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Mise à jour : 30 Juillet 2020      SPÉCIAL MARS

 

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Prochaine conférence SAF.. LES CONFÉRENCES MENSUELLES D’ASTRONOMIE DE LA SAF REPRENNENT EN SEPTEMBRE ;

Le 9 Sept 19H au CNAM, c’est la rentrée avec « Les stations spatiales, passées, présentes et futures » par JPM. Réservation à partir du 9 Aout dès 9H du matin. Entrée libre mais :  réservation obligatoire

Liste des conférences SAF en vidéo. (pas encore  à jour!)

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Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires

Certains peuvent recevoir en double ces news, car ils sont inscrits sur plusieurs listes. J’en suis désolé.

Sommaire de ce numéro :  

Hope : Une nouvelle sonde martienne. (30/07/2020)

La Chine :.Et de 2 ! En route vers Mars aussi ! (30/07/2020)

Mars 2020 :.Et de 3, la NASA aussi ! (30/07/2020)

Mars Express :.Il voit le site d’atterrissage de Persévérance. (30/07/2020)

Curiosity :.Des sulfates qui valent le détour ! (30/07/2020)

Mars : Les rovers martiens revisités. (30/07/2020)

InSight :.La Taupe semble encore bloquée ! (30/07/2020)

Mars :.Des Nouvelles vues de Phobos. (30/07/2020)

EXOMARS :.TGO découvre CO2 et O3 dans l’atmosphère ! (30/07/2020)

 

 

 

HOPE : UNE NOUVELLE SONDE MARTIENNE. (30/07/2020)

 

Ça y est, la nouvelle fenêtre martienne 2020 est enfin utilisée !

Et c’est l’Émirat Arabe Uni (UAE) qui a tiré le premier avec sa sonde Hope (Espoir).

 

Elle sera suivie par la Chine avec un lancement prévu pour le 23 Juillet et les USA avec le lancement de Persévérance le 30 Juillet.

 

 

En effet, c’est à bord d’une fusée japonaise (H IIA de Mitsubishi Heavy Industries) que s’est envolée la sonde martienne émiratie le 20 Juillet 2020 avec pour cible la planète rouge.

 

Lancement depuis la base spatiale Tanegashima située au SO du Japon.

Trajectoire excellente pour le moment. Arrivée Mars 2021.

 

L’orbite de cette sonde est intéressante : elle est équatoriale.

 

Cette sonde devrait orbiter la planète Mars afin d’étudier la dynamique atmosphérique.

 

Elle possède trois instruments principaux : une caméra imageur et deux spectro.

 

Crédit illustration : UAE Space

 

 

 

C’est une étape importante pour ce jeune état, qui voit ainsi célébrer le 50ème anniversaire de l’unification de ses 7 territoires.

 

Il est à noter que les UAE sont un pays moderne et que la plupart des scientifiques sont..des femmes !

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

United Arab Emirates launches 'Hope' mission to Mars on Japanese rocket

 

Site de la mission.

 

Lancement réussi ! La sonde Hope des Émirats arabes unis est en route vers Mars

 

La première mission spatiale arabe vers Mars a décollé du Japon

 

 

 

 

 

 

 

LA CHINE :.ET DE 2 ! EN ROUTE VERS MARS ! (30/07/2020)

 

 

Une image contenant extérieur, volant, plane, grand

Description générée automatiquementLe 23 Juillet 2020, la Chine a profité de la fenêtre de tir vers Mars, pour lancer depuis l’ile de Hainan, grâce à sa fusée la plus puissante, Long March 5 (55 m de haut), sa très ambitieuse mission Tianwen-1.

Ce nom provient d’un poème chinois et veut dire « à la recherche de la vérité céleste » !

 

Le lanceur possède des moteurs fusée et boosters pour ce décollage puissant (doit imprimer une vitesse de 11,2 km/s minimum) vers la planète rouge. Propergols : Hydrogène et Oxygène (LOX) liquides pour le premier étage et kérosène/LOX pour les boosters.

 

C’est une mission à haut risque, puisqu’aucune nation n’a jamais lancé à la fois, un orbiteur, un atterrisseur et un rover, trois missions en une, donc !

 

La Chine joue très gros, mais peut aussi gagner très gros en cas de réussite.

