmenter de 3% le risque de cancer, c’est, aux dires de la NASA, une limite acceptable.
 
L’instrument RAD a montré que Curiosity a été exposé de façon permanente à une dose de 1,8mSv par jour ceci étant due aux rayons cosmiques principalement.
 
 
Comparaison d’exposition aux radiations par rapport à un voyage vers Mars.
 
On a représenté les équivalents de dose pour différents types d’exposition comme de gauche à droite :
Le rayonnement cosmique annuel au niveau de la mer ; la moyenne annuelle aux USA ; l’exposition à une radioscopie abdominale ; la limite US pour les travailleurs du nucléaire ; la dose de 6 mois à bord de l’ISS et enfin 6 mois de voyage vers Mars.
 
L’échelle verticale est logarithmique gravée en mSv.
 
On remarquera que le voyage vers Mars soumet les astronautes à une dose globale de l’ordre de plusieurs centaines de mSv, ce qui est très (trop) important.
 
Image credit: NASA/JPL-Caltech/SwRI
 
 
 
 
Ce graphique nous montre le niveau des radiations détectées par le RAD à l’intérieur de la protection prévue dans la capsule de MSL pendant le voyage de décembre 2011 à Juillet 2012.
 
Les pics correspondent à des fortes éruptions solaires.
 
Les mesures sont données en micro Gray par jour.
 
Image credit: NASA/JPL-Caltech/SwRI
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Si la protection contre les rayonnements solaires (les SEP) sont relativement faciles à mettre en oeuvre (épaisseur de bouclier supplémentaire), celle contre les cosmiques très énergétiques est plus délicate, car ils ne peuvent pas être arrêtés si facilement.
C’est un vrai défi lancé aux organisateurs de ces missions longues durée.
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
 
SwRI Radiation Assessment Detector (RAD) Homepage
 
Vidéo sur le RAD par le Dr Hassler. (une heure, mais tout y est expliqué !)
 
Data from NASA Rover's Voyage to Mars Aids Planning
 
Le RAD vu par la NASA.
 
The Radiation Assessment Detector (RAD) Investigation documents pdf très intéressant.
 
Un site explicatif du calcul des rayonnements (notamment en avion).
 
 
 
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ITOKAWA : ON COMMENCE À COMPRENDRE SA FORMATION. (01/06/2013)
 
L’OCA et le CNRS publient ce communiqué :
 
 
Un chercheur du laboratoire Lagrange de l’Observatoire de la Côte d’Azur (le Dr Patrick Michel que nos lecteurs connaissent bien) et un collaborateur américain de l’Université de Maryland (DC Richardson) ont proposé un mécanisme de formation de l’astéroïde Itokawa et l’ont modélisé numériquement. Ils ont trouvé que la forme d’Itokawa -(une sorte d’otarie) et la présence de gros rochers à sa surface viennent du processus même de formation. Leur résultat est paru récemment dans la revue Astronomy & Astrophysics Letter.

La faible densité volumique d’Itokawa (2 g/cc) et les images envoyées par la sonde Hayabusa qui en a ramené un échantillon sur Terre en 2010 suggèrent que ce petit astéroïde est un agrégat constitué de plusieurs blocs liés par leur attraction mutuelle.
Mais jusqu’à présent ceci n’avait pas été démontré, et la présence observée de gros rochers à sa surface restait un mystère.
En effet, ces rochers ne peuvent pas être du matériau éjecté des cratères formés par les impacts subis par l’astéroïde au cours de son histoire. D’une part ils sont trop nombreux par rapport au volume disponible dans les cratères identifiés, d’autre part ils auraient dû être éjectés à des vitesses les faisant s’échapper de l’astéroïde du fait de sa faible gravité.

Selon les modèles d’évolution collisionnelle de la Ceinture d’astéroïde, située entre Mars et Jupiter, un objet de la taille d’Itokawa doit nécessairement être un fragment d’un corps plus gros détruit par collision dans la Ceinture des astéroïdes, entre Mars et Jupiter.
Les chercheurs ont modélisé numériquement la destruction d’un gros astéroïde.
En particulier, ils ont simulé en détail la phase de réaccumulation gravitationnelle durant laquelle les fragments générés, du fait de leurs attractions mutuelles, peuvent se réaccumuler et former des agrégats.
De telles simulations avaient été effectuées auparavant par ces mêmes auteurs et des collaborateurs suisses et avaient permis d’expliquer la formation des familles d’astéroïdes. Mais les simulations précédentes ne permettaient pas de calculer la forme des agrégats et rendaient seulement compte de leurs tailles et de leurs vitesses d’éjection car les fragments réaccumulés étaient remplacés par des sphères, par soucis de simplicité et de réduction du temps de calcul.
 
