LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:
Mise à jour : 10 Février 2008   
 
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Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires
 
Sommaire de ce numéro :  
La matière noire et peut-on s'en passer : CR de la conférence de F Combes à la SAF. (10/02/2008)
L'éclipse de Lune : Dans la nuit du 20 au 21 Février 2008, couvrez vous! (10/02/2008)
Cosmomania : Enfin à la Cité des sciences pour 3 mois seulement. (10/02/2008)
Les Beatles dans l'espace : Yé-Yé au Deep Space Network! (10/02/2008)
Columbus : L'Europe en orbite avec son laboratoire spatial. (10/02/2008)
Messenger : La face cachée de Mercure. (10/02/2008)
Venus-Express : Des films éducatifs. (10/02/2008)
Étoiles à neutrons : Des massives avec des quarks. (10/02/2008)
ESO : La naissance d'une étoile. (10/02/2008)
Disque proto-planétaire : Influence d'une planète. (10/02/2008)
Hubble :.NGC 1132 La galaxie monstrueuse. (10/02/2008)
Cassini-Saturne.:.Une grande faille sur Dioné. (10/02/2008)
Cassini-Saturne :.Du rythme sur Saturne! (10/02/2008)
Mars Express :.Olympus Mons en super forme et en 3D! (10/02/2008)
Photos d'amateurs : Marc et son M31! (10/02/2008)
Photos d'amateurs :.Alexandre Cucculelli de Véga monte son observatoire. (10/02/2008)
Livre conseillé.:. La magie du Cosmos par Brian Greene; critique de Jean Holtz (10/02/2008)
Les magazines conseillés : Espace Magazine Février sort le 16 (10/02/2008)
 
 
Merci à notre ami Jean Holtz qui nous propose un travail magistral d'explication de textes du livre de Brian Greene sur la magie du cosmos qui vous est proposé en livre conseillé.
 
 
L'ÉCLIPSE DE LUNE : DANS LA NUIT DU 20 AU 21 FÉVRIER 2008 COUVREZ VOUS  (10/02/2008)
 
Dans la nuit du 20 au 21 Février se produira une éclipse de Lune totale, assez tard dans la nuit, mais c'est l'occasion si la météo le permet d'observer le ciel, il y aura notamment la planète Saturne.
Les courageux pourront aussi rester toute la nuit pour assister à l'éclipse.
 
Nous organisons avec l'Association d'Astronomie Véga une observation dans le parc du château de Plaisir (Yvelines) c'est ouvert à tous et bien entendu gratuit.
Amener vos instruments ou mieux encore paire de jumelles, beaucoup de lunettes et télescopes des membres du club seront à la disposition du public.
Pensez à la petite laine et aux grosses chaussettes aussi car il fera froid.
 
Spectacle idéal aussi pour les enfants et leurs parents, on répondra à toutes les questions.
 
Voici les informations sur l'éclipse elle même fournies gracieusement par la SAF (Société Astronomique de France).
 
 
 
Représentation du déroulement de l'éclipse à intervalles de 10 minutes. (© 2007 D. Crussaire) – SAF La figure embrasse un champ de 115° × 80° et présente des déformations analogues à celles imputables à l'emploi d'un objectif grand-angulaire. Par souci de lisibilité, les vues de la Lune ont fait l'objet d'un zoom d'un facteur 4 environ. La configuration du ciel est celle qui peut être observée depuis Paris, mais qui reste valable pour toute la France métropolitaine, au moment du maximum de l'éclipse (vue pour 3h 26m UT).

Retenez cette date : au cours de la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 février 2008 aura lieu un spectacle de toute beauté : une éclipse totale de Lune entièrement visible depuis la France métropolitaine.
Ce phénomène est l'épilogue d'une série de trois éclipses totales de Lune consécutives émaillant une période d'à peine 12 mois qui sera suivie d'une période de 2 ans et 10 mois de disette au terme de laquelle se produira la prochaine occurrence qui ne sera d'ailleurs pas entièrement observable depuis nos contrées.
Les heures sont données en Temps Universel : vous devez ajouter 1h pour avoir l'heure de nos montres.
 
 
Cliquez sur l'image pour avoir un agrandissement. © 2007 D. Crussaire – SAF
 
Marche de la Lune dans les cônes d'ombre et de pénombre de la Terre. Les vues P1, O1, O2, M, O3, O4 et P4 représentent l'aspect de la Lune aux instants des contacts et du maximum de l'éclipse. Les flèches ZP1, ZO1, ZO2, ZM, ZO3, ZO4 et ZP4 indiquent la direction du zénith, à Paris, aux mêmes instants.

Tout comme les éclipses de Soleil, les éclipses de Lune demandent un alignement presque parfait du Soleil, de la Terre et de la Lune. Ceci ne se produit que dans certaines conditions que l'on trouve clairement expliquées dans tous les bons manuels que l'on consultera à la bibliothèque de la Société Astronomique de France ou dont on pourra faire l'acquisition dans les librairies spécialisées.
 
 
 
Qu'est-ce qu'une éclipse de Lune ?
Il se produit une éclipse de Lune lorsque la Lune passe dans la pénombre ou dans l'ombre de la Terre. À la différence des éclipses de Soleil au cours desquelles le Soleil n'est pas assombri mais occulté (masqué) par la Lune, les éclipses de Lune traduisent l'absence d'éclairement de la Lune pour laquelle le Soleil est masqué par la Terre. Pour un observateur situé sur la Lune, il y a alors éclipse de Soleil.
La terminologie est relativement riche : il y a pour la Lune des éclipses totales, des éclipses partielles et des éclipses par la pénombre. Il y a éclipse totale de Lune quand la Lune est entièrement comprise dans l'ombre de la Terre et il y a éclipse partielle de Lune quand une partie seulement de la Lune est située dans l'ombre de la Terre. Enfin, il y a éclipse de Lune par la pénombre quand aucun point de la Lune n'est dans l'ombre de la Terre et que tout ou partie de notre satellite est dans la pénombre de la Terre, donc quand de la Lune on peut observer au mieux une éclipse partielle de Soleil.
 
