LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:
Mise à jour : 25 Janvier 2007  
 
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Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires
 
Sommaire de ce numéro :  
Vénus au Sénat : Compte rendu de la soirée. (25/01/2007)
Qu'est ce qu'une planète? : Table ronde/débat à la SAF du 17 janvier 2007. (25/01/2007)
Le système métrique fait très fort : La Lune avant les USA! (25/01/2007)
In Memoriam : Korolev aurait 100 ans. (25/01/2007)
Une comète exceptionnelle : Mc Naught la furtive. (25/01/2007)
New Horizons : On s'approche de Jupiter. (25/01/2007)
Corot : Succès de la première lumière. (25/01/2007)
Planck : Présentation aux médias. (25/01/2007)
Integral : Notre Centre Galactique joue à cache-cache! (25/01/2007)
Chandra :.L'écho du trou noir de notre Galaxie. (25/01/2007)
Cassini-Saturne :.Des anneaux et des spokes. (25/01/2007)
MGS :.C'était le soft! (25/01/2007)
Mars Odyssey : Cydonia. (25/01/2007)
MRO :.On a localisé Pathfinder! (25/01/2007)
Les magazines conseillés :.Ciel et Espace de Février. (25/01/2007)
 
 
 
 
 
 
LE SYSTÈME MÉTRIQUE FAIT TRÈS FORT : LA LUNE AVANT LES USA! (25/01/2007)
 
Tout le monde sait que nos amis américains, donneurs de leçons universels, n'ont pas encore réussi à passer au système métrique, pour des raisons obscures; mais ils ont "décidé", ou plutôt la NASA a décidé d'utiliser exclusivement le système métrique pour retourner sur la Lune au lieu du système appelé "english units" ce qui n'est pas sympa pour nos amis britanniques qui eux sont depuis quelques temps au système métrique.
En effet si vous regardez la carte du monde, les seuls pays n'ayant pas adopté le système métrique sont : les USA; le Liberia et Burma.
 
En gris les pays et corps célestes utilisant le système métrique, en rouge les quelques autres.
 
 
Les astronautes sur la Lune et toutes les opérations d'insertion lunaire etc.. auront lieu en m, kg etc..
 
Cette décision a surtout été prise pour permettre une excellent coordination internationale.
 
Comme on a osé l'écrire, cette décision augmente la taille des contrées utilisant le système métrique de 27% dans le système solaire!
 
Cela va avoir des conséquences pratiques au niveau des équipements, en effet plus de vis ou écrou en 1/8 ou 1/16 de pouce, vive la vis de 8mm!
 
 
 
Rappel sur le système métrique : le système métrique est un de mes sujets favoris, alors tant pis pour vous.
(extrait de l'article : "La mesure des distances en astronomie")
Le système métrique est le cadeau de la Révolution Français au Monde.
 
 
 
En fait si on résume ce qui a été dit, on sait à la fin du XVIII ème siècle que :
La Terre est ronde et a pour rayon 6400km (mesurée il y a longtemps par les Grecs), la Lune est située à 380.000 km de nous, le Soleil est à 150.000.000 km et la position des planètes connues s'en déduit.
Ce que je viens de dire est faux ou presque, on ne sait pas cela!! Pourquoi ??
 
LE MÈTRE N'EXISTE PAS ENCORE!!!
Ou plutôt il n'y a pas d'unité de mesure commune et simple à utiliser, il n'y en a aucune d'internationale.
Pour se rendre compte de cela jetons un œil à ce qui existe en France assez représentatif de tous les pays :
 
Il y a 2000 mesures différentes en cette fin de siècle dont : la lieue de Picardie (4444km), la lieue de Touraine (3933), la lieue de Brest (4181) etc.. la toise du Châtelet, la toise du Pérou, la ligne, la logne, le mille, la perche, la palme, le doigt, le trait, la brasse, le pied horaire, le pied national, l'aune de Laval, la canne de Toulouse, la verge de Norai, etc…j'arrête là l'énumération car je pense que vous avez compris le problème.
 
La notion d'Égalité de la Révolution a tout de suite imposé une unité qui aurait une seule valeur valable tout le temps et dans tout le pays. Il fallait donc une unification des unités en vigueur et si possible définir une unité qui soit NATURELLE et INVARIABLE.
Les plus grands savants de l'époque (Cassini, Lagrange, Condorcet, Lavoisier,….) se réunirent et discutèrent de la meilleure méthode (brain storming on dirait maintenant) et il devint rapidement évident que l'unité nouvelle à définir devait être universelle et donc indépendante du pays inventeur. Un tel système ne devait appartenir à personne, et ne devait pas dépendre ni des hommes ni des évènements, bref être UNIVERSEL ET ÉTERNEL.
 
Et quoi de plus universel que la Terre elle-même? Si bien qu'après des tergiversations concernant l'utilisation d'un pendule battant la seconde, il fut donc décidé que cette nouvelle unité qui n'avait pas encore de nom serait la dix millionième partie du quart du méridien terrestre, car en effet tous les pays ont un méridien qui le traverse, c'est une notion internationale.
Pourquoi le quart, car on pensait à l'époque que 90° était un angle "magique".(Ce n'est donc pas un hasard si la circonférence terrestre est de 40.000.000m).
Ceci étant il fallait mesurer ce quart de méridien et définir où. En principe il suffit de mesurer une toute petite partie de ce méridien et si possible en son milieu (vers le 45°).
En regardant les cartes de l'époque, seule la France présentait un arc de méridien relativement grand et avec terrain relativement plat facilitant les mesures (triangulations) et climat tempéré.
Il fut donc décidé en 1795, par décret, de mesurer sur le terrain un arc de méridien autour du méridien de Paris de Dunkerque à Barcelone (soit à peu près 8°).
Les astronomes Delambre et Méchain y consacrèrent une partie de leur vie, ils devaient partir chacun d'une extrémité et se rejoindre vers Rodez
 
Mais nous sommes en pleine révolution et en guerre avec le monde entier et cette entreprise se transforma en une aventure extraordinaire  qui dura plus de sept ans (il faut absolument lire "Le Mètre du monde" de Denis Guedj pour se plonger dans l'atmosphère de l'époque).
 
