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Mise à jour : 23 Août 2007      
  
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Sommaire de ce numéro : 
Palais de le Découverte : SOS SOS! (23/08/2007)
Le plus grand bolomètre du monde : Première lumière à l'ESO. (23/08/2007)
ESO : La voie lactée vue du Paranal. (23/08/2007)
Les crêpes stellaires : de JP Luminet. (23/08/2007)
Une nouvelle population de galaxies : Elles n'ont que 500 millions d'années! (23/08/2007)
Charon : Des geysers de glace? (23/08/2007)
Vesta : Était formé plus tôt que ce que l'on pensait. (23/08/2007)
Chandra : Des trous noirs Piranha. (23/08/2007)
Esperia est son nom : Nouvelle mission navette (23/08/2007)
L'anomalie Pioneer : On nous écrit. (23/08/2007)
Cassini-Saturne.:.L'origine de l'anneau G (23/08/2007)
Jupiter : Les éruptions de Io. (23/08/2007)
Phoenix : Mars or bust! (23/08/2007)
Mars Express : Elle va surveiller l'arrivée de Phoenix. (23/08/2007)
L'évolution de M1 : en animation. (23/08/2007)
Un site Internet à découvrir :.Images 3D de Flash-espace (23/08/2007)
Livre conseillé :.À la conquête de l'espace par J Villain chez Vuibert. (23/08/2007)
 
 
 
 
PALAIS DE LA DÉCOUVERTE : SOS SOS ! (23/08/2007)
 
C'est encore l'époque des vacances, donc j'ai emmené mon petit fils de 12 ans au Palais de la Découverte pour voir notamment deux expositions qui l'intéressait : autour des Pôles (jusqu'en Janvier 2008) et sur Envisat et le Terre (celle ci se termine le 26 Août).
 
 
 
 
Mon Dieu, quelle désolation!
Moi qui ai passé ma jeunesse dans ce lieu mythique (ah! La chambre à bulle et le chimiste avec l'air liquide etc..), il semble laissé à l'abandon. Les plafonds bien que masqués par des voiles montrent l'extrême misère de ce lieu de Sciences.
 
Je ne sais pas d'où vient le problème; peut être du fait qu'il dépend de deux ministères : Éducation Nationale et Culture, mais on ne peut pas laisser un tel lieu dans cet état.
 
De même la superbe boutique du Palais où l'on pouvait trouver tout ce qui avait trait à la Science a disparu (il paraît que "Nature et Découverte" qui la gérait n'était plus intéressée), dommage, combien d'heureux ai-je fait grâce à cette boutique!
 
Je sais bien qu'il y a aussi la Cité des Sciences de la Villette, qui est superbement équipée, mais ne pensez vous pas que ces deux lieux de Sciences peuvent se complémenter?
Le Palais est à mon avis à une échelle plus humaine et plus claire dans sa répartition des salles.
 
 
Bref allez tous au Palais de la Découverte et manifestez ainsi votre présence pour un tel monument élevé à la Science.
 
 
Site du Palais de la Découverte.
 
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LE PLUS GRAND BOLOMÈTRE DU MONDE : PREMIÈRE LUMIÈRE À L'ESO. (23/08/2007)
 
Déjà un mot d'explication sur les bolomètres.
En fait un bolomètre est un détecteur de rayonnement électromagnétique (principalement thermique),notamment, il mesure la "chaleur" émise par des objets froids! C'est un thermomètre très sophistiqué, si l'on veut, ou une caméra thermique sur laquelle on concentre cette lumière très froide.
 
Ce type de détecteur transforme l'énergie du rayonnement en chaleur, et en sélectionnant des matériaux dont la résistance (et plus généralement l'impédance) varie avec la température (comme les thermistances bien connues par exemple) on peut mesurer l'énergie incidente en mesurant la résistance.
 
Dans le domaine qui nous intéresse, les sources "froides", c'est le domaine des ondes millimétriques et sub millimétriques (comme le bruit de fond cosmologique par exemple) et afin de réduire les bruits parasites, ces détecteurs doivent être fortement refroidis (aux alentours de quelques degrés K) grâce à de l'Hélium liquide afin d'être au moins inférieurs à la température des objetes mesurés.
 