Quelques remarques plus ou moins évidentes :
Les éclipses de Lune se produisent à la Pleine Lune.
C'est juste après l'entrée dans la pénombre et juste avant la sortie de la pénombre que l'éclairage de la Lune est le plus "efficace" pour un observateur terrestre. La Lune est alors généralement plus brillante que dans toutes les autres conditions (y compris des circonstances apparemment favorables comme celles du 22 décembre 1999) ; pour des explications plus détaillées et rigoureuses, voir la page Pleine Lune du Solstice consacrée au sujet sur ce site.
Les éclipses de Soleil précèdent ou suivent les éclipses de Lune de 14 jours environ. Par exemple, l'éclipse totale de Soleil du 11 août 1999 a été précédée le 28 juillet 1999 d'une éclipse partielle de Lune (invisible en Europe) et l'éclipse totale de Lune du 9 janvier 2001 a été précédée d'une éclipse (partielle) de Soleil le 25 décembre 2000, qui a été visible sur le continent américain.
En général, les éclipses de Lune ont lieu la nuit mais, la réfraction atmosphérique aidant, les observateurs qui se trouvent au moment de la totalité à un endroit où le Soleil est en train de se lever ou de se coucher peuvent voir simultanément la Lune éclipsée et le Soleil. En théorie cela marche, mais on peut penser que l'éclat du ciel masque la Lune éclipsée et qu'on ne peut la voir que si l'éclipse est partielle.
 
Le déroulement du phénomène :
L'éclipse étant liée au mouvement de la Lune autour de la Terre, le déroulement d'une éclipse totale est le suivant :
Entrée de la Lune dans la pénombre (il y a éclipse par la pénombre ; attention, la pénombre étant le passage progressif de l'éclairement total à l'obscurité totale, l'entrée dans la pénombre, bien qu'elle ait un sens géométrique précis, est pratiquement indiscernable à l'œil nu ; une fois que la Lune est entièrement dans la pénombre, il est souvent plus facile de voir que son éclairement n'est pas uniforme en ne la regardant pas en face).
Entrée de la Lune dans l'ombre (il y a éclipse partielle ; la limite de l'ombre est très nette à l'œil nu, elle l'est beaucoup moins dans une paire de jumelles, une lunette ou un télescope).
Début de la totalité (la Lune est entièrement dans l'ombre de la Terre).
Fin de la totalité (l'éclipse redevient partielle).
Sortie de l'ombre (l'éclipse est alors par la pénombre).
Sortie de la pénombre (l'éclipse est finie ; pour les mêmes raisons que pour l'entrée, l'observateur a l'impression que l'éclipse est terminée bien avant la sortie de la pénombre qui est indiscernable).
 
Pourquoi semble-t-il y avoir plus d'éclipses de Lune que d'éclipses de Soleil ?
Pour une personne non avertie, une éclipse de Soleil n'est perceptible que si cet individu se trouve dans la bande de totalité ou tout au moins très près de cette bande qui fait quelques milliers de kilomètres de long sur au mieux 270 kilomètres de large, ce qui est tout petit relativement aux dimensions de la Terre. Une éclipse de Soleil n'est donc remarquée que par une très petite partie de la population tandis qu'une éclipse de Lune est visible de partout où la Lune est levée, c'est à dire la moitié de la surface terrestre. Il est donc logique que les gens qui ont vu une éclipse totale de Lune soient plus nombreux que les gens qui ont vu une éclipse totale de Soleil alors qu'il y a un petit peu plus d'éclipses de Soleil que d'éclipses de Lune.
 
Pourquoi la Lune ne devient-elle pas invisible ?
Contrairement à la Lune, la Terre est pourvue d'une atmosphère qui réfracte les rayons du Soleil, et cette atmosphère est chargée de particules (gouttelettes d'eau, poussières de toutes sortes) qui diffusent cette lumière. C'est ce qui fait que les couchers et levers de Soleil sont sur Terre un spectacle magnifique. Pendant une éclipse totale de Lune, un observateur placé sur la Lune verrait la Terre entourée d'une très fine et très brillante auréole rouge (si on admet que l'atmosphère susceptible de comporter des nuages et des poussières fait 30 km d'épaisseur, cela ne fait guère qu'un peu plus de 2 millièmes du diamètre de la Terre). C'est la lumière de cette auréole qui éclaire la Lune pendant la phase totale de l'éclipse et lui donne cette teinte cuivrée rougeâtre si caractéristique. Cette teinte est assez marquée lorsque l'éclipse de Lune se produit à l'apogée (point de l'orbite le plus éloigné de la Terre), elle est moins marquée et la Lune est très sombre lorsque l'éclipse se produit au périgée (point de l'orbite le plus proche de la Terre). Dans le cas de l'éclipse du 21 février 2008, la Lune sera à mi course entre périgée et apogée ; on peut donc s'attendre à une Lune relativement claire du fait que l'astre sélène pénètrera faiblement dans le cône d'ombre de la Terre, mais ceci reste une supputation et non une certitude.
 
Qu'est-ce que l'échelle de Danjon ?
André Danjon a proposé dans les années 1950 que la luminosité résiduelle et la coloration de la Lune éclipsée puissent dépendre de l'activité solaire. Jean Meeus a pu démontrer récemment qu'en fait il n'en était rien et que la corrélation était fortuite. De fait, la luminosité résiduelle et la coloration de la Lune éclipsée dépendent essentiellement de la grandeur de l'éclipse (plus sombre au centre qu'au bord de l'ombre), de la distance Terre-Lune (plus sombre au périgée qu'à l'apogée) et du degré de transparence de l'atmosphère terrestre. On les estime à l'aide de l'échelle de Danjon :
0 : éclipse très sombre, Lune à peu près invisible, surtout au milieu de la totalité ;
1 : éclipse sombre, grise ou brunâtre ; détails lunaires difficiles à discerner ;
2 : éclipse rouge sombre ou rouille, avec, le plus souvent, une tache très sombre au centre de l'ombre ; zone extérieure assez claire ;
3 : éclipse rouge brique ; ombre souvent bordée d'une zone grise ou jaune assez clair ;
4 : éclipse rouge cuivre ou orangé très clair ; zone extérieure bleuâtre très lumineuse.
 
