- LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:
- Mise
à jour : 28 Janvier 2008
-
- Conférences et Événements : Calendrier
.............. Rapport
et CR
- Astronews précédentes : ICI
dossiers à télécharger par ftp : ICI
- ARCHIVES
DES ASTRONEWS : clic sur le sujet
désiré :
- Astrophysique/cosmologie
; Spécial
Mars ; Terre/Lune
; Système
solaire ; Astronautique/conq
spatiale ; 3D/divers
; Histoire
astro /Instruments ; Observations
; Soleil
; Étoiles/Galaxies ;
Livres/Magazines ;
Jeunes
/Scolaires
-
- Sommaire de ce numéro :
- Du
Soleil à la Terre, la mission STEREO
: CR de la conférence SAF de F Auchère.
(28/01/2008)
- À
la recherche des autres Terres : CR de
la conférence IAP de F Bouchy.
(28/01/2008)
- Conférence
de presse de l'ESA : CP de l'intervention de JJ Dordain.
(28/01/2008)
- les
grands sondages de l'Univers : CR de la conférence de O Lefèvre du LAM
à l'IAP (28/01/2008)
- Les trous de ver : Peut on les détecter?
(28/01/2008)
- La matière noire : Hubble la détecte
indirectement.
(28/01/2008)
- Une source d'antimatière : Integral la découvre
dans la Voie Lactée. (28/01/2008)
- Spitzer
:.La banlieue plutôt que la ville! (28/01/2008)
- Messenger
: La face cachée de Mercure.
(28/01/2008)
- Un géocroiseur
très….proche : Le 29 Janvier 2008 regardez 2007 TU24. (28/01/2008)
- Une
vue de la Terre : Les îles artificielles de Dubaï par l'ESA.
- ATV
: On remplit les réservoirs.
(28/01/2008)
- Le
Soleil : À l'aube d'un nouveau cycle?
(28/01/2008)
- ESO
: L'oiseau cosmique!
(28/01/2008)
- Cassini-Saturne
:.Grand Bassin d'impact sur Dioné. (28/01/2008)
- Les
rovers martiens.:.Panorama du Victoria Crater.
(28/01/2008)
- Mars
Express :.Cratère Terby : une vue du passé martien. (28/01/2008)
- Exposition MACVAL : Stardust ou la dernière frontière
D Kunth nous écrit. (28/01/2008)
- Livre
conseillé.:. La discorde céleste : Kepler vs Tycho par JP Luminet chez
Lattès.
(28/01/2008)
- Livre
conseillé :.Des hommes des télescopes des étoiles par Ch Fehrenbach
chez Vuibert.
(28/01/2008)
- Les
magazines conseillés : l'Astronomie de Février est en kiosque. (28/01/2008)
- Les
magazines conseillés : Ciel et Espace de Février. (28/01/2008)
-
-
-
-
- LES
TROUS DE VER : PEUT ON LES DÉTECTER?
(28/01/2008)
-
-
- Trouver des trous noirs semble facile, mais
trouver des trous de vers (wormholes en anglais) est une tache bien plus
difficile.
- Un chercheur Russe Alexander Shatskiy du
Lebedev Physical Institute de Moscou semble avoir trouvé une méthode.
-
-
-

- Rappel sur les trous
de vers : Ils proviennent du cerveau fécond d’Albert Einstein; ce
seraient des « raccourcis »
dans l’espace temps dans notre Univers ou même liant d’autres
Univers entre eux.
-
- Le concept d’un trou de ver consiste à créer
un tunnel entre la singularité du trou noir et celle d'un trou blanc (aussi
appelé fontaine blanche).
-
- Un trou blanc au lieu d’aspirer toute matière,
le trou blanc l’expulse. Il crée aussi, une courbure de l’espace-temps
et se trouve à un point différent de l’univers de notre trou noir.
-
- Le trou de ver est un concept purement théorique
pour le moment.
-
-
-
-
Amateurs
de Stargate ou de Quantum Leap (Code Quantum en français) soyez heureux,
vous allez peut être faire comme vos héros : passez dans un autre Univers
en quelques secondes.
-
- Notre scientifique Russe a une idée pour
distinguer les trous de ver des trous noirs.
- Ils se distinguent des TN déjà car ils
n’ont pas d’horizon des événements.
-
- Il pense aussi que la lumière voyageant dans
un TV pourrait être aperçue en sortant d’un TV comme n’étant lumineuse que sur les bords.
- Au centre de cette bulle on ne verrait rien
ou que ……….des étoiles de notre Univers d’après lui.
- Des interféromètres en ondes radio seraient
nécessaires pour les détecter.
-
-
-
- Tout est expliqué dans son article : http://arxiv.org/PS_cache/arxiv/pdf/0712/0712.2572v1.pdf
-
-
- Article
du New Scientist (en anglais) sur la
possibilité des trous noirs/trous de ver comme passage vers d'autres
univers, avec intervention de Thibault Damour.
-
-
-
-
-
-

