LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:

Mise à jour : 21 Janvier 2022     

      

Conférences et Évènements : Calendrier   .............. Rapport et CR

Prochaine conférence SAF.. Les conférences seront en présence du public. Un PASS VACCINAL sera exigé à l’entrée dues aux récentes précautions sanitaires. Le mercredi 9 Février 2022 à 19H00  au CNAM amphi Grégoire (220 places).  Le projet EUCLID à la recherche de la matière noire et de l'énergie sombre Yannick MELLIER Astrophysicien IAP et LERMA Resp. Euclid Réservation comme d’habitude ou à la SAF directement.      La suivante : Le 9 Mars Astronomie gravitationnelle : avec A. Le Tiec Résa > 10 Fev

Transmission en direct sur le canal YouTube de la SAF : https://www.youtube.com/channel/UCD6H5ugytjb0FM9CGLUn0Xw/feautured

 

Astronews précédentes : ICI        dossiers à télécharger par ftp : ICI

ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :

Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires

Certains peuvent recevoir en double ces news, car ils sont inscrits sur plusieurs listes. J’en suis désolé.

Sommaire de ce numéro :  

Retour d’échantillons d’astéroïdes : CR de la conf SAF de A. Moussi du 12 Janv 2022. (21/01/2022)

JWST :.Le Webb entièrement déployé. Bravo la NASA ! (21/01/2022)

Tianwen-1:. Encore une première chinoise ! (21/01/2022)

Fusion Thermonucléaire :.Encore un exploit chinois ! (21/01/2022)

Solar Orbiter .:.Ses premiers résultats. (21/01/2022)

ISS :.De Nouvelles photos de l’extérieur de l’ISS. (21/01/2022)

Chang’e-5 :.Première détection d’eau in-situ. (21/01/2022)

Nébuleuse d’Orion : Le feu d’artifice de l’ESO ! (21/01/2022)

EXOMARS :.On se rapproche du lancement ! (21/01/2022)

Mars :.De l’eau sur Mars il y a 3 milliards d’années ? (21/01/2022)

Vu d'en haut :.Tonga, éruption d’un volcan sous-marin. (21/01/2022)

Un site Internet à découvrir :.Futura Sciences sur la cosmo. (21/01/2022

Livre conseillé. : Frank Miller a encore frappé, le Tome 2 est paru. (21/01/2022)

Les magazines conseillés :.Pour la Science : Après le modèle Standard. (21/01/2022)

 

 

LIVRE CONSEILLÉ :.FRANK MILLER A ENCORE FRAPPÉ, LE TOME 2 EST PARU. (21/01/2022)

 

Frank Miller est l’alias de jean Pierre Martin, votre serviteur.

 

Une image contenant texte, équipement électronique, CD

Description générée automatiquement

Le tome 2 : Les protons perdus du LHC vient de paraître (Janvier 2022) voici un court résumé :

 

Nathalie Dujardin, l’amie de l’astrophysicien Frank Miller est en mission pour 6 mois au LHC, le puissant accélérateur du CERN situé à la frontière franco-suisse.

 

Elle travaille sur l’expérience baptisée ALICE qui s’intéresse à la matière noire et à l’antimatière.

 

Elle s’aperçoit que des cibles contenant de l’antimatière ont disparu du labo, c’est là que les ennuis commencent !

 

Elle prévient Frank, mais elle se fait enlever rapidement et des tubes d’antimatière ont disparu.

 

Une course poursuite s’engage, Nathalie sera libérée, mais l’antimatière s’est envolée aux USA.

 

Nos amis aidés par l’inspecteur spécial Claude Lambert vont suivre la piste en Pennsylvanie avec l’aide du FBI.

 

Les voleurs/terroristes sont repérés, neutralisés, les commanditaires découverts.

 

Mais que faire de cette antimatière si encombrante afin qu’elle n’explose pas sur Terre………..

 

 

Pour lever le suspens, acheter le livre

 

Distribué par Hachette Livre à la fin Janvier 2022.

 

On le trouve en librairie et aussi dans le e-commerce comme Amazon ou FNAC.

