LES ASTRONEWS.de planetastronomy.com:

Mise à jour : 23 Janvier 2005

 

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ARCHIVES DES ASTRONEWS

 

Sommaire de ce numéro :

 

qMars par Olivier de Goursac : compte rendu de sa conférence du 21 janvier 2005.

qHuygens Titan : Premier rapport scientifique

qCassini Saturne : On en sait plus sur la mise en orbite autour de Saturne.

qLes rovers martiens : On avait raison pour la météorite!

qLes rovers martiens : Spirit continue!

qMars Express : Claritas Fossae en détail.

qTerre : Attention : collision d'icebergs!!!

qTerre : Images impressionnantes du Tsunami vu de l'espace.

qTerre : Des aurores à perte de vue!

qDes livres magazines et DVD :.Le mètre du monde de Denis Guedj

 

 

 

 

 

 

 

HUYGENS TITAN : PREMIER RAPPORT SCIENTIFIQUE

 

Vous avez tous suivi l'arrivée de Huygens sur Titan en direct, sinon allez voir le rapport de la soirée mémorable, ils peuvent aussi en voir la vidéo complète à cette adresse.

Il y a deux vidéo en real player d'une heure et demie  chacune, c'est à voir.

 

 

La chaîne CNN propose une superbe animation Quicktime (basée sur les video ESA) de la descente expliquant les différentes phases, c'est à voir pour comprendre ce qui s'est passé.

 

 

Depuis l'atterrissage du 14 janvier 2005, certaines informations commencent à percer.

Tout d'abord quelques nouvelles photos ont été diffusées.

 

 

Des photos retraitées commencent à arriver par le biais des amateurs, voici quelques une qui donnent une meilleure idée des paysages photographiés.

 

 

 

 

 

Voici une belle mosaïque de Ricardo Nunes

 

Il y a définitivement un réseau "fluvial" sur Titan.

Les zones blanches seraient des nuages.

 

 

 

 

 

 

 

 

Christian Waldvogel nous propose ce panorama d'altitude diffusé par l'ESA et amélioré par lui.

 

 

Ceux qui veulent écouter le bruit du vent lors de la descente dans l'atmosphère de Titan ainsi que les réflexions radar du sol doivent se brancher ICI.

 

 

J'ai eu la chance de pouvoir assister sur NASA TV à la conférence de presse de l'ESA à 11H00 ce samedi 15 et ce fut émouvant.

J'ai vu David Southwood, Director of Science donner son rapport sur la mission avec des sanglots dans la voix.

Et comme il dit concernant le fameux problème de communication du canal A : we are human! Donc c'est bien une erreur humaine, mais elle va être rattrapée grâce aux radio astronomes.

Ensuite ils y sont tous passés :JP Le Breton, et tous les autres.

Je vous conseille d'aller sur le site de l'ESA et de vous faire repasser cette conférence.

 

 

    

Après les 3 images diffusées hier soir, l'ESA suite à sa conférence de presse diffuse quelques autres images (un peu trop parcimonieusement à mon avis!) dont celle ci de la surface en "vraies" couleurs.

 

C'est Mars ou du moins cela y ressemble, mais les cailloux sont probablement des morceaux de glace.

Pour comprendre l'échelle il faut voir la photo noir et blanc avec les indications de mesures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une mosaïque prise sur 360° à 8 km d'altitude, a aussi été produite, elle est impressionnante :

Que voit on? Un rivage aussi ?

 

Kevin Dawson du Canada a trouvé la correspondance entre les points caractéristiques de deux images de Huygens allez la voir en haute résolution en cliquant sur l'image :

 

 

Certains amateurs ont mis en ligne des photos améliorées de Titan qu'ils ont traitées eux même bien. Allez y voir cela commence à donner quelques indications.

 

http://anthony.liekens.net/index.php/Main/Huygens

 

Il y a notamment un poster (2MB) qui résume la position des photos prises qui vaut le coup d'être imprimé, il a été crée aussi par Kevin Dawson du Canada. Bravo!

 

 

 

 

 

 

 

Près de 500 MB de données ont été reçues pendant les 3 Heures 44 minutes de la mission et près de 350 photos collectées pendant la descente et au sol.

L'atmosphère a été analysée depuis 160km, montrant un mélange uniforme de méthane  et d'azote dans la stratosphère. Des nuages de méthane ont été détectés à 20km d'altitude. Ce sont de tous ces sujets que les scientifiques vous parleront pendant la conférence de presse.

 

** À voir aussi le FILM de la descente de Huygens sur Titan. C'est la composition d'une trentaine d'images depuis 150km d'altitude jusqu'au sol.

On voit très bien la phase brume jusqu'à 20km du sol, puis le brouillard se dissipe

Si vous souhaitez mémoriser ce petit film: clic droit sur le titre FILM et clic sur "enregistrer la cible", ce fichier se lit avec Internet Explorer.

En visionnant le film, vous remarquerez que la sonde tourne en tombant ce qui donne cet aspect un peu discontinu.

