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Mise à jour : 28 Février 2006 (Rev)

 

Conférences et Événements : Calendrier   .............. Rapport et CR

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ARCHIVES DES ASTRONEWS

Sommaire de ce numéro :  

 

qSaturne Titan, …. : CR de la conférence de JP Martin. (28/02/2006)

qDernières nouvelles de Deep Impact : CR de la conférence de N Biver à la SAF. (28/02/2006)

qLes anneaux de Saturne : CR de la conférence de S Charnoz à l'Obs. de Paris. (28/02/2006)

q50 ans d'Astronomie : conférence d'A Dollfus à Plaisir.  (28/02/2006)

qBudget NASA : Des coupes sombres. (28/02/2006)

qDeep Impact : De la glace! (28/02/2006)

qÇa fond plus vite que prévu : Le Groenland perd sa glace. (28/02/2006)

qStardust : La poussière de la Saint Valentin!! (28/02/2006)

qCassini-Saturne :.Le globe de Titan se précise. (28/02/2006)

qCassini-Saturne : Rhéa en fausse couleur. (28/02/2006)

qLes rovers martiens.:.Homeplate sédimentaire. (28/02/2006)

qLes rovers martiens : Structure laminaire dans Meridiani. (28/02/2006)

qSMART : Amie et Billy! (28/02/2006)

qUn site Internet à découvrir :.Victor nous propose des logiciels gratuits.  (28/02/2006)

qLivre conseillé : La grande lunette de Meudon par A Dollfus. (28/02/2006)

 

 

 

50 ANS D'ASTRONOMIE : AUDOUIN DOLLFUS (28/02/2006)

 

 

Vous trouverez ICI le compte rendu et des photos de cette superbe manifestation de Véga au Théâtre de Plaisir qui a eu l'honneur de recevoir le professeur Audouin Dollfus qui nous a raconté ses aventures.

 

 

 

 

 

 

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BUDGET NASA : DES COUPES SOMBRES. (28/02/2006)

 

Le nouveau programme américain de reconquête de l'espace annoncé en 2004 semble avoir fait des dégâts collatéraux d'après de nombreux analystes US.

 

En effet en principe il n'était pas prévu de supprimer les programmes scientifiques en cours, mais il semble bien que reposer le pied sur la Lune aura un coût scientifique, ce qui est paradoxal techniquement mais pas économiquement, car comme on dit, tout a un prix!

 

Malgré les bonnes dispositions de Michael Griffin, le nouveau boss de la NASA, certains projets semblent abandonnés et le couperet est tombé il y a quelques jours.

 

·        La mission vers Europe, le satellite glacé de Jupiter est annulé

·        La mission TPF (Terrestrial Planets Finder) pour découvrir les exoplanètes est annulée

·        La mission SIM (Space Interferometry Mission) est retardée

·        Deux missions martiennes sont annulées

·        La mission DAWN vers les astéroïdes est annulée.

 

Quel désastre!

 

La plus grande partie du budget va à la navette (17 vols navette budgétés) et à l'ISS et a priori la mission de sauvetage de Hubble est toujours d'actualité, croisons les doigts.

Le développement du CEV est activé pour retourner sur la Lune. (voir pour le détail de ce plan cet ancien astronews)

 

Bref c'est quand même une affaire à suivre, je vous tiens au courant.

 

 

Voir aussi l'article de New Scientist à ce sujet (en anglais).

 

 

 

 

 

 

 

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DEEP IMPACT : DE LA GLACE D'EAU SUR UNE PARTIE DU NOYAU (28/02/2006)

(Photo NASA/JHUAPL)  Merci à O.G. pour les corrections

 

 

Un scientifique de la compagnie SAIC (http://www.saic.com ), Jessica Sunshine vient de mettre en évidence avec son équipe dont Mike A'Hearn, Olivier Groussin et Lucy Mc Faddeen trois endroits sur le noyau de Tempel 1 récemment visité par la sonde Deep Impact, qui contiennent de la glace d'eau.

Cette information est reprise sur le site de la sonde Deep Impact.

