LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:   

Mise à jour : 11/04/2026      SPÉCIAL ARTEMIS II

       

Conférences et Évènements : Calendrier   .............. Rapport et CR

Prochaine conférence SAF. : le mercredi 20 Mai 2026 (CNAM amphi déterminé quelques jours avant) 19 H    avec Roland LE HOUCQ  Astrophysicien CEA sur « ET SI LA TERRE ÉTAIT AILLEURS ? »
Réservation comme d’habitude à partir du 9 Avril 9h00 ou à la SAF directement.

La suivante : 10 Juin 19h « À la recherche de mondes habitables dans le cosmos,! » avec A Coustenis et T Encrenaz   Transmission en direct sur le canal YouTube de la SAF : https://www.youtube.com/channel/UCD6H5ugytjb0FM9CGLUn0Xw/feautured

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ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :

Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires

 

Sommaire de ce numéro :

La fusion nucléaire : CR conf SAF de J. Fric du 7 Mars 2026. (11/04/2026)

WST, le futur de l’ESO : CR conf SAF de R Bacon du 11 Mars 2026 (11/04/2026)

Tout sur Pluton : CR conf SAF (Planétologie) d’O. de Goursac du 14 Fev 2026 (11/04/2026)

Artemis :.Du rififi à la NASA, on change tout ! (11/04/2026)

Artemis II : mission réussie 100% ! (11/04/2026)

Starship : À quand le vol 12 ? (11/04/2026)

Blue Origin : Jeff met le turbo pour la Lune ! (11/04/2026)

La planète Mars : Le nucléaire est-il la solution ? (11/04/2026)

ISS :.L’astronaute qui avait perdu la parole ! (11/04/2026)

South Pole Telescope : Notre modèle de l’Univers est-il à réviser ? (11/04/2026)

Ondes Gravitationnelles :.Et maintenant des « sirènes » standard !!! (11/04/2026)

Livre conseillé.Les origines du monde par JP Luminet. (11/04/2026)

Les magazines conseillés .Gravitation Quantique spécial Pour la Science. (11/04/2026)

 

 

 

ARTEMIS : DU RIFIFI À LA NASA, ON CHANGE TOUT ! (11/04/2026)

 

Réunion de crise ce 24 Mars 2026 à la NASA à Washington, le nouvel administrateur Jared Isaacman met les pieds dans le plat : on va être rattrapé par les Chinois qui sera sur la Lune avant les USA.

 

Avec le schéma actuel : Artemis II et III et Gateway et SLS et HLS de SpaceX, la NASA a accumulé au moins deux de retard, il faut une révision et une simplifications complètes du système.

L’objectif reste le même, aller sur la Lune, mais avant la Chine et surtout ce qui est nouveau, y établir une base permanente.

 

À cet effet, on va y aller « allegro ma non tropo » comme à l’époque Apollo, on ne va prendre de risque.

 

Un budget de 20 milliards de dollars est alloué à cette phase.

 

Nouveau concept des missions Artemis.  crédit : NASA.

 

 

Un peu plus de détails.

 

La NASA pour aller sur la Lune fait appel à SpaceX et son immense lanceur Starship, dont le deuxième étage est le module d’atterrissage lunaire (10 fois plus grand qu’Apollo), c’est ce qui est appelé le HLS, pour Human Landing System.

Comme cet HLS est énorme, le lanceur doit emporter beaucoup plus de carburant qu’une Saturn V, et donc un ravitaillement en vol en orbite terrestre doit avoir lieu, ce qui n’a encore jamais été essayé.

Et surtout comment effectuer le transfert des cryogéniques (CH4 et O2) dans l’espace ?

C’’est le point clé du système qui peut tout bloquer.

Entre temps Blue Origin a été aussi sélectionné pour la mission atterrissage sur la Lune !

 

Nombreux défis à régler à la NASA.

