LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:

Mise à jour : 2 Novembre 2017  

        

Conférences et Évènements : Calendrier   .............. Rapport et CR

Prochaine conférence SAF L'oscillation des neutrinos de Bruno Pontecorvo au prix Nobel de 2015 par Daniel Vignaud Laboratoire d'AstroParticule et Cosmologie (APC) de l'Université Paris 7. Les neutrinos jouent un rôle clé en physique et en astrophysique.   Suite pendant la conférence. Réservation à partir du 14 Oct en cliquant sur la ligne réservation

La suivante : « Amas de galaxies et galaxies dans les amas » par Florence Durret astrophysicienne à l’IAP le Vendredi 15 dec

Liste des conférences SAF en vidéo. (pas encore  à jour!)

Astronews précédentes : ICI        dossiers à télécharger par ftp : ICI

ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :

Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires

Sommaire de ce numéro :  

Saul Perlmutter in Paris : CR de sa conférence à Sciences Po le 18 Oct 2017. (02/11/2017)

Contreparties lumineuses aux OG : CR conf SAF de F Daigne du 13 Oct 2017. (02/11/2017)

La seconde atomique a 50 ans : CR du séminaire à l’Obs de Paris du 13 Oct 2017. (02/11/2017)

NASA : La prochaine étape ! (02/11/2017)

L’effet Casimir : un Gloubi-Boulga quantique ! (02/11/2017)

Fréon 40 : Découvert autour d’une jeune étoile et sur 67P. (02/11/2017)

Une planète monstre : La planète qui ne devrait pas exister ! (02/11/2017)

New Horizons :.Une explication pour les « lames de glace ». (02/11/2017)

Astéroïde : Un visiteur extrasolaire ! (02/11/2017)

ISS :.Une photo sublime ! (02/11/2017)

Exoplanètes : Une nouvelle fournée de planètes potentiellement habitables. (02/11/2017)

Dawn :.10 ans dans l’espace et un reste d’océan sur Cérès ! (02/11/2017)

Les petits corps : Un poster complet de ces petits objets du système solaire. (02/11/2017)

Hauméa : Premier anneau détecté autour d’une planète naine. (02/11/2017)

Solar Probe Plus :.Elle devient Parker Solar Probe et reçoit un nouveau bouclier thermique. (02/11/2017)

Vu d'en haut :.Paris vue par Sentinel. (02/11/2017)

Livre conseillé : Une belle histoire des météorites par M Gounelle chez Flammarion.

Les magazines conseillés :.Pour la Science spécial : et si le Big Bang n’avait pas existé ? (02/11/2017)

 

 

NASA : LA PROCHAINE ÉTAPE. (02/11/2017)

 

Qui seront la prochaine génération de l’étoffe des Héros?

 

La NASA y réfléchit depuis longtemps et veut retrouver la foi et la ferveur qui l’animaient pendant la glorieuse époque Apollo.

 

Cela a donné naissance après moult hésitations (système Ares abandonné) au concept SLS pour Space Launch System.

 

En fait on essaie de faire pareil ou mieux qu’Apollo en réutilisant ce que l’on peut réutiliser des lanceurs précédents.

Ce système a mis longtemps a démarré, mais on espère qu’il est maintenant sur des rails solides.

 

QUEL EN EST DONC LE BUT ?

 

Construire un lanceur du genre Saturn V permettant une mise en orbite d’un vaisseau Orion (du genre Apollo) en orbite terrestre basse (LEO). L’étape suivante devant permettre un retour vers la Lune, des astéroïdes peut être et vers Mars, un grand peut être.

 

Le lanceur, le SLS existerait en trois versions suivant les missions :

 

 

Le concept du système SLS (crédit NASA)

 

 

 

PREMIER TYPE:

 

 

Block 1 de 3900 tonnes de poussée (Saturn V : 3500t) capacité d’emport 70t en LEO.  112m de haut pour le block avec équipage d’astronautes (block 1B pour 105 t d’emport) (quelques m de plus que Saturn)

 

Construit par Boeing.

 

La propulsion est assurée par 4 moteurs cryogéniques RS-25 (amélioration Navette fabrication Rocketdyne) et de deux boosters solides (récup navette).

 

Le deuxième étage étant cryogénique et possédant 4 moteurs RL-10.

 

 

 

 

 

 

Une troisième version de ce block 1 est la version cargo permettant une charge utile de 130 tonnes.

 

 

Un premier test en 2019 devrait voir le jour, le lancement d’une SLS avec une capsule Orion vie, la mission EM-1. (Exploration Mission 1)

 

Une mission avec astronautes : pas avant 2021 ou 2022.

 

 

 

SECOND TYPE :

 

 

Une version plus élaborée, le block 2, devrait voir le jour en remplaçant les boosters solides par d’autres plus performants permettant une charge utile de 130 t.

 

 

Les boosters pourraient être « liquides » plutôt que solides.

 

 

L’étage central ne change pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A QUOI VA SERVIR TOUT CELA ?

 

De nombreuses idées parcourent les cerveaux fertiles de la NASA. Le concept s’appelle DEEP SPACE GATEWAY

 

Notamment, mettre une nouvelle station spatiale en orbite lunaire vers les points de Lagrange, dans une sorte d’orbite halo.

Une première marche vers la Lune. Ce pourrait être une version mini de l’ISS avec 4 modules principaux

 

Voici une image d’artiste de ce que pourrait être cette station lunaire comportant des habitats et des modules de travail.

Le vaisseau Orion (à gauche) serait capable de transporter les équipages à la station. (crédit LM)

 

Cet habitat pourrait accueillir 4 membres d’équipage pendant 1 à 2 mois. Les modules seraient plus grand qu’Orion.

 

Électricité fournie par des panneaux solaires. Propulseurs pour les modifications d’orbite.

 

Mise en service prévue: 2020 ou au-delà!

On commencerait par un séjour en orbite basse avec le premier module du Deep Space Gateway, puis on rajouterait un module habitation etc. On est presque en 2025 !

 

Le but étant d’étudier la vie des astronautes au-delà de la protection de la magnétosphère terrestre pendant un an afin de voir l’influence des radiations sur le corps humain.

