LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:

Mise à jour : 9 Septembre 2021     

      

Conférences et Évènements : Calendrier   .............. Rapport et CR

Prochaine conférence SAF.. Les conférences seront en présence du public. Un PASS SANITAIRE ou un test PCR négatif récents seront exigés à l’entrée dues aux récentes précautions sanitaires.

Le mercredi 13 Octobre 2021  19H00  au CNAM amphi Grégoire sauf contrordre sanitaire. Benjamin Quilain du Labo Leprince Ringuet (École Polytechnique) , nous parlera de L’ES NEUTRINOS, DÉCOUVERTES, MASSE, ANTIMATIÈRE ETC..

Réservation à partir du 9 Sept 9h00 à : https://www.planetastronomy.com/special/SAF/conf-mens.htm   ou SAF

Transmission en direct sur le canal YouTube de la SAF : https://www.youtube.com/channel/UCD6H5ugytjb0FM9CGLUn0Xw/feautured

 

Astronews précédentes : ICI        dossiers à télécharger par ftp : ICI

ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :

Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires

Certains peuvent recevoir en double ces news, car ils sont inscrits sur plusieurs listes. J’en suis désolé.

Sommaire de ce numéro :    

 

Mars 2020 :.Première prise d’échantillon, premier échec ! (9/09/2021)

Mars 2020 : Ouf, deuxième prise d’échantillon réussie. (9/09/2021)

Ingenuity : De plus en plus de vols ! (9/09/2021)

Curiosity :.9 ans et 26 km parcourus. (9/09/2021)

Mars : Une superbe illustration de toutes les missions martiennes. (9/09/2021)

Hubble :.Un anneau d’or dans le ciel ! (9/09/2021)

ISS :.Des fissures sur le module Zarya. (9/09/2021)

Vénus : Deux sondes de l’ESA survolent Vénus. (9/09/2021)

CERN :.Un nouveau quark qui a du charme ! (9/09/2021)

Livre conseillé :.Magique Cosmos de Tim James chez Dunod. (9/09/2021)

 

 

 

 

MARS 2020 :.PREMIÈRE PRISE D’ÉCHANTILLON, PREMIER ÉCHEC ! (9/09/2021)

 

Après un atterrissage sans faute du rover Persevance le 18 Février 2021, après les premiers vols avec succès du petit hélicoptère Ingenuity, la NASA a enfin décidé de procéder au premier relevé d’échantillon martien de la mission.

C’est en fait la mission principale de Perseverance, recueillir des échantillons, les semer sur le sol martien comme le Petit Poucet, dans l’attente d’une future (et hypothétique) mission de récupération pour retour sur Terre.

 

Comment cette opération ultra compliquée va se passer ?

 

Il faut d’abord choisir la zone de prélèvement, c’est fait, c’est une zone un peu rocailleuse possédant un nom bizarre que nous voyons ici.

 

Maintenant il faut préparer le rover et tous ses instruments au prélèvement. Cela va prendre une dizaine de jours.

 

Les instruments nécessaires au démarrage du prélèvement, imagerie et analyse sont :

·          SHERLOC : (Scanning Habitable Environments with Raman & Luminescence for Organics & Chemicals, PI : JPL). Spectrometer HR permettant d’étudier la minéralogie à très petite échelle. Possède aussi un spectro Raman.

·         WATSON : (Wide Angle Topographic Sensor for Operations and eNgineering), c’est une loupe pour examiner les échantillons.

·         PIXL : (Planetary Instrument for X-ray Lithochemistry, PI : JPL) C’est un spectromètre à fluorescence X associé à un imageur HR

·         MastCam Z : Au nombre de deux (stéréo). Similaire Mastcam Curiosity, est capable de fournir des images stéréo et panoramiques. Équipée d’un zoom (Z pour zoom)

·         SuperCam : C’est une évolution de la ChemCam embarquée sur Curiosity. Inclus aussi un micro !

 

Tout ceci devant permettre d’imager la zone à échantillonner et à l’analyser au spectro.