 

Crédit photo : CNSA (China National Space Administration)

 

 

 

 

 

L’ensemble de la charge utile fait 5 tonnes, dont le robot de 240 kg.

 

L’allumage du deuxième étage a placé la sonde sur la bonne trajectoire vers Mars. Arrivée dans 7 mois, vers Février 2021.

 

Deux à trois mois plus tard, la capsule contenant l’atterrisseur et le rovers sont éjectés pour un atterrissage « conventionnel » sur Mars : parachute et rétro fusées.

 

Lieu d’atterrissage : Utopia Planitia, un lieu bien connu, situé au centre du triangle formé par le futur point d’atterrissage de Persévérance, celui de Curiosity et celui de Viking-2.

 

Une image contenant extérieur, montagne, assis, désert

Description générée automatiquement

Si tout se passe bien, un rover devrait descendre de l’atterrisseur pour procéder à l’étude du sol martien.

 

 

Le rover est comme ceux des américains équipés de 6 roues et possède des panneaux solaires.

 

 

Illustration : Cinanews.com/CNSA

 

 

 

 

 

 

La Chine avance en terrain connu de ce côté-là, elle a l’expérience de ces deux atterrisseurs/rovers sur la Lune qui fonctionnent parfaitement. La Lune n’est d’ailleurs pas oubliée, une mission chinoise est prévue pour ramener des échantillons lunaires sur Terre, cette année 2020.

 

Durée de la mission : au moins une année martienne.

 

INSTRUMENTS ORBITEUR

INSTRUMENTS ROVER

Caméras moyenne résolution

Caméra multispectrale

Caméra haute résolution

Caméra normale

Spectromètre

Radar d’exploration

Radar de surface

Analyseur de surface (composition)

Magnétomètre

Magnétomètre

Analyseur de particules

Station météo

Détecteur de particules énergétiques

 

 

 

La mission consiste a étudier la composition des roches et du sol martiens, de mettre au jour de possibles glaces d’eau souterraines et de s’intéresser au magnétisme martien.

 

À cette occasion, la Chine a fait appel à des pays occidentaux pour les aider.

 

L’IRAP (Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie) de Toulouse, notamment, en ce qui concerne l’instrument de détection Laser situé sur le rover (similaire Chemcam sur Curiosity).

 

D’autres pays ont contribué aux instruments comme l’Autriche (magnétomètre) et l’Argentine (antenne).

 

Les USA n’ayant, semble-t-il pas proposé leur suivi par le DSN (Deep Space Network), c’est l’ESA qui va suivre la mission avec son réseau d’antennes.

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Tianwen-1 : lancement réussi de l'ambitieuse mission chinoise vers Mars

 

La Chine a lancé une sonde vers Mars, dans l’espoir de faire des analyses à la surface

 

China launches robotic mission to orbit, land, and drive on Mars

 

China's Tianwen-1 Mars rover mission gets a boost from international partners

 

China launches Mars probe in space race with US

 

 

 

 

 

 

MARS 2020 :.ET DE 3 ! LA NASA AUSSI ! (30/07/2020)

 

 

Et voilà, et de trois ! Après Hope et Tianwen-1, c’est la NASA qui décoche le troisième tir vers Mars avec la mission Mars 2020 rebaptisée en Perseverance.

 

 

 

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C’est le 30 Juillet 2020 à 13h50 que la plus puissante fusée US et une des plus sûres, une Atlas V Centaur s’est envolée de Cape Canaveral avec son précieux chargement.

 

On venait juste d’y inclure quelques jours avant, le générateur isotopique RTG (Radioisotope Thermoelectric Generator) au Pu dans la sonde. Cette opération se fait au dernier moment afin de ne pas fabriquer trop de chaleur sous la coiffe avant le départ.

 

 

 

Atlas V avec sa charge utile, l’étage Centaur et la coiffe avec Persévérance.

 

 

Crédit photo : ULA (United Launch Alliance).

 

 

 

 

 

 

Une heure après le décollage, la sonde grâce au deuxième étage Centaur, atteint la deuxième vitesse cosmique (11,2 km/s) ce qui lui permet d’échapper à l’attraction terrestre et de se diriger vers sa cible : la planète rouge.