Entre temps il fallait trouver un nom pour cette nouvelle unité. Bien sûr un nom qui soit le plus international possible. On trouva assez rapidement un mot à la fois latin (metrum) et grec (metron) pour mesure :
 
On décida donc d'appeler cette unité le MÈTRE.
 
Mais ce n'est pas tout, c'est un CONCEPT COMPLET qui a été inventé, le système décimal, cela ne concernait pas que les mesures de longueur mais aussi les mesures de poids (kilo).
 
Il fallait donc créer des multiples et sous-multiples, encore une fois le plus international possible; il fut donc décidé que les multiples seraient à racines grecs : deca, hecto, kilo.. et les sous-multiples à racines latines : milli, centi, deci….
 
Cette nouvelle unité se faisait attendre car, comme dit précédemment, on était en guerre et en pleine révolution paranoïaque, tout le monde avait peur de tout le monde et les mesures sur le terrain n'avançaient pas vite.
Au bout de quelques années, les mesures n'étaient qu'en partie effectuées; et bien tant pis, cette unité était si importante qu'on en définit une provisoire : Le mètre provisoire définit comme étant égal à 36 pouces 11 lignes et 44/100 de la toise du Pérou, cette unité était manufacturée en platine et poinçonnée par l'état et déposée au pavillon de Breteuil à Sèvres. Des copies furent envoyées dans toute la France.
 
Sa valeur fut confirmée quelques années plus tard à la fin de l'expédition.
 
Petit à petit cette nouvelle unité fut acceptée dans le monde entier.
 
 
 
Rappelons, un échec cuisant de la NASA dû à des confusions entre systèmes "anglais" et métrique : la sonde Mars Climate Orbiter a été perdue en 1999 à cause d'une telle confusion.
En effet les ingénieurs de chez Lockheed Martin utilisaient les unités "anglaises" pour leurs calculs de trajectoire, tandis que la NASA était passé au métrique.
Lors du transfert des informations de navigation au JPL, rien n'a été modifié, et lors de la rentrée dans l'atmosphère, la sonde a arrêté son moteur trop tôt et ne s'est pas mis en orbite autour de Mars, on ne sait pas si elle s'est écrasé sur le sol martien ou si elle navigue actuellement dans le vide interplanétaire..
(voir http://mars.jpl.nasa.gov/msp98/news/mco991110.html )
 
 
De l'importance des unités de mesure en anglais.
 
À quand le système métrique pour le peuple américain?? On prend les paris; en 2100; 2200 ou jamais.
 
 
 
 
 
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IN MEMORIAM : KOROLEV AURAIT 100 ANS. (25/01/2007)
 
 
Pour ceux qui ne connaissent pas ce nom (il se prononce Koroliov d'ailleurs), je rappelle que c'est le père fondateur de l'astronautique soviétique; toutes les premières ont eu lieu grâce à lui : que ce soit Sputnik, la chienne Laïka, la première photo de la face cachée de la Lune, Gagarine les fusées Soyuz; la première sorite dans l'espace etc..
C'était comme Wernher Von Braun, un visionnaire.
 
Sergueï Pavlovitch Korolev est en effet né en 1907 (le 12 Janvier du calendrier grégorien), en Ukraine, il rentre à l'Institut Polytechnique de Kiev où il y fait des études d'aéronautique.
Il part ensuite pour Moscou, où il passe son brevet de pilote. Il a eu comme professeur le célèbre Andreï Tupolev, cela lui servira plus tard.
Il rencontre même le grand Constantin Tsiolkovski, visionnaire hors pair.
Dans les années 1930 il s'intéresse aux fusées et lance la première fusée à carburants liquides.
 
Mais ce sont les années de plomb pour la Russie, tout le monde doit passer un jour ou l'autre par la case goulag du camarade Staline, c'est le tour de Korolev en 1938.
Il est condamné à 8 ans pour …trotskisme (circonstances pas très claires, il aurait été dénoncé par un de ses collègues…) au goulag de Sibérie. Torture, privation de nourriture, froid, on lui casse sa mâchoire, il est mourrant. Mais la guerre change tout, on a besoin de lui en 1941, il revient dans une prison pour savant (grâce à Tupolev), il dopit mettre au point de nouveaux bombardiers.
­Il travaillera plus tard sur les fusées.
­
Après le coup des Américains avec Von Braun (opération paperclip pour rapatrier en secret tous les Allemands de Peenemünde et leurs V2), on l’envoie finir les restes à Peenemünde et Norhausen, lieux de fabrication de ces engins dans le Nord de l'Allemagne.
­Il a la chance de trouver dans une cave les plans intacts des V2, il reste aussi quelques Allemands qui vont être obligés de travailler maintenant pour l’URSS
­Il reconstruit la base de Norhausen avec les Allemands
­Un an plus tard par surprise, ils sont tous transférés dans 100 trains, direction l’URSS
­Ils doivent mettre au point les premières fusées balistiques Russes
­Ce sera la R1 copie conforme du V2 puis comme la portée doit toujours être améliorée :
­En 1954 née la R7 ancêtre de toutes les fusées russes
­
 
 
(Photo DR)
 
 
Décision de construire un champ de tir secret dans le Kazakhstan: Baïkonour. Il va devenir mythique
­Cosmodrome historique, le plus grand du monde même actuellement, a été construit à partir de rien dans les steppes du Kazakhstan en 1955
­75km par 90km loin de la ville qui s’appelle réellement Baikonour (secret!)
­Au plus fort : 30.000 personnes vont y résider
 
 
 
Les soviétiques développent des fusées très performantes:
­Les nouveaux lanceurs sont dérivés du lanceur de Sputnik développé par Korolev, la Semiorka
­Son idée : montage de la fusée HORIZONTAL!!!   Ce qui est toujours le cas, comme on le voit sur cette photo d'une fusée Soyuz (© Starsem)
­Les moteurs à multiple tuyères sont de Valentin Glouchko
­Conception solide de l’ensemble
­C’est pratiquement la même fusée (Soyuz) qui met aujourd’hui hommes et satellites en orbite. (plus de 1700 lancements!!)
 
