LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:
Mise à jour : 11 Juin 2010         BONNES VACANCES À TOUS      
 
Conférences et Événements : Calendrier   .............. Rapport et CR
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ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :
Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires
 
Sommaire de ce numéro :    
Les télescopes ultra géants : CR de la conférence SAF du 19 Mai par F Hammer. (11/06/2010)
La mission Planck, état et perspectives : CR de la conf. IAP de F Bouchet du 1er Juin 2010. (11/06/2010)
Tout savoir sur l'énergie noire : Alain Bouquet, est l'invité des conférences mensuelles de la SAF. (11/06/2010)
George Smoot : Il était en France. Ses cours sont disponibles. (11/06/2010)
Rosetta : Elle va frôler l'astéroïde Lutetia, images en direct à Paris le 10 Juillet. (11/06/2010)
Dawn : Changement de vitesse vers les astéroïdes. (11/06/2010)
             Ophiucus : Occultation par un astéroïde. (11/06/2010)
Falcon 9 s'envole : Et l'espace devint privé…… (11/06/2010)
Titan : Des nouveautés sur une possible vie? (11/06/2010)
Notre galaxie : Le passé agité de son trou noir. (11/06/2010)
De très jeunes galaxies géantes : Une surprise. (11/06/2010)
Allo la Lune? : Lunokhod nous répond! (11/06/2010)
TRAPPIST : Non ce n'est pas seulement une bière belge, c'est un nouveau télescope! (11/06/2010)
Le Paranal : Coucher de Lune sur le VLT. (11/06/2010)
Hubble :.NGC 3603, et pourtant elles bougent! (11/06/2010)
Jupiter : Collision sur la planète géante. (11/06/2010)
Mars : Une nouvelle carte géologique confirme la présence passée de lacs. (11/06/2010)
Les magazines conseillés :.Pour la science de Juin sur la fusion nucléaire notamment. (11/06/2010)
 
 
 
 
L'ÉNERGIE NOIRE: ALAIN BOUQUET PROCHAIN CONFÉRENCIER À LA SAF LE 16 JUIN. (11/06/2010)
 
 
Alain Bouquet, célèbre astrophysicien de l'APC (Astro Particules et Cosmologie) et grand vulgarisateur de ces sujets difficiles, sera le prochain invité de la dernière conférence mensuelle de la SAF.
 
Nous vous accueillerons le mercredi 16 Juin à 20H30 au FIAP (30 rue Cabanis Paris 14) salle Bruxelles. Ouverture des portes : 20H.
 
Le thème de cette soirée exceptionnelle : l'énergie noire et la constante cosmologique.
 
Ce sera la dernière conférence de la saison 2009/2010; la prochaine conférence de rentrée sera le 13 Octobre 2010, et le sujet en sera, une fois n'est pas coutume, notre étoile, le Soleil.
 
 
 
 
 
 
 
 
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GEORGE SMOOT : IL ÉTAIT EN FRANCE. SES COURS SONT DISPONIBLES EN LIGNE. (11/06/2010)
 
 
Le célèbre Prix Nobel de Physique 2006, George Smoot, que nos lecteurs connaissent bien, était en France récemment pour sa leçon inaugurale à l'Université Paris-Diderot, dont la vidéo est visible ici.
 
À cette occasion il a donné aussi 4 cours de cosmologie (en anglais, of course!) assez accessibles pour le commun des mortels, je vous les recommande, on peut les télécharger ou les lire aux quatre adresses suivantes :
 
Le titre de l'ensemble est un peu pompeux : "The Universe and myself".
 
·        1.The Evolving World - 4 mai 2010
·        2.Seeing Beyond the majority - 5 mai 2010
·        3.Let there be light! - 6 mai 2010
·        4.Let there be dark! - 7 mai 2010
 
Ces cours existent aussi en vidéo.
 
 
 
 
À l'occasion de la venue de G Smoot, l'Université Paris Diderot publie le communiqué suivant :
 
 
Le Prix Nobel Américain, George F. Smoot, crée le Centre de Cosmologie Physique de Paris
 
L’université Paris Diderot s’associe à ce projet ambitieux et met en place un fonds de dotation pour la recherche et la formation à destination du Centre de Cosmologie Physique de Paris 
 
Deux mois après l’annonce de son recrutement en tant que Professeur au sein de l’Université Paris Diderot, George F. Smoot fonde le Centre de Cosmologie Physique de Paris ou PCCP (pour Paris Centre for Cosmological Physics). Sous son impulsion, et avec l’aide des chercheurs du laboratoire APC de l’Université Paris Diderot, des laboratoires parisiens travaillant au meilleur niveau international dans le domaine de la cosmologie vont allier leurs forces pour un programme ambitieux de recherche et de formation.  
 
Le Fonds de dotation pour la Recherche et la Formation dans le domaine de la Physique de l’Univers (Fonds RFPU) 
 
D’intérêt général et de portée mondiale, le programme du PCCP nécessite l’attention de tous. Pour permettre à chacun de soutenir la recherche en Cosmologie et le développement de l’enseignement scientifique, le Centre de Cosmologie Physique de Paris se prépare à lancer une collecte de fonds de grande envergure, sur 3 ans, menée par son ambassadeur le professeur George F. Smoot, prix Nobel de Physique 2006 et fondateur du Berkeley Center for Cosmological Physics (BCCP) en Californie. Pour concrétiser cette opération, l’Université Paris Diderot vient de créer et d’adosser au centre de Cosmologie, le Fonds de dotation pour la Recherche et la Formation dans le domaine de la Physique de l’Univers. Une grande première dans le paysage universitaire français. 
 
 
Welcome in Paris Professor Smoot!
 