Circonstances de l'éclipse du 21 février 2008
Les heures sont données en Temps Universel : vous devez ajouter 1h pour avoir l'heure de nos montres.
L'éclipse du 21 février 2008 se déroule en fin de nuit :
Entrée dans la pénombre
  0h 36,5m (le 21)
Entrée dans l'ombre
  1h 43,2m (le 21)
Début de la totalité
  3h 01,1m (le 21)
Maximum de l'éclipse
  3h 26,0m (le 21)
Fin de la totalité
  3h 50,9m (le 21)
Sortie de l'ombre
  5h 08,7m (le 21)
Sortie de la pénombre
  6h 15,6m (le 21)
Pour Paris, le 20 février, le Soleil se couchera à 17h 19m et la Lune se lèvera à 16h 43m ; toujours pour Paris, le 21 février, le Soleil se lèvera à 6h 49m et la Lune se couchera à 6h 54m.
En Europe, l'éclipse se produisant en fin de nuit au voisinage de l'équinoxe, la Lune évoluera dans le secteur sud-ouest à ouest à hauteur décroissante dans le ciel. C'est ainsi qu'à Paris, la hauteur de la Lune au-dessus de l'horizon sera de 46° en O1, de 32° en M et de 16° en O4 (voir figures ci-dessus).
Cette éclipse porte le numéro 4970 dans le Canon d'Oppolzer et appartient dans ce canon à la suite de saros numéro 133.
Cette éclipse porte également le numéro 11974 dans le Canon de l'IMCCE (Patrick Rocher) et appartient dans ce canon à la suite de saros numéro 189.
La grandeur de l'éclipse est de 1,106 (la Lune pénètre peu profondément dans le cône d'ombre de la Terre) et la durée de sa phase totale n'est que de 49,8m.
 
Carte de visibilité de l'éclipse du 21 février 2008 © IMCCE-OP (Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Éphémérides)
L'éclipse est visible de bout en bout dans la zone identifiée par la lettre "V".
 
Liens Internet
http://www.imcce.fr/fr/ephemerides/phenomenes/eclipses/lune/fev2008_1.php sur le site de l'Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Éphémérides
 
 
 
Voilà , bonne éclipse à tous en espérant que la météo soit de la partie.
 
 
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COSMOMANIA : ENFIN À LA CITÉ DES SCIENCES POUR 3 MOIS SEULEMENT. (10/02/2008)
 
Je sais que vous avez apprécié l'exposition Cosmomania de la Cité de l'Espace à Toulouse dont on a parlé dans ces colonnes, aussi, notre ami Serge Gracieux son concepteur la transporte pour 3 mois à la Cité des Sciences et de l'Industrie de Paris.
 
(entrée de l'expo © C Meyer Cité des Sciences).
 
 
 
Message de Serge Gracieux à tous les fanatiques d'espace et de sciences:
 
Cosmomania est maintenant à la Cité des Sciences. Attention, on n'a que 3 mois, du 29Janvier au 25 Mai 2008.
 
Elle a été inaugurée le 30 janvier en présence de 3 ministres – François d’Aubert, Valérie Pécresse et Claudie Haigneré.
Elle bénéficie de 50% de surface en plus donc plus agréable. Il semble qu’elle plaise à tout le monde et que la (petite et provinciale) Cité de l’espace a bien passé son examen – première exposition réalisée en coopération avec la Cité des science et Cap science bordeaux
J’invite donc tous les passionnés à s’y rendre et à y prendre autant de plaisir que nous en avons eu à la réaliser.
(prix d’entré 9 et 7 €)
 
En plus en ce moment ce sont les vacances scolaires, alors parents et grands parents, vous savez ce qu'il vous reste à faire…..
 
 
L'affiche de l'expo.
 
 
Reportage dans une prochaine édition des astronews.
 
 
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LES BEATLES DANS L'ESPACE : YÉ-YÉ AU DEEP SPACE NETWORK! (10/02/2008)
 
 
Pour la première fois, la NASA va transmettre une chanson dans l'espace au travers de son réseau d'antennes, le Deep Space Network ce 4 Février 2008.
 
C'était la chanson des Beatles "Across the Universe", nom prédestiné pour une émission vers l'espace.
Cela en l'honneur du quarantième anniversaire de la création de cette chanson par ce groupe mythique et surtout des 50 ans de la NASA, créée en réaction aux premiers succès soviétiques dans l'espace en 1958. Cette émission se veut aussi comme un hommage pour les 50 ans du premier satellite américain Explorer I et les 45 ans du DSN.
 
Si vous voulez entendre cette chanson, là voici sur You Tube.
 
 
La transmission est dirigée vers l'étoile polaire Polaris située à 431 années lumière de nous, ce sont les aliens qui vont se réjouir dans quelques centaines d'années! D'ailleurs (Sir) Paul Mc Cartney leur envoie tous ses vœux
 
La NASA avait déjà utilisé une musique des Beatles (notamment le célèbrissime Good Day Sunshine) qui avait été transmise à l'ISS en Novembre 2005.
 
 
Ça c'était de la musique!!! Allez! peace and love everybody!
 
 
 
 
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COLUMBUS : L'EUROPE EN ORBITE AVEC SON LABORATOIRE SPATIAL. (10/02/2008)
(Photo : NASA)
 
 
Columbus, le laboratoire spatial européen est parti avec les 7 astronautes de la navette Atlantis (vol STS 122) ce 7 Février 2008 à 20H45 (heure de Paris) de Cape Canaveral et à l'heure dite malgré une météo capricieuse, après un retard de deux mois dû à des incidents techniques mineurs des moteurs de la navette.
C'est le 121ème vol de la navette spatiale et pour Atlantis c'est son 29ème vol.
 