 

 

 

 

 

JWST :.LE WEBB ENTIÈREMENT DÉPLOYÉ. BRAVO LA NASA. (21/01/2022)

 

Depuis son lancement particulièrement précis grâce à la belle performance d’Ariane 5, le JWST a commencé le déploiement de son origami pendant une quinzaine de jours, en respectant toutes les étapes comme :

·         Les antennes

·         Basculement des pares soleil

·         Érection du support des miroirs

·         Déploiement des pares soleil en plusieurs étapes

·         La mise en tension des pares soleil.

·         Déploiement du miroir secondaire

·         Déploiement du radiateur

·         Déploiement du miroir secondaire.

 

 

 

Film du déploiement (animation) : https://youtu.be/RzGLKQ7_KZQ

 

À ce propos une petite polémique est née, pourquoi n’a-t-on pas photographié ces différentes étapes ?

Réponse de la NASA (pas claire à mon avis) : on ne voulait pas troubler les séquences avec des signaux radio non nécessaires, et aussi, cela aurait consommer un peu plus d’énergie. Je ne suis pas convaincu. Mon explication : ils n’y ont pas pensé !

 

Voici une illustration simplifiée de ces séquences.

 

Crédit illustr : NASA.

 

 

 

 

En ce moment, il aligne les segments de miroirs un par un à l’aide de micromoteurs, et cela de façon très lente !

Cela va prendre quelques mois, la vitesse étant de quelques mm par jour

 

Les miroirs avaient été décalés légèrement pour le décollage (vibrations)

 

 

Bon maintenant le Webb est parfaitement monté, prochaine étape, atteindre L2. C’est pour la fin de Janvier 2022.

 

Encore bravo à la NASA, j’étais personnellement un peu pessimiste, je me suis trompé, tant mieux !

 

 

 

Où en est le Webb ? https://www.jwst.nasa.gov/content/webbLaunch/whereIsWebb.html?units=metric

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Webb deployment complete par l’ESA.

 

NASA’s Webb Telescope Reaches Major Milestone as Mirror Unfolds

 

Voici pourquoi les miroirs du James Webb doivent bouger si lentement

 

 

Site Internet du JWST. À la NASA

 

Site du JWST

 

 

 

 

 

TIANWEN-1 :.ENCORE UNE PREMIÈRE CHINOISE ! (21/01/2022)

 

Pour le 1er Janvier, l’agence spatiale chinoise (la CNSA) vient de mettre en ligne quelques photos de la sonde martienne Tianwen-1.

 

 

Une image contenant texte

Description générée automatiquementNotamment, une première ! Une photo où l’on voit la sonde Tianwen-1 en orbite autour de MARS ; comment les Chinois ont-ils fait pour prendre une telle photo qui n’est pas un montage ?

Au premier plan la sonde Tianwen-1 en orbite martienne, en haut à gauche de l’image le cratère Korolev.

 

La sonde possédait un petit appareil photo éjectable et relié en WiFi avec l’électronique de bord, celui-ci a pris des photos en rafale jusqu’à épuisement. Certaines photos contenaient la sonde. Sur cette photo on croit voir la position de cette caméra avant éjection.

 

On signale que c’est une technique similaire qui nous a donné à voir une photo du rover et de de sa plateforme d’atterrissage en même temps. Une petite caméra avait été détachée du rover.

 

Crédit photo : CNSA.

 

 

 

 

 

 

Mais ce n’est pas la seule photo originale fournie par le CNSA.

 

Ici, un gros plan de Tianwen-1 en orbite martienne.

 

 

Une autre photo a été publiée, le pôle Nord de Mars, on y remarque sa calotte glaciaire en spirale très caractéristique.

 

Le robot Zhurong a déjà parcouru plus de 1400 m à la surface de Mars.

 

 

 

 

Crédit : CNSA.

 

 

 

 

 

 

Une vidéo de l’agence chinoise reprenant ces dernières photos. https://youtu.be/9imEHQNxb7o

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Des images saisissantes de la sonde Tianwen-1 posant devant Mars par Fututra.

 

China releases new Mars images taken by Tianwen-1 probe

 

Comment cette image de la sonde Tianwen-1 surplombant Mars a-elle pu être prise ?

