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Mise à jour : 7 Mars 2009       
 
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ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :
Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires
 
Sommaire de ce numéro :  
Une brève histoire de la matière : CR de la conf. De G Cohen Tannoudji à l'IAP le 3 Mars 2009. (07/03/2009)
Les missions Apollo : Il y en a encore qui croient que c'était du cinéma! (07/03/2009)
Akari : Il étudie tranquillement l'Univers en IR. (07/03/2009)
Les Toilettes dans l'espace : De nouvelles idées??!! (07/03/2009)
Mars sur Terre : En route pour une simulation de 500 jours. (07/03/2009)
HD 80606 : Une étoile de la Grande Ourse révèle une exoplanète (07/03/2009)
Kepler : Départ d'une nouvelle sonde pour détecter des nouvelles Terres. (07/03/2009)
Comète Lulin : Une nouvelle venue dans le système solaire. (07/03/2009)
Pluton : Des nouvelles de son atmosphère. (07/03/2009)
Fermi/Glast :.Plus de détails sur les Pulsars. (07/03/2009)
Hubble : La mort des étoiles solaires. (07/03/2009)
Mars :.Du nouveau avec les ravines (gullies) martiennes. (07/03/2009)
Un site Internet à découvrir :.Les cadrans solaires d'A Ferreira sur le site du club de Chaville. (07/03/2009)
Livre conseillé.:. L'œil de Galilée par JP Luminet chez Lattès. (07/03/2009)
Les magazines conseillés :..Science et vie numéro spécial : le Système Solaire. (07/03/2009)
Bulletin Professionnel : Le bulletin de l'ESA de Février est en ligne. (07/03/2009)
 
 
 
 
 
LES MISSIONS APOLLO : IL Y EN A ENCORE QUI CROIENT QUE C'ÉTAIT DU CINÉMA! (07/03/2009)
(Photo : NASA/Apollo)
 
J'ai lu dans l'Express de cette semaine (numéro 3008 du 26 Février page 82) un article sur les missions lunaires Apollo, dont on fête les 40 ans cette année, que 22% des Américains étaient persuadés que cela n'avait jamais eu lieu, et que tout avait été truqué.
 
Mais je rêve!
 
Que leur faut-il?
 
Beaucoup d'arguments ont été apportés prouvant que tout s'était réellement déroulé, moi j'en ai quatre majeurs et simples :
 
1)      Au plus fort du programme Apollo près d'un demi million de personnes et des milliers d'entreprises étaient impliquées dans le programme lunaire. Si les alunissages ont été simulés, comment aurait-on pu faire taire des milliers de personnes nécessairement au courant d'une telle entreprise; déjà un secret à deux n'est plus un secret alors, des milliers….parmi ces nombreuses personnes, il y en aurait eu au moins un qui aurait monnayé ses indiscrétions à la presse. Bizarrement ce n'est pas le cas.
2)    Si les alunissages n'ont pas eu lieu, où sont donc allés les astronautes qui partaient dans le fusée Saturne et dont on voyait l'embarquement et le départ en direct? On a pu suivre la fusée et son trajet vers la Lune. Où ont-ils donc été?
3)    Les près de 400kg d'échantillons lunaires ramenés, proviennent-ils du jardin de l'administrateur de la NASA de l'époque? Pourtant ils sont similaires aux échantillons (très peu nombreux ramenés par les sondes automatiques soviétiques Luna).
4)    Le point le plus important : les astronautes ont déposé sur la Lune de nombreux instruments, dont des réflecteurs Laser qui permettent de mesurer en continue la distance Terre-Lune, en renvoyant dans exactement la même direction la lumière qu'ils reçoivent. Tous les jours on vise ces réflecteurs (notamment de France, de l'OCA, l'Observatoire de la Côte d'Azur), qui les auraient mis là, si ce n'est les astronautes? C'est à mon avis l'argument le plus convainquant.
 
 
 
Voilà, je sais bien que la thèse du complot fait vendre des livres, mais il faudrait arrêter maintenant, 40 ans après cela suffit.
 
On devrait se poser un autre problème plus important : nos amis Américains seront-ils capables de retourner sur la Lune rapidement?
 
 
Rien n'est moins sûr, il leur manque un Von Braun et une émulation pour le moment.
 
 
Voilà la bonne question.
 
