LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:
Mise à jour : 24 Décembre 2007      
 JOYEUX NOËL ET BONNE ANNÉE À TOUS
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ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :
Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires
 
Sommaire de ce numéro :  
Les étoiles variables : CR de la conférence de JPM à la SAF en commission de cosmologie. (24/12/2007)
Les planètes extra solaires : CR de la conf de R Ferlet de l'IAP à la SAF (Planétologie). (24/12/2007)
Vœux de Noël : un APOD et Saturne. (24/12/2007)
Les conférences de l'IAP : Le CERIMES met en ligne gratuitement certaines. (24/12/2007)
Hinode : Les jets du Soleil. (24/12/2007)
Une aurore polaire : En région parisienne. (24/12/2007)
Yellowstone : Ça va péter! (24/12/2007)
Kaguya : Encore de superbes images! (24/12/2007)
2007 WD 5 : Une rencontre avec Mars? (24/12/2007)
Chang'e : Les premières photos de la Lune chinoise. (24/12/2007)
Deep Impact : Une nouvelle cible pour un nouveau nom. (24/12/2007)
Le VLT de l'ESO : Il repousse les jeunes galaxies vers de nouvelles limites. (24/12/2007)
Gliese 581 d : Cette planète extra solaire serait habitable? (24/12/2007)
Corot : Premiers résultats après un an en orbite. (24/12/2007)
Integral : 5 ans en orbite! (24/12/2007)
Spitzer : Oh les belles bleues! (24/12/2007)
Cassini-Saturne :.Les mini satellites ou soucoupes volantes. (24/12/2007)
Un site Internet à découvrir :.Les meilleurs APOD de l'année 2007. (24/12/2007)
Livre conseillé.:. Sciences de la Terre et de l'Univers chez Vuibert avec notamment A Brahic. (24/12/2007)
Les magazines conseillés : l'Astronomie enfin en kiosque (24/12/2007)
Les magazines conseillés : Espace magazine spécial et numéro de Janvier (24/12/2007)
 
 
 
 
VŒUX DE NOËL : UN APOD ET SATURNE. (24/12/2007)
 
Chers amis amateurs d'astronomie et astronomes amateurs, permettez moi de vous souhaitez les meilleurs vœux pour la réalisation de tous vos rêves pour la nouvelle année et de passer un excellent Noël en famille.
 
Nos amis de l'imagerie de la mission Cassini vous offre cette carte de Noël en espérant encore de nombreuses découvertes autour de Saturne pour l'année qui va commencer.
 
 
Merci à eux ils nous ont donné tant de plaisir.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le site des APOD (voir un peu plus aussi dans ces news) vous offre aussi un cadeau de Noël à leur façon : une analemme animée qui a été filmée par le célèbre astrophotographe Tom Matheson.
 
Et si vous ne savez pas ou plus ce qu'est une analemme (honte sur vous!) consultez ce site qui vous explique ce phénomène ou alors attendez une des prochaines éditions de la Revue l'Astronomie.
 
Le site de Hubble vous souhaite aussi de joyeuses fêtes avec cette superbe vue de M74. (nouvelle vue).
On peut même télécharger un plongeon dans cette galaxie. (choix du format).
 
 
 
Vous ne savez pas quoi faire de vos enfants (ou petits enfants) pendant les fêtes :
 
C'est simple emmenez les au PALAIS DE LA DÉCOUVERTE, ils y découvriront les Sciences.
 
 
 
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LES CONFERENCES IAP : LE CERIMES MET EN LIGNE GRATUITEMENT CERTAINES. (24/12/2007)
 
Vous êtes tous adeptes des conférences publiques de l'Institut d'Astrophysique de Paris (IAP) je le sais car chaque premier mardi du mois à 19H30 l'amphithéâtre est plein à craquer.
En plus de mes comptes rendus (que vous trouverez dans les archives des conférences) le CERIMES (CERIMES – 6 avenue Pasteur – 92170 Vanves   01 41 23 08 97  http://www.cerimes.fr/  )  filme toutes les conférences.
Ces conférences étaient payantes lorsque vues en grand format ou en format téléchargeable, elles pouvaient aussi être commandées en format DVD.
 
Notre amie Peggy Domeyne du Cerimes vient de m'informer qu'une dizaine de conférences récentes sont disponibles gratuitement au téléchargement, beau cadeau de Noël n'est ce pas.
 
Merci Peggy, les astronomes apprécient!
 
Voici la liste et les liens correspondants pour y accéder :
 
 
 
À bientôt pour un prochain rendez vous à l'IAP
 
PS : ceux qui ne connaissent pas les conférences publiques de l'IAP peuvent avoir le programme sur leur site, l'entrée est libre mais la salle étant petite (150 places approx) il faut s'inscrire auprès de Jean Mouette.
 
 
 
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HINODE : LES JETS DU SOLEIL. (24/12/2007)
 
 
Une petite sonde solaire mais elle fait le maximum, que restera t il donc aux grandes???
 
Je parodie une célèbre publicité de voitures pour faire encore une fois l'éloge de la sonde japonaise Hinode qui étudie notre étoile en permanence. De nouvelles images spectaculaires viennent d'être publiées par diverses agences spatiales dont l'ESA, et la NASA, qui nous donnent de nouvelles indications sur l'origine du vent solaire, vent qui a des conséquences souvent fâcheuses au niveau de notre planète.
Ces informations viennent d'être publiées dans la revue Science datée du 7 Décembre 2007.
 
Ce vent solaire est un immense jet de particules chargées  électriquement  qui part du Soleil dans toutes les directions à des vitesses pouvant atteindre quelques millions de km/h (400 à 500 km/s).
Une meilleure compréhension du phénomène devrait pouvoir conduire à une meilleure prévention de ses dégâts au niveau de la Terre et des satellites en orbite.
 
 
 
Les ondes magnétiques jouent un rôle important dans la propulsion du vent dans l'espace.
Ces ondes magnétiques dans la couronne solaire cette bande gazeuse qui entoure la "surface" du Soleil, sont appelées les ondes de Alfven (d'après le prix Nobel de Physique Suédois Hannes Alfven), elles sont à l'origine de ce vent solaire.
 
Ces ondes transfèrent l'énergie de la surface du Soleil et de la couronne solaire vers le vent solaire.
Ces ondes sont créées à la suite de mouvements de convection du champ magnétique ou quand celui ci change de forme (phénomène de reconnexion).
 
