LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:

Mise à jour : 31 Mai 2014        

 

Conférences et Événements : Calendrier   .............. Rapport et CR

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ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :

Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires

Sommaire de ce numéro :    

Du temps à l’espace-temps : CR de la conf de M Lachièze Rey par JP Treuil du 23 Mai 2014 (31/05/2014)

École Chalonge : CR du séminaire sur les dernières nouvelles de l’Univers du 22 Mai 2014. (31/05/2014)

Les astrolabes : CR de la conférence SAF de B Alix du 14 Mai 2014. (31/05/2014)

L’eau dans le syst solaire : CR de la conférence IAP de P Thomas du 6 Mai 2014. (31/05/2014)

La SAF : Journée des commissions à Meudon le 24 Mai 2014. (31/05/2014)

Venus-Express : Mission suicide dans l’atmosphère vénusienne. (31/05/2014)

La Lune : De nouvelles images dévoilent  (31/05/2014)

Space X : Le robot et le Dragon. (31/05/2014)

Space X : Une fusée qui décolle et se pose au même endroit. (31/05/2014)

Système Solaire : La diversité surprenante des Lunes. (31/05/2014)

Rosetta :.On commence à freiner ! (31/05/2014)

Planck : Le champ magnétique de la Voie Lactée. (31/05/2014)

Simulation : Illustris modélise l’Univers sur 13 milliards d’années en 2 minutes. À voir! (31/05/2014)

Choc de Galaxies : Naissance turbulente d’étoiles. (31/05/2014)

Jupiter :.La diminution de la « grande » tache rouge. (31/05/2014)

Mars Express :.Des dunes dans un cratère.

Livre conseillé :.Les Univers parallèles  CNRS Éditions. (31/05/2014)

Les magazines conseillés :.Pour la Science de Juin (31/05/2014)

Les magazines conseillés :.L’Astronomie de Juin est paru. (31/05/2014)

 

 

 

 

LA SAF : JOURNÉE DES COMMISSIONS À MEUDON LE 24 MAI 2014. (31/05/2014)

 

 

Comme tous les ans la Société Astronomique de France fait le point sur les diverses commissions spécialisées.

 

Voici quelques photos de cet évènement.

 

 

Une partie des membres ayant bien voulu poser pour la photo sous la pluie battante !

 

 

 

 

Quelques un des responsables de commissions.

 

Avant le déjeuner, remise de prix à des membres méritants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La journée s’est terminée par l’élection des nouveaux membres du bureau et par la délibération de l’AG.

 

 

 

 

 

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VENUS EXPRESS :.MISSION SUICIDE DANS L’ATMOSPHÈRE VÉNUSIENNE. (31/05/2014)

 

Lancée le 9 Nov 2005 et mis en orbite autour de Vénus le 11 Avril 2006, voici donc plus de 8 ans que la sonde européenne Venus Express nous renseigne sur notre planète sœur, en effectuant des orbites de 24 heures (250km-66.000km). 7 instruments équipent cette sonde, principalement pour étudier son atmosphère et sa surface.

 

 

Ils ont notamment étudié la super rotation de l’atmosphère ; en effet celle-ci fait un tour de la planète en 4 jours, alors que la planète tourne sur elle-même en 243 jours.

Des vents de 300 à 400km/h ont été mesurés. On s’est aussi aperçu que la rotation de la planète avait diminué de 6 minutes et demi en 20 ans, pourquoi ?

La sonde aurait aussi trouvé des preuves d’écoulements de lave récents (au sens astronomique du terme).

 

Photo   ESA (Image by AOES Medialab)

 

 

 

 

 

Mais elle manque de carburant pour continuer une mission efficace ; aussi les responsables de l’ESA ont imaginé une fin de mission utile. Ils vont avec ce qui reste de carburant effectuer une dernière manœuvre (abaisser son périgée de plus en plus) qui devrait amener la sonde à procéder à un aérofreinage dans l’atmosphère de Vénus.

Elle va subir un frottement de plus en plus important de la part de l’atmosphère. Cette phase devrait se produire du 18 Juin au 11 Juillet et donner lieu à de nombreuses expériences scientifiques.

