LES ASTRONEWS.de planetastronomy.com:
Mise
à jour : 18 Février 2006
Conférences et
Événements : Calendrier
.............. Rapport
et CR
Astronews
précédentes : ICI dossiers à télécharger par ftp : ICI
Sommaire de ce
numéro :
SPÉCIAL CAMÉRA HSRC DE MARS
EXPRESS
qNouveauté sur ce site :
Téléchargement par liaison ftp. (suite)
(18/02/2006)
qMars Express
:.HRSC et vous nous dites? Je continue!! (18/02/2006)
qMars Express : La HRSC
vue de Berlin (18/02/2006)
qMars-Express :
Des fossés tectoniques au Sud d'Alba Patera. (18/02/2006)
qMars Express :
L'ombre de Phobos : Encore une belle première de la HRSC!.
(18/02/2006)
qArc
en ciel et Couleurs : CR de la conférence de M Blay à l'IAP.
(18/02/2006)
qCommission
des comètes 2006 de la SAF : bref compte rendu.
(18/02/2006)
qÇa n'a pas de sens!
: Et ça tournait, ça tournait! (18/02/2006)
qLe Moulin à vent :
Hubble nous donne une nouvelle vue de la Pinwheel Galaxy (18/02/2006)
qStardust : Les
premiers grains sont visibles. (18/02/2006)
qCassini-Saturne :.
Télesto, Calypso, Quésaco ? (18/02/2006)
qCassini-Saturne : Rhéa
en couleur. (18/02/2006)
qUn site Internet à découvrir
: Le Traitement de l'image par nos amis de Liège. (18/02/2006)
qJ'ai lu pour vous par
Pascal Gérardin : Sommes nous seuls dans l'Univers?
(18/02/2006)
qLes magazines conseillés
: Espace Magazine n°19 est arrivé . (18/02/2006)
Beaucoup d'entre
vous souhaitent pouvoir télécharger des dossiers importants comme par exemple
certaines conférences, mais bien sûr celles qui sont sur mon site Internet
doivent prendre le moins de place possible (Megabits is money!), et elles sont
la plupart du temps un peu "réduites" ou "expurgées". Je
donne la possibilité aux personnes intéressées de les obtenir bien sûr par
poste (envoi de CD), mais cette méthode est peut être fastidieuse aussi ai-je
pensé (enfin c'est mon fils qui a eu l'idée, rendons à César ce qui appartient
à Florian!!) d'essayer sur Internet pas liaison ftp.
J'ai donc dans mon
PC un fichier de dossiers téléchargeables (il est court pour le moment, mais il
va évoluer dans le temps) par ftp, cela suppose des petites connaissances et
programmes de votre part, et vous trouverez les conseils ICI.
Je mets en ligne
aussi la
liste à jour de ce qui est téléchargeable en haut de la page à chaque
édition
Merci du retour de
votre part : problèmes ou au contraire vous avez réussi à les ouvrir etc..
(Photos ESA/HRSC G Neukum)
Bon anniversaire à
la super caméra HRSC (High Resolution Stereo Camera) de la sonde Européenne
Mars Express, cela fait en effet deux ans qu'elle travaille sans compter à
cartographier avec une précision inégalée le sol de Mars.
La caméra est
fabriquée par nos amis allemands dépendant du DLR (Le CNES allemand) et a une
résolution max de l'ordre de 15m par pixel. Elle doit imager l'entière surface
de Mars dans des conditions spatiales : -100°C à +100°C et soumis en permanence
aux bombardements solaires.
Elle
possède 9 lignes de CCD chacune rendue sensible à une certaine couleur ou
intensité à l'aide de filtres : rouge, bleu, vert et Infra rouge, les 5 autres
dans le blanc avec un canal stéréo (activé par 3 vues différentes du même objet
pour avoir l'effet 3D : 2 extrêmes et une vue nadir). Ceci donne lieu à des
photos extraordinaires en "vraie 3D" que vous connaissez tous.
Depuis le 10
Janvier 2004, elle a déjà couvert près de 30% de la surface martienne en haute
résolution après près de 1000 orbites martiennes.