Jusqu'à présent on n'avait pas pu mettre en évidence les ondes de Alfven, à cause de la précision des instruments, mais maintenant que nous avons ceux de Hinode, la situation a changé, on peut les mettre en évidence.
 
 
C'est en utilisant le télescope X de Hinode que J Cirtain et ses collègues du MSFC ont pu détecter ces ondes dans les Pôles du Soleil (voir photo plus haut). La quantité de jets mesurée est énorme, beaucoup plus que ce que l'on pensait , ils ont détecté une moyenne de 240 par jour. Le phénomène de reconnexion magnétique est donc fréquent dans la couronne solaire. Ces reconnexions sont à la base des ondes Alfven et des puissants jets X qui les accompagnent.
 
Ce petit film de 5MB en QT montre en accéléré sur 40 minutes pris au XRT l'évolution d'un jet frayant son chemin dans la couronne.
 
Une autre équipe menée par Bart De Pontieu physicien spécialiste du Soleil chez Lockheed Martin Solar and Astrophysics Laboratory en Californie s'est intéressée à la chromosphère du Soleil, la région comprise entre la "surface" et la couronne.
Il a aussi utilisé les images de Hinode, mais cette fois ci celles du télescope optique le SOT.
Il a ainsi montré que celle ci est couverte d'ondes de Alfven et qu'elles s'échappent vers la couronne propulsant ainsi le vent solaire.
 
Ils trouvèrent que la périodicité de ces ondes de Alfven est de plusieurs minutes, plus long que d'après les modèles.
Des comparaisons avec des simulations calculateur faites par l'Université d'Oslo montrent que les reconnexions ne sont pas les seules sources de ces ondes, mais qu'elles se produisent aussi lors des changements de champ magnétique.
 
Voici un film QT de 29MB provenant de la caméra SOT avec filtre CaII (3968 Angstrom) montrant une partie du Pôle Sud du Soleil le 19 Mars 2007. cette région est large comme trois fois la Terre. On y voit des spicules ces fines colonnes de gaz qui propulsent de la matière vers le haut. Elles sont aussi animées d'un mouvement transversal causé par les ondes Alfven. Le film est en accéléré d'un facteur 100 par rapport à la réalité.
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN.
 
 
Tout ce qu'il faut savoir sur la MHD qui gouverne la dynamique solaire par l'Observatoire de paris.
 
Futura Sciences nous parle aussi de ces ondes Alfven dans cet article.
 
Science et Avenir publie sur le Net cet article sur le Soleil et Hinode.
 
Un APOD (Astronomy Picture Of the Day) sur le même sujet.
 
 
Voir cette page de la NASA sur Hinode et sur le Soleil avec une galerie de photos et schémas.
 
Le dossier Soleil sur votre site préféré.
 
La NASA et le phénomène de reconnexion, article en anglais sur les missions dédiées à ce phénomène, notamment cette brochure de la NASA en pdf sur le sujet.
 
La sonde de la NASA THEMIS (Time History of Events and Macroscale Interactions) est aussi impliquée dans ces recherches sur le vent solaire et ses interactions avec notre planète, c'est à dire par exemple avec les aurores.
Voir leur site et les dernières découvertes.
 
 
 
 
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UNE AURORE POLAIRE : EN RÉGION PARISIENNE. (24/12/2007)
(Photo : © Uranoscope  : Guillaume Dubos ,Arnaud Leroy et Thierry Lambert à la prise de vue.)
 
J'ai eu une discussion il y a quelques jours lors d'une conférence de l'IAP avec Christian Larcher, nous parlions d'aurores et je lui disais que c'était bien dommage que l'on ne puisse pas voir d'aurores à partir de la France et qu'il faille monter beaucoup plus haut sur notre Terre (vers la Suède) pour en voir.
 
Il me soutint que c'était déjà arrivé en région parisienne, j'avais du mal à le croire, et bien je m'étais trompé, il vient de m'envoyer le lien qui le prouve.
 
 
Nos amis de l'Uranoscope de Gretz Armainvillers ont réussi dans la nuit du 6 au 7 Avril 2000 à prendre une photo de cette belle aurore.
 
Un jet rouge très spectaculaire est apparu vers 21h05 TU à côté de la constellation d'Hercule très haut dans le ciel.
Un drapé rouge s'est formé de Hercule jusqu'à Cassiopée.
 
 
 
 
Bravo à eux.
 
 
 
 
 
 
 
 
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YELLOWSTONE : ÇA VA PÉTER. (24/12/2007)
 
 
Tout le monde sait que Yellowstone (le célèbre parc naturel du centre des USA avec le fameux geyser : the old faithfull, et situé  à cheval sur trois états : Wyoming, Montana, Idaho) est assis non pas sur un volcan, mais sur ce que l'on appelle un super volcan.
 
Or il semble que la chambre magmatique (une grosse éponge pleine de roches en fusion) située sous le parc augmente chaque année comme l'indique cet article de l'Université de l'Utah.
 
Ce n'est pas une bonne nouvelle car si un super volcan se déclenche à cet endroit, c'est non seulement une grande partie des USA qui disparaît mais le climat mondial en serait aussi affecté profondément.
 
Le mouvement vers le haut de la caldera qui a été de 7cm par an pendant les trois dernières années est le plus important depuis que l'on a commencé les mesures il y a moins d'un siècle. Les mesures ont été effectuées par GPS et par méthodes conventionnelles.
 
 
Vue d'avion du Yellowstone , les flèches rouges indiquent le mouvement du magma dans la caldera, les flèches noires les mouvements de terrain. (©Smith and Siegel)
Représentation de la chambre magmatique située sous le parc. Les dimensions sont données en miles (1,6km). Le rectangle rouge est ce qu'on pense a été injecté dans la chambre depuis 2004 causant l'élévation du sol.
 
 
 
Yellowstone est situé sur un point chaud localisé approximativement à plus de 700km sous terre et de 500km de diamètre.
Les bulles de magma remontent de temps en temps pour remplir la chambre magmatique située sous la caldera. Cette chambre magmatique serait située 8km sous terre et aurait une profondeur de 15km au moins.
C'est elle qui donne l'énergie aux geysers et sources chaudes de la région.
 