 
 
 
Les chercheurs ont récemment introduit un modèle d’agrégat rigide dans leur programme informatique sophistiqué appelé pkdgrav qui permet de calculer les interactions gravitationnelles d’un grand nombre de corps (jusqu’à plusieurs millions) et leurs éventuelles réaccumulations. Lors de la réaccumulation des fragments, ce nouveau modèle permet la formation d’agrégats non-idéalisés constitués de blocs solides de formes irrégulières.
Le modèle permet ainsi aux fragments de rester liés lorsqu’ils se touchent (ou de rebondir ou encore de se fragmenter en fonction de paramètres choisis par le modélisateur), plutôt que de les remplacer par des sphères, et suit l’évolution de leurs propriétés mécaniques. Ainsi, la forme et la période de rotation des agrégats sont préservées dans ces nouvelles simulations qui nécessitent plusieurs mois de temps de calculs en utilisant plusieurs dizaines de processeurs.

En utilisant des paramètres mécaniques des agrégats tenant compte de leur résistance mécanique selon leur taille et des coefficients de rebond identiques à ceux mesurés par des expériences, les chercheurs montrent que le processus de réaccumulation lors d’une destruction d’astéroïde peut produire des agrégats dont la forme est similaire à celle d’Itokawa (voir Fig. 1). De plus, les simulations montrent que typiquement, lorsqu’un gros agrégat commencent à grossir par réaccumulation, les plus petits fragments qui sont éjectés à des vitesses initialement élevées mais qui sont suffisamment proches de cet agrégat en formation commencent à ressentir l’influence de l’attraction de sa masse croissante et finalement ralentissent et réaccumulent sur celui-ci. Les chercheurs concluent que ce mécanisme de réaccumulation tardive des plus petites composantes d’un objet formé par réaccumulation est une explication très plausible de la présence d’un grand nombre de gros rochers à la surface d’Itokawa.

Les chercheurs ont donc modélisé pour la première fois la formation d’un objet de forme identique à Itokawa et leurs résultats en accord avec l’interprétation des données de la mission Hayabusa suggérant qu’Itokawa est un agrégat. De plus, ils fournissent une explication à la présence des gros rochers à sa surface. Enfin, en changeant les paramètres mécaniques des agrégats dans les simulations, les chercheurs ont trouvé des agrégats de différentes formes, dont certaines pourraient ressembler à celles d’autres astéroïdes. Leurs travaux se poursuivront afin de vérifier la sensibilité des résultats aux différents paramètres mécaniques des agrégats et de comprendre quels paramètres conduisent à quelles formes observées. Ils pourraient ainsi contribuer à contraindre les propriétés physiques des astéroïdes en fonction de leur forme observée.
 
 
 
Il est aussi intéressant de consulter cet article de nos amis de Hawaï, le PSRD (Planetary Sciences Research Discoveries) qui s’intitule : Samples from Asteroid Itokawa
 
Cet article résume la mission Hayabusa et l’étude des échantillons récoltés.
 
 
Les Japonais forts de ce succès, ont mis au point une deuxième Mission, Hayabusa 2 qui devrait être lancée en 2014.
 
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
La mission Hayabusa sur ce site.
 
Impact process of boulders on the surface of asteroid 25143 Itokawa—fragments from collisional disruption
 
 
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ASTÉROÏDE : 1998 QE2 EST PASSÉ PAS LOIN DE LA TERRE. (01/06/2013)
 
Décidément l’année 2013 est riche en rencontres célestes, après la météorite de l’Oural, l’astéroïdes 2012 DA14 et les comètes prévues, c’est cette fois-ci un astéroïde géocroiseur nommé 1998 QE2 qui est passé à 5,8 millions de km de nous ; il faisait 2700m de diamètre, donc plutôt de bonne taille. Sa période de rotation : 4 heures.
 
 
À cette distance le radiotélescope de Goldstone en Californie, est tout à fait capable de nous donner une belle « photo » de l’objet.
On s’est aperçu que cet astéroïde possédait en fait, un petit satellite que l’on voit en blanc sur les photos. Il aurait une dimension de l’ordre de 600m.
 
On a mis les photos bout à bout pour en faire une animation gif que vous voyez ci-contre.
 
Il semble qu’il soit très sombre (albédo = 6%), plus sombre que du charbon !
 
credit: NASA/JPL-Caltech/GSSR 
 
 
 
 
La news à la NASA (Science News).
 
Voir le lien vers les premières infos du passage le 31 Mai.
 
La nouvelle au Huffington Post avec vidéo.
 
 
 
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COMÈTE ISON : ON COMMENCE À AVOIR DES DÉTAILS. (01/06/2013)
 
 
C’est une comète dans laquelle, les astronomes ont beaucoup d’espoir.
En effet elle devrait être très belle et peut être du même ordre que Hyakutake ou Hale-Bopp.
 
Cette comète a été découverte par des astronomes Russes en Septembre 2012 à l’aide du télescope ISON (acronyme de International Scientific Optical Network) situé dans le Nord Caucase. Son nom officiel est C/2012 S1, mais tout le monde dit ISON.
(classification des comètes : P pour périodique et C pour non périodique)
 
Son orbite étant parabolique, on soupçonne très fortement qu’elle provient du nuage de Oort, cet immense réservoir à comètes situé vers les confins du système solaire (50.000 UA). Elle devrait passer à 0,4 UA de la Terre.
 