 
 
­Les premiers essais de la R7 sont des échecs; mais le troisième réussit, la voie est ouverte…...
­Le 4 Octobre 1957 : Octobre rouge comme on le dira dans les journaux : lancement du premier satellite artificiel en catimini
­Personne en URSS ne comprend l'importance, cela fait 5 lignes dans la Pravda
­Mais le monde entier est secoué et a compris
­Plus rien ne sera comme avant et c'est grâce à la persévérance de Korolev.
 
Le premier vol humain:
­Dès 1957 on commence en Union Soviétique à s'intéresser à de futurs vols habités et on recrute des pilotes de l'armée.
­Gagarine, gamin de la campagne, apprenti soudeur, né en 1934, apprend à piloter pendant ses loisirs et s'inscrit dans une organisation para militaire à cet effet. Bref il est recruté et passe tous les tests et fait partie finalement de la fameuse équipe originelle des 20 cosmonautes.
­L'entraînement est dur car on ne savait pas à quoi on s'exposait.
­La femme de Yuri Gagarine n'est même pas au courant, elle sera la première surprise d'être invitée sur la Place Rouge pour la fête à côté de Kroutchev.
­La sélection est extrêmement sévère, le groupe se réduit et devient le groupe des 6 : ­Ils s’entraînent en secrets dans ce qui va devenir la Cité des Étoiles (Est de Moscou), véritable ville interdite.
­On parlait d’eux sous le terme d’ "étudiants" et non de cosmonautes tellement on avait peur des espions.
 
Photo de Gagarine et Korolev discutant (DR)
­12 Avril 1961 Gagarine et Titov sa doublure se réveillent et s’habillent
­Yuri est OK après la visite médicale c’est donc lui le n°1 au départ
­Bus pour la plate-forme de lancement Mais la nature reprend ses droits Gagarine a envie de…faire pipi
­Il fait arrêter le bus et se soulage contre la roue du bus
­Cela va devenir un rituel immuable pour tous les futurs cosmonautes (comment a fait Claudie???)
­Sur le pas de tir, Korolev lui dit au revoir; ce sera une réussite immense.
 
 
 
 
 
L'étape suivante : la Lune.
 
Korolev veut absolument envoyer un module lunaire, et sa construction est entreprise.
On en voit une des maquettes à gauche, c'est le LEM russe, il s'appelle le LK.
 
Une fusée énorme est même développée pour propulser cet ensemble, la N1 qui ira de malheur en malheur.
Mais le plus grand coup porté au programme Russe, tient au fait qu'en Janvier 1966 il meurt sur la table d’opération après une intervention bénigne (opéré par le ministre de la Santé en personne!)  Le mystère restera entier
­Bref, son grand projet de module lunaire russe va progressivement tomber à l’eau
 
 
­Ses successeurs ne se mettent pas d’accord et plusieurs projets entrent en concurrence
 
­Le monde entier connaît Gagarine, mais personne ne connaît Korolev
­Son existence restera secrète jusqu’à sa mort
­Il sera connu sous le titre de « constructeur général »! Frustration quand tu nous tiens!
 
­Personne ne sait ce qui se serait passer si….
 
 
 
Space Daily sur Korolev.
 
Et par l'AFP sur Yahoo.
 
Le centenaire de Korolev sur l'Internaute. (en français)
 
Ambitious goal of S Korolev par Novosti (en anglais).
 
Korolev architecte de la conquête de l'espace par l'agence Novosti (en français)
 
L'homme sans nom par notre ami JC Boulay.
 
 
L'histoire de l'espace vous intéresse, bravo, la Journée de l'Astronomie de Plaisir (Yvelines) est consacrée à ces 50 ans depuis le lancement de Spoutnik.
Elle a lieu toute la journée du 12 Mai 2007 au Château de Plaisir (Yvelines) entrée libre bien sûr.
 
Je donne même une conférence la veille le 11 mai à 20H30 au même endroit sur :
De Spoutnik à Apollo : 50 ans de grandes et petites histoires de l'Astronautique.
On s'attachera à expliquer la course folle de l'espace qui a commencé le 4 Octobre 1957 , mais dont l'origine doit être recherchée dans la concurrence acharnée entre Von Braun pour le USA et Korolev pour l'URSS. Pourquoi doit on tout à la V2?
Comment ces deux personnages ont façonné l'astronautique moderne, c'étaient tous deux des visionnaires.
pourquoi un simple ouvrier soudeur appelé Yuri Gagarine est il devenu le premier homme à aller dans l'espace.
Comment a t on pu faire le pari fou d'aller sur la Lune et d'y revenir, et comment va-t-on peut être y retourner?
Comment les Américains ont réagi méthodiquement avec Mercury; Gemini et enfin Apollo.
La plus grosse fusée du monde (même actuellement) : Saturn V du génial Von Braun.
Comment les Russes n'ont pas été sur la Lune alors que tout était (presque) prêt?
On parlera aussi du rôle décisif de la Lune pour notre planète.
Embarquez avec nous pour ce voyage dans le temps et dans l'espace.
On vous attend.
Entrée libre dans la mesure des places disponibles.
(renseignements : Mairie de Plaisir actions scientifiques : 01 30 79 63 28)
 
 
 
 
 
 
 
 
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UNE COMÈTE EXCEPTIONNELLE : Mc NAUGHT LA FURTIVE. (25/01/2007)
 
C'est un Australien, Robert Mc Naught qui a découvert cette comète (nom officiel : C 2006 P1) non prévue le 7 Août 2006 avec son télescope de 20 pouces.
Les premiers calculs montrèrent que ce serait une comète très brillante, son périhélie est le 12 Janvier 2007 a seulement 0,17 UA du Soleil. (voir les données au MPC).
 
Maintenant elle n'est plus visible de notre hémisphère mais elle nous a donné ces quelques jours de Janvier un spectacle superbe, même si difficile à voir de la région parisienne à cause des nuages, néanmoins grâce à Internet on a pu suivre son évolution.
Elle est très basse sur l'horizon.
Elle a même été visible en plein jour.
C'est la comète la plus lumineuse depuis les trente dernières années, il faut en effet remonter aux célèbres Hyakutake (1996) et Hale-Bopp (1997) pour trouver des comètes aussi exceptionnellement brillantes et visibles par tous.
 