 

Si elle survit à cette opération, la dernière goutte de carburant devrait l’amener sur une orbite plus haute en attente de sa belle mort qui devrait se produire vers la fin de cette année 2014.

 

 

Voici une vidéo de l’ESA expliquant la technique d’aérofreinage.

 

Vidéo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Venus Express gets ready to take the plunge publié sur le site de l’ESA.

 

Cette fin de mission vue par Sciences et Avenir.

 

Blog de l’ESA sur l’aérofreinage.

 

 

Le site de Venus Express à l’ESA.

 

Le dossier Venus Express sur ce site

 

 

 

 

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LA LUNE : DE NOUVELLES IMAGES NOUS FONT PÉNÉTRER SOUS LA SURFACE LUNAIRE.  (31/05/2014)

 

 

Les deux plus grands radiotélescopes du monde, celui de Green Bank en Virginie et celui d’Arecibo à Porto Rico, tous deux dépendant du NRAO (National Radio Astronomy Observatory) viennent de rendre public de nouvelles images de la surface lunaire contenant des détails de la couche située sous la surface.

 

Pour obtenir de telles images, ils ont émis de très puissants signaux radar depuis Arecibo qui ont pénétré bien en profondeur dans la surface lunaire, les signaux de retour étant recueillis par les récepteurs très sensibles de Green Bank.

 

 

Cette image révèle des ressources cachées près de la zone de la Mer de la Sérénité proche de la zone d’atterrissage d’Apollo 17.

 

Le radar permet de pénétrer approximativement à 10 ou 15m de profondeur dans le sol.

 

Les traces de couleur grise ou plus sombre indiquent des variations de composition et de d’abondance de roches dans le sol et sous la surface.

 

 

Crédit: Bruce Campbell (Smithsonian Institution, National Air and Space Museum); Arecibo/NAIC; NRAO/AUI/NSF

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette deuxième image est une vue rapprochée du cratère Aristillus situé à l’Est de la Mer des Pluies.

 

L’image radar montre clairement la différence de nature du terrain autour du cratère suite à la violence de l’impact.

En partant du cratère on remarque un dépôt brillant correspondant au sous sol qui est ressorti après le choc, puis un dépôt plus sombre correspondant à la pulvérisation des débris de surface.

On remarque même comme des traces de lave quand la roche a fondu suite à l’impact. Ce cratère fait 55km de diamètre et 3500m de profondeur.

 

Crédit: Bruce Campbell (Smithsonian Institution, National Air and Space Museum); Arecibo/NAIC; NRAO/AUI/NSF

 

 

 

 

 

 

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SPACE X : LE ROBOT ET LE DRAGON. (31/05/2014)

 

 

La dernière fois nous avions laissé notre capsule Dragon attachée à l’ISS, elle devait y rester un mois approximativement.

 

 

Pendant son séjour sur l’ISS, les astronautes ont fait sortir leur petit robot canadien Dextre pour effectuer des taches à l’extérieur.

 

On en a profité pour prendre quelques photos du robot et de la capsule Dragon.

 

 

Le bras télémanipulateur Canadarm2 supporte Dextre ; à droite de l’image la capsule Dragon. (Photo NASA)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais la plus belle photo est celle-ci.

 

 

Le 18 Mai comme prévu, la capsule est détachée par le Canadarm et elle retourne sur Terre sans problème.

 

Elle avait passé 28 jours dans l’espace.

 

Un succès complet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Les SpaceX news.

 

Photo du montage de la capsule Dragon au sommet du lanceur.

 

 

 

 

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SPACE X : UNE FUSÉE DÉCOLLE ET SE REPOSE AU MÊME ENDROIT. (31/05/2014)

 

Essai réussi d’une fusée Falcon 9 réutilisable ce mois de Mai 2014, la fusée est montée à une altitude de 1000m puis lors d’une descente contrôlée s’est posée sur l’aire de lancement.

 

Une belle réussite pour SpaceX qui déroule ainsi une étape importante de son ambitieux programme spatial.

Les prochains tests devraient atteindre une altitude plus importante.

 

Photos Space X

 

 

SpaceX met à notre disposition une vidéo de ce vol test.