 

Ce sont les zones qui apparaissent en bleu sur la photo ci-dessous. C'est la première fois que de la glace d'eau est détectée directement à la surface d'une comète.

 

Cette étude va paraître dans la revue Science, où il est montré que la détection directe de glace solide à la surface de ce corps a été observée par le spectromètre (en proche IR) de la sonde Deep Impact.

 

Le site de la sonde publie d'ailleurs en exclusivité (interdiction de reproduire avant publication de la revue) un dessin de la carte de température du noyau de Tempel 1.

(les 3 zones de glace, zones sombres sont marquées 1,2 et 3 sur le graphique thermique du spectro de la sonde, elles correspondent à une température de l'ordre de 280K)

 

 

 

 

Les plus importantes informations concernant cette étude sont publiées dans la revue Science qui m'a autorisé à extraire une figure de l'article.

 

Cartes et spectres du rapport des zones riche en glace par rapport aux zones sans glace du noyau de la comète Tempel 1.

a et b : données HRI dans le visible (16m/pixel)

c et d : données MRI dans le visible (82m/pixel)

e et f : données IR à 2 microns (120m/pixel) de la partie supérieure du noyau.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les variations de couleurs sont très faibles, aussi on procède au rapport des mêmes zones pour les longueurs d'onde 450/750nm (450nm choisie car filtre UV où la glace ressort mieux et 750nm est la longueur d'onde de référence) et 3 zones anormales très brillantes apparaissent alors pour la caméra HRI et MRI

Les pics de la glace d'eau (1,5 et 2 microns) apparaissent sur le graphique f qui a été normalisé à l'endroit marqué d'un carré rouge.

Ces trois zones sont après analyse plus brillante dans l'UV et plus sombre dans le proche IR, ce qui est aussi un indice de la présence de glace d'eau.

 

L'absorption IR a lieu dans la région usuelle à 1,5 et 2 microns et correspond d'après les modèles à un mélange de grains de glace d’eau et de matériaux réfractaires d’une taille de 10 à 50 micron.

L'intensité des spectres d'absorption dans chaque pic d'absorption caractéristique, dépend de la taille des particules, ce qui explique que l'on puisse arriver à déterminer l'ordre de grandeur des particules en lisant les spectres.

La taille de ces particules est plus grande que celle mesurée dans l’éjecta résultant de l’impact, suggérant une fragmentation des grains au cours de l’impact.

 

L’aire de la surface glacée est nettement insuffisante pour expliquer le dégazage observé et il doit dont y avoir de la glace d’eau sous la surface.

 

Ces zones glacées après étude en stéréo montrent qu'elles sont situées dans des dépressions (de 80m approx) sur la surface du noyau.

 

Lucy Mc Fadden de la mission Deep Impact me précise que la température des zones glacées est incompatible avec de la glace pure et que les régions observées sont donc composées d’un mélange de glace et de matériaux réfractaires (poussières).

La quantité d'eau découverte ici, n'est pas suffisante pour produire la totalité de la coma ajoute t elle.

Il y a donc bien des sources de vapeur d'eau provenant du dessous de la surface, surface qui est très poreuse.

 

Rappelons que la densité de Tempel 1 a été évaluée est très faible : de l'ordre de 0,4.

J'ai demandé à Lucy comment on pouvait calculer la densité d'un tel corps étant donné qu'on ne peut pas se baser sur l'influence gravitationnelle du passage du vaisseau mère (trop loin). Voici sa réponse :

La densité est tirée de la forme de l’éjecta résultant de l’impact et de l'évaluation de la masse des particules éjectées lors de l'impact. Ce calcul suppose une densité uniforme.

 

 

Vue rapprochée de cette zone de glace plus brillante que les alentours.

 

 

Les chiffres représentent le relief de la région, ces zones bleues sont situées 80m sous le niveau moyen et représentent seulement 0,5% de la surface observée.