 
De nombreux amateurs ont pu voir et photographier cette comète, aussi cela a été très difficile de choisir quelques photos pour illustrer cet article, que ceux qui ne sont pas cités ne m'en veuillent pas ils sont trop nombreux.
 
Nous n'avons pas été gâté en région parisienne, mais quand même notre ami Ludovic Jaugey de Véga (Plaisir Yvelines) a réussi à percer à travers les nuages et à faire une photo que voici.
Voici ce qu'il en dit :
Toute la journée c'était couvert et la trouée dans les nuages est apparue sans prévenir...
Au Coolpix 4500 tout automatique avec zoom sans flash retardateur, mise au point sur les arbres.
Elle se trouve du côté du couché du soleil à environ 10° d'altitude, visible entre 17H30 et 18H00.
Le 11 Janvier 2007.
 
 
 
 
Voici quelques images glanées sur Internet :
 
Hémisphère Nord : Photo prise par Robin Loznak de Great Falls dans le Montana le 9 Janvier 2007 avec un Nikon D2Hs  300mm f/4   320ASA.
Hémisphère Sud : Photo prise par Gordon Garrad de l'Observatoire de Siding Spring dans les New South Wales en Australie le 20 Janvier 2007 avec un Nikon D200  3x30sec 85mm  f/1,6
 
 
Mais nous en Europe nous ne sommes pas en reste : Philippe Morel, Président de la SAF a "couru" après la Comète à travers toute la France pour nous ramener de belles photos : voir son reportage.
 
 
Mais évidemment le plus beau spectacle en ce moment vient de l'hémisphère Sud, et nous avons de la chance, notre ami Emmanuel Jehin du groupe d'astronomie de Spa en Belgique est en poste au Chili au Paranal; il nous contacte et nous décrit ce qu'il voit :
Voilà maintenant quelques jours que dans l'hémisphère sud le crépuscule est illuminé par la plus belle comète des 50 dernières années ! Le gigantisme et la beauté de cette comète facilement visible à l'œil nu sont en effet à couper le souffle. Depuis Paranal, sous un ciel pur d'altitude et parfaitement noir, le coucher de la comète sur l'océan pacifique est un spectacle tout simplement incroyable.
Le show de McNaught est de loin supérieur à celui des comètes Halley et Hale-Bopp et Hyakutake il y a 10 ans. Elle a été comparée aux comètes Ikeya-Seki (1965) et West (1976) mais elle pourrait être encore plus grande et brillante, ce qui en ferait une des comètes les plus importante depuis très longtemps.
On l'appelle déjà "The Great Comet of 2007". La lune sous forme d'un fin croissant, en conjonction avec Vénus arrivait dans le jeu ce 20 janvier rendant le spectacle encore plus féerique.

 
(Photo © E Jehin prise le 18 Janvier 2007)
 
 

La comète n'est plus observable de l'hémisphère nord et pour vous faire partager cet évènement voici quelques photos.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Une page web est actuellement en construction sur le site du Groupe Astronomie de Spa et de l'ESO avec les photos que j'ai réalisées depuis Paranal :
 http://www.eso.org/outreach/press-rel/pr-2007/pr-05-07.html 
La comète devrait faiblir dans les jours prochains car elle s'éloigne à grande vitesse du Soleil et de la Terre.

Voilà un phénomène qui n'a que peu d'échos je crois dans l'hémisphère nord, alors qu'il s'agit d'un évènement tout à fait remarquable dans l'histoire astronomique contemporaine.
 
 
 
Il y a aussi des galeries d'images à voir absolument comme celle de Spaceweather.
 
Voir aussi la galerie de Space.com.
 
Mais évidemment le lieu idéal pour voir la comète …..c'est l'espace!
Comme notre avant poste solaire SOHO dont le site donne aussi à voir une animation. (le petit point blanc qui se déplace à gauche de l'image c'est Mercure).
 
Un autre avant poste solaire : les satellites STEREO ont photographié la comète.
 
 
 
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NEW HORIZONS : ON S'APPROCHE DE JUPITER. (25/01/2007)
 
 
La sonde New Horizons dédiée à Pluton et à la ceinture de Kuiper, lancée il y a un an, est sur le pas de la porte de Jupiter, pour y recevoir un sacré coup de pied gravitationnel (passage au plus près le 28 Février 2007 à seulement 2,3 millions de km du centre de la planète) qui devrait la propulser encore plus vite vers sa cible.
 
 
En effet, c'est le vaisseau spatial le plus rapide jamais lancé, avec cette nouvelle accélération il devrait foncer à la vitesse incroyable de plus de 80.000km/h!!
 
Bien qu'on soit encore loin de Jupiter les observations ont commencé, comme on le voit avec cette superbe photo prise le 8 Janvier 2007 d'une distance de 81 millions de km!
 
 
 
Des études spécifiques des lunes galiléennes, de la magnétosphère et des anneaux sont prévues lors du passage au plus près.
On devrait aussi suivre Red Spot Junior.
 
La NASA fournit une animation de la rotation de Jupiter basée sur les dernières photos.
 
 
Après ce coup de pouce gravitationnel, le voyage devrait se poursuivre pendant 8 ans, pour arriver dans la banlieue de Pluton en Juillet 2015.
 
La sonde analysera l'environnement pendant 5 mois en étudiant alternativement Pluton, son atmosphère ténue  et ses diverses lunes.
 
Ensuite en route vers des rencontres avec les éléments de la ceinture de Kuiper, c'est l'aventure, on n'a jamais été en mission scientifique avec des instruments dans ces zones là.
 
 
 
Pour tout connaître de la mission (je dis bien tout, car c'est un document très complet de 36 pages avec de nombreux graphiques  1,8MB pdf) voir le press kit fourni par le JHUAPL de Baltimore.
 
De nombreuses illustrations de la mission sont aussi disponibles sur ce site.
 
 
 
Les impressions du PI de la mission Alan Stern le bien nommé : nous avons encore beaucoup à accomplir avant le but final, et de se référer à la petite peste Lucy de Charlie Brown, lui enlevant le ballon de football au moment où il va shooter; cela peut arriver à tout moment dit il.
 