 
 
 
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN.
 
 
Article assez complet et plein de références Internet sur Wikipedia.
 
The Great Moon Hoax  par la NASA.
 
Nos amis anglais contre le Moon Hoax.
 
Ce site propage cette idée que c'était du bidon.
 
Faked moon landings ?
 
 
 
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AKARI : IL ÉTUDIE TRANQUILLEMENT L'UNIVERS EN IR. (07/03/2009)
(Photo : Credits: JAXA)
 
Nous avions déjà parlé de cette sonde japonaise d'étude du ciel en infrarouge, et après deux ans depuis son lancement, elle fonctionne toujours et continue à étudier le ciel.
C'est une mission essentiellement japonaise avec contribution de l'ESA pour certains instruments et supports au sol.
 
Elle scanne le ciel en 6 bandes de longueurs d'onde et maintenant plus de 90% du ciel a été imagé. Elle a mis au point un atlas du ciel qui vient compléter celui fait par la sonde plus ancienne (20 ans) IRAS.
 
Voici une de ses dernières réalisations : le ciel en IR à 9 microns. Le disque brillant que l'on voit au centre de l'image, c'est bien entendu la partie centrale de notre Galaxie. (clic sur l'image pour plus de résolution).
 
Le long du plan galactique, on remarque des points brillants; ce sont des lieux où de nouvelles étoiles se sont formées. Par contre au centre même de la Galaxie, la zone très brillante correspond aux vieilles étoiles entassées les unes sur les autres.
 
Les inscriptions identifient les régions de formation d'étoiles.
 
On remarque aussi une galaxie proche de la notre dans le coin inférieur droit de l'image c'est le grand nuage de Magellan (LMC), zone de formation d'étoiles aussi.
 
C'est l'instrument FIS (Far Infrared Surveyor) d'Akari qui a pris toutes ces images, et notamment la suivante : la constellation d'Orion, située à 1500 al de nous, et bien connue des cieux d'hiver.
 
 
On voit à gauche une image de la constellation d'Orion dans le visible et à droite la même région prise en IR par la caméra d'Akari à 140 microns (donc IR très lointains).
Crédits: Hideo Fukushima, National Astronomical Observatory Japan (gauche); JAXA (droite)
Ce sont les poussières froides du plan galactique que l'on voit dans la plus grande partie de l'image.
 
La nébuleuse M42, juste en dessous des trois étoiles du baudrier d'Orion, apparaît très brillante sur cette photo IR.
 
On sait que M42 est une région particulièrement riche en étoiles en formation.
 
 
 
La zone brillante en IR immédiatement à gauche du baudrier d'Orion est la région contenant la nébuleuse de la Tête de cheval (IC434).
Au centre gauche de la photo, on remarque la nébuleuse de la Rosette (NGC 2244).
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN.
 
Article pdf complet sur la camera FIS.
 
Le site d'Akari à l'agence japonaise JAXA.
 
 
 
 
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LES TOILETTES DANS L'ESPACE : DE NOUVELLES IDÉES??!! (07/03/2009)
 
 
On se rappelle les ennuis de la station spatiale (ISS) avec ses toilettes, et bien l'agence spatiale Japonaise (JAXA) propose une solution très ………personnelle.
 
 
Après avoir crée un groupe de travail sur la question, ils sont arrivés à la toilette portable, qui se porterait en permanence par chaque astronaute un peu comme un couche.
 
Alors, quel en serait le principe?
 
Des capteurs détectent quand l'utilisateur a effectué ses besoins, une pompe montée à l'arrière de la ceinture aspire les mixions dans un conteneur séparé.
Il paraîtrait que en plus il aurait la fonction "bidet" (ceux qui ont séjourné au Japon à l'hôtel, me comprendront, avec leur fameux et très dangereux bidet-WC) avec douche et séchoir incorporés.
 
 
À priori aucun bruit ni odeur s'échappe de l'appareil.
 
Nos amis Nippons souhaitent tester cet appareil dans leur laboratoire orbital Kibo installé récemment dans l'ISS. Ils imaginent même l'utilisation terrestre d'un tel engin!
 
J'ai cru comprendre que ce n'était pas une blague et que vraiment de nombreux ingénieurs avaient planché sur le sujet.
 