 

 

C'est notre ami Olivier Groussin de la mission Deep Impact qui a créé les cartes de température.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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ÇA FOND PLUS VITE QUE PRÉVU : LE GROENLAND PERD SA GLACE (28/02/2006)

 

Sujet récurrent pour ce site qui est très concerné par le sauvetage de notre planète, la perte des glaces du Groenland a doublé entre 1996 et 2005, ses glaciers s'échappent vers l'océan à un rythme effréné suite au réchauffement climatique, comme semble l'indiquer une étude récente de l'Université du Kansas travaillant pour la NASA. Cette perte de glaciers, augmente le niveau des mers considérablement.

 

Cette étude est publiée dans le journal Science et notre ami le Dr Éric Rignot du JPL qui nous a déjà donné ses commentaires ici, et que vous connaissez bien, y a participé ainsi que P Kanagaratnam du  CRESIS (University of Kansas Center for Remote Sensing of Ice Sheets); leur communication est basée sur les données de plusieurs satellites européens et canadiens d'étude des glaces du Groenland sur les 10 dernières années.

(photo : glaciers du Groenland par Travelpod)

La fonte des glaciers du Groenland est la principale contribution à l'augmentation du niveau marin et est un signe avant coureur du changement de climat de cette région.

 

 

 

 

 

 

(Eric Rignot survolant l'Antarctique, photo par J Ross NASA)

 

L'évolution de la couverture de glace dépend de plusieurs facteurs :

·        l'accumulation de neige sur l'intérieur de l'île augmente la masse et diminue le niveau des mers

·        la fonte des glaces le long des côtes sont une perte de masse et augmente le niveau des mers

·        le flot des glaciers qui se jettent dans la mer sont aussi une perte de masse et participe à l'augmentation du niveau de la mer.

L'étude en question se penche principalement sur ce dernier facteur afin de le préciser plus en détail et ainsi évaluer le changement global de masse de l'île.

 

Suite à cette énumération, j'ai voulu en savoir plus, aussi ai-je contacté Éric au JPL qui m'a répondu immédiatement :

 

Question : comment se fait il que comme vous dites : l'accumulation de neige sur l'intérieur de l'île augmente la masse (cela je comprends) et diminue le niveau des mers (pourquoi quelle est l'influence sur le niveau des mers?)

 

Le réchauffement du climat conduit a plus d'évaporation sur les océans parce que la température des océans montent, et cette évaporation conduit à plus de précipitation sur les régions polaires parce qu'il y a plus d'humidité dans l'atmosphère.

Cette chute accrue de neige à l'intérieur du Groenland diminue la masse océanique et accroît la masse du

Groenland, donc effectivement fait baisser le niveau de la mer. C'est un transfert de masse de l'océan aux terres.

Dans le sens contraire, si le Groenland déverse plus d'eau dans l'océan qu'il n'en reçoit de l'atmosphère, par exemple si les fontes augmentent ou bien les glaciers accélèrent, cela se traduit par une croissance de la

masse océanique au détriment du Groenland.

 

En réalité les deux phénomènes se passent en même temps, le tout est de savoir qui gagne: l'accroissement de neige ou bien l'accroissement de fonte/iceberg. Notre étude suggère le deuxième, et de très loin.

 

Question : vous dites que vous avez étudié les trois quarts du Groenland, le dernier quart ne peut il pas avoir biaisé les résultats?

 

Notre étude est basée sur les 3/4 des glaciers, mais les glaciers manquants (sud ouest et nord est) sont des glaciers plus petits, avec une décharge faible donc sans conséquence importante sur le débit de glace.

Dans la partie ouest les glaciers accélèrent, je néglige cette influence donc sous estime leurs contributions a la perte de masse, mais l'erreur est d'environ 10-20 km3/an au plus.

Dans la partie est, il n'y a pas d'accélération, et les glaciers sont très probablement en équilibre parce que c'est le cas plus au nord et plus au sud, donc l'erreur par omission est sans doute 0.

Même si nous ne regardons que les 3/4 du Groenland, nous étudions 80 a 90% du volume déplacé parce que les glaciers manquant ont un faible débit.

 

 

Question : les modèles que vous avez crées ont ils été confrontés à la réalité?

 

Nous n'avons pas créé de modèle. Nous estimons cependant que les modèles actuels de prédiction de l'évolution du Groenland ne représentent pas la réalité et en particulier négligent l'importance des glaciers.

