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Mise
à jour : 3 Juillet 2006
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Sommaire de ce
numéro :
L'ère
radiative (ou plasmatique) : CR de la conf. de la commission de cosmologie
de la SAF. (03/06/2006)
2004
XP14 : Il va nous frôler de près! (03/07/2006)
Hubble
: Il voit double à Beta Pictoris.
(03/07/2006)
Hubble
: Il devient borgne, un remède est nécessaire. (03/06/2006)
Spitzer : La recette pour réussir une bonne galaxie. (03/07/2006)
XMM Newton : Une boule de gaz dans Abell 3266. (03/07/2006)
Venus-Express : Double vortex au Pôle Sud. (03/07/2006)
Cassini-Saturne : Deux ans en orbite. (03/07/2006)
Cassini-Titan : L'anneau de lumière! (03/07/2006)
Cassini-Titan :.Comparaison IR/Radar. (03/07/2006)
Viking : Cela fait trente ans déjà! (03/07/2006)
Les rovers
martiens :Opportunity voit un levé de Terre et de Jupiter! (03/07/2006)
MGS : Les lunettes de Mars. (03/07/2006)
Mars-Odyssey :.La main de Mars (03/07/2006)
SMART :.Elle se prépare à la fin prochaine. (03/07/2006)
Un site Internet à découvrir :.Astrolambesc !?. (03/07/2006)
Si vous êtes
capable de lire ces lignes dans les jours qui viennent, c'est que les
calculateurs de trajectoires du JPL ne se sont pas trompés et que cet astéroïde nous a bien
frôlé aujourd'hui 3 Juillet 2006 mais d'une distance raisonnable (un peu au
delà de la Lune).
Cet astéroïde a
été découvert seulement en 2004 par le célèbre
Linear, et est classé comme potentiellement dangereux (en anglais : PHA :
Potentially Hazardous Asteroid) par le Minor Planet Center dirigé par notre ami
Brian Marsden à Cambridge , Mass, USA.
Son orbite se
trouve à cette page.
L'astéroïde 2004
XP14 a un diamètre inférieur à 1km et devrait passer à 400.000km au dessus de
nos têtes, sa vitesse devrait être de 17km/s soit approx. 8 degrés par heur
dans le ciel.
Il devait être
facilement observable par des instruments d'amateur (vers 22H dans le Dragon)
(Photos NASA/HAST/STScI)
Le télescope
spatial Hubble vient de
mettre au jour deux disques de poussières entourant l'étoile Beta Pictoris,
on savait depuis longtemps que cette étoile possédait un disque, mais deux
c'est une nouveauté.
Cette étoile est
jeune aussi : quelques 10 millions d'années.
Ceci pourrait être
l'indication de la présence d'une planète de type Jupiter.
Le disque est
beaucoup plus faiblement lumineux que l'étoile dans le domaine du visible; car
la poussière réfléchit la lumière seulement. Pour mieux le distinguer la caméra
ACS (qui va avoir bien des malheurs bientôt) utilise son coronographe qui
bloque la lumière de l'étoile centrale.
Les photos
montrent très clairement qu'un deuxième disque est présent, il est incliné de
quelques degrés par rapport au disque principal. C'est bien un deuxième disque
et non pas de simples émanations du premier disque.
La meilleure
explication pour un tel disque est donc la présence d'une planète de l'ordre de
20 masses de Jupiter située dans le plan de ce second disque et qui attire la
matière du premier disque.
Cela est pensable,
car même dans notre propre système solaire, le plan des planètes est légèrement
différent pour chaque planète et les inclinaisons sont de l'ordre de quelques
degrés par rapport au plan de l'écliptique (sauf pour Pluton), ici
l'inclinaison du deuxième disque est de 4°.
C'est David Golimowski de la Johns Hopkins University
de Baltimore qui est l'auteur principal de l'article qui va paraître dans
Astronomical Journal de Juin 2006.
Les Français, David Mouillet et Jean-Charles Augereau
du Laboratoire d'Astrophysique de l'Observatoire de Grenoble (LAOG), ont effectué
des simulations sur calculateurs et donnent des indications sur la possible
formation de ce disque secondaire : une planète massive située sur une orbite
inclinée attire effectivement des petits corps du disque principal et les
forcent à s'aligner avec son plan orbital. Ces corps perturbés peuvent ensuite
se choquer et créer ainsi ce deuxième disque tel qu'on le voit dans les photos
de Hubble.
La durée de vie de tels grains de poussière est
relativement courte d'après Mr Golimowski, de l'ordre de quelques centaines de
milliers d'années, mais comme l'étoile a au moins dix millions d'années, cela
signifie que ce processus est en perpétuel action.
Beta Pictoris est une étoile de l'hémisphère Sud,
située à 63 années lumière de nous, donc notre voisine presque immédiate, elle
est beaucoup plus jeune que le Soleil, deux fois plus massive et donc 9 fois
plus brillante.
C'est le satellite Infra
Rouge IRAS qui détecta il y a vingt ans la présence d'un disque de
poussières.
Puis Hubble
imagea aussi cette étoile, puis le Keck de Hawai et
bien entendu enfin
l'ESO.
La page de Bêta Pictoris à l'IAP.
Bêta
Pictoris par Futura Sciences.
Bêta Pictoris
chez SEDS (Students for the Exploration and Development of Space)
La page très
didactique de F-HOU (d'après "Hands On Universe" américain, mais
en français) sur Bêta Pictoris.
La plupart des
photos les plus impressionnantes prises par Hubble, notre télescope spatial,
l'ont été avec la caméra ACS (Advanced Camera for Survey) , et bien elle
vient de tomber en panne.
Les scientifique
de Baltimore (là où se trouve le Science Telescope Institute : STScI) font tout
ce qu'ils peuvent pour la remettre en marche, mais jusqu'à présent sans succès.
Elle est passée en
"safe mode" (sécurité) sans prévenir, et on ne sait pas pourquoi.
Il y a une caméra
de rechange, mais celle ci n'a encore jamais été mise en service.
Néanmoins les
responsables sont optimistes, mais il ne faut pas oublier l'age canonique de
Hubble, 16 ans dans l'espace, et les fonctions vitales commencent à péricliter,
un petit check up serait nécessaire avec une révision des "milliards de
km".
La
caméra ACS a été installé lors de la visite d'inspection de 2002 (voir
photo NASA ci contre : Jim Newman et Michael Massimino installent la caméra
lors de STS 109) et s'est déjà mise plusieurs fois automatiquement en mode
sécurité, mais généralement le problème était réglé rapidement, ce n'est pas le
cas aujourd'hui.
Car en fait la
cause n'est pas connue.
Il semble que
l'alimentation électrique de la caméra était "hors limites" ce qui
l'a mis en position sécurité.
Indépendamment