 

RAPPEL : les instruments à bord de Huygens :

 

ACP

Aerosol Collector and Pyrolyser (ACP): will collect aerosols at different altitudes to analyse their chemical composition

GCMS

Gas Chromatograph Mass Spectrometer (GCMS): gaseous phase chromatograph

HASI

Huygens Atmospheric Structure Instrument (HASI): will measure the physical and electrical properties of Titan's atmosphere and detect any lightning from possible storms

DISR

Descent Imager/Spectral Radiometer (DISR): an imaging spectrometer will take pictures of Titan in a wide spectrum and in many directions

DWE

Doppler Wind Instrument (DWE): will measure wind speed

SSP

Surface-Science Package (SSP): a suite of sensors will study the composition of Titan's surface

 

 

Ce vendredi 21 Janvier 2005 a eu lieu une conférence de presse de l'ESA avec les principaux responsables comme:

 

Photo : ESA-P. SEBIROT

De g à dr : M Fulchignoni, J Zarnecki; T Owens; M Tomasko; JP Lebreton; D Southwood, F Bonacina resp rel publiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

David Southwood
ESA’s Director of Science Programmes

 

Jean-Pierre Lebreton
ESA’s Huygens Project Scientist and Mission Manager

 

Marcello Fulchignoni (TBC)
Principal Investigator for the Huygens Atmospheric Structure Instrument (HASI), from the University of Paris/Observatoire de Paris-Meudon, France

 

Martin G. Tomasko
Principal Investigator for the Descent Imager and Spectral Radiometer (DISR), from the University of Arizona in Tucson, United States

 

John C. Zarnecki
Principal Investigator for the Surface Science Package (SSP), from the Open University at Milton Keynes, United Kingdom

 

Guy Israel
Principal Investigator for Aerosol Collector and Pyroliser (ACP), from CNRS, Service d’Aéronomie, Verrières-le-Buisson, France

 

Toby Owen
Cassini Interdisciplinary Scientist for the atmospheres of Titan and Saturn, from the Institute for Astronomy, Honolulu, United States

 

Ce qu'il faut en retenir

 

C'est David Southwood qui fait l'introduction de cette conférence de presse qui a lieu dans les locaux de l'ESA à Paris.

Il est à remarquer que cette conférence de presse a eu lieu totalement en anglais et que nos scientifiques ont très correctement parlé la langue de Shakespeare ce qui n'était pas toujours le cas il y a quelques années!

 

 

 

 

Il passe la parole au papa de Huygens Jean Pierre Lebreton.

Il confirme que l'on s'est posé à l'endroit le plus froid du système solaire où on n'a jamais été : 94°K ou –179°C.

Avec maintenant une semaine de recul, on a une nouvelle approche des données. (a new understanding of the data is emerging)

 

Suivent des détails techniques de la descente qui sont maintenant connus, justement cette descente était plus rude (bumpier!) qu'on l'avait imaginé.

Il revient sur les fameux canaux de transmission (A et B, le A étant tombé en panne), le A est bien tombé en panne car son horloge n'avait pas été déclenchée correctement; mais que grâce à une expérimentation très hardie, certains radio télescopes terrestres dont le VLBA (Very Large Base Array) ont sauvé toutes les données de ce fameux canal. Tout a été récupéré (everything has been recovered!!).

Puis description de l'exact timing de la descente qui se trouve sur le site de l'ESA.

 

Marti Tomasko (Descent Imager-Spectral Radiometer DISR) prend le relais et nous commente un jeu de photos qui ne sont pas réellement nouvelles (voir les photos plus haut dans ce texte) mais dont les explications le sont : il y a bien des chenaux d'écoulement de liquide, le sol semblant être de la glace d'eau, de la matière organique se trouve dans le fond de ces chenaux; un liquide a bien coulé.

À propos de la photo de la surface, on remarque que ces "pierres" sont plutôt des morceaux de glace et sont arrondis et qu'une certaine érosion a joué. Le sol est composé de "dirty water ice rocks" (rochers de glace sales)

Il y a donc et il conclut la dessus; des évidences géologiques de précipitations, d'érosion et d'autres activités fluviales conduisent à penser que des phénomènes similaires à ceux qui ont formés la Terre sont aussi en action sur Titan. Bref des processus communs avec notre planète.

 

 

 

Toby Owen, est responsable des expériences atmosphériques, c'est lui le "nez" de la mission si j'ose dire.

Il confirme la présence importante de méthane (CH4) sur Titan, mais on ne sait pas expliquer pourquoi, car le méthane se détruit naturellement en quelques siècles, il ne devrait plus y en avoir, alors c'est un problème (Puzzle comme disent nos amis britanniques).

Il y a donc une source de méthane sur Titan et il fait trop froid pour les vaches alors….

Tobi nous a même expliqué que le spectromètre de masse a mesuré le taux de CH4 pendant la descente et confirme qu'en arrivant au sol la concentration augmente, cela ne peut que provenir du sol.