 

Une image contenant périphérique, alimentation

Description générée automatiquement

Crédit : le site d’atterrissage vu par le MOLA de MGS.  NASA / JPL / USGS

 

 

 

 

Une image contenant gâteau, assis, morceau, oiseau

Description générée automatiquement

Mais pas n’importe où sur Mars, la zone d’atterrissage a été déterminée, c’est le cratère Jezero, à l’embouchure d’un ancien delta qui date d’approximativement 3,6 milliards d’années.

 

Comme c’est une zone où l’eau a dû couler il y a très longtemps, Persévérance, devrait chercher des traces de cet écoulement et peut être de possibles signes d’une vie passée éventuelle.

 

De plus, ce qui est nouveau, le robot va recueillir des échantillons du sol qui devraient être ramassés plus tard lors d’une seconde mission, on en reparlera.

 

Photo de la région prise par MRO.

 

Crédit : NASA/JPL-Caltech/MSSS/JHU-APL

 

 

 

 

 

 

 

Une image contenant extérieur, moto, saleté, vélo

Description générée automatiquement

Vue de Persévérance et de son hélicoptère Ingenuity. Crédit NASA/JPL

 

Vous avez déjà remarqué dans cet astronews précédent, que Persévérance ressemblait étrangement à Curiosity, c’est normal c’était l’exemplaire qui restait à Terre pour essais et simulations. Mais pas que ! Il comporte des éléments nouveaux comme le recueil d’échantillons et surtout un petit hélicoptère, baptisé Ingenuity, chargé d’étudier la région. Il est donc plus lord de plus de 100 kg.

 

Comme Curiosity, il va se poser (en automatique à cause de l’énorme distance entre Mars et la Terre) grâce à l’astucieux « Skycrane », cette grue qui va le déposer délicatement au sol après les séquences classiques comme bouclier thermique et parachute supersonique. Un système élaboré de navigation à base de cartes du sol enregistrées dans la mémoire de Persévérance, devrait l’amener à l’endroit voulu.

 

 

 

Une fois posé et le terrain reconnu, la vraie mission originale de Persévérance va commencer : recueillir des échantillons (une quarantaine) et les conditionner pour un ramassage ultérieur, mais ça, c’est une autre histoire encore plus complexe !

 

Attendons d’abord début Février 2021, l’atterrissage de la mission, nous en reparlerons.

 

 

Vidéo : Perseverance, the search for ancient life : https://youtu.be/5qqsMjy8Rx0

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Promising signs for Perseverance rover in its quest for past Martian life

 

We're going to Jezero! Par la Planetary Society.

 

The ancient lakeshore of Jezero crater on Mars

 

Plutonium power source installed on NASA’s next Mars rover

 

The Pace of Fluvial Meanders on Mars and Implications for the Western Delta Deposits of Jezero Crater

 

Perseverance Mars Rover's extraordinary sample-gathering system

 

The Sample-Gathering System On Perseverance Mars Rover article d’Astrobiology.

 

Perseverance : l'aventure martienne la plus ambitieuse ?

 

A New Video Captures the Science of NASA's Perseverance Mars Rover

 

NASA's Perseverance Rover Will Carry First Spacesuit Materials to Mars

 

 

Mars 2020 : LA mission martienne de la NASA pour 2020.

 

Mars 2020 au JPL.

 

 

 

 

 

 

MARS EXPRESS :.IL VOIT LE SITE D’ATTERRISSAGE DE PERSÉVÉRANCE. (30/07/2020)

 

La sonde européenne Mars Express contribue à la mission Mars 2020 en dévoilant des photos et informations sur le site d’atterrissage chois, à savoir, le cratère Jezero.

 

L’ESA publie à cette occasion un communiqué que je reprends en partie :

 

 

 

Deux études basées sur les observations faites par la sonde Mars Express de l’ESA du cratère Jezero, le futur site d’atterrissage du rover Mars 2020 « Perseverance » de la NASA, ont fait la lumière sur quand et comment cette région fascinante s’est formée, et identifié les zones les plus susceptibles de révéler des signes de vie passée.

 

Le rover Mars 2020 Perseverance de la NASA va chercher des signes d’une vie passée sur Mars, et collecter des échantillons en vue d’un futur retour de ceux-ci sur Terre. La NASA et l’ESA travaillent conjointement sur des concepts de mission pour ramener ces échantillons sur Terre d’ici 2031.