Le résultat est que les prédictions de changement du niveau des mers a long terme par ces modèles sont OPTIMISTES et conservatrices.

En réalité, la contribution du Groenland sera beaucoup plus forte.

 

 

Ces théories ont été testées grâce aux données des satellites ERS 1 et 2 , de Radarsat et de Envisat sur une période de dix ans, et ont été ensuite combinées entre elles afin de calculer le volume de glace transportée vers la mer et l'évolution de ces volumes dans le temps. L'étude couvre les trois quarts de la surface des glaciers de l'île.

Le flot est passé de 63 km3 en 1966 à 162 km3 en 2005, cela est donc la perte principale de la couverture de glace du Groenland des dix dernières années. Il semble que la progression vers le Nord de l'île continue augmentant encore le flux.

 

Comme je conclue malheureusement tous mes articles sur ce sujet : à suivre……

 

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Science et Avenir en parle dans son édition du Net.

 

Le journal Libération aussi.

 

Nos amis canadiens ne sont pas en reste sur le changement de la circulation atlantique.

 

La BBC a repris aussi l'info.

 

 

Bien entendu sur votre site préféré nous avons de nombreuses fois évoqué ce même sujet :

 

Groenland : la glace augmente

 

au secours la mer monte.

 

antarctique : la glace augmente.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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STARDUST : LA POUSSIÈRE DE LA SAINT VALENTIN. (28/02/2006)

(Photo NASA/JSFC)

 

Nos amis américains ont vraiment le sens du festif!

 

La première poussière de la sonde Stardust a été analysée par un laboratoire américain, le Brookaven Laboratory de New york.

 

À leur grande surprise la poussière prélevée dans cet échantillon le jour de la St Valentin (14 Février) avait la forme d'un cœur! (quelle coïncidence quand même, à moins qu'ils aient de bons publicitaires!).

 

Ils assurent que c'est vrai, pourquoi pas, de toutes façons c'est un bon signe.

 

J'ai donc contacté pour vous le responsable de cette partie là de la mission : le Dr Peter Tsou (voir astronews précédent) et lui ai posé quelques questions.

 

 

 

Est ce vraiment une poussière en forme de cœur ou bien la photo a t elle été trafiquée?

Non, la forme de la particule a bien effectivement la forme d'un cœur, c'est très surprenant et cela la rend évidemment très spéciale. La couleur de l'image dépend un peu de son éclairage.

 

De tous les échantillons de la capsule Stardust déjà étudiés, est ce le premier à avoir été analysé?

Cette particule a été la première à avoir été remarquée le 19 Janvier 2006 (je rappelle que le réceptacle a été ouvert le 17 Janvier) et la première a avoir été extirpée de l'aerogel.

 

Pourquoi doit elle être maintenant enveloppée dans du Soufre, comme il est dit sur votre site?

De façon à examiner la structure interne de cette particule (qui fait de l'ordre de 11 microns), nous devons la découper en tranches avec un couteau en diamant; mais nous devons la maintenir solidement et fermement.

Le Soufre est un matériau approprié à cette fonction, et ceci pour deux raisons : il ne contient que très peu de matière organique (à part des époxy) et il se favorise en très peu de temps.

Nous n'allons couper que quelques tranches et laisser le reste de la particule pour des analyses isotopiques.

 

Pourquoi, aussi devez vous envelopper le reste de la particule d'une feuille d'or?

Comme nous ne pensons pas trouver de l'Or dans les comètes et comme c'est un bon conducteur c'est un bon support physique pour transporter la particule vers l'instrument de mesures isotopiques.

 

 

 

D'autres images de ces poussières cosmiques.

 

 

 

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CASSINI-SATURNE : LE GLOBE DE TITAN SE PRÉCISE  (28/02/2006)

(Photos NASA/JPL)

 

 

En cliquant sur cette image vous pouvez obtenir une rotation complète de Titan en gif, correspondant à tous les passages de Cassini. Une grande partie du globe est maintenant imagée, les zones sombres seront imagées pendant les prochains passages.