 

http://www.youtube.com/watch?v=ZwwS4YOTbbw

 

 

 

Voir l’article sur le vol par SpaceX

 

 

 

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SYSTÈME SOLAIRE : LA DIVERSITÉ SURPRENANTE DES LUNES. (31/05/2014)

 

Le Space Telescope Science Insitute, le lieu où on nous « vend » les images de Hubble, donne régulièrement des conférences sur un sujet d’astronomie, la dernière fois, c’était sur la diversité des lunes de notre système solaire.

Cette conférence est visible en direct le jour même ou plus tard sur YouTube.

 

On en retiendra ce superbe tableau de certains satellites de notre système solaire :

 

 

 

 

 

 

Liste des conférences .

 

 

 

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ROSETTA:.ON COMMENCE À FREINER. (31/05/2014)

 

L’ESA nous informe sur les derniers développements de la mission Rosetta vers sa comète que je reprends :

 

 

La cible de la mission Rosetta a commencé à révéler sa véritable personnalité, celle d’une comète, puisqu’un voile de poussière s’est clairement développé autour d’elle ces six dernières semaines.

 

 

Les images de la Comète 67P/Churyumov–Gerasimenko présentées dans cette séquence ont été prises entre le 27 mars et le 4 mai, alors que la distance entre le véhicule et la comète était réduite de cinq à environ deux millions de kilomètres. (l’amas M107 visible)

A la fin de la séquence, le voile poussiéreux de la comète - sa « chevelure » - s’étire d’environ 1300 kilomètres dans l’espace. En comparaison, le noyau ne mesure approximativement que 4 kilomètres de diamètre, et n’est pas encore « visible ».

La chevelure de la comète se développe alors que celle-ci se rapproche progressivement du Soleil sur son orbite d’une durée de 6,5 années.

photo : ESA/Rosetta/MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA

 

 

 

Même si elle se trouve encore à plus de 600 millions de kilomètres du Soleil - plus de quatre fois la distance entre la Terre et le Soleil – sa surface a déjà commencé à se réchauffer, ce qui sublime la glace de surface et fait s’échapper le gaz de son noyau formé de roches et de glace. Lorsque le gaz s’échappe, il emmène avec lui dans l’espace un nuage de minuscules particules de poussière, qui s’étirent lentement pour former la chevelure.

Alors que la comète continue de se rapprocher du Soleil, le réchauffement se poursuit, l’activité augmente, et la pression des vents solaires va finalement faire en sorte que les matériaux forment une longue traine.

 

Rosetta et la comète passeront au plus près du Soleil en août 2015, entre les orbites de la Terre et de Mars.

L’activité qui débute offre aujourd’hui aux scientifiques l’opportunité d’étudier la production de la poussière et la structure de la chevelure avant même de s’en approcher.

« Elle commence à ressembler véritablement à une comète, » déclare Holger Sierks, chercheur principal de l’instrument OSIRIS, le système d’imagerie optique, spectroscopique et infrarouge à distance, depuis l’Institut Max-Planck de recherche sur le Système Solaire situé en Allemagne.

« Difficile de croire que d’ici quelques mois, Rosetta sera profondément enfouie dans ce nuage de poussières et en route vers ce qui est à l’origine de l’activité de la comète. »

En outre, le suivi des changements périodiques de luminosité révèle que le noyau tourne toutes les 12,4 heures - environ 20 minutes de moins qu’on le pensait auparavant.

« Ces observations initiales nous aident à développer des modèles de la comète, qui seront essentiels pour nous aider à naviguer autour de celle-ci lorsque nous nous en rapprocherons, » explique Sylvain Lodiot, responsable ESA des opérations sur Rosetta).

OSIRIS et les caméras dédiées à la navigation du véhicule prennent régulièrement des photos pour aider à déterminer la trajectoire exacte de Rosetta par rapport à la comète. Avec l’aide de ces informations, le véhicule a déjà commencé une série de manœuvres qui l’aligneront lentement avec la comète en préparation du rendez-vous qui se déroulera la première semaine d’août.

Des observations scientifiques détaillées permettront alors de trouver pour l’atterrisseur Philae l’endroit le plus approprié sur la surface de la comète en vue de sa descente au mois de novembre.