 

Deux études basées sur des données collectées par la mission Mars Express de l’ESA — en orbite autour de la planète rouge depuis 2003 — identifient quelles zones du site d’atterrissage sont les plus susceptibles d’avoir préservé des signes d’une vie passée, du climat, de l’eau, et du volcanisme. Toutes les deux ont étudié une partie de la surface de Mars connue sous le nom de Nili Fossae, et plus spécifiquement le cratère Jezero situé dans cette zone.

 

Le cratère Jezero présente un delta, preuve que l’eau y coulait autrefois sous la forme d’un lac, et contient de grandes quantités d’olivine et de minéraux carbonatés. Les carbonates se forment en présence d’eau et sont connus pour piéger les biosignatures, qui prouvent la présence de la vie. L’olivine est présente dans les roches magmatiques et peut être utilisée pour explorer et dater précisément le passé volcanique de Mars.

« Nous savons depuis des décennies que Nili Fossae est une zone tout à fait unique sur Mars, et le cratère Jezero a été choisi comme site d’atterrissage pour le rover Perseverance en raison de ce caractère unique, » explique Lucia Mandon du Laboratoire de Géologie de Lyon (Terre, Planètes, Environnement) et auteur principal de l’étude portant sur la minéralogie, l’âge et l’évolution de la région de Nili Fossae.

 

« Néanmoins, même si cette zone de Mars a été très étudiée, les scientifiques n’ont pas de certitude sur quand ni comment elle s’est formée, ni pourquoi elle contient tant d’olivine et de minéraux carbonatés. A vrai dire, pas moins de six différents scénarios de formation ont été proposés ces vingt dernières années. »

 

Une image contenant texte

Description générée automatiquement

Afin de lever cette incertitude, Lucia et ses collègues ont analysé des observations de la région de Nili Fossae effectuées par Mars Express de l’ESA et par l’orbiteur MRO de la NASA : un mélange d’images haute résolution et de données topographiques, minéralogiques et thermiques.

Ils ont découvert que le substrat rocheux riche en olivine dans la région autour du cratère Jezero s’étend sur au moins 18 000 kilomètres carrés, et s’est formé il y a environ 3,8 milliards d’années.

« Après avoir examiné tous les scénarios plausibles, nous pensons que la région de Nili Fossae a probablement été sculptée par des éruptions massives de cendres et d'autres matériaux rejetés par des volcans géants. Le volume des matériaux éjectés est colossal, plus de 1 000 fois supérieur à celui de l’éruption du Vésuve qui a détruit Pompéi en 79 avant J.-C. »

 

Illustration : Cartographie des couches d’olivine autour du site d’atterrissage de Perseverance

Crédit ESA Avec l’autorisation de L. Mandon et al. (2020)

 

 

 

 

Lucia et ses collègues ont également cartographié les carbonates présents à travers Nili Fossae, et certaines des détections les plus solides sont à proximité du site d’atterrissage du rover Perseverance. Ces minéraux se forment dans des eaux plutôt neutres — des environnements qui sont propices à la plupart des formes de vie que nous connaissons sur Terre.

 

« Sur Terre, on trouve des stromatolithes — des structures formées de couches successives de micro bactéries — dans presque tous les lacs alcalins qui produisent des carbonates. Ces stromatolithes ont préservé certaines des biosignatures les plus nettes datant de plusieurs milliards d’années trouvées sur notre planète. Nous ne savons pas si nous trouverons des stromatolithes sur Mars, mais cet environnement lacustre est un excellent endroit où chercher des biosignatures et des molécules organiques qui témoigneraient du passé de Mars, » explique Briony Horgan de l’Université Purdue (États-Unis) auteur principal d’une étude complémentaire sur la distribution et l’origine des roches carbonatées du cratère Jezero.

 

Le cratère Jezero est le seul endroit sur Mars où des carbonates ont été détectés à proximité immédiate de caractéristiques qui indiquent la présence d’un ancien lac ; cela les rend particulièrement intéressants à la fois dans le cadre de l’étude de l’eau, et d’une potentielle vie passée sur Mars.

 

Le rivage de l’ancien lac du cratère Jezero. L’ovale indique l’ellipse d’atterrissage du rover Mars 2020.

 

« Ces carbonates seront des cibles clés de Mars 2020 et de la Mission de retour d’échantillons à cause de leur fort potentiel de préservation de biosignatures, » ajoute Briony.