 

A plus long terme, cette étape devrait permettre d’être le premier pas vers…Mars !

Ce serait en principe à ce niveau là que l’on préparerait le futur vaisseau spatial martien, dont le lancement pourrait être évoqué vers 2033.

 

Mais avant une étape de retour sur la Lune s’imposerait. Peut-être 2022 ?

 

On entend des rumeurs comme quoi, la Russie participerait aussi à ce projet en plus de l’Europe et du Japon.

 

 

Bref, encore beaucoup de vague…alors comme on dit là-bas : Stay Tuned !

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

 

 

 

Deep Space Gateway to Open Opportunities for Distant Destinations

 

SLS chez Wikipedia (anglais)

 

Where Do We Go Next? Building the Deep Space Gateway, article de Universe Today

 

SLS gallery (artists concepts)

 

Space Launch System Overview.

 

RS-25: The Clark Kent of Engines for the Space Launch System

 

Living in Deep Space: Lockheed Martin to Build Full-Scale Prototype of NASA Cislunar Habitat de Lockheed Martin

 

NextSTEP on the Journey to Mars: Deep Space Habitats par Lockheed Martin

 

Orion / EM-1 (Exploration Mission-1) par EO Portal.

 

Les rayonnements ionisants sur les missions spatiales habitées.

 

How to Protect Astronauts from Space Radiation on Mars par la NASA

 

Capsule Orion : l’ESA va y participer, article d’un astronews.

 

Elon Musk veut coloniser Mars "très bientôt": il n'est pas le seul à en rêver

 

 

Blog sur les futures missions spatiales (en allemand, mais beaucoup de photos et bien fait)

 

 

 

 

 

 

 

EFFET CASIMIR : UN GLOUBI-BOULGA QUANTIQUE! (02/11/2017)

 

Vous avez certainement entendu parler de l’effet Casimir.

 

Cela n’a rien à voir avec ce gentil monstre de l’Ile aux enfants des années 1970 qui fabriquait sa célèbre recette de gloubi-boulga ; non, cet effet tient son nom d’un physicien hollandais Hendrik Casimir. Cet effet est lié aux fluctuations quantiques du vide.

L’effet Casimir est une conséquence de la théorie quantique des champs, c’est l’effet entre deux plaques parallèles infiniment grandes plongées dans le vide et soumises à un champ électromagnétique.

La présence de ces deux plaques modifie l’énergie du vide, entre ces deux plaques, les fluctuations ne peuvent se propager de la même façon qu'à l'extérieur et engendrent une force d’attraction (une pression de radiation) entre ces deux plaques.

C’est la force Casimir.

 

 

 

 

Certains disent que c’est la force du rien ou la force du vide. C’est en fait un phénomène très important en théorie quantique qui tendrait à prouver que le vide (qui n’est pas rien) contient une énorme quantité d’énergie. Ceci n’a d’ailleurs été prouvé qu’en 1997 alors que Casimir émit cette hypothèse en 1948.

En effet, supposons que vous soyez capable d’enlever toute l’énergie et toute la matière de l’espace ; et bien il reste quand même quelque chose, une énergie minimum qui n’est pas nulle et qui est liée aux fluctuations quantiques et qui interdit une énergie nulle.

 

Ces fluctuations quantiques tiennent au fait qu’à cause du principe d’incertitude d’Heisenberg, position et vitesse ne peuvent pas être connues précisément en même temps, en d’autres mots dans le « vide » entre deux plaques, on ne peut pas avoir des particules de vitesse nulle et de position nulle ; il doit toujours y avoir une mouvement, une…fluctuation ! Bref un minimum d’énergie ; l’énergie du vide, l’énergie nulle ne peut pas exister !

 

Il semble que l’on puisse expliquer de nouvelles théories concernant le Big Bang en se basant sur l’effet Casimir.

A suivre…

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

La richesse du vide : CR de la conf de J Zinn-Justin à l’Unesco le 6 juillet 2009.

 

L’effet Casimir par Arbo Sciences.

 

Mesures des forces à petite distance: L’effet Casimir par Astrid Lambrecht Laboratoire Kastler Brossel

 

L’effet Casimir par Science étonnante.

 

Qu’est-ce que l’effet Casimir ? par Matière et Révolution.

 

L’effet Casimir par Wikipedia.

 

A Force from Empty Space: The Casimir Effect, un APOD sur le sujet. (en français ici)

 

 

 

 

 

 

FRÉON 40 : DÉCOUVERT AUTOUR D’UNE JEUNE ÉTOILE ET SUR 67P. (02/11/2017)

 

 

Du Fréon 40, oui, le gaz qui longtemps a été utilisé pour faire du froid dans les réfrigérateurs, et qui est maintenant heureusement interdit, vient d’être découvert dans l’espace, à la fois lointain, aux alentours d’une jeune étoile solaire située à 400al et dans l’espace proche dans la queue de la comète 67P Churyumov-Gerasimenko. C’est l’ESO qui l’annonce.

 

 

 

 

En effet cette découverte provient du réseau de radio télescopes ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array ) au Chili qui l’a mis en évidence autour de la proto étoile IRAS 16293-2422 (système binaire entouré d’un nuage moléculaire) dans une zone de formation de planètes, et de l’instrument ROSINA (Rosetta Orbiter Spectrometer for Ion and Neutral Analysis) de la sonde Rosetta qui l’a détecté dans les gaz émis par la célèbre comète.

 

 

Illustration : la molécule de fréon (chlorure de méthyle ou chlorométhane de formule CH3Cl), l’étoile IRAS (en haut  Alma) et la comète 67P (ESA).

 

 

 

 

 

 

 

Le fréon est un organohalogène, c’est-à-dire un composé qui associe un halogène (Chlore, Fluor, Brome, Iode etc..) au carbone et hydrogène.

 

C’est une équipe d’astronome du Centre d’Astrophysique Harvard-Smithson de Cambridge, Massachussetts animée par Edith Fayolle, auteur principal de la nouvelle publication qu’ils viennent de faire paraître dans Nature Astronomy.

 

 

En quoi est-ce intéressant ?