La JAXA précise que les toilettes actuelles sont de conception russe et fonctionne comme un aspirateur, ils précisent qu'il faut un certain "entraînement" avant une bonne utilisation.
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN.
 
La NASA vous explique comment aller aux toilettes dans l'espace.
 
Maman, Pipi : Ou comment va-t-on aux toilettes dans l’espace ? (19/07/2007)
 
STS 124 : Kibo et toilettes au programme! (19/06/2008)
 
 
 
 
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MARS SUR TERRE : EN ROUTE POUR UNE SIMULATION DE 500 JOURS. (07/03/2009)
 
 
Bientôt, un équipage de six astronautes, dont deux Européens, partira pour une mission de 500 jours vers Mars.
En simulation, bien sûr, mais avec un réalisme qui doit être parfait.
 
Pourquoi 500 jours : cela correspond au profil typique d'une mission martienne : 250 jours pour aller, 100 jours sur place et 250 jours pour le retour.
 
En fait, l'équipage restera totalement isolé dans une installation spéciale réalisée en Russie, à la Cité des Étoiles.
L'isolement devrait être effectif (sauf urgence absolue), une certaine quantité de nourritures sera présente au départ, mais ensuite ils devront se débrouiller eux mêmes, de même pour les urgences médicales; un médecin faisant partie de l'équipe.
 
Leur habitation pour cette longue période a une surface de l'ordre de 200m2, elle est composée de différents caissons ayant chacun sa spécificité : médecine, cuisine, détente, études , poste de commandement.
Une sortie en scaphandre est aussi prévue.
 
On veut pouvoir tester les conditions d'isolement sur une très longue période, et voir l'évolution psychologique des "astronautes" au cours du temps.
 
Cette opération a été lancée en 2007 et un appel à candidature a motivé plus de 5000 personnes à se présenter.
Ils ne sont plus que huit pour le moment.
 
Les personne sélectionnées vont d'abord participer à une expérience de 105 jours afin de faire une dernière sélection, puis ce sera le grand voyage de 500 jours.
 
 
 
Les membres d'équipage européens ont maintenant été désignés par l'ESA pour cette  mission simulée vers Mars, comme nous le montre ce communiqué de l'Agence :
 
 
L’ESA a annoncé les noms des membres européens de l’équipage titulaire, ainsi que de leurs doublures, pour la première phase de 105 jours de l’étude Mars500. A partir du 31 mars 2009, deux Européens se joindront à quatre Russes pour une simulation de mission vers Mars.
 
A l’issue d’une sélection qui a débuté avec quelques 5 600 candidatures, les quatre Européens sélectionnés ont commencé leur entraînement pour la mission martienne simulée. Parmi ces quatre candidats sélectionnés, l’ESA a désormais choisi les deux qui rejoindront l’équipage titulaire, et les deux qui leur serviront de doublure, prêts à remplacer un membre titulaire jusqu’au dernier moment si nécessaire.
Les Européens membres de l’équipage titulaire sont le pilote de ligne français Cyrille Fournier et l’ingénieur mécanicien Oliver Knickel de l’armée allemande. Les français Cédric Mabilotte et Arc’hanmael Gaillard, ont été désignés équipage de réserve.  
 
Dans le cadre d’un projet mené en coopération par la Direction des Vols Habités de l’ESA et l’Institut Russe pour les Problèmes Biomédicaux (IBMP), Cyrille Fournier et Oliver Knickel se joindront aux quatre membres sélectionnés pour la partie russe de l’équipage pour un séjour dans un complexe d’isolement spécialement créé à Moscou.
Tout au long de cette période d’isolation de 105 jours, l’équipage de six hommes va faire l’expérience de toutes les phases d’une mission vers Mars, du voyage vers la planète, à l’atterrissage à sa surface et au retour vers la Terre.
 
 
L’équipage n’aura pas de contact personnel avec l’extérieur, à l’exception d’une liaison audio avec une simulation de centre de contrôle ainsi que la famille et les amis. Un délai de 20 minutes sera introduit dans les communications avec le centre de contrôle pour simuler les conditions d’une mission interplanétaire et l’équipage consommera la même nourriture que les astronautes à bord de la Station Spatiale Internationale.
 
Photo ESA : les participants européens à un entraînement de survie avec leurs collègues russes , on remarque Oliver Knickel 2ème à partir de la droite et Cyrille Fournier à droite.
 