Les sept astronautes de l'équipage – dont l'Allemand Hans Schlegel et le Français Léopold Eyharts – auront notamment pour mission, au troisième jour de vol, d'amarrer le laboratoire à la Station spatiale internationale (ISS), qui comptera dès lors une nouvelle zone de travail.
Le samedi 9 février, à 18h23 heure de Paris, la navette spatiale Atlantis s'amarrera à l'ISS. Le lendemain, le bras robotique Canadarm2 de la Station extraira le module Columbus de la soute de la navette et l'arrimera à l'écoutille tribord du module Harmony (Node 2). Deux astronautes, dont Hans Schlegel, effectueront une sortie extravéhiculaire pour aider à cette manœuvre.
 
 
 
Rappelons que le nom de Columbus vient du fait qu'un module similaire aurait dû être lancé en…………..1992 originellement pour le 500ème anniversaire de la découverte de l'Amérique par C Colomb!!!! En fait après bien des vicissitudes le module dans sa conception actuelle aurait dû être lancé en 2004, mais l'accident de Columbia en 2003 a tout bouleversé! Il ne pouvait pas être lancé par une autre fusée, il était prévu pour la soute de la navette, il fallait donc attendre.
 
 
Bref réjouissons nous, mieux vaut tard que jamais.
 
 
 
 
Columbus est fabriqué sous la maîtrise d'œuvre d'EADS Astrium, il permettra d'effectuer des travaux scientifiques en microgravité comme par exemple : étude des mécanismes de croissance de certaines plantes en apesanteur, de mener des expériences de physique des fluides ou de mesurer les effets de longs séjours dans l'espace sur la physiologie des astronautes : ostéoporose, perte de masse musculaire, etc
 
Leopold Eyharts va rester à bord de l'ISS pendant plusieurs semaines afin de mettre ce laboratoire en service; il rentrera à bord d'Endeavour la prochaine visite de navette qui elle amènera le laboratoire japonais Kibo.
 
On voit dans le bas à droite du dessin la position du laboratoire à l'ISS (au Node2 Harmony).
(dessin © BBC Media et ESA)
 
 
Ci joint texte de l'ESA concernant le module Columbus :
 
Deux autres sorties dans l'espace sont prévues pendant qu'Atlantis sera amarrée à l'ISS, notamment une seconde sortie pour Hans Schlegel et un astronaute de la NASA, qui installeront des charges utiles scientifiques externes ainsi que des rampes sur le module Columbus.
 
Un laboratoire de pointe au service de la science en orbite
 
Fer de lance de la recherche, le laboratoire Columbus est la pierre angulaire de la contribution de l'Europe à l'ISS. Une fois amarré à cet avant-poste en orbite, ce module de 7 m de longueur et pesant 12,8 t offrira un environnement dans lequel des astronautes, en bras de chemise, exploiteront des équipements scientifiques et conduiront des expériences en impesanteur couvrant de nombreux domaines : sciences de la vie, physiologie et biologie humaines, physique des fluides, sciences des matériaux, technologie et enseignement. De plus, il disposera également de points d'ancrage externes pour des expériences axées sur les sciences spatiales, l'observation de la Terre, les matériaux et les technologies spatiales de pointe.
 
Avec le lancement et l'amarrage de Columbus, l'ESA deviendra également responsable de l'exploitation et de l'utilisation de l'ISS et sera donc admise à faire voler ses propres astronautes pour des missions de longue durée en leur qualité de membre de l'équipage résident de l'ISS, dans des proportions correspondant à l'investissement consenti par l'Europe pour cette installation internationale.
 
Columbus emporte 2,5 t de charges utiles scientifiques disposées dans cinq bâtis interne accueillant des installations de recherche intégrées ou des installations modulaires multi-utilisateurs comme Biolab, le Laboratoire de physique des fluides, les Modules de physiologie européens, le Bâti à tiroirs européen et le Module de transport européen. Deux autres charges utiles sont embarquées séparément dans la soute de la navette et seront fixées à des plates-formes extérieures de Columbus ; il s'agit de l'Observatoire solaire et de l'Installation européenne d'exposition au milieu spatial pour les recherches technologiques. D'autres charges utiles internes et externes seront ajoutées ultérieurement.
 
Dès son raccordement à l'ISS, le laboratoire spatial européen sera contrôlé et piloté par le Centre de contrôle Columbus de l'ESA, situé dans les locaux du Centre allemand d'opérations spatiales du DLR à Oberpfaffenhofen (Allemagne), qui sera responsable de sa recette et de la coordination des opérations scientifiques à bord. Ce centre de contrôle spécialisé gérera également le réseau de télécommunications au sol, assurant les liaisons avec les centres de contrôle américain et russe ainsi qu'avec d'autres centres de contrôle des opérations en Europe. Un réseau de Centres de soutien et d'exploitation pour les utilisateurs (USOC) a été mis en place en Europe pour faciliter l'interface entre les chercheurs et les charges utiles scientifiques embarquées à bord de Columbus et permettre aux chercheurs de piloter leurs expériences et de recevoir les résultats en temps réel.
 
Des modules européens pour la Station
 
Bien que Columbus soit une contribution majeure de l'ESA à l'ISS, ce n'est ni le premier ni le dernier élément à être lancé. L'ESA a déjà fourni un système de gestion de données pour la composante russe (DMS-R) et plusieurs bâtis d'équipements de recherche sont déjà en service, comme la Boîte à gants pour la recherche en microgravité ou le Congélateur de laboratoire à
-80° C pour l'ISS. Au titre d'un accord de compensation avec la NASA, l'ESA fournira également le module de raccordement à Harmony (élément de jonction 2) qui a été livré par le précédent vol de la navette en octobre.
Début mars, un lanceur Ariane-5 acheminera également le Jules Verne(ATV), premier d'une série de véhicules de transfert automatique qui serviront à la fois à la desserte et au rehaussement d'orbite de la station. D'autres contributions de l'Europe sont prévues dans l'avenir, y compris le bras télémanipulateur européen, l'élément de jonction 3 et la coupole, poste d'observation en forme de dôme.
 