 

 

Mais le point le plus spectaculaire est qu'il nous indique qu'il pleut certainement sur Titan (de la pluie de méthane bien sûr), cela est même arrivé hier comme il dit.

 

En fait Tobi Owens a une très belle image : c'est une planète inflammable !! (it is a flammable world).

 

La force fournie à l'atterrissage a été étudiée par John Zarnecki et il nous montre même (désolé les photos faites à l'écran sont de très mauvaise qualité, donc je ne vous les passe pas) un capteur de force (force transducer) similaire à celui sur Huygens, les mesures et les simulations faites dans son labo après coup l'ont conduit à décrire la surface (qui était assimilée à du sable dur) comme un sable de billes de verre avec pour expliquer le "crac" à l'arrivée, une croûte à base d'une plaque de verre.

Les accéléromètres ont montré une enfoncement de 10cm dans le sol.

 

Le Professeur Zarnecki confirme aussi la présence de CH4, on s'en est aperçut en fait lorsque la sonde était posée, un jeu de "chaufferettes" a chauffé le sol autour de celle-ci et fait s'évaporer les corps volatils qui ont été mesurés par le Spetro de masse (GCMS), de même le SSP (Surface Science Package) l'a aussi reniflé.

 

 

 

JP Lebreton conclue cette aventure fascinante :

         Du méthane liquide coule sur Titan

         Il pleut certains jours sur Titan

         Le méthane joue le rôle qu'a joué l'eau sur Terre

         Les roches de glace jouent le rôle des roches silicates de la Terre.

         La poussière est à base de matière organique.

         On doit continuer le travail et de rêver d'un petit rover sur Titan en disant que c'est dans les choses possibles mais money money !!!

 

Remerciements à Alactel qui a construit l'engin et au JPL pour l'extrême bonne coopération.

 

David Southwood y va aussi de sa conclusion à l'adresse de nos amis américains :

"We are in the exploration business too!!!" (nous sommes aussi dans l'exploration spatiale, c'est à dire qu'il faut compter avec nous, les européens).

 

 

Le rapport par l'ESA de cette conférence a été mis en ligne, vous le trouverez en anglais ICI.

 

 

Bravo à tous.

 

 

 

 

Dernières infos sur Titan Huygens

Voir le site de l'ESA : http://www.esa.int/SPECIALS/Cassini-Huygens/

Et sa galerie de photos de titan.

 

 

Excellent rapport en anglais chez nos amis de la Planetary Society.

 

 

 

 

 

 

 

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CASSINI SATURNE :

(Photos NASA/JPL)

 

Au moment de sa mise en orbite périlleuse au mois de Juillet 2004 (on est passé entre les anneaux Fet G), on sait maintenant qu'il a été pris dans une tempête de particules, comme indiqué dans un rapport publié récemment dans Nature par Sascha Kempf du Max Planck Institute for Nuclear Physics de Heidelberg, Germany

 

Les minuscules grains impactèrent Cassini à plus de 100km/s, l'auteur pense que ces particules proviennent soit de l'anneau A soit de l'anneau E. il ne faut pas être étonné par de telles vitesses, en effet dans l'espace il n'y a pas de frottement, c'est le vide presque absolu.

Ces impacts devinrent de plus en plus fréquent au fur et à mesure que la sonde s'approchait de Saturne.

On pense qu'ils sont composés de minuscules cristaux de glace chargés positivement et accélérés par l'énorme champ magnétique de Saturne.

 

 

 

 

Comme d'habitude, vous trouverez toutes les dernières images de Cassini au JPL:

 

 

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LES ROVERS MARTIENS :ON AVAIT RAISON POUR LA MÉTÉORITE!

(Photos NASA/JPL)

N'oublions pas nos deux petits robots courageux à la surface de Mars.

 

Vous vous souvenez il y a une dizaine de jours, je vous signalais sur une photo d'Opportunity près des débris du bouclier thermique, une pierre un peu bizarre de taille grosse comme un ballon de football . Cela semblait ressembler à une météorite.

La NASA fournit une photo en couleur de cette "pierre".

 

 

 

Elle a quand même paru bizarre aussi aux techniciens US et ils ont décidé de l'analyser.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On a donc décidé de l'examiner avec le bras robotisé.

(voir photo)

 

 

 

Vue de près de cette météorite
(clic sur l'image pour la voir en grand)

 

 

 

 

Vue au microscope situé au bout du bras d'Opportunity d'une partie de la météorite

(clic pour voir en grand)

 

 

 

 

 

 

Et bien la NASA vient de le confirmer, elle a envoyé le robot y faire quelques analyses avec le spectromètre Mössbauer et le mini TES, et c'est une…..météorite ferrique.

Le spectromètre en rapport la composition : Nickel et Fer.

Elle a été baptisée pour la presse "heat shield rock".

 

L'aspect très brillant de la météorite intrigue ainsi que l'absence de cratère d'impact, certains pensent qu'elle aurait atterrit à cet endroit à l'époque où l'atmosphère martienne était plus dense ce qui expliquerait cela.