Son noyau a été étudié par Hubble et on l’estime à 4km, les astronomes ont peur que cette petite taille le fasse se désintégrer lors du passage près du Soleil.
Il semble qu’elle dégaze bien moins que Hale-Bopp d’après les premières mesures.
 
Elle va passer au périhélie le 28 Novembre 2013 et on espère tous un joli spectacle dans le ciel, qui serait visible à l’œil nu.
 
 
Notre ami Nicolas Biver de la commission des comètes de la SAF nous a présenté il y a quelques jours le parcours de cette comète entre fin Novembre et début Décembre, période où la visibilité devrait être la plus favorable.
 
On a représenté le trajet de la comète dans le ciel entre le 23 Novembre (centre droit) et le 5 Décembre (milieu de la partie supérieure de l’image) avec les magnitudes envisagées.
 
Le Soleil est situé au centre en jaune.
 
 
Illustration : © Nicolas Biver.
 
 
 
 
 
 
L’Observatoire Gemini situé à Hawaï a surpris la comète ISON et nous fourni ces belles photos :
 
La comète ISON prise avec le spectrographe de Gemini North de Hawaï.
De gauche à droite : 4 Février 2013 ; 4 Mars ; 4 Avril et 4 Mai.
L’image de droite est une composite couleur . Crédit: Gemini Observatory/AUR
 
 
ISON tiendra-t-elle ses promesses? Il faut attendre encore quelques mois pour le savoir.
 
Stay tuned !
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
Comet C/2012 S1 Is On Its Way Toward the Inner Solar System
 
Le télescope spatial Swift voit la comète ISON
 
Voir la présentation de votre serviteur sur les comètes et astéroïdes pour vous rafraîchir la mémoire.
 
 
 
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LE REDSHIFT : UN TABLEAU DE CORRESPONDANCE UTILE. (01/06/2013)
 
Positionner un objet astronomique dans l’espace est des fois un peu troublant, car voir loin c’est voir aussi dans le passé.
 
Nous savons que l’Univers est en expansion et que les objets les plus lointains s‘éloignent de nous de plus en plus vite (loi de Hubble), donnant lieu à un décalage de leur lumière vers le rouge, la fameux redshift, ou encore appelé z.
 
 
 
 
Mais il n’est pas toujours aisé de convertir un objet situé à un z déterminé, en distance réelle en années lumière ; aussi des astronomes Russes ont établi un tableau d’équivalence qui permet cette opération.
Cela a fait l’objet d’un APOD il y a peu de temps.
 
Bien entendu, ce calcul dépend des constantes cosmologiques, on a choisi les dernières valeurs (Planck) soit : Modèle  ΛCDM avec :
H0 = 67.15 km/s/Mpc, ΩΛ = 0.683 et Ωm = 0.317
 
On remarquera les colonnes suivantes de gauche à droite :
 
z — redshift;
• H — current value of the Hubble constant, km/s/Mpc;
• r comov — comoving distance, Mpc;
• dm — distance modulus;
• age — age of the Universe, Gyr;
time — lookback time, Gyr (age dans le passé en Ga)
• size 1” —size of an object which is seen as an 1” arc on the sky, kpc;
• angle 1kpc — angular size of a rod with physical size 1 kpc, arcsec.
 
 
Donc un objet avec un z = 6 par exemple, est situé à 12,9 milliards d'années de nous.
 
 
 
 
 
 
 
Voir aussi : http://www.astro.ucla.edu/~wright/CosmoCalc.html
 
Voir cet article très intéressant de MH Ducroquet de la SAF sur la confusion entre redshift et effet Doppler.
 
 
 
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ALMA :.NAISSANCE DE PLANÈTES GÉANTES EN DIRECT. (01/06/2013)
 
 
Pour la première fois, des astronomes utilisant le grand réseau d’antennes millimétrique/submillimétrique ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) ont pu observer un moment clé de la naissance des planètes géantes.
D’importants écoulements de gaz se déversant à travers un espace vide dans le disque de matière qui entoure une jeune étoile.
Il s’agit des premières observations directes de tels écoulements, que l’on suppose être engendrés par l’alimentation en gaz des planètes géantes au cours de leur croissance. Le résultat de ces observations est publié dans l’édition de la revue Nature du 2 janvier 2013.
 
L’ESO publie à cette occasion un communiqué que voici en partie :
 
 
Une équipe internationale d'astronomes a étudié la jeune étoile HD 142527, située à plus de 450 années-lumière de la Terre.
HD 142527 est entourée d'un disque de gaz et de poussière cosmique, restes du nuage à partir duquel cette étoile c'est formée.
Le disque de poussière est divisé en une partie interne et une partie externe séparées par un espace vide que l'on suppose avoir été creusé par des planètes géantes gazeuses récemment formées, nettoyant leurs orbites au cours de leur révolution autour de l'étoile.
 
Le disque interne s'étend de l'étoile jusqu'à une distance correspondant à l'orbite de Saturne dans le système solaire alors que le disque externe commence environ 14 fois plus loin.
 