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Colonisation de la Lune, vaisseau vers Mars... Retour sur les 4 annonces tonitruantes de la NASA

 

NASA Unveils Initiatives to Achieve America’s National Space Policy

 

Objectif Lune : la Nasa sacrifie le projet de station orbitale Gateway

 

La NASA annonce la suspension de son projet de station en orbite lunaire, pour se concentrer sur le développement d’une base sur la surface lunaire

 

12 fusées pour un seul voyage lunaire : le défi qui met SpaceX sous grosse pression

 

La NASA revoit complètement son plan pour retourner sur la Lune

 

NASA Adds Mission to Artemis Lunar Program, Updates Architecture

 

La NASA jette l’éponge : Artémis III n’atterrira pas sur la Lune

 

Course à la Lune : le Congrès américain donne carte blanche à la NASA pour battre la Chine

 

Comment se poser sur la Lune ? SpaceX et la NASA en conflit sur cet aspect crucial

 

Elon Musk enterre les ambitions martiennes de SpaceX en un tweet

 

 

 

 

 

ARTEMIS II : MISSION RÉUSSIE 100% ! (11/04/2026)

 

 

Ouf ! Après de nombreuses péripéties avec la fusée géante SLS, notamment les fuites d’Hydrogène, celle-ci a parfaitement décollé depuis Cape Canaveral dans la toute matinée du 2 Avril 2026.

 

Les quatre astronautes après une journée à tourner autour de la Terre et à simuler des manouvres de rendez-vous, sont en route vers la Lune, voyage de trois à quatre jours.

 

 

https://youtu.be/PGBoVotHqIE    10 min

 

 

La mission est claire : ils doivent tourner autour de la Lune (une fois) et revenir (automatiquement par la trajectoire gravitationnelle de sécurité !).

Quoi de neuf après Apollo 8 en 1968 qui avait fait 10 fois le tour de la Lune ? Un petit plus pour dire que l’on fait mieux : le vaisseau Orion devrait s’éloigner à plus de 7000 km de la face cachée de la Lune, afin de rendre les astronautes les plus « lointains » de toutes les missions lunaires.

 

Encore un autre « plus », la face cachée devrait être vue par des humains comme jamais au paravent : en effet contrairement aux missions Apollo, celle-ci devrait être éclairée en partie, offrant ainsi un spectacle inoubliable.

 

Le retour sera une épreuve, on se souvient que lors de la mission précédente, le bouclier thermique avait souffert, alors croisons les doigts.

 

Bref pour les anciens, nous voici replongés dans les glorieuses heures de la conquête spatiale.

 

Une vue de la Terre prise par le commandant Reid Wiseman depuis un des hublots d’Orion le 2 Avril 2026, alors en route pour la Lune

 

Une autre photo de la Terre.

Le 3 Avril : le Terminateur.

 

Crédit : NASA

Selfie de la capsule Orion prise par une des caméras situées sur un des panneaux solaires le 2 Avril 2026.

 

 

Crédit NASA

L’équipage d’Artemis II répondant aux interviews le 2 Avril 2026.

De gauche à droite : le Canadien Jeremy Hansen, spécialiste mission, le commandant Reid Wiseman, Christina Kco, spécialiste mission et le pilote Victor Glover.

 

Crédit NASA

 

 

 

 

Bon, jusqu’à présent, deuxième jour, tout va bien sauf un petit problème Maman pipi, ça va être compliqué !!

Orion qui emporte des mini toilettes façon ISS, car on n’est plus à l’époque des couches d’Apollo, vient d’expérimenter son premier accroc : les toilettes pour la petite commission ne fonctionnent pas !

 

Moment fatidique, ce 6 Avril 2026, les astronautes passent derrière la Lune avec un apogée de 6500 km et voient enfin ce spectacle idyllique, la face cachée en presque pleine lumière. En effet lors des missions Apollo, c’est pour des raisons évidentes, la face visible qui était illuminée.

 

 

À gauche la capsule Orion, au milieu, la face cachée de la Lune et à droite un clair de Terre !

La Terre vue de la Lune. Capture d’écran NASA-TV.

 

Une autre photo prise par les astronautes où l’on voit, à droite la face visible de la Terre et sur la portion de gauche, la face cachée qui apparait où l’on reconnait l’immense mer de Moscou.

 

Signalons qu’un cratère lunaire a été baptisée en l’honneur de la femme du Commandant Wiseman, Carroll morte il y a peu.