Ces images ont été prises au cours de la période de six semaines pendant laquelle les onze expériences scientifiques de l’orbiteur, ainsi que l’atterrisseur et ses dix instruments, ont été allumés et contrôlés après plus de deux années et demi d’hibernation.

Plus tôt dans la semaine, une revue formelle a clôt ces activités de mise en service, et donné le feu vert officiel pour les opérations scientifiques de routine.

« Nous avons trois mois difficiles devant nous, alors que nous approchons de la comète, mais après un voyage de dix ans, c’est fantastique de pouvoir dire que notre véhicule est prêt à mener des expériences scientifiques uniques sur la comète 67P/C-G, » déclare Fred Jansen, responsable de la mission Rosetta à l’ESA.

 

 

On espère que la comète ne deviendra pas trop active, sino on serait obligé de poser le lander Philae plus tôt que prévu.

 

Rappelons le timing actuel : en Août on commence la « mise en orbite » autour de la comète qui devrait se terminer en Septembre.

En fait ce n’est pas ce que l’on peut appeler une vraie mise en orbite, étant donnée que la comète possède un pouvoir attractif très faible (gravité 1/100.000 celle de la Terre), on va tourner autour.

 

Après une étude photographique du sol, on décide du point d’atterrissage et on pose le lander en principe le 11 Nov 2014 (plus ou moins un jour).

 

 

Voici une vidéo de l’ESA expliquant les phases à venir.

Vidéo

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La SAF et Universcience vont vous faire vivre cette atterrissage sur la comète en direct à la Cité des Sciences où on réunira une vingtaine de scientifiques qui vont intervenir sur la scène de l’auditorium.

 

Nous vous tiendrons au courant de la date et de l’horaire exacts.

 

En prélude à cette grande manifestation, la SAF, dans le cadre de ses conférences mensuelles, dédiera sa première conférence de rentrée le mercredi 10 Septembre à 20H00 au FIAP 30 rue Cabanis Paris 14; à un point sur la mission Rosetta par Francis Rocard Directeur de l’exploration spatiale au CNES.

Entrée libre, mais il faudra réserver par Internet, en cas de problème on pourra toujours envoyer un mail à

resa-conf@planetastronomy.com en précisant nom, prénom et adresse e-mail et la conférence souhaitée.

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Le dossier Rosetta sur ce site.

 

 

 

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PLANCK : LE CHAMP MAGNÉTIQUE DE LA VOIE LACTÉE. (31/05/2014)

 

La mission Planck de l’ESA vient de dévoiler une carte du champ magnétique de notre Voie Lactée.

 

 

Probablement motivés par les dernières informations de BICEP2 du Pôle Sud, les scientifiques de Planck viennent donc de rendre public certaines informations liées à la polarisation du CMB.

Cette image est issue des premières observations sur l'ensemble du ciel de la lumière « polarisée » émise par la poussière interstellaire de notre Galaxie

 

Copyright ESA and the Planck Collaboration

 

 

 

On s’intéresse à la polarisation de la lumière ; la lumière est une onde électromagnétique, c’est-à-dire qu’elle possède un champ électrique et un champ magnétique qui vibrent dans des directions différentes perpendiculaires à la direction de propagation.

La polarisation intéresse le champ électrique. Ce champ peut vibrer soit dans une seule direction soit dans toutes les directions.

Quand elle vibre dans une seule direction on dit par abus de langage qu’elle est polarisée.

 

Dans l’espace la lumière des étoiles peut être polarisée. C’est en étudiant à cette polarisation et au phénomène physique qui lui a donné naissance que les astrophysiciens s’intéressent.

 

D’après l’INSU :

La carte présentée ci-dessus a été obtenue en utilisant des détecteurs du satellite Planck, agissant un peu à la manière des lunettes de soleil polarisées, en version astronomique.

Les tourbillons, boucles et arches de cette image tracent la structure du champ magnétique de notre Galaxie.

Cette image dévoile l'organisation à grande échelle d'une partie du champ magnétique galactique.

La bande sombre correspond au plan galactique : l'émission polarisée y est particulièrement intense. La structure générale révèle un motif régulier où les lignes du champ magnétique sont majoritairement parallèles au plan de la Voie Lactée.