 
Et bien nos amis de l'ESO au Chili, viennent de mettre en service la plus grande caméra bolométrique du monde sur le télescope APEX de 12m (c'est un radio télescope bien sûr dans ces gammes d'ondes) situé sur le plateau andin de Chajnantor dans l'Atacama, à 5100m d'altitude. APEX est opéré par le Max Planck Institut fur Radioastronomie (MPIfR). APEX est un des premiers maillons prototype menant à l'ensemble de radio astronomie ALMA en train de se construire (64 antennes).
Ce genre de détecteurs doit être installé en altitude car ces rayonnements "froids" (sub millimétriques) sont absorbés par la vapeur d'eau de l'atmosphère terrestre.
Le plateau de l'Atacama est un des plus secs du monde, d'où l'installation de plusieurs télescopes et radio télescopes à cet endroit.
 
 
 
 
Cette caméra, LABOCA acronyme pour Large Bolometer Camera, a été spécialement développée par le MPIfR pour étudier les objets très froids (la plupart du gaz interstellaire est à une température de 20K, soit approx –250°C) et possède un large champ de vision, elle devrait nous aider à y voir plus clair sur la formation des premières étoiles et galaxies.
 
 
 
 
Voici le bolomètre LABOCA  (© MPIfR)
 
C'est une matrice de bolomètres élémentaires (il y en a 295) arrangés un peu comme une matrice CCD d'une caméra numérique, la longueur d'onde observée est de 0,87mm, la résolution angulaire est de 18 secondes d'arc pour un champ de 11 minutes ce qui est assez remarquable pour un instrument de cette sorte.
 
Les premières observations (Nuages de Magellan) révèlent d'ailleurs l'énorme potentiel d'une telle caméra, permettant ainsi de couvrir de larges portions de ciel.
 
 
 
 
 
 
 
 
photos : © ESO
 
On voit ici la comparaison entre une image de la région galactique RCW 120 (RCW est l'acronyme du catalogue stellaire élaboré par Rodgers, Campbell et Whiteoak; région HII, c'est à dire d'Hydrogène ionisé) dans le visible au télescope de Schmidt (à gauche) et avec la caméra LABOCA montée sur l'APEX (à droite) avec un temps d'exposition de 3 heures.
On remarque l'enveloppe gazeuse qui en certains endroits s'effondrent et deviennent ainsi le creuset d'étoiles massives. Les gaz de ces endroits particuliers sont quand même toujours très froids (-250°C) et ne peuvent être vus que dans ces longueurs d'onde sub-millimétriques. La caméra LABOCA grâce à ses progrès techniques, permet de détecter de tels endroits qui sont 4 fois moins lumineux qu'avant.
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
Le site de APEX.
 
Le site de LABOCA au MPIfR de nos amis allemands (en anglais).
 
Les spécifications de la caméra LABOCA en 2 pages pdf. (anglais).
 
Le plus complet sur cette expérience mais en allemand sur le site de astronomie.de d'Outre Rhin.
 
Puisque l'on parle d'ALMA, l'ESO vient de nous signaler que le premier des véhicules devant transporter les immenses coupoles svient de subir ses premiers tests. Consulter cette note d'information de l'ESO à ce sujet.
 
 
 
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ESO : LA VOIE LACTÉE VUE DU PARANAL. (23/08/2007)
 
Ne boudons pas notre plaisir de voir en ces temps maussades, une superbe photo de notre galaxie prise du Paranal au Chili sur le site du VLT qui vient d'être diffusée par l'ESO.
 
 
 
 
Cette photo a été prise le 21 Juillet 2007 par l'astronome Yuri Beletsky avec un temps d'exposition de 5 minutes.
On y voit la Voie Lactée dans ce ciel si pur du plateau chilien.
 
Les deux objets brillants au centre de l'image sont Jupiter et Antarès. On y reconnaît aussi 3 des 4 télescopes de 8,2m.
Un rayon laser est émis depuis celui appelé Yepun (le n°4) vers le centre galactique
 
 
 
 
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LES CRÊPES STELLAIRES : DE JP LUMINET (23/08/2007)
 
Jean-Pierre Luminet, Directeur de recherches au CNRS Laboratoire Univers et Théories (Luth, Observatoire de Paris) nous écrit pour nous recommander l'article du New Scientist disponible sur Internet, qui a été inspiré par un article technique : "Shock waves in tidally compressed stars by massive black holes",  M. Brassart, J.-P. Luminet, astro-ph/0707.2476 qu'il a commis avec son confrère Matthieu Brassart.
 