 

Le fréon peut provenir d’un processus organique ou plus rarement industriel, et on a longtemps pensé que ce pouvait être un marqueur fiable de la présence de vie. La connaissance de ces marqueurs est importante dans le fait que l’on trouve de plus en plus de planètes extra solaires et qu’on aimerait bien pouvoir déterminer (à distance bien sûr) les composants de leurs atmosphères et voir si parmi ceux-ci ces fameux marqueurs ne s’y trouvaient pas.

Et c’est la toute première fois que ce composé est détecté dans l’espace. Il fait certainement partie comme le disent les auteurs de l’article des composants de la soupe primordiale menant aux planètes.

 

Cette récente découverte est plutôt une mauvaise nouvelle, car elle rend caduque l’utilisation du Fréon comme marqueur fiable de présence de vie, en effet il vient d’être détecté dans des environnements antérieurs (abiotiques) à la présence de vie !

La recherche de biomarqueurs fiables est toujours en cours !

 

Néanmoins, cela prouve qu’ALMA est capable de détecter des molécules complexes dans l’environnement de proto étoiles.

 

De plus, lors d’une présentation au symposium AVS à Tampa, fin octobre, Kathrin Altwegg, professeure émérite de l’Université de Berne, PI de l’instrument Rosina a précisé les mesures effectuées par cet instrument.

Rosina est un spectromètre de masse capable d’analyser divers isotopes d’atomes comme le Xe ou d’autres molécules rares. Il est capable aussi d’indiquer où ces atomes ont été synthétisés (par ex dans une SN).

Indépendamment du Fréon dont on vient de parler, cet instrument a montré que la glace des comètes est plus ancienne…que le Système Solaire, et qu’elle a donc survécu à sa formation. De même il semble que les organiques de la coma soient aussi vieux. Elle conclue en indiquant que seulement quelques % des océans terrestres proviendraient des comètes.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

ALMA et Rosetta détectent du Fréon 40 dans l’espace (ESO)

 

ALMA and Rosetta Detect Organohalogens in Two Distant Places in Space

 

Première détection du Fréon-40 dans le milieu interstellaire avec ALMA et Rosetta par l’INSU

 

Désillusion pour les astronomes : le fréon 40 n'est pas un bon indice d'une vie extraterrestre , article de Sciences et Avenir

 

Traces of Methyl Chloride Found Around Infant Stars And Comet 67P par Astrobiology Web

 

 

 

 

 

 

UNE PLANÈTE MONSTRE : LA PLANÈTE QUI NE DEVRAIT PAS EXISTER ! (02/11/2017)

 

Découverte surprenante effectuée grâce au réseau de télescopes NGST (Next-Generation Transit Survey ) installés au Chili au Paranal.

 

En effet, un groupe international d’astronomes mené par le Dr. Daniel Bayliss et le  Professeur Peter Wheatley de l’Université de Warwick (150km de Londres dans les Midlands) viennent de mettre au jour un système exoplanétaire entièrement nouveau.

Une planète monstre en orbite autour d’une petite étoile faiblement lumineuse. Le système a été nommé bien logiquement NGST-1.

 

Cette découverte vient d’être publiée dans the journal Monthly Notices of the Royal Astronomical Society (RAS).

 

La planète a un rayon égal à 25% de son étoile (ce qui est très grand, Jupiter est seulement 10%) qu’elle orbite en 2,6 jours, donc encore une géante gazeuse, un Jupiter chaud ! On évalue sa température de surface à 530°C (étoile M).

 

Son étoile située à 600al de nous, est une naine rouge de type M, très peu lumineuse, type d’étoiles le plus courant dans la galaxie. Son rayon et sa masse sont approx. La moitié de notre Soleil.

 

 

 

La détection (vitesse radiale) a été difficile due au peu de luminosité de l’ensemble.

 

On voit sur la figure ci-contre, la courbe de lumière de NGST-1 dont on peut déterminer la période : 2,6 jours terrestres.

 

Illustration : les auteurs (RAS)

 

Une telle planète ne devrait pas exister !!!

 

 

 

 

 

 

Cette découverte est une vraie surprise, car elle bat en brèche les théories actuelles de formation des systèmes planétaires.

 

En effet, on pensait que les « petites » étoiles ne pouvaient former que des planètes rocheuses, et pas de géantes gazeuses due au manque de matériau de construction pour les former. La formation de planètes se produisant par accrétion de poussières et de débris.

 

 

Un beau résultat pour la première exoplanète détectée par ce réseau NGST !

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

NGTS-1b: A hot Jupiter transiting an M-dwarf. Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

 

'Monster' planet discovery challenges formation theory par Phys.org

 

Une planète "monstre" découverte à 600 années-lumière de la Terre, article de Paris-Match

 

Giant Planet Discovery Challenges Planetary Formation Theory de Sapceref

 

 

 

 

 

 

 

NEW HORIZONS :.UNE EXPLICATION POUR LES “LAMES DE GLACE”. (02/11/2017)

(Toutes images: crédit :  NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Southwest Research Institute )

 

 

Lors de son survol au-dessus de Pluton, en juillet 2015, la sonde New Horizons nous a donné à voir de nombreux paysages auxquels on ne s’attendait pas comme ses plaines glacées (glace d’azote), ses montagnes de glace d’eau et surtout les terrains mystérieux appelés en anglais « bladed terrains » (que l’on pourrait traduire par lames de glace).

 

Ce genre de terrain n’avait pas trouvé d’explication à ce jour. On voit ci-contre un exemple de ce terrain dans la zone baptisée Tartarus Dorsa.

 

Image de Ralph/Multispectral Visual Imaging Camera du 14 Juillet 2015.

 

Crédit: NASA / Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory / Southwest Research Institute.

 

 

 

 

 

En fait les scientifiques après une étude attentive (dirigée par Jeffrey Moore, chercheur à l’Ames Research Center de la Nasa), ont remarqué que cela pouvait ressembler à un phénomène que l’on trouve surtout sur les pentes de la Cordillère des Andes à haute altitude (plus de 4000m) et appelé « pénitents de glace (ou de neige) ».

On trouvera de très belles photos de ces étranges formations sur ce site.