 

Sur le retour, les astronautes pensent à leur rentrée dans l’atmosphère, après avoir été à un apogée de 406.000 km de la Terre, la rentée est hypersonique et extrêmement « chaude ». en effet ils arrivent à 11 km/s (normal c’est la vitesse pour échapper à l’attraction terrestre, la deuxième vitesse cosmique), l’atmosphère rencontrée (à l’état de plasma à cette température) lors de la pénétration devrait chauffer l’extérieur de la capsule vers les 10.000°C.

 

Rappelons que Orion se sépare du module de service européen avant la rentrée.

 

C’est le bon angle de rentrée (contrôlé !) qui ralentit la capsule et réduit ainsi l’énergie cinétique de l’ensemble.

 

Heureusement le bouclier thermique, constitué d’une résine ablative similaire à celle des missions Apollo (en effet pourquoi changer quelque chose qui avait très bien fonctionné !) devrait permettre la rentrée sans problème. Le principe : lors du passage sur les couches de l’atmosphère, la température fait rougir et fondre une partie du revêtement (d’où le qualificatif d’ablatif) qui dissipe son énergie dans l’atmosphère, ramenant la température extérieure à « seulement » approx 3000°C !

Le revêtement est un mélange de fibre de carbone et de résine phénolique appelé AVCOAT.

 

 

Le bouclier d’Artemis I qui avait posé quelques problèmes, mais résolus en modifiant légèrement l’angle de rentrée, donc système maintenu pour la mission suivante. Crédit NASA

Le bouclier d’Artemis II au KSC (Kennedy Space Center Floride), comprenant 180 blocs de matériau ablatif. Crédit NASA.

 

 

 

Séquence de rentrée de la capsule Orion pour Artemis II. Crédit NASA.

5000°F = 2760C (un rappel scolaire °C = 5/9 (°F-32)!)

 

 

La rentrée s’est effectuée parfaitement dans la nuit du Vendredi 10 Avril au Samedi (heure de Paris).

Un grand plouf sans le Pacifique qui nous rappelle des souvenirs de la dernière rentrée des astronautes Apollo 17 en 1972.

Bravo aussi à l’ESA qui a fourni le module de service qui s’est montré à la hauteur.

 

Exceptionnel : vue de la séparation d’Orion du module de service, prise par une caméra d’un panneau solaire.

 

 

Clic sur l’image pour une courte vidéo.

 

Capture d’écran.

 

Crédit NASA.

 

 

 

 

 

 

 

Maintenant pensons à la suite, la mission Artemis III modifiée (rendez-vous en orbite terrestre) et IV l’alunissage.

 

 

 

 

Vidéo YouTube :

 

Les PREMIÈRES images d'ARTEMIS 2 "AUTOUR" de la LUNE !

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Alors qu'Artemis II touche à sa fin, la NASA doit déjà prendre des décisions majeures pour Artemis III

 

Amerrissage d'Artemis II

 

Artemis II : les « 13 minutes de terreur » du plongeon final

 

Dans l’ombre de la Lune, pourquoi Artemis II ouvre un nouveau chapitre spatial

 

De retour de la Lune, le vaisseau spatial Orion passe son test ultime

 

As Artemis II heads back to Earth, crew is staking their lives on the heat shield

 

Artemis II crew will endure 3,000°C on reentry. A hypersonics expert explains how they will survive

 

Artemis II Lunar Flyby par la NASA, à voir absolument

 

Artemis-2 : les incroyables images de la mission de la NASA qui a survolé la Lune

 

Artemis II crew breaks Apollo 13 record, reaching 252,760 miles from Earth

 

Artemis II Flight Day 6: Lunar Flyby Updates

 

Artemis II's moon-bound astronauts capture Earth's brilliant blue beauty as they leave it behind

 

Artemis 2 file vers la Lune, mais... les toilettes ont lâché en premier

 

Artemis II : les astronautes transformés en cobayes de l’espace profond

 

Artemis II mission begins

 

Artemis II: Journey to the Moon begins  vidéo

 

Artemis II's long countdown: A space historian explains why it has taken over 50 years to return to the moon

 

L’Europe propulse l’équipage de la mission Artemis II vers la lune

 

Artemis II : le grand retour des Américains vers la Lune

 

Artemis II Launch Day Updates

 

Galerie NASA des photos de la mission.