 
 
 
 

 
Ce premier séjour dans le complexe d’isolement prépare la phase principale de l’étude Mars500, qui doit débuter plus tard dans l’année. Celle-ci verra un autre équipage de six personnes enfermé dans cette simulation de vaisseau pour une expérience d’isolement de 520 jours correspondant à la durée réelle d’un vol aller-retour vers Mars.
L’objectif de l’étude Mars500 est de recueillir des données ainsi que de développer une connaissance et une expérience sur ces isolements de longue durée afin d’aider à la préparation d’une mission réelle vers Mars, le jour où celle-ci sera décidée. Les participants seront les sujets de recherches scientifiques pour évaluer les effets que l’isolement peut avoir sur divers aspects psychologiques et physiologiques, comme le stress, la régulation hormonale et le système immunitaire, la qualité du sommeil, l’humeur et l’efficacité des compléments diététiques.
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN.
 
Voir ce site de l'ESA sur le vols humains vers Mars.
 
Voir Info Yahoo.fr
 
 
Article de l'Express.
 
 
 
 
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HD 80606 : UNE ÉTOILE DE LA GRANDE OURSE RÉVÈLE UNE EXOPLANÈTE (07/03/2009)
(photo et illustration : LAM)
 
Notre fidèle lecteur des Astronews, Dominique Guibé, vient de nous prévenir de la parution de ce communiqué du LAM (Marseille) concernant la découverte d'une exoplanète dans la Grand Ourse.
 
Je vous joins je communiqué du LAM :
 
 
Une équipe de chercheurs européens menée par Claire Moutou (LAM, Marseille) a observé un transit de planète extrasolaire d'une nature exceptionnelle. L'événement était prédit pour être , si la géométrie du transit le permettait, visible entre le 13 et le 15 février 2009 à travers le monde, et de nombreuses équipes ont tenté leur chance...
 
Il a finalement été découvert en primeur à l'Observatoire de Haute Provence, et caractérisé par deux méthodes d'observation complémentaires et indépendantes.
Cette observation représente une pierre de Rosette pour l'étude des planètes extrasolaires géantes.
 
 
L'étoile HD 80606 (à droite sur la photo, à gauche HD 80607)) dans la constellation de la Grande Ourse présente la double particularité d'une part d'appartenir à un système d'étoiles doubles, et d'autre part d'être le soleil d'une exoplanète très excentrique.
 
L'orbite de cette planète est très allongée, au point qu'elle passe au plus près de son étoile à 3% de la distance Terre-Soleil, et au plus loin, à 87% de cette distance.
 
C'est une planète géante, quatre fois plus massive que Jupiter, qui tourne autour de son étoile en 111 jours.
 
 
 
 
 
 
 
 
Cette planète a été découverte en 2001 à l'Observatoire de Haute-Provence.
Récemment, une équipe américaine annonçait que la planète passe exactement derrière son étoile, au moment du périastre (point le plus proche entre la planète et l'étoile).
 
Cette configuration particulière est extrêmement rare et cette première découverte fit grand bruit dans la communauté des scientifiques intéressés par les exoplanètes.
 
L'étude américaine avait alors pu prévoir le moment où la planète passerait devant son étoile, tout en signalant qu'il n'y avait qu'une chance sur 10 environ pour que l'alignement nécessaire se produise également.
 
 
 
 
 
 
C'est cette observation qu'a menée une équipe de scientifiques européenne à l'Observatoire de Haute-Provence, le 14 février 2009. Ce jour-là, fête de la Saint-Valentin, "le soleil a eu rendez-vous avec son exoplanète", et le transit planétaire a été détecté sans ambiguïté, à la fois en faisant la photométrie et la spectroscopie du système.
 
En effet, cette détection a été faite avec le spectrographe SOPHIE installé au foyer du télescope de 1,93m. Simultanément la caméra photométrique du télescope de 1,20m, en mesurant la lumière émise par l'étoile HD 80606, détectait le passage de l'ombre de l'exoplanète devant le disque de son soleil, ce qui a permis d'en mesurer le rayon.
 
Les planètes en transit sont ainsi étudiées plus finement que la majorité des autres exoplanètes, car elles permettent d’avoir accès à la mesure de leur rayon et de leur masse, de façon indépendante.
 