 

Guiding Tianwen-1 to China's first successful Mars rover landing  toute la sequence d’atterrissage.

Notamment : https://scx2.b-cdn.net/gfx/news/2021/guiding-tianwen-1-to-c-2.jpg

 

 

 

 

 

FUSION THERMONUCLÉAIRE :.ENCORE UN EXPLOIT CHINOIS ! (21/01/2022)

 

Il y a quelques mois (en Mai 2021), nous avions parlé du Tokamak chinois EAST (acronyme de Experimental Advanced Superconducting Tokamak) qui avait battu un record de température et de durée.

Eh bien ce record vient encore d’être battu par ce même réacteur le 30 décembre 2021.

 

Une image contenant intérieur, plancher, équipement, encombré

Description générée automatiquement

Il a confiné un plasma chauffé à 100 millions de degrés (certaines sources annoncent « seulement » 70 millions de degrés) pendant plus de 17 minutes, un véritable exploit.

 

On est quand même encore loin du Graal, un réacteur qui pourrait fonctionner en permanence en produisant plus d’énergie qu’il n’en consomme. Mais on est sur la voie !

 

Certains prétendent que la Chine a 20 ans d’avance sur les autres nations et aussi sur le projet ITER, auquel elle participe aussi.

 

Le réacteur EAST situé à Hefei Institute of Physics.

 

Photo : Xinhua.

 

 

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Fusion nucléaire : nouveau record pour le tokamak chinois !

 

Fusion nucléaire : la Chine bat des records en maintenant une réaction plus de 17 minutes

 

la Chine prend une avance considérable sur ITER

 

China's $1 trillion 'artificial sun' fusion reactor just got five times hotter than the sun

 

 

 

 

 

 

 

SOLAR ORBITER : SES PREMIERS RÉSULTATS. (21/01/2022)

 

 

La dernière fois nous évoquions la sonde US Parker qui frôlait le Soleil, cette fois-ci, c’est la sonde de l’ESA qui fournit ses premiers résultats de son passage près du Soleil.

Cela a donné lieu à un numéro spéciale de la revue Astronomy & Astrophysics du 14 décembre 2021. (il y a plein d’articles en accès libre pour information).

56 articles sont publiés suite à ces premiers résultats, belle moisson !

La moitié se basent sur les données du RPW (Radio & Plasma Waves) dont le LESIA est le principal responsable.

 

L’Observatoire de Paris-PSL publie à cette occasion un communiqué que je reprends en partie :

 

L’instrument RPW, qui mesure les ondes électriques et magnétiques dans l’héliosphère interne, a été conçu et construit par un consortium international mené par une équipe intégrée LESIA/CNES. Fruit de plus de dix ans de travail, RPW a été lancé avec neuf autres instruments et télescopes en février 2020 à bord de la sonde européenne Solar Orbiter en direction du Soleil.

 

Après un périple de 21 mois et de près de deux milliards de km, la sonde a subi une dernière assistance gravitationnelle par la Terre le 27 novembre 2021, avant de débuter la phase nominale de sa mission avec un première passage à 0,3 unité astronomique fin mars 2022 (soit à peu près la distance de Mercure lorsqu’elle se trouve au plus proche du Soleil).

 

Les articles produits avec les observations durant la phase de croisière portent sur un très large éventail d’objectifs scientifiques.

 

RPW a ainsi permis d’obtenir les premières observations d’une émission radio solaire de type III avec quatre sondes différentes, dont Solar Orbiter (Musset et al., ainsi que la figure ci-dessous). Ces émissions radio sont produites par des électrons énergétiques injectés dans l’héliosphère lors d’éruptions solaires.

 

Illustration :

 

Premières observations d’une émission radio solaire de type III avec quatre sondes différentes, dont Solar Orbiter.

Le panneau de gauche représente le spectre dynamique des flux radio observés par les quatre sondes (de haut en bas : Solar Orbiter, Parker Solar Probe, Stereo-A et WIND) pour l’événement du 11 juillet 2020 vers 2h30.