M. Daniel Sacotte, Directeur des programmes Vols habités, Recherche en microgravité et Exploration, explique : « Le lancement de Columbus marque le début d'une ère nouvelle. Il y a longtemps que la communauté européenne des vols habités et des sciences spatiales attend ce moment. La décision de s'intéresser au projet Columbus a été prise en 1985. À cette date, nous envisagions une contribution au projet de station spatiale Freedom de la NASA. Puis, le monde a changé et Freedom a été repensé et est devenu un programme réellement international. Nous avons été à même d'engager le développement à grande échelle de Columbus il y a une douzaine d'années. Aujourd'hui, Columbus est une réalité, un laboratoire dans l'espace beaucoup plus performant que ce que nous avions proposé en 1985 et même que ce que nous avions envisagé en 1995; en effet, nous avons profité des retards d'assemblage de l'ISS pour améliorer nos études de conception et nos équipements. Columbus est aujourd'hui un laboratoire spatial de classe internationale, prêt pour 10 ans d'expériences scientifiques passionnantes. »
 
« Le moment où l'écoutille s'ouvrira et où les astronautes entreront dans Columbus pour le mettre sous tension et effectuer la recette de ses charges utiles scientifiques sera un grand moment pour l'Europe, et je vois ce jour se profiler dans un avenir très proche » a déclaré Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l'ESA. « De nombreuses années se sont écoulées depuis le jour où nous avons confié notre laboratoire Spacelab à la navette spatiale.
 Avec Columbus et les ATV, nous sommes passés de l'état de passager à celui de partenaire à part entière. Pour la première fois, une installation européenne habitée sera exploitée en permanence en orbite, sous le contrôle d'un centre européen. Le savoir-faire que nous avons acquis pour arriver à ce stade revêtira une importance exceptionnelle lorsqu'il s'agira de préparer les futurs vols habités, en orbite terrestre et au-delà, avec nos partenaires internationaux. Je veux rendre hommage à toutes les équipes de l'ESA et des contractants industriels en Europe pour ce succès, ainsi qu'à tous les Etats membres de l'Agence spatiale européenne qui, malgré les changements de configuration de l'ISS intervenus au cours des années, auront apporté leur soutien pour que l'ESA devienne un partenaire parfaitement fiable dans cette aventure. Je profite de cette occasion pour remercier la NASA, son administrateur et toutes ses équipes engagées dans cette aventure extraordinaire, d’avoir fait tout son possible afin de maintenir un planning strict pour cette tâche difficile qu’est l’assemblage de la Station spatiale internationale ».
 
La navette Atlantis devrait quitter l'ISS le  16 février et atterrir en Floride deux jours plus tard.
 
Contrairement aux autres membres de l'équipage de la mission STS-122, Léopold Eyharts restera à bord de la station et échangera sa place avec Dan Tani, astronaute de la NASA, en tant que membre du 16ème équipage permanent de l'ISS. Lorsqu'il sera à bord de l'ISS, Léopold Eyharts procédera à la recette de Columbus et se livrera aux premières expériences à bord. Il reviendra sur Terre après un séjour de presque deux mois  avec le prochain vol de la navette (Mission STS-123), dont le lancement est actuellement prévu pour  le 11 mars 2008.
 
En fonction de la planification des vols à destination de l'ISS, Léopold Eyharts pourrait rester à bord de l'ISS lorsque l'ATV Jules Verne arrivera avec sa première cargaison de marchandises, d'ergols et de fluides pour la station. Ce sera de nouveau une grande première pour la présence de l'Europe dans l'espace extra-atmosphérique.
 
 
Aux dernières nouvelles, Atlantis a réussi son accostage avec l'ISS ce samedi 10 Février, juste un petit point noir, il semble que l'astronaute Allemand H Schlegel, soit malade ce qui pourrait perturber le planning des EVA.
 
 
 
Voir la page de la NASA correspondante avec la vidéo du lancement.
 
 
Voici aussi une autre très belle photo du lancement.
 
Site de la mission : http://www.nasa.gov/mission_pages/shuttle/main/index.html
 
 
 
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MESSENGER : LA FACE CACHÉE DE MERCURE. (10/02/2008)
Credit: NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Carnegie Institution of Washington
 
Comme vous le savez, Messenger a passé Mercure récemment et les images stockées à bord commencent à être recueillies sur Terre; plus de 1200 images ont été prises pendant cette assistance gravitationnelle.
 
On s'aperçoit qu'elle est de moins en moins semblable à la Lune et que c'est une planète en elle même.
 
 
Le cratère double, pris le 14 Janvier 2008 par Messenger situé sur la face "inconnue" de Mercure, a un diamètre de 260km. Sur Mercure les cratères doubles commencent à se former quand le diamètre dépasse les 200km.
Le cratère de l'araignée (spider crater) prise aussi le 14 Janvier, il est situé dans le bassin Caloris. Il fait approximativement 40km de diamètre.
 
Voici un détail d'un des plus grands bassins d'impact du système solaire : le bassin Caloris, découvert partiellement en 1974 par Mariner 10 (partie droite de l'image) et photographié cette fois par Messenger le 14 Janvier 2008 (partie gauche de l'image). Les deux sondes n'avaient pas les mêmes conditions d'éclairage comme on le voit sur cette photo composite.
Mariner 10 avait évalué le diamètre de ce bassin comme indiqué par le cercle jaune, en fait il est plus grand que prévu, voir le cercle bleu; près de 1550km de diamètre.
 
 
 
Mais l'événement c'est le vol à travers la magnétosphère de Mercure par la sonde.
 