 

Ce sont des lames de neige (glace) durcies de quelques mètres de hauteur comme on le voit sur cette photo. Elles sont dirigées dans la direction du Soleil. Ces structures se forment pas sublimation de la vapeur d’eau et prennent la forme de lames.

 

Revenons à Pluton, ces formations seraient dues, d’après les ascientifiques qui ont mené des récentes études à ce sujet, à de la glace de méthane. Elles sont toujours situées aux altitudes élevées et près de l’équateur de la planète. Elles peuvent atteindre plusieurs m de haut. Ce serait donc le résultat du passage du méthane sous forme solide à haute altitude. L’étrange forme proviendrait des variations climatiques de Pluton, loin du Soleil, le méthane atmosphérique se congèle, plus près du Soleil, il se sublime et repasse dans l’atmosphère.

On voit sur cette carte la localisation de cette zone de terrain. (Cercle blanc).

 

Les scientifiques pensent aussi que ce phénomène serait aussi fréquent sur la face “cachée” de Pluton.

 

 

Illustration : les pénitents et Tartarus Dorsa par JE Moores

D’après la revue Nature de Janv 2017. Publiée en ArXiv

 

En a) Tartarus Dorsa (NASA)

En b) les pénitents dans l’Atacama par ESO/Babak Tafreshi

 

 

 

 

 

 vidéo :

 

https://youtu.be/rSKQwwWehEs

 

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN:

 

New Study Provides Explanation for Pluto’s Giant Blades of Ice par Universe today

 

Pluto's Bladed Terrain, un APOD de la NASA à ce sujet.

 

Penitentes at Tartarus Rorsa, Pluto. J.E. Moores (version courte)

 

Solving the Mystery of Pluto’s Giant Blades of Ice, article du centre mission NH

 

 

 

Le site de la mission NH

 

 

LORRI Images from the Pluto Encounter

 

 

 

 

ASTEROÏDE : UN VISITEUR EXTRASOLAIRE! (02/11/2017)

 

Je pense que nos amis des X-Files apprécieraient bien cette nouvelle : le 18 octobre 2017, le télescope de surveillance automatique Pan-STARRS 1 à Hawaï a détecté un objet bizarre dans le ciel.

Son orbite était hyperbolique très inclinée (120°) et sa vitesse énorme (>25km/s, soit bien supérieure à la vitesse de libération du Système Solaire qui est de 11km/s).

 

UN COMENTAIRE D'ALAIN JO MOTTE DE LA SAF :

Il me fait parvenir ce message après avoir lu ma première version de ce texte, je vous le communique ci-après en le remerciant :

Une petite imprécision au sujet du visiteur extra-solaire: 25 km/s est la vitesse d’entrée, avant toute accélération due à la vitesse du soleil. Une trajectoire parabolique aurait une vitesse d’entrée de zéro.  

La comparaison avec “la vitesse de libération” du système solaire n’est pas très heureuse. La terre tourne à 30km/s autour du soleil, et donc, vitesse de libération 30 X 1,4142 =  42   soit bien 12 km de plus que la vitesse de la terre.

La vitesse de libération dépend de la distance où l’on se trouve par rapport au soleil.  

Autrement dit, quand l’astéroïde est passé à une UA du soleil, il avait la vitesse de libération soit 42 km/s plus les 25 km/s supplémentaires soit 67 km/s...  (OUF! il n’a pas percuté la terre)

 

 

On a d’abord cru à une comète mais après étude approfondie avec le VLT, c’est très probablement un astéroïde, il a d’ailleurs été baptisé ainsi : A / 2017 U1 par le MPC (Minor Planet Center).

 

Avec une telle orbite et une telle vitesse, cet objet provient très certainement de l’extérieur de notre Système Solaire.

 

C’est à priori la première fois que l’on détecte un objet interstellaire dans notre Système Solaire.

 

Aspect de la trajectoire telle qu’imaginée par les astronomes.

 

 

Cet objet se serait approché du Soleil à près de 40 millions de km (c’est près !!) début Septembre puis a « frôlé » la Terre d’à peine 25 millions de km avant de repartir vers les espaces infinis.

On pense qu’il a une taille de 100 à 200m. Son origine est inconnue pour le moment.

Certains pensent qu’il provient de Vega dans la constellation de la Lyre, mais rien n’est sure.

 

Nos amis américains de la NASA proposent une animation gif de son orbite.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Small Asteroid or Comet 'Visits' from Beyond the Solar System par la NASA

 

Un objet interstellaire est très rapidement apparu dans notre système solaire

 

A/2017 U1, l’astéroïde venu de très loin, par la Cité des Sciences.

 

Un astéroïde interstellaire traverse actuellement le système solaire ! de Sciences et Vie.

 

Pour la première fois, les astronomes observent un objet "extrasolaire" par BFM TV

 

Une vidéo explicative :  https://youtu.be/_6LFNmogCa8

 

 

 

 

ISS :.UNE PHOTO SUBLIME ! (02/11/2017)

 

En fouillant dans les archives des photos prises par les astronautes à bord de l’ISS, j’ai trouvé celle-ci.

 

Une photo composite (longue exposition) prise par Don Pettit de l’Expedition 31 où l’on voit un Soyuz (à gauche) et un Progress amarrés

 

Cela ferait un excellent écran d’arrière-plan pour votre PC !

 

Celle-là est plus « normale » !

 

Les autres photos du même genre de Don :

https://imgur.com/gallery/9Rfjv

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES EXOPLANÈTES : UNE NOUVELLE FOURNÉE DE PLANÈTES POTENTIELLEMENT HABITABLES. (02/11/2017)

 

De nombreux scientifiques internationaux, travaillant sur les données du satellite Kepler, chasseur d’exoplanètes, viennent d’annoncer la découverte de 20 nouvelles exoplanètes potentiellement habitables.

 

Ces résultats sont publiés dans ce rapport téléchargeable  et nommé : Planetary Candidates Observed by Kepler. VIII. A Fully Automated Catalog With Measured Completeness and Reliability Based on Data Release 25

 

Ils ont utilisé à cet effet un algorithme appelé Robovetter, (vett = contrôler, vérifier) un programme qui simule le comportement humain de décision employé dans les précédents catalogues Kepler.