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ROSETTA : SURVOL DE L'ASTÉROÏDE LUTETIA EN DIRECT À PARIS LE 10 JUILLET. (11/06/2010)
 
 
 
Rosetta est une mission spatiale conçue par l'Agence spatiale européenne qui a été lancée par une fusée Ariane 5 le 2 mars 2004.
Son objectif est d’étudier l’activité de la comète Churyumov-Gerasimenko et son évolution jusqu’au passage de la comète à son périhélie. Rosetta prévoit également de déposer un atterrisseur nommé Philae à la surface du noyau afin d’y effectuer des analyses in-situ de se composition. Mais lors de sa longue course vers la comète,
Rosetta survolera (3000km) un astéroïde nommé 21 Lutetia le 10 juillet prochain.
 
 
 
 
Universcience , au travers de son unité La Cité des Sciences et de l'Industrie, va vous faire vivre en direct cet événement grâce à une soirée exceptionnelle "astéroïdes et comètes" le samedi 10 Juillet 2010 à partir de 20H00 dans la grande salle de conférence.
 
Entrée libre pour tout public, comme d'habitude.
 
 
Voici le programme provisoire de la soirée :
 
Un grand nombre de documents et CD seront remis au public grâce à nos amis de l'ESA et du CNES.
 
Début : 20h30
 
·        Accueil : 10’ Gilles Dawidowicz (GD)
·        Agenda de la soirée : GD
·        Opérations spatiales en cours : liaison téléphone/skype avec le centre de contrôle de Darmstadt (Allemagne) 
·        Présentation de la mission spatiale ROSETTA  (Francis Rocard)
·        L’envers du décor : comment la sonde a été conçue: (Paolo Muzzi)
·        L’envers du décor : l’atterrisseur Philae :’ (Francis Rocard)
·        Opérations spatiales en cours : liaison téléphone/skype avec le centre de contrôle de Darmstadt (Allemagne) 
·        Présentation sur les comètes  (Anny-Chantal Levasseur-Regourd)
·        Présentation sur les astéroïdes  (Marcello Fulchignoni)
·        La fin des dinosaures (Jean-Pierre Martin)
·        Présentation sur les actions éducatives (écoles françaises et US)  (Marcello Fulchignoni)
·        Liaison téléphone/skype avec le JPL 
·        Opérations spatiales en cours : liaison téléphone/skype avec le centre de contrôle de Darmstadt (Allemagne) 
·        Film vidéo sur Itokawa/Hayabusa, la superbe mission japonaise qui a visité un astéroïde de la ceinture d'astéroïde.
·        Premières images en direct
·        Commentaires live 
 
Fin : 23h30/Minuit
 
 
Avec : Marcello Fulchignoni (OBSPM), Antonella Barucci (OBSPM), Anny-Chantal Levasseur-Regourd (Service d’Aéronomie, CNRS), Paolo Muzzi (TAS), Jean-Pierre Martin (PlanetAstronomy.com), André Brahic (Univ. Paris 7).
 
En liaison téléphonique depuis Darmstadt avec : Antonella Barucci
En liaison téléphonique depuis le Max Planck Institute 
En liaison téléphonique depuis le JPL
Animée par Gilles Dawidowicz (SAF) et Francis Rocard (CNES)
 
 
La mission Rosetta sur votre site préféré.
 
 
NOUS COMPTONS SUR VOUS, CE SERA UNE SOIRÉE SUPERBE
 
 
Cette soirée est soutenue par Thalès Alenia Space, Agenium, PlanetAstronomy.com et l’Astronomie.
 
 
Lien vers le programme de cette soirée.
 
 
 
 
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DAWN : CHANGEMENT DE VITESSE VERS LES ASTÉROÏDES. (11/06/2010)
 
 
Dawn (l'aube en Français) est une mission américaine de rendez vous avec les astéroïdes principaux de la ceinture centrale des astéroïdes : Vesta et Cérès.
 
La propulsion est ionique comme sur la sonde Deep Space 1 (ou Smart de l'ESA), elle comporte trois moteurs au Xénon de poussée ridiculement faible (90mN oui des  milli Newton!!) mais continue, le contrôle d'attitude est lui assuré par des moteurs chimiques à l'Hydrazine.
 
Nous avons déjà parlé de cette sonde qui a été lancée parfaitement le 27 Septembre 2007.
 
Son voyage est long de 4,8 milliards de km et Vesta doit être rencontré en 2011 et Cérès en 2015 seulement.
Chaque rencontre donnera lieu à une mise en orbite autour du corps considéré.
 
Elle poursuit donc son petit bonhomme de chemin dans l'espace.
 
En fait, on vient de passer à la vitesse supérieure avec son moteur ionique.
Le précédent record de vitesse était détenu par la sonde DS1, mais ce 5 Juin 2010, Dawn avait accumulée un changement de vitesse de plus de 4,3km/s depuis le début de la mission, comme vient de l'annoncer la NASA.
 
Pour arriver à ce record, Dawn a dû allumer ses trois moteurs, les uns après les autres pendant ces 620 jours.
Il a consommé moins de 165 kg de Xenon (qui sert au moteur ionique).
 
Sa mission devrait durer 8 ans et ses moteurs devraient fonctionner pendant 2000 jours (5 ans et demi, le reste du temps la sonde sera en orbite autour des astéroïdes).
 
 
 
 
 
 
Dans un peu plus d'un an Dawn devrait se mettre en orbite autour de Vesta, et Cérès en 2015.
Ce sera une odyssée de près de 5 milliards de km!
 
 
 
 
 
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OPHIUCUS : OCCULTATION PAR UN ASTÉROÏDE. (11/06/2010)
 
Notre ami Thierry Midavaine, nous fait parvenir le message intéressant suivant :
 
 
Bonjour à tous,
 
Nous avons un événement exceptionnel le 8 juillet qui traverse toute la France.
L'étoile Delta Ophiuchus de magnitude 2,7 sera occultée par l'astéroïde 472 Roma.
 