 

“Grâce à une mission de retour d’échantillons, nous serions capables de dater précisément ces échantillons en laboratoire, et de comparer cet âge à celui que nous avons estimé depuis l’orbite, » ajoute Lucia. « Cela nous permettrait de calibrer la chronologie du système martien, et c’est une des raisons clés pour laquelle la Mission de retour d’échantillons de Mars est à la fois passionnante et précieuse. »

 

Lancé il y a 17 ans, Mars Express est en orbite autour de Mars depuis décembre 2003, et embarque une série d’instruments perfectionnés. Ces études ont utilisé des données issues de la caméra stéréoscopique haute résolution HRSC et du spectro-imageur OMEGA (Observatoire pour la Minéralogie, l'Eau, les Glaces et l'Activité).

 

« Alors que HRSC cartographie la topographie de la surface de Mars avec une résolution de quelques dizaines de mètres par pixel, OMEGA produit des images détaillées dans le visible et le proche infrarouge que les chercheurs peuvent utiliser pour identifier des minéraux de surface, » ajoute Dmitri Titov, scientifique du projet Mars Express pour l’ESA.

 

« C’est très enthousiasmant de voir que les nombreuses missions martiennes apporteront leur soutien au rover Perseverance et s’appuieront sur ses conclusions quand il atteindra cette zone scientifiquement passionnante de la surface martienne. Mars Express a 16 années d’expérience de cette planète, qui se révéleront inestimables pour l’exploration future et les essais de retour d’échantillons. »

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

 

 

 

 

 

CURIOSITY :.DES SULFATES QUI VALENT LE DÉTOUR ! (30/07/2020)

 

 

Après avoir séjourné plus d’un an dans une zone argileuse (clay en anglais), le rover Curiosity devrait maintenant se consacrer à étudier une zone riche en sulfates située plus loin sur son trajet.

Malheureusement, il y a une vaste plaine de dunes de sable (en vert sur le dessin et appelé Greenheugh Pediment) entre les deux et la NASA ne veut prendre aucun risque, il va falloir contourner cet endroit potentiellement dangereux.

 

Une image contenant intérieur, alimentation, vert, assis

Description générée automatiquement

Trajet de Curiosity prévu pour les prochains mois.

Il faut éviter la zone de sable et ensuite pourvoir accéder à la zone riche en sulfates.

Crédit : NASA/JPL/Caltech/ESA/UOA/JHUAPL/MSSS/USGS/PIA23179 fig1

 

La NASA a composé une centaine d’images prises par Curiosity pour nous donner à voir la zone à explorer.

 

Une image contenant crépuscule

Description générée automatiquement

Curiosity doit contourner ce champ de dunes afin d’atteindre la zone désirée.

À l’arrière-plan on distingue le Mont Sharp, étape suivant de son périple.

La même image composite en très haute résolution.

Crédit : NASA/JPL-Caltech/MSSS

 

 

À la fin de ce détour de 1 à 2 km, la vitesse du rover étant de max 100 m par heure, on sera en automne 2020, et on pourra commencer à étudier le nouveau terrain, sur lequel est situé ce Mont. Le Mont Sharp est composé de couches sédimentaires qui se sont déposées au cours du temps. Chaque couche révèle une page d’histoire du cratère Gale.

 

Sur le parcours, Curiosity découvre ce paysage étrange de nodules en forme de chair de poule (goosebump en anglais) que l’on connait bien de la mission Opportunity, les fameux « blueberries ».

Ces nodules requièrent de l’eau pour se former. On les voit bien au centre de l’image quand vous cliquez dessus et passez ainsi en HR.

 

Une image contenant animal, oiseau

Description générée automatiquement

Au centre de l’image, ces fameux nodules. Crédit : NASA/JPL-Caltech/MSSS

 

 

Curiosity se dirige maintenant lentement mais surement vers les terrains contenant des sulfates, tels que gypse et sulfate de Mg (sel d’Epsom en anglais).

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Curiosity Is Going To Spend Its Summer Driving Around a Dangerous Sandy Region on Mars

 

Curiosity Mars Rover's Summer Road Trip Has Begun

 

Pourquoi Curiosity est obligé de faire un détour sur Mars cet été

 

 

La mission Curiosity à la NASA.