Faisons lui confiance  quand même ainsi qu'à toute son équipe.
Go Go New Horizons, va au bout de ton voyage.
 
 
(Photo impressionnante du départ de NH NASA)
 
 
 
 
 
 
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COROT : SUCCÈS DE LA PREMIÈRE LUMIÈRE  (25/01/2007)
(Photo : CNES)
 
L'ouverture du cache protecteur du satellite Corot lancé il y a quelques semaines a été effectuée le 17 janvier 2007, COROT a livré sa première image dans la constellation da la Licorne, à proximité d'Orion.
L'image est parfaite, les scientifiques sont aux anges.
 
Après ouverture de l'obturateur, la première image a été réalisée et le télescope a ensuite été pointé vers les zones d'observation se situant dans la direction opposée au centre galactique, attitude qu'il conservera jusqu'au mois d'avril.
 
 
Le démarrage de la mission est prévu pour début février après que les opérations de calibration de l'instrument soient effectuées.
 
 
 
 
 
 
Les principaux laboratoires associés au CNRS qui ont participé à l'élaboration de ce satellite du CNES (Centre National d'Études Spatiales) sont :
·        le LESIA (Laboratoire d'Études Spatiales et d'Instrumentation en Astrophysique) (Observatoire de Paris),
·        le LAM (Laboratoire d'Astrophysique de Marseille) (Observatoire Astronomique Marseille Provence),
·        l'IAS (Institut d'astrophysique spatiale) (Observatoire des Sciences de l'Univers),
·        le LATT (Laboratoire d'Astrophysique de Toulouse et Tarbes) (Observatoire Midi-Pyrénées).
 
 
Le communiqué de presse du CNES.
 
Les dernières infos de l'ESA.
 
 
 
 
 
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PLANCK : PRÉSENTATION AUX MÉDIAS. (25/01/2007)
 
L'ESA annonce qu'elle convoque la presse et les médias (et ceux qui sont débrouillards pour y assister) à Cannes au siège d'Alcactel Alenia Space le 1er Février à 10H00.
 
Je tiens à vous signaler que G Smoot le prix Nobel de physique participera à cette présentation (voir programme plus bas).
 
 
ESA PR 04-2007. Fin février 2007, l’intégration du satellite Planck de l’ESA (mission d’étude du fond diffus cosmologique, reliquat du Big Bang) arrivera à son terme. Dans la perspective de cette étape importante, l’ESA se joint à Alcatel Alenia Space (AAS) pour inviter les représentants des médias à participer, le 1er février prochain dans les locaux d’AAS à Cannes, à une conférence de presse sur les réalisations technologiques et les objectifs scientifiques de la mission, à l’occasion de laquelle ils pourront également admirer le satellite dans toute sa splendeur.
 
Planck dressera des cartes d’une précision inégalée du rayonnement fossile micro-onde dans lequel baigne notre univers. Il sera sensible à des variations de température de quelques millionièmes de degré et cartographiera l’ensemble du ciel dans neuf longueurs d’onde.
Comprendre les événements qui ont immédiatement suivi le Big Bang et déterminer les conditions qui ont été à l’origine de l’évolution de l’Univers, tels sont les objectifs principaux de cette mission de tout premier plan. Le satellite Planck nous permettra d’en savoir beaucoup plus sur la nature de la matière noire, « masse manquante » de l’Univers, et sur sa quantité, de même qu’il livrera bon nombre de clés pour mieux comprendre la nature de l’énergie noire et l’expansion de l’Univers.
 
 
 
Pour relever ces défis, Planck doit fonctionner à des températures très basses et très stables. Une fois le satellite arrivé dans l’espace, il faudra refroidir ses détecteurs de manière à ce qu’ils atteignent une plage de température comprise entre -253 ºC et à peine quelques dixièmes de degré au-dessus du zéro absolu (-273,15º C). Dans ces conditions, rien d’étonnant à ce que Planck représente le nec plus ultra de la cryotechnologie !
Après son intégration, le satellite subira une batterie d’essais courant 2007 et début 2008. Il sera mis en orbite fin juillet 2008, en configuration de lancement double, associé à Herschel, mission de l’ESA ayant pour objectif d’étudier dans l’infrarouge la formation des galaxies, des étoiles et des systèmes planétaires.
 
 
 
 
 
 
La maîtrise d’œuvre du satellite Planck est assurée par AAS/Cannes (France), placée à la tête d’un consortium de partenaires industriels dans lequel la filiale turinoise d’AAS (Italie) est responsable du module de service du satellite. L’ESA et le Centre spatial danois basé à Copenhague (Danemark) sont chargés de fournir les miroirs du télescope, fabriqués par EADS Astrium/Friedrichshafen (Allemagne).
AAS/Cannes est également responsable du module de charge utile, c’est-à-dire de la plate-forme qui accueillera le télescope et les deux instruments HFI et LFI. Ces derniers sont fournis par des consortiums de chercheurs et d’instituts placés sous la direction de l’Institut d'Astrophysique Spatiale d’Orsay en ce qui concerne le HFI, et sous celle de l’Istituto di Astrofisica Spaziale e Fisica Cosmica (IASF) de Bologne (Italie) en ce qui concerne le LFI.
A ce projet participent également de nombreux sous-traitants de différents pays européens, ainsi que quelques firmes américaines.
 