Les récentes (au sens géologique du terme) éruptions ont crée cette caldera qui a une forme ovale de 60km par 40km et qui s'est érodée au cours du temps.
 
Une nouvelle éruption du super volcan pourrait être imminente (toujours au sens géologique du terme!!!).
Comme dit l'autre , on n'est pas pressé!
 
 
 
Si vous voulez avoir peur sur ce qui peut se passer consulter cet article.
 
 
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KAGUYA :ENCORE DE SUPERBES IMAGES !. (24/12/2007)
(images : © JAXA)
 
 
La petite sonde Japonaise continue sa mission; après nous avoir éberlué avec ses couchers et levers de Terre, voici maintenant des images plus détaillées prises avec ses différentes caméras.
 
 
Cette sonde possède deux caméras appelées TC (caméra de terrain) qui voient des régions au sol séparée de 60km avec une résolution de 10m, elles permettent aussi le 3D.
Voici quelques exemples d'images prises par ces caméras.
 
Photo du terrain lunaire près du Pôle Nord (près de Dyson crater).
 
De même il existe aussi certaines photos en 3D anaglyphes.
 
 
Petit film (streaming) en relief : http://space.jaxa.jp/movie/20071128_kaguya_movie01_e.html
 
Plus impressionnant ; celui-ci en 3D anaglyphes (lunettes nécessaires).
 
 
 
 
 
 
Une superbe vue du Pôle Sud lunaire en relief  prise sur leur rapport de mission correspondant.
 
 
 
 
La sonde japonaise possède aussi une caméra spectrale multi canaux (MI : Multi-band Imager) pour observer la composition du sol lunaire dans 9 régions du spectre différentes, du visible au proche IR.
 
Voici le genre d'image prise par cette caméra spectrale :
 
Image composite des images de base à 900 (Red); 700 (Green) et 415 (Blue) nm d'une partie du bassin orientale sur la face cachée de la Lune.
 
La partie inférieure gauche de l'image a été analysée plus finement dans d'autres longueurs d'onde que l'on voit sur la photo suivante.
 
On met ainsi en évidence la direction des éjectas plus facilement par exemple. Du rouge au jaune-vert, on voit les différentes couches soulevées par l'impact, rouge plus profond que jaune vert.
Les hautes plaines en anorthosite apparaissent en bleu.
 
 
 
 
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
Voir aussi :
http://www.cielqr.fr/selene.html
 
L'article de la Planetary Society.
 
 
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CHANG'E : LES PREMIÈRES PHOTOS DE LA LUNE CHINOISE. (24/12/2007)
(toutes photos : Xinhuanet)
 
 
Le 26 novembre, l'Administration spatiale de Chine a publié officiellement la première photo de la Lune prise par Chang'e-I, la première sonde lunaire de Chine.
 
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao s'est félicité au cours d'une cérémonie officielle de cette première.
 
Chang'e poursuit sa mission et devrait aussi prendre des photos en 3D à des fins de préparation pour l'établissement d'une base permanente chinoise sur notre satellite.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Chang'e s'attaque aussi à la face cachée de la Lune.
 
Photo publiée le 11 Décembre 2007 d'un cratère nommé d'après le célèbre astronome chinois Wan Hu.
 
 
 
Moon photos gallery : http://news.xinhuanet.com/english/2007-12/09/content_7221718_2.htm
 
 
 
 
 
 
Plus d'informations sur la Lune et la conquête lunaire sur le site de Moon Daily.
 
 
 
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2007 WD 5 : UNE RENCONTRE AVEC MARS? (24/12/2007)
 
Le JPL vient de communiquer qu'un astéroïde nommé 2007 WD 5 a une chance sur 75 de percuter la planète Mars le 30 Janvier 2008.
 
Cet astéroïde découvert par le Catalina Sky Survey le 20 Novembre 2007 est d'une taille estimée à 50m, comparable à l'objet qui a produit l'événement de la Tungunska en 1908. Il est actuellement à mi distance de Mars qu'il devrait percuter dans la journée du 30 Janvier prochain vers 10H55 TU.
 
La probabilité de contact est extrêmement haute et c'est assez exceptionnel, néanmoins les meilleures estimations donnent pour le moment un passage à 50.000km de Mars, mais la marge d'incertitude est du même ordre de grandeur.
 
La zone d'impact devrait se situer vers l'équateur assez proche d'Opportunity, alors on peut rêver que le petit robot filme en direct cet impact, ce serait extraordinaire.
 
La vitesse d'impact calculée est de 13,5km/s et l'explosion serait équivalente à 3 millions de t de TNT; un cratère de 1km peut en être la conséquence.
 
L'astéroïde est peu visible en ce moment, des meilleures déterminations d'orbites seront faites courant Janvier, on vous tient au courant.
 
 
 
 
Une animation de la trajectoire en gif est disponible.
 
Si vous voulez vous amuser à jouer avec les orbites voici le calculateur interactif du JPL en Java.
 
Film QT de 3MB sur l'impact (simulation).
 
 
Plus sérieusement, si on reparlait d'Apophis, quoi vous avez oublié cet astéroïde qui nous attend en 2029 ou 2036, voici en avant première une page du JPL à ce sujet , nous en reparlerons une prochaine fois.
 
 
 
 
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DEEP IMPACT : UNE NOUVELLE CIBLE POUR UN NOUVEAU NOM. (24/12/2007)
 
Nous avions déjà parlé de cette sonde qui a impacté la comète Tempel 1 en Juillet 2005, on lui avait assigné une nouvelle mission étant donné que la partie observateur était toujours en état de marche : visiter la comète Boethin.
Problème, on ne la retrouve pas cette comète!! Émoi à la NASA. S'est elle brisée? Bref on ne sait pas.
 
On vient alors de lui assigner une nouvelle cible la comète 103 P/ Hartley 2 (période 6 ans et demi) qu'elle devrait visiter le 11 Octobre 2010.
 
La sonde en profite pour être baptisée d'un nouveau nom : Epoxi qui est la contraction de deux de ses principales missions : Extrasolar Planet Observation and Characterization (EPOCh)  et Deep Impact Extended Investigation (DIXI).
 