Voici la carte de la prédiction mise à jour aujourd'hui par Steve Preston et voici les liens sur son site.
http://asteroidoccultation.com/2010_07/0708_472_21049.htm
http://asteroidoccultation.com/2010_07/0708_472_21049_MapE.gif
 
C'est une occasion unique de faire l'observation avec tous les moyens à votre disposition depuis vos yeux jusqu'à des télescopes de grande dimension avec des moyens d'analyse variés.
L'imagination est au pouvoir et surtout n'oubliez pas de vous amuser.
Les dimensions de l'astéroïde, la dimension de l'étoile, son assombrissement centre bord seront ainsi facilement mesurable.
Le clef du succès réside dans la multiplication du nombre d'observateurs.
 
Aussi merci de relayer cette information dans vos réseaux et autour de vous.
Bonne observation !
 
 
 
 
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FALCON 9 S'ENVOLE : ET L'ESPACE DEVINT PRIVÉ…….. (11/06/2010)
(Photos et dessins : SpaceX)
 
On se rappelle que Barack Obama avait fait appel à l'industrie privée pour suppléer à la baisse des budgets de la NASA et à la mise à la retraite programmée des navettes.
 
 
Le 4 Juin 2010 est à marquer d'une pierre blanche, en effet, pour la première fois, un lanceur industriel (Falcon-9) entièrement financé par une société privée (SpaceX en l'occurrence) a été tiré avec un succès complet de Cap Canaveral, en Floride. (le lanceur précédent Falcon 1 avait été moins chanceux).
 
Une maquette de la future capsule de transport (hommes et matériaux) Dragon a été mise parfaitement en orbite à 250km d'altitude.
 
Cette société, SpaceX, fondée par Eon Musk (c'est lui qui a inventé le système de paiement Paypal) s'engage à fond dans des vols privés, qui devraient à terme, mener à des missions vers l'ISS à la place de la NASA! Un vol vers l'ISS est d'ailleurs prévu vers 2011, c'est à dire demain. La capsule des astronautes devrai être le système Dragon.
 
Il existe de nombreuses vidéos de ce lancement, notamment sur le site de SpaceX.
 
 
 
 
 
 
 
La fusée Falcon-9, à deux étages, est haute de 55m et est propulsée par une dizaine de moteurs fusée LOX/Kérosène RP-1 (9 pour le premier étage, un pour le deuxième) produisant près de 500 tonnes de poussée.
 
Ce lanceur fait partie d'une famille représentée ci-contre.
 
Légende :
 
LEO = Low Earth Orbit ; orbite terrestre basse.
GTO = Geosynchronous Transfer Orbit : orbite de transfert géosynchrone
 
Le lanceur actuel devrait être capable de lancer des charges utiles de l'ordre de 10 tonnes en orbite basse ou 3,4t vers l'orbite géostationnaire.
 
 
 
 
Vue de la capsule Dragon qui devrait dès l'année prochaine effectuer des allers et retours vers l'ISS.
 
Le prochain vol devrait d'ailleurs être une répétition d'amarrage à l'ISS, pour se familiariser avec cette technique.
 
 
 
Bravo SpaceX, vous êtes sur le bon chemin, quand on pense qu'il avait fallu à la célèbre fusée Atlas des années 1960, plus de 13 lancements pour en avoir un réussi!!!
 
 
 
 
 
 
La galerie d'images du lancement par les journalistes de Universe Today.
 
Le dossier sur Falcon par les spécialistes de l'astronautique, Capcomespace.
 
Voir article de nos amis de Ciel des Hommes sur le sujet.
 
La nouvelle à l'AFP.
 
Nos amis de radio Canada commentent aussi cet événement.
 
Universe today publie aussi ce commentaire.
 
Photos et détails sur aeroweb.net.
 
 
 
 
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TITAN : DES NOUVEAUTÉS SUR UNE POSSIBLE VIE? (11/06/2010)
 
Carolyn Porco responsable de l'équipe d'imagerie de la sonde Cassini, (CICLOPS) au Space Science Institute de Boulder, CO; vient de nous faire parvenir cette information surprenante sur les dernières expériences menées par Cassini au voisinage de son plus gros satellite, Titan.
 
Il semble que l'on ait détecté une consommation de l'Hydrogène atmosphérique dans l'environnement immédiat de Titan, que certains ont attribué à une possible forme de vie en surface, et aurait causé de nombreux échos sur le Web.
 
À la suite d'un certain nombre d'informations fausses à ce sujet, Carolyn Porco a demandé à Chris McKay astrobiologiste du centre Ames de la NASA que nos lecteurs connaissent bien (voir sa dernière apparition à propos de Mars et de l'Atacama) de faire le point sur ce sujet sensible sur le site du CICLOPS.
 
 
 
 
 
 
En voici un résumé
 
 
Des récents résultats de la mission Cassini suggèrent que l'Hydrogène et l'acétylène sont en quantité insuffisante à la surface de Titan.
Ces résultats, sont intéressants au point de vue exobiologie, car comme nous l'avions suggéré (McKay et Smith en 2005) dans un article passé, la vie à base de méthane (plutôt qu'à base d'eau) à partir d'organismes que l'on pourrait appeler des méthanogènes; comme sur Titan, devrait consommer de l'Hydrogène, de l'acétylène et du méthane.
Il semble que cela soit le cas sur Titan d'après les dernières nouvelles.
 
On a ensuite suggéré (Benner et al) que les hydrocarbures liquides sur Titan joueraient le même rôle essentiel pour la vie que l'eau sur Terre et même (McKay et Smith 2005) que l'Hydrogène jouerait le rôle que l'Oxygène joue sur Terre.
Les restes de la combustion d'O2 sur Terre est CO2 et H20, sur Titan le métabolisme du H2 donnerait du CH4.
On sait que Titan possède d'énormes réserves de CH4 liquide sous forme de lacs.
L'éventuelle vie "titanienne" aurait donc de quoi se propager facilement.
 
Sur Terre, la vie a une influence profonde sur l'environnement, en effet, chaque printemps la quantité de CO2 diminue, absorbé par la végétation, alors qu'en automne, lors de la décomposition des feuilles celle-ci augmente. La Terre "respire" donc.
 