Le panneau en haut à droite montre les positions respectives des quatre sondes et celui en bas à droite présente les courbes de lumière à 634 kHz

 

(Musset S. et al., A&A 656 A34, 2021)

 

 

 

 

 

L’instrument a aussi permis d’étudier le taux de poussières interplanétaire le long de l’orbite de la sonde et de montrer que la population de poussières étudiée s’éloigne du Soleil à une vitesse de l’ordre de 50 km/s.

 

RPW a également pu mesurer les ondes associées à la queue de la comète ATLAS, ainsi qu’à la magnétosphère de Vénus, toutes deux rencontrées lors du voyage de Solar Orbiter autour du Soleil. Ces dernières ont pu être étudiées plus en détail en combinant les données de RPW à celles des détecteurs de particules énergétiques de l’instrument EPD.

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

La mission Solar Orbiter fournit ses premiers résultats de l’Obs de Paris.

 

 

Lien vers le numéro spécial d’Astronomy and Astrophysics : https://www.aanda.org/component/toc/?task=topic&id=1340

 

 

Le site solar orbiter à l’ESA

 

La mission sur votre site préféré.

 

 

 

 

 

 

ISS :.DE NOUVELLES PHOTOS DE L’EXTÉRIEUR DE L’ISS. (21/01/2022)

 

La NASA vient de publier un autre jeu de photos faites par Crew-2 lors de son retour sur Terre le 8 Novembre 2021.

 

Notamment une très belle photo de l’ISS vue de dessous contre le fond noir du vide de l’espace.

 

Une image contenant satellite

Description générée automatiquement

Vue de l’ISS prise par-dessous. Crédit NASA.

 

En cliquant sur l’image on a accès à l’image HR, on peut alors bien remarquer la « Coupole » et sous elle le module gonflable Beam.

On voit particulièrement bien la structure, sur la partie verticale : les deux premiers modules inférieurs sont les modules russes, alors que les autres modules supérieurs sont américains, avec à leur extrémité les labos européen et japonais.

La structure horizontale est la poutre (Truss) support des panneaux solaires, refroidisseurs et instruments. On y remarque un petit panneau d’un refroidisseur de détérioré (pas grave il y en a beaucoup).

 

Toutes ces nouvelles photos sont disponibles ICI.

 

Autre photo intéressante, mais due à un astronaute en EVA (Th Marshburn) alors qu’il était accroché au Canadarm2 le 2 dec 2021.

Une photo vue partielle de dessus de l’ISS où l’on remarque la complexité de ce qui est accroché à l’extérieur de la station.

 

Une image contenant satellite, transport

Description générée automatiquement

Crédit : NASA

 

Autre vue intéressante : celle du nouveau module russe qui vient d’être rajouté, le module Nauka et du petit module d’amarrage Prichal apporté par un vaisseau Progress.

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Thomas Pesquet et l'ISS : les magnifiques photos d'une idylle très spatiale

 

Galerie : https://www.flickr.com/photos/nasa2explore/with/51799142946/

 

 

Toutes les photos prises par les astronautes sur Flickr.

 

 

 

CHANG’E-5 :.PREMIÈRE DÉTECTION D’EAU IN-SITU. (21/01/2022)

 

 

Une étude publiée dans la revue Science Advances, des professeurs LIN Y et H de l’Institut Géophysique Chinois (IGGCAS), indique clairement qu’ils ont mis au jour pour la première fois dans le régolithe lunaire de l’eau (en fait le radical OH). On s’en doutait, des mesures orbitales le prévoyaient, mais c’est la première fois que c’est in-situ.

 

C’et le spectro (MMS : Lunar Minearlogical Spectrometer) de l’atterrisseur chinois Chang’E-5 qui a fait cette découverte.

Il a mis en évidence la raie de l’eau (OH) à 2,85 micron.

Ces mesures ont été effectuées avant le retour de 1700 g d’échantillons de sol lunaire prélevés.

 

Les analyses ont indiqué la présence de 120 ppm d’eau.

 

 

 

Images et relevés LMS sur le site de Chang’E-5.  Crédit Lin Honglei.

Le site autour de Chang’E-5.

A)  Image de la caméra PCAM du site, à droite se situe un agrandissement de la roche qui a servi à la mesure spectrale.

B)   Au centre, les images à 900 nm de longueur d’onde sur le site de mesure. Les zones colorées représentent les points exacts où les mesures ont été effectuées.