L'orbite est bien
entendu polaire (250 à 300km) afin de pouvoir étudier tous les recoins de la
planète.
Et nos amis du DLR
mettent à la disposition sur Internet une petite animation montrant la
couverture de Mars au jour d'aujourd'hui.
Petit film d'une
minute 30 et de 7,3MB où l'on voit la progression de la couverture photo
(Abdeckung en Allemand dans le film) jusqu'en Février 2006, puis le globe
martien en rotation avec les zones couvertes.
L'ESA vient de
renouveler pour deux ans la mission de la caméra jusqu'à fin 2007, ouf!
À la fin de cette
période la presque totalité de la planète devrait être couverte.
Le problème avec
ces images de très haute qualité, c'est le débit des
informations, en effet le nombre de pixel par image est énorme : ne pas
oublier 1 pixel : approx 15 à 20m sur le terrain et chaque photo fait 50 à
100km de large et des fois quelques milliers de km de long alors bonjour les
bits et les mégabits!! De plus chaque image est multipliée par 9 à cause des 9
canaux.
À cela vient
s'ajouter la distance de Mars qui n'est pas constante, et qui limite le débit
max à 182 bits/seconde.
Cela ne nous paraît
pas énorme par rapport ne serait ce qu'à une liaison Internet.
Il faut donc
réduire le nombre d'informations à transmettre et compresser
le signal à bord de la sonde et ensuite les envoyer par petits paquets.
La quantité
d'information amassée par la caméra depuis deux ans est de 100Gbytes (attention
bytes et non pas bits) mais cela correspond aux images compressées.
Les images
transmises vers la Terre sont d'abord analysées pendant un an par les
scientifiques avant d'être mises librement à la disposition du public.
L'équipe de la
HRSC comprend 42 scientifiques de dix pays différents provenant de tous les
continents , Europe, Asie Amérique en plus des scientifiques du DLR (Deutsche
Luft und Planeten Forschung).
Ces photos ont mis
en évidence la probable jeunesse des volcans martiens qui semblent avoir été
actifs seulement il y a quelques millions d'années (hier au sens géologique),
il ne semble pas impossible d'après ces scientifiques que même Olympus Mons
redevienne actif bientôt (au sens géologique!). on a même découvert dans la
zone équatoriale, là où la température frise le zéro, des récents glaciers.
Voici un jeu de
photos montrant la trace évidente d'écoulement d'eau à la surface de Mars et
pendant une période suffisamment longue pour y créer des lits.
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On remarque dans
cette vallée de la région de Libya Montes le lit asséché d'une ancienne
rivière, la perspective verticale est exagérée d'un facteur trois sur cette
image |
Ici on voit le
détail de cet ancien lit avec une lus grande résolution. L'image originale
complète est disponible en très haute résolution (13,2MB!!!!) à cette adresse. |
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Une autre image de la même région
montrant clairement la trace d'an ancien lit de fleuve martien. |
Carte de position de ces photos dans Libya Montes. (Photo : MOLA de MGS) |
Le DLR met à notre
disposition deux superbes vidéo basées sur les photos de la caméra HRSC.
Vidéo
1 de 66MB en DivX (format changé maintenant en streaming
Real Player, donc non mémorisable) du survol de Hydraotes Chaos 1min 10 sec.
Janvier 2004 pris
de 275km d'altitude la région appelée Hydratoes Chaos est un enchevêtrement de
montagnes de 2 à 3000m comparable aux Mesas d'Arizona, très vraisemblablement
des grandes quantités d'eau ont circulées entre ces mesas, le relief sur le
film est augmenté d'un facteur 2,5 par rapport à la réalité.
Video: Copyright DLR. Source des images: ESA
Vidéo 2
de 27MB en DivX (format changé maintenant en streaming
Real Player, donc non mémorisable) du survol de Valles Marineris Ophir Chasma 50 secondes
Avril 2004 vue de
500km de cette partie de Valles Marineris appelée Ophir Chasma , un ensemble de
failles et de montagnes impressionnant. Le relief est augmenté d'un facteur 3.
.