 

Ces exoplanètes font partie de ce que l’on appelle des KOI (Kepler Object of Interest, il y a plus de 8000 objets dans ce catalogue !) et n’ont pas encore été formellement confirmés, car observées deux fois par Kepler, avant que le satellite ne tombe en panne, ils portent donc un label du genre KOI-1234.01 où les chiffres représentent le numéro de l’étoile hôte et le numéro de la planète. Une fois confirmé, la planète recevra un numéro comme par exemple Kepler-186-f.

 

Parmi ces vingt planètes, une semble particulièrement intéressante : KOI-7923.01.

Elle a une orbite longue de 395 jours et une masse équivalente à celle de la Terre. Elle serait quand même un peu plus froide que notre planète car l’étoile qu’elle orbite est une étoile un peu plus froide que la nôtre.

 

Illustr : Kepler (crédit NASA)

 

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Kepler data reveals existence of 20 promising exoplanets 'hiding in plain sight' de Phys.org

 

La Nasa a découvert vingt nouvelles planètes potentiellement habitables

 

The 20 Possibly Habitable Exoplanets Where We Might Find Alien Life

 

 

 

 

 

DAWN :.10 ANS DANS L’ESPACE ET UN RESTE D’OCEAN SUR CÉRÈS! (02/11/2017)

Image crédit: toutes images : NASA/JPL-Caltech/UCLA/MPS/DLR/IDA

 

C’était le 27 Septembre 2007, la sonde Dawn prenait son envol pour étudier deux des plus gros astéroïdes de la ceinture principale : Vesta et Cérès.

Elle a orbité Vesta puis Cérès où elle est maintenant et a fourni de nombreuses informations sur ces deux corps

Voir l’aventure Dawn sur votre site préféré.

 

 

Mission étendue jusqu’en 2018, Dawn pourra descendre jusqu’à 200km de la surface pour imagerie à haute résolution.

 

vidéo :

 

 

https://youtu.be/PpWaL7o-UoQ

 

 

 

 

 

Dawn, toujours vaillante, en orbite autour de Cérès, procède à des relevés topographiques et gravimétriques, afin d’étudier la répartition de la gravité sur la planète naine.

Et on dénombre de nombreuses anomalies gravitationnelles et divergences avec les modèles.

Celles-ci seraient localisées dans les trois cratères principaux Occator, Kerwan et Yalode et la « montagne » Ahuna Mons.

 

Ceci a donné lieu à de nouvelles études de ce petit corps, et la conclusion est celle-ci : Cérès aurait eu de grandes quantités d’eau dans le passé et il en resterait peut être de façon souterraine sous forme de mélange d’eau et de sel.

 

Animation gif des relevés gravimétriques : 

 

 

On découvre de plus en plus la complexité de ce monde si proche et si loin de nous.

 

 

Cérès a été et est toujours géologiquement actif avec ses cryovolcans notamment.

 

Une photo tirée de l’animation.

 

 

 

 

Encore un corps pouvant abriter de l’eau liquide dans son manteau et donc une chance de contenir une vie microbienne.

 

On s’est intéressé à la croûte de Cérès, elle serait composé de glace de roches et d’hydrates de clathrate.

Les clathrates sont une structure particulière de glace formant des cages dans lesquels des molécules volatiles telles que le méthane ou le CO2 peuvent être piégées. La croûte serait très dure, plus de fois la dureté de la glace.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Dawn Mission Celebrates 10 Years in Space

 

Dawn mission celebrates 10 years in space par Phys.org

 

Dawn Finds Possible Ancient Ocean Remnants at Ceres par la NASA

 

 

 

Dawn blog

 

Où est dawn?

 

Site de la mission au JPL.

 

Site de la mission à la NASA.

 

On peut visualiser sur cette animation l’orbite de DAWN dans notre système solaire lors de ces deux visites d’astéroïdes.

 

Galerie d’images.

 

 

 

 

LES PETITS CORPS : UN POSTER COMPLET DE CES PETITS OBJETS DU SYSTEME SOLAIRE. (02/11/2017)

 

Les dernières missions interplanétaires ont donné l’idée à Antonio Ciccolella de publier un énorme poster de tous les petits corps du système solaire sur Wikimedia Commons. Voici le lien où on peut télécharger les différentes tailles.

 

De plus un lien plus général sur tous les satellites.

 

Sinon voici une version basse résolution, un clic sur l’image pour plus de résolution.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HAUMÉA : PREMIER ANNEAU DÉTECTÉ AUTOUR D’UNE PLANÈTE NAINE. (02/11/2017)

 

http://www.planetastronomy.com/special/2017-special/07fev/clip_image007.jpg

Justement à propos de petits corps, dans le cadre d’une campagne d’observations coordonnée à l’échelle européenne, une équipe scientifique, codirigée par Bruno Sicardy (voir photo), professeur à l’Université Pierre et Marie Curie et astrophysicien de l’Observatoire de Paris, au LESIA (Observatoire de Paris / CNRS / UPMC / Université Paris Diderot) est parvenu à affiner les caractéristiques de la planète naine Hauméa… et lui a découvert un anneau.

 

 

Ce résultat fait l’objet d’une publication dans la Lettre de Nature parue le 11 octobre 2017

 

Le CNRS publie d’ailleurs un communiqué à ce sujet que je reprends :

 

 

 

 

 

 

La région transneptunienne est la vaste zone du Système solaire externe qui s’étend de la ceinture de Kuiper jusqu’au nuage de Oort. Pluton, découverte en 1930, et Éris, découverte en 2005 en font partie et sont les deux plus grandes planètes naines (en termes de taille) connues jusqu'ici.

Située dans la ceinture de Kuiper, en moyenne à 43 unités astronomiques du Soleil, Hauméa appartient à cette même catégorie d’objet. Elle est dotée de deux satellites : Hiʻiaka et Namaka. Contrairement aux autres planètes naines, sa taille, sa forme, son pouvoir réflecteur (albédo) et sa densité étaient mal connus.

 

Le 21 janvier 2017, l’occultation de l’étoile URAT1 533-182543 par Hauméa a donné lieu à une vaste campagne d’observations coordonnée à l’échelle européenne par José Luis Ortiz de l’Institut d’astrophysique d’Andalousie (Espagne).