Les observations révèlent également des variations de la direction de polarisation dans les nuages de matière proches du Soleil vus de part et d'autre de la bande sombre.

Celles-ci témoignent de changements de la direction du champ magnétique dont les astrophysiciens étudient l'origine.

Les zones à haute latitude galactique ont été masquées. Le signal y est plus faible et un travail supplémentaire est requis pour mesurer et séparer la polarisation de notre Galaxie de celle du rayonnement fossile micro-onde.

 

C’est cet automne que l’on devrait obtenir les résultats complets de Planck.

 

 

D’après le CEA :

En mars 2014, les scientifiques de la collaboration BICEP2 ont annoncé la première détection d’un tel signal dans les données collectées par un télescope au sol observant une petite fraction du ciel (1%) à une seule fréquence.

Leur résultat repose sur l’hypothèse que la polarisation de l’émission d’avant-plan de notre galaxie est négligeable dans cette région.

D’ici la fin de l’année 2014, la collaboration Planck livrera ses données obtenues à partir des observations du ciel complet dans les sept bandes en fréquence où les détecteurs sont sensibles à la polarisation de la lumière.

Ces mesures multifréquences devraient permettre aux astrophysiciens d’estimer et de séparer le signal polarisé primordial et le signal d’avant-plan de notre Galaxie. Cette étude permettra une investigation bien plus détaillée du début de l’histoire du cosmos, depuis son expansion quand l’Univers était âgé d’une toute petite fraction de seconde jusqu’à la naissance des premières étoiles, plusieurs centaines de millions d’années plus tard.

 

 

 

 

 

 

Le communiqué de presse du CNRS.

 

Le communiqué de presse du CEA.

 

 

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SIMULATION : ILLUSTRIS MODÉLISE L’UNIVERS SUR 13 Ga EN DEUX MINUTES. À VOIR ! (31/05/2014)

 

 

Plusieurs scientifiques du MIT, de Harvard, de l’Université de Heidelberg, de Cambridge et d’autres ont uni leurs efforts pour présenter à un public pas forcément initié une simulation cosmologique de la formation et de l’évolution des galaxies depuis quelques instants après le Big Bang.

Ces scientifiques forment la collaboration Illustris.

 

Le site vaut la peine d’être vu, il comporte notamment une vidéo de deux minutes expliquant la formation de notre Univers.

 

Vidéo.

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http://www.youtube.com/watch?v=NjSFR40SY58

 

 

 

 

 

Voir aussi l’article du Figaro à ce sujet.

 

 

 

 

 

 

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CHOC DE GALAXIES :NAISSANCE TURBULENTE D’ETOILES. (31/05/2014)

 

 

 

Grâce à des simulations numériques à très haute résolution, des astrophysiciens du CEA et du CNRS menés par Florent Renaud ont pu analyser pour la première fois en détail les effets de la turbulence générée lors de la collision de deux galaxies. Ces simulations numériques, en résolvant les mouvements désordonnés du gaz contenu dans les galaxies jusqu'à de très petites échelles, expliquent enfin un phénomène observé par les astrophysiciens mais incompris jusqu’ici : les « flambées » de formation d’étoiles lors des collisions de galaxies. Un processus de turbulence compressif permet d'expliquer ces flambées, et pourquoi certaines galaxies forment plus d’étoiles que d'autres.

Ces résultats sont publiés dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society Letters le 12 mai 2014.

 

Voici les informations publiées par l’INSU et le CEA à ce sujet :

 

 

Les étoiles se forment lorsque le gaz contenu dans certaines régions d'une galaxie devient suffisamment dense pour s’effondrer sur lui-même (généralement grâce à la gravitation). Lors de la collision de deux galaxies, on observe en général une « flambée » de formation des étoiles, pour une raison jusqu'alors inconnue.

 

Une collision de galaxies augmente les mouvements désordonnés du gaz, et les tourbillons de turbulence générés devraient empêcher le gaz de se condenser par gravitation. On s'attendrait donc à ce que ces turbulences ralentissent, voire empêchent la formation des étoiles, or c’est l'inverse qui est observé.

