LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:
Comme vous vous en êtes aperçus les Astronews ont été suspendues pendant quelques semaines. ma tendre épouse vient de disparaître brutalement et c'est un sacré coup dur pour toute la famille. Merci à tous ceux qui m'ont donné tant de marques de sympathie, je vais reprendre progressivement les actualités. Comme disait Sigrid, ce sont les vivants qui comptent!
Il y a maintenant une étoile de plus qui brille dans le ciel. Auf Wiedersehen meine Liebe!
Mise à jour : 6 Juillet 2007     
 
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Sommaire de ce numéro :  
L'événement Tunguska : Peut être du nouveau. (06/07/2007)
ESA-NASA : Accord JWST signé pendant le show du Bourget. (06/07/2007)
STS 117 : Retour sur Terre, mission accomplie. (06/07/2007)
Pauvre Pluton : Eris est plus gros qu'elle! (06/07/2007)
New Horizons :.Jupiter's family! (06/07/2007)
Spitzer : Les origines de la vie. (06/07/2007)
Integral : Le Fer 60 c'est bien…. (06/07/2007)
L'origine des radioactivités éteintes : par Marc Chaussidon (Institut 20 Fev 2007). (06/07/2007)
Cassini-Saturne.:.Mimas sous les anneaux. (06/07/2007)
Les rovers martiens.:.En vieillissant ils deviennent sensibles au froid. (06/07/2007)
Les rovers martiens.:.Opportunity prêt pour la descente. (06/07/2007)
Un site Internet à découvrir :.Rolf perfectionne son site. (06/07/2007)
Livre conseillé :.Rien ne va plus en physique de Lee Smolin chez Dunod. (06/07/2007)
Les magazines conseillés :.Pour la Science . Ciel et Espace et l'Astronomie de Juillet. (06/07/2007)
 
 
 
 
 
 
L'ÉVÉNEMENT TUNGUSKA : PEUT ÊTRE DU NOUVEAU. (06/07/2007)
 
Vous savez tous ce qui s'est passé le 30 Juin 1908 dans la Tunguska en Sibérie (au NO du las Baïkal): un corps de 50m de diamètre seulement a détruit 2000km2 de ce territoire.
 
La lumière fut visible jusqu'à St Petersbourg et pourtant on n'a rien retrouvé localement à part des forêts ravagées. Cette région étant tellement reculée (et la révolution russe se produisant aussi) que la première expédition n'a eu lieu qu'une vingtaine d'années plus tard, pas de cratère.
 
Mais on recueille quand même des débris qui correspondent à la composition des comètes, une comète s'est probablement désintégrée au dessus de cette zone sibérienne.
 
(Photo de l'expédition de Leonid Kulik en 1930)
 
 
On a évalué la puissance de cette explosion à plus de mille fois celle d'Hiroshima, on l'avait échappé belle, en principe aucun être humain n'aurait été frappé par cet événement.
 
Mais pour de nombreux chercheurs c'est assez frustrant de ne pas trouver de vraies traces au sol, c'est ce que des astronomes Italiens de Bologne sont en train d'essayer de mettre au jour.
 
 
Guiseppe Longo de l'Université de Bologne et ses collègues pensent avoir trouvé la preuve de l'impact (le "smoking gun" comme disent nos amis anglais) dans la présence du lac Cheko de 50m de profondeur situé à quelques km au NO de l'épicentre de la destruction.
 
La forme de ce lac correspond à celle de ceux formés par des cratères d'impact.
En examinant le fond du lac ils ont remarqué des réflexions sismiques sur "quelque chose"?
 
 
Maintenant ils vont monter une expédition l'année prochaine (pour le centenaire!) afin de prélever une carotte d'au moins 10 m de profondeur ce qui devrait lever tout doute sur la nature de cette dépression.
 
Les résultats de l'expédition précédente (1999) paraît sur le Net dans le magazine Terra Nova soit en html soit en pdf.
 
 
Consulter le très intéressant article de notre ami Thierry Lombry sur l'événement de Tunguska.
 
 
 
 
 
 
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ESA-NASA : ACCORD JWST SIGNÉ PENDANT LE SHOW DU BOURGET. (06/07/2007)
 
L'ESA nous a communiqué pendant le Salon du Bourget l'accord sur la coopération du JWST :
 
 
Lors d’une cérémonie qui a eu lieu au Salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l’ESA, et Michael Griffin, Administrateur de la NASA, ont signé les accords officialisant les termes de leur coopération dans le cadre du projet de télescope spatial James Webb (JWST) et de la mission d’antenne spatiale à interférométrie laser LISA Pathfinder.
 