Ces observations, dont le résultat est présenté dans une lettre de la revue Nature du 11 octobre 2017, ont permis d’affiner et de révéler les caractéristiques étonnantes de Hauméa, déjà connue pour sa forme ellipsoïdale, aux allures de cigare, et pour sa rotation rapide. Hauméa est un ellipsoïde dont les trois axes ont pour longueur respective : 2 320 km, 1 705 km et 1 025 km.

La valeur de 2 320 km est en fait une limite inférieure ; par ces dimensions, elle s’avère ainsi presque plus grande qu’Éris (d’un diamètre de 2 325 km), voire que Pluton (d’un diamètre de 2 375 km).

 

Plus surprenant encore. Les observations ont permis de mettre au jour l’existence d’un anneau dense autour de la planète naine, une première concernant les objets transneptuniens.

D’un rayon de 2 290 km, l’anneau orbite dans le plan équatorial de la planète ; il semble également coïncider avec le plan orbital de Hi'iaka, son satellite principal. Sa largeur est d'environ 70 km. Son opacité est d'environ 50 %, par conséquent il a absorbé environ la moitié du flux lumineux de l’étoile lors de l'occultation.

Cette découverte intervient à la suite de celle en 2013 d’un anneau dense autour de l’astéroïde Chariklo, objet beaucoup plus petit, de 260 km de diamètre environ, situé dans la région entre Saturne et Uranus.

 

Les anneaux ne sont donc plus l’apanage des planètes géantes : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.

Ces découvertes récentes donnent à penser que leur présence autour de corps de glace situés dans la lointaine zone transneptunienne serait moins rare qu’on ne le supposait jusqu’à présent.

Cependant, l'origine et la stabilité des anneaux autour de Chariklo et Haumea suscitent de nombreuses interrogations.

La présence de satellites autour de Haumea, ainsi qu'une famille de corps associés à cette planète naine, suggèrent en effet une origine collisionnelle pour cet anneau nouvellement découvert.

« En outre, la forme très allongée de Hauméa est susceptible de causer de fortes perturbations résonnantes sur un disque collisionnel qui l’entoure. Ceci pourrait expliquer la position actuelle des anneaux, relativement éloignés du corps central », indique Bruno Sicardy, codécouvreur de l’anneau. Des travaux plus théoriques sont attendus très prochainement pour confirmer ces différentes hypothèses.

 

 

 

Vue d'artiste de l'anneau découvert autour de Hauméa.

La planète naine, fortement allongée, est montrée avec son plus grand axe (d'une longueur de 2 320 km) perpendiculaire à la ligne de visée.

Son plus petit axe - autour duquel elle tourne - a une longueur de 1 025 km.

L'anneau, de rayon de 2 290 km et de largeur 70 km, se trouve dans le plan équatorial de la planète naine.

 

© Sylvain Cnudde / Observatoire de Paris / LESIA / SIGAL

 

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Une vidéo explicative.

 

 

Les occultations stellaires : CR de la conf IAP de B Sicardy du 7 Février 2017

 

 

 

 

 

 

 

SOLAR PROBE PLUS : ELLE DEVIENT PARKER SOLAR PROBE ET REÇOIT UN NOUVEAU BOUCLIER THERMIQUE (02/11/2017)

 

 

La NASA a renommé la sonde solaire Solar Probe Plus en Parker Solar Probe en l’honneur de l’astrophysicien Eugene Parker professeur émérite de l’Université de Chicago. Il a dédié sa carrière à l’étude du Soleil et il a publié dans les années 1950 les prédictions d’éjections de masse coronale (CME) et le vent solaire.

 

Il est à remarquer que c’est la première fois que la NASA donne le nom d’une personne vivante (il a près de 90 ans) à une mission. C’est en l’honneur de tous ses travaux sur l’héliophysique.

 

Nouveau Logo de la mission.

 

Photo : Nicola Fox remet une maquette de la sonde à E Parker.

Crédits: galaxymonitor.com

 

 

 

Quelques rappels sur cette mission hors normes. (Je reprends une ancienne description d’un astronews) :

 

La NASA n’a peur de rien, elle conçoit une mission solaire, la sonde Solar Probe + (maintenant Parker solar probe), qui devrait pouvoir s’enfoncer dans l’atmosphère solaire (la couronne), à cette occasion on devait essayer de comprendre pourquoi son atmosphère est beaucoup plus chaude (approx un à deux million de degré) que sa « surface » (approx 5500°C) et aussi d’où vient le vent solaire (il inventa ce nom) qui nous atteint de temps en temps.

Cette sonde devrait être lancée en 2018, et son voyage sera long (plus de 6 ans) et nécessitera de nombreuses assistances gravitationnelles (7) avec Vénus, afin de se rapprocher progressivement de sa cible. Elle devrait au plus près être à près de 6 millions de km de la surface. À cette distance le Soleil paraîtra plus de 20 fois sa taille vue de la Terre.

 

Afin de s’approcher aussi près de l’astre du jour, l’engin sera équipé d’un tout nouveau bouclier thermique de grande taille (2,4m de diamètre et 12cm d’épaisseur) à base de mousse de carbone, cela devrait lui permettre de résister à des températures de l’ordre de 2000°C et résister aux radiations mortelles.

 

C’est quand même une mission suicide qu’on développée les ingénieurs et techniciens du célèbre JHUAPL (Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory) du Maryland ; ils se basent aussi sur leur expérience de la mission Messenger vers Mercure. On espère quand même utiliser cette sonde le plus longtemps possible.

 

Fin Septembre, la NASA a invité les médias à voir la sonde dans sa configuration définitive de vol au JHUAPL dans le Maryland.

Et notamment son bouclier thermique révolutionnaire qui est en train de se monter sur la partie supérieure

Il devrait pouvoir tenir jusqu’à des températures de l’ordre de 1400°C. Cette protection est faite de composite de carbone de plus de 12cm d’épaisseur, assurant ainsi avec aussi un système de refroidissement unique, une température interne pour les instruments inférieure à 25°C.

 

Autre schéma d’ensemble avec le bouclier.

 

Lancement prévu le 31 Juillet 2018 de Cap Canaveral par une Delta IV modèle lourd.