 

Les simulations à très haute résolution ont pu montrer qu’en réalité la collision modifiait la nature-même de la turbulence à petite échelle : un mode de compression du gaz remplace l'effet tourbillonnaire. La turbulence contribue alors, contre toute attente, à l'effondrement du gaz sur lui-même en le comprimant.

 

Ainsi, lorsque deux galaxies se percutent, c'est cet effet de turbulence compressive qui génère un excès de gaz dense et donc une flambée de formation stellaire, dans des régions couvrant un important volume des galaxies et non pas seulement dans leurs régions centrales. Ce processus apparaît désormais comme primordial pour déclencher la formation des étoiles.

 

 

Simulation d'une rencontre de deux galaxies. La simulation montre la déformation des galaxies après leur première rencontre (à gauche).

 

Les simulations à haute résolution permettent de conserver les plus fins détails : sur le zoom (à droite) est représentée la densité du gaz.

Les étoiles se forment dans les régions denses (en jaune et rouge) sous l'effet d'un processus de « turbulence compressive ». La formation d'étoiles y est plus efficace que dans la Voie Lactée

Illustration : CEA-SAp

 

 

 

 

 

Pour obtenir ces résultats, les chercheurs ont utilisé deux supercalculateurs des plus puissants de l’infrastructure de recherche européenne PRACE, dont la machine Curie de GENCI, pour modéliser une galaxie isolée comme la Voie Lactée et une collision de deux galaxies comme celle qui a donné naissance à la paire de galaxies dites "Les Antennes". Des travaux de modélisation de ces deux galaxies, bien connues, ont permis de développer des simulations au plus proches des objets observés jusque-là.

 

Ces nouvelles simulations ont pu atteindre une précision inédite, permettant de résoudre des structures de masse 1 000 fois plus faible qu'auparavant. Les astrophysiciens ont pu ainsi suivre l'évolution des galaxies sur plusieurs centaines de milliers d'années-lumière tout en explorant des détails de seulement une fraction d'année-lumière. Grâce à ce gain décisif, de nouveaux effets physiques sont apparus, révélant la nature complexe de la turbulence.

 

 

 

 

Qu’est-ce qu’une « flambée » de formation d’étoiles

Notre connaissance des galaxies repose sur la lumière émise par les étoiles qu'elles contiennent, notamment les plus jeunes. Les étoiles se forment lorsque le gaz des galaxies se condense. Elles émettent alors une lumière particulièrement intense en ultraviolet et infrarouge. Lors d'une collision de galaxies, beaucoup d'étoiles se forment rapidement, et les astronomes observent alors un pic de ce type de lumière, comme une "flambée".

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

 

 

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JUPITER :.LA DIMINUTION DE LA « GRANDE » TACHE ROUGE. (31/05/2014)

 

 

La caractéristique principale de Jupiter, c’est bien sa célèbre tache rouge, ouragan permanent à l’échelle de cette énorme planète.

 

Et bien il semblerait d’après Amy Simon du GSFC (Goddard Space Flight Center près de Baltimore dans le Maryland) que les dernières données du télescope spatial Hubble, indiquent une taille de  près de la moitié de sa taille mesurée dans le passé.

 

On suit en fait cette diminution depuis les années 1930 ; les premières évaluations de sa taille datant du début du XIXème siècle.

À cette époque elle avait été évaluée à approximativement 40.000km.

Les Voyagers 1 et 2 l’ont mesurée à 23.000km en 1979 et plus tard Hubble à moins de 21.000km en 1995.

Récemment, en 2009, elle ne mesurait plus que près de 18.000km.

 

Des amateurs  en 2012 révélèrent que le taux de diminution semblait augmenter, il serait de 930km par an.

 

 

 

 

Voici une combinaison de photos prises par Hubble depuis 1995 avec la WFPC2 et 3.

De haut en bas : 1995 ; 2009 et 2014.

 

Le diamètre de la tache rouge passe de 21.000km à 16.000km.

 

Crédit: NASA, ESA, and A. Simon (Goddard Space Flight Center), G. Orton (Jet Propulsion Laboratory), J. Rogers (University of Cambridge, UK), and M. Wong and I. de Pater (University of California, Berkeley)

 

 

 

 

 

Apparemment dans ces nouvelles observations, de petits tourbillons semblent jouer sur la grande tempête, ils seraient responsables du changement de la dynamique de la grande tempête.