(voir le CR de la conférence de R Ferlet sur les méthodes de détection d'exoplanètes pour plus de détails.)
 
Actuellement, sur les 340 exoplanètes connues seules 50 ont pu être caractérisées grâce à ces deux méthodes de détection.
La plupart des exoplanètes en transit connues à ce jour ont une période orbitale inférieure à 5 jours, et la proximité de l'étoile rend leur environnement extrême.
 
« Avec cette nouvelle détection à l'Observatoire de Haute-Provence, le record de période des planètes à transit passe de 21 jours à 111 jours! C'est un saut important, qui permet de mieux estimer l'impact de l'irradiation stellaire dans la structure des planètes géantes et le rôle de la migration dans son évolution » précise Claire Moutou.
 
Les saisons sur cette exoplanète ressemblent à des étés courts et brûlants, suivis d'hivers infiniment longs et glacés.
 
Les astronomes qui ont mené cette étude s'estiment très chanceux : la probabilité géométrique qu'une telle planète soit alignée de sorte que nous la voyions passer exactement devant et disparaître derrière son étoile était inférieure à 1 % !
 
L'annonce de la découverte est en cours de publication et les chercheurs se préparent à poursuivre les études sur ce système exceptionnel.
 
Un nouveau rendez-vous entre la planète et l'étoile est prévu le 5 juin, pour lequel les astronomes essaieront d'être présents avec des télescopes spatiaux pour affiner considérablement ce résultat.
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN.
 
Les découvreurs publient un article dans la revue Astronomy & Astrophysics.
 
 
 
 
 
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KEPLER : DÉPART D'UNE NOUVELLE SONDE POUR DÉTECTER DES NOUVELLES TERRES. (07/03/2009)
 
Ce vendredi 6 Mars 2009 dans la nuit, a décollé de Cap Canaveral en Floride à bord d'une fusée Delta, la mission de la NASA pour découvrir de nouvelles exoplanètes : la mission Kepler.
 
Enfin, pourrait-on dire, étant donné que l'on parle de cette mission depuis plus de 15 ans!
 
La zone de recherche est située relativement près de nous bien sûr, comme on le voit sur ce dessin de la NASA.
Lieu de la recherche : le bras d’Orion de la voie lactée
 
 
C'est la première mission d'envergure de la NASA pour détecter des planètes de type terrestres, c'est à dire situées à la bonne distance de leur étoile, dans ce que l'on appelle la zone habitable, région où l'on peut trouver l'eau sous ses trois formes : liquide, solide et gazeuse.
 
 
 
 
Le télescope assemblé sans les panneaux solaires. (photo : Ball Aaerospace.)
Ici les panneaux solaires sont montés, ensemble prêt à être expédia à Cap Canaveral. (photo : Ball Aaerospace.)
 
 
Précision de mesure : 20ppm, 4 fois moins que le transit de la terre! Il devrait voir les objets de magnitude entre 9 et 16.
 
Plus de 100.000 étoiles de type solaires devraient être scrutées pendant la période initiale de 3 ans.
 
 
 
Le satellite Kepler :
 
Comment chercher ?
 
Méthode du transit à l’aide d’un photomètre de 95cm d’ouverture équipé d’un miroir de 1,4m et de détecteurs CCD.
 
Ce sera le plus grand capteur CCD lancé dans l'espace : 95 millions de pixels!
 
 
Sa particularité : il pointera un point fixe situé dans la constellation de la Lyre et fera ses relevés à partir de cette zone là. Cela l'obligera à tourner sur lui même tous les 3 mois pour être bien placé par rapport au Soleil pour les panneaux solaires.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Son orbite est particulière : Kepler dérivera lentement et régulièrement "derrière" la Terre sur une orbite de période 372 jours.
 
Kepler ne devrait pas ainsi être perturbé par le système Terre-Lune-Soleil.
 
 
 
Dans un mois les ingénieurs de vol, vont ordonner l'éjection du couvercle de protection du télescope et effectuer les premiers essais.
Après encore un mois de réglages de la caméra CCD, le télescope sera pleinement opérationnel.
 
La chasse aux exoplanètes pourra commencer. On commencera par les Jupiter chaudes certainement avant de s'attaquer aux planètes de type terrestres. Cette quête devrait prendre au moins trois ans.
 