 

 

 

 

 

STARSHIP : À QUAND LE VOL 12 ? (11/04/2026)

 

 

Le prochain vol Starship sera vraiment une première, en effet à la fois le premier étage (Super Heavy) et le deuxième étage sont une nouvelle version, la version v3 ou Block 3.

 

Voici les principales améliorations de la version Block 3 :

 

Pour le booster Super Heavy :

 

 

Pour le Starship (deuxième étage) :

 

Photo : SpaceX

 

 

 

 

 

 

Plusieurs tests ont été effectués : cryogénique et mise à feu statique.

De même un nouveau pas de tir est en construction avec un meilleur « mur d’eau ».

 

 

Le lancement est prévu à ce jour pour le 1er Avril, la mission devrait être semblable à la précédente.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Grande première pour SpaceX et son nouveau STARSHIP ! Vidéo

 

Le STARSHIP est sur la SELLETTE ! Vidéo

 

SpaceX : cet atterrissage du booster est un régal pour les yeux

 

Quand aura lieu le prochain vol du Starship de SpaceX ?

 

La fusée géante Starship passe le test du froid extrême, en attendant l’épreuve du feu

 

Les tests du Starship sont imminents, Elon Musk promet la réutilisation complète

 

La date du prochain vol de la fusée géante Starship est enfin connue

 

SpaceX : après l’explosion, le Super Heavy V3 réussit ses tests cryogéniques

 

Starship V4 : Elon Musk révèle des détails impressionnants sur la prochaine itération de sa mégafusée

 

 

 

 

 

BLUE ORIGIN : JEFF MET LE TURBO POUR LA LUNE ! (11/04/2026)

 

Après le dernier succès de la fusée New Glenn en Décembre 2025, Jeff Bezos a décidé de mettre la post combustion pour accélérer ses efforts pour aller sur la Lune et si possible avant SpaceX.

 

La première action serait de rendre son lanceur totalement réutilisable, actuellement seul le premier étage l’est.

On envisage même une version plus puissante, on parle d’augmenter le nombre de moteurs de chaque étage.

 

 

On sait que le module d’atterrisseur lunaire Blue Moon a été validé par la NASA comme compétiteur à celui de SpaceX et Jeff Bezos a bien l’intention de profiter de ce créneau quitte à simplifier sa mission.

 

Elon Musk ne veut pas abandonner la course en tête et vient d’annoncer qu’il abandonne provisoirement Mars pour la Lune !!!

 

Vue d’artiste de Blue Moon version 1 (sans astronaute à bord).

La version avec astronautes est la Mk2

 

Crédit : Blue Moon.

 

 

 

 

 

 

 

 

Aux dernières nouvelles, Bleu Origin simplifierait la mission en supprimant le ravitaillement dans l’espace (complexe et jamais essayé) par un assemblage des divers morceaux en orbite terrestre avant de partir pour rendez-vous lunaire avec Orion.

Tout n’est pas encore très claire si j’ose dire !

 

De plus Jeff Bezos boosté par les derniers résultats concernant les astéroïdes et la défense planétaire (mission DART), se lance dans la chasse aux astéroïdes ! C’est le projet Neo Hunter. Nous aurons l’occasion d’en reparler.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Blue Origin : la décision majeure qui pourrait changer le destin de la fusée lourde New Glenn

 

Jeff Bezos revoit les plans lunaires de Blue Origin : SpaceX n'a qu'à bien se tenir

 

Blue Moon lunar Landers.

 

Human Landing System par la NASA

 

 

Blue Origin se lance dans la guerre contre les astéroïdes avec la mission NEO Hunter

 

 

 

 

 

LA PLANÈTE MARS : LE NUCLÉAIRE EST-IL LA SOLUTION ? (11/04/2026)

Eh, oui, on pensait avoir abandonné les fusées nucléaires dans les années 1950 (projet NERVA rapidement abandonné), et voilà qu’elles reviennent au galop pour atteindre la planète Mars dans un délai super court un mois et demi, par rapport aux 7 mois « classiques ».