Avant cette rencontre, la sonde va pointer son télescope vers des planètes extra solaires déjà découvertes et ceci à partir de Janvier 2008, elle va chercher des planètes si possible de type terrestre et peut être de l'ordre de quelques masses terrestres.
Elle devrait aussi étudier notre planète pour déterminer ce qui la rend si habitable au point de vue signature spectrale.
 
 
 
 
La partie cométaire va être intéressante, cette comète dont le noyau est de l'ordre de 800m va être approché à moins de 1000km et on pourra on espère y voir des détails caractéristiques.
 
Bien sûr c'est toujours Mike A'Hearn qui dirige la mission de Baltimore au JHUAPL.
 
 
La séquence de mise à feu pour mettre la sonde sur sa nouvelle route a été effectuée le 1er Novembre 2007, 3 assistances gravitationnelles terrestres devraient être nécessaires, la première pour la Saint Sylvestre le 31 Décembre 2007; alors quand vous vous embrasserez ce soir là , pensez à ce qui se passe au dessus de vos têtes.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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LE VLT DE L'ESO : IL REPOUSSE LES JEUNES GALAXIES VERS DE NOUVELLES LIMITES. (24/12/2007)
 
Le CNRS et l'ESO communiquent leurs dernières découvertes :
 
Une équipe internationale d'astrophysiciens, à laquelle participe Céline Péroux, Chercheuse au Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (LAM-OAMP/CNRS/Université de Provence) a pu détecter la très faible lumière émise par de «jeunes galaxies» situées à des milliards d'années-lumière.

Selon cette équipe, ces galaxies qui n’ont jamais pu être détectées malgré d’intensives recherches menées au cours des trente dernières années, pourraient être les blocs élémentaires des galaxies « normales » telle que notre Galaxie, la Voie Lactée.
 
Les scientifiques supposaient depuis longtemps que les galaxies semblables à la Voie Lactée avaient été créées, très tôt dans l'histoire de l'Univers, par la fusion de « proto-galaxies ». Cependant, les astronomes n’avaient jamais pu, auparavant, en prouver l'existence.
Le temps d’observation nécessaire pour détecter la faible lumière émise par ces structures lointaines, même avec un des très grands télescopes (VLT) de l’Observatoire Européen Austral (ESO), surpasse en effet le temps généralement alloué aux campagnes d’observation.
 
Le succès de cette équipe scientifique repose donc avant tout sur la stratégie d’observation qu’ils ont choisie… et un peu de chance aussi car à l’origine, leur campagne d’observation avait pour objectif de détecter, par l’observation d’une partie du ciel centrée sur un quasar (Les quasars sont des objets célestes très brillants au centre de certaines galaxies. Ils font partie des objets les plus énergétiques de notre Univers.), le très faible signal du gaz intergalactique causé par le rayonnement ultraviolet du fond cosmique.
 
Ils ont donc demandé à utiliser un des très grands télescopes de l’ESO à des périodes où les conditions d’observation ne sont pas optimum (moins bonnes conditions climatiques) afin d’obtenir une plus longue période d’observation.
Ils ont ainsi pu pointer le télescope sur une même zone de l’Univers pendant 92 heures entre 2004 et 2006, c'est-à-dire l’équivalent de 12 nuits complètes, durée relativement supérieure à ce qui est généralement accordé pour de tels programmes.
C’est donc grâce à cette période d’observation relativement importante et à la très grande sensibilité de l’image prise avec le VLT que cette équipe a pu obtenir un spectre de l’Univers alors qu’il n’était âgé que de 2 milliards d’années.
 
Elle a ainsi mis en évidence 27 objets de très faible luminosité dont les caractéristiques correspondent à celles des proto-galaxies (existence dans leur spectre de la raie « Lyman Alpha », radiation de l’hydrogène neutre, signature de ce type de galaxies). Ces objets sont environ 20 fois plus nombreux que toutes les galaxies distantes jamais observées jusqu’à présent avec les télescopes au sol.
 
 
 
Spectre à deux dimensions obtenu en 92 heures d’exposition montrant la raie d’émission des objets détectés. Les raies d’absorption du quasar sont visibles prêt du centre de l’image. (Crédit : ESO).
 
De plus, renchérit Céline Péroux « les informations recueillies indiquent que le taux de formation stellaire et la production d'éléments chimiques de ces objets sont faibles, ce qui renforce l'idée qu’ils sont dans la première phase de leur formation ».
 
 
Cette découverte est importante à double titre. Elle confirme les modèles théoriques qui prédisent que les galaxies comme la nôtre ont été formées par la fusion de petites proto-galaxies très tôt dans l'histoire de l'Univers” et elle met en évidence une stratégie d’observation qui devrait permettre la découverte et l’étude détaillée d’un nombre important d’objets similaires.
 
 
Nous pourrons ainsi obtenir de précieuses informations sur la formation des galaxies semblables à la Voie Lactée.
 
 
 
 
 
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GLIESE 581 d : CETTE PLANÈTE EXTRA SOLAIRE SERAIT HABITABLE? (24/12/2007)
 
 
Il y a peu les astronomes de l'ESO au Chili ont découvert un système solaire complexe autour de Gliese 581 (une naine rouge type spectral M très fréquente dans notre galaxie), nous l'avions évoqué déjà dans ces colonnes à l'époque.
Le système solaire de Gliese 581 est au moins à trois planètes et nous pensions que c'était la 581 c qui pourrait être habitable.
Or une nouvelle publication (Astronomy & Astrophysics) vient de sortir indiquant que ce pourrait être une autre planète la plus habitable.
 
On découvre de plus en plus d'exoplanètes (le compteur est à 250 en cette fin 2007) et maintenant on en découvre des moins grosses, ce ne sont plus des Jupiter chaudes mais pas encore des terrestres, on les appelle des "super terres", elles ont moins de 10 masses terrestres.
Les planètes c et d auraient 5 et 8 masses terrestres et après calcul de leurs distances à l'étoile pourraient être dans la zone habitable. La zone habitable étant la zone autour d'une étoile où la température n'est ni trop chaude ni trop froide pour permettre à l'eau d'exister sous ses trois formes : liquide solide et gazeuse.
La Terre est dans la zone habitable du Soleil ainsi que Mars (à la limite).
 
Deux équipes internationales d'astronomes (l'une menée par Franck Selsis du CRAL Centre de Recherches d'Astrophysique de Lyon et l'autre par Werner von Bloch du PIK Postdam Insitute for Climate Research d'Allemagne) publient les possibilités d'habitabilité de ces planètes vues de deux différents points de vue. À cet effet ils estiment la limite de la zone habitable autour de Gliese 581.
 