Basé sur ce fait, on a pensé que sur Titan, on pourrait détecter un phénomène similaire, sur la consommation d'H2.
 
Est-ce ce qui a été détecté?
À suivre.
(dessin : un lac de Titan, NASA/JPL)
 
 
 
 
L'article original de Chris McKay comporte des notes intéressantes sur la chimie du méthane que je vous conseille d'aller voir.
 
Bref, en conclusion, on peut dire que le manque d'éthane et d'acétylène à la surface de Titan, ainsi que l'appauvrissement en Hydrogène (simulation par calculateur) semblent indiquer une sorte de réaction chimique de surface. Est-ce suffisant pour dire qu'il y a une possibilité de vie sur Titan, certainement non.
 
Chris nous donne son avis sur les différentes possibilités par ordre de la plus grande probabilité :
1-     Peut-être s'est-on trompé dans la détermination de l'Hydrogène en surface, il faut faire de nouvelles mesures.
2-    Il existe un phénomène physique qui transporte H2 de la haute atmosphère vers la basse atmosphère, mais dans ce cas on devrait noter un flux de H2 et non pas une perte.
3-    Il pourrait y avoir un catalyseur, encore inconnu, à la surface de Titan, qui consommerait l'Hydrogène.
4-    Et enfin, cet appauvrissement en H2, acétylène et méthane serait vraiment dû à une nouvelle forme de vie basée sur le méthane liquide.
 
L'avenir nous le dira peut-être???
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
Article sur le même sujet chez nos amis de Science Daily.
 
What is Consuming Hydrogen and Acetylene on Titan? Article de la NASA.
 
Une forme de vie exotique sur Titan, article en français.
 
 
 
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NOTRE GALAXIE : LE PASSÉ AGITÉ DE SON TROU NOIR. (11/06/2010)
 
 
On sait tous maintenant que notre Galaxie (comme la plupart des galaxies régulières) possèdent un trou noir central super massif (TNSM), et il semble que le trou noir supermassif présent au centre de notre Galaxie ait connu un passé agité ces derniers siècles.
 
C'est son voisinage qui nous le révèle : des nuages moléculaires, dont la luminosité variable en rayonnement X et gamma reflète une forte éruption passée.
Ces résultats, obtenus par une équipe internationale de chercheurs dont ceux du CNRS (IN2P3 et INSU) et du CEA, sont publiés dans The Astrophysical Journal et relaté sur le site du CNRS que je reprends en partie ici :
 
 
Les trous noirs situés dans les noyaux des galaxies actives connaissent généralement une activité intense.
Pas celui de notre Galaxie, Sgr A*, qui présente une activité extrêmement réduite. Mais une équipe internationale de chercheurs, dirigée par des astrophysiciens du laboratoire Astroparticule et cosmologie de Paris (CNRS / Université Paris-Diderot / CEA / Observatoire de Paris), a pu démontrer que ce trou noir avait été actif dans un passé très récent, et qu'il n'était donc pas aussi atypique qu'il paraissait.
 
Grâce à XMM-Newton et INTEGRAL, deux satellites de l'ESA auxquels le CNES, le CEA et le CNRS (INSU et IN2P3) ont fortement contribué, les chercheurs ont pu observer les émissions X et gamma des nuages moléculaires de la région du centre galactique, voisins de Sgr A*.
 
Surprise : ces émissions ont connu des variations spectaculaires, comme l'allumage progressif de l'un des nuages, entre 2004 et 2009, à une vitesse apparente trois fois plus élevée que celle de la lumière (Fig. 1).
Ce phénomène prouve que ces nuages réfléchissent le rayonnement de haute énergie produit par une activité intense du trou noir supermassif. L'écho de lumière nous arrive en effet avec un délai, par rapport à la lumière directe du trou noir, qui dépend de la position du nuage et du temps que le rayonnement emploie pour parcourir la distance entre le trou noir et le nuage.
 
 
 
Figure 1. Images XMM-Newton de l'émission de la raie de fluorescence du fer neutre dans les nuages moléculaires autour de Sgr A* (Bridge, MC1 et MC2) entre 2004 et 2009.
On voit clairement la progression de l'émission dans les sous-régions marquées par les ellipses 1, 2, 3 et 4 du Bridge. La distance parcourue par l'émission est de 15 années lumières en moins de 5 ans.
L'échelle angulaire (2 arc-minutes = 15 années lumière à la distance du centre galactique) et la direction vers Sgr A* sont aussi indiquées
 
© Ponti G., et al., 2010, The Astrophysical Journal, V. 714, p. 732-747
 
 
 
 
 
 
 
En observant la décroissance de l'émission gamma dans un autre nuage (fig. 2), les chercheurs ont estimé la durée et l'intensité de cette éruption, commencée il y a environ quatre siècles et qui s'est terminée au début du XXè siècle.
 
 
Figure 2. La région du centre galactique vue par INTEGRAL en rayons gamma de basse énergie (20-60 keV) à différentes époques, chaque bande pour une année différente entre 2003 et 2009.
 
Les différentes sources sont généralement associées à des systèmes binaires X variables.
 
Le cercle vert dans l'image en haut montre la position du nuage moléculaire Sgr B2.
La source gamma associée montre clairement un déclin sur 7 ans
 
© Terrier R., et al., 2010, The Astrophysical Journal.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Pendant trois cents ans, le trou noir supermassif de notre Galaxie a donc été un million de fois plus lumineux qu'actuellement.
 
Le service d'Astrophysique du CEA communique aussi sur cette intéressante nouvelle; allez-y voir, il y a aussi une animation vidéo du phénomène :
 
En voici un extrait :
 
Au centre de la Voie lactée existe un trou noir de 4 millions de masses solaire, associé à la source radio Sgr A*.
Malgré de nombreuses campagnes d'observations, il semble étonnamment discret et seule la dernière génération de télescopes à rayons X (Chandra et XMM-Newton) a permis jusqu'à présent de détecter une faible activité sous la forme de bouffées sporadiques.
La méthode employée par les chercheurs pour déceler les traces d'activité a consisté à étudier l'émission des nuages moléculaires nombreux dans la région du centre galactique.
 