C)   Le contenu en eau (en ppm) se trouve sur l’échelle colorée.

D)   Les images labellisées D montrent les exemples des différentes textures du régolithe. D11 est sur la roche.

 

En plus une autre roche (D11) a été analysée à une autre fréquence et ils ont mesuré 180 ppm d’eau.

 

On se rappelle sur cet atterrisseur s’est posé dans un terrain basaltique plutôt jeune (2 milliards d’années) dans l’Océan des Tempêtes (Procellarum).

 

 

L’agence chinoise vient de publier un article sur la façon dont les scientifiques ont planifié l’orbite de cette sonde.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

La Chine réalise la toute première détection d’eau sur la Lune in situ

 

La présence d’eau sur la Lune confirmée par une mission chinoise à sa surface

 

 

China’s Chang’E-5 Lander Makes First Onsite Detection of Water on the Moon

 

Chang'E-5 Lander Makes First Onsite Detection Of Water On The Moon

 

In situ detection of water on the Moon by the Chang'E-5 lander, Science

 

 

 

 

 

 

NÉBULEUSE D’ORION : LE FEU D’ARTIFICE DE L’ESO ! (21/01/2022)

 

 

Une image contenant intérieur, étoile, objet d’extérieur, carré

Description générée automatiquementUn feu d’artifice de fin d’année, c’est ce que vous propose l’ESO avec cette sublime photo de la nébuleuse d’Orion vue par l’expérience APEX (Atacama Pathfinder Experiment) située sur le plateau de Chajnantor, sur le même site que le réseau de radiotélescopes ALMA.

 

Cette région du ciel, est celle de la nébuleuse de la Flamme a été prise par la nouvelle caméra « supercam » montée sur ce radiotélescope.

Orion, est le site de nuages moléculaires géants, situés à approx 1500 années-lumière. C’est ce que l’on appelle une nurserie stellaire. On remarque particulièrement au centre des amas de jeunes étoiles qui illuminent leur environnement.

 

Credit: ESO/Th. Stanke & ESO/J. Emerson/VISTA

 

 

 

 

 

De plus les astronomes ont pu aussi imager d’autres objets dans l’environnement immédiat comme M 78 (NGC 2078) ou NGC 2071 et même une nouvelle nébuleuse baptisée nébuleuse de la Vache. On les voit sur cette image.

 

Pour information, ces observations ont été conduites comme faisant partie de l’étude ALCOHOLS, amusant n’est-ce pas ! Mais c’est l’acronyme de APEX Large CO Heterodyne Orion Legacy Survey.

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Orion’s fireplace: ESO releases new image of the Flame Nebula

 

https://www.techno-science.net/actualite/foyer-orion-eso-publie-nouvelle-image-nebuleuse-flamme-N21578.html

 

A New Image Reveals Orion’s Flame Nebula in Infrared

 

 

 

 

 

 

EXOMARS :. ON SE RAPPROCHE DU LANCEMENT ! (21/01/2022)

 

Enfin, après avoir loupé deux fenêtres de lancement, la mission ExoMars rebaptisée 2022 semble être entrée dans la dernière ligne droite.

Le rover ExoMars « Rosalind Franklin » est descendu pour la première fois de sa plate-forme d’atterrissage lors d’une simulation, permettant d’envisager avec confiance le lancement de la mission en septembre 2022.

 

L’ESA vient de publier à cette occasion, un communiqué que je reprends en partie.

 

 

Le rover Rosalind Franklin de l’ESA commence l’année avec à son actif des mois de maintenance et d’essais fonctionnels réussis. Tous ses instruments sont prêts au décollage, et il ne reste que quelques réglages mineurs à terminer ce mois-ci.

« Le rover est prêt, et avec la récente réussite des tests de chute des parachutes, nous sommes convaincus que nous serons au rendez-vous pour le lancement en septembre », a déclaré Pietro Baglioni, chef de l’équipe chargée du rover ExoMars de l’ESA.

 

Voyage d'Exomars : infographie de l’ESA.

 

Une fois tous les deux ans et pendant une dizaine de jours seulement, la mécanique céleste permet à un véhicule spatial d’atteindre Mars depuis la Terre en un temps minimum, environ neuf mois.