 
 
F Selsis et ses collègues ont mis au point un modèle atmosphérique des planètes et von Bloch a étudié la zone où la photosynthèse serait possible qui dépend de la quantité de CO2 de l'atmosphère dont il suppose la pression à 10 bars.
 
Les détails sont données dans les articles très complets (et très techniques) qui paraissent dans la revue et qui sont en accès libre en format pdf.
 
Article de F Selsis et collègues : Habitable planets around the star Gliese 581?
 
Article de von Bloch et collègues : The habitability of super-Earths in Gliese 581
 
 
Voici l'illustration des limites des zones habitables (HZ) obtenues par les deux équipes.
 
L'image du haut étant la référence : notre système solaire à notre époque, l'extrême limite pouvant être la partie marquée en rouge. L'extrême de la zone habitable du Soleil est située actuellement entre 1,7 et 2,4 UA. Cette zone est repérée par les traits verts (limite de la photosynthèse).
 
L'image centrale correspond à Gliese 581 vue par le modèle de F Selsis.
 
L'image inférieure correspond elle au modèle de von Bloch à différentes époques où l'on repère en vert la zone de photosynthèse et en rouge diverses  limites extrêmes suivant les ages possibles (5; 7 et 9 milliards d'années) du système planétaire.
Les dernières estimations donnent un age de 7 milliards d'années.
 
Les variations d'excentricité des planètes c et d sont représentées par des barres horizontales bleues.
 
Les deux équipes trouvent que c contrairement à ce qui était cru à l'origine est trop près de son étoile pour être habitable alors que 581-d elle pourrait l'être même si son environnement semble très "dur" pour permettre une vie évoluée. Cette planète est synchronisée sur son orbite comme la Lune autour de la Terre indiquant qu'une face est plongée en permanence dans le noir et pouvant induire de fortes rafales de vents entre ces deux hémisphères.
On remarque aussi que c et d ont de fortes variations d'excentricité.
Leurs périodes orbitales sont de 12,9 jours pour c et de 83,6 jours pour d. on remarque que d quitte à cause de l'excentricité de temps en temps la zone habitable avant d'y retourner, mais son atmosphère peut faire effet d'amortisseur si elle est suffisamment dense.
 
 
Les trois quarts des étoiles de notre galaxie sont des étoiles de type M (naines rouges) qui brillent peu et qui par conséquent ont une durée de vie très longue. Elles ont toujours été considérées comme de mauvaises candidates pour supporter des planètes pouvant abriter la vie pour deux raisons : la première les planètes de la zone habitable étant proche de l'étoile ont leur rotation très probablement synchronisée donc un hémisphère froid et un hémisphère chaud, ce qui n'est certainement pas propice à la vie et la deuxième est que ce type d'étoile ont une activité magnétique importante  liée aux émissions de jets et de X très violents au début de leur vie, ce qui peut faire disparaître une éventuelle atmosphère planétaire.
 
Donc cette dernière découverte sur Gliese 581 doit être prise avec précaution en ce qui concerne une possible forme de vie sur les planètes c et d. il faudra de toutes façons y voir plus clair et ces deux planètes seront la cible principale des futures missions Darwin de l'ESA et TPF (Terrestrial Planet Finder) de la NASA.
 
 
D'autres études sur le système de Gliese 581 sont en cours notamment de H Beust (du LAOG Grenoble) et son équipe et qui seront publiées en 2008.
 
Donc nous reparlerons de cet intéressant système solaire voisin.
 
 
 
 
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COROT : PREMIERS RÉSULTATS APRES UN AN EN ORBITE. (24/12/2007)
(Photos : Corot Team)
 
 
L'ESA communique ces jours ci qu'après un an après sa mise en orbite le 27 Décembre 2006, le satellite d'étude des planètes extra solaires, Corot, va très bien.
 
Corot est en poste stable en moyenne deux fois par an pour examiner sans bouger la même zone du ciel, c'est à dire une zone pendant 150 jours et la zone opposée pendant 150 autres jours comme il a déjà été expliqué dans ces colonnes.
 
Les premiers résultats ont été présentés ce 20 Décembre 2007 à la presse scientifique.
 
Corot observe en même temps un très grand nombre d'étoiles : 12.000! et ceci avec une précision très grande, due au fait que le temps d'exposition (pour comparer avec une photo) est très long (jusqu'à 150 jours).
La précision de mesure de luminosité est de un ppm (une partie par million soit 10-6).
Une telle précision permet non seulement de mesurer le transit planétaire pour détecter d'éventuelles planètes, mais aussi les infimes oscillations des étoiles, car les étoiles raisonnent et oscillent dues à des ondes acoustiques (peau de tambour!), c'est la sismologie stellaire.
 
 
À ce jour une trentaine d'étoiles présentant ce phénomène de sismologie stellaire ont été étudiées (entre 20 et 150 jours d'affilé), et la façon dont les variations de lumière sont réparties donnent une idée de l'intérieur de l'étoile.
Corot a étudié aussi bien des étoiles comme notre Soleil que des plus massives.
 
 
Les premiers résultats sont très intéressants.
Deux étoiles du type Soleil ont été particulièrement étudiée : HD 49933 et HD 181420.
 
 
On voit ici les différents modes d'oscillation d'une étoile de type delta scuti. Les différents pics donnent des indications sur la structure interne de l'étoile.
 
 
 
Mais la mission principale et beaucoup plus médiatique de Corot, c'est la détection d'exoplanètes, Annie Baglin, responsable de la mission nous confirme la découverte d'une deuxième exoplanète par la méthode des transits planétaires.
C'est ainsi que cette planète baptisée Corot-exo-2b a été découverte en conjonction avec des observatoires terrestres comme celui de Haute Provence et de l'ESO au Chili. Ils ont confirmé existence et masse de la planète.
 
 
 
Corot-exo-2b est en orbite autour d'une étoile similaire à notre Soleil, un peu plus massive et un peu plus froide que notre Soleil. Elle est située à 800 années lumière de nous, donc une proche voisine, dans la direction du Serpent.
 