Même si Kepler ne trouve pas nos sœurs planétaires, cela nous donnera une indication sur notre probable solitude dans la Galaxie.
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN.
 
 
Le site de la mission Kepler à la NASA.
 
Article de l'Express sur Kepler.
 
Balla Aerospace a fabriqué la sonde, voici sa galerie d'images.
 
Images de Kepler au Kennedy Space Center.
 
 
 
 
 
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COMÈTE LULIN : UNE NOUVELLE VENUE DANS LE SYSTÈME SOLAIRE. (07/03/2009)
 
 
La comète C/2007 N3 "Lulin" a été découverte en Juillet 2007 par des Chinois de Guangzhou (Chine Populaire) et de l'Observatoire de Lulin (Taiwan).
 
La comète Lulin possède une orbite intrigante puisqu'elle est rétrograde (mouvement opposé à celui des planètes) et de très longue période (on l'estime à 12 millions d'années!!!) : elle provient de l'extrémité externe du nuage de Oort à près de 100.000UA, en entrant dans le système solaire interne elle perd un peu de son énergie par perturbation et sa période devient de l'ordre de 40.000 ans.
 
Elle a récemment atteint le périhélie et est passée au plus près de la Terre (60 millions de kilomètres) le 24 février.
 
 
 
La comète Lulin prise par notre ami Marc Jousset (voir son site : http://www.astrosurf.com/jousset) prise le 27 février à 21h12TU lors de son passage près de l'étoile Regulus.

 
Quelques détails techniques : 34x2min avec un Canon EOS350D et une lunette FSQ106Ed à f/5.
 
Tous les détails orbitaux au centre des planète mineures (Minor Planets Center) de Harvard et au JPL.
 
 
 
 
 
 
 
 
Tous les détails sur le site de la SAF par Philippe Morel.
 
Les infos techniques sur cette comète par Gary Kronk auteur de cometography.
 
 
Galerie photos comète Lulin.
 
 
 
 
 
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PLUTON : DES NOUVELLES DE SON ATMOSPHÈRE. (07/03/2009)
 
 
Le VLT de l'ESO a été utilisé récemment pour obtenir des informations importantes sur l'atmosphère de la "planète naine" Pluton.
 
Les scientifiques ont trouvé une grande quantité de méthane dans l'atmosphère, ce qui était une surprise.
Ils ont aussi détecté que l'atmosphère, mesurée à –180°C,  était plus chaude que la surface de 40°C.
 
 
 
Ces propriétés étranges de l'atmosphère plutonienne est peut être due à la présence de zones de méthane pur ou une couche de glace de méthane sur le sol de la planète.
 
D'après Emmanuel Lellouch, un des principaux investigateurs de l'étude, il est clair que si l'atmosphère contient beaucoup de méthane, qu'elle soit aussi chaude.
 
(illustration d'artiste de ce que pourrait être la surface de Pluton, on distingue son compagnon Charon à gauche et le Soleil à droite  crédit dessin : ESO/L. Calçada)
 
 
Pluton, un cinquième de notre planète, est composée principalement de roches et de glace, elle est 40 fois plus loin du Soleil que la Terre ne l'est, et est donc un monde très froid, sa température de surface est de l'ordre de -220°C.
 
On sait depuis les années 1980 que Pluton possède une légère atmosphère (0,015mbar! Comparée aux 1000mbar terrestres) composée principalement d'azote avec des traces de méthane et de CO2.
Lors de son parcours autour du Soleil en près de 250 ans, son atmosphère se fige progressivement et se précipite au sol.
Lorsqu'elle est plus près du Soleil (comme maintenant) la température de la surface de Pluton augmente, causant la sublimation de la glace.
 
Ce n'est que récemment que la haute atmosphère de Pluton a pu être étudiée, en observant par exemple des occultations stellaires.
 
Mais de nouvelles observations ont eu lieu avec le spectrographe CRIRES (CRyogenic InfraRed Echelle Spectrograph) monté sur le VLT; elles ont pu étudier l'atmosphère dans sa globalité, et qu'elle avait une température de –180°C, donc plus chaude que la surface.
 