Cet article a trait aux crêpes stellaires.
 
Crêpes stellaires, mais qu'est ce donc?
Voyons ce qu'il en disait il y a quelques temps dans cet article en pdf paru dans le n° 358 de la Recherche.
 
Quand j’ai théorisé les « crêpes stellaires » il y a une quinzaine d’années (en fait en 1982), c’est-à-dire les déformations soudaines des étoiles sur le point d’être englouties par un trou noir, il n’existait aucun moyen de vérification expérimentale . Ce n’est qu’aujourd’hui que des confirmations sont apportées par les observations.
 
 
 
Jean Pierre Luminet lors d'une de ses dernières interventions publiques.
Une étoile en train de se transformer en crêpe près d'un TN.
Illustration: NASA/CXC/M Weiss
 
Le destin des étoiles qui s'aventurent trop près de trous noirs, peut être plus violent que ce que l'on croyait. Elles sont déformées par l'énorme force de gravité du TN, mais ce processus peut aussi déclencher des réactions nucléaires qui les font exploser.
 
La force de gravitation du TN est plus importante du côté le plus près de l'étoile ce qui la déséquilibre complètement et se fait ensuite avaler par le TN, comme on peut le voir sur cette animation Quick Time.
 
 
Nos amis de l'Observatoire de Paris, pensent que ce n'est pas le seul danger que rencontre cette étoile, ce déséquilibre des forces peut aussi déclencher une explosion nucléaire qui la détruirait de l'intérieur. C'est ce qu'ils ont montré en conduisant des simulations numériques avec comme modèle une étoile s'approchant d'un TN super massif.
Quand l'étoile s'approche suffisamment près du TN, ce déséquilibre des forces l'aplatissent comme une crêpe (pancake en anglais).
Les simulations montrent aussi que des explosions nucléaires sont la conséquence de cet aplatissement. L'étoile sera complètement détruite, mais une partie de la matière de cette étoile ne sera pas absorbée par le TN, elle sera propulsée dans l'espace hors de portée du TN par la force de l'explosion.
 
On pense que l'absorption de telles étoiles par un TN a déjà été observée, probablement à une étape plus avancée, quand la matière spirale autour du TN, se réchauffe et émet ainsi des UV et des X.
 
Galex (télescope spatial en UV) a probablement été le témoin d'un tel événement et un autre par Chandra et XMM- Newton (télescopes spatiaux en X)
 
On attend maintenant une observation de l'explosion nucléaire même avant d'être en partie avalée par le TN.
 
 
À consulter : l'interview de JP Luminet par le journal du Net d'avril 2007.
 
 
 
 
 
 
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UNE NOUVELLE POPULATION DE GALAXIES : ELLES N'ONT QUE 500 MILLIONS D'ANNÉES! (23/08/2007)
 
L'INSU (Institut National des Sciences de l'Univers) communique sur cette nouvelle population de galaxies au fin fond de l'Univers
 
Cet article dont les auteurs principaux sont Jean Paul Kneib du LAM et Johan Richard du Caltech, est aussi paru en complet (anglais) dans les archives d'astrophysique en format pdf de 27 pages.
 
 
 
Une équipe internationale d'astronomes, à laquelle participe un chercheur du Laboratoire d'Astrophysique de Marseille(1), semble avoir trouvé une nouvelle population de galaxies dont la lumière aurait mis plus de 13 milliards d'années à nous parvenir.
Cette découverte, utilisant l'effet de mirage gravitationnel, mettrait en évidence l'existence de galaxies alors que l'Univers n'était âgé que de 500 millions d'années.

300 000 ans après le Big-Bang, l'Univers en expansion est devenu transparent au rayonnement lumineux. Mais aucune étoile ne brillait encore, et c'est pourquoi les astronomes nomment cette époque « les Ages Sombres ».
La découverte des premières étoiles et des premières galaxies qui commencèrent à briller dans l'Univers est l'un des objectifs majeurs des cosmologues et motive la construction des futurs télescopes comme le télescope européen ELT (Extremely Large Telescope) et le télescope spatial JWST. Ces recherches constituent un élément essentiel pour nous permettre de comprendre comment notre Univers s'est formé et évolue au cours du temps.