 

Lorsque l’on a décidé du démarrage de l’opération, après un nettoyage de surface, le bras prend un tube réceptacle, le chauffe et l’introduit dans le forêt chargé de creuser. Celui-ci est ensuite incorporé à la perceuse située à l’extrémité du bras. Une fois l’opération terminée, on photographie et on calcule la quantité recueillie, puis l’échantillon est transféré dans le réceptacle ACA (Adaptative Caching Assembly ) pour être scellé.

Une remarque, pour être pleinement opérationnel, le jour du prélèvement, le rover ne se consacre à rien d’autre que cette mission, afin d’avoir les batteries complètement opérationnelles.

 

La NASA/JPL nous fournit une vidéo explicative afin de comprendre la complexité de la manœuvre.

À voir absolument pour comprendre.

 

https://youtu.be/MFyv8mtRPCA?list=PLTiv_XWHnOZqCrMU2ppcLjRn1zlDkNx3q

 

vidéo

 

 

 

Maintenant, que s’est-il passé ce 6 Août, jour où la NASA décide du prélèvement ?

 

Eh bien, il semble que le tube prélèvement soit…vide !! Les diverses investigations photographiques ont montré que le réceptacle ne contenait rien du tout. Étonnant, alors qu’à priori les séquences se sont déroulées parfaitement. Que s’est-il passé ? Un Martien aurait-il perturbé l’expérience ?

 

Une image contenant texte, pierre

Description générée automatiquement

À gauche, photo de la NavCam de la zone à échantillonner, on voit le trou de forage.
À droite, prise par Watson le trou de forage de 2,7 cm de diamètre et 7 cm de profondeur. Crédit NASA/JPL-Caltech

 

 

On inspecte aussi le tube de prélèvement, voir la séquence gif. Il est vide.

 

Les explications de la NASA ont tardé à arriver, et une fois arrivées, elles ne semblent pas très satisfaisantes. Voyez :

L’échantillon aurait été réduit en poussière donc n’aurait pas pu être récolté normalement. Bref, c’est de la faute de Mars ! Un peu court !!

 

Un commentaire US : “The hardware performed as commanded but the rock did not cooperate this time”. Ce qui veut dire que tout a bien marché comme prévu, mais le matériau n’a pas coopéré ! J’adore !

 

On continue et le rover se dirige vers le prochain point de prélèvement.

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Mystère sur Mars : le premier échantillon prélevé par Perseverance reste introuvable

 

La première collecte d’échantillons de Mars par Perseverance est un loupé

 

Comment Perseverance va collecter son tout premier échantillon de Mars

 

 

 

Perseverance Mars rover's first rock sample goes missing

 

Assessing Perseverance's First Sample Attempt

 

NASA Perseverance Mars Rover to Acquire First Sample

 

NASA’s Perseverance Team Assessing First Mars Sampling Attempt

 

The Extraordinary Sample-Gathering System of NASA's Perseverance Mars Rover

 

Mars 2020 Rover Adaptive Caching Assembly: Caching Martian Samples for Potential Earth Return article technique sur la méthode

 

 

 

Les images brutes de Persévérance.

 

Mars 2020 : LA mission martienne de la NASA pour 2020.

 

Mars 2020 au JPL.

 

 

 

 

MARS 2020 : OUF, DEUXIÈME PRISE D’ÉCHANTILLON RÉUSSIE. (9/09/2021)

 

Après avoir compris l’échec de la première prise d’échantillon : le sol était trop meuble, trop sableux, ce qui n’a pas permis d’avoir un échantillon compact, la NASA s’est mise en chasse d’un lieu pour un deuxième essai.

 

Et, ils l’ont trouvé. Ce sera cette roche (baptisée Rochette), dont ils vont prélever une carotte. Et il semble bien que cela ait marché !

 

Une image contenant terrain, extérieur, nature, brique

Description générée automatiquement

Une image contenant terrain, nature, sableux

Description générée automatiquement

Vue de cette roche avant (à gauche) le carottage et après. Crédit : NASA/JPL-Caltech

 

 

Le 1er septembre 2021, ce deuxième carottage est effectué et le réceptacle semble bien rempli de roches comme on le voit sur la photo prise par la MastCam.

 

 

La taille de l’échantillon est approximativement légèrement plus large qu’un crayon !