Réalisée au titre d’une coopération internationale entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne (ASC), la mission JWST a pour objet d’étudier l’origine et l’évolution des galaxies, des étoiles et des systèmes planétaires.
Le JWST fait figure de successeur du télescope spatial Hubble, dont il se distingue par des fonctions optimisées qui lui permettront de travailler dans une gamme différente de longueurs d’ondes. Il est prévu de le lancer en 2013 et de l’exploiter pendant au moins cinq ans.
 
 
 
Au cœur de l’observatoire JWST se trouve un grand télescope doté d’un miroir primaire de 6,5 mètres de diamètre (contre 2,4 mètres pour Hubble), ce qui offre un champ de vision relativement important.
 
Grâce à ses quatre instruments de haute technologie (dont un détecteur de guidage de précision), le JWST pourra prendre de superbes images dans le visible et l’infrarouge et fonctionner dans différents modes de spectroscopie, autant de capacités qui nous permettront d’en savoir plus sur la chimie et l’évolution des objets peuplant l’Univers.
 
 
(Photo d'une maquette grandeur nature du JWST à Dublin avec toute l'équipe des scientifiques en Juin 2007, crédit : Fennell Photography)
 
 
 
Le JWST évoluera dans l’espace bien au-delà de l’atmosphère terrestre, puisqu’il sera placé au deuxième point de Lagrange (L2), à 1,5 million de kilomètres de la Terre dans la direction opposée au Soleil. Depuis ce poste d’observation, ce puissant télescope promet de révolutionner notre vision de l’Univers – comme Hubble l’a fait en son temps.
 
Aux termes de l’accord, la NASA – responsable de l’ensemble de la gestion et de l’exploitation de la mission JWST – construit le satellite, le télescope et la plateforme qui accueillera les instruments. L’ESA pour sa part fournira le lancement sur une Ariane-5 ECA.
 
Par ailleurs, la NASA fournira un instrument de grande importance, la caméra dans le proche infrarouge (NIRCam), par l’intermédiaire de l’Université de l’Arizona. L’ESA fournira le spectrographe dans le proche infrarouge (NIRSpec), qui fonctionnera dans des longueurs d’onde similaires et dont les détecteurs et l’ensemble de micro-volets seront fournis par la NASA.
 
Le troisième instrument embarqué – l’instrument dans l’infrarouge moyen (MIRI) – est en cours de fabrication par un consortium d’organismes européens financés sur des fonds publics (responsable de l’ensemble optique du MIRI) et par la NASA, la coordination étant assurée par l’ESA. Le quatrième instrument embarqué, à savoir le détecteur de guidage de précision/caméra à filtre accordable (FGS/TFI), sera fourni par l’ASC.
 
Jean-Jacques Dordain a fait la déclaration suivante : “La signature de cet accord, qui s'inscrit dans le cadre d'une longue et fructueuse coopération entre l'ESA et la NASA, représente une nouvelle étape historique. Nous sommes notamment très fiers que la mise en orbite de ce grand observatoire spatial ait été confiée à Ariane 5.”
 
“Le télescope spatial Hubble avait déjà ouvert la voie à une coopération de ce type, les astronomes européens continuant à tirer pleinement parti du temps d'observation qui leur est attribué.”
 
La synergie créée entre l'Europe et les Etats-Unis, qui a permis d'accroître le retour scientifique de Hubble, a été bénéfique pour les deux parties. Je suis convaincu que la collaboration entre nos deux agences sur le JWST produira des résultats comparables, voire encore meilleurs.”
 
Pour sa part, l'Administrateur de la NASA Michael Griffin a déclaré : "Nous sommes ravis que l'ESA participe au télescope James Webb. L'impressionnant succès scientifique du télescope spatial Hubble peut être attribué aux efforts de coopérations conduits par nos deux agences. Nous attendons du télescope spatial James Webb qu'il soit le digne successeur de Hubble en apportant, lui aussi, son lot d'observations et de découvertes astronomiques majeures. Nous pourrons alors nous féliciter à juste titre d'avoir poursuivi dans la voie de la coopération internationale."
 