 
 
 
C'est malheureusement une géante, 1,4 fois plus grande que Jupiter et 3,5 fois plus massive. Densité moyenne : 1,5. sa période orbitale est de…..deux jours à une distance de six fois son rayon. Encore une Jupiter chaude, by Jove! (comme dirait Blake et Mortimer).
 
Corot a observé jusqu'à présent quatre régions du ciel :
·         une zone dans la direction de la Licorne pendant 60 jours
·         deux régions dans la direction opposée vers la constellation du Serpent pendant 26 jours et 150 jours respectivement
·         une nouvelle région dans la Licorne où Corot doit rester pendant au moins 150 jours.
 
 
On croit savoir que de nouvelles découvertes devraient être annoncées prochainement dans la presse spécialisée. Peut être des planètes de plus faible masse.
 
 
On pourra consulter cette excellente présentation en pdf de 6MB de Pascal Bordé de l'IAS pour se remémorer les missions de Corot.
 
 
 
 
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INTEGRAL : 5 ANS EN ORBITE (24/12/2007)
Photos/dessins : Credits: ESA/ IBIS Survey team (A Bird et al.)
 
 
L’astrophysique des hautes énergies fête les cinq ans de l’observatoire du rayonnement gamma INTEGRAL.
C'est ce que fête en ce moment le DAPNIA du CEA et l'ESA :
 
Lancée le 17 octobre 2002, cette mission de l’Agence spatiale européenne (ESA) a livré depuis une moisson de découvertes, offrant une vision totalement nouvelle du ciel gamma.
 
Découvertes de nouvelles populations de sources, nature du fond diffus galactique, étude des objets les plus denses de l'Univers, recherche d'antimatière, nucléosynthèse au cœur des étoiles ou bien encore exploration de l'Univers lointain illustrent la richesse et la diversité des recherches menées. 
 
Le parfait fonctionnement des instruments à bord du satellite et la grande qualité des recherches viennent d’ailleurs d’être soulignés par une instance scientifique consultative de l’ESA qui a fortement recommandée la prolongation de la mission INTEGRAL jusqu’à fin 2012.
 
Cinq résultats saillants sont décrits dans l'article du Dapnia , d'autres sont rendus publique à Cagliari durant une conférence internationale à l'occasion de cet anniversaire et de nombreux autres ont fait l’objet durant les cinq années écoulées de communications par le Service d’Astrophysique du CEA-Dapnia, très impliqué dans l'exploitation scientifique de la mission.
Nul doute que découvertes et surprises continueront d'être au rendez-vous dans les prochaines années.
 
 
 
Integral a aussi résolu un problème vieux de 30 ans : le rayonnement gamma du centre de la Galaxie est produit par des centaines de sources individuelles dont Integral a élaboré le catalogue.
 
 
Les carrés rouges (HMXB = High Mass X-Ray Binary System) et verts (LMXB = Low Mass X-Ray Binary System) représentent des objets denses au sein de notre galaxie découverts par Integral. Les points bleus sont des trous noirs super massifs (AGN) dans l'Univers lointain. Les jaunes sont des sources gamma non encore identifiées probablement dans notre galaxie.
 
 
 
 
 
 
Integral étudie aussi la Galaxie à la recherche de l'isotope radioactive Al-26 lié à l'explosion de Super novæ. Les mesures ont permis d’en déduire le taux de supernovae dans la Galaxie, soit en moyenne de deux explosions de SN par siècle.
 
On consultera avec intérêt cet article pdf sur le lien entre cet isotope et les étoiles massives :
Radioactive 26-Al and massive stars in the Galaxy
 
Informations sur le ciel en Gamma sur ce site.
 
 
 
 
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SPITZER : OH LES BELLES BLEUES! (24/12/2007)
(photo : Spitzer/Caltech tirée de l'article cité plus bas)
 
 
Une nouvelle image de Spitzer, le télescope spatial en IR est toujours un événement.
 
Voici une bébé étoile située à 1140 années lumière qui éjecte deux énormes bulles de gaz.
 
Cette étoile s'appelle du doux nom de HH 46/47 HH est le symbole du catalogue Herbig-Haro, vous ne le saviez pas j'en suis sûr), elle se repère par la tache blanche au milieu de la photo.
 
Ces deux bulles de gaz sont visibles dans le bleu/vert, le vert indiquant la présence d'Hydrogène moléculaire et le bleu correspond à la diffusion de la lumière de l'étoile par les poussières interstellaires.
 
Image composite : bleu : 3,6µ ; vert : 4,5µ et 5,8µ.et le rouge : 24µ.
 
 
Ces bulles se forment quand les puissants jets de gaz s'échappant à 200 ou 300 km/s rencontrent les nuages de gaz entourant l'étoile.
Les points rouges à l'extrémité de chaque bulle indiquent la présence de Soufre et de Fer à l'état gazeux chaud au point d'impact avec les nuages cosmiques.
 
D'après les théories actuelles, les jeunes étoiles croissent par gravité en absorbant la matière et le gaz aux alentours en formant un disque de matière. La croissance de ce disque s'arrêterait lorsque l'étoile centrale développe des puissants jets qui projette la matière dans l'espace.
 
 
Ces images sont traitées par un nouveau procédé mis au point par le JPL, la Hi Res Deconvolution (déconvolution haute résolution).
Ce procédé réduit considérablement le flou et rend les images ainsi plus "piquées". C'est ainsi que l'on put détecter ces vents s'échappant de cette jeune étoile.
 
 
 
 
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CASSINI SATURNE :.LES MINI SATELLITES OU LES SOUCOUPES VOLANTES! (24/12/2007)
(photos : NASA/JPL).
 
 
Voici les photos les plus précises que l'on a de ces mini satellites que sont Pan et Atlas.
 
Ils ont été surnommés les "soucoupes volantes" (flying saucers) par nos amis du JPL vu leur forme qui est caractérisée par un bourrelet équatorial (en anglais : equatorial ridges) très épais.
 
 
 
 
 
 
De gauche à droite : l'hémisphère "arrière" d'Atlas (par rapport à son mouvement sur son orbite, trailing hemisphere en anglais) avec le Nord en haut, une autre vue d'Atlas avec moins de résolution et une vue plus du Sud, l'hémisphère avant étant vers la gauche.
L'hémisphère "arrière" de pan vu du Sud et la face de Pan opposée à Saturne.
 