 
 
Programme de la conférence de presse
1er février 2007, 10 heures
Alcatel Alenia Space
100 Boulevard du Midi, Cannes (France)
 
10h00 – 10h05 - Allocution de bienvenue - Patrick Maute, Directeur des programmes d’observation optique et science chez Alcatel Alenia Space, et Jacques Louet, Responsable des Projets scientifiques à l’ESA
10h05 – 10h15 - Présentation générale de la mission Herschel/Planck - Thomas Passvogel, Responsable du projet Planck à l’ESA
10h15 – 10h25 - Le satellite Planck - Jean Jacques Juillet, Responsable du programme chez Alcatel Alenia Space
10h25 – 10h35 - La mission scientifique - Jan Tauber, Responsable scientifique du projet Planck à l’ESA
10h35 – 10h45 - L’instrument haute fréquence (HFI) - Jean Loup Puget, Responsable de recherche pour le HFI
10h45 – 10h55 - L’instrument basse fréquence (LFI) - Reno Mandolesi, Responsable de recherche pour le LFI
10h55 – 11h05 - Invité spécial – G.F. Smoot, lauréat du prix Nobel
11h05 – 11h25 - Questions & Réponses
11h25 – 12h35 - Présentation du satellite Planck dans son hall d’intégration & interviews individuelles
12h45 – 14h30 - Déjeuner chez Alcatel Alenia Space
 
 
­PLANCK est consacré à l'étude de l'origine de l'Univers dans le domaine des longueurs d'ondes sub-millimétriques.
Le but principal de la mission Planck est de mesurer avec une précision meilleure que 1% les paramètres du modèle standard, appelé aussi « modèle du Big Bang ».
On va être capable de détecter d'infimes variations dans les propriétés des fluctuations du fond à 3K par rapport aux prédictions de ce modèle. Avec une sensibilité en température de l'ordre de 2x10-6.
­La précision de la mesure et du traitement des données qui en résulte est la clé du succès de cette mission: c'est aujourd'hui la seule réelle opportunité de tester la validité du modèle standard, les accélérateurs de particules étant trop peu énergétiques pour explorer ces horizons réellement lointains.
 
Voir le site de la mission Planck.
 
Et ce site génial sur Planck en partie en français où l'on apprend aussi beaucoup de choses sur la cosmologie.
 
 
 
Toute la définition de la mission Planck en 152 pages pdf publié par l'ESA.
 
 
 
Sublime publication pleine d'illustrations couleurs et dont le plan de ces copieuses pages est le suivant :
 
 
 
 
 
CHAPTER 1 THE PLANCK MISSION 1
1.1 OVERVIEW 1
1.2 INTRODUCTION 1
1.3 PAYLOAD 2
1.4 SPACECRAFT 12
1.5 GROUND OPERATIONS AND DATA PROCESSING 14
1.6 ACKNOWLEDGMENTS 19
CHAPTER 2 PRIMARY CMB ANISOTROPIES 21
2.1 OVERVIEW 21
2.2 CMB TEMPERATURE ANISOTROPIES 22
2.3 COSMOLOGICAL PARAMETERS FROM PLANCK 29
2.4 PROBING FUNDAMENTAL PHYSICS WITH PLANCK 46
2.5 NON-GAUSSIANITY: BEYOND THE POWER SPECTRUM 57
CHAPTER 3 SECONDARY ANISOTROPIES 67
3.1 OVERVIEW 67
3.2 GALAXY CLUSTERS 68
3.3 REIONIZATION 80
3.4 THE LARGE-SCALE MATTER DISTRIBUTION AND THE CMB 83
CHAPTER 4 EXTRAGALACTIC SOURCES 93
4.1 OVERVIEW 93
4.2 BACKGROUND AND INTRODUCTION 93
4.3 EXTRAGALACTIC RADIO SOURCES 95
4.4 DUSTY GALAXIES 104
4.5 SOURCES AS CONTAMINANTS 114
CHAPTER 5 GALACTIC AND SOLAR SYSTEM SCIENCE 119
5.1 OVERVIEW 119
5.2 THE LOCAL INTERSTELLAR MEDIUM 121
5.3 THE LARGE-SCALE STRUCTURE OF THE MILKY WAY 131
5.4 MAGNETIC FIELDS 135
5.5 SOLAR SYSTEM STUDIES 139
 
J'en extrait une des illustrations :
 
On y voit la comparaison entre les données de WMAP à gauche avec ses bandes verticales d'erreur et celles espérées par Planck à droite.
 
 
Comme on dit : il n'y a pas photo!
 
 
 
 
 
 
 
 
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INTEGRAL :NOTRE CENTRE GALACTIQUE JOUE À CACHE-CACHE! (25/01/2007)
(Photos : ©ESA)
 
En Avril 2006, il s'est passé quelque chose de bizarre au centre de notre Galaxie, la région autour de notre trou noir central super massif s'est temporairement assagie.
C'est ce que vient de communiquer l'ESA sur le site du satellite Gamma, Integral.
 
En effet pendant cette période là, Integral a été capable de prendre des images des endroits les moins brillants de cette région, alors qu'auparavant elles étaient complètement occultées par la lumière centrale.
 
Normalement Integral détecte les objets brillants dans l'X et gamma près du centre galactique, ce sont principalement des binaires X (naine blanche, trou noir, étoile à neutrons).
Ces objets normalement brillants se sont éteints brièvement et les astronomes ont profité de l'occasion pour analyser les objets moins brillants situés autour et qui sont généralement masqués par la lumière de ces puissantes sources X.
 
Notre centre galactique est le siège d'un trou noir géant appelé Sagittaire A* et est étudié en permanence par Integral.
 
L'ESA propose une animation gif de cet environnement au moment de l'extinction de ces sources brillantes, que vius pouvez voir ou télécharger en cliquant sur l'image de gauche.
 
Ce film est composé d'observations tous les trois jours de Février 2005 à Avril 2006 grâce à l'instrument IBIS/ISGRI développé par le CEA-DAPNIA à bord d'Integral.
 
Les sources puissantes X se sont atténuées en Avril 2006 comme on le voit à la fin du film, permettant ainsi de détecter d'autres sources X plus faibles.
 
La zone de ciel couverte est de 5° par 4° approximativement.
 
On pense que cette extinction d'une dizaine des sources les plus brillantes est fortuite, car ce' sont toutes des sources variables, et qu'on a eu de la chance d'être là au bon moment.
 
 
 
Nos amis Suisses du Integral Science Data Centre (IDSC) de l'Université de Genève, ont plus d'informations sur ce thème que vous pouvez consulter.
 
Voir aussi "Voyage au centre de la Galaxie" par D Rouan du Lesia aux RCE 2004.
 