Et ce n’est pas un rêve lointain, c’est en principe pour demain, 2028 !

Je me permets d’ajouter que c’est une méthode qui permet de résoudre un grand problème de sécurité en réduisant drastiquement l’effet des radiations sur l’équipage.

 

C’est cette annonce qu’avait faite Jared Isaacman en 2025 à l’étonnement de tout le monde.

 

C’est le projet de Space Reactor-1 Freedom.

 

Alors comment ça marche ?

 

Si les moteurs des années 1950 faisaient appel à une propulsion nucléaire thermique, un réacteur nucléaire chauffe un fluide à très haute température et qui est éjecté ensuite par la tuyère à grande vitesse.

 

Une autre technique est possible, la propulsion nucléaire électrique (NEP pour Nuclear Electric Propulsion) dont le principe est le suivant :

 

Le vaisseau comporte un réacteur nucléaire (à fission comme les centrales terrestres) à Uranium, la fission produisant de la chaleur transformée en électricité. Là s’arrête l’analogie terrestre.

L’électricité produite alimente des moteurs ioniques qui ionisent du Xenon dont les ions sont éjectés à grande vitesse, produisant ainsi une poussée, faible mais constante et surtout CONTINUE . On en a déjà parlé à propos des sondes Dawn par exemple

Le système proposé serait une combinaison des deux techniques, ancienne et nouvelle.

 

 

Les fusées classiques ont une très grande poussée mais pendant un temps très court seulement, le système électrique nucléaire permet d’atteindre des vitesse bien plus élevées, permettant d’atteindre Mars en moins de 45 jours !!!!

 

Ce projet Space Reactor-1 Freedom serait un démonstrateur technologique qui pourrait larguer uen charge à la surface de Mars.

 

Space Reactor-1 Freedom équipé du réacteur nucléaire produisant 20kW d’électricité..

Une autre vue. Crédit NASA

 

 

Signalons qu’un tel concept est idéal pour les trajets longue distance, il consomme peu de carburant et fonctionne même loin du Soleil

 

 

On attend avec impatience le lancement !

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Nasa : le moteur nucléaire devient enfin une réalité, cap sur Mars dès 2028

 

Le voyage vers Mars ne durera bientôt plus des mois, et cette technologie va absolument tout changer

 

« Nous sortons enfin la propulsion nucléaire des labos » : le pari renversant du futur vaisseau spatial de la NASA

 

Un moteur nucléaire pour aller sur Mars ? La NASA y croit plus que jamais

 

Nuclear Electric Propulsion Technology Could Make Missions to Mars Faster

 

NASA plans to send a nuclear-powered spacecraft to Mars in 2028

 

Space Nuclear Propulsion

 

 

 

 

 

ISS : L’ASTRONAUTE QUI AVAIT PERDU LA PAROLE ! (11/04/2026)

 

On se rappelle l’évacuation pour raison médicale de l’astronaute M Fincke de l’ISS en Janvier 2026, on avait très peu de détails à l’époque, même le nom de l’astronaute n’était pas divulgué.

 

Après le retour sur Terre, et une batterie d’examens, les langues se sont déliées (mauvais jeu de mots !) on en sait un peu plus :

Mike Finck avait soudainement perdu la parole (aphasie) au cours du diner avec ses compagnons. Ça a duré une vingtaine de minutes et puis la parole est revenue. Pas de douleur, pas de perte de conscience et surtout pas d’explication, d’où le retour sur Terre demandé par la NASA, une première pour l’agence spatiale.

 

Le mystère reste entier, après un tas d’examens, aucune explication n’é été trouvée.

 

Mike, 59 ans, est un des astronautes qui a passé le plus de temps dans l’espace : 550 jours, est-ce lié à l’action de l’absence de gravité ?

 

Comme on dit : on se perd en conjectures !

 

Ce problème est loin d’être anodin, car si cela se reproduit, cela peut mettre en cause les voyages spatiaux lointains.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

He suddenly couldn't speak in space. NASA astronaut says his medical scare remains a mystery

 

 

 

 

Galerie photos ISS : https://www.flickr.com/photos/nasa2explore/with/51799142946/

 

Toutes les photos prises par les astronautes sur Flickr.