 

On remarque deux types de terrains principaux, l'un est très brillant  et l'autre beaucoup plus sombre semble concentré vers l'équateur.

 

Parmi les régions brillantes imagées, il y en a deux qui retiennent particulièrement l'attention dans l'hémisphère sud, elles sont appelées Tui Reggio et Hotei Arcus, on pense que ce sont des dépôts de glace d'eau et/ou de CO2.

La tache rouge du Pôle Sud correspond au système nuageux du pôle qui était très étendu lors du survol de décembre 2005 mais c'est estompé lors des passages suivants, montrant que l'atmosphère est très dynamique au dessus de ce pôle.

 

 

 

 

 

 

Comme d'habitude, vous trouverez toutes les dernières images de Cassini au JPL

Les animations et vidéos : http://saturn.jpl.nasa.gov/multimedia/videos/videos.cfm?categoryID=17

 

Les prochains survols : http://saturn.jpl.nasa.gov/home/index.cfm

Tout sur les orbites de Cassini par The Planetary Society; très bon!

 

Voir liste des principaux satellites.

 

 

 

 

 

 

 

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CASSINI SATURNE : RHÉA EN FAUSSE COULEUR. (28/02/2006)

(photos NASA/JPL)

 

Ces vues en fausses couleurs sont la combinaison d'images en UV, IR et en vert. L'origine des légères variations de couleur n'est pas claire, on pense qu'elles proviennent de la différence de taille des particules constituant le sol glacé de ce satellite. Rhéa 1500 km de diamètre.

 

 

Voici l'hémisphère "arrière" de Rhéa (comme tous les gros satellites il est synchronisé sur son orbite comme notre Lune et présent la même face à Saturne). Image prise le 17 janvier 2006 d'une distance de 245.000km.

 

Encore une photo de l'hémisphère arrière de Rhéa, prise le jour suivant.

 

 

 

 

 

 

 

Comme d'habitude, vous trouverez toutes les dernières images de Cassini au JPL

 

Les prochains survols : http://saturn.jpl.nasa.gov/home/index.cfm

Tout sur les orbites de Cassini par The Planetary Society; très bon!

 

Voir liste des principaux satellites.

 

 

 

 

 

 

 

 

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LES ROVERS MARTIENS :HOMEPLATE SÉDIMENTAIRE ! (28/02/2006)

(Photos NASA/JPL)

 

Notre sympathique robot Spirit descend de ses collines et arrive à un endroit qui rappelle pour nos amis américains la bas utilisée dans le jeu de base-ball "homeplate".

 

C'est un espace circulaire de 80m de diamètre qui peut être pensait on un cratère d'impact ou volcanique.

Mais en se rapprochant on voit que c'est un affleurement rocheux avec des couches sédimentaires comme Spirit n'en a encore jamais vu.

 

Voici un détail du panorama pris par Spirit sol 746, en cliquant sur l'image vous aurez la totalité du panorama.

 

On voit parfaitement ces strates sédimentaires.

 

Cette formation a été étudiée avec le microscope embarqué et montre qu'il y a toutes les variétés de taille de particules et de texture. L'étude de la composition chimique est en cours.

 

Les hypothèses sont nombreuses et font aussi appel à la présence d'eau.

 

Je vous ai trouvé aussi une autre vue de l'endroit dans les images brutes de la sonde, où l'on voit parfaitement ces couches sédimentaires éparpillées un peu partout.

 

 

 

il y a aussi deux autre belles photos prises sol 758 par Spirit de la même région : ICI et LA.

 

 

 

Voir aussi l'explication de notre ami Gilles Dawidowicz sur cette formation particulière à l'Association Planète Mars.

 

 

 

Les meilleures photos sont classées dans le planetary photojournal que vous pouvez retrouver à tout instant:

http://photojournal.jpl.nasa.gov/targetFamily/Mars

 

Où sont les rovers maintenant, cette page de la NASA vous donne la carte précise des chemins et emplacements.