Le disque externe n'entoure pas l'étoile de manière uniforme, mais il a plutôt une forme de fer à cheval, probablement à cause de l'effet gravitationnel des planètes géantes en orbite.
 
Selon la théorie, les planètes géantes grossissent en absorbant le gaz du disque externe par des écoulements qui forment des ponts au travers de l'espace vide du disque.
 
A gauche : Les observations effectuées avec le télescope ALMA du disque gaz et de poussière cosmique autour de la jeune étoile HD 142527, montrent d'importants écoulements de gaz se déversant à travers un espace vide dans le disque. La poussière dans le disque externe est montrée en rouge. Le gaz dense dans les écoulements se déversant à travers cet espace vide ainsi que dans le disque externe est montré en vert. Le gaz diffus détecté dans cet espace est montré en bleu. Les filaments de gaz peuvent être vus aux positions trois heures et dix heures, se déversant du disque externe vers le centre. Le gaz dense observé est du HCO+ et le gaz diffus du CO. Le disque externe fait à peu près deux années-lumière de large.
A droite : Vue d'artiste du disque et des écoulements de gaz autour de HD 142527
Crédit: ALMA (ESO/NAOJ/NRAO)/M. Kornmesser (ESO), S. Casassus et al.
 
« Les astronomes avaient prédit l'existence de ces écoulements, mais c'est la première fois que nous avons pu les observer » explique Simon Casassus (Universidad de Chile, Chili), responsable de cette nouvelle étude. « Grâce au nouveau télescope ALMA, nous avons été capables de réaliser des observations directes confirmant les théories en vigueur sur la formation des planètes ! »
Casassus et son équipe ont utilisé ALMA pour regarder le gaz et la poussière cosmique autour de l'étoile, l'observant de manière plus détaillée et à plus grande proximité de l'étoile que ce n'était possible avec les précédents télescopes de ce type.
Les observations d'ALMA, dans les longueurs d'onde submillimétriques sont également insensibles à la lumière éblouissante de l'étoile qui pose problème aux télescopes observant dans le visible ou l'infrarouge. L'espace vide dans le disque de poussière était déjà connu, mais ils ont également découvert du gaz diffus subsistant dans cet espace, et deux écoulements plus denses de gaz se déversant du disque externe vers le disque interne en traversant cet espace.
 
« Nous pensons qu'il y a une planète géante cachée là et qu'elle est la cause de ces deux écoulements. Les planètes grossissent en absorbant le gaz du disque externe, mais elles mangent vraiment comme des sagouins : le reste du gaz déborde et alimente le disque interne autour de l'étoile » précise Sebastián Pérez, un membre de l'équipe qui fait aussi partie de l'Universidad de Chile.
 
Ces observations permettent également de répondre à une autre question à propos du disque qui entoure HD 142527.
L'étoile centrale étant encore en formation et absorbant de la matière dans le disque interne, ce dernier aurait déjà dû être englouti s'il n'était pas réalimenté d'une manière ou d'une autre. L'équipe a découvert que la vitesse à laquelle le reste de gaz s'écoule dans le disque interne est juste ce qu'il faut pour le maintenir rempli et pour alimenter l'étoile en train de grossir.
La détection du gaz diffus dans le trou constitue également une « première ». « Les astronomes ont observé ce gaz depuis longtemps, mais jusqu'à présent, nous n'avions que des signes indirects de son existence. Maintenant, avec ALMA, nous pouvons le voir directement, » explique Gerrit van der Plas, un autre membre de l'équipe de l'Universidad de Chile.
 
Ce gaz résiduel est plus une preuve que les écoulements sont causés par les planètes géantes plutôt que par des objets encore plus gros comme une étoile compagne. « Une seconde étoile aurait bien plus nettoyé cet espace vide, ne laissant aucun gaz résiduel. En étudiant la quantité de gaz restant, nous devrions pouvoir déterminer la masse des objets faisant le ménage » ajoute Sebastián Pérez.
 
Et, qu'en est-il des planètes elles-mêmes ? Simon Casassus explique que, bien que l'équipe ne les ait pas détectées directement, il n'est pas étonné. « Nous avons cherché les planètes avec des instruments infrarouges à la pointe de la technologie sur d'autres télescopes. Toutefois, nous supposons que ces planètes en formation sont toujours profondément enfouies dans les écoulements de gaz, qui sont presque opaques. Par conséquent, il n'y a que peu de chance de repérer ces planètes directement. »
Cependant, les astronomes cherchent à en savoir plus sur ces supposées planètes en étudiant les écoulements de gaz ainsi que le gaz diffus. Le télescope ALMA est toujours en construction et n'a pas encore atteint ses pleines capacités. Quand il sera terminé, sa vision sera encore plus fine et de nouvelles observations des écoulements devraient permettre à cette équipe de déterminer les propriétés des planètes, y compris leur masse.
 
 
 
L’article scientifique correspondant.
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
 
L’inauguration de ALMA vue par nos amis de Universe Today.
 