 

Steve Squyres le père de la mission n'aurait jamais pensé trouver sur Mars par Opportunity un morceau venant d'autre part.

 

Opportunity vient d'accomplir ses 2100m sur Mars dans Meridianum Planum.

 

 

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LES ROVERS MARTIENS :SPIRIT CONTINUE!

(Photos NASA/JPL)

 

De l'autre coté de Mars, Spirit continue lentement son ascension vers le sommet Husband Hill.

Les terrains sont toujours aussi désertiques comme le prouvent ces quelques photos.

 

 

 

Spirit sol 367.

 

 

 

 

 

Spirit sol 368.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les meilleures photos sont classées dans le planetary photojournal que vous pouvez retrouver à tout instant:

http://photojournal.jpl.nasa.gov/targetFamily/Mars

 

 

 

 

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MARS EXPRESS : CLARITAS FOSSAE EN DETAIL

(Photos et graphiques : ESA)

 

L'ESA avec sa sonde Mars Express continue son périple autour de la planète Mars.

Elle vient de prendre en détail la région Claritas Fossae et publie un compte rendu avec tous les types de photos à ce sujet (relief, 3D, oblique, noir et blanc)

 

Vous voulez tout savoir sur la nomenclature martienne car vous avez perdu votre latin, qu'à cela ne tienne, Philippe Labrot le génial créateur de Nirgal.net (Nirgal est le nom babylonien de Mars) vous explique tout.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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TERRE : ATTENTION COLLISION D'ICEBERGS

(Photos ESA)

 

Nous avons déjà parlé il y a quelques temps du problème de la banquise antarctique qui se désagrège.

Et bien cela continue et pas un petit morceau!!

L'ESA vient de publier un communiqué de presse sur le sujet pris en flagrant délit par son satellite ENVISAT.

 

On voit parfaitement le morceau appelé B-15-A qui apparemment va entrer en collision avec la banquise appelée Drygalski Ice Tongue (langue de glace de Drygalski)

 

Cet objet flottant B-15-A est le plus gros objet flottant du monde, il est de la taille du ….Luxembourg et a la forme d'une bouteille (enfin il faut avoir aussi goûté à la dive bouteille pour imaginer cela, mais enfin..).

 

Il fait 120km de long, et est en train de bloquer les courants dans la baie conduisant au gel de cette partie de mer, et cela met en danger une population de ….pingouins!

 

Envisat suit l'évolution de cet iceberg depuis plus de deux ans et l'on peut voir sur leur site une intéressante animation.

 

Envisat (Environmental Satellite) a été lancé en Mars 2002,c'est le programme européen le plus important jamais conçu pour surveiller l’état de notre planète et l’impact de nos activités. Le satellite fournit quotidiennement une richesse d’informations sans précédents sur notre planète, permettant d’étudier avec précision l’évolution des phénomènes environnementaux.

 

Son but est aussi de veiller à la couche d'ozone : (d'après documents CNES) :

La couche d’ozone est une barrière protectrice contre les rayons UV du soleil, située dans la stratosphère, à une hauteur comprise entre 25 et 35 km au-dessus de nos têtes. Son importance est vitale car elle nous protège des brûlures et cancers de la peau.

Or, les symptômes sont formels : la couche d’ozone est malade, parsemée de multiples « trous ». Les gaz à effet de serre, à l’origine de l’activation des chlores destructeurs d’ozone, sont les premiers ennemis de notre atmosphère.

photo de gauche : Évolution du trou de la couche d'ozone entre septembre 2002, observé par l'instrument GOME à bord d'ERS-2, et septembre 2003, par l'instrument MIPAS à bord d'ENVISAT. Crédits: BIRA-IASB


Les nouvelles réglementations internationales doivent permettre une diminution de ces espèces chlorées mais un retour à la normale n’est toutefois pas prévu avant le milieu du siècle…

Les mesures réalisées par ENVISAT permettront de vérifier le respect des accords internationaux et de préparer les prochaines avancées réglementaires dans ce domaine.

 

Et aussi comprendre la dynamique des océans :

Les océans sont le lieu privilégié d’échanges de chaleur importants avec l’atmosphère. Ces échanges régulent les changements climatiques. Ils peuvent également, dans certains cas, jouer un rôle perturbateur

L’observation depuis l’espace, en particulier avec les satellites d’altimétrie franco-américains TOPEX-POSEIDON et JASON-1, a levé le voile sur des phénomènes d’une grande complexité. L’exemple le plus connu est le phénomène El Nino dont les effets se font ressentir sur l’ensemble de la planète, par des sécheresses ou des pluies abondantes localisées.

ENVISAT, grâce à sa capacité d’observation à
petite échelle, permet de compléter le dispositif d’analyse et de modélisation du comportement des océans. Température, couleur de l’eau, vitesse et direction des vents, courants… Les océans n’auront à court terme plus de secret pour les chercheurs.

Envisat est le plus gros satellite lancé par l'Europe. (8200kg).