 
 
 
 
 
 
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CHANDRA : L'ECHO DU TROU NOIR DE NOTRE GALAXIE. (25/01/2007)
(Photos/animations : NASA/Caltech)
 
 
Chandra l'observatoire spatial en X a découvert un puissant jet énergétique du trou noir situé au centre de notre Galaxie (Sagittaire A* à une distance de 26.000 années lumière, près de 3 millions de masses solaires).
Un écho de lumière a été produit quand des rayons X produits lorsque du gaz interstellaire a été englouti par le trou noir, se sont réfléchis sur des nuages de gaz situés près du TN. Tandis que les rayons X primaires ont atteint la Terre il y a approximativement 50 ans (on n'avait pas encore de satellites dans l'espace pour les détecter), les X réfléchis ont pris un chemin un peu plus long et ne nous atteignent que maintenant.
 
Les rayonnements réfléchis de cet écho, sont mille fois plus brillant et mille fois plus long que les dernières explosions liées aux TN et détectées par Chandra.
 
 
Les scientifiques pensent que ce TN relativement modeste en énergie, n'a pas été un grand danger pour ses voisins, en analysant les données, ils prétendent qu'il n'avait pas "mangé" depuis approximativement 50 ans, cela fait une longue diète! Ce n'est rien à côté d'autres TN au centre d'autres galaxies, mais après tout, c'est peut être mieux comme cela pour nous, car il est quand même un peu près de nous.
 
Cet écho a été mis en évidence en étudiant les émissions X sur trois années consécutives; où des changements de forme et d'éclat de ces nuages de gaz ont été détectés.
 
 
La NASA fournit aussi des vidéos de cet écho :
 
 
Sur la position de ce trou noir au centre de la galaxie. : 5MB en mpeg
 
Sur l'évolution de l'écho. 4,3MB en mpeg
 
Autres formats : http://chandra.harvard.edu/photo/2007/gcle/animations.html
 
 
 
 
 
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CASSINI-SATURNE :.DES ANNEAUX ET DES SPOKES. (25/01/2007)
(Photos : NASA/JPL)
 
 
Cassini a une vue de "haut" des anneaux de Saturne, il nous fournit des vues de l'anneau B et de ses fameux spokes.
 
 
On voit sur cette vue du 20 Dec 2006 des spokes très faibles indiqués par les flèches. Notez le petit point blanc à deux heures : Janus. Sur l'image originale se trouvaient deux petites étoiles qui semblaient encadre l'anneau F, je les ai enlevées pour ne pas qu'on les confonde avec les gardiens.
Photo prise d'une distance de 1,9 millions km.
Plus de détails sur le spokes de l'anneau B sur cette photo datant du 1er Nov 2006. c'est en fait une composition de 2 images à 45 secondes d'intervalle afin de montrer le mouvement de ces phénomènes. Le plus haut sur la photo fait 2500km de long et 600km de large. Tous ces spokes sont radiaux à l'origine et semblent ensuite s'évaser. Distance : 1,7 millions km.
 
 
 
 
 
 
Comme d'habitude, vous trouverez toutes les dernières images de Cassini au JPL
Les animations et vidéos : http://saturn.jpl.nasa.gov/multimedia/videos/videos.cfm?categoryID=17
 
Les prochains survols : http://saturn.jpl.nasa.gov/home/index.cfm
Tout sur les orbites de Cassini par The Planetary Society; très bon!
 
Voir liste des principaux satellites.
 
 
 
 
 
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MGS :.C'ÉTAIT LE SOFT! (25/01/2007)
(Photo MSSS/NASA)
 
Comme vous le savez, la sonde Mars Global Surveyor (MGS) en opération depuis près de 10 ans autour de Mars est tombée en panne il y a peu (Novembre 2006).
 
Une commission d'experts s'est réunit sous l'égide de la NASA pour essayer de déterminer la cause du dysfonctionnement.
 
Le 2 Novembre en effet la sonde transmettait l'information que une de ses panneaux solaires ne bougeait plus, puis le signal fut perdu.
La réunion de la commission MEPAG (Mars Exploration Program Analysis Group) a dédié une partie de ses interventions à ce sujet, et c'est John McNamee de la NASA qui déclara à cette occasion que l'erreur provenait certainement du nouveau logiciel téléchargé en Juin 2006; il devait servir à synchroniser deux processeurs.
Apparemment deux adresses étaient incorrectes (cela me rappelle la glorieuse époque où je travaillais!!!) qui ont effacé deux adresses mémoires.
Lors de certains mouvements des panneaux solaires, les panneaux se sont mal orientés trop de puissance ont été emmagasinée causant la destruction des batteries de bord; la sonde s'est mise en sécurité, et plus rien ne pouvait la faire redémarrer.
 
 
Triste fin!
 
 
Toutes les photos de MGS à la disposition du public.
 
 
 
 
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MARS ODYSSEY : CYDONIA (25/01/2007)
(Photo : Themis/NASA)
 
Mars Odyssey elle va très bien, et je ne peux pas résister à vous faire partager un de ses derniers envois concernant la région connue pour abriter le célèbre visage de Mars (The Face), la région de Cydonia.
 
Vous connaissez tous le principe de ces nouvelles pages, vous vous connectez et puis vous pouvez zoomer autant que vous voulez dans l'image.
 
La région de Cydonia se trouve dans l'hémisphère Nord de Mars dans une zone de transition entre plaines et cratères. Elle comprend beaucoup de ces plateaux érodés (appelés Mesas ou tables), dont la célèbre figure de Mars.
 
Voici juste une petite portion zoomée de la zone contenant "la face".
 
C'est une colline de 300m de haut, le terrain au pied de cette colline est plat et recouvert de petits cratères d'impact. Il y a aussi des cônes d'évacuation de vapeur suite au volcanisme en forme de bulles comme au pied de l'autre mesa de la photo.
On remarque aussi des coulées de laves.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Tout sur Mars Odyssey sur votre site préféré.
 
 
 
 
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MRO :ON A LOCALISÉ PATHFINDER.! (25/01/2007)
(Photo : JPL/UA/LPL)
 
La caméra haute résolution HiRISE a réussi à trouver le site d'atterrissage de la sonde Mars Pathfinder (MPF) posée le 4 Juillet 1997 et a imager cette région.
 