Un petit film bien fait sur ALMA et VLT peut être visionné sur ce site.
 
Info générale sur ALMA.
 
 
 
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FERMI/GLAST :.LE BRUIT DE FOND EXTRA GALACTIQUE (EBL). (01/06/2013)
 
 
Quelle quantité de lumière (au sens large) a été émise depuis l’origine du cosmos ? C’est une bonne question, car, en fait, presque tous les photons de l’UV à l’IR et au delà qui ont été émis par toutes les galaxies depuis l’origine, sont toujours là à se propager dans l’Univers actuel. Si on pouvait mesurer leur nombre et leur énergie (longueur d’onde) depuis l’origine, on apprendrait certainement énormément sur la nature et l ‘évolution de l’Univers.
 
Cet ensemble de « lumière » globale est appelée la lumière extra galactique ou le bruit de fond extra galactique, en anglais the extragalactic background light (EBL)
C’est à cette tâche que s’est attaquée Alberto Dominguez et six de ses collègues en publiant l’article : « Detection of the Cosmic γ-Ray Horizon from Multiwavelength Observations of Blazars » dans l’Astrophysical Journal. Ils décrivent, basées sur les observations de plusieurs observatoires terrestres et spatiaux, la meilleure mesure de l’EBL sur les 5 derniers milliards d’années.
 
Une telle mesure est un vrai défi technologique, car notre planète se trouve située dans une galaxie très brillante, contenant des milliards d’étoiles et de gaz lumineux.
De plus la lumière zodiacale est aussi parasite ; c’est la raison pour laquelle les mesures à partir du sol ne sont pas fiables.
 
 
 
Aussi, les astrophysiciens ont développé une autre méthode pour contourner ces problèmes : mesurer indirectement l’EBL avec l’atténuation des photons gamma de très haute énergie des blazars distants (donc éloignés dans le temps).
 
Les blazars (acronyme de blazing quasi-stellar radiosource, soit source radio quasi stellaire puissante) sont en fait des trous noirs super massifs situés dans le centre des galaxies qui émettent de puissants jets (perpendiculaires à leur plan galactique) dans notre direction, un peu comme un phare côtier.
 
Mais tous les photons émis par ces blazars ne vont pas être recueillis sur Terre, certains vont rencontrer un photon malchanceux et moins énergétique du fond galactique, il se produit alors un phénomène d’annihilation et deux particules (un électron et un anti électron) sont alors produits.
En mesurant quelle quantité de gamma de différentes énergies est ainsi atténuée par les blazars à différentes distances de nous, on pourra avoir une idée indirecte de la quantité de photons de l’EBL et à différentes longueurs d’onde, qui existent le long de la ligne de visée.
 
Illustration : les gamma des blazars en pointillé, vont heurter les photons de l’EBL et donner naissance à e- et e+. les gamma survivants frappent la haute atmosphère produisant une avalanche de particules (effet Cerenkov) qui sont alors détectées.
Credit: Nina McCurdy et Joel R. Primack/UC-HiPACC; Blazar: Frame from a conceptual animation of 3C 120 created by Wolfgang Steffen/UNAM
 
 
 
L’observation de ces blazars est parfaitement effectuée par l’Observatoire gamma Fermi. Il a été lancé en Juin 2008.
 
En 2012 ; Fermi a annoncé que pour la première fois, il avait détecté que des gamma de blazars distants étaient plus atténués que ceux de blazars proches, comme le prédisait la théorie.
 
 
Et ce n’est que récemment avec la nouvelle publication, que l’évolution de l’EBL sur les 5 derniers milliards d’années a été révélée. Cette distance est plus grande possible avec la technologie actuelle.
 
 
 
 
Illustration : le ciel gamma vu par Fermi, seules les sources d’énergie supérieures à 10GeV sont représentées. Certaines sources sont tellement lointaines que le télescope de Fermi reçoit UN photon tous les QUATRE mois ! Plus la couleur est brillante et plus la source l’est aussi. Crédit: NASA/DOE/Fermi LAT Collaboration
 
C’est une expérience qui a impliqué divers observatoires tels que : Fermi ; Chandra (X) ; Swift (gamma) ; Rossi (X) ; XMM/Newton (X) et des observatoires terrestres.
 
Lorsqu’un gamma de haute énergie d’un blazar frappe les molécules de l’atmosphère terrestre, il se produit une cascade de particules chargées qui dépassant la vitesse de la lumière dans l’air (inférieure à celle de la lumière dans le vide) crée un « bang » lumineux que l’on appelle l’effet Cerenkov.
Cette radiation Cerenkov est détectée par exemple par les télescopes HESS (High Energy Stereoscopic System , MAGIC (Major Atmospheric Gamma Imaging Čerenkov) ou VERITAS (Very Energetic Radiation Imaging Telescope Array Systems).
 
 
Le principal résultat de ces mesures est que ce sont les galaxies d’aujourd’hui qui sont responsables de la plus grande partie du fond gamma EBL.
 
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
L’article de nos amis de Universe Today.
 
L’article correspondant de la NASA avec animation.
 