Lors de la cérémonie de signature qui s'est déroulée aujourd'hui, les chefs des deux agences ont également conclu un accord officiel au sujet de la mission d'antenne spatiale à interféromètre laser LISA Pathfinder, qui résulte d'une initiative de l'ESA et dont le lancement est actuellement prévu début 2010. LISA Pathfinder servira à valider les technologies nécessaires à la future mission LISA, menée en commun par l'ESA et la NASA et dont l'objectif sera de détecter les ondes gravitationnelles dans l'espace et de vérifier la théorie de la relativité générale.
 
Aux termes de cet accord, l'ESA assurera la conception, le développement, le lancement et l'exploitation du satellite LISA Pathfinder. Un consortium d'instituts scientifiques européens fournira l'ensemble technologique LISA (LTP), comportant deux masses étalons maintenues dans des conditions d'apesanteur quasiment parfaites et un système sophistiqué chargé de mesurer et contrôler leurs déplacements avec une précision encore jamais atteinte.
 
La NASA fournira le système de réduction des perturbations (DRS), qui utilisera les capteurs et instruments de mesure du LTP pour tester le contrôle d'attitude à compensation de traînée. L'embarquement du LTP et du DRS permettra de comparer et d'évaluer les performances de ces deux types de dispositifs d'asservissement, ainsi que de leurs logiciels, dans la perspective de la mission LISA.
 
 
Voir le site du JWST à l'ESA et à la NASA.
 
 
 
 
Toujours à propos du JWST le CNRS communique sur le fait que ce télescope observera bien les premiers astres lumineux de l'Univers :
 
L’accord qui scelle la participation de l’Agence spatiale européenne (ESA) au programme James Webb Space Telescope (JWST) de la NASA a été signé le 18 juin 2007. Le JWST, successeur du Hubble Space Telescope (HST), sera lancé en 2013. Dans le cadre de cet accord, l’Europe fournit le lanceur (fusée Ariane) et contribue au développement de deux des quatre instruments de mesure qui équiperont le JWST.
 
Avec une surface collectrice de lumière presque dix fois supérieure à celle du HST et des instruments sensibles au rayonnement infrarouge, le JWST sera capable de capter des rayonnements émis il y a des milliards d’années.
 
Cela permettra de sonder l’univers très jeune et d’observer les premiers objets « lumineux » qui ont éclairé l’univers, il y a environ 13 milliards d’années.
 
(dessin NASA)
 
 
 
 
On connaît très mal l’évolution de l’Univers quand il avait moins d’un milliard d’années. L’exploration de cette période par le JWST va apporter de précieuses informations sur les premières sources de lumière (quand sont-elles apparues ? quelle est leur nature ? …) et leur rôle dans la ré-ionisation de la matière, dont dépend la formation des astres suivants.

En permettant des observations dans l’infrarouge thermique (longueurs d’ondes de 5 à 27 microns), MIRI sera l’instrument clef pour s’assurer que ce sont bien des objets de l’Univers très jeune qui sont observés. MIRI va également permettre, entre autres, de réaliser des observations « coronographiques » d’étoiles proches de nous. « Ce mode d’observations permet d’éviter que l’éclat d’une étoile proche éblouisse le détecteur ; on peut alors sonder l’environnement de l’étoile et découvrir des exo-planètes, des compagnons peu lumineux, des disques de poussière …», explique Pierre-Olivier Lagage (CEA/Dapnia), responsable scientifique de la contribution française à Miri.

MIRI est constitué de 2 sous-ensembles principaux : un imageur et un spectromètre. La contribution française consiste à fournir l’imageur. Un prototype de cet imageur vient d’être livré par le CEA au Rutherford Appleton Laboratory (RAL, Grande Bretagne) ; il va permettre de vérifier que l’imageur aura les performances annoncées. Les ingénieurs ont particulièrement travaillé sur une roue portant des filtres optiques, qui sera soumise à de fortes vibrations lors du lancement. L’imageur final, destiné à être embarqué sur le satellite, sera livré fin 2008 au RAL, où il sera intégré avec les autres sous-ensembles de Miri, puis testé. A partir de 2010, Miri sera lui-même intégré par la Nasa au satellite avec les trois autres instruments du JWST.

 
 
FAQ sur le JWST (en anglais).
 