 

 

 

SOUTH POLE TELESCOPE : NOTRE MODÈLE DE L’UNIVERS EST-IL À RÉVISER ? (11/04/2026)

 

Le télescope du Pôle Sud (SPT en anglais South Pole Telescope) est un télescope de 10m situé sur la base antarctique américaine d’Amundsen, pour ainsi dire exactement au Pôle Sud.

C’est un télescope dans le domaine des micro ondes et millimétriques et submillimétriques. Il est principalement dédié à l’étude du bruit de fond cosmologique (CMB). Ses instruments sont aussi capables de mesurer la polarisation de la lumière recueillie et par là même de fournir des contraintes sur la masse du neutrino.

Une douzaine d’universités participent à ce projet, notamment l’Université de Chicago et la célèbre Université McGill de Montréal.

 

 

Le CNRS vient de publier un communiqué indiquant que la collaboration South Pole Telescope (SPT) publie les résultats d’analyse des deux premières années d’observations du télescope.

J’en reprends les grandes lignes :

 

« Ces résultats confirment la robustesse globale du modèle du Big Bang, mais ils indiquent aussi que notre modèle d’Univers pourrait nécessiter une révision : ces résultats aggravent le désaccord entre le rayonnement de fond et les explosions de supernovæ sur l’expansion de l’Univers. Ils fragilisent également le modèle de constante cosmologique en montrant un décalage avec les cartographies 3D des galaxies. Ce travail d’analyse a été mené par l’équipe de Silvia Galli de l’Institut d’astrophysique de Paris (Sorbonne Université / CNRS), avec le support du projet ERC NEUCosmoS. Leurs résultats sont publiés dans la revue Physical Review D.

 

Le télescope, situé sur la base australe américaine, est équipé d’une caméra de 3e génération (SPT-3G). Cette caméra produit des cartes du ciel d’une précision et d’une sensibilité inégalées. Ces dernières améliorent les observations du rayonnement de fond cosmologique, soit les premières lumières de l’Univers, produites auparavant par le télescope du satellite européen Planck et les récentes observations du télescope ACT situé dans l’Atacama (Chili). L’analyse de ces cartes a nécessité plusieurs innovations méthodologiques et confirme les désaccords entre les données du rayonnement de fond et les observations d’explosions de supernovæ sur la mesure de l’expansion de l’Univers. En combinant toutes les données disponibles, il est possible qu’une nouvelle révision de l’Univers puisse réconcilier les différentes observations émises jusqu’alors.

 

Au tournant du XXIe siècle, les astronomes ont montré que l’expansion de l’Univers accélérait sous l’effet d’une énergie noire, ce qui a motivé la mise en place de projets ambitieux de cartographies tridimensionnelles sur la position de milliards de galaxies, comme par exemple, le programme d’observation au sol DESI ou le télescope spatial européen Euclid. La récente analyse des cartes DESI montre une préférence pour une forme d’énergie noire, qui est différente du simple modèle d’une constante cosmologique. La confrontation des mesures du rayonnement de fond cosmologique fournis par SPT, Planck et ACT avec les cartes de DESI suggère qu’un modèle avec constante cosmologique pourrait ne plus être suffisant pour rendre compte des observations à disposition des astronomes. Si les études menées par l’équipe du South Pole Telescope ne permettent pas encore de déterminer quel modèle alternatif réconciliera toutes les observations, l’avenir permettra sans doute d’y voir plus clair. En effet, l’analyse actuelle des caméras du SPT ne correspond qu’à 20% du quart de la voûte céleste que le projet compte observer. De plus, le programme DESI n’a analysé que 3 ans de données et prévoit d’observer le ciel encore au moins 2 ans. Enfin, le satellite européen Euclid livrera ses premières données cosmologiques fin 2026. En conclusion, nous en sommes seulement à l’aube d’une nouvelle ère d’interrogations sur notre modèle cosmologique. »

 

 

Ces résultats confirment la robustesse globale du modèle du Big Bang, mais ils indiquent aussi que notre modèle d’Univers pourrait nécessiter une révision : ces résultats aggravent le désaccord entre le rayonnement de fond et les explosions de supernovæ sur l’expansion de l’Univers. Ils fragilisent également le modèle de constante cosmologique en montrant un décalage avec les cartographies 3D des galaxies.