Video: Copyright DLR. Source des images: ESA
VOIR AUTRES VIDEOS
(mémorisables) sur
le site de la DLR en alllemand.
Il vous faudra
peut être un codec en plus pour votre lecteur multimédia, le voici.
Voir tous
les détails techniques sur cette caméra à l'Institut für Planeten Forschung
de Berlin (mais en anglais)
Pour les
germanistes le même en allemand.
J'ai voulu en savoir
plus sur cette super caméra et comme j'ai longtemps travaillé en Allemagne, j'ai ressorti mes meilleures phrases
d'allemand et j'ai contacté la DLR à Berlin
en charge de cette engin.
Ce
département (Institut des recherches planétaires) de la HRSC est sous la
direction du Professeur G Neukum et j'ai contacté ses services et notamment son
collègue Ulrich Köhler (Photo), géologue qui a eu la gentillesse pour nos
lecteurs de bien vouloir répondre à mes questions et à me faire parvenir une
documentation exceptionnelle que je dois d'abord dépouiller avant de mettre à
votre disposition.
Mais j'avais des
questions plus concrètes à poser, alors commençons.
Je lis dans votre
communiqué de presse (en
allemand) que la quantité d'information transmise depuis le début de la
mission (deux ans et un tiers de la planète couverte) est de l'ordre de 100GB,
ce qui me paraît peu par rapport à la mémoire actuelle d'un ordinateur. Est ce
bien le bon chiffre?
Oui, c'est bien
le bon chiffre, mais il faut garder en mémoire que ce sont des données
fortement compressées d'un facteur moyen de 7,5.
Quelles est la
taille moyenne d'une image?
Cela diffère
beaucoup des conditions d'illuminations et de la distance Terre Mars (qui varie
entre 60 et 400 millions de km). Disons que le plus
grand fichier transmis a été de 400MB (compressé).
Quelle méthode de
compression d'images employez vous?
L'algorithme de
compression est du jpeg modifié et est effectuée par hardware (???). ce n'est
pas du Zip.
Combien d'images
avez vous pris depuis Janvier 2004?
Nous avons
effectué à ce jour (Février 2005) 2700 orbites avec apogée 11.000km et périgée
250km. Nous avons utilisé la caméra HSRC pendant 950 orbites sur ces 2700.
Maintenant plus
sur Mars, comment peut on dire que l'eau était présente seulement au début de
la formation de cette planète (vers les 3,5 milliards d'années) et non pas plus
récemment? Est ce en calculant le nombre de cratères?
Vous avez
raison, presque toutes les estimations d'ages de n'importe quelle surface
planétaire est basée sur l'évaluation statistique des
cratères d'impact.
Les
principes de cette méthode sont les suivants :
Plus la surface
est "âgée" plus le nombre de cratères de toutes tailles est
important, on peut déjà dans un premier temps dire si on est en présence de
terrain jeune ou vieux.
(photo :
exemple de comptage de cratères de la région de Hecates Tholus ©Nature-Neukum)
En se
rapportant à une étude géologique détaillée de différentes régions lunaires, on
en déduit le flux des météorites et des corps qui impactent la surface d'un
corps du système solaire en fonction du temps. Ceci permet en fonction des
différentes zones de déterminer quelques modèles de base au point de vue age.
En calibrant le
flux des particules avec des méthodes isotopiques à partir des échantillons
lunaires ramenés par Apollo, on détermine avec grande exactitude l'age de ces
échantillons où l'on a préalablement compté le nombre de cratères. On peut
ainsi dater exactement la zone considérée de la Lune.
On extrapole
ensuite pour d'autres corps du système solaire en tenant compte de la distance au
Soleil, à la ceinture d'astéroïdes, de la taille de l'objet, de son atmosphère
éventuelle, et on aboutit à un taux de cratérisation pour le corps considéré.
Due à la décroissance exponentielle du flux depuis la formation du système
solaire , cette méthode est la mieux adaptée aux deux premiers milliards
d'années et aux périodes récentes.
Cette technique
nous a conduit à annoncer que l'eau n'avait pas été
très abondante sur Mars et que quand elle l'avait été c'était au début de son
histoire vers les un à deux milliards d'années et probablement de façon
épisodique.