Contrairement à l'atmosphère terrestre, la température d'une grande partie de l'atmosphère de Pluton subit une inversion, la température est de plus en plus forte au fur et à mesure que l'on s'élève en altitude.
Le CRIRES a aussi confirmé que le méthane (0,5%) est le deuxième composant le plus important de l'atmosphère de Pluton, il joue un rôle essentiel dans le réchauffement de l'atmosphère.
 
Deux scénarios peuvent expliquer ces propriétés.
La premier : Pluton est recouvert d'une fine couche de méthane qui bloque la sublimation de l'azote givré.
Le deuxième : il y aurait des zones de pure méthane en certains endroits de la planète.
 
Il faut d'autres mesures pour voir quel scénario est le plus valable.
 
On attend la sonde New Horizons avec impatience!!!
 
 
 
 
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FERMI/GLAST : PLUS DE DÉTAILS SUR LES PULSARS. (07/03/2009)
Crédit: NASA/Fermi/LAT Collaboration
 
 
Le télescope spatial Fermi, spécialisé en Gamma, a découvert 12 nouveaux pulsars émettant seulement dans le gamma et a détecté des rayonnements gamma de 18 autres.
 
On voit sur la carte du ciel, les pulsars découverts par Fermi (en orange), les pulsars associés aux émissions radio connues (en magenta et cyan) ainsi que les pulsars gamma identifiés par l'ancienne mission Compton (en vert).
 
Les pulsars dont on parle dans le texte sont aussi identifiés.
 
 
 
 
Ces découvertes devraient nous aider à mieux comprendre ce que sont ces bêtes curieuses, les Pulsars (acronyme de Pulsating Stars, étoile pulsante).
 
On a identifié près de 1800 pulsars, mais avant Fermi, on n'avait détecté que peu d'énergie s'échappant de quelques uns seulement. Fermi nous fait sentir la réelle puissance de ces objets.
 
Un pulsar, c'est une étoile à neutrons (reste d'une étoile massive après explosion) qui tourne rapidement sur elle-même, elle est fortement magnétique.
En tournant elle émet des signaux radio périodiques alignés sur les pôles magnétiques, comme un phare en mer, c'est son identification.
 
Généralement (comme sur Terre), l'axe magnétique et l'axe de rotation de l'étoile ne sont pas confondus, un mouvement de toupie (cône) se produit donc, et si la Terre est sur le chemin, on détecte le signal à l'aide d'un radio télescope.
Évidemment on ne peut voir que les pulsars dont les émissions sont dirigées vers nous.
 
L'émission radio des pulsars n'est qu'une infime partie de la puissance émise par ces objets. Le rayonnement gamma qui l'accompagne est beaucoup plus conséquent; c'est ce que Fermi détecte.
 
Les pulsars sont similaires à des dynamos cosmiques, l'intense champ électrique et magnétique et la rotation rapide, accélèrent les particules à une vitesse proche de celle de la lumière, provoquant des émissions gamma.
 
Les astronomes pensent que les impulsions gamma proviennent de bien au dessus de l'étoile à neutrons, les particules émettent des gamma lorsqu'elles sont accélérées le long des lignes du champ magnétique .
 
Pour le très célèbre pulsar, Vela, la plus brillante source gamma du ciel, la région d'émission est, on le pense, située approximativement 500km au dessus de l'étoile à neutrons, qui je vous le rappelle a un diamètre de l'ordre de 30km seulement.
 
Une animation vidéo fournie par la NASA montre le phénomène.
 
La formidable énergie nécessaire à la rotation des pulsars, les font ralentir au cours du temps (perte d'énergie); par exemple le pulsar CTA 1 découvert par Fermi en Octobre 2008 et qui a 10.000 ans, ralentit de un seconde toutes les 87.000 années!
 
Fermi a aussi identifié des pulsars ultra rapides, appelés des pulsars millisecondes, ils tournent entre 100 et 1000 fois par seconde!
 
 
Autres animations proposées par la NASA et sur les pulsars ultra rapides.
 
 
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HUBBLE: LA MORT DES ÉTOILES SOLAIRES. (07/03/2009)
Crédit : NASA, ESA, and The Hubble Heritage Team (STScI/AURA)
 
 
Le télescope spatial Hubble, nous procure cette fois-ci des images saisissantes  de nébuleuses planétaires, c'est à dire de fin de vie d'étoiles similaires à notre Soleil.
 