 

 

Sur la photo on se rencontre de la taille énorme de ce satellite qui a nécessité une fusée Ariane 5 pour son lancement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les instruments à bord d'Envisat : (bonne description en français par nos amis de Spacenews).

 

ASAR MERIS

Radar pour l’observation des terres émergées, des océans et des calottes polaires

MERIS

Spectromètre à résolution moyenne conçu pour l’observation de la couleur des océans. Il permet de détecter les concentrations en phytoplancton ou bien encore les pollutions marines

RA-2

Altimètre radar permettant d’étudier en continu la topographie de la surface des océans, des terres émergées et des calottes polaires

GOMOS

Instrument de surveillance de la couche d'ozone

MIPAS

Sondeur atmosphérique permettant la cartographie des concentrations en gaz rares dans la stratosphère et la troposphère

AATSR

Radiomètre permettant de mesurer la température à la surface de la mer et des continents et d’étudier la croissance de la végétation, l’humidité des sols et la composition des nuages

DORIS

Système de navigation permettant de déterminer avec une précision exceptionnelle - 3 cm pour ENVISAT - la position du satellite sur son orbite

SCIAMACHY

Spectromètre détectant les gaz rares dans la troposphère et la stratosphère

LLR

Réflecteur laser permettant de déterminer précisément l’orbite d’un satellite grâce à des tirs laser à partir de stations terrestres

MWR

Radiomètre à hyperfréquence permettant d’évaluer la quantité de vapeur d’eau dans la troposphère

 

 

 

 

 

Vue de la pollution terrestre globale et article correspondant et tout sur le spectromètre SCIAMACHY.

 

 

 

 

 

 

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TERRE : LE TSUNAMI VU DE L'ESPACE

 

La NASA met en ligne des images impressionnantes du Tsunami de Noël 2004 vu de l'espace et dans le style : avant et après.

 

 

Il y a parmi celles ci aussi des animations pas trop lourdes en MB que vous pouvez télécharger.

Allez les voir, on est peu de chose!

 

 

 

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TERRE : DES AURORES !

 

 

Trouvé par notre ami Belge de Anvers Raoul Lannoy de belles aurores sur le site de Spaceweather.

 

Voici notamment une animation de Roman Krochuk disponible sur ce site, mais il y en a bien d'autres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LIVRES CONSEILLÉS J'AI LU POUR VOUS par Pascal Gérardin de VÉGA

 

 

Aujourd'hui, je vous convie à une aventure intellectuelle et humaine des plus extraordinaire de toute notre Histoire.

L’invention du mètre racontée dans le livre « Le mètre du monde » de Denis Guedj se lit comme un vrai roman d’aventures émaillées de péripéties, de joies et de drames, de doute et d’espoir qui, de l’aube de la Révolution française au coup d’Etat du 18 Brumaire, retrace ce que fut la mesure de la Méridienne entre Dunkerque et Barcelone par les astronomes Pierre Méchain et Jean-Baptiste Delambre.

 

L’auteur Denis Guedj est né en 1940, il est romancier et mathématicien. Professeur d’histoire des sciences à l’université Paris 8, il a écrit de nombreux ouvrages dont « La Méridienne » et « Les cheveux de Bérénice » Il a été journaliste à Libération et scénariste. 

 

Le titre, « Le mètre du monde », sous la forme d’un jeu de mots, est révélateur de l’importance capitale de l’uniformisation des poids et des mesures. Le mètre est bien le maître des mesures et il est né de la mesure du monde, c’est-à-dire la Terre elle-même, il est la dix millionième partie du quart du méridien terrestre.

En astronomie, la mesure des distances est essentielle pour nous situer dans l’espace. Très vite, le mètre, invention à l’échelle terrestre, s’est révélé nettement insuffisant pour mesurer l’univers. L’unité astronomique (UA)[1] a fait place à l’année lumière (AL), la distance que parcourt la lumière en une année terrestre.

Mais ne brûlons pas les étapes et commençons par le commencement.

 

 

Déjà dans l’empire romain, l’unification métrologique était une nécessité. A chaque effort pour unifier l’Etat correspond la volonté de « réduction des mesures à une seule façon » : l’époque carolingienne, la Renaissance, et le siècle des Lumières. François Ier, Henri II, Louis XIV mais aussi Ivan le Terrible, Pierre le Grand et Frédéric II  échouèrent dans leurs tentatives.

 

Enfin en 1789, alors que près de 2000 mesures ont cours en France, la réunion des États généraux et l’étude des cahiers de doléances puis la proclamation de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen vont déclencher une réforme indispensable « à tous les hommes, à tous les temps »

 

Mais quelle mesure choisir ? Pourquoi en adopter une plus qu’une autre ? Il fallait faire table rase et inventer une nouvelle mesure pour tous les peuples.

Condorcet, Talleyrand et Prieur furent à l’origine du début d’une véritable épopée métrologique. Bientôt deux astronomes, Pierre Méchain et Jean-Baptiste Delambre puis un physicien, le chevalier de Borda les remplaceront.