Je vous rappelle cette superbe petite mission qui a été la genèse des rovers actuels avec la répétition des airbags, de l'atterrisseur et des robots.
 
Vue de MPF des collines appelées "Twin Peaks".
Vue de MRO et de la géologie autour du site d'atterrissage.
 
 
Sur la photo haute résolution de la zone d'atterrissage on distingue (moi j'ai eu du mal!) les parachutes, le bouclier de protection (backshell), les airbags et l'atterrisseur, on les voit quand même beaucoup mieux sur la photo très haute résolution (6MB!).
 
 
Pour vous rendre compte de la très haute résolution à laquelle cette caméra peut faire face, voici une portion de la photo du site  avec les repères au sol et en couleur.
 
Les différents noms hormis ramp qui veut dire la rampe de sorite du robot de l'atterrisseur et sojourner qui était le surnom du robot, tous les autres noms sont les noms donnés à certains repères géologiques, tel le rocher Yogi bien connu des initiés.
La photo plus détaillée peut être vue :
En moyenne résolution (150kB) ou en très haute résolution (3MB).
 
(Photo NASA/UA/USGS)
Les échelles en X et Y sont mètres.
La couleur n'est là que pour donner une idée du relief.
 
 
 
 
 
 
 
 
Les images de MRO : http://mars.jpl.nasa.gov/mro/gallery/calibration/index.html
 
 
Les pages des photos brutes de la caméra HiRISE (superbes et en plus il y a des explications).
http://hiroc.lpl.arizona.edu/images/TRA/  ou   http://marsoweb.nas.nasa.gov/HiRISE/hirise_images/
le site de HiRISE étant : http://hirise.lpl.arizona.edu/  à voir dans tous les cas.
 
 
 
 
 
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LES MAGAZINES CONSEILLÉS :.CIEL ET ESPACE DE FÉVRIER. (25/01/2007)
 
Ciel et Espace de Février vient de paraître, points forts de ce numéro :
L'Univers en laboratoire, ou, commente l'infiniment petit et l'infiniment grand se rejoignent.
À voir aussi une mission en Antarctique et la machine à prédire les éclipses.
 
 
 
 
 
 
 
Mars 500 : Le premier voyage immobile vers la planète rouge
Alain Cirou
Dans moins d’un an, à Moscou, six volontaires vont simuler un voyage aller-retour vers Mars ; avec débarquement sur la planète. Coupé du monde pendant deux ans, sans fenêtre sur l’extérieur, l’équipage martien virtuel s’apprête à tester la résistance de l’homme aux effets de l’isolement et du confinement. Une première !
Découverte : Une supernova dans un berceau d'étoiles
Philippe Henarejos
Deux chercheurs français ont identifié les restes d’une supernova dans la célèbre nébuleuse de l’Aigle, connue comme un lieu de formation d’étoiles. Une découverte surprenante qui pourrait permettre de dénicher d’autres vestiges d’explosions stellaires méconnus dans la Voie lactée.
Mars vue du ciel
Jean-François Haït
Voir Mars comme si nous la survolions à 1000 m en avion, c’est le cadeau que nous offre la sonde Mars Reconnaissance Orbiter. Ses clichés, d’une finesse inégalée, nous dévoilent toute l’histoire de la planète rouge.
Masse des étoiles : Les géantes ne font jamais le poids
Émilie Martin
Les étoiles de plusieurs centaines de masses solaires n’existent pas. La théorie l’avait déjà prédit. Désormais les observations le confirment : derrière chaque colosse stellaire se cache en fait un petit amas…
Laser mégajoule, supercalculateurs… L'Univers en laboratoire
Julien Bourdet
Le ciel ne suffit plus aux astrophysiciens. L’observation n’a pas répondu à toutes leurs interrogations. Aussi ont-ils décidé de reproduire les astres sur Terre pour les étudier en détail. Avec les lasers d’abord, qui allument des mini-étoiles pendant une fraction de seconde. Avec les ordinateurs ensuite, qui tentent de simuler un Univers entier, de la plus petite étoile aux gigantesques amas de galaxies. Encore peu explorés, ces nouveaux territoires de l’astrophysique sont promis à un bel avenir.
Un astronome en Antarctique : Mission extrême sous un ciel de glace
David Fossé
Des télescopes géants en Antarctique ? Pourquoi pas. Avec son ciel de glace, sa longue nuit polaire et sa météo scotchée sur “beau fixe”, la base australe de Concordia est le site astronomique le plus prometteur de la planète. Tout dépendra des résultats obtenus par les premiers “astronomes explorateurs” du continent blanc. Le Français Éric Aristidi vient d’y passer toute une année, isolé du monde.
Objet d'Anticythère : La machine à prédire les éclipses a été reconstituée
Myriam Détruy
Le mécanisme d’Anticythère, ces mystérieux engrenages retrouvés dans une épave romaine, a été reconstitué. Grâce à la passion d’un chercheur britannique et aux travaux récents d’une équipe pluridisciplinaire, ses cadrans montrent comment les Grecs de l’Antiquité visualisaient les dates des éclipses.
Vacances astronomiques aux Canaries
Myriam Détruy
L’Observatoire de Tacande ouvre désormais au public une fenêtre sur le ciel des professionnels. Situé sur l’île de La Palma, à quelques kilomètres de l’Institut d’astrophysique des Canaries, il accueille observateurs débutants et chevronnés pour des séjours sous une voûte céleste épargnée par les nuisances lumineuses.
Calendrier chargé pour Saturne
Jean-Luc Dauvergne
Saturne passe au plus près de la Terre, et crée l’événement. Un rendez-vous serré avec la Lune et une occultation rare de son satellite Japet raviront les observateurs.
Sept chemins pour trouver à coup sûr les merveilles du ciel d'hiver
Emmanuel Beaudoin, Philippe Henarejos
À partir d’étoiles brillantes aisément repérables à l’œil nu, il est facile d’observer quelques-uns des astres les plus célèbres.
 
 
 
 
Bonne Lecture à tous.
 
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C'est tout pour aujourd'hui!!
 
Bon ciel à tous!
 
JEAN PIERRE MARTIN
 
 
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