 
 
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STS 117 : RETOUR SUR TERRE MISSION ACCOMPLIE. (06/07/2007)
(Photos NASA)
 
 
La dernière fois nous avions laissé nos astronautes avec un calculateur russe en panne et une réparation à effectuer sur la navette avant de rentrer.
 
Et bien tous ces problèmes se sont réglés positivement.
 
De plus les astronautes ont parfaitement réussi à déployer le nouveau panneau solaire.
 
Ils sont prêts pour le retour sur Terre.
 
Je vous ai sélectionné quelques très belles photos de leurs exploits.
 
Avant et après la réparation avec agrafeuse notamment du revêtement thermique de la navette par l'astronaute John Olivas que l'on voit en train de travailler sur la photo ci-contre.
 
 
Superbe vue réfléchie dans la visière de cet astronaute le 15 Juin 2007 lors de la réparation.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les astronautes Jim Reilly (à gauche) et John Olivas en train de replier un "vieux" panneau solaire qui sera installé à un autre endroit de la station plus tard.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Une image symbolique :
Un Soyuz au premier plan et la navette dans le fond.
 
La navette se détache de l'ISS le 18 Juin 2007, mais dû au mauvais temps ne pourra atterrir que le 22 Juin à Edwards en Californie.
La mission a duré plus de 13 jours.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Superbe vue de la Terre avec en premier plan le bras articulé canadien Canadarm 2.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Et maintenant l'ISS après la visite de STS 117 :
 
 
 
 
Voici donc l'état de l'ISS fin Juin 2007.
 
Une autre belle photo de l'ISS sur fond noir cette fois.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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PAUVRE PLUTON : ERIS EST PLUS GROSSE QU'ELLE! (06/07/2007)
(crédit photo : HST/M Brown)
 
Les supporters de Pluton viennent de prendre encore un mauvais coup!
 
De nouvelles mesures de 2003 UB313 (alias Eris et son ancien nom non officialisé : Xena) viennent de reconfirmer ce que le MPI avait déjà effectué; cet astéroïde trans neptunien est plus massive (1,7 1022 kg!) que la planète naine Pluton de 27%.
 
C'est le célèbre Mike Brown, son découvreur qui l'affirme, cette mesure a été rendue possible grâce à la mécanique newtonienne (car un satellite Dysnomia tourne autour de cette mini planète de la ceinture de Kuiper).
Sa densité serait de l'ordre de 2 (Terre 5,5 pour comparaison), prouvant ainsi sa nature : glace et roches.
Son diamètre : 2400km (Pluton : 2200 à 2300km).
 
 
C'était la dernière chance de prouver que Pluton était le plus gros des objets de la ceinture de Kuiper (KBO) et c'est perdu!
 
Eris a été photographié pour la première fois le 21 Octobre 2003 au Mont Palomar; et en 2005 des observations complémentaires ont montrées qu'il possédait un satellite.
 
Sa distance moyenne au Soleil : 97 UA (Pluton entre 40 et 50 UA) mais orbite très elliptique (s'approche du Soleil à 38UA, donc de temps en temps plus près de nous que Pluton!) parcourue en 560 ans (Pluton : 250 ans); elle est en ce moment très loin du Soleil, c'est la période froide sur Eris.
 
Sa surface devrait être couverte de glace de méthane qui sous l'action su Soleil devrait devenir de couleur plutôt rouge/jaune.
 
 
Sa petite lune, Dysnomia, ferait 150km de diamètre et orbite Eris à une distance de 37.000 en 16 jours, comme viennent de le déterminer le Keck et Hubble.
 
C'est le plus gros objet du système solaire à ce jour découvert depuis Neptune et son satellite Triton.
 
Il détrône Pluton comme plus gros objet de la ceinture de Kuiper.
 
 
 
 
 
C'est aussi l'objet le plus distant du système solaire à ce jour, il détrône dans ce cas Sedna.
 
Dans les années qui viennent on découvrira de plus en plus d'objets exotiques aussi éloignés je l'espère, on repoussera ainsi de plus en plus les limites de notre petit univers.
 
 
 
 
Tout sur Eris.
 
 
 
 
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NEW HORIZONS :.JUPITER'S FAMILY! (06/07/2007)
(photo : NASA/JHUAPL)
 
 
New Horizons a quitté depuis longtemps le monde de Jupiter, et nous recevons les dernières images stockées dans sa mémoire.
Voici un très beau montage des 4 satellites galiléens de la plus grosse planète de notre système solaire.
 