En effet, lorsqu'un nuage moléculaire est illuminé par un rayonnement de haute énergie, il réfléchit la lumière sous la forme d'un rayonnement caractéristique dit rayonnement de fluorescence
(rayonnement de fluorescence : Si la matière constituant un nuage moléculaire est illuminée par un rayonnement X d'énergie supérieure à 7 keV, les atomes de Fer présents dans le milieu peuvent absorber les rayons X en perdant un électron des couche internes et, dans la transition qui suit (remplacement du niveau électronique vide avec un électron de la couche supérieure), émettre un photon de 6.4 keV, énergie de la transition. Le nuage brille alors dans cette raie dite de fluorescence du Fer neutre. Les rayons qui ne sont pas absorbés par les électrons internes du Fer sont par contre diffusés par les électrons externes en ne cédant que très peu d'énergie. La distribution en énergie du flux réfléchi par le nuage est alors pratiquement identique au rayonnement incident, aux pertes dues à la diffusion près. Ces deux types de rayonnement, dans une raie et dans le continu, caractérisent une nébuleuse en réflexion.)
 
Ce phénomène, analogue à un écho sonore, a déjà été mis en évidence dans le cas de nébuleuses.
L'éclat décelé dans les années 90 de Sgr B2, nuage moléculaire le plus massif de la région centrale de la Galaxie avait de cette manière été attribué à une éruption du trou noir il y a 300 ans.
Néanmoins, d'autres explications comme l'existence d'une source excitatrice placée à l'intérieur du nuage ou celle de particules chargées en interaction avec le nuage étaient également évoquées.
Les nouvelles observations obtenues par le satellite Integral sur plus de six ans viennent de démontrer aujourd'hui que l'émission du nuage Sgr B2 est sans doute bien provoquée par le trou noir.
 
Obtenue par la caméra Isgri entre 20 et 60 keV, l'intensité du signal observé décroît de façon régulière entre 2003 et 2009.
Une observation complémentaire par XMM-Newton en 2004 exclut la présence au sein du nuage d'une source variable suffisamment intense pour expliquer le flux détecté par Integral.
L'importance de la variation, le signal est divisé par deux en huit ans, écarte une origine due à un bombardement de particules chargées, protons ou électrons énergétiques, incapable de produire une variation si rapide. Argument supplémentaire pour une origine externe au nuage, des observations effectuées par d'autres équipes montrent une variation similaire du rayonnement de fluorescence 
 
Les chercheurs concluent que l'émission observée de Sgr B2 résulte de la réflexion d'une éruption géante du trou noir central de la Galaxie. La décroissance observée est le reflet du déclin du sursaut, amorcé il y a 100 ans.
Ce résultat est conforté par la découverte d'un second nuage moléculaire, G0.11-0.11, dont le rayonnement de fluorescence montre une décroissance identique : ce nuage voit également la fin du sursaut.
 
Si ces deux nuages témoignent de la fin du sursaut, on peut alors imaginer que d'autres nuages, judicieusement placés par rapport au trou noir et à l'observateur, permettent de remonter à sa naissance.
 
Variations superluminiques
Au cours d'un programme de cartographie du centre galactique par le satellite XMM-Newton, les chercheurs ont ainsi découvert d'étonnantes variations de plusieurs nuages moléculaires.
Le résultat le plus spectaculaire obtenu est le comportement d'un nuage moléculaire appelé « bridge (le pont) » qui semble s'allumer progressivement à différents endroits entre 2004 et 2009.
Cette illumination est produite comme si un front de lumière externe balayait ce nuage progressivement. Mais la variation est de l'ordre de 5 ans alors que la taille minimale du nuage est de 15 années-lumière: tout se passe comme si la vitesse apparente était trois fois plus élevée que la vitesse de la lumière !
Cet écho de lumière superluminique, similaire à ceux observés autour de nova ou de supernova, est une illusion d'optique.
Il résulte d'un effet de projection sur le ciel, et est dû à une configuration géométrique particulière entre la source émettrice et le nuage moléculaire. Il s'explique selon les chercheurs en plaçant le nuage « derrière »  Sgr A* (par rapport à l'observateur), à une distance supérieure à 50 années-lumière et illuminé par un front de rayonnement de haute énergie presque parallèle à la surface du nuage visible par l’observateur et en provenance du trou noir.
 
 
Un trou noir pas si singulier
L'observation des nuages moléculaires a donc permis de retracer l'histoire récente du trou noir du centre galactique.
Les auteurs de ces deux articles concluent qu'il s'est violemment réveillé il y a 400 ans pour s'éteindre à nouveau lentement il y a 100 ans avant de rentrer dans la phase de léthargie actuelle.
L'intensité de l'éruption, un million de fois le niveau présent, le rapproche par cet épisode d'activité de la famille des trous noirs supermassifs tapis au cœur des galaxies actives.
Les nuages moléculaires apportent la preuve que le trou noir central de la Galaxie est probablement moins atypique qu'il ne paraissait.
 
(Les nuages moléculaires sont des nébuleuses interstellaires principalement constituées d'hydrogène moléculaire (H2) et dans une moindre proportion d'autres molécules comme le monoxyde de carbone (CO).
Ils représentent une fraction importante, jusqu'à 50 %, de la masse de gaz total de la Galaxie et sont le site privilégié de formations d'étoiles. La région du centre galactique abrite de nombreux nuages moléculaires dont les plus massifs atteignent un million de masse solaire.)
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
Les trous noirs super massifs : CR de la conf SAF de Suzy Collin
 
Discovery of a Superluminal Fe K Echo at the Galactic Centre: The Glorious Past of Sgr A* Preserved by Molecular Clouds, article pdf très complet sur le sujet, à consulter absolument pour comprendre.
 