 

Le rover Rosalind est désormais installé dans une salle blanche ultra-propre des installations de Thales Alenia Space à Turin, en Italie, juste à côté de son compagnon de route Kazachok, la plate-forme d’atterrissage. Après un examen final en avril, tous les composants du vaisseau spatial, c’est-à-dire le rover, le module de descente, la plate-forme d’atterrissage et le module de transport, seront transportés vers le site de lancement à Baïkonour, au Kazakhstan, en vue du décollage.

« Juste avant ce dernier voyage sur Terre, nous téléchargerons la version finale du logiciel qui permettra au rover d’explorer Mars de manière autonome », explique Pietro.

 

Après l’expérience éprouvante de la descente jusqu’à la surface de Mars, un moment très attendu de la mission ExoMars sera celui où le rover Rosalind descendra de la plate-forme d’atterrissage et roulera pour la première fois sur le sol martien. La descente de la plate-forme d’atterrissage Kazachok est une opération soigneusement chorégraphiée et répétée sur Terre par les ingénieurs.

 

Vidéo de la descente du rover d’essai Amalia :

 

https://youtu.be/wcuCFgObJLs

 

Le jumeau du rover lunaire Rosalind Franklin de l’ESA est descendu avec succès de la plate-forme lors de récents essais dans le simulateur de terrain martien installé dans les installations d’ALTEC à Turin.

Même si le rover ne roule que 15 minutes pendant cette étape, l’ensemble du processus durera quelques jours martiens. Après l’atterrissage, il faudra plus d’une semaine au rover pour déplier ses roues, déployer le mât et effectuer d’autres vérifications.

« La descente est une opération longue et cruciale. Nous devons procéder en douceur et l’effectuer très lentement pour une sécurité maximale », explique Andrea Merlo, responsable de la robotique d’ExoMars pour Thales Alenia Space.

La plate-forme d’atterrissage dispose de deux rampes de sortie, une à l’avant et une autre à l’arrière. Le rover Rosalind est conçu pour négocier la pente raide des rampes, mais ce sera à l’équipe de contrôle sur Terre de choisir la rampe la plus sûre pour descendre de la plate-forme.

 

« L’histoire de ce rover sur Mars débutera une fois que ses six roues auront touché la surface. Nous nous sentons prêts et attendons avec impatience la véritable mission », déclare Andrea.

 

Photo d’écran du rover de simulation descendant de sa plateforme. Crédit ESA.

 

Le rover jumeau d’ExoMars, jusqu’à présent connu sous le nom de « modèle d’essai au sol », a un nouveau nom : Amalia.

Ce modèle d’essai emprunte son nom au professeur Amalia Ercoli Finzi, une astrophysicienne renommée pour sa vaste expérience de la dynamique des vols spatiaux.

Amalia a été la première femme à obtenir un diplôme d'ingénieur aéronautique en Italie. En plus d'être conseillère scientifique pour l'ESA et la NASA, elle a conçu la foreuse de l'atterrisseur Philae de Rosetta et a fortement œuvré pour le développement de la foreuse d’ExoMars il y a déjà 20 ans.

 

« Je suis flattée et honorée que cet élément essentiel de la mission ExoMars porte mon nom. Mars nous attend », a déclaré Amalia après avoir reçu la nouvelle.

Les ingénieurs utilisent le rover Amalia pour recréer différents scénarios et les aider à prendre des décisions qui assureront la sécurité du rover Rosalind dans l’environnement difficile de Mars. Le modèle est pleinement représentatif de ce que le rover sera capable de faire sur la planète rouge.

« On va pouvoir commencer à s'amuser. Nous allons nous servir d’Amalia pour mener des opérations risquées, du pilotage sur les pentes martiennes à la recherche de la meilleure trajectoire pour les opérations scientifiques au forage et à l’analyse de roches », explique Andrea.