Sur Atlas le bourrelet est estimé de 3 à 5 km sur un satellite de 39km de diamètre équatorial et de 18km de diamètre polaire, ce n'est pas rien (27% en volume); encore important aussi pour Pan dont le bourrelet est évalué de 1,5 à 4km de haut pour une taille de 33km équatorial à 21km polaire (10% en volume).
 
Ces images ont été prises entre 2005 et 2007 par le téléobjectif de Cassini.
 
On pense que ces lunes sont les restes d'un objet plus grand qui s'est cassé en mille morceaux ce qui a aussi contribué a former les célèbres anneaux. Les débris de ces impacts se mettent rapidement en forme d'anneau dans le plan équatorial (loi de la physique!) et de petites lunes essaient de se former, souvent de forme très irrégulière.
 
Cassini a étudié depuis sa mise en orbite plus de 14 petites lunes ce qui a permis d'en déduire leurs caractéristiques et sur comment elles se sont formées.
 
Le clou a été que la densité des lunes les plus internes avaient une densité très faible, de l'ordre de 0,5, elles ont cru par agrégation et accumulation de la matière des anneaux. Mais le problème était qu'elles sont près ou dans les  anneaux, un endroit où il est difficile pour les particules de s'agréger ensemble.
 
Alors comment ont elles fait???
 
Carolyn Porco et ses collègues ont semble t il la réponse : il aurait fallu démarrer avec un noyau de quelques dizaines de km qui aurait servi de base ou de graine à l'agglomération des particules des anneaux, ce noyau aurait une densité de l'ordre de la densité de la glace d'eau (1). Des calculs et des simulations montrent que c'est une possibilité pour un satellite de grossir dans cet environnement si proche de Saturne, il pourrait atteindre deux ou trois fois la masse de la graine d'origine.
 
Cette graine, ou noyau pourrait provenir du déchirement d'une satellite ou d'un corps plus important (impact, forces de marées???).
 
Mais comment se fait il que Pan (dans l'anneau principal) et Atlas (à la limite des anneaux principaux) aient une forme aussi tordue avec des bourrelets équatoriaux si importants?
Une explication est donnée dans cet article de la revue Science du 7 Décembre 2007 par Sébastien Charnoz André Brahic et leurs collègues, où l'on pense qu'il y a eu un deuxième stade d'accrétion après que ces lunes aient grossi et que les anneaux de Saturne aient leur forme actuelle.
Cette accrétion provenant des particules de l'anneau ne pouvait que se produire sur la partie équatoriale de ces lunes.
Ces bourrelets sont des empilements de particules des anneaux formé après les satellites eux mêmes. Ils se seraient formés rapidement d'après les simulations numériques.
 
 
 
Comme d'habitude, vous trouverez toutes les dernières images de Cassini au JPL
Les animations et vidéos : http://saturn.jpl.nasa.gov/multimedia/videos/videos.cfm?categoryID=17
 
Les prochains survols : http://saturn.jpl.nasa.gov/home/index.cfm
Tout sur les orbites de Cassini par The Planetary Society; très bon!
 
Voir liste des principaux satellites.
 
Voir absolument le site du Dapnia (Charnoz et Brahic sont du CEA) qui donne de très complètes explications et qui présente un film d'animation sur l'élaboration de ces bourrelets.
 
 
 
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UN SITE INTERNET À DÉCOUVRIR :.LES MEILLEURS APOD DE L'ANNÉE 2007. (24/12/2007)
(ce paragraphe est le votre si vous avez un site astro à nous faire connaître, n'hésitez pas à nous contacter)
 
Vous connaissez tous les APOD de la NASA : les Astronomy Pictures Of the Day, c'est à dire les photos astro du jour.
 
Pour la fin de l'année les APOD vous proposent les meilleures photos de l'année :
 
http://antwrp.gsfc.nasa.gov/apod/apoys2007.html
 
 
Alors comme disent nos amis Américains: enjoy! Et bonne année à tous!
 
Ce site est vraiment un régal, car quand vous êtes en panne d'idées ou que vous cherchez des infos sur un sujet donné, c'est toujours payant d'aller faire un tour sur leur index par thèmes ou dans leur moteur de recherche.
 
 
 
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LIVRE CONSEILLÉ.:. SCIENCES DE LA TERRE ET DE L'UNIVERS CHEZ VUIBERT (AVEC A BRAHIC…) (24/12/2007)
 
C'est un ouvrage collectif qui est INDISPENSABLE pour toute personne qui s'intéresse aux études de ce que l'on appelait dans le temps, les sciences naturelles.
Ouvrage immense (800 pages) qui traite de tous les aspects de notre planète aussi bien que du vivant et que de la place de la Terre dans l'Univers.
 
Sous la direction de : André BRAHIC, Jean-Yves DANIEL, Michel HOFFERT, André SCHAAF, Marc TARDY
COLLECTIF
 
 
Voic ce qu'en dit l'éditeur :
 
Après avoir situé notre globe dans l'histoire et l'immensité de l'Univers, les auteurs - enseignants-chercheurs renommés dans leur spécialité - en étudient toutes les dimensions: du noyau jusqu'à la croûte, du fond des océans jusqu'à la stratosphère et du fossile jusqu'à l'homme dans son environnement actuel.
Plus de mille documents - la plupart en couleurs - viennent appuyer le texte de cet ouvrage de synthèse dont les différents chapitres, complétés d'exercices corrigés, sont ponctués de fiches spécialisées : définition d'une planète, classification des roches sédimentaires, stratigraphie séquentielle, métamorphisme, etc. Publiée à l'aube de l'année 2007, cette nouvelle édition a bénéficié des travaux les plus récents et des toutes dernières découvertes.
 
 
Publié pour la première fois à la rentrée universitaire de 1999, ce manuel d’enseignement supérieur se veut conforme à la nouvelle façon d’enseigner ce que l’on a longtemps appelé la « géologie », une discipline que les connaissances nouvelles aussi bien ques les nouveaux programmes ont fait évoluer vers ce qui s’appelle désormais les sciences de la Terre et de l’Univers. D’où son titre. À l’étude de la Terre - avec son histoire, ses roches et ses climats - s’ajoutent l’étude de l’apparition et du développement de la vie sur notre planète (en complément de la traditionnelle paléontologie) et l’étude du Système solaire et de tout ce que l’exploration spatiale nous a permis jusqu’ici de connaître du reste de l’Univers, avec sa structure, sa composition physico-chimique et son histoire (dont l’hypothèse de l’origine de l’Univers).
 