 
Credit: NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Southwest Research Institute
 
Voici donc les 4 satellites vus par la caméra LORRI pendant le passage de Février 2007.
 
Ces satellites sont mis à la bonne proportion de taille entre eux et dans le bon ordre par rapport à Jupiter.
 
De gauche à droite : Io, Europe, Ganymède et Callisto
 
·        Io : 3640 km de diamètre, un des rares satellites actifs au point de vue volcanisme du système solaire
·        Europe : 3120 km de diamètre, couvert d'une croûte de glace épaisse, mais sous cette croûte on pense qu'il y aurait un océan d'eau salée. Une mission d'exploration va t il être prévue?
·        Ganymède : 5262 km de diamètre, le plus gros satellite du système solaire, surface glacée couverte de cratères d'impact et de fractures.
·        Callisto : 4820 km de diamètre, surface ancienne similaire à celle de Ganymède.
 
 
Prochaine étape : Pluton-Charon en Juillet 2015!
 
 
Maintenant le centre de mission vient de plonger NH le 27 Juin en hibernation et y restera pendant la plupart du temps des prochaines 8 années, on le réveillera une fois par an pour procéder à des vérifications techniques.
 
 
Toutes les photos du survol de Jupiter par NH. Et aussi http://pluto.jhuapl.edu/soc/
 
Et les rapports de cette mission sur votre site préféré.
 
 
 
 
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SPITZER : LES ORIGINES DE LA VIE. (06/07/2007)
 
 
Les premiers balbutiements de la vie sur Terre ont dû être extrêmement sévères : température très élevée, bombardement météoritique permanent etc..
Les éléments de base à la constitution des briques de vie devaient être drôlement résistants!
 
Ces éléments de base à la vie, dont font partie les PAH (polycyclic aromatic hydrocarbons ou hydrocarbures aromatique polycycliques HAP) comme le benzène, phénol etc.. ont aussi survécu à des événements encore plus difficiles comme une explosion de super nova.
 
C'est en effet ce que vient de découvrir le télescope spatial en IR Spitzer, et cela prouve que ces PAH ont la vie dure et qu'ils constituent certainement des éléments nécessaires à la vie.
 
Ils ont été notamment découverts par A. Tappe du Harvard Smithsonian CfA, sur les bords du reste de la super nova N132D grâce au spectro IR de Spitzer.
 
Cette SN est située dans notre galaxie satellite , le grand nuage de Magellan (LMC) à 163.000 années lumière de nous.
Sur cette image, l'IR de 4.5 microns est représentée en bleu, l'IR de 8.0 microns en vert et le 24 microns en rouge. Les rayons X en violet (données de Chandra dans ce cas). Credit: NASA/JPL-Caltech/Harvard-Smithsonian CfA
 
 
 
 
Ces molécules PAH sont composées de carbone et d'hydrogène et ont aussi été détectées dans les comètes, dans les régions de formation d'étoiles et dans les disques proto planétaires.
 
On pense qu'une partie du Carbone terrestre provient de ces molécules suite à des impacts cométaires au moment de la formation de notre planète.
Certains astronomes pensent qu'au moment de la formation de la Terre il y a presque 5 milliards d'années une étoile aurait explosé dans notre environnement, dans ces conditions, les PAH qui survécurent ont probablement aidé à ensemencer la Terre.
 
Les résultats sont publiés dans Astrophysical Journal du 10 Dec 2006.
 
 
 
 
 
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INTEGRAL : LE FER-60, C'EST BIEN….. (06/07/2007)
 
Integral, l'observatoire spatial européen en Gamma vient de faire une découverte sans appel, de Fer-60 radioactif (demi-vie 1,5 Millions d'années) dans notre Galaxie, ce qui cautionne le fonctionnement interne d'étoiles massives, car en effet il ne se forme qu'à l'intérieur de telles étoiles.
Ces étoiles massives auraient sculpté la forme de notre galaxie.
 
 
Il était recherché depuis longtemps, et c'est Integral qui l'a trouvé, il avait commencé la recherche en 2002 et petit à petit il s'aperçoit que les raies caractéristiques du Fe-60 et du Co-60 : 1173 et 1333 keV sont de plus en plus présentes. Ces raies sont produites par la désintégration du Fe-60 en Co-60.
 