 

 

Crédit photo : NASA/JPL-Caltech

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici le schéma qui devrait vous aider à comprendre les séquences du recueil d’échantillons.

 

 

Crédit NASA/JPL.

 

Il vaut mieux regarder d’abord une vidéo explicative, car la séquence est très complexe.

 

 

Explication de la prise d’échantillons par vidéo NASA.

 

 

 

On rappelle, que les échantillons, sont ensuite en partie laissés sur le sol pour un éventuel futur ramassage !

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Perseverance: Nasa's Mars rover makes second drill sample bid de la BBC.

 

NASA’s Perseverance Rover Successfully Cores Its First Rock

 

 

 

 

 

 

 

 

INGENUITY : DE PLUS EN PLUS DE VOLS ! (9/09/2021)

 

Pendant que Perseverance, essaie de prélever des échantillons, notre vaillant petit hélicoptère continue son petit bonhomme de chemin afin de tester ses capacités et d’explorer la future route pour le rover.

En effet, alors que cet engin expérimental n’était prévu que pour quelques essais, on s’est rendu compte de ses extraordinaires capacités, et il employé maintenant pour défricher le terrain à Perseverance.

Un beau succès d’engineering, alors que l’on ne savait même pas s’il pouvait voler.

 

 

 

Lors d’un arrêt au sol, Ingenuity a été imagé par la caméra RIM (Remote Microscopic Imager) qui fait partie de la SuperCam, elle est spécialisée pour les vues détaillées.

 

 

 

Cette caméra est capable de détecter une balle de tennis à 1 km.

 

Cette photo a été prise le 14 Mai 2021.

 

 

Crédit photo : NASA/JPL-Caltech/LANL/CNES/CNRS

 

 

 

 

 

 

 

Tout se passe bien jusqu’à présent.

 

Une image contenant texte, extérieur, nature, haut-plateau

Description générée automatiquement

 

Pendant le vol 8 le rover nous transmet une photo 3D (anaglyphe donc lunette bleu/rouge) d’Ingenuity, la voici :

 

Pour voir le max de détails, clic sur l’image et lunette rouge (œil gauche) et bleue (œil droit).

 

Image prise le 6 Juin 2021 par les deux caméras de la MastCam Z

 

L’hélicoptère a parcouru 160 m ce jour-là à 10 m d’altitude.

 

 

Crédit : NASA/JPL-Caltech/ASU/MSSS

 

 

Vols 9 et 10 sans problème, le vol 9 brisant un record de distance : 625 m.

 

 

 

Le vol 11 dure plus de deux minutes, 130 secondes, à cette occasion il photographie son compagnon, le rover.

 

Le vol 12, du 16 Août 2021 a pour but d’explorer la zone géologique appelée South Seitah. 450 m pour un vol de près de 3 minutes.

 

 

 

 

On prépare le vol 13.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Après six mois sur Mars, l’hélicoptère de la NASA dépasse toutes les attentes

 

Lucky 13 – Ingenuity to Get Lower for More Detailed Images During Next Flight

 

My Favorite Martian Image: Helicopter Sees Potential Rover Road Ahead

 

Better By the Dozen – Ingenuity Takes on Flight 12

 

Ingenuity’s Flight 12 was a Tricky one, Flying Over Hazardous Terrain

 

Ingenuity Sees Perseverance From Above    11th flight

 

North-By-Northwest for Ingenuity’s 11th Flight

 

Aerial Scouting of ‘Raised Ridges’ for Ingenuity’s Flight 10

 

Flight 9 Was a Nail-Biter, but Ingenuity Came Through With Flying Colors

 

Flight 8 Success, Software Updates, and Next Steps

 

 

 

 

 

 

CURIOSITY :.9 ANS ET 26 KM PARCOURUS. (9/09/2021)

 

C’est en Août 2012 que Curiosity se posait dans le cratère Gale, 9 ans plus tard il est toujours vaillant et s’achemine doucement vers les hauteurs du Mont Sharp (Aeolis Mons est le nom savant), but ultime de son voyage.

Il est à priori dans le fond d’un ancien lac, ou peut-être pas suivant les dernières études. Celles-ci semblent indiquer que cet endroit aurait plutôt été plus sec, balayé par les vents et avec moins d’eau que prévu. Bref on ne sait pas trop.