-
-
-
- LA
MATIÈRE NOIRE : HUBBLE LA DÉTECTE INDIRECTEMENT.
(28/01/2008)
- Credit
photo : NASA, ESA, C. Heymans (University of British Columbia, Vancouver),
M. Gray (University of Nottingham, U.K.), M. Barden (Innsbruck), and the
STAGES collaboration et ESO,: C.
Wolf (Oxford University, U.K.), K. Meisenheimer (Max-Planck Institute for
Astronomy, Heidelberg), and the COMBO-17 collaboration
-
-
- On vient d'utiliser le télescope spatial
Hubble pour étudier
en détails une des
plus grandes structures de l'univers afin de mieux comprendre l’existence
de certaines galaxies.
- Hubble
trouve ainsi des preuves
indirectes de la présence de matière noire autour de ces galaxies,
elle joue sur l'effet d'attraction sur ces galaxies.
-
- La matière noire est ce que l'on pense être
une des composantes principales de notre Univers, elle est malheureusement
invisible à nos yeux et ne peut être détectée que par son action
gravitationnelle sur son environnement.
-
- La caméra ACS de Hubble a cartographié la
matière noire à l'intérieur du super amas massif Abell 901/902 ainsi que
des galaxies qui le compose.
- Ces images font partie de l'étude entreprise
par les astronomes dans le cadre du projet
STAGES acronyme pour Space Telescope Abell 901/902 Galaxy Evolution
Survey.
-
-
-
L'image
au centre correspond à l'amas en entier, c'est une composition de photos
prises avec le 2,2m de La Silla et d'une photo de Hubble.
-
- Les nuages violet représentent la localisation
de la matière noire dans cet amas.
-
- Hubble ne peut pas voir la matière noire bien
sûr, mais il peut en détecter les effets par la
méthode des micro lentilles gravitationnelles, qui
"courbent" la lumière des corps situés derrière elles.
- C'est cette carte de la matière noire qui a été
construite en mesurant cette
distorsion de l'espace sur plus de 60.000 galaxies qui sont situées DERRIÈRE
ces amas.
-
-
- On remarquera 4 zones principales dans ce super
amas où la matière noirs s'est "condensée".
- Ces zones correspondent à des endroits
contenant des centaines de galaxies qui ont été attirées violemment par
les régions denses du centre de l'amas.
- Les 4 photos sur les côtés sont des détails
de ces 4 zones.
-
-
- Abell
901/902 se trouve à 2,6 milliards d'années lumière de la Terre et son
diamètre est de 16 millions d'années lumière; il contient un millier de
galaxies individuelles.
-
-
-
- On
peut consulter pour plus de détails :
-
- Cet
article sur le même sujet de
la BBC (en anglais) ou de
l'ESA (anglais).
-
- Voir
aussi cet article en français de nos amis de
Techno Science.
-
-
-
-
-