En 2024 elle devrait s’approcher à plus de 6millions de km de la surface de notre astre du jour et étudier ainsi la couronne.

La responsable scientifique du projet, Nicola Fox (que nous avions interviewée en 2012 suite au projet RSVB) était présente aussi ce jour-là, comme on le voit sur la photo.

 

 

 

 

 

 

Cette sonde va explorer des espaces encore vierges, nous n’avons jamais été aussi près du Soleil et cela devrait nous permettre de répondre à de nombreuses questions fondamentales que l’on se pose depuis des décennies ; notamment pourquoi donc la couronne est-elle bien plus chaude que la surface ? Ceci semble violer la seconde loi de la thermodynamique : le chaud va vers le froid et non le contraire !

De plus les nombreuses données que l’on va recueillir nous permettront d’améliorer les prévisions de la météo spatiale.

 

Lors de son passage au plus près du Soleil, la vitesse de la sonde de 600kg, devrait atteindre près de 200km/s, 5 fois plus vite que New Horizons.

 

 

Illustration : NASA .

 

 

 

 

Une video explicative.

 

https://youtu.be/PLmSU6rJUtw

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Site de la mission au JHUAPL.

 

Site de la mission à la NASA.

 

Une belle vue éclatée par le Daily Mail.

 

Parker Solar Probe Gets Its Revolutionary Heat Shield par la NASA

 

Parker Solar Probe — former SPP de eo portal. Très complet.

 

Parker Solar Probe, la sonde de la Nasa qui va frôler le Soleil de Futura Sciences

 

Cette sonde "touchera" le Soleil en 2025

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VU D'EN HAUT :.PARIS VUE PAR SENTINEL. (02/11/2017)

 

 

Pas de panique, je ne parle pas de l’opération Sentinelle, non voici une vue prise de l’espace de la région parisienne par le satellite de l’ESA de la série des Sentinel.

 

 

Elle est très précise et si vous cliquez sur l’image vous aurez la haute résolution qui vous permettra de voir beaucoup de détails.

 

 

 

 

 

 

Crédit : Copernicus Sentinel data (2016)/Processed by ESA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LIVRE CONSEILLÉ : UNE BELLE HISTOIRE DES MÉTÉORITES PAR M GOUNELLE CHEZ FLAMMARION.

 

Il y a en ce moment à Paris, une exposition à voir absolument au Muséum d’Histoire Naturelle ; une exposition sur les météorites.

Informations pratiques : Exposition « Météorites – Entre ciel et terre », du 18 octobre 2017 au 10 juin 2018, Muséum d'Histoire naturelle, Grande Galerie de l’Évolution, 36, rue Geoffroy Saint-Hilaire, Paris 5e. Fermé le mardi.

 

Cette exposition est pilotée par notre ami et grand connaisseur des météorites qu’est Matthieu Gounelle.

Plus de 300 météorites sont exposées en grande partie provenant de la collection du MNHN.

Il est recommandé de toucher certaines, en le faisant, vous touchez de la matière plus vieille que n’importe quelle roche sur Terre, émouvant, n’est-ce pas ?

 

À cette occasion, Matthieu publie un ouvrage magnifique sur ces pierres tombées du ciel où tout est clairement expliqué.

 

 

 

Une belle histoire des météorites

Est-il possible que les météorites aient apporté la vie sur Terre?

Comment la météorite Allende peut-elle être plus vieille que notre planète?

Où est tombée la météorite qui serait responsable de l'extinction des dinosaures?

Sait-on dévier un bolide prêt à nous frapper?

D'où provenait le bétyle vénéré par l'empereur romain Héliogabale?

 

Désert d'Atacama, Chili : de drôles de chasseurs avancent, les yeux rivés au sol. Soudain, un cri retentit : «J'en ai une!» Cet étrange caillou couleur chocolat, c'est une météorite de 4,5 milliards d'années, issue de la nébuleuse solaire primordiale ou presque...

 

En une trentaine de récits magnifiquement illustrés, Matthieu Gounelle nous dit tout sur ces étranges pierres qui tombent du ciel. Objets de curiosité, voire de culte, dès la plus haute Antiquité - la dague de Toutankhamon est en fer météoritique -, les météorites ont toujours fasciné peuples et savants : c'est cette formidable histoire que ce livre raconte.

 

 

 

Synonymes de menace et de destruction, elles constituent d'inestimables témoins de la formation des étoiles et de notre Système solaire. Autant de messages venus des temps reculés du Cosmos qu'il nous appartient de déchiffrer.

 

112 pages - 252 x 265 cm Couleur - Broché ISBN : 9782081395589    25€

 

Je vous conseille absolument de voir cette exposition et de vous procurer ce livre, vous ne le regretterez pas.

 

Plus de détails sur l’exposition en elle-même dans un prochain astronews, j’emmène nos amis de la SAF la visiter début Décembre.

 

 

 

 

LES MAGAZINES CONSEILLÉS:.POUR LA SCIENCE SPÉCIAL : ET SI LE BIG BANG N’AVAIT PAS EXISTÉ ? (02/11/2017)

 

Et si le big bang n'avait pas existé ?

Et si le big bang n'avait pas existé ?

 

Repenser l'instant zéro

En remontant le film de l'Univers, on arrive à instant où l'Univers tenait en un point de densité infinie. A partir de cet « instant zéro », l'univers s'est déployé. Ce scénario du big bang n'est cependant pas totalement satisfaisant, car il se fonde uniquement sur la relativité générale et néglige l'autre pilier de la physique, la mécanique quantique. Il est aussi confronté à des problèmes observationnels qui ont entrainé l'introduction de concepts ad hoc : une phase d'expansion accélérée, une mystérieuse énergie sombre, de la matière noire, etc.  Pour y remédier, les physiciens échafaudent alors des scénarios exotiques, fondés sur la théorie des cordes, la gravité quantique à boucle ou l'intrication des trous noirs, où la notion même « d'instant zéro » s'évanouit et notre univers n'est qu'un parmi d'autres...