 

Néanmoins ses exploits sont formidables, après avoir parcourus des terrains plutôt riches en argile (formés en présence d’eau obligatoirement), il s’attaque maintenant à des terrains plutôt riches en sulfates, correspondants à des zones moins humides.

 

Il a à ce jour recueilli plus de trente échantillons grâce à sa foreuse.

 

Il nous gâte avec des vues extraordinaires, notamment celle d’un panorama 360° d’un monticule de 137 m de haut, baptisé Rafael Navarro Mountain. Ce panorama énormément copieux en pixels fait dans sa version légère 35 MB quand même, il est composé à partir de 129 images de base. Donc attention au téléchargement.

Croyez-moi, cela vaut le coup de le voir une fois en haute résolution afin de se rendre compte de tous les détails inclus dans ces photos.

 

Le voici en version « light » :

 

Une image contenant texte, extérieur, nature

Description générée automatiquement

Crédit : NASA/JPL-Caltech/MSSS

 

 

Ceux qui ne peuvent pas la voir en HR peuvent se rattraper sur la vidéo qui suit.

 

https://youtu.be/8DZl56tS9ko?list=PLTiv_XWHnOZpzQKYC6nLf6M9AuBbng_O8

 

 

Vidéo basée sur les photos prises le 3 Juillet 2021 par la Mastcam.

 

 

Quelques jours plus tard, Curiosity rencontre une drôle de roche, ou plutôt de concrétion, relativement petite. Elle a la forme d’une arche.

 

Cette arche de pierre mesure quelques cm, il a d’ailleurs été photographié avec la caméra « microscope » MAHLI.

 

On se demande comment il peut tenir debout malgré les tempêtes de vent martiennes.

 

 

Image prise sol 3190 (27 ou 28 Juillet 2021)

Crédit : NASA/JPL-Caltech/LANL / Kevin M. Gill

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Curiosity : après 9 ans sur Mars, le rover nous éblouit encore avec des photos inédites

 

Curiosity Looks Uphill Past Rafael Navarro Mountain

 

NASA’s Curiosity Mars Rover Explores a Changing Landscape

 

Le rover Curiosity découvre une intrigante petite arche de pierre sur Mars

 

NASA rover spots 'whimsical' rock arch on Mars that's defying wind, dust

 

Curiosity's 32 Drill Holes

 

Curiosity Might Not Be In An Ancient Lake At All

 

Dune Fields in Gale Crater Tell the Story of Mars’ Shifting Climate Over Eons

 

Et si Curiosity n’avait finalement pas atterri sur le lit d’un ancien lac martien ?

 

 

Ancient organics discovered on Mars ; Vidéo YouTube.

 

 

 

 

MARS :.UNE SUPERBE ILLUSTRATION DE TOUTES LES MISSIONS MARTIENNES. (9/09/2021)

 

Nos amis de la Planetary Society ont fait fort.

 

Une image contenant texte, noir, contrôle, objectif de caméra

Description générée automatiquement

Crédit : NASA/JPL/Roscosmos/JAXA/ESA/ISRO/MBRSC/Jason Davis/The Planetary Society

 

 

Ils ont réussi à mettre sur une seule infographie toutes les missions martiennes depuis l’origine.

 

Depuis les Mars soviétiques (« échec et mars… » je n’ai pas pu résister au jeu de mots) jusqu’à Perseverance.

 

Bien sûr, on ne peut pas voir tous les détails sur la reproduction ci-dessus, mais si vous cliquez sur l’image, vous aurez toute la richesse des détails.

 

Cette illustration est autorisée en diffusion non commerciale.

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

 

 

 

HUBBLE :UN ANNEAU D’OR DANS LE CIEL ! (9/09/2021)

 

Notre télescope spatial ne nous lassera donc jamais, il vient d’imager un anneau d’Einstein extraordinaire.

 

Une image contenant nuit, objet d’extérieur, étoile, extérieur

Description générée automatiquement

On se rappelle que cet anneau est un effet d’optique, produit par ce que l’on nomme l’effet de lentille gravitationnelle (gravitational lensing en anglais)

 

Cet effet est dû à la présence d’un objet très massif (la lentille), interposé sur la ligne de visée d’un objet plus lointain. Cette « lentille » joue office de…lentille, bien entendu et grossit l’image de l’objet lointain que l’on n’aurait jamais pu voir sans cela.