Une animation QT est proposée pour montrer le passage dans cette magnétosphère, il fait 5MB.
Que voit on?
Le graphique situé dans le bas à droite indique les observations du FIPS (Fast Imaging Plasma Spectrometer) et du EPPS (Energetic Particle and Plasma Spectrometer). La courbe du haut représente la densité du plasma basse énergie et celle du bas, l'intensité des ions lourds.
 
Les endroits où la sonde croise l'onde de choc de la magnétosphère sont indiqués (shock inbound et outbound).
 
 
Le résultat de ce passage derrière Mercure : on remarque l'augmentation de la densité de plasma dû au vent solaire lorsqu'on passe dans l'inde de choc, Mercure possède bien une magnétosphère même si elle est très faible. Ce champ magnétique participe d'ailleurs au resurfaçage de la planète. Pour la première fois on a aussi détecté des ions Na+. Il semble que le magnétisme de Mercure soit complexe et sera étudié plus avant dans les deux prochaines rencontres.
 
 
 
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VENUS EXPRESS :DES FILMS EDUCATIFS. (10/02/2008)
 
L'ESA publie sur le site de Venus-Express une série de 4 films consacrés à cette planète et à sa chimie particulière.
 
 
 
Plusieurs des scientifiques participants à cette mission nous expliquent l'effet de serre sur Vénus, le sort de la vapeur d'eau, la mission elle même etc.., ces acteurs scientifiques sont : Jean-Loup Bertaux (photo) , Jörn Helbert, Miguel Pérez Ayúcar, Daphne Stam et Colin Wilson, avec la collaboration de Federico Nespoli.
 
Ces films (en anglais) peuvent être visionnés ou téléchargés séparément suivant vos centres d'intérêt :
Ils sont disponibles soit en QT (Quick Time) soit en WM (Windows Media Player). Ils sont tous relativement lourds!
 
 
 
 
Chapter 1: 95 MB
A breath of Venus (QT), A breath of Venus (WM)

Chapter 2: 25MB
A story of Deuterium and Hydrogen (QT), A story of Deuterium and Hydrogen (WM)

Chapter 3: 18MB
A question of temperature (QT), A question of temperature (WM)

Chapter 4: 29MB
A look at operations (QT), A look at operations (WM)

Credits:
End titles and credits (QT), End titles and credits (WM)
 
 
Voilà, bon téléchargement!
 
 
 
 
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ÉTOILES À NEUTRONS : DES MASSIVES AVEC DES QUARKS. (10/02/2008)
 
L'ESA et le CNRS communiquent cette information sur les étoiles à neutrons.
 
 
Des chercheurs du Centre d'Etude Spatiale des Rayonnements de Toulouse viennent d'observer trois étoiles à neutrons avec le satellite XMM-Newton de l'ESA. Ils en ont déduits que ces étoiles à neutrons pourraient être plus massives que prévues, et que leur cœur pourrait être éventuellement constitué de quarks.

Mieux comprendre la structure interne des étoiles et comparer les modèles avec les observations pour valider ou faire évoluer ces modèles, tel est l'un des enjeux en astrophysique.
 
Parmi ces étoiles, les étoiles à neutrons constituent un des objets posant de nombreux problèmes quant à sa structure interne.
Les étoiles à neutrons sont les restes de l'explosion d'une supernova. Les modèles prévoient l'effondrement de la matière centrale et la constitution d'un objet dense ayant environ une masse solaire et 10 kilomètres de diamètre. A ces densités extrêmes, la physique prévoit que le cœur des étoiles à neutrons pourrait éventuellement contenir au-delà des simples neutrons, des particules exotiques, comme des pions, des kaons, ou même des quarks.

Des chercheurs du CESR de Toulouse (UMR, CNRS, Université Paul Sabatier, Observatoire Midi-Pyrénées), viennent d'analyser le rayonnement X provenant de trois étoiles à neutrons en utilisant le satellite XMM-Newton de l'ESA. Ces trois étoiles à neutrons se situent à l'intérieur de trois amas globulaires (Omega Centauri, M13, NGC 2808) dont on connaît parfaitement la distance. La connaissance de la distance précise de l'objet étudié est indispensable pour contraindre les paramètres macroscopiques.
 
 
Illustration : A gauche étoile à neutrons dont l'intérieur est constitué de neutrons, les quarks étant les éléments constitutifs des neutrons. A droite "étoiles à neutrons" dont l'intérieur est constitué de quarks.
© NASA/CXC/M.Weiss
 
 
L'analyse spectrale du rayonnement X provenant de la surface de l'étoile fournit des indicateurs qui, introduit dans des modèles numériques, permettent de contraindre la masse et le rayon de l'étoile à neutrons.
Il s'avère que les trois étoiles à neutrons observées sont plus petites et plus massives que ce qui était prévu par les modèles classiques. Elles ont des masses pouvant aller jusqu'à 2,4 masses solaires pour des rayons supérieurs à 8 km.
 
 
 
Ces contraintes sont compatibles uniquement avec les modèles les plus récents, prévoyant que le cœur des étoiles à neutrons est composé de neutrons, ou de manière plus inattendue de quarks.

Ces résultats devront être confirmés par de futures observations, mais ils constituent une avancée significative vers la connaissance de ce qu'est la matière à des densités extrêmes : un problème qui intéresse aussi bien les astrophysiciens que les physiciens des particules.

 
 
 
 
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ESO : LA NAISSANCE D'UNE ÉTOILE. (10/02/2008)
(photo ESO)
 
 
L'interféromètre du VLT vient de mettre au jour la structure interne d'un disque d'accrétion d'une étoile nouveau née, qui a seulement un demi million d'années, c'est l'étoile cataloguée MWC 147 (MWC est bien entendu le catalogue du ……..Mont Wilson) située dans la constellation de la Licorne dans l'hémisphère Sud à 2600 années lumière de nous
 
Sa masse est évaluée à 6,6 masses solaires, sa durée de vie donc à 35 millions d'années (plus elles sont massives plus elles brûlent vite leur Hydrogène et moins elles vivent longtemps).
 