Fermi extragalactic gamma ray highlight par Sara Buson de Fermi LAT. Présentation technique pdf sur le sujet.
 
Detection of the cosmic gamma ray horizon measures all the light in the universe since the big bang par Alberto Dominguez
 
Plus vite que la lumière : effet Cherenkov
 
http://www.planetastronomy.com/special/2012-special/14mar/Dole-SAF.htm
 
Contribution à la calorimétrie du télescope spatial à rayon gamma
L’univers en gamma sur votre site préféré.
 
 
 
 
 
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CASSINI-TITAN : À LA RECHERCHE DE VAGUES SUR LES LACS DE TITAN. (01/06/2013)
Crédit illustration : NASA/JPL-Caltech/ASI
 
 
Les scientifiques de la mission Cassini se posent la question de savoir si il se forme des vagues à la surface des lacs et des mers de Titan, car on sait depuis le début de la mission, que de nombreux ensembles liquides (méthane) sont répartis à la surface du plus gros satellite de Saturne, mais ils sont plus nombreux dans l’hémisphère Nord.
 
Et il se pourrait bien que le survol du 23 Mai 2013 à 970km au dessus de la surface du plus grand lac de Titan (baptisé Ligeia Mare) nous donne des informations à ce sujet.
 
La température moyenne de surface est de –178°C, on se pose la question de savoir si ces lacs peuvent avoir des mouvements de surface et même, certains se demandent si des « ouragans » pourraient se produire au moment du changement de saison.
 
 
Un réseau de petites rivières semblent bien relier ces lacs de Titan, comme on le voit dans cette comparaison de la même zone au sol vue par deux instruments différents. Les données radar sont à gauche, alors que les images IR du VIMS sont à droite.
Au centre de l’image on reconnaît la mer Ligeia (surface 125.000km2), la plus grande mer de Titan. C’est de l’ordre de grandeur de la totalité des grands lacs américains !
 
 
Voici donc la Ligeia Mare, prise par Cassini entre 2006 et 2007, elle devrait être étudiée plus précisément dans les prochains jours.
 
Elle contient des hydrocarbures comme l’éthane et le méthane, elle est située près du Pôle Nord de Titan.
 
C’est une image radar en fausse couleur
 
 
 
 
À consulter :
Forecast for Titan: Wild Weather Could Be Ahead
 
 
 
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
 
Comme d'habitude, vous trouverez toutes les dernières images de Cassini au JPL
Les animations et vidéos : http://saturn.jpl.nasa.gov/multimedia/videos/videos.cfm?categoryID=17
Pour vous y retrouver dans la numération et l'ordre des anneaux.
 
Les prochains survols : http://saturn.jpl.nasa.gov/home/index.cfm
Tout sur les orbites de Cassini par The Planetary Society; très bon!
 
Voir liste des principaux satellites.
 
Sur ce site les dernières nouvelles de la mission Cassini.
 
 
 
 
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CASSINI SATURNE : DIONÉ AURAIT ÉTÉ ACTIVE DANS LE PASSÉ. (01/06/2013)
(images : NASA/JPL/Space Science Institute)
 
 
 
En étudiant les dernières photos prises par Cassini en survolant la lune Dioné (1123km de diamètre), l’équipe d’imagerie a mis au jour une « montagne » de 800km de long, semblant indiquer que ce satellite aurait été actif dans le passé, un peu comme Encelade.
 
Cette montagne a été baptisée Janiculum Dorsa et son altitude varie de 1 à 2km
La croûte se courbe sous cette montagne, suggérant que cette couche de glace a été chaude. Et la meilleure façon d’obtenir une telle chaleur, est la présence en subsurface d’un océan qui a réchauffé la croûte. Le magnétomètre de Cassini a d’ailleurs mis en évidence des particules pouvant confirmer la présence d’un tel océan.
Dioné a été soumis aux fortes forces de marée lors de ses orbites autour de Saturne, cela provoquant un échauffement intérieur ; une autre explication serait un point chaud local.
 
 
Image montrant la topographie du terrain autour de cette montagne.
 
 
 
 
 
Les scientifiques essaient de comprendre pourquoi Encelade est toujours très actif alors que Dioné semble mort depuis longtemps.
 
Il semble donc que des océans de subsurface soient de plus en plus fréquents sur ces petits corps glacés, on va peut être en découvrir de nouveaux : Cérès et Pluton peuvent aussi cacher des océans internes, on le saura en 2015 avec les sondes Dawn et New Horizons.
 
 
 
 
 
Comme d'habitude, vous trouverez toutes les dernières images de Cassini au JPL
Les animations et vidéos : http://saturn.jpl.nasa.gov/multimedia/videos/videos.cfm?categoryID=17
Pour vous y retrouver dans la numération et l'ordre des anneaux.
 
Les prochains survols : http://saturn.jpl.nasa.gov/home/index.cfm
Tout sur les orbites de Cassini par The Planetary Society; très bon!
 
Voir liste des principaux satellites.
 
Sur ce site les dernières nouvelles de la mission Cassini.
 