Affaire à suivre.

Ce qui devrait être fait par la sonde Juno en route pour Jupiter qu’elle devrait atteindre en Juillet 2016.

 

 

 

Une vidéo montrant le phénomène de réduction.

 

Vidéo.

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POUR ALLER PLUS LOIN :

 

La nouvelle à la NASA.

 

La nouvelle présentée par le site de Hubble.

 

 

 

 

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MARS EXPRESS :.DES DUNES DANS UN CRATÈRE. (31/05/2014)

Crédits: ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)

 

 

Cette mosaïque d’images a été crée à partir de photos prises en décembre 2005 et Janvier 2014, elle représente l’intérieur du cratère Rabe (100km de diamètre) situé dans l’hémisphère Sud à l’Ouest du bassin Hellas.

C’est ce que vient de nous faire parvenir les responsables de la mission Mars Express.

 

 

 

 

On remarque une multitude de dunes situées dans le centre de ce cratère, elles ont été sculptées par le vent, et nous donnent à voir cette remarquable image.

Ces dunes font approximativement 150 à 200m de haut et leur forme change en fonction de la direction des vents.

 

On pense qu’elles sont formées de matière basaltique qui s’érode dans le temps.

 

Sur une vue un peu plus globale, on remarque, en haut et à gauche du cratère Rabe, un petit cratère aux flancs plus abrupts et qui semble posséder des ravines d’écoulement.

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Le dossier Mars Express sur ce site.

 

Les archives images chez nos amis de la HRSC.

 

 

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LIVRE CONSEILLÉ.:.LES UNIVERS PARALLÈLES CHEZ CNRS ÉDITIONS. (31/05/2014)

 

 

Un ouvrage intéressant sur ce sujet complexe qu’est la possibilité d’existence d’univers parallèles.

 

 

Et si notre Univers n’était qu’un parmi d’autres ?

Et si chaque homme possédait une infinité de doubles ? Idée folle ? Pas si sûr. Multivers, mégavers, plurivers…

Cette idée n’est pas neuve.

Dès l’Antiquité, des philosophes comme Démocrite ou Lucrèce en ont évoqué la possibilité.

Au XXe siècle, elle revient en force sur le devant de la scène.

Pour les théoriciens du Big Bang comme pour ceux de la mécanique quantique, elle est une hypothèse qui permet de résoudre quelques-unes des questions demeurées sans réponse : par quel miracle les lois de l’Univers sont-elles réglées de telle façon que la vie y est possible ? Comment deux théories en apparence irréconciliables, la Relativité générale et la physique quantique, peuvent-elles être assemblées en un seul système unificateur ?

En un style clair et accessible, Tobias Hürter et Max Rauner (journalistes scientifiques) racontent la vertigineuse épopée des théories physiques, faite de changements radicaux de paradigme et de violentes controverses. Ou quand la physique devient métaphysique, et la science rejoint la fiction…

 

 

 

 

On peut trouver maintenant cet ouvrage en format poche chez Biblis

 

ISBN : 978-2-271-07824-7

 

Prix : 10€

 

 

 

 

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LES MAGAZINES CONSEILLÉS.:.POUR LA SCIENCE DE JUIN AVEC LA SUPERSYMÉTRIE. (31/05/2014)

 

 

Ce numéro contient un article de fond qui fait le point sur ce qui va être déterminat dans la physique du XXIème siècle : la supersymétrie.

 

La supersymétrie, une théorie en crise ?

 

Les théories supersymétriques promettent une meilleure compréhension du monde des particules élémentaires. Mais aucun indice de supersymétrie n'est apparu dans les expériences récentes réalisées au CERN.

Cette idée séduisante risque-t-elle d'être abandonnée ?