 

Les images en couleur par des amateurs: http://www.lyle.org/~markoff/

Comprendre les couleurs : http://www.highmars.org/niac/education/mer/mer00b.html

Les rapports de mission par Steve Squyres (responsable mission) mis à jour régulièrement. (anglais)

 

 

 

 

 

 

 

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LES ROVERS MARTIENS :STRUCTURE LAMINAIRE DANS MERIDIANI! (28/02/2006)

(Photos NASA/JPL)

 

 

Opportunity étudie au microscope son environnement dans Meridiani Planum, et nous montre cette semaine des détails d'une structure laminaires d'une partie surnommée Roosevelt qui ressort de la roche de soubassement au bord du cratère Erebus de 300m de diamètre.

 

Cet endroit est une fracture dans le sous sol local et les scientifiques de la mission pensent qu'elle s'est formée dans le temps en présence d'eau qui a pénétré à l'intérieur. D'après eux cela signifierait que cet endroit est plus jeune que le reste et prouverait que de l'eau aurait coulé après la formation de Meridiani Planum.

 

On voit sur cette image de fines couches d'épaisseur de l'ordre du mm qui se déroulent parallèlement à l'axe de la faille.

Les 3 images du microscope ont été prises sol 727 soit le 8 Février 2006.

 

Une étude approfondie de l'endroit est prévue pour les prochains jours.

 

 

 

 

 

Les meilleures photos sont classées dans le planetary photojournal que vous pouvez retrouver à tout instant:

http://photojournal.jpl.nasa.gov/targetFamily/Mars

 

Où sont les rovers maintenant, cette page de la NASA vous donne la carte précise des chemins et emplacements.

 

Les images en couleur par des amateurs: http://www.lyle.org/~markoff/

Comprendre les couleurs : http://www.highmars.org/niac/education/mer/mer00b.html

Les rapports de mission par Steve Squyres (responsable mission) mis à jour régulièrement. (anglais)

 

 

 

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SMART : AMIE ET BILLY! (28/02/2006)

(Photo : ESA)

 

 

 

La caméra AMIE (Advanced Moon Imaging Equipement) à bord de la sonde européenne SMART-1 continue de photographier notre compagne la Lune.

 

Et voici donc l'image composite du cratère Billy situé sur le bord d'une plaine lunaire basaltique appelée Oceanus Procellarum (Océan des Tempètes), au Sud Est du cratère Hansteen pour ceux qui naviguent sur la Lune comme sur Terre.

 

 

 

 

 

Images prises d'une distance de 1260km d'altitude avec une résolution au sol de 114m par pixel.

Largeur de l'image totale 100km approx.

 

Billy est un vieux cratère d'impact de 46 km de diamètre, ses bords s'élèvent de 1300m au dessus du niveau moyen, il est rempli de lave qui a coulé dans le passé.

C'est une des zones les plus sombres de la face visible de la Lune.

 

Il porte le nom de Billy en l'honneur de l'astronome français Jacques de Billy du XVIIème siècle.

 

 

À propos de SMART-1 n'oublions pas qu'il arrive en fin de mission et qu'il devrait être suicidé en direct et précipité vers la Lune au mois d'Août (en principe le 17 Août). Ce spectacle devrait être accessible à tous avec une simple paire de jumelle.

Je vous en parlerai plus longuement, car nous préparons une manifestation publique à ce sujet.

 

Notre fidèle lecteur et ami Bernard Foing, responsable scientifique de la mission SMART a publié à l'occasion du dernier meeting sur SMART-1 une série de documents pdf que je vous conseille de lire et/ou de télécharger sur leur site : http://sci.esa.int/science-e/www/object/index.cfm?fobjectid=36683

 

Il y a ces deux dossiers :

 

La mission SMART-1 (Février 2005) de 7,9MB en pdf de 32 diapos.

 

Documents additionnels de la mission de 4,5MB en pdf de 28 slides.

 

Les nouvelles de SMART-1 sur ce site, voir les archives.

 

 

 

 

Un astronome amateur Antonio Cidadaos a imagé toutes les parties intéressantes de la Lune et notamment ce cratère Billy que vous pouvez allez voir. Son site est superbe pour les adorateurs de Sélène!