 
SOMMAIRE DU LIVRE :
·        La Terre, planète du système solaire :
la place de la Terre dans l'Univers
formation du système solaire
evolution de la Terre et des planètes
·        La Terre, archives géologiques et mémoire du temps :
la géologie
les roches
la mesure du temps
·        La Terre et ses climats : dynamique des enveloppes fluides :
les climats actuels
les climats anciens
les climats du futur
·        La Terre solide et sa dynamique :
forme et structure de la Terre
la lithosphère et sa dynamique
le magmatisme
·        La Terre, planète du vivant :
l'apparition de la biosphère
la diversification et l'évolution de la biosphère
·        Solutions des exercices
·        Bibliographie
·        Index
 
 
Malgré son épaisseur et son poids, ce livre se lit très facilement et il est à la portée de tout le monde, des rappels plus techniques sont donnés dans des encarts qui peuvent être ne pas lus si vous n'aimez pas les formules.
 
 
C'est un ouvrage de référence de nos connaissances actuelles.
Pris : 40€  ISBN : 2-7117-5282-8     800 pages.
 
 
 
 
Les auteurs : http://vuibert.com/livre13485.html
 
 
 
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LES MAGAZINES CONSEILLÉS :..L'ASTRONOMIE ENFIN EN KIOSQUE (24/12/2007)
 
Nous l'attendions tous, la revue de la SAF (Société astronomique de France) qui n'était distribuée que sur abonnement, paraît à partir de maintenant en kiosque.
 
 
L’Astronomie, revue de la Société Astronomique de France, paraît régulièrement depuis sa fondation par Camille Flammarion, il y a plus de 120 ans.
 
À partir du 21 décembre 2007, vous aurez la possibilité de découvrir son premier numéro chez vos marchands de journaux.
 
Elle a pour objectif de mettre l’astronomie à la portée de tous. À la différence d’autres revues d’astronomie, elle propose des textes rédigés par des spécialistes, astronomes amateurs ou professionnels, dans une présentation de qualité et facile à lire.
 
N°1 nouvelle édition - 5,90 €
 
 
 
 
Chaque mois le point sur l’actualité et les multiples facettes de l’astronomie les découvertes récentes, la compréhension de l’Univers et de son évolution, l’histoire de l’astronomie et des grands astronomes, l’observation du ciel, les instruments d’astronomie, l’astroimagerie,
l’exploration spatiale du Système solaire, les curiosités célestes, etc.
 
 
Contact : Société Astronomique de France,
Élisabeth Sablé, 01 42 24 13 74
redac.saf@wanadoo.fr
 
 
On peut trouver le point de vente le plus proche sur http://www.trouverlapresse.com
Un site Internet dédié à la revue est maintenant disponible sur http://www.saf-lastronomie.com.
 
Merci de nous aider ainsi à faire connaître la revue.
 
 
 
 
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LES MAGAZINES CONSEILLÉS :.ESPACE MAGAZINE SPECIAL ISS ET NUMÉRO DE JANVIER (24/12/2007)
 
J'avais oublié la dernière fois de vous parler du numéro spécial de cette revue consacré exclusivement à la station spatiale, il est toujours disponible en kiosque.
 
La Station Spatiale Internationale (ou ISS) regroupe 15 nations : les USA, la Russie et plusieurs pays européens.
L'ISS est déjà 2 fois plus grande que la défunte Mir !
 
Alors que bientôt le laboratoire européen Columbus s'envolera vers cette Station, nous vous proposons un numéro spécial intégralement consacré à ce grand programme de vols habités.
 
 
 
 
 
 
 
Au sommaire de ce numéro exceptionnel
 
- Des portfolios pour vivre en images l'épopée de l'ISS
Métamorphose sur orbite (la Station de 1998 à aujourd'hui)
Un équipage de 100.000 personnes (le travail accompli au sol)
400 km qui comptent (comment on y va)
Vivre et travailler dans l'espace (les conditions de vie là-haut)
Les ouvriers du ciel (sorties en scaphandre)
Vue sur la Terre (un panorama imprenable !)
 
- Des articles et interviews pour saisir les enjeux
Une Station très attendue
Jean-Jacques Dordain (directeur général de l'ESA) : Columbus, un autre monde
Léopold Eyharts (astronaute de l'ESA) : le français qui va inaugurer Columbus
Mark Uhran (administrateur associé de la NASA) : une station pour la science, la Lune et Mars
Premières et traditions
Tableaux des missions (automatiques et habitées)
 
Découvrez plus en détail le sommaire de ce numéro : cliquez ici
 
 
Nouveau : votre magazine en numérique et en ligne !
ESPACE Magazine est désormais disponible en version numérique chez Relay.fr.
 
L'antichambre de la Station
Un reportage vidéo en ligne exclusif d'ESPACE Magazine !
Consultez-le en cliquant ici
 
 
 
 
 
 
Vient de sortir aussi le numéro 34 de Janvier Février
 
Au sommaire de ce numéro :
 
-Dépannage sur orbite
Retour sur la mission STS-120 qui a vu une historique sortie spatiale afin de réparer les panneaux solaires de la Station.
Interview de Paolo Nespoli, astronaute de l'ESA et membre d'équipage de cette mission
 
-Derniers préparatifs pour Columbus
L'équipage de la mission STS-122, s'entraîne à évacuer le pas de la tir de la navette (reportage photo).
 
-Vénus : du nouveau
Les résultats étonnants de la sonde européenne Vénus Express.
 
-Dyna-Soar, l'avion spatial de l'US Air Force
Quand l'armée américaine voulait un avion spatial monoplace pour ses missions militaires.
 
-L'Asie autour de la Lune
En ce moment, deux sondes tournent autour de la Lune pour l'étudier. L'une est japonaise et l'autre chinoise.
 
Et bien d'autres sujets !
 
Posters : l'équipage de STS-122 (Columbus) et la Terre de nuit.
 
 
 
 
Bonne Lecture à tous.
 
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C'est tout pour aujourd'hui!!
 
Bon ciel à tous!
 
JEAN PIERRE MARTIN
 
 
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