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

South Pole Telescope : notre modèle de l’Univers est-il à réviser ?

 

 

L’annonce par l’IAP. À lire

 

 Le télescope du Pôle Sud : Il aide à l’étude des neutrinos et de l’énergie noire.(18/05/2012)

 

 

 

 

ONDES GRAVITATIONNELLES : ET MAINTENANT DES « SIRÈNES » STANDARD ! (11/04/2026)

 

On connaissait les chandelles standard (SN Ia , Céphéides) qui permettaient de mesurer des distances dans l’Univers grâce à la (presque) constante de leur explosion (SN Ia), eh bien maintenant, basé sur les ondes gravitationnelles on a mis au point la méthode des sirènes standard (standard sirens) pour arriver aux mêmes résultats.

Ce devrait nous permettre de mesurer l’expansion de l’Univers par une autre méthode et qui sait, résoudre cette fameuse « tension de Hubble » de façon indépendante des chandelles standard.

 

Principe de cette méthode :

Quand deux objets très massifs (comme des étoiles à neutrons ou des trous noirs) fusionnent, ils émettent des ondes gravitationnelles détectées par des instruments comme LIGO ou Virgo.

Le signal mesuré contient directement :la distance à la source (grâce à l’amplitude et à la forme de l’onde)

C’est ce point qui est révolutionnaire : on obtient une distance absolue, sans passer par des “étalonnages” complexes.

 

D’où vient le nom de « sirènes standard » ?

On appelle cela des "sirènes" parce que le signal capté par des détecteurs ressemble à un sifflement (un chirp) dont la fréquence et l'amplitude augmentent brusquement.

 

Par analogie avec les chandelles standard :

 

Cela devrait permettre de mesurer l’expansion de l’Univers ou H0..Comment ? On a besoin de deux paramètres :

 

Les sirènes pourraient servir d’arbitre entre les deux valeurs de H0.

 

 

Les premières mesures semblent donner une valeur de approx 70 km/s/Mpc +/- 10 km/s/Mpc. Mesures encore à confirmer.

 

En France, nous avons une figure centrale liée aux OG, Frédérique Marion du LAPP (Laboratoire d’Annecy de Physique des Particules) et de Virgo.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

The Stochastic Siren: Astrophysical Gravitational-Wave Background Measurements of the Hubble Constant

 

Détecter les ondes gravitationnelles La prouesse expérimentale dont Einstein n’avait même pas rêvé pdf par F Marion

 

Une nouvelle méthode pour mesurer l’expansion de l’Univers à l’aide des ondes gravitationnelles

 

Un problème avec l'âge de l'Univers ? Nouveau rebondissement pour l'énigme de la tension de Hubble

 

 

 

 

 

LIVRE CONSEILLÉ : LES ORIGINES DU MONDE PAR JP LUMINET (11/04/2026)

 

Notre ami Jean Pierre Luminet, astrophysicien de profession et grand vulgaristeur devant l’Éternel vient de publier une sommité sur les grands récits cosmoginques de toutes les civilisations de toutes les époques.

Cet ouvrage rassemble plus d’une centaine de textes majeurs sur les sujets concernés.

 

LES ORIGINES DU MONDE publié ches Bouquins, un ouvrage de pluas 1000 (mille) pages !!

 

Extrait de la quatrième de couverture :

 

Depuis que l'être humain pense, il cherche à comprendre d'où il vient. Cette quête millénaire a donné naissance à une multitude de récits cosmogoniques, au croisement du mythe, de la pensée, du savoir et de l'imaginaire.

Le mot " cosmogonie " vient du grec kosmos , " monde ordonné ", et gonos , " génération, naissance ". Il désigne donc toute tentative d'imaginer, de raconter la naissance du monde. Par son étymologie même, il articule le mystère du début à l'idée d'un ordre établi et répond à la même question fondamentale : comment l'être a-t-il pu surgir du non-être ? Comment, du chaos, est né le cosmos ?