 

Amalia a jusqu’à présent démontré sa capacité à effectuer un forage jusqu’à 1,7 mètre de profondeur et à faire fonctionner tous ses instruments tout en envoyant des données scientifiques au Rover Operations Control Centre (ROCC), le centre opérationnel qui orchestrera les déplacements sur Mars du rover construit en Europe.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Steady driving towards ExoMars launch

 

Vers le lancement d’ExoMars 

 

 

 

Tout sur Exomars sur ce site.

 

Les vidéos de ExoMars à l’ESA.

 

 

 

 

 

MARS :.DE L’EAU SUR MARS IL Y A 3 MILLIARDS D’ANNÉES ? (21/01/2022)

 

 

On savait que Mars possédait de l’eau liquide dans le passé, mais une nouvelle étude publiée dans la revue PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences of the USA) semble indiquer qu’il y a 3 milliards d’années (Ga) un océan d’eau liquide baignait une partie de la planète rouge. Ce qui semblait impossible.

 

Cette étude a été menée par Frédéric Schmidt, Professeur, géologie des surfaces planétaires, Université Paris-Saclay.

Signalons que Sylvain Bouley le Président de la SAF fait partie des auteurs de cet article.

 

Ils ont simulé le climat martien de l’époque pour arriver à cette conclusion.

 

Tout est parfaitement décrit dans cet article de « The Conversation » et aussi dans l’article original « Circumpolar ocean stability on Mars 3 Gy ago ».

 

 

Illustration tirée de l’article.

 

Figure aujourd’hui.

 

Figure il y a 3 Ga.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peut-être que les prochains rovers pourront vérifier cette théorie.

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

De l’eau sur Mars ? Mieux, c’était un océan… 

 

Circumpolar ocean stability on Mars 3 Gy ago

 

Simulation shows Mars could have been cold and wet three billion years ago

 

 

 

 

 

 

VU D’EN HAUT :.TONGA, ÉRUPTION D’UN VOLCAN SOUS-MARIN. (21/01/2022)

 

 

Le 15 Janvier 2022, s’est produit un évènement exceptionnel, l’éruption du volcan sous-marin Hunga Tonga-Hunga Ha’apai, aux iles Tonga.

Cette éruption a provoqué un tsunami qui s’est propagé dans tout le Pacifique.

Non seulement les iles Tonga ont été recouvertes totalement de cendres volcaniques, mais le tsunami l’a aussi frappée.

Ces iles sont coupées du monde, on n’a que très peu de communications dues à des téléphones satellitaires.

Il semble qu’il y ait eu peu de victimes.

 

Cette éruption a été suivie par de nombreux satellites et a été retransmise à la plupart des chaines de télévision du monde.

 

On voit notamment sur cette image gif, l’explosion et la propagation de l’onde choc. Sur celle-ci, en couleur.

 

 

Une image contenant nature, porcelaine

Description générée automatiquement

L’éruption vue de l’espace.

Par le satellite japonais Himawari-8.

 

On remarque la Nouvelle Zélande (en vert) à droite.

 

Où se trouve les iles Tonga ?

 

Bonne question, de l’autre côté de la Terre, en Polynésie dans l’Ouest du Pacifique.

 

Ceux qui se rappellent ma présentation sur le calendrier, se souviendront que la ligne de changement de date passe par ces iles !!

 

 

 

 

 

 

Le volcan sous-marin rentrant en éruption a fait déverser d’énormes quantités de lave en fusion qui en entrant en contact avec l’eau a vaporisé celle-ci et a été projetée dans l’air à plusieurs dizaines de m de haut. L’onde de choc visible sur les animations a traversé tout le Pacifique et est même arrivée jusqu’à la côte Ouest des USA.

 

 

Voir la vidéo de cet évènement : https://youtu.be/zoMRwyNhqJ4

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Hunga Tonga-Hunga Ha‘apai Erupts

 

Hunga Tonga/Hunga Ha'apai Eruption As Viewed From Space

 

Huge Tonga underwater volcano eruption captured in stunning satellite video par space.com

 

Tonga Volcano Eruption One of the Biggest Ever Captured From Space

 

 

 

 

 

 

UN SITE INTERNET À DÉCOUVRIR : FUTURA SCIENCES SUR LA COSMO.

 

Le site bien connu de news scientifiques, Futura Sciences a donné la parole à Olivier Minazzoli, astrophysicien relativiste de l’OCA sur la Relativité Générale et l’intrication quantique.