Aux anciennes mesures locales et éphémères, se substituerons celles tirées de la nature, invariables et universelles.

 

Au début les scientifiques étaient partagés entre deux bases pouvant servir à une mesure universelle : le pendule et la Terre.

Avec le pendule, une durée de l’oscillation d’une seconde détermine une longueur de fil. Mais l’astronome Jean Richer observa que les mouvements du pendule étaient différents sous certaines latitudes.          

La rotondité de la Terre étant immuable, on s’orienta donc vers le choix d’une mesure terrestre.

Mais, le 8 mai 1790, l’Assemblée nationale décréta qu’elle choisissait le pendule. Talleyrand, évêque d’Autun, l’avait également proposé et en fût l’ardent défenseur. Cependant, pour des raisons politiques, l’accord de l’Angleterre était indispensable. La réponse tomba le 3 décembre 1790, la perfide Albion refusait, pour des raisons obscures, la proposition française.

 

Puis ce fût le coup de théâtre du 16 février 1791 en la personne du physicien et marin Jean Charles Borda qui proposa de nommer une commission. Composée de Borda, Lagrange, Monge, Laplace et Condorcet, elle accepta le méridien comme base du nouveau système.

Talleyrand se rangea à son côté.

En somme, le pendule n’était pas assez précis et sa mesure pas assez universelle. De plus les scientifiques étaient très divisés.

L’unité allait donc être la Terre elle-même et plus justement le méridien parce que chaque peuple appartient à un des méridiens du globe. Etant exclu de mesurer l’ensemble, la Méridienne de Dunkerque à Barcelone s’imposait parce que son arc était en partie connu et binational.

 

Les premières mesures de la Terre eurent lieu dès l’Antiquité où le grand méridien était « l’axe du monde » de Byzance à Méroé en Ethiopie. La véritable mesure du tour du globe est celle d’Eratosthène au IIIème siècle avant notre ère qui affiche un résultat étonnant de précision pour l’époque, 250 000 stades, c’est-à-dire 39 375 km (réellement 40 000,03 km)

En Occident, le médecin Jean Fernel en 1525 détermine en tours de roues la distance Paris Amiens sur un même méridien. Puis le Hollandais Snellius invente la méthode de la triangulation qui fût celle utilisée dans la mesure de la Méridienne.

Il était question de cartographier la France et la famille Cassini y contribua beaucoup. Toutes les mesures effectuées jusqu’en 1718 démontraient que notre globe était allongé aux pôles !

Ces mesures loin d’être précises furent reprises par l’abbé La Caille aidé par Cassini de Thury (Cassini III) qui établirent définitivement en 1744 que notre Terre est aplatie aux pôles.

 

Il était donc question de reprendre tout à zéro, avec des instruments plus précis, sur une plus longue distance et en y consacrant beaucoup d’argent. Une vraie Révolution s’engageait pour emprunter la voie la plus ambitieuse. Créer une nouvelle mesure en adoptant l’unité méridien et en refaisant les mesures de la Méridienne.

 

Après une année d’attente afin de préparer les instruments et après trois défections des membres des commissions, le départ de l’opération est donné dans la cour des Tuileries le 25 juin 1792.     

L’astronome Pierre Méchain mesurera la Méridienne de Barcelone à Rodez.

Cet observateur hors pair, patient et minutieux, naît le 16 août 1744 à Laon. Il est hydrographe, découvreur d’une dizaine de comètes et il sait harmoniser les beautés du ciel et des mathématiques.

Jean-Baptiste Delambre se chargera de la mesure de Dunkerque à Rodez.

Il naît à Amiens en 1749, littéraire, polyglotte, il est doué d’une mémoire hors du commun. Initié à l’astronomie par Lalande, il établit les tables d’Uranus, du Soleil, de Saturne, de Jupiter et de ses satellites.

Ces deux astronomes et leurs assistants utiliseront la méthode de la triangulation qui consiste à mesurer du linéaire par de l’angulaire, « si on connaît deux angles et un côté d’un triangle, on connaît tous les côtés », donc une seule mesure linéaire (celle de la base) et une série de mesures angulaires.

 

 

Appendice : rappel de la triangulation.

 

 

L’épopée géodésique commence et va durer près de sept longues années.

En effet, les débuts sont laborieux. Il faut des repères précis pour effectuer la triangulation. Un signal est nécessaire comme un clocher, une montagne, un château d’eau ou une tour. Ces signaux utilisés lors des précédentes campagnes de mesures sont défectueux ou n’existent plus dans la partie Nord. De plus, c’est la guerre, l’armée prussienne passe la frontière, « la patrie est en danger »

La population est très méfiante et ne facilite pas le travail de mesure. Mais c’est la victoire de Valmy, l’exécution de Louis XVI et les Tuileries en feu. L’An I de la république française est proclamé, l’Histoire est en marche.

Seul l’astronome Méchain progresse à grands pas en Espagne mais la situation se dégrade et les flammes de la guerre embrasent les deux extrémités de la Méridienne.