Fading hard X-ray emission from the galactic centre molecular cloud Sgr B2, article pdf aussi très complet sur le sujet, à lire.
 
Mise en évidence du TN au centre de notre Galaxie et en 3D.
 
 
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DE TRÈS JEUNES GALAXIES GÉANTES : UNE SURPRISE. (11/06/2010)
 
 
Une équipe internationale d’astronomes, dirigée par des chercheurs du CEA, avec des équipes du CNRS et d’universités (Université Pierre et Marie Curie, Université Paris Diderot, Université de Provence), a détecté, pour la première fois dans l’Univers lointain, une galaxie elliptique géante, très semblable à ses cousines de notre Univers local.
 
Cette galaxie, située à 10,1 milliards d’années lumière de la Terre, est observée au moment où l’Univers n’avait que 3,6 milliards d’années. Cette découverte révèle que certaines galaxies elliptiques peuvent déjà atteindre leur taille « adulte », tôt dans l’évolution de l’Univers. Elles coexistent avec d’autres galaxies elliptiques, beaucoup plus petites, qui augmentent de volume au cours du temps.
 
Voici un extrait du communiqué :
 
 
Pour éclairer les mystères du passé lointain de notre Univers, les chercheurs analysent la lumière de galaxies très éloignées de la Terre. Parmi les galaxies étudiées, les elliptiques intéressent tout particulièrement les astronomes. Ces régions suscitent beaucoup d’interrogations.
En effet, les galaxies elliptiques n’étant pas le siège de formation importante d’étoiles, elles devraient avoir une évolution relativement restreinte au cours du temps.
Pourtant, il y a quelques années, des images de l’Univers lointain, prises par le télescope spatial Hubble, suggéraient que les galaxies elliptiques lointaines pouvaient être de deux à cinq fois plus petites que leurs consœurs de même masse dans l’Univers proche.
 
Pour atteindre leur taille « adulte », les galaxies elliptiques seraient obligées d’augmenter leur volume, ce qui contredit la théorie.
« Nous voulions trouver d’éventuelles galaxies elliptiques géantes dans l’Univers lointain », indique Masato Onodera, chercheur au CEA. « Pour ‘peser’ les galaxies lointaines, nous avons utilisé la technique de dispersion des vitesses des étoiles. Plus la taille d’une galaxie de masse donnée est petite, plus les étoiles la constituant doivent tourner rapidement autour du centre de la galaxie pour compenser l’attraction gravitationnelle », ajoute-t-il.
 
Pour avoir accès à ces données précieuses, les chercheurs se sont tournés vers l’un des plus grands relevés de l’Univers lointain, le projet COSMOS.
Ils ont cherché des objets dotés d’une signature spectrale particulière dans le visible et le proche infrarouge, comme celles détectées par la caméra Suprime-Cam du télescope Subaru, et la caméra WIRCAM du télescope Canada-France-Hawaii
Ils ont ensuite pu utiliser le télescope Subaru  qui, équipé d’un spectrographe et d’une caméra infrarouge multi-objets, a permis d’obtenir les spectres infrarouges des galaxies lointaines étudiées. L’analyse des élargissements des raies spectrales permet ensuite de remonter à la masse et à la taille des galaxies étudiées.
 
 
A gauche : image composite d'un champ de galaxies lointaines obtenue d'après des clichés de la caméra Surprime-Cam du télescope Subaru (couleurs bleue et verte d'après les filtres B et z') et la caméra WIRCAM du télescope CFH (couleur rouge pour le filtre Ks). La galaxie lointaine, 254025, à une distance de 10 milliard d'années-lumière, est un minuscule point rouge. A droite, un zoom sur la position de la galaxie marquée par un carré. Credits Subaru/CFH/SAp
 
 
Les chercheurs ont ainsi pu détecter une galaxie elliptique géante, située à 10,1 milliards d’années lumière de la Terre et observée au moment où l’Univers n’avait que 3,6 milliards d’années.
 
Ce résultat apporte la preuve que des galaxies géantes, parvenues à leur stade adulte, coexistent avec d’autres, plus compactes, dans l’Univers primordial.
Par ailleurs, cette découverte apporte une pièce supplémentaire au puzzle de la compréhension de l’évolution des galaxies elliptiques. Les chercheurs s’attèlent désormais à quantifier la proportion relative de ces deux types extrêmes de galaxies elliptiques, en fonction du temps cosmique.
 
 
On consultera avec intérêt l'article du CEA à ce sujet ainsi que celui de Subaru.
 
 
 
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ALLO LA LUNE ? : LUNOKHOD NOUS RÉPOND! (11/06/2010)
 
 
 
Les plus anciens comme moi, se souviennent certainement d'une des gloires de l'astronautique soviétique : la série des robots lunaires appelée Lunokhod; le premier de la série a été déposé sur la Lune par la sonde Luna 17 dans la Mer des Pluies en 1970.
Après avoir quitté sur des rampes Luna 17, le robot va parcourir pendant près d'un an une dizaine de km sur la surface lunaire. Il va transmettre des milliers de photos et analyser le sol en divers endroits.
 
Il sera ensuite "perdu" puis retrouvé récemment par LRO comme cela a été fait pour le Lunokhod 2 il y a quelques mois, on en avait déjà parlé dans cet astronews.
 
 
 
(photo : JPM)
 
 
 
 
 
Et bien nos amis américains ont eu l'idée il y a quelques mois (en Avril 2010), de viser avec un Laser le Lunokhod 1, et quelle ne fut pas leur surprise de recevoir un signal retour très puissant.
En effet, il y a depuis l'origine, un réflecteur laser sur le robot.
 
Le fort signal (2000 photons) fut une vraie surprise pour les Américains; le robot semblait répondre; "toujours prêt à travailler".
On pensait que les réflecteurs seraient couverts de poussière et non opérationnels, ce ne fut pas le cas.
 