 

Édito par Loïc Mangin :

Dans le livre XI de ses Confessions, le philosophe et théologien romain saint Augustin (354-430) constate : « Qu'est-ce que en effet que le temps ? Si personne ne me pose la question, je le sais ; si quelqu'un pose la question et que je veuille expliquer, je ne sais plus ». Les cosmologistes ont un peu le même problème avec le Big Bang : l'idée naît naturellement en remontant le film de l'Univers, mais dès qu'ils s'y intéressent de près, ils se heurtent, entre autres, à l'incompatibilité de leurs deux outils théoriques favoris (la relativité générale et la mécanique quantique) qui leur interdit l'accès à l'origine de l'Univers, l'instant zéro de l'espace et du temps.

 

Comment dans ces conditions comprendre l’origine de l’Univers? Avec intelligence et volonté, deux des piliers de la trinité intérieure selon... saint Augustin dans De Trinitate (le troisième, la mémoire, est aussi utile). L’imagination compte aussi pour beaucoup. Et les articles de ce Hors-Série montrent que les cosmologistes n’en manquent pas pour comprendre les tout premiers instants de l’Univers, l’idée de l’inflation (une gigantesque expansion pendant une fraction de seconde juste après le Big Bang) en est un bel exemple.

 

Étonnamment, la plupart des théories qu’ils échafaudent pour éclairer l’instant zéro le font disparaître. En d’autres termes, le Big Bang s’évanouit, se dilue, et laisse la place à une simple transition entre deux états cosmiques. Un Univers aurait donc préexisté au nôtre. L’avenir et les observations trancheront parmi les différentes hypothèses: certains pourront alors faire leur l’adage de saint Augustin: «Si je me trompe, je suis.»

 

 

 

Un numéro exceptionnel que je vous conseille vivement, il fait le point sur l’état de la science actuel sur ce sujet.

 

Voici le sommaire :

 

COSMOLOGIE

Repères

Définitions, chronologie... l'indispensable pour apprécier le hors-série spécial big-bang.

COSMOLOGIE

Qu'est le Big Bang devenu ?

Étienne Klein

L'idée classique de Big Bang n'est pas physiquement satisfaisante, car elle se fonde uniquement sur la relativité générale sans tenir compte de la physique quantique. Comment la corriger ?

 

COSMOLOGIE

L'étrange affaire Univers

Alain Riazuelo

Que savons-nous de la matière noire ? Pas grand-chose. De l'énergie sombre ? Guère plus... Pourtant, les chercheurs en apprennent toujours plus sur la naissance et l'évolution de l'Univers. Où en est l'enquête ?

COSMOLOGIE

La naissance de la matière ordinaire

Élisabeth Vangioni

La nucléosynthèse primordiale, c'est-à-dire la formation des premiers noyaux d'atomes, est l'un des piliers de la théorie standard du Big Bang. Elle est une des clés de la compréhension de l'origine de l'Univers.

 

COSMOLOGIE

L'insaisissable matière noire

Bogdan Dobrescu et Don Lincoln

Pourquoi n'a-t-on toujours pas détecté la matière noire, censée être majoritaire dans l'Univers ? Parce qu'elle n'existe pas ? Ou bien parce qu'elle est bien plus complexe qu'on ne le pensait, comme le proposent de nouveaux modèles ?

COSMOLOGIE

La chasse au supervide

István Szapudi

Dans le fond diffus cosmologique, une zone apparaît anormalement froide. Comment l'expliquer ? Peut-être par une vaste région où la matière se fait rare.

 

COSMOLOGIE

« Les vides de l'Univers sont nés de fluctuations quantiques dans le plasma primordial »

Stéphanie Escoffier

Entretien avec Stéphanie Escoffier, directrice de recherche cnrs au Centre de physique des particules de Marseille et membre de la collaboration BOSS.

COSMOLOGIE

La crise de croissance de l'Univers

Alain Riazuelo

Plusieurs propriétés de l'Univers s'expliquent par l'inflation, une gigantesque expansion juste après le Big Bang. Cette théorie a été sans cesse renforcée par les observations et, malgré un début de controverse, elle reste difficile à remettre en cause…

 

COSMOLOGIE

L'inflation va-t-elle faire pschitt ?

Anna Ijjas, Paul Steinhardt, Abraham Loeb

Les dernières mesures de Planck ainsi que des problèmes théoriques mettent à mal l'idée d'inflation, pourtant défendue par nombre de cosmologistes. Le temps des nouvelles idées est venu !

COSMOLOGIE

À la recherche des cordes cosmiques

Erwan Allys

Les théories de grande unification supposent qu'aux tout premiers instants de l'Univers, les interactions fondamentales étaient unifiées. Cette symétrie primordiale a-t-elle laissé des traces détectables aujourd'hui ?

 

COSMOLOGIE

L'univers, né d'un trou noir

Niayesh Afshordi, Robert Mann, Razieh Pourhasan

Selon un scénario récent, l'effondrement d'un trou noir dans un univers à quatre dimensions aurait précédé le Big Bang et donné naissance à notre Univers. Mais d'où vient l'univers dont le nôtre serait issu ?

COSMOLOGIE

L’univers ressuscité

Gabriele Veneziano

L’application de la théorie des cordes à la cosmologie suggère que le Big Bang n’est pas le début de l’Univers, mais une transition entre deux états cosmiques distincts.

 

COSMOLOGIE

L'essence quantique de l'espace-temps

Clara Moskowitz

La gravité et l'espace-temps ne seraient que le produit final, en trois dimensions, de la manifestation la plus étonnante de la physique – l'intrication quantique – dans un espace n'ayant que deux dimensions.

PHYSIQUE THÉORIQUE

Le rêve ultime des physiciens

Juan Maldacena

Comprendre les débuts de l'Univers suppose de réconcilier la relativité générale et la physique quantique. Ce serait le cas avec une nouvelle théorie selon laquelle l'intrication quantique de deux trous noirs correspondrait à la formation d'un trou de ver les reliant.

 

COSMOLOGIE

À lire en plus

Une sélection d'ouvrages pour approfondir le thème abordé dans ce hors-série.

 

 

7,50€

 

 

 

 

 

Bonne Lecture à tous.

 

 

 

C'est tout pour aujourd'hui!!

 

Bon ciel à tous!

 

JEAN PIERRE MARTIN

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