 

La Convention s’impatiente, les mesures sont trop lentes. Un mètre provisoire est créé. La mesure de la Méridienne est très compromise, car un malheur n’arrivant jamais seul, Méchain se blesse gravement dans un accident et après un coma reste handicapé plusieurs mois. Les guerres font rage et la guillotine de la Révolution assassine aussi les hommes de science. Enfin, catastrophe, la Convention décrète la division décimale du temps. Le jour est divisé en 10 heures de 100 minutes, etc. Même le pendule ne bat plus la même seconde.

Tous ces obstacles paraissent insurmontables et pourtant nos deux courageux astronomes progressent sûrement.

                  

Mais début 1794, le Comité de salut public destitue la plupart des membres de la Commission des poids et mesures, dont Borda et Delambre. Méchain n’est pas concerné. Ce coup de théâtre n’arrange rien car entre temps, Condorcet s’est suicidé, Lavoisier a été guillotiné. L’opération de mesures est suspendue.

Quant à la copie du mètre provisoire qui devait rejoindre les États Unis d’Amérique, elle n’y arrivera jamais. Le bateau du botaniste Dombey sombre après une attaque des pirates. Fait prisonnier, il est emporté par une épidémie.

Heureusement, les soldats de l’An II ont vaincu les armées étrangères qui menaçaient la jeune République.

La campagne de mesures reprend entre Orléans et la frontière espagnole.

 

En 1795, Prieur, membre de la Convention fait adopter le système métrique. Son Rapport est l’acte de naissance de l’ensemble des nouveaux poids et mesures et instaure le système métrique décimal (le SMD) Ce mètre sera tracé sur une règle de platine et aura pour nom le « mètre républicain » Surface, volume et masse, définis à partir du mètre, seront liés. La géométrie suffit pour les deux premières, c’est l’eau qui servira à la troisième. Le socle du système est le triptyque Terre, Dix et Eau puis l’unité de monnaie, le franc.

 

Ensuite, la question était de savoir comment nommer ces mesures ?

On devait forger des mots entièrement nouveaux et universels. Effectivement le mot mètre est d’origine latine (metrum) et grec (metron) Les noms des mesures sont chargés d’informer sur les mesures qu’ils nomment. Il y aura trois mots-racines : mètre (mesure linéaire), litre (mesure de capacité), gramme (mesure de poids) et l’ajout de stère et are, puis des mots-préfixes : latins pour les sous-divisions (milli, centi, déci) grecs pour les multiples (déca, hecto, kilo, myria)

Pas de jaloux !   

De plus de mille noms, nous passons à « douze petits mots » !

 

Deuxième unité fondamentale du système métrique, l’unité de masse fait intervenir une matière universelle, tirée de la nature et invariable : l’eau.

Une eau distillée à la température de la glace fondante, c’est-à-dire 5° centigrades. Restait à trouver le contenant. On choisit de construire un cylindre droit en laiton dont la hauteur est égale au diamètre de la base et d’un volume de 1 dm3.

Enfin, le 7 avril 1795, la Convention autorise la poursuite de la mesure de la Méridienne. Méchain, absent de France depuis trois ans, était bloqué en Italie. Il reprend l’opération de mesure près de Perpignan. Delambre descend vers le sud entre la Loire et Bourges.

Le 25 juin 1795, l’abbé Grégoire propose la création du Bureau des longitudes.

La mesure de la Méridienne est toujours aussi laborieuse. De nombreux signaux sont inutilisables et le budget se réduit de jour en jour. Un seul clocher détruit par la Révolution et c’est un pan entier de la triangulation qu’il faut rebâtir.

Fin 1796, alors que Bonaparte combat en Italie, il reste à Méchain neuf stations à conquérir et douze à Delambre.

 

Parallèlement, il faut fabriquer et populariser le mètre. La fonte, le fer, le plomb et le cuivre du métal des cloches sont utilisés, mais également le chêne, le buis et le noyer. Nombre de métiers produiront et diffuseront les nouvelles mesures tandis que tous les citoyens de bonne volonté informeront et éduqueront la population, en attendant le mètre définitif.  

Chargé d’une double mission éducatrice et libératrice, le mètre va bouleverser les habitudes de la jeune République.

 

Delambre améliore les triangles des départements de l’Aude et du Tarn. Par peur, les populations détruisent parfois les signaux qu’il faut reconstruire sans cesse. Le moral et la santé de l’astronome sont mis à mal. Après des mois d’aventures, Delambre atteint enfin Rodez et le dernier signal surmonté d’une Vierge en pierre.

Six années pour aller de Dunkerque à Rodez.

Deux bases restent à mesurer : Melun  et Perpignan, chacune longue de 12 km et distante de 700 km. Unique mesure linéaire, elle constitue l’échelle de la triangulation effectuée à l’aide de quatre règles de platine et dure jusqu’au 4 juin 1798.

Enfin, les deux astronomes Delambre et Méchain se retrouvent après six années de séparation.