C'est Roland Diehl du célèbre Max Planck for Extraterrestrial Physics (MPE) de Garching près de Munich, qui a mené cette étude. Il a bien montré que le Fer 60 existe dans l'espace interstellaire de notre Galaxie.
 
 
 
 
 
Le Fe-60 (isotope avec 26 protons et 34 neutrons du Fer-56 connu de tout le monde) n'est fabriqué qu'à la suite d'une explosion d'étoiles massives en Super Nova, et vers la fin du cycle de cette explosion, contrairement à d'autres isotopes marqueurs comme l'Al-26. sa période est courte (on appelle cela la radioactivité éteinte) mais il en reste des traces mesurables dans les météorites et dans la matière interstellaire comme vient de le découvrir Integral.
Sa présence dans les météorites formées au tout début du système solaire implique qu'une super nova avait explosé au moment de la naissance de notre système solaire. Peut être a t elle même été à l'origine de la naissance de notre environnement grâce à ses ondes de choc qui auraient "allumées" notre Soleil.
 
Lorsqu'une étoile massive vieillit (elle meurt jeune), elle prend une structure en pelure d'oignons, dans chacune de ces couches un élément particulier fusionne, le Fe-60 est situé très profondément au sein de l'étoile et se fabrique par capture neutronique et est disséminé dans l'espace à la fin de la vie de l'étoile contrairement à l'Al-26.
 
On mesure le rapport en fait du Fe-60 à l'Al-26, et Integral a trouvé exactement 15% ce qui est conforme avec les théories actuelles.
 
 
On voit ici la carte de l'Al-26 qui est un marqueur du Fe-60, l'émission du Fe-60 est trop faible pour pouvoir en établir une carte fiable pour le moment, ce sera la tâche de la prochaine génération de télescopes gamma.
Crédits: MPE 2001 (data: NASA COMPTON)
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
 
http://www.mpe-garching.mpg.de/gamma/science/lines/workshops/proc99/Introduction.pdf
 
http://www.mpg.de/bilderBerichteDokumente/dokumentation/pressemitteilungen/2007/pressemitteilung200706261/index.html
 
 
 
http://www.rssd.esa.int/index.php?project=INTEGRAL&page=index
 
 
The meaning of iron 60: a nearby supernova injected short-lived radionuclides into our protoplanetary disk. Pdf de 2 pages en anglais
http://www.lpi.usra.edu/meetings/lpsc2005/pdf/1327.pdf
 
 
http://www.asu.edu/news/research/creationtheory_062204.htm
 
Triggering the Formation of the Solar System
http://www.psrd.hawaii.edu/May03/SolarSystemTrigger.html
 
 
 
Radioactivités Éteintes et Système Solaire Primitif   Par Jean Duprat pdf de 5 pages.
Centre de Spectrométrie Nucléaire et de Spectrométrie de Masse   IN2P3 et Université Paris Sud 11
 
Voir aussi : http://www.aero.obs-mip.fr/seminaires_theses/confomp/Chaussidon_resume.html
 
La formation du système solaire par JC Boulay, très clair.
 
La formation du système solaire par Sébastien Charnoz de Paris VI, superbement fait.
 
2 pages pdf : Solar Nebula and Condensation (anglais)
 
The Oldest Metal in the Solar System, article du PSRD d'Hawai. (anglais).
 
La méthode de datation radioactive (Radioactive dating) en anglais par Hyperphysics.
 
L'échelle de temps radiométrique par l'USGS (en anglais)
 
L'horloge est dans la Pierre! (The clock in the rocks!) très formateur , en anglais mais facile. 
 
 
 
Voir aussi une récente conférence de M Chaussidon sur ce sujet (article suivant)
 
 
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L'ORIGINE DES RADIOACTIVITÉS ÉTEINTES DANS LES MÉTÉORITES par MARC CHAUSSIDON, CRPG, CNRS, Vandoeuvre (Institut 20 Fev 2007) (06/07/2007)
 
Ci joint un CR non encore publié sur le Net qui a trait au sujet précédent sur les radioactivités éteintes.
Cette conférence faisait partie d'un séminaire qui s'est tenu à l'Institut de France en Février 2007 et dont je n'ai pas encore pu publier tous les CR à cause de l'extrême complexité des sujets.
 
 
 
Les questions qui se posent :
·        Dans quel environnement astrophysique est né le système solaire?
·        Quels sont les processus responsables de la formation des premiers solides?
·        À quelle vitesse se sont déroulés ces processus?
 