 
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MARS EXPRESS :.10 ANS DANS L’ESPACE !. (01/06/2013)
Crédits: ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)
 
 
La sonde Mars Express, première sonde européenne à avoir atteint la planète rouge, fête ce dimanche 2 Juin 2013 ses 10 ans dans l’Espace.
 
Initialement prévue pour une mission de 2 ans, Mars Express, conçue et fabriquée par Astrium à Toulouse, près de Bordeaux, en Allemagne et au Royaume-Uni, fonctionne toujours parfaitement.
 
10 ans plus tard, MEX est toujours en train d’étudier l’environnement martien et garce à sas instruments de très grande qualité comme la super caméra HRSC ou le spectro OMEGA nous abreuve régulièrement de documents passionnants.
 
Bon anniversaire à Mars Express et à tous les scientifiques qui y ont contribué.
 
 
 
 
 
 
La caméra stéréo haute résolution (HRSC), a été développée et fabriquée par Astrium à Friedrichshafen au profit de l’Agence aérospatiale allemande (DLR).
Les images qu’elle transmet représentent 40 % des données transmises depuis Mars.
A ce jour, la caméra a enregistré près de 90 % de la surface de la planète, sachant que deux tiers de ces images possèdent une résolution particulièrement élevée de seulement quelques mètres par pixel.
Cette richesse de détails permet aux scientifiques de dresser des conclusions sur la façon dont chacun des différents paysages a été formé, que ce soit par l’activité volcanique, l’impact de météorites, le vent - ou même l’eau.
 
Cette dernière a laissé des traces permettant d’affirmer qu’elle était présente sur la planète à la fois à l’état liquide et solide - une observation étayée par les données fournies par d’autres systèmes.
L’analyse des données transmises par le spectromètre infrarouge OMEGA a permis d’établir la présence de minéraux (argiles) se formant uniquement après l’exposition prolongée de roches volcaniques à l’eau.
Ces minéraux sont donc des vestiges d’une époque où Mars abritait de vastes océans.
 
 
 
(Textes et tableau d’après document Astrium)
 
 
L’ESA publie une petite brochure à l’occasion de cet anniversaire.
 
 
Channels and fractures in Sulci Gordii (©ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum) + JPM)
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
 
Le dossier Mars Express sur ce site.
 
Les archives images chez nos amis de la HRSC.
 
 
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PHOTOS D'AMATEUR :.STONEHENGE UNE CIBLE POUR LES AMATEURS ! (01/06/2013)
 
 
Viennent de paraître coup sur coup deux superbes photos du ciel au dessus de Stonehenge montrant l’une l’ISS et l’autre une météorite, j’ai trouvé plaisant de les présenter toutes les deux ensembles.
 
Celle-ci est de Tim Burgess on y voit l’ISS passer au dessus du célèbre site.
Celle-là est de Peter Greig , une météorite passe au dessus de Stonehenge .
 
 
 
Féerique n’est-ce-pas ?
 
 
 
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LIVRE CONSEILLÉ.:.LE BOSON ET LE CHAPEAU MEXICAIN PAR GCT ET M SPIRO (01/06/2013)
 
Voici un livre très attendu qui fait le point sur la récente découverte du boson de Higgs au CERN l’année dernière .
 
Ce sont nos amis et excellents scientifiques Gilles Cohen Tannoudji chercheur au Laboratoire de Recherche sur les Sciences de la Matière (LARSIM) du CEA et Michel Spiro, qui était encore récemment Président du Conseil du CERN, qui sont les auteurs de cet ouvrage passionnant.
 
Voici ce qu’en dit la quatrième de couverture :
 
Le boson ? C'est l'ultime particule élémentaire prédite par la théorie de l'infiniment petit, qui manquait encore et dont la découverte, grâce au grand collisionneur de hadrons du CERN, a été annoncée au monde entier le 4 juillet 2012. Postulée en 1964 par Robert Brout, François Englert et Peter Higgs, elle explique que le photon - particule qui transmet la force électromagnétique - n'a pas de masse, à l'encontre de celles véhiculant la force faible. Une telle dissymétrie était a priori incompatible avec la symétrie fondamentale, dite «de jauge», sur laquelle est fondé le modèle standard de la physique des particules. Le chapeau mexicain ? C'est le mécanisme grâce auquel le boson rend compte, en préservant les acquis du modèle standard, de l'origine des masses des particules élémentaires.
 
 
Le boson et le chapeau mexicain se placent à la croisée - retracée par les deux auteurs en dialogue avec François Englert - des chemins de l'évolution des théories de l'astrophysique contemporaine et, sur près de trente années, d'une véritable aventure scientifique, technologique et humaine menée par le CERN, dont Michel Spiro fut le président du Conseil. Mais la particule observée a-t-elle les propriétés définies par le modèle standard, ou en possède-t-elle d'autres, prédites par des théories concurrentes des composants élémentaires de la matière ? Faudra-t-il bientôt écrire encore un nouveau grand récit de l'univers ?
 