-
-
- UNE
SOURCE D'ANTI MATIÈRE : INTEGRAL LA DÉCOUVRE DANS LA VOIE LACTÉE.
(28/01/2008)
- Crédits: ESA/ Integral/ MPE (G.
Weidenspointner et al.)
-
- Le
CNRS et l'ESA
communiquent récemment sur la découverte d'un nuage d'antimatière
au sein de notre Voie Lactée.
- Ce nuage est de forme asymétrique et un peu de
travers d'ailleurs.
-
-
- Remarque : l'antimatière est "détectée"
par la
raie de 511KeV qui correspond à l'annihilation d'un électron et d'un
anti-électron (ou positron = antimatière).
-
- Le satellite Intégral révèle une fabrique d'antimatière au sein de la Voie lactée
- D'où vient le mystérieux nuage d'antimatière
présent dans les régions centrales de la Galaxie ?
- Une équipe européenne d'astrophysiciens,
composée notamment de chercheurs du CNRS, de l'Université Paul Sabatier de
Toulouse et du CEA, a levé une partie du voile en cumulant l'ensemble des
données recueillies depuis quatre ans par Intégral, un satellite de l'ESA.
- Ces travaux sont publiés dans la revue Nature
du 10 janvier 2008.
-
- Un disque
d’antimatière très asymétrique
- Forme « miroir » de la matière,
l'antimatière constitue avec la matière un couple étrange : mises en présence,
particule et antiparticule s'annihilent mutuellement en énergie. En 2005,
les astrophysiciens avaient établi, grâce au spectrographe SPI (Le
spectrographe SPI pour SPectromètre
pour Integral permet de détecter une émission gamma dans des raies
fines de la Galaxie avec une très grande précision), embarqué à bord
du satellite Integral, une première carte de la répartition de
l’antimatière dans la Galaxie : l’antimatière y était essentiellement
concentrée autour du centre galactique avec une composante plus ténue répartie
le long de son disque équatorial. Dans ces premières données, le nuage
d’antimatière semblait très symétrique, suggérant qu’il pouvait
provenir de la désintégration de particules exotiques de matière noire
dans le halo central symétrique de la Galaxie.
-
-
- En cumulant maintenant toutes les
observations obtenues ces quatre dernières années par SPI, les
scientifiques ont pu affiner la cartographie de ce nuage et constater que l'antimatière se distribuait de façon asymétrique de
part et d’autre du centre galactique. L'émission d'antimatière du
disque galactique apparaît deux fois plus importante d’un côté du
centre galactique que de l’autre.
-
-
- Une répartition
similaire à celle des sources X binaires
- Cette répartition surprenante semble
confirmer une autre piste explorée pour expliquer l’origine de
l’antimatière présente dans la Galaxie. Elle
apparaît très proche en effet de la répartition d’un certain type
d’objets appelés sources X binaires de faible masse (en anglais :
low mass X-ray binary ou LMXB).
- Les sources X binaires sont des couples formés
d’une étoile orbitant autour d’un objet compact tel qu’une étoile à
neutrons ou un trou noir. Leur rayonnement X provient de l’énorme quantité
d’énergie dégagée par la chute de la matière de l’étoile sur
l’astre compact. Dans de tels systèmes, un plasma chaud constitué d’électrons
et de positons est éjecté et une fraction de ces derniers se propage dans
le milieu interstellaire avant de s’annihiler en émettant un rayonnement à
une énergie caractéristique de 511 keV.
-
-
- De l’origine de
l’antimatière au centre de la Galaxie
- Les sources X binaires sont donc une piste
pour expliquer une partie de l‘origine de l’antimatière dans les
régions internes du disque de la Galaxie. Si ce scénario permet
d’expliquer la moitié de la quantité considérable d'antimatière
produite au centre de la Voie lactée, des sources astrophysiques classiques
comme des supernovae thermonucléaires ou le trou noir central super massif
pourraient expliquer l’origine de la quantité restante. La place pour un
scénario exotique invoquant une particule de matière noire se réduit donc
fortement...
-
-
- A gauche, la carte de la Voie lactée observée
par SPI à l'énergie de 511 keV représentée en coordonnées
galactiques.
- Le plan de la Galaxie est la ligne centrale
de part et d'autre du centre galactique à la position (0,0).
- A une émission symétrique de largeur à
mi-hauteur de 6 degrés (le bulbe galactique) s'ajoute une extension d'un
côté du disque galactique. Le code de couleur indique l'intensité du
signal (rouge plus intense).
A droite, la répartition des systèmes binaires X de faible masse détectés
par le télescope IBIS/ISGRI à bord du satellite Integral. Une concentration plus importante dans la même
direction est visible, suggérant que ces systèmes binaires X sont
les sources d'antimatière dans les régions internes du disque
galactique.
-
-
- Consulter les
informations supplémentaires fournies avec l'article de Nature en
format pdf et en libre accès.
-
-
-
-
- Le fait de la dissymétrie de ce nuage semble
indiquer pour les astrophysiciens que cette
antimatière ne serait pas produite par des particules de la matière noire
entourant symétriquement notre Galaxie.
-
- Communiqué de presse du
CEA/DAPNIA et de
l'INSU.
-
-
-
-
-
-
-

-
-
- SPITZER
: LA BANLIEUE MIEUX QUE LA VILLE! (28/01/2008)
- (crédit
photo : NASA/JPL-Caltech/D.Fadda (SSC-Caltech)
-
- Les observations
les plus récentes de Spitzer, notre observatoire spatial IR, semblent
suggérer que les galaxies préfèrent donner naissance et "élever"
les étoiles dans la banlieue cosmique plutôt que dans les grandes villes.
-
- Les galaxies à travers notre Univers se répartissent
en communautés cosmiques petites et grandes.
- Les plus grandes s'appellent des amas de
galaxies. Comme les grandes cités terrestres, ces amas sont répartis tout
au long de l'Univers et reliés
entre eux par des "autoroutes" appelés filaments. Tandis
que des milliers de galaxies vivent dans l'environnement de ces amas, de
plus petites communautés galactiques sont répartis le long de ces
filaments, créant ainsi un tissu de banlieues galactiques. Les astronomes
soupçonnaient que ces banlieues galaxies étaient reliées à ces amas par
des filaments aussi.
-
- Pour la première fois, les yeux de Spitzer
extrêmement sensibles ont surpris en IR des galaxies situées le long de
ces filaments dans la cité (amas) appelée Abell 1763.
-
-