Ils arrivent à Paris fin novembre 1798.

 

Le système métrique décimal ayant un dessein universel et devant être adopté par toutes les nations, une Commission internationale est créée afin de vérifier les mesures et de s’en porter garante devant le monde. Durant trois mois les commissaires vont tout analyser et vérifier des opérations et des expériences réalisées.

La chaîne totale comporte 115 triangles et la mesure est étonnante de précision : dix mètres d’écart sur plus de 1 000 km entre celle de Delambre, Méchain et la référence internationale de 1980 !

Et plus étonnant encore, le mètre temporaire s’avère plus proche de la mesure actuelle que le mètre définitif.

La production du mètre et du kilogramme étalon est exécutée en platine, métal le plus précieux et le plus rare de l’époque, plus onéreux que l’or.

Le 22 juin 1799, jour du solstice d’été (la République a été proclamée le jour de l’équinoxe d’hiver, l’astronomie, ici encore, est au rendez-vous !) le président de la Commission internationale, M. Van Swinden, annonce la fin des travaux de mesures et déclare que nous possédons à présent le mètre de la nature et le kilogramme vrai et qu’ils seront conservés aux Archives de la République.

Il y a beaucoup de grands absents, même Borda n’a pas eu la force d’attendre, il s’est éteint quelques mois plus tôt.

Quelques temps après, le coup d’Etat du 18 Brumaire place le général Bonaparte au pouvoir.

Le 15 décembre 1799, la République est morte, le Consulat commence…

 

La Révolution n’a pas seulement unifié les poids et les mesures, elle a unifié l’espace avec la départementalisation, le temps avec le calendrier républicain et la langue. Le nouveau calendrier n’a pas survécu à la Révolution, il n’y aura pas d’an XVI… Pour le reste, c’est plutôt une réussite même si, pour la langue, les parlers régionaux subsistent et c’est tant mieux.

 

Diverses péripéties ont émaillé la mise en œuvre du système métrique. Dès 1800, le Consulat n’en a gardé que le mètre, les mesures napoléones remplacèrent  les mesures républicaines.

Louis XVIII abandonne le système métrique décimal qui réapparaît en 1840. Progressivement, les pays d’Europe l’adoptent mais il faudra attendre 1985 pour que les Britanniques acceptent le mètre et le kilogramme au même titre que le yard et la livre.

Le 28 septembre 1889, à l’orée du parc de St Cloud, le pavillon de Breteuil accueille le mètre international et le kilogramme international en platine iridié, alliage de 90 % de platine et 10 % d’iridium.

 

Le 14 octobre 1960, le « mètre optique » défini comme « 1 650 763,73 longueurs d’onde dans le vide de la radiation orangée du krypton 86 »

Puis nous sautons du vide à la lumière, le 20 octobre 1983, le mètre devient « la longueur parcourue dans le vide par la lumière durant la durée de 1/299 792 458 seconde »

En deux siècles, on est passé de la mesure des Lumières à la lumière comme mesure.

 

 

C’est ainsi que s’achève l’extraordinaire histoire de l’invention du mètre, du moins pour l’instant… 

 

 

J’ai lu ce livre avec un réel plaisir et une curiosité jamais rassasiée, je l’ai parcouru comme un roman d’aventures où l’Histoire dépasse encore une fois l’imagination la plus débridée.

Denis Guedj est un mathématicien et un écrivain exceptionnel dans la clarté et la simplicité de ses récits. Il raconte les mathématiques comme on parle de la beauté du monde.

Il a merveilleusement narré la vie de ces hommes qui ont mesuré la Terre pour définir l’étalon universel de toutes les mesures et pour qu’elle devienne LA MESURE.

 

Ces scientifiques ont fait passer la mesure de la Terre à la Terre comme mesure.

Il s’est passé en métrologie ce qui s‘est passé en astronomie : de la même façon que la Terre a été chassée du centre du monde physique au XVI ème siècle, l’homme l’a été du centre du monde de la mesure au XVIII ème siècle.

Le système métrique est le dénominateur commun qui relie les différentes mesures entre elles et les hommes entre eux. Plus besoin de tables de conversion pour que l’échange ait lieu ! Il est désormais direct et immédiat. Le système métrique décimal est devenu la langue « maternelle » de l’échange quantitatif.

 

La Révolution française a offert le mètre au monde apportant l’unité là où régnait la confusion (700 à 800 noms) mais pourtant quelle perte dans la langue, que de mots disparus !

L’uniformité a effacé à jamais la diversité de l’imaginaire des hommes et même, il faut le dire, d’une certaine poésie. C’est une pensée à méditer…

Le système métrique a unit les hommes, s’il pouvait faire naître la Paix universelle et éternelle…

 

 

Bonne lecture à toutes et à tous.

 

Renseignement sur ce livre à la FNAC : existe en livre de poche.

 

En complément : l'histoire du mètre.

 

 

 

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C'est tout pour aujourd'hui!!

 

Bon ciel à tous!

 

JEAN PIERRE MARTIN

 

 

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