 

 

 

 

 

 

MARS : LES ROVERS MARTIENS REVISITÉS. (30/07/2020)

 

Une chaine britannique s’est penchée sur les différents rovers US et en a remasterisé les meilleures séquences vidéo.

 

Ces images sont en haute résolution (4k) et sont époustouflantes.

 

Vous trouverez cette vidéo : ICI.

 

 

La société qui fournit ce film est ElderFox Documentaries

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

 

 

 

 

INSIGHT :LA TAUPE SEMBLE ENCORE BLOQUÉE ! (30/07/2020)

 

 

Après avoir sauvé une première fois la « Taupe » (The Mole en anglais, mais le terme technique est HP3), celle-ci a commencé à creuser, mais pas de façon satisfaisante. On rappelle que cet instrument est prévu pour analyser thermiquement le sous-sol de Mars.

 

Une image contenant bâtiment, brique, assis, homme

Description générée automatiquement

Elle semble bloquée en biais dans le trou de forage. Les scientifiques responsables (l’agence allemande, la DLR) ont décidé d’utiliser encore une fois le bras manipulateur de la sonde INSIGHT pour essayer d’enfoncer la taupe.

 

On va donc mettre la pelle du bras contre la taupe afin d’augmenter le frottement avec le sol et peut-être ainsi reprendre la pénétration.

 

On espère ne pas abimer le câble flexible avec cette manœuvre.

 

On peut voir sur cette animation gif les coups de pelle sur la taupe.

 

Une photo de la pelle appuyée sur la taupe.

 

Il semble que cette opération soit un échec, la taupe a rebondi, le sol étant plus dur que ce que l’on pensait.

 

 

 

 

 

 

Par contre le sismomètre marche bien, il a déjà détecté à ce jour plus de 480 tremblements de Mars !

Il semble que l’augmentation récente du nombre de de séismes détectés soit lié au changement de saisons (les turbulences atmosphériques augmentent la fréquence de ces mini séismes).

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

The InSight mission logbook de la DLR. À lire, très complet.

 

MARS : La « taupe » d’InSight de la NASA a enfin commencé à creuser, mais a heurté un nouvel obstacle

 

NASA's InSight Flexes Its Arm While Its 'Mole' Hits Pause

 

Finally! Mars InSight’s Mole is Now Underground

 

 

InSight a détecté plus de 300 « tremblements de Mars »

 

 

Le site de la mission. Et aussi.

 

 

 

 

MARS : DE NOUVELLES VUES DE PHOBOS. (30/07/2020)

 

Mars Odyssey, on n’en parle plus beaucoup, elle a été lancée en 2001 et effectue sa mission tranquillement, qui est principalement de mesurer des températures grâce à sa caméra THEMIS (Thermal Emission Imaging System).

Récemment Mars Odyssey s’est intéressé à la lune la plus interne de Mars, Phobos. C’est une roche d’approx 25 km de diamètre qui contient en son centre un immense cratère (Stickney) de 9 km de diamètre.

 

L’origine de Phobos est encore controversée.

Est-ce un astéroïde capturé ? Est-ce un morceau de Mars projeté à la suite d’un impact ? Est-ce le reste de la formation d’un autre corps plus loin dans le Système Solaire ?

Bref beaucoup de possibilités.

 

Les nouvelles photos prises par THEMIS devraient nous aider à y voir plus clair.

 

Une image contenant étoile

Description générée automatiquement

Six vues de Phobos prises par Mars Odyssey, les 3 du haut sont anciennes, les 3 du bas, récentes.

Elles sont toutes en IR et colorisées pour rendre compte des températures mesurées.

Crédit : NASA/JPL-Caltech/ASU/NAU

 

Ces vues publiées en Juin 2020 par le JPL nous aident à comprendre les variations de température au sol et donc nous donnent une information sur sa composition.

 

On remarquera que la photo de Dec 2019 a été prise lors d’une « pleine lune », donc température maxi de l’ordre de 27°C.

En février 2020, lors d’une éclipse lunaire, la température est bien entendu au plus bas, à -123°C.

Celle de Mars 2020, a été prise à la fin d’une éclipse, lorsque la lune commence à se réchauffer.

 

Les photos prises sous différents angles aident les scientifiques à la détermination de la composition du sol et différents éléments de surface. Ces images IR sont aussi combinées avec des images dans le visible.