(photo de S Guisard montrant la localisation de MWC 147).
 
 
C'est une étoile du type de Herbig Ae/Be, étoile jeune non encore dans la séquence principale du diagramme HR et entouré d'un disque proto planétaire.
 
Les quatre télescopes de 8,2m du VLT ont été nécessaires pour effectuer les mesures d'interférométrie de cette étoile et ceci en Infra Rouge avec les systèmes MIDI et AMBER. En effet l'IR permet de traverser ces nuages de poussières : le proche IR (AMBER) mesure les températures plus chaudes et l'IR moyen (MIDI) les températures plus faibles.
 
 
Le disque a pu être mesuré et sa température aussi en plusieurs endroits comme par exemple quelques milliers de degrés au centre du disque.
 
Le profil de température varie de façon beaucoup plus abrupte que prévue du centre vers la périphérie. La plus grande partie des proches IR provient de la partie centrale proche de l'étoile dans une zone de 1 à 2 UA.
Ce qui est intéressant est que à cette distance là, les grains de poussières ne peuvent pas exister, ils sont détruits (désagrégés) par la puissance des rayonnements de l'étoile.
Les scientifiques ont aussi détecté des IR en provenance de l'intérieur du disque ce qui suggère que ce disque est actif et transporte de la matière de l'extérieur vers les parties internes et donc pour faire grossir l'étoile centrale.
 
 
 
Le modèle mis au point par les auteurs (Stefan Kraus, Thomas Preibisch, Keichii Ohnaka) de ce rapport (Detection of an inner gaseous component in a Herbig Be star accretion disk: Near- and mid-infrared spectro-interferometry and radiative transfer modeling of MWC 147) est basé sur la fait que ce disque s'étend jusqu'à approx. 100UA avec une étoile centrale qui augmente de masse au rythme d'un sept millionième de masse solaire par an, donc très lentement.
 
 
Cette étude prouve la validité d'utilisation du VLTI pour sonder le cœur des étoiles en formation.
 
 
Dans le même genre on pourra lire Recette pour une planète de l'Observatoire de Paris.
 
 
 
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DISQUE PROTO-PLANÉTAIRE : INFLUENCE D'UNE PLANÈTE. (10/02/2008)
 
 
Une équipe internationale, conduite par des astronomes du CRAL, Centre de Recherche Astrophysique de Lyon (UMR, CNRS, Université de Lyon I, École Normale Supérieure de Lyon) vient de réaliser une étude du comportement du gaz et de la poussière dans des disques protoplanétaires.
Ils communiquent à ce sujet sur l'effet d'une planète sur la distribution de poussière dans un disque protoplanétaire
 
Appliquant une série de simulations 3D à un disque protoplanétaire qui possède déjà une planète, ces chercheurs montrent que la taille de la poussière, ou la masse de cette première planète, jouent un rôle déterminant dans la morphologie du disque... voire dans la formation d'une seconde planète ! Ces travaux font l'objet d'une publication dans Astronomy and Astrophysics.

Suite à des fluctuations de densité ou sous l'action de leur environnement (ondes de chocs de supernovae, ondes de densité dans les bras de galaxies), certains nuages moléculaires se contractent gravitationnellement et se fragmentent pour former des cœurs protostellaires.
En se contractant le gaz s'échauffe, jusqu'à pouvoir initier des réactions nucléaires au sein du nuage.
La pression de radiation ainsi générée arrête la contraction gravitationnelle.
Le mélange de gaz et de poussière résiduel entourant la jeune étoile s'effondre sous la forme d'un disque dans le plan équatorial, pour former un disque protoplanétaire.
C'est à partir de ce gaz et de cette poussière que les premiers planétésimaux vont pouvoir se former.
 
 

Sillon creusé par une planète dans la composante de poussières d'un disque protoplanétaire.
© CRAL.
Les particules solides formant cette composante ont des tailles de 1cm, 10cm et 1m, de gauche à droite. Le disque entoure une étoile jeune de même masse que le Soleil et est 100 fois moins massif que celle-ci. La planète a la même masse et la même orbite que Jupiter. En haut : disque vu de dessus. En bas : disque vu par la tranche couleur. Densité de la poussière, en échelle logarithmique.
 
 
 
 
 
Un nouveau programme de simulation de disques protoplanétaires à deux composantes (gaz + poussières) a été développé au CRAL.
Son utilisation a permis de déterminer la distribution spatiale de la poussière en fonction de la taille des grains et de la masse d'une planète déjà formée.
Il s'avère que la distribution de la matière dans le disque, et donc sa morphologie, dépend fortement de la taille des grains de poussière présents dans le disque. Cet éventail de morphologies pose le problème de l'interprétation des futures observations de disques protoplanétaires qui seront réalisées avec ALMA et de la nécessité de tels modèles de simulation numérique 3D.

Ce travail a de plus montré que la présence d'une planète dans un disque protoplanétaire engendre un sillon, dont la formation est plus rapide et plus marquée dans le disque de poussière que dans celui de gaz.
 
Il semble alors que la poussière s'accumule sur le bord extérieur du sillon, ce qui peut accroître la formation d'une seconde planète, en facilitant la croissance des planétésimaux dans cette région de forte densité.
 
 
 
Note(s)
Atacama Large Millimeter Array, est un interféromètre radio formé de 62 antennes sondant l'univers froid (millimétrique et submillimétrique), opérationnel en 2012. Un des buts scientifiques d'ALMA est l'observation directe de systèmes planétaires en formation.
 
 
 
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HUBBLE :.NGC 1132 LA GALAXIE MONSTRUEUSE. (10/02/2008)
 
 
Notre "vieux" télescope spatial, Hubble vient de capturer une nouvelle image de la galaxie NGC 1132 qui peut être considérée certainement comme un fossile cosmique. Elle est le résultat d'un énorme enchevêtrement de galaxies, où la résultante de ces collisions permanentes a crée une galaxie elliptique géante dépassant toutes les autres galaxies.
 