En attendant de pouvoir utiliser les futurs instruments d'observation, les astronomes ont recours à des techniques faisant appel à des phénomènes naturels et aux lois fondamentales de la physique. L'une d'entre elles utilise l'effet de mirage gravitationnel prédit par Einstein et amplement vérifié depuis. D'après la relativité générale, la lumière est déviée par le champ gravitationnel. Au voisinage d'un champ gravitationnel fort, comme celui des amas de galaxies les plus massifs de l'Univers, la lumière provenant d'un objet lointain est donc fortement déviée. Si l'objet lointain, l'amas de galaxies et l'observateur sont alignés, ce dernier voit un arc lumineux. Cet arc correspond en réalité à la fusion de plusieurs images de l'objet lointain. Ces images sont déformées, et ce qui intéresse surtout les astronomes, elles sont amplifiées. La lumière provenant de l'objet lointain est ainsi focalisée comme au travers d'un télescope, ce qui permet de l'observer alors qu'il resterait autrement invisible.

 
 
 
Une équipe internationale d'astronomes a utilisé cette technique en observant les amas de galaxies les plus efficaces en termes d'agrandissement apparent, avec l'un des plus puissants télescopes au monde : le télescope Keck de 10m de diamètre, situé à 4200m au sommet du Mauna Kea à Hawaii et équipé du spectrographe NIRSPEC.
 
Pendant 3 ans, 9 amas de galaxies ont été scrutés en détail.
 
Les astronomes, dont Jean-Paul Kneib, chercheur au Laboratoire d'Astrophysique de Marseille, auraient identifié 6 jeunes galaxies formant activement des étoiles, à une distance de 13 milliards d'années-lumière.
 
Ceci correspond à l'époque où l'Univers n'avait que 500 millions d'années, soit moins de 4% de son âge actuel.

 
 

S'assurer que cette nouvelle population de galaxies a été identifiée de façon non ambiguë est excessivement difficile à de telles distances, malgré de très nombreux tests réalisés cette dernière année par l'équipe d'astronomes avec les meilleurs télescopes actuels. Cependant, de vieilles populations d'étoiles ont été identifiées dans d'autres galaxies un peu plus âgées que celles-ci. D'après les scientifiques, on peut donc raisonnablement penser qu'au moins une partie des galaxies identifiées est effectivement réelle.

Le grand nombre de galaxies trouvées semble indiquer qu'il existait à cette époque une grande population de galaxies intrinsèquement peu brillantes. Le flux ultraviolet ionisant de cette nouvelle population de galaxies serait suffisant pour expliquer le phénomène de ré-ionisation de l'Univers (ionisation des atomes d'hydrogène neutre du milieu intergalactique) qui marqua la fin des « Ages Sombres ».
 
 
 
 
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CHARON : DES GEYSERS DE GLACE? (23/08/2007)
 
 
Le compagnon de Pluton, Charon, est le sujet d'une étude de l'Observatoire Gemini Nord (à Mauna Kea à Hawaï) qui a dirigé son système d'optique adaptative ALTAIR couplé à l'instrument NIRI opérant dans le proche IR; et qu'a-t-il remarqué? Il a détecté la signature d'hydrates d'ammoniaque et de cristaux de glace parfaitement répartis sur toute la surface de Charon.
 
Cela semble indiquer que de l'eau liquide mélangée avec de l'ammoniaque est expulsée des entrailles de ce petit corps vers la surface glacée. C'est à dire du cryovolcanisme, qui projette de l'eau vers la surface et qui fige immédiatement; donc les entrailles de Charon posséderaient de l'eau liquide grâce à l'action de l'ammoniaque qui élève la température de fusion (agit comme un antigel!).
 
 
 
Le cryovolcanisme semble assez courant dans le fin fond du système solaire : Encelade (Saturne), Europe (Jupiter), Ariel (Uranus); mais ce volcanisme est dans ce cas favorisé par les forces de marée, ce qui ne semble pas être le cas de Charon.
 
Les scientifiques ont même calculé que la couche déposée devait être de l'ordre du mm tous les cent mille ans
 
Cette eau n'est pas de l'eau primordiale, c'est à dire datant de l'époque de la formation du système solaire, car au bout d'une longue période de temps elle deviendrait amorphe suite à l'action des UV et des rayons cosmiques.
 
Cette découverte est importante car elle a des conséquences sur les corps de la ceinture de Kuiper (les KBO au delà de Neptune) qui sont similaires en composition à Pluton et Charon, on pense.
 