C’est un livre qui peut être lu par tous et qui apporte un éclairage scientifique sur ces récents travaux des astrophysiciens, travaux qui se passent maintenant pour la plupart ….sous terre !
 
Un ouvrage qui vous permettra de ne pas bronzer idiot cet été sur la plage de vos vacances.
 
Vous comprendrez le titre et beaucoup d’autres choses.
 
De plus il ne vous ruinera pas : 9€ chez Folio   ISBN : 978-2-07-035549-5
 
 
Voici le plan de cet ouvrage :
 
Première partie : La généalogie du Boson
-         les lumières et l’apogée de la physique classique
-         la relativité et les limites de la mécanique classique
-         la mécanique quantique
-         la physique des particules à la fin des années 1960
 
deuxième partie : La nécessité du boson
-         l’électrodynamique quantique
-         du modèle des quarks à la chromodynamique quantique
-         le modèle standard électrofaible
-         des bosons intermédiaires au boson de Brout Englert et Higgs
-         le modèle standard de la cosmologie
 
troisième partie : L’héritage du boson
-         les nouveaux horizons : à la recherche d’un physique au delà des modèles standard
 
conclusion : Hasard, émergence, un grand récit universaliste
 
 
 
 
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LIVRE CONSEILLÉ :.HIGGS LE BOSON MANQUANT PAR S CARROLL CHEZ BELIN. (01/06/2013)
 
 
Par Sean Carroll, cosmologiste au CalTech et auteur de plusieurs ouvrages à succès.
 
C'est un spécialiste de la matière noire et de l'énergie sombre qui constitueraient plus de 95 % de notre Univers.
 
Comment on en est arrivé à la découverte de cette particule et les différentes étapes qui ont mené à cette révolution.
 
Ce livre conte l'histoire de la plus fascinante aventure scientifique de notre temps : la quête du "boson de Higgs". La découverte présumée de cette particule élémentaire en juillet 2012 a secoué le monde, tant pour son étrangeté que pour la démesure des moyens déployés.
 
Qu'on en juge : un accélérateur de 27 km de circonférence sous la frontière franco-suisse - le LHC, la plus grande machine jamais construite par l'Homme-, une équipe de 6 000 chercheurs, techniciens, ingénieurs, informaticiens, etc., et un budget de plus de 9 milliards de $ !
 
 
 
 
 
L'auteur, cosmologiste et vulgarisateur de renom, nous révèle les enjeux de cette recherche ultime : le boson expliquerait ni plus ni moins pourquoi la matière qui nous entoure a une masse, et lèverait un coin du voile qui entoure la mystérieuse "matière noire".
 
Il détaille surtout sa genèse et les rivalités, les doutes mais aussi les intuitions géniales des acteurs du projet.
Cette galerie de personnages hors norme font de la lecture de ce livre un grand moment de bonheur, simplement troublé par l'idée de la physique proprement inédite qui pourrait surgir de la découverte de ce minuscule boson...
 
 
 
ISBN : 978-2-7011-7685-7     22€
 
 
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LES MAGAZINES CONSEILLÉS.:.POUR LA SCIENCE JUIN AU CŒUR DES QUARKS (01/06/2013)
 
 
Au cœur des quarks
 
 
Au cœur des quarksDes particules encore plus élémentaires ?
L'électron, les quarks et d'autres particules sont considérés comme des objets élémentaires et ponctuels. Mais ces particules pourraient cacher une structure interne constituée d'éléments hypothétiques, les préons.
 
 
« L'Univers est, à première vue, d'une immense complexité. Nous y observons des phénomènes physiques très divers. Il semble a priori difficile de voir le lien entre les émissions radio, qui nous permettent de communiquer, et les rayons gamma, qui peuvent irrémédiablement endommager les molécules d'ADN. Nous pouvons nous déplacer librement dans l'air, alors que nous sommes incapables de traverser un mur. De l'énergie est produite au cœur du Soleil mais aussi dans les centrales nucléaires.
 
 
En apparence, ces divers phénomènes n'ont aucun rapport les uns avec les autres, mais les physiciens ont découvert quelques principes qui les rassemblent en une seule théorie, expliquant tout cela et bien d'autres choses encore. Cette théorie, le « modèle standard de la physique des particules », décrit à la fois les forces électromagnétiques, qui font qu'un mur est solide, et les forces nucléaires, qui gouvernent les réactions de fusion dans le Soleil et de fission dans les centrales nucléaires.
Le modèle standard est l'une des théories les plus efficaces jamais développées. Pour l'essentiel, elle postule qu'il existe deux groupes de particules de matière : les quarks et les leptons... »
 
 
Et beaucoup d’autres sujets comme par exemple :
 
L’origine des très longs sursauts gamma.
 
La vie intérieure des amas stellaires
 
Les carrés magiques géométriques
 
Etc..
 
Pour feuilleter le numéro.
 
 
6,20€
 
 
 
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Bonne Lecture à tous.
 
 
 
C'est tout pour aujourd'hui!!
 
Bon ciel à tous!
 
JEAN PIERRE MARTIN
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