 

Crédit : ESA/Hubble & NASA, T. Treu et J. Schmidt

 

 

 

 

 

 

 

Voici une explication de cet effet :

 

 

 

 

 

 

Une image contenant lumière, sombre, bougie, nuit

Description générée automatiquement

Et c’est ce qui vient de se passer avec Hubble avec sa caméra WFC3 (Wide Field Camera 3) installée en 2009.

 

Que remarque-t-on ?

 

4 points lumineux à la périphérie de l’anneau et deux points brillants au centre. Ces six points lumineux correspondent en fait à trois objets.

 

·         Une paire de galaxies (la lentille !) au centre.

·         Un quasar lointain donnant ces 4 points sur la périphérie et un point le plus central (difficile à voir). C’est le quasar 2M1310-1714. C’est sa lumière qui a été « tordue » par effet gravitationnel par la paire de galaxies et a donné ces 5 points.

 

Bravo Hubble !

 

 

 

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Seeing Quintuple

 

Hubble photographie un magnifique anneau cosmique

 

 

 

 

 

 

ISS :.DES FISSURES SUR LE MODULE ZARYA. (9/09/2021)

 

Il n’y a pas que les êtres vivants qui vieillissent, les choses aussi. C’est le cas de notre bonne vieille station spatiale ISS, en effet, la partie russe de la station semble souffrir de quelques fissures légères, si on en croit le responsable de la société RKK Energia qui a construit les modules.

 

Zarya, le premier module de l’ISS lancé en 1998 par une fusée Proton, mais payé par les Américains, vieillit donc.

 

Rappelons-nous ce que sont les éléments de la partie Russe.

 

Une image contenant texte, satellite, transport

Description générée automatiquementLe premier module envoyé dans l’espace fut Zarya, situé à droite sur la photo, puis on y a accroché le module US Unity (pas sur la photo, mais serait à la droite de Zarya). Zarya avait la charge de l’alimentation électrique et de la navigation pendant la phase de construction de l’ISS.

 

Ensuite le deuxième module Russe, Zvesda (à gauche de Zarya) qui était aussi très important car il va servir de zone d’habitation pour les premiers cosmonautes. Il peut aussi servir pour relever l’altitude de la station.

 

Ensuite d’autres modules sont venus se rajouter, principalement des sas d’entrée/sortie pour EVA et laboratoires.

 

Photo et montage crédit .CC BY-SA 3.0 wikipedia

 

 

 

 

Donc, on aurait détecté des fissures superficielles dans le module Zarya, après avoir détecté il y a quelques temps un micro trou dans le module Zvesda, mais si faible que l’on n’est même pas sûrs de l’avoir trouvée ! La fuite causait une perte minime de pression de 0,4 mm de mercure par jour (la pression normale est de 760 mm)

 

Ces modules ont 23 ans au compteur !

La ou les fissures sur Zarya ne semblent pas causer de fuite d’air, mais c’est quand même très préoccupant !

 

Ceci vient de se rajouter au problème lors de l’arrimage du module Nauka, il y a quelques semaines dont nous avons parlé.

 

Il y a quand même une arrière-pensée certainement politique à toutes ces annonces ; en effet, la Russie souhaite quitter l’ISS en 2025 pour se consacrer à sa propre station. Les Russes souhaitent une station qui survole plus fréquemment leur territoire (actuellement seulement 20% du territoire russe est couvert), donc avec une orbite de latitude plus élevée.

Actuellement l’inclinaison de l’ISS sur son orbite est de 52°. Les Russes souhaiteraient quelque chose autour de 97°, ce qui couvrirait toute la Russie. La Russie préférerait s’associer à la Chine, notamment pour toutes les expéditions lunaires. Bref, wait and see !

 

Signalons que la NASA cherche aussi à « sortir » de l’ISS.