 

Notamment dans ces deux URL :

La théorie de la relativité intriquée succédera-t-elle à la théorie de la relativité d'Einstein ? (1/2)

La théorie de la relativité intriquée expliquée par Olivier Minazzoli (2/2)

 

 

Une remarque, la SAF a la chance de pouvoir accueillir Olivier Minazzoli lors de sa prochaine commission de cosmologie le 26 Mars 2022 à 15H00. Nous l’accueillerons en visio dans nos locaux parisiens.

Une invitation sera envoyée aux membres de la commission.

 

 

 

 

 

LES MAGAZINES CONSEILLÉS :.POUR LA SCIENCE : APRÈS LE MODÈLE STANDARD. (21/01/2022)

 

 

Une image contenant texte

Description générée automatiquementHors-série Pour la Science n°114 - Janvier 2022 

124 pages 26.43 Mo

 

Physique des particules : dépasser le modèle standard

Dans ce numéro

En 1894, le physicien Albert Michelson affirme: « Il semble probable que la plupart des grands principes sous-jacents [à la physique] ont été fermement établis. » Ainsi, à la fin du XIXe siècle, la physique apparaît achevée, à deux détails près: le rayonnement du corps noir, cest-à-dire la lumière émise par un corps chauffé, et l’invariance de la vitesse de la lumière dans un prétendu éther. La résolution de ces deux problèmes conduira à la naissance de la physique quantique et de la théorie de la relativité… Rien de moins.

L’histoire se répéterait-elle, voire bégaierait-elle, comme le pensait Marx? Aujourdhui, les physiciens disposent pour étudier la structure fondamentale de la matière dun cadre théorique solidement établi: le modèle standard. Le fait est que des myriades dexpériences ont autant aidé à le bâtir qu’à le conforter. Mais quelques « détails » ne le rendent pas entièrement satisfaisant… D’abord, ce modèle standard ne dit rien de 95 % du contenu de l’Univers pour lesquels on doit invoquer de mystérieuses « matière noire » et « énergie sombre ». Ensuite, plusieurs résultats peinent à entrer dans le cadre. Enfin, de grandes questions restent encore sans réponse, comme l’étonnante disparité des masses des particules. Le modèle standard est-il au bord de la rupture? Les articles de ce numéro tentent de répondre et esquissent des pistes pour aller au-delà sans nécessairement le rendre caduc. Comme la théorie de la relativité a englobé la physique newtonienne sans la chasser.

Et l’on peut espérer, avec la physicienne Nathalie Besson, l’avènement d’un nouvel Einstein pour nous indiquer quelle direction prendre.

Sommaire

P3. Edito
Einstein, reviens !

P6. Repères
La physique des particules en express

P10. Avant propos
« Voir où le modèle standard craque pour aller au-delà »
Entretien avec Nathalie Besson

01 - À LA RECHERCHE DE NOUVELLES PARTICULES

P18. De quoi le réel est-il fait ?
Charles Sebens

P26. La possible fécondité du neutrino stérile
Richard Van der Water et William Charles Louis

P36. La physique passe à l’axion
Chanda Prescod-Weinstein

P46. 2 + 2 font quark, et même tétraquark
Davide Castelvecchi

P50. Portfolio
Chambres avec vue sur particules

02- DES ÉVÉNEMENTS ÉTRANGES 

P58. Le muon sur la sellette
Sean Bailly

P68. L’anomalie magnétique du muon, un défi également théorique
Entretien avec Laurent Lellouch

P72. Un quark fait de la résistance
Sébastien Descotes-Genon

P80. Accélérons les accélérateurs
Chandrashekhar Joshi

03 – LE CÔTÉ OBSCUR DE L’UNIVERS

P92. L’insaisissable matière noire
Pauline Gagnon

P102. Matière noire: beaucoup dappelés, pas encore d’élu
Marco Cirelli

P112. Les cachotteries de l’énergie sombre
Philippe Brax

P120. Les incontournables

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonne lecture à tous.

 

C’est tout pour aujourd’hui !!

 

Bon ciel à tous !

 

JEAN-PIERRE MARTIN

 

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