Cela a donc été
confirmé par plusieurs annonces?
Ceci a été
confirmé par le Dr Ralf Jaumann chef du service planétologie dans un de ses
articles où il conclut :
Sur une image
de la caméra couvrant une vallée de 400km de long (voir photos précédentes plus haut) on a découvert un chenal ou plutôt
un lit de rivière de 130km de long situé dans la région Libya Montes .
D'après la
cratérisation du fond de cette vallée on a évalué la durée pendant laquelle
s'est formée cette vallée: 350 millions
d'années. Le débit de liquide évalué est basé sur les études stéréoscopiques de
la vallée et serait de l'ordre de 4800 m3 par seconde (deux fois celui du
Rhin!). l'étude du taux d'érosion (quelques cm par an) indiquent une activité
"liquide" continue pendant plusieurs dizaines de milliers d'années ou
intermittente sur une période beaucoup plus longue.
Il en déduit
que pendant la période que l'on appelle Hespérienne (il y a 3,55
Milliards d'années) de brefs mais répétitifs épisodes
liquides se sont produits sur Mars, plutôt qu'un écoulement permanent
sur une longue période.
Est il raisonnable
de penser que l'on pourrait trouver de l'eau liquide à notre époque sur Mars?
Je ne peux pas
donner une réponse définitive, mais je pense que la probabilité de trouver de l'eau
liquide aujourd'hui est très faible. Mais on a prouvé récemment (au sens
géologique du terme : quelques millions d'années) que des activités volcaniques
se sont produites qui pouvaient provoquer un dégagement de chaleur et donc
localement une fonte des glaces provoquant un écoulement d'eau épisodique.
C'est tout ce que l'on peut dire.
Chers amis
Berlinois, merci de tous ces renseignements précieux et longue vie à la HRSC!
Quelle profusion
d'images en provenance de Mars Express, nos amis Berlinois nous envoient des impressionnantes photos de
fossés tectoniques (tectonic graben en anglais et en allemand!) effondrés dans
la région Phlegethon Catena d'Alab Patera. Pour rappel, le Phlegethon était un
fleuve de feu de la mythologie grecque.
|
Vue en perspective d'un fossé
tectonique de la région Phlegethon Catena (Catena = chaîne en latin) prise en
décembre 2004, la résolution au sol est de 12m. Cette partie s'est effondrée suite à
des mouvements tectoniques du terrain aux alentours. |
Localisation au
SE de Alba Platera de cette zone d'effondrement tectonique.. |
Ces fossés sont le
résultat des contraintes dues à la formation soit de l'ancien volcan Alba
Patera (Patera = disque aplati en latin) qui s'élève 3 ou 4 km au dessus du
niveau du sol, soit de la région Tharsis au Sud qui elle est 10km au dessus du
niveau moyen.
Les mouvements du
sol ont crée des failles qui ont favorisé ces effondrements quasi circulaires
de 0,3 à 2,3km de diamètre et qui ne sont pas des cratères d'impact. Ces
failles font entre un demi et 10km de large.
Cette photo est
aussi visible en vision oblique et ici aussi cela vaut le coup d'œil.
Toujours de nos
amis Berlinois de la caméra HRSC qui viennent de mettre en ligne une belle
petite chose : ils ont fait suivre par leur caméra l'ombre du satellite Phobos
se déplaçant sur le sol de Mars, ce qui donne une séquence intéressante que
vous pouvez
télécharger ou voir en Quicktime (500kB)
|
Quelques mots
sur cette aventure : La photographie
de l'ombre a été effectuée le 10 Novembre 2005 pendant l'orbite 2345 et
prouve encore une fois l'exactitude du calcul de l'orbite de Phobos par la
mécanique newtonienne et qu'il a été ainsi possible de programmer à la
seconde près la séquence d'images qui forme le petit film précédent. Tout ceci
suppose que la position de la sonde sur son orbite, et que la visée de la
caméra soient effectuées à 100m près à une telle distance de la Terre. L'ombre a la
forme d'une ellipse car elle se déplace très vite sur le sol (7200km/h
d'Ouest vers l'Est) et Mars Express se déplace aussi très vite sur son orbite
(12600km/h du Sud vers le Nord). |
|
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Voici la
disposition de la Terre, de Mars du Soleil et de Phobos au moment de cette
prise de vue. Cette mini
éclipse a duré 21 secondes sur Mars. |
Phobos un
patatoïde de 27x21x19km, est le plus gros satellite de Mars et il orbite à
6000km de la surface, en dessous de la limite de Roche, ce qui veut dire que
demain (au sens géologique du terme) il va se désintégrer et que la planète
Mars aura un anneau de poussières.