Je signale qu'il y a donc actuellement sur la Lune, 3 réflecteurs correspondant à 3 missions Apollo et deux aux Lunokhod 1 et 2.
Les signaux des Lunokhod peuvent maintenant qu'ils ont été retrouvés, être utilisés comme les signaux US, pour mener à bien les expériences de mesure de distance Terre-Lune. (on mesure le temps aller-retour des pulses Laser)
 
Il semble que les signaux du Lunokhod 1 soient plus importants que celui de son collègue n°2 et même plus fort que ceux des stations Apollo. pourquoi? On ne le sait pas encore.
 
Ces mesures sont effectuées à partir de plusieurs stations terrestres, l'une à Apache Point (le site Apache Point Observatory Lunar Laser-ranging Operation ou APOLLO ), un autre situé en France (cocorico!) dans le Midi au plateau de Calern, au dessus de Grasse qui fait partie de l'OCA, l'Observatoire de la Côte d'Azur.
 
 
Article de la Planetary Society sur Luna 17 et son robot.
 
 
Des images originales de l'époque soviétique dans ce reportage YouTube (en russe!) sur les sondes lunaires.
 
 
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TRAPPIST : NON CE N'EST PAS SEULEMENT UNE BIÈRE BELGE, C'EST UN NOUVEAU TÉLESCOPE! (11/06/2010)
(crédit photo : TRAPPIST/ESO)
 
Une bière Trappiste est une bière (la plupart sont Belges) brassée par des moines Trappistes (elles sont excellentes d'ailleurs!).
 
Nos amis Belges sont des facétieux, ils viennent de baptiser ainsi leur nouveau projet de télescope, dirigé par le Département d’Astrophysique, de Géophysique et d’Océanographie (AGO) de l’Université de Liège (Belgique), en étroite collaboration avec l’Observatoire de Genève (Suisse).
 
 
 
En effet, TRAPPIST est l'acronyme de TRAnsiting Planets and PlanetesImals Small Telescope, petit télescope dédié aux transits planétaires et aux planétésimaux
 
Ce télescope, installé sur le site de La Silla de l'ESO au Chili; est un télescope automatique de 60cm dédié aux exoplanètes (transits).
 
Il est commandé à partir de Liège.
 
 
 
 
 
 
Sa première lumière a eu lieu le 8 Juin 2010, et la cible était la nébuleuse de la Tarantule.
 
 
 
Voir le site de Physorg pour plus de détails sur ce télescope.
 
 
 
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LE PARANAL : COUCHER DE LUNE SUR LE VLT. (11/06/2010)
(crédit photo : G Gillet ESO)
 
 
On ne va pas se refuser un petit plaisir, voici une photo qui fait du bien, la Lune se couche sur le Paranal en fin de nuit, alors que le VLT ferme ses fenêtres après une longe nuit d'observations.
 
 
 
C'est alors que Gordon Gillet, un membre de l'ESO, capture d'une distance de 14km, sur la route de Cerro Armazones (qui mènera au futur E-ELT), cette superbe photo de la Lune en arrière plan, avec les célèbres télescopes de 8,2m du VLT en premier plan.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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HUBBLE:.NGC 3603 , ET POURTANT ELLES BOUGENT! (11/06/2010)
(crédit photo : NASA, ESA et Wolfgang Brandner (MPIA), Boyke Rochau (MPIA) et Andrea Stolte (University of Cologne))
 
Il semble bien que l'extrême qualité des nouvelles images de Hubble ait permis de détecter de faibles mouvements d'une centaine de jeunes étoiles, à 10 ans d'intervalles dans l'amas ouvert d'étoiles NGC 3603.
Cet amas, situé à 20.000 années lumière de nous, contenant plus de 10.000 soleils sur un petit diamètre de quelques 3 années lumière, est un des plus compacts de notre Voie Lactée, c'est un lieu idéal de formation de nouvelles étoiles.
Pour comparaison, un tel volume contient une seule étoile normalement dans notre environnement.
 
C'est une équipe d'astronomes du MPIA (Max Planck Institute for Astronomy) de Heidelberg, et de l'Univeristé de Cologne, menée par Wolfgang Brandner qui a effectué ces mesures.
Les mouvements détectés sont paraît-il, "bizarres".
 
Cet amas a été photographié par Hubble une première fois en 1997 avec la WFPC2, puis nos astronomes ont procédé à leurs propres mesures en 2007 avec les mêmes jeux de filtres et de caméra. Ils eurent ensuite besoin de deux ans pour effectuer les comparaisons.
 
 
 
Photo d'une partie de l'amas NGC 3603 prise par la WFPC2 de Hubble..
 
Composite en RGB. Champ : 20 arc secondes.
 
 
Ce genre de vues a permis de détecter d'infirme mouvement d'étoiles au sein de l'amas.
 
Des étoiles situées au premier plan ont aussi vu leur vitesse étudiée, on les voit bouger sur cette animation gif correspondant à la comparaison sur ces 10 ans.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La vitesse très précise (et la température de surface) de plus de 200 étoiles parmi les 700 étoiles étudiées de cet amas ont été mesurée; avec un résultat étonnant, la vitesse de ces étoiles massives semblaient indépendante de leur masse, et donc étaient encore dans les conditions de mouvement correspondant à la formation de cet amas il y a un million d'années approximativement.
 
Ce résultat est surprenant car d'après les modèles actuels, la vitesse moyenne des étoiles dans un amas comme NGC 3603 ne devrait dépendre que de leur masse. Les étoiles de faible masse devraient se déplacer plus rapidement, et celles de masse plus importante, devraient se déplacer moins vite.
Or les étoiles, dont on a mesuré la vitesse ont une masse comprise entre 2 et 9 masses solaires, et pourtant elles se déplacent à la même vitesse moyenne de 4,5km/s (correspondant à une variation apparente de la position d'un incroyable 140 micro arc seconde par an!!!).
La vitesse moyenne ne semble donc pas varier en fonction de la masse.
 