 

Voici le début de l’article :

 

Ce matin de l'été 2012, à l'aube, nous en étions déjà à notre troisième expresso quand la liaison vidéo a été établie. Nous pouvions entamer une de nos réunions régulières de l'équipe Razor, nous à l'Institut de technologie de Californie et nos collègues au CERN, à Genève. Le groupe est constitué de physiciens chargés d'analyser certaines données du LHC (Large Hadron Collider, ou Grand collisionneur de hadrons). L'équipe s'intéresse plus particulièrement aux résultats de collisions de protons de haute énergie au cœur de l'expérience CMS (Solenoïde compact à muons), à la recherche d'événements dits exotiques qui apporteraient les premières preuves de la supersymétrie. Cette théorie de la matière développée il y a près de 45 ans est censée résoudre certains problèmes fondamentaux du modèle standard de la physique des particules et expliquer la nature de la mystérieuse matière noire de l'Univers. Or malgré des décennies de recherche, aucune preuve expérimentale de la supersymétrie n'est apparue à ce jour.

 

Au CERN, Maurizio Pierini, le chef de l'équipe Razor, montrait un graphique de nouvelles données ; à neuf fuseaux horaires de distance, nous pouvions voir les sourcils froncés de tous les membres présents dans la salle : il y avait une anomalie. « Quelqu'un devrait examiner cet événement », déclara M. Pierini. En quelques minutes, nous avions tous deux récupéré sur un ordinateur portable tout l'enregistrement de cette collision.

 

La supersymétrie est une solution efficace et mathématiquement élégante pour expliquer des tracas qui tourmentent les physiciens depuis longtemps. Cette théorie apporte des réponses à toute une série de questions importantes. Pourquoi les particules ont-elles ces masses-là ? Pourquoi les forces ont-elles ces intensités-là ? En d'autres termes : pourquoi l'Univers est-il tel qu'il est ? De plus, la supersymétrie prévoit l'existence de particules nouvelles, des « superpartenaires » de celles qu'on connaît, et jusqu'ici non observées. Ces particules pourraient constituer la matière noire, qui représente 85 pour cent de la matière de l'Univers et qui se manifeste uniquement par des effets gravitationnels.

 

Pour de nombreux physiciens des particules, la théorie de la supersymétrie est nécessairement vraie, tant elle est convaincante. Ils espèrent que le LHC découvrira ces superpartenaires, ce qui prouverait sa validité.

 

Quand nous avons téléchargé les données de la collision mentionnée plus haut, nous avons immédiatement pensé y voir un signal de la supersymétrie. Deux jets de particules partaient du centre du détecteur, vers le bas. Des particules invisibles pour les détecteurs étaient-elles parties vers le haut, peut-être des superpartenaires ? Mais l'analyse détaillée des différents signaux nous a rapidement fait supposer un mauvais fonctionnement du détecteur. Et en effet, c'était bien là l'explication.

 

Les résultats de la première campagne de fonctionnement du LHC ont exclu presque toutes les versions les mieux étudiées de la supersymétrie, celles où les superpartenaires sont plutôt légers. Pour l'instant, ces résultats négatifs n'ont pas provoqué une crise à grande échelle de la physique des particules, mais plutôt une inquiétude généralisée. Le LHC entamera sa prochaine campagne au début de 2015, avec des collisions à des énergies plus élevées (14 téraélectronvolts), ce qui permettra aux chercheurs des expériences ATLAS et CMS de débusquer (s'ils existent) des superpartenaires plus lourds que dans les modèles précédents. Si, à la fin de cette campagne, la supersymétrie se dérobe toujours, la physique fondamentale se trouvera à la croisée des chemins : abandonner les travaux de toute une génération faute de preuves, ou persévérer dans la même voie en espérant qu'un collisionneur plus puissant révélera un jour des particules liées à la supersymétrie.

 

La supersymétrie, hypothèse nécessaire

 

L'histoire des sciences a connu de longues quêtes couronnées de succès – ne serait-ce que la découverte récente, au LHC, du boson de Higgs, particule qui s'est fait attendre près de 40 ans. Mais pour le moment, la plupart des théoriciens des particules s'impatientent, tandis qu'au LHC on se prépare à tester les fondations de l'édifice théorique qu'ils ont mis un demi-siècle à bâtir.

 

Nous disposons en physique subatomique d'une théorie prédictive très efficace, le modèle standard, qui décrit les particules et leurs interactions.

 

 

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Bonne Lecture à tous.

 

 

 

C'est tout pour aujourd'hui!!

 

Bon ciel à tous!

 

JEAN PIERRE MARTIN

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