Illustration de Software Bisque. www.seeker3d.com, et de Mark C. Petersen, Loch Ness Productions. Star field from DigitalSky 2, courtesy Sky-Skan, Inc
 
 
 
 
 
 
 
Tout sur Pluton et Charon :
 
http://www.solarviews.com/french/pluto.htm
 
http://jmm45.free.fr/planetes/pluton/pluton.htm
 
http://www.neufplanetes.org/systeme_solaire/pluto.html
 
 
 
 
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VESTA : ÉTAIT FORMÉ PLUS TÔT QUE CE QUE L'ON PENSAIT. (23/08/2007)
 
L'astéroïde Vesta, le deuxième plus gros après Cérès était complètement formé (solide) 10 millions d'années après la formation de notre système solaire.
 
Comment sait-on cela? Bonne question!
On a trouvé un petit morceau de cet astéroïde ici sur Terre. Une météorite de l'Antarctique (pourquoi l'Antarctique : facile, c'est tout blanc, donc les météorites se voient bien sur la neige) que l'on pense venir de Vesta.
 
Ce sont des chercheurs canadiens de l'Université de Toronto qui arrivent à cette conclusion.
 
Ils se sont intéressés à cette météorite volcanique qui contient des cristaux de Zircon qui est identique à la composition de Vesta; elle est du type eucrites, c'est à dire d'origine volcanique. Ce sont les plus vieux basaltes du système solaire.
 
 
Jusqu'à ce jour il était difficile d'étudier sérieusement les zircons contenus dans les météorites eucrites à cause de leur destruction et explosion en tout petits débris au moment de l'impact. Mais nos chercheurs ont réussi à analyser aujourd'hui ces météorites trouvées en Antarctique grâce à de nouvelles techniques.
Ils ont montré de façon certaine qu'elles se sont cristallisées en moins de 10 millions d'années après la formation du système solaire.
C'est ce qu'affirme le professeur Gopalan Srinivasan du département de Géologie de cette université.
 
Les scientifiques pensent qu'à un certain moment, Vesta a été chauffée rapidement et ensuite fondue et différenciée comme sur Terre, l'énergie nécessaire à ce procédé étant due à la radioactivité interne.
On n'arrivait pas jusqu'à présent à dater cette époque et c'est grâce à la micro-sonde ionique du Swedish Natural Histroy Museum que ces eucrites ont été analysés et qu'ils ont trouvé des traces de Hafnium 182 (provient de la décomposition radioactive du Tungstène 182 de période 9 millions d'années).
L'Hf 182 est un très bon chronomètre pour déterminer la formation du noyau des planètes, et le Zircon est un corps idéal pour déterminer la proportion de Hf 182 car il en contient relativement de grandes quantités (1 à 2%).
 
Le Zircon sur Terre et dans l'espace ont les mêmes caractéristiques, ils apparaissent quand la roche en fusion se cristallise ou quand ce refroidissement se produit suite à un impact violent, cela nous donne ainsi des indications sur la période de formation des planètes du système solaire qui semble donc être très tôt dans le calendrier cosmique.
 
 
Voici des photos de Vesta prises par Hubble en Mai 1996 alors que cet astéroïde était proche de la Terre : 170 millions de km.
Image de gauche : On y remarque un cratère géant à sa surface dû à un énorme impact ainsi qu'un pic au Pôle Sud.
Image de droite : Un modèle 3-D de ce corps.
Image centrale en couleur : Une carte topographique de Vesta où le bleu représente les creux et le rose les bosses. On y remarque le cratère d'impact de 450 km de diamètre.
 
 
Crédit photo : NASA/HST : Ben Zellner (Georgia Southern University), Peter Thomas (Cornell University)
 
 
 
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
Sur Vesta :
 
Chez Solarviews (anglais).
 
À la NASA de belles images dont celle-ci par le télescope Keck.
 
Chez starryskies, très complet (anglais).
 
Un APOD sur Vesta (anglais of course).
 
L'indispensable Hubble bien entendu (anglais).
 
 
Sur la composition des météorites.
 
Du PSRD de Hawai : Hafnium, Tungsten, and the Differentiation of the Moon and Mars
 
Article du Natural History Magazine sur la composition des météorites (anglais).
 
Article de 2 pages en pdf et en anglais du LPI sur cette avancée scientifique.
 