Cela veut-il dire que cet amas va devenir un amas globulaire (amas très dense)?
Il faudra attendre la génération suivante de télescope spatial (JWST) ou terrestre (E-ELT) pour avoir un début de réponse.
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
Les amas d'étoiles (ouverts et globulaires).
 
Cette nouvelle sur le site de l'ESA.
 
Lire absolument l'article du MPIA sur le sujet, plein de détails et réponses à des questions.
 
 
 
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JUPITER :.COLLISION SUR LA PLANÈTE GEANTE. (11/06/2010)
(crédit photos: Anthony Wesley).
 
 
 
Ça y est, il a recommencé; Anthony Wesley, le célèbre astrophotographe australien (Broken Hill, NSW Nouvelle Galle du Sud) a réussi à être présent au moment où un astéroïde ou une comète a percuté Jupiter ce 3 Juin 2010; il l'avait fait aussi en 2009 pour un événement similaire.
 
 
Voici une photo de la collision qui s'est produite dans l'hémisphère Sud.
 
 
 
 
 
   
 
 
Il existe aussi sur le Net, des vidéos de l'impact comme ici par exemple.
 
 
La vie offre des rapprochements intéressants, en effet, c'est le jour même où un article (du même Wesley) paraît sur l'impact du 19 Juillet 2009, que ce nouvel impact est détecté. Hubble avait aussi détecté et imagé cet impact à l'époque.
 
Mais bien entendu le plus grand impact survenu sur Jupiter, fur celui de la comète SL-9 en 1994, peu de temps après la réparation de Hubble. Le monde entier braquait ses caméras terrestres et spatiales sur cette événement.
 
Les collisions avec Jupiter sont fréquentes, et c'est…..tant mieux; en effet Jupiter, la plus grosse planète du système solaire, donc la plus grosse masse , donc aussi la plus grosse force d'attraction gravitationnelle, attire vers elle la plupart des objets dangereux qui traînent dans le système solaire, comme comètes ou astéroïdes. C'est donc plutôt vers elle qu'ils vont et non pas vers nous.
Merci Jupiter!
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
Sur le site de Ciel et Espace.
 
Sur le site de astronomia.
 
La collision vue sur le site de Wesley.
 
Et chez nos amis de la Planetary Society.
 
 
 
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MARS :.UNE NOUVELLE CARTE GÉOLOGIQUE CONFIRME LA PRÉSENCE PASSÉE DE LACS (11/06/2010)
(Photos et documents : © USGS)
 
C'est une nouvelle carte géologique publiée par l'USGS, qui a mis? si j'ose dire le feu aux poudres.
Cette nouvelle carte décrit la région bien connue des Martiens du bassin Hellas.
 
Cette carte montre à l'évidence la présence de lacs qui existaient il y a bien longtemps dans cette région.
 
Elle montre des dépôts sédimentaires (surtout bien identifiés dans la partie Est du bassin) tout à fait en ligne avec ce qui pourraient être de grands réservoirs d'eau.
 
 
On a daté l'époque de cette grande étendue d'eau du milieu de la période Noachienne, soit il y a 4,5 à 3,5 milliards d'années, donc très proche de la création du système solaire. C'est ce qu'annonce le Dr Leslie Bleamaster du PSI (Planetary Science Insitute).
 
Le bassin Hellas, situé dans l'hémisphère Sud de la planète rouge, a un diamètre de plus de 2000km et une profondeur de 8km; c'est le plus grand bassin d'impact à la surface de Mars.
Curieusement, la zone des volcans de Tharsis, est située exactement à l'opposé sur la globe martien, pourquoi?
 
Ci-contre une coupe de ce bassin.
 
 
 
 
 
 
 
La carte publiée par l'USGS est à l'échelle 1:1.000.000 et est basée sur les données des sondes Viking, des caméras THEMIS ; MOC et MOLA de MGS et Mars Odyssey.
 
 
À quand une sonde se posant dans Hellas?
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
Article de Universetoday sur le sujet.
 
Les ères martiennes , dans cet ancien astronews.
 
 
Lire aussi ces nouvelles de Janvier 2010 de nos amis anglais sur un sujet similaire.
 
De même l'Imperial College de Londres revient sur ces images de Janvier 2010.
 
 
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LES MAGAZINES CONSEILLÉS.:.POUR LA SCIENCE JUIN  FUSION NUCLÉAIRE. (11/06/2010)
 
Couverture du dernier numéro  de Pour la Science
 
Encore un brillant numéro de Pour la Science (édition française du célèbre Scientific American).
 
Point fort de ce numéro de Juin 2010 : la fusion nucléaire :
 
Les scientifiques rêvent de maîtriser la fusion nucléaire – le moteur des étoiles –, qui promet de l'énergie inépuisable et propre. Mais même si une étape historique devrait être bientôt franchie, certains considèrent le projet comme utopique ou prématuré.
 
 
 
 
 
De nombreux articles sont consacrés à ce sujet dans ce numéro, notamment :
 
·        La fusion nucléaire, une filière d'avenir ? par Michael Moyer
·        La fusion par laser au seuil de la réalité par Christine Labaune
·        Une recherche ITER...ative Entretien avec Pascale Hennequin
 
Aussi de très intéressant articles comme :
 
·        Les 8 merveilles du Système solaire par Edward Bell, illustrations de Ron Miller
·        Histoire des sciences Alfred Kastler : des atomes et des hommes par Bernard Cagnac
·        L'Univers est-il mathématique ? par Jean-Paul DELAHAYE
 
Et pour vous détendre en essayant de résoudre ce petit problème :
 
·        L'énigme de la théière qui coule par Jean-Michel Courty et Édouard Kierlik
 
 
 
 
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Bonne Lecture à tous.
 
 
 
C'est tout pour aujourd'hui!!
 
Bon ciel à tous!
 
JEAN PIERRE MARTIN
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