La réponse est contenue dans les météorites primitives comme les chondrites carbonées.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les chondrites sont des roches sédimentaires formées dans le disque original d'accrétion.
Ces météorites comportent comme constituant des petites sphérules silicatées (les chondres , petites bulles qui ont cristallisé sous forme de sphères en apesanteur) qui sont une structure inconnue parmi les roches terrestres.
 
Les chondrites ont la même composition que le Soleil (à part les gaz bien sûr).
 
Météorite Allende (chondrite) (Institut Géologique de Copenhague).
 
 
 
 
RAPPEL :
Un moyen de dater ces chondrites est la méthode radioactive basée notamment sur l'Al26.
Notre système solaire s'étant crée il y a quelques 4,5 milliards d'années, il nous faut une "horloge" radioactive dont la période radioactive (temps au bout duquel 50% de la matière s'est transformée) soit de l'ordre du millions d'années. L'isotope 26 de l'Aluminium paraît être un bon chronomètre, sa période est de 0,73 millions d'années, il se désintègre en Mg26, isotope stable du Magnésium. La mesure actuelle du Mg26 par rapport au Mg27 donne une mesure du temps écoulé.
Dan ces chondres, il y a des inclusions (les CAI : Calcium Aluminium Inclusions) qui peuvent être datées avec cette méthode, comme dans celles de la météorite d'Allende.
 
 
Ces CAI correspondent à la condensation à haute température de minéraux réfractaires (oxydes et silicates de Ca et d'Al) dont ces chondrites sont les témoins. Elles contiennent encore les empreintes minéralogique, chimique et isotopique de la formation du système solaire, piégées dans ces inclusions réfractaires riches en calcium et en aluminium
 
Ces chondrites présentent des anomalies isotopiques dans le sens ou les rapports entre les différents isotopes est différent de celui qu'il est aujourd'hui sur Terre.
 
Courbe : Mesures des anomalies isotopiques en 26Mg/24Mg dans une phase réfractaire de la météorite d’Allende [Lee et al. (1976)]. La valeur solaire normale du rapport 26Mg/24Mg est de 0.140. Un excès de 26Mg est visible dans les phases réfractaires riches en Aluminium (Anorthite B et C). Cet excès est du à la décroissance du noyau radioactif 26Al présent à l’origine dans ces inclusions. Lors de la formation de ces inclusions, le mélange contenait un rapport 26Al/27Al de 5 10-5 (bruit de fond galactique).
 
 
 
 
 
 
La présence des radioactivités éteintes démontre bien la grande rapidité avec laquelle les premiers solides ont été produits dans le disque d'accrétion, mais les implications plus fines en termes de chronologie restent encore très ouvertes
 
La chronologie à laquelle on pense est la suivante :
·        ces inclusions CAI sont créées en premier puis
·        de la formation des chondres puis
·        les chondrites se forment en agglutinant les chondres et les inclusions
 
Ces étapes se seraient produites en seulement quelques millions d'années.
La différentiation qui a suivi a peut être duré seulement 30 Millions d'années.
 
Mais comme le dit M Chaussidon, toute chronologie repose sur une supposition quant à la distribution des radioactivités éteintes dans le disque d'accrétion.
 
Ce peut être une source externe comme une super nova ou interne comme un processus de spallation autour du Soleil jeune.
La spallation est l'éclatement d'un noyau atomique en nucléons et noyau plus léger, lorsqu'une particule très énergétique le percute. C'est ainsi que sont produits dans le milieu interstellaire des noyaux comme le bore et le lithium qui ne se forment pas dans les étoiles
 
C'est ce que les travaux les plus récents montrent : si la présence de plusieurs radioactivités éteintes de demi-vies variées, de 53 jours pour le 7Be à 3,7 Ma pour le 53Mn, est bien établie, ces éléments radioactifs peuvent avoir une origine interne au système solaire par ce procédé de spallation.
 
 
 
Les idées communément admises depuis une trentaine d'années sur l'origine des radioactivités éteintes dans le système solaire jeune sont remises en question par les découvertes récentes concernant le 7Be, le 10Be et le 60Fe.
 
 
Les prochaines étapes pour avancer : il faut raffiner les observations dans les météorites :
·        tester l'homogénéité des distributions initiales
·        tester la cohérence des différents systèmes
·        chercher de nouvelles radioactivités éteintes
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