 
 
 
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CHANDRA : DES TROUS NOIRS PIRANHA! (23/08/2007)
 
 
Les dernières observations de l'observatoire spatial en X Chandra, ont montré que des trous noirs super massifs grandissaient plus rapidement dans les jeunes amas de galaxies, cela a bien sûr une influence sur les galaxies de ces amas.
 
C'est en étudiant un échantillonnage d'amas et en comptant la proportion de galaxies avec des TN super massifs croissant rapidement (appelés aussi Noyaux actifs de Galaxies ou AGN), qu'ils s'en sont aperçus. Les amas de galaxies les plus jeunes (les plus distants) contiennent plus d'AGN que les plus anciens (les plus proches).
 
 
 
Les amas de galaxies font partie des structures les plus imposantes de l'Univers, certaines de ces galaxies contiennent des AGN.
À l'origine, ces galaxies contenaient beaucoup plus de gaz nécessaire à la formation d'étoiles et à la croissance des trous noirs, qu'aujourd'hui. Ce "carburant" permettait ainsi aux trous noirs de ces jeunes amas de grossir plus rapidement que leurs équivalents dans des amas plus proches.
 
Dessin montrant l'évolution rapide d'un TN devenant un AGN au centre d'une galaxie.
Un disque de gaz chaud est avalé par le centre du TN et celui ci est entouré par un tore de gaz et de poussières plus froids.
Illustration: NASA/CXC/M.Weiss
 
Les trous noirs dans ces amas jeunes sont comme des piranhas dans un aquarium rempli de nourriture, d'après l'image de Jason Eastman de l'OSU (Ohio State University), auteur principal de cette étude.
 
 
 
 
 
Il a avec son équipe utilisé Chandra pour déterminer la fraction d'AGN dans 4 amas de galaxies différents situés à de très grandes distances (à approximativement la moitié de son age), il a ensuite comparé cette valeur avec la proportion trouvée pour des amas plus près de nous.
Le résultat de ces comparaisons montre que la proportion d'AGN dans les amas les plus distants est 20 fois plus importante que dans les amas proches. Les AGNs extérieurs à ces amas sont également plus communs quand l'Univers est plus jeune, mais seulement d'un facteur de deux ou trois sur la même période
 
C'est une preuve caractéristique de la présence de ces TN piranha.
 
Les deux amas de galaxies appelés CL 0542-4100 et CL 0848.6+4453 font partie du lot étudié comportant des AGN, on peut voir les images prises par Chandra sur cette page. La plupart des AGN détectés (5 dans chaque amas) émettent dans le bleu (haute énergie X).
 
 
Ces résultats paraissent dans le numéro du 20 Juillet 2007 de The Astrophysical Journal Letters.
 
On peut aussi consulter Science@Nasa sur le sujet
 
 
 
 
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ESPERIA EST SON NOM : NOUVELLE MISSION NAVETTE. (23/08/2007)
(photo et dessin : © ESA)
 
 
L’Agence spatiale européenne (ESA) et l’Agence spatiale italienne (ASI) ont annoncé aujourd’hui le nom retenu pour la mission de Paolo Nespoli, qui fera partie de l’équipage STS-120 devant embarquer à bord de la navette en octobre prochain à destination de la Station spatiale internationale (ISS).
 
La mission a été baptisée Esperia, du nom mythique par lequel les Grecs désignaient la péninsule italienne dans l’Antiquité.
 
En effet, la mission de Paolo Nespoli sera une vitrine de la technologie européenne puisqu’elle livrera à la Station l’élément de jonction n°2 (Node 2) fabriqué par l’Italie. Ce nom évoque également le rôle visionnaire de l’ASI au sein du programme ISS, celle-ci fournissant à la NASA, au titre d’un accord bilatéral, trois conteneurs de fret pressurisés, les MPLM, dont le développement a été confié à l’industrie italienne.
 
Dimensions
 
Longueur
6706 mm
Diamètre
4480 mm
Volume
70 m3
Masse
 
Masse au départ
14 500 kg
Masse en orbite
15 300 kg
(dessin du Node 2)  © ESA
Voici les caractéristiques du Node 2 (ESA).
 
 
Cet accord avec la NASA a permis à l’ASI d’obtenir six occasions de vol. L’étroite coopération entre l’ESA et l’ASI a conduit au choix de Paolo Nespoli, membre du Corps des astronautes européens, pour la mission Esperia. Le premier bénéficiaire de ces occasions de vol a été Umberto Guidoni, qui a passé 10 jours à bord de l’ISS en avril 2000.
 