 

En conclusion, d’après les scientifiques de la North Arizona University, la surface de Phobos semble relativement uniforme et constituée de particules très petites. On pense que le sol est même légèrement poreux (genre « rubble pile »).

 

Mais pourquoi donc s’intéresser à Phobos ?

 

En fait la JAXA, agence spatiale Japonaise et l’ESA, l’agence Européenne vont envoyer (séparément) des missions vers cette lune martienne en 2024, et elles ont besoin d’un maximum de détails sur celle-ci.

Ces deux missions ont pour but de ramener des échantillons de Phobos, ce qui serait une première pour l’ESA.

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN:

 

 

New Pictures of Phobos, Seen in the Infrared

 

La lune Phobos entre et sort de l’ombre de Mars dans ces nouvelles images colorées

 

Three New Views of Mars' Moon Phobos

 

Martian moon's orbit hints at an ancient ring of Mars

 

Evidence for a Past Martian Ring from the Orbital Inclination of Deimos

Scientist captures new images of Martian moon Phobos to help determine its origins

 

Mars : vidéo inédite de la lune Phobos chez Futura Sciences.

 

 

 

 

 

 

 

EXOMARS :.TGO DÉCOUVRE CO2 ET O3 DANS L’ATMOSPHÈRE ! (30/07/2020)

 

 

Même si le rover d’Exomars a été retardé jusqu‘à la prochaine fenêtre de tir martien, l’orbiteur, depuis deux ans, continue à étudier l’atmosphère martienne à la recherche de nouvelles signatures. On sait que principalement il s’intéresse au méthane (CH4), afin de savoir s’il est d’origine biologique ou géologique, mais tous les gaz sont intéressants.

 

D’après le communiqué de l’ESA :

 

Et il vient justement de détecter du gaz carbonique (CO2) et de l’Ozone (O3), ceci basé sur une longue période, une année martienne, soit près de deux ans terrestres.

Détection dues à son instrument ACS (Atmospheric Chemistry Suite)

Résultats publiés dans la revue Astronomy et Astrophysics. Notamment par Kevin Olsen de l’Université d’Oxford.

 

Une image contenant texte

Description générée automatiquement

Signatures spectrales du CO2 (à gauche) et de O3 (à droite) par ACS de TGO.

Crédit : ESA/ et autorisation de K. Olsen et al. (2020)

 

Ces résultats sont surprenants, en effet les raies du CO2 apparaissent là où on pensait trouver du méthane et c’est la première fois que l’on détecte les raies de l’Ozone dans cette partie de l’IR.

 

 

Le mystère du méthane martien.

 

Une image contenant table

Description générée automatiquement

La création et la destruction du méthane martien. Crédit : ESA.

 

Un des buts de Exomars TGO (Trace Gas Orbiter) est de s’intéresser au méthane. Jusqu’à présent la détection de CH4 a été sporadique et très variable.

 

Bien que le méthane puisse être produit par procédé géologique (voir partie droite de l’illustration ci-dessus), elle est principalement la résultante de l’action de la vie et des bactéries comme sur Terre. C’est un marqueur de la présence de vie biologique (partie gauche de l’illustration). La détection de CH4 sur des corps extra solaires est donc fondamental dans la recherche d’une éventuelle vie locale. De plus on sait que la durée de vie du méthane est relativement courte : quelques centaines d’années. Donc une présence de méthane signifie une production récente et toujours présente.

 

 

Les récentes découvertes du TGO améliorent notre image de l’atmosphère martienne et nous allons les compléter avec les mesures d’autres sondes martiennes.

 

Voir sur cette illustration la comparaison entre les atmosphères martienne et terrestre.

 

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

First detection of ozone in the mid-infrared at Mars: implications for methane detection

First observation of the magnetic dipole CO2 absorption band at 3.3 μm in the atmosphere of Mars by the ExoMars Trace Gas Orbiter ACS instrument

 

New spectral signatures: ExoMars sheds light on Mars’ methane and atmosphere

 

How to create and destroy methane at Mars

 

Comparing the atmospheres of Mars and Earth

 

 

Tout sur Exomars sur ce site.

 

Les vidéos de ExoMars à l’ESA.

 

 

 

 

 

Bonne lecture à tous.

 

C’est tout pour aujourd’hui !!

 

Bon ciel à tous !

 

JEAN-PIERRE MARTIN

 

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