Le titre de cet ouvrage, Les Origines du monde , inscrit dès l'abord cette quête dans la pluralité et propose un parcours à travers les multiples façons qu'ont eues les humains, selon les époques, les cultures et les disciplines, d'interroger le début : commencements divers, parfois contradictoires, parfois convergents, qui racontent tous quelque chose d'essentiel de notre rapport au monde.

Cette anthologie entend explorer ces constructions diverses à travers une sélection de textes fondamentaux, commentés et annotés, allant des premières mythologies aux plus récentes spéculations scientifiques, en passant par les grandes doctrines philosophiques et les visions poétiques.

Ces champs, bien que différents dans leurs finalités et leurs langages, se font écho. Ils désignent, chacun à sa manière, une humanité inquiète et créatrice, qui n'a cessé de scruter l'origine pour comprendre le présent et envisager l'avenir.

 

Livre présenté en quatre grandes parties :

 

 

Ref : 9782382926840     34€

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

 

LES MAGAZINES CONSEILLÉS :.GRAVITATION QUANTIQUE SPÉCIAL POUR LA SCIENCE. (11/04/2026)

 

 

 

Numéro hors-série de Pour la Science daté Mai Juin 2026 et consacré à la Gravitation Quantique, un nouveau souffle.

 

Des premières esquisses il y a un siècle aux pistes les plus actuelles, ce numéro explore le grand défi de la physique : unir la relativité générale et la mécanique quantique.

 

Théories en lice, enjeux, premières voies de test… une plongée approfondie dans la quête, longtemps rêvée, d’une théorie de la gravitation quantique enfin mise à l’épreuve.

 

Le grand témoin : Carlo Rovelli.

 

Voir le sommaire plus bas :

 

 

 

 

 

 

SOMMAIRE (extrait du site de la revue)

p. 3 Édito
Loïc Mangin

p. 6 Repères
Des schémas, des chiffres, des définitions... Toutes les clés pour entrer sereinement dans ce numéro.

p. 10 Grand témoin : Carlo Rovelli

 

01 LES AVATARS DE L’ESPACE-TEMPS

p. 18 La gravitation quantique est-elle indécidable ?
Claus Kiefer Quand l’ombre de Kurt Gödel plane sur le graal de la physique.

p. 26 Un peu d’aléa dans la gravité
Sean Bailly Pas besoin de quantique avec des fluctuations aléatoires.

p. 30 Une entropie qui fait désordre
George Musser Et si l’espace-temps était doté de propriétés thermiques ?

p. 38 La chasse aux fantômes
Charlie Wood Le retour de la théorie dite « de gravité quadratique ».

p. 46 Un espace-temps passé au mixeur
Lydie Chiou L’espace et le temps seraient chaotiques près d’une singularité.

 

02 L’UNIVERS POUR LABORATOIRE

p. 56 Dans la profondeur d’une surface
Joseph Howlett La gravité quantique expliquera l’entropie des trous noirs.

p. 60 Une singularité têtue
Charlie Wood Nous ne nous débarrasserons pas facilement des singularités.

p. 68 Troublants trous blancs
Carlo Rovelli La chasse aux sosies inversés des trous noirs est ouverte.

p. 78 D’un horizon à l’autre
Edgar Shaghoulian Exploiter les points communs des trous noirs et de l’Univers.

 

03 VERS L’EXPÉRIENCE DÉCISIVE ?

p. 86 Tester la nature quantique de l’espace-temps ?
Carlo Rovelli et Nick Huggett C’était réputé impossible, alors on va bientôt le faire.

p. 94 La gravité quantique sur un coin de table
Tim Folger Tester la nature quantique de la gravité grâce à des microbilles.

p. 102 Explorer des mini-univers expérimentaux
Adam Becker Structure de l’espace-temps et intrication quantique.

 

 

Un super numéro pour tous les cosmologistes.   11 €

 

 

 

 

 

 

Bonne lecture à tous.

 

C’est tout pour aujourd’hui !!

 

Bon ciel à tous !

 

JEAN-PIERRE MARTIN

 

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