Des orbites
précédentes il existe une très belle
vue en couleur de Phobos que je vous conseille d'aller voir, elle ne fait
que 1,65MB.
De
même, anaglypheurs, mes frères sortez vos lunettes bleu-rouge et voyez avec
plaisir cette superbe photo en 3D de ce satellite (250kB).
(Dessin : CRÉDIT:
Bill Saxton, NRAO/AUI/NSF)
Des astronomes du
NRAO (National Radio Astronomy Observatory) en étudiant les disques de matière
entourant une étoile en formation de notre galaxie, se sont aperçus que la partie
intérieure du disque tournait dans le sens contraire de la partie extérieure.
Cette découverte a
été effectuée grâce au radiotélescope du VLA
du Nouveau Mexique (c'est le réseau de radio télescopes que l'on voit tout le
temps dans le film "Contact" avec J Foster, bien fait d'ailleurs) de
la NSF (National Science Foundation). D'après les responsables du projet (A
Remijan de la NRAO et J Hollis du GSFC), c'est la première fois que l'on voit
quelque chose comme cela et cela prouve que la formation de disques planétaires
est plus complexe que prévue.
Le système solaire
en formation autour de cette étoile située à 500 années lumière de nous dans la
constellation Ophiucus (Le Serpent, la treizième constellation, celle oubliée
par les astrologues!) aura des planètes qui tourneront dans les deux
directions. Cela doit être un spectacle à ne pas manquer!!
Jusqu'à présent on
pensait que les planètes se formaient après l'effondrement d'un disque de
poussières tournant autour de l'étoile, en s'effondrant la rotation continuait
à s'effectuer dans le même sens (conservation du moment cinétique) tout en
s'accélérant près du centre (voir les patineuses).
Mais le problème peut se compliquer si la
matière stellaire provient de plusieurs parties de nuages qui peuvent ne pas
tourner dans la même direction. Cela peut produire des influences perturbatrices
dans le gaz et mener à la formation de disques tournant dans des directions
opposées.
Ce que l'on voit
sur le dessin ci-contre :
Vue du haut : une
énorme région de formation d'étoiles tourne globalement dans une direction
(flèche).
Vue du milieu : à l'intérieur
on voit trois proto étoiles en formation après effondrement, ce procédé étant
"chaotique" et cause des tourbillons (eddies en anglais) qui peuvent
amener certaines étoiles en formation à tourner dans un autre sens que le
mouvement initial et à différentes vitesses.
Vue du bas : une
de ces proto étoiles vient de s'écrouler tournant par exemple dans le sens
contraire des aiguilles d'une montre (CCW) : flèche blanche, c'est le sens du
disque proto planétaire originel, mais la proximité des autres nuages de gaz
tournant dans un autre sens, fait que la partie extérieure de ce disque est
comme attirée par cette amas de matière et est "forcée" de tourner
dans l'autre sens (CW) flèche orange.
Le fait donc
d'observer des disques planétaires tournant dans des directions opposées
indiquerait la présence de deux nuages à l'origine. Les objets de tels nuages
provenant d'énormes régions de formation d'étoiles, peuvent donc donner
naissance à des systèmes solaires avec des planètes tournant dans les deux directions.
Comment a t on mis
en évidence de tels mouvements contraires dans le disque de cette étoile?
Bien entendu en
analysant les signaux radio spécifiques de certaines molécules (notamment le
SiO) et en étudiant leur décalage Doppler, ce qui a révélé les deux directions
de rotation.
Je pense que c'est
une découverte majeure qui devrait être suivie par d'autres.