 

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Des cosmonautes signalent des fissures à bord de la Station spatiale

 

Des fissures découvertes sur un module russe de l’ISS

 

Cosmonauts Find Cracks in the Aging Zarya ISS Module

 

 

Roscosmos met en cause une astronaute de la Nasa dans la fuite d’une capsule Soyouz

 

 

 

Toutes les photos prises par les astronautes sur Flickr.

 

 

 

VÉNUS : DEUX SONDES DE L’ESA SURVOLENT VÉNUS. (9/09/2021)

 

Bizarrement, deux sondes de l’ESA se sont donné rendez-vous autour de Vénus pour lui voler un peu de son moment cinétique, permettant ainsi à celles-ci de freiner gratuitement afin de rejoindre leur cible respective.

Pour Solar Orbiter c’était le 9 Août 2021 et pour BepiColombo le 10. Et elles arrivent de deux directions différentes comme on le voit sur l’illustration ci-dessous.

 

Les moments importants de la rencontre se Solar Orbiter et de BepiColombo avec Vénus les 9 et 10 Août 2021.

Heures en UTC (Paris = UTC + 2). Crédit : ESA.

 

 

Pour Solar Orbiter (ESA en partenariat avec la NASA), il est nécessaire qu’elle perde beaucoup de vitesse afin de rapprocher du Soleil et d’incliner son orbite. Cette opération que l’on commence à bien connaitre, s’appelle l’assistance gravitationnelle.

Je reprends une partie de ce que j’avais écrit il y a quelques temps à ce sujet (voir le lien plus bas) :

 

L’assistance gravitationnelle est une technique de navigation spatiale permettant d’augmenter (ou de diminuer suivant les cas) la vitesse d’une sonde spatiale ainsi que sa direction, afin de lui faire atteindre des objectifs extrêmes.

En effet, les lanceurs actuels ne permettent pas d’emporter une quantité énorme de carburant pour pouvoir propulser les sondes aussi loin que l’on voudrait.

C’est donc une technique élégante pour économiser le carburant.

L’idée c’est de faire entrer la sonde spatiale dans la sphère d’influence d’une planète, son champ d’attraction gravitationnel doit l’attirer de plus en plus, la sonde accélère donc. Bien entendu on évite une trajectoire de collision.

La sonde ayant reçu ainsi un coup de pied bien placé, ressort de la sphère d’influence avec une vitesse plus grande qu’à l’arrivée, de plus sa direction est changée. (Effet de fronde on slingshot en anglais).

Sa vitesse a considérablement changé, en grandeur et en direction car la planète lui a communiqué une partie de sa vitesse.

Suivant que l’on frôle la planète dans le sens de sa rotation ou dans le sens contraire, on accélère la sonde ou on la ralentit.

 

 

Donc c’est Solar orbiter qui le premier a utilisé de l’énergie de Vénus, le 9 Août 2021 en la survolant à une altitude de 7995 km. Solar Orbiter survole fréquemment Vénus (celui-ci est en fait le second, il y en aura six autres) afin de perdre de la vitesse pour se rapprocher du Soleil et pour incliner son orbite afin de se mettre en orbite polaire.

Pendant ce survol, la caméra SoLoHI (Solar Orbiter Heliospheric Imager) s’est intéressée au vent solaire ; elle a imagé le passage :

 

 

https://youtu.be/DpjQSI9bEjs

 

On voit la planète se rapprocher de la gauche puis s’éloigne, le Soleil est situé dans le coin supérieur droit.

Vénus est si brillant que toute son image est saturée.

La séquence existe aussi en gif.

 

Et maintenant, au tour de BepiColombo, il frôle Vénus le lendemain le 10 Août 2021, son but est aussi de perdre de la vitesse, il survole l’étoile du berger de beaucoup plus près, d’une altitude de 550 km. C’est aussi son deuxième passage.

Il est en route pour Mercure (qu’il devrait atteindre en 2025) et sa vitesse est trop énorme, en effet, on lutte contre l’attraction du Soleil, il est beaucoup plus facile (et économique en carburant) de viser Saturne ou Pluton, que de viser Mercure si proche du Soleil. Il doit perdre tellement de vitesse qu’une dizaine d’assistances gravitationnelles sera nécessaire avant de se mettre en orbite autour de Mercure. Ces assistances feront économiser d’après les experts près de dix tonnes de carburant conventionnel !!!