 
Cette galaxie NGC 1132, située à 320 millions d'années lumière de nous, que l'on voit au centre de l'image appartient donc aux géantes elliptiques, on y remarque des petites galaxies naines satellites, probablement les restes des collisions passées.
 
On ne voit sur cette photo que la lumière visible, elle occupe un diamètre de 120.000 années lumière, or cette galaxie est un repère de matière noire qui se trouve dans un halo visible en X par Chandra comme sur cette photo composite HST/Chandra. Et cette matière noire se répand sur une zone d'espace 10 fois plus grande que la partie visible, un peu comme la partie immergée d'un géant iceberg.
 
 
On pense que ce genre de galaxies énormes, seraient le produit final de galaxies cannibales happant tout ce qui passe à proximité.
 
 
 
 
On voit ici NGC 1132 entourée de milliers d'anciens amas globulaires tournant autour d'elle comme des abeilles autour de leur essaim! Ce sont probablement les restes de la digestion des anciennes galaxies avalées par NGC 1132.
Dans l'arrière plan, on voit d'autres galaxies qui sont beaucoup plus loin.
 
La plupart des galaxies (et notamment la notre) résident en groupe, liées par la force de gravitation, notre groupe s'appelle le groupe local. On pense d'ailleurs que notre Voie Lactée est une telle cannibale, et qu'elle aurait déjà digérer quelques copines dans le passé.
 
Les galaxies elliptiques sont d'un aspect lisse et contiennent des centaines de milliers de milliards d'étoiles et sont généralement de couleur jaune, signe de leur grand age. Elles ne contiennent plus de matière formant les étoiles et donc n'en fabriquent plus.
 
 
Nombreuses vidéos disponibles , notamment celle ci de 30MB en mpeg.
 
 
 
 
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CASSINI SATURNE :.UNE GRANDE FAILLE SUR DIONÉ. (10/02/2008)
(photos : NASA/JPL).
 
 
Vue de la face tournée vers Saturne de Dioné (1100km de diamètre) où l'on remarque cette superbe faille dans son hémisphère Sud.
 
 
 
Image prise dans le visible par la NAC de Cassini le 4 Janvier 2008 alors qu'il était à 300.000km de ce gros satellite.
 
 
 
Tout sur Dioné par nos amis de la Planetary Society.
 
 
 
 
 
 
 
 
Comme d'habitude, vous trouverez toutes les dernières images de Cassini au JPL
Les animations et vidéos : http://saturn.jpl.nasa.gov/multimedia/videos/videos.cfm?categoryID=17
 
Les prochains survols : http://saturn.jpl.nasa.gov/home/index.cfm
Tout sur les orbites de Cassini par The Planetary Society; très bon!
 
Voir liste des principaux satellites.
 
 
 
 
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CASSINI SATURNE :DU RYTHME SUR SATURNE!. (10/02/2008)
(photos : NASA/JPL et NASA/JPL/Space Science Institute).
 
 
L'ordre ou le chaos, on aurait pu croire que le chaos régnait au niveau des anneaux de Saturne, mais que ne fut pas la surprise des scientifiques lors d'une expérience d'occultation d'ondes radio de trouver dans des anneaux de Saturne des groupements "harmonieux" de particules comme des vaguelettes ou des ondes à la surface d'un lac.
 
En principe la distance entre les particules des anneaux varie en fonction de leur vitesse (loi de Kepler), dans ce cas, étrangement la distance entre ces particules (typiquement de 100m) reste la même, même quand leurs vitesses changent, c'est un phénomène tout à fait nouveau qui vient d'être détecté.
 
 
Ce sont les signaux radio envoyés par Cassini vers la Terre qui ont révélés ces structures périodiques. Les raies jaunes correspondent à la structure périodique dans l'anneau A (équivalent à un réseau de diffraction) qui mène au spectrogramme du bas du dessin.
Ces structures ont été émises après passage au travers des anneaux qui se sont comportés comme un réseau de diffraction (sépare les fréquences), les scientifiques à Terre, ont remarqué la périodicité de certains signaux reçus. Des particules étaient bien rangées dans un certain ordre à l'intérieur des anneaux A (les deux diagrammes du centre du dessin) et B (diagramme du bas).
 
 
Une telle régularité dans cet univers chaotique que sont les anneaux de Saturne est vraiment étonnant. Ces particules ont été trouvées dans l'anneau B et dans la partie la plus interne de l'anneau, ce sont des anneaux où les particules sont très concentrées
 
 
 
 
 
Comme d'habitude, vous trouverez toutes les dernières images de Cassini au JPL
Les animations et vidéos : http://saturn.jpl.nasa.gov/multimedia/videos/videos.cfm?categoryID=17
 
Les prochains survols : http://saturn.jpl.nasa.gov/home/index.cfm
Tout sur les orbites de Cassini par The Planetary Society; très bon!
 
Voir liste des principaux satellites.
 
 
 
 
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MARS EXPRESS :.OLYMPUS MONS EN SUPER FORME ET EN 3D! (10/02/2008)
(Photos G Neukum/FUB/ESA)
 
 
Mars va bientôt être disponible en vraie 3D grâce à l'étonnante caméra haute résolution de nos amis Allemands de Berlin, la HRSC à bord de Mars Express.
En effet ceci va être possible à partir de maintenant à l'aide du système DTM (Digital Terrain Model). Ce système va permettre de donner une idée précise de la topographie du terrain ce qui devrait aider à comprendre la géologie, comme le dit le responsable le professeur Gerhard Neukum de la Freie Universität Berlin, le PI de la caméra.
 
Le DTM donne instantanément la pente du terrain, l'altitude etc.. grâce au fait que cette caméra possède plusieurs canaux (9) de visée inclinés, donnant ainsi les informations de relief en un seul passage.
 
Cette banque d'images est basée sur les différentes fauchées (c'est le terme) de la caméra du sol martien. Les images HR ont une résolution de 10m par pixel.