Un accord concernant la gestion commune de cette mission capitale a été signé le 19 juin 2007 pendant le Salon du Bourget par le Professeur Giovanni F. Bignami, Président de l’ASI, et Daniel Sacotte, Directeur Vols habités, Microgravité et Exploration à l’ESA. 
 
 
« L’Italie est l’un des principaux acteurs européens dans le domaine spatial », commente Simonetta di Pippo, qui dirige le Programme de sciences spatiales et d’exploration (Osservazione dell’Universo) de l’ASI, ajoutant : « Comme son nom l’indique, la mission Esperia témoigne de l’engagement à long terme de l’Italie dans l’exploration spatiale et se fait l’écho de notre vision ainsi que de nos ambitions pour l’avenir. Elle constitue un nouvel exemple des capacités de l’industrie italienne, qui conditionnent notre investissement dans les programmes spatiaux européens, notamment le programme d’exploration Aurora. »
 
Avec la mission Esperia, Paolo Nespoli accomplira son premier vol spatial. Pendant les opérations complexes d’assemblage qui sont prévues, il jouera un rôle essentiel auprès de ses six coéquipiers lors de l’installation de l’élément de jonction n°2 (construit par Thales Alenia Space), en coordonnant les activités depuis l’intérieur de la navette pendant quatre sorties dans l’espace. Ses autres responsabilités couvrent la conduite d’un programme conjoint ESA/ASI d’expériences de physiologie humaine et de biologie et une assistance à la maintenance et à l’exploitation des systèmes embarqués de l’orbiteur.
 
« Premier module de fabrication européenne à être lancé, l’élément de jonction n°2 est essentiel pour l’avenir de l’ISS », déclare Daniel Sacotte. « Il servira de liaison avec les laboratoires Columbus de l’ESA, Destiny des États-Unis et Kibo du Japon, et de point d’ancrage pour le véhicule de transfert japonais HII. Il comportera également un adaptateur pour l’amarrage de la navette et servira de point de fixation pour les MPLM. Les scientifiques et les ingénieurs du monde entier attendent avec impatience la livraison de cet élément. »
 
La mission Esperia se caractérise également par la participation du ministère italien de la Solidarité sociale. Afin de souligner le droit de tous les citoyens européens à l’égalité des chances, Paolo Nespoli se fera le représentant des Européens et des Italiens pendant son séjour dans l’espace, emportant en orbite avec lui des témoignages recueillis par ce ministère.
 
ESA – Département Communication
Email: media @ esa.int
 
Site de Node 2 à la NSA.
 
 
Bonne chance à cette future mission!
 
 
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L'ANOMALIE PIONEER : ON NOUS ÉCRIT. (23/08/2007)
 
 
Notre ami Émile Braunthal-Weisman, nous fait parvenir suite au rapport sur la conférence de S Reynaud sur l'effet Pioneer, cette note qui sera publiée prochainement dans Astronomy & Astrophysics.
C'est un Ingénieur à la retraite et qui a aussi un site Internet : http://perso.wanadoo.fr/ebraw
 
Bien entendu ce papier est en anglais amis je crois que tout le monde peut comprendre les grands principes.
 
 
 
Paper presented by Émile Braunthal-Weisman. July  2007.
 
Pioneer Anomaly.
 
Résumé : L'étude de la course des sondes Pioneer dans l'espace galactique a laissé apparaître un ralentissement que les physiciens ne parviennent pas à expliquer. Cette anomalie met la communauté scientifique en émoi et les physiciens envisagent toutes sortes d'hypothèses allant d'une cause inhérente au fonctionnement des sondes jusqu'à la remise en question des théories de la gravitation ou de la structure de l'espace. (voir note 1 plus bas)
Pour rendre compte de ce que l'on nomme maintenant la "Pioneer Anomaly", il faut tenir compte du fait que tous les corps sont en mouvement autour du centre de notre Galaxie.
 
Abstract: The study of Pioneer probes' journeys through galactic space shows that these probes slow down in a way physicists are not able to explain which has confused the scientific community. Physicists have proposed a range of hypotheses to explain the phenomenon, from malfunctioning of apparatus to the need to review theories of gravity and space. 1