 

Le survol a été imagé par les trois caméras MCAM (Monitoring Cameras) à bord du module de transfert (MTM) avec une résolution de 1024x1024 pixels, en noir et blanc. On remarquera l’antenne grand gain du module MPO qui se tourne vers la Terre pendant le passage.

Il est à noter que pour ne prendre aucun risque, les caméras haute résolution sont protégées pendant le survol. Par contre on a pu obtenir des spectres de Vénus grâce à Mertis (Mercury Radiometer And Thermal Infrared Spectrometer).

Les images ont été mises bout à bout pour donner cette vidéo :

 

https://youtu.be/B4SkgFqGUgQ

 

vidéo :

 

 

Cette séquence existe aussi en image gif.

 

 

 

De plus, due au passage extrêmement près de la planète, BepiColombo a ressenti la chaleur de Vénus :

·         Le MMO (Mercury Magnetospheric Orbiter) de la JAXA a vu la température d’un de ses panneaux solaires passer de -100°C à +10°C. par contre à l’intérieur de la sonde elle-même la température n’a varié que de 2°C.

·         Le MTM (Mercury Transfer Module) a vu sa temperature augmenter de 50°C au niveau de ses radiateurs

·         Le MPO (Mercury Planetary Orbiter) a noté une variation de température de 20°C.

 

En ce qui concerne les mesures de gravité (d’accélération) l’instrument Italien ISA du MPO a recueilli les données correspondantes, on a même pu noter pour la première fois, les effets des forces de marée sur la sonde.

 

Pendant le passage, les deux vaisseaux ont aussi enregistré les données concernant le champ magnétique de la planète, permettant ainsi la comparaison des mesures entre les deux sondes.

 

Deuxième survol de Vénus par BepiColombo. Crédit : ESA/BepiColombo/MTM, CC BY-SA 3.0 IGO

 

 

 

 

Prochain survol par BepiColombo :: Mercure 1er Octobre 2021. Par Solar Orbiter de la Terre : le 27 Nov 2021.

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

L’assistance gravitationnelle, mais comment ça marche ? par votre serviteur.

 

Astro-physique : la fronde gravitationnelle article de base du CLEA.

 

ESA gets ready for double Venus flyby

 

Gravity assists: nature balances her books

 

 

BepiColombo, Solar Orbiter collect data on Venus during historic double flyby

 

During Close Pass, Solar Orbiter Captures Venus’ Glare du GFSC

 

Solar Orbiter spacecraft sends postcard from Venus in flyby video

 

Tout sur la mission Solar Orbiter

 

BepiColombo’s second Venus flyby in images

 

Survol de Vénus : BepiCombo freine fortement en vue de sa mise en orbite autour de Mercure

 

BepiColombo’s close Venus encounter

 

Sights and sounds of a Venus flyby

 

Flying by Venus

 

Tout sur la mission BepiColombo.

 

 

 

 

CERN : UN NOUVEAU QUARK QUI A DU CHARME ! (9/09/2021)

 

Le LHC au CERN à Genève, est un instrument à se faire choquer des hadrons (particules lourdes comme le proton par exemple), ce qui a permis la découverte du boson de Higgs en 2012 ; mais c’est aussi un incomparable appareil à fabriquer des hadrons connus ou inconnus.

Le LHC (en fait dans la plupart des cas, c’est l’expérience LHCb) en a déjà découvert plus de 60 !

Généralement les hadrons découverts ne vivent que l’espace d’un instant.

 

Une image contenant texte

Description générée automatiquement

Les hadrons, comme neutrons et protons, sont généralement composés de deux ou trois quarks, particules élémentaires.

Proton = 2 up et un down   neutron = 2 down et un up

Ce sont des fermions (par opposition aux bosons), ils ont pour spin ½. La cohésion du noyau est obtenue garce à la force nucléaire forte.

 

Ils ont aussi plusieurs « saveurs » quantiques :

·         Up/Down

·         Charme/Strange

·         Top (ou Truth)/Bottom (ou beauty)

 

Illustration: Wikipedia Par Ranjithsiji — Travail personnel - CC BY-SA 4.0

 

 

 

 

 

Mais on découvre de plus en plus de nouveaux hadrons qui n’obéissent pas à cette règle ; ils sont composés de trois ou quatre quarks.