- Voici cette galaxie Abell 1763, chaque point
correspond à une galaxie de cette région; les bleus sont des galaxies en
train de fabriquer des étoiles, les points rouges sont des galaxies qui en
forment beaucoup moins.
-
- Une grande communauté de galaxies (amas =
cluster en anglais) est représentée sur cette photo par le cercle orange.
-
- Ces galaxies sont comme des grandes villes sur
Terre connectées par un tissu d'autoroutes (les filaments, dans les zones
entourées en bleu). De plus petites galaxies sont réparties le long de ces
autoroutes (filaments). Celles ci ont un taux de production d'étoiles deux
fois plus important que celles situées dans les "grandes villes"
comme vient de le démontrer Spitzer.
-
-
-
- C'est la première fois que l'on peut détecter
de telles concentrations comme le dit Dario Fadda du Caltech. Et ceci grâce
au télescope
multi bandes MIPS à bord de ce satellite et au télescope terrestre
situé à Kitt Peak en Arizona.
-
- Ces découvertes sont publiées dans les
Astrophysical Journal Letters, signalons qu'une collègue française
Florence Durret de
- L'Institut d’Astrophysique de Paris, est
co-auteur de cet article que vous trouverez en pdf de 5 pages :
- Starburst
galaxies in cluster-feeding filaments unveiled by Spitzer
-
-
-
-
-

-
-
-
-
-
- MESSENGER
: LA FACE CACHÉE DE MERCURE. (28/01/2008)
- Credit:
NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Carnegie
Institution of Washington
-
- Le 14
Janvier 2008 la sonde américaine Messenger est passée au plus près de
Mercure, la planète la plus proche du Soleil, à juste 200km de sa
surface. Les images ont été déclenchées la veille lorsque la sonde était
à 760.000km de la planète.
- À l'occasion de cette rencontre le système
d'imagerie MDIS (Mercury Dual Imaging System) a
acquis plus de 1200 images, dont surtout ce que les scientifiques
attendaient depuis longtemps : des photos de l'hémisphère "inconnu" de Mercure, non
imagé par les sondes précédentes.
- Tous les autres instruments étaient aussi en
opération.
-
-

- La moitié de l'hémisphère manquant a été
photographiée d'une distance de 27.000km avec une résolution au sol de
10km.
-
- Comme l'autre hémisphère de Mercure, celui ci
est aussi fortement cratérisé, il possède aussi quelques détails
uniques.
-
- En haut à droite se trouve le bassin Caloris,
un des plus grands et des plus jeunes bassins d'impact du système solaire,
sa partie occidentale n'avait jamais été imagée jusqu'à présent.
- Cette nouvelle photo montre qu'il est plus
brillant que les terrains aux alentours (agrandir l'image en cliquant dessus
pour voir les détails) et pourrait avoir une composition différente de ces
terrains. Des plaines plus sombres entourent ce bassin et des cratères avec
des bords très sombres sont aussi présents.
-
-
-
-
- Des images au téléobjectif ont aussi été
prises lors de cette rencontre, en voici quelques unes :
-
-
|
- Image
prise par la NAC (téléobjectif) le 14 Janvier 2008, 37 minutes après
l'approche la plus près.
- Largeur
de l'image 370km, résolution 360m.
- On
y voit un cratère non détecté précédemment car situé dans l'hémisphère
inconnu. Cette image fait partie des 99 images qui vont servir à
cartographier la partie cachée de la planète.
|
-
|
- Encore
de plus près, cette image prise 21 minutes après l'approche la plus
proche de la planète.
- Prise
d'une distance de 5800km la largeur au sol est de 170km.
- Fait
partie d'une série d'image pour cartographier l'équateur de la planète.
- On
y remarque une des plus grandes failles de la planète, elle part de
la partie supérieur droite de l'image et se dirige vers le bas de
l'image, on voit qu'elle donne une ombre très importante (le Soleil
éclaire de la gauche).
|
-
|
- Une
des dernières images diffusées par la NASA ce jour, elle a été
prise d'une distance de 18.000km et la largeur sur le terrain est de
500km.
- On
y remarque un cratère d'impact à double parois. Son nom : Vivaldi,
son diamètre : 200km.
-
|
-
|
- Le
Pôle Sud de Mercure vu par Messenger, sur la partie gauche on aperçoit
le Terminateur. Image prise de 33.000km 98 minutes après l'approche
le point le plus proche de la trajectoire.
|