 

 

 

 

 

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UN SITE INTERNET À DÉCOUVRIR : VICTOR NOUS PROPOSE DES LOGICIELS GRATUITS. (28/02/2006)

(ce paragraphe est le votre si vous avez un site astro à nous faire connaître, n'hésitez pas à nous contacter)

 

Victor Gattegno, notre fidèle lecteur, et si je puis dire correcteur aussi de mes quelques fautes ou erreurs d'adressage Internet, me faisait remarquer il y a quelques jours qu'il manquait un site avec des logiciels gratuits  pas seulement pour l'astronomie, mais pour tout utilisateur de PC; et il m'envoya la page de son site consacrée à ce sujet que je soumets à votre sagacité.

Ah oui, son site s'appelle de façon très originale : nidirondelle!!

Victor est ingénieur informaticien chez HP, ceci expliquant cela!

 

 

Il rassemble une multitude de logiciels libres principalement pour Windows, mais aussi pour Mac, notamment des encyclopédies, des dictionnaires, Linux, et bien entendu des logiciels astro libres.

Il y a une mine de sites intéressants à fouiller.

 

 

Merci de me dire ce que vous en pensez, je compte mettre un lien direct de mon site vers cette page.

 

 

 

 

 

 

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LIVRE CONSEILLÉ : LA GRANDE LUNETTE DE MEUDON PAR A. DOLLFUS. (28/02/2006)

(Photos JPM)

 

 

Séance de dédicaces du dernier livre d'A. Dollfus après sa conférence à Plaisir.

Vue de la grande lunette en Juin 2004 avant le début des travaux de réfection de la grande coupole dévastée par la tempête de Noël 1999.

 

 

 

En final à la superbe prestation d'Audouin Dollfus à Plaisir ce Vendredi 24 Février 2006 nous vous annonçons la sortie de son dernier livre sur la grande lunette, livre indispensable à tous les férus d'astronomie.

 

En voici sa présentation :

 

LA GRANDE LUNETTE DE MEUDON
Les yeux de la découverte
Collection : CNRS Histoire des sciences   CNRS Editions avec le concours de l'Observatoire de Paris
Auteur : Audouin Dollfus  Préface : Paul Couteau - Avant-propos : Daniel Egret
ISBN : 2-271-06384-1   Prix : 28 euros, 185 p.
Illustrations : 14 coul., 80 N & B, 17 traits

 

 

 

 

La grande lunette de Meudon qui est restée en fonction jusqu'en 1991 a régné un siècle sur l'astronomie. Devenu mythique, cet instrument qui fut l'un des plus grand de son temps symbolise une manière de penser l'astronomie et de la pratiquer.

L'ouvrage retrace la naissance de l'idée qui poussa Jules Janssen, à la fin du XIXe siècle, à doter l'astronomie française d'une très grande lunette astronomique, dont l'audace frisait la limite des ressources techniques, industrielles et artisanales alors en mutation.

La conception de la plus grande lunette d'Europe, sa réalisation, ses rénovations successives font l'objet des trois premiers chapitres abondamment illustrés. Puis viennent les premières observations, visuelles, photographiques, spectroscopiques, notamment de Mars, autant de chapitres menant le lecteur dans les arcanes d'une nouvelle science, l'astrophysique alors en gestation.

Les observateurs rivalisent à l'oculaire pour grossir, décrypter, reproduire (encore au crayon !) et comprendre les événements qui se déroulent sur ces mondes. Des étoiles explosent dans le ciel et la grande lunette en décompose aussitôt leurs lumières.

Après la Seconde Guerre mondiale, le grand appareil sort blessé, mais il repart pour un nouvel élan. D'ultimes messages de connaissances brillent avant que les sondes spatiales ne rénovent la manière de pratiquer la science, celle des grandes lunettes au XXe siècle. Le mythe est devenu symbole.

 

 

Sommaire

Préface.

Avant-propos.

Préambule.

Première partie : la plus grande lunette d'Europe.

Deuxième partie : les observations, les découvertes.

Conclusion.

Bibliographie.

 

 

 

 

 

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C'est tout pour aujourd'hui!!

 

Bon ciel à tous!

 

JEAN PIERRE MARTIN

 

 

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