 

 

Le dernier de ces hadrons exotiques, possède 4 quarks : deux quarks et deux anti-quarks.

 

C’est un Tetraquark, baptisé Tcc+, il possède l’étrange particularité de posséder deux quarks charm et un anti-quark up et un anti-quark down.

 

On pense que ce genre de tetraquark n’existait qu’au tout premier temps de l’Univers, lorsque pression et température étaient énormes.

 

Ce tetraquark contient deux quarks lourds (les charm), sa masse totale est approx 3 fois celle d’un proton.

 

 

 

 

 

Le LHC s’attend à de nouvelles découvertes dans les mois qui viennent.

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Le CERN a découvert une nouvelle particule exotique unique et « fascinante »

 

Le LHC découvre un nouveau tétraquark

 

Twice the charm: long-lived exotic particle discovered

 

29 July 2021: Observation of an exceptionally charming tetraquark.

 

CERN Discover New Tetraquark Particle

 

 

 

Le Modèle standard par le CERN

 

 

 

 

 

 

 

 

LIVRE CONSEILLÉ :.MAGIQUE COSMOS DE TIM JAMES CHEZ DUNOD. (9/09/2021)

 

Vient de paraître aux éditions, un ouvrage qui devrait plaire au plus grand nombre de personnes qui s’intéressent aux questions fondamentales de l’astrophysique.

 

Magique Cosmos, sous-titré, des quarks aux quasars, les mystères de l’Univers.

 

Présentation du livre ;

 

Le Big Bang prouve-t-il l'existence de Dieu ?  Dans quoi l'Univers se développe-t-il ?  La Terre est-elle la seule planète abritant la vie ?  Pourquoi le plus grand astronome de l'histoire a-t-il tué son élan de compagnie ? Saviez-vous qu'il neige du métal sur Vénus, qu'il y a des lacs souterrains sur Mars et des rivières de pétrole sur Titan ?

 

L'espace est l’objet le plus grand, le plus ancien, le plus chaud, le plus froid et le plus étrange qu'un humain puisse étudier.  Dans Magique Cosmos, Tim James nous emmène faire un tour de l'univers connu (et inconnu), tout en déballant les dernières théories sur ce qui s’y passe réellement. Il nous fait découvrir la science de l'espace dans ce qu'elle a de plus étrange.

 

En nous guidant à travers la relativité d'Einstein, la mécanique quantique et la théorie des cordes, Magique Cosmos explore les recoins les plus déroutants de l’univers et s'attaque aux plus grands mystères auxquels nous sommes confrontés : de la vie extraterrestre au zodiaque ; des trous blancs aux trous de ver ; des quasars aux quarks.

 

Tim James nous emmène aussi au-delà de notre système solaire, vers des exoplanètes qui pourraient abriter la vie et des planètes voyous. Il nous raconte la recherche d'intelligence extraterrestre, notamment la découverte de fossiles martiens dans la météorite Alan Hills, et le tentant "signal Wow" reçu par la Terre en 1973 - encore inexpliqué.

 

 

SOMMAIRE :

 

Prologue : de nos jours encore ?

PARTIE 1 : Un Univers bien étrange. Très grand, très vieux, très bizarre. Un irrésistible élan. Big Bang et petits pigeons innocents.

PARTIE 2 : Tout ce que nous ne savons pas (encore) sur l'espace. Big Problèmes pour le Big Bang. Au secours, la plupart de l'Univers a disparu ! Au cœur des ténèbres. Hologrammes, boucles et cordes.

PARTIE 3 : De la vie dans les étoiles. Y'a quelqu'un là-haut ? Salut les Terriens ! Repousser les frontières.

Annexes. Notes. Index.

 

Tim James est professeur de Physique Chimie de l’autre côté de la Manche.

 

 

Prix : 19,90 €

 

 

 

 

 

 

 

Bonne lecture à tous.

 

C’est tout pour aujourd’hui !!

 

Bon ciel à tous !

 

JEAN-PIERRE MARTIN

 

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