Rappelons donc rapidement l'évolution des étoiles en général.
 
L'évolution d'une étoile dépend entièrement de sa masse. Plus elle est massive, plus sa vie sera courte.
 
Si elle est de l'ordre de grandeur de notre Soleil, elle aura une vie calme, longue et relativement régulière. Lorsque son Hydrogène sera épuisée, l'étoile continue en consommant son Hélium.
Mais cette réaction provoque une élévation de température énorme au cœur de l'étoile, la faisant se dilater énormément, elle va devenir une géante rouge.
Puis ses couches externes vont exploser et se propager dans l'espace (la nébuleuse planétaire , ce qui n'a rien à voir avec une planète; c'est un terme "historique"), il reste au centre une petite étoile faite principalement de Carbone, une naine blanche.
 
Les étoiles massives, elles, se dilatent comme leurs congénères moins massives, mais deviennent des super géantes rouges.
Là, les réactions internes dues à la taille de l'étoile, font que les températures atteintes permettent la fusion du Carbone et de l'Oxygène vers des éléments plus lourds de la table de classification, jusqu'au Fer. Le Fer étant très stable, les réactions s'arrêtent là, l'étoile a une structure en pelure d'oignons. La température baissant, la gravitation l'emporte, l'étoile s'effondre sur elle même. La température ré-augmente allant à créer les corps encore plus lourds, l'étoile explose semant dans l'Univers les éléments lourds qui nous sont indispensables. Une super Nova est née.
Suivant la masse de l'étoile, cette SN donnera naissance à une étoile à neutrons ou à un trou noir pour les plus massives.
 
 
Voici résumé le cycle de vie et de mort des étoiles. (schéma :seasky.org)
 
 
 
 
 
Hubble vous propose cette fois-ci une galerie de quelques nébuleuses planétaires particulièrement belles.
 
(voir toute la beauté de ces images en cliquant dessus pour la haute résolution).
 
Ces volutes gazeuses colorées sont donc créées par l'explosion des couches externes d'étoiles moyennes.
Elles peuvent exister jusqu'à 10.000 ans (relativement court en astronomie comparée à leur vie adulte de quelques 10 milliards d'années en moyenne).
 
Ces 4 images de Hubble montrent leur évolution dans le temps au point de vue forme et température.
 
En haut à gauche : He 2-47 (He = classification de Henize), est petite relativement froide, dominée par l'Azote (couleur rouge), alors que H est vert et O est bleu. Elle est située à 6600 années lumière. On pense que la matière est partie dans 3 directions différentes.
 
Au cours des milliers d'années, les nuages de gaz se dissipent dans l'espace, et la nébuleuse devient plus grande, le rayonnement UV de l'étoile pénètre de plus en plus le gaz, faisant briller H et O, comme on le voit sur la photo en haut à droite NGC 5315.
Située à 7000 al. On pense, ici, que la matière est partie dans deux directions différentes.
 
Les nébuleuses plus anciennes comme les deux du bas de la photo : IC 4593 (IC = sous catalogue de NGC) à 7900al et NGC 5307 à 6000al montrent leurs volutes d'H (vert) et de O (bleu) plus étendues, on perçoit aussi des nœuds rouges correspondant à l'azote.
 
 
 
 
Toutes ces nébuleuses sont situées dans notre Galaxie; elles ont été prises par la WFPC2 (Wide Field Planetary Camera 2) de Hubble en Février 2007.
 
À voir absolument la galerie des nébuleuses planétaires prises par Hubble.
 
Ma favorite : l'œil de chat!
 
 
 
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MARS : DU NOUVEAU AVEC LES RAVINES (GULLIES) MARTIENNES; (07/03/2009)
(Crédit: NASA/JPL/University of Arizona)
 
Des scientifiques spécialisés en planétologie de l'Université de Brown (Providence, Rhode Island), ont mis au jour un système de ravines sur Mars, qui semble bien être crée par de l'eau fondue provenant de dépôts de neige et glace.
Ils ont déterminés l'age de ce système comme étant de l'ordre de 1,25 millions d'années, ce qui représente une période où l'eau aurait coulée très récemment sur cette planète.
 
On sait que ces ravines (gullies en anglais) sont des phénomènes de surface très jeunes sur Mars, mais jusqu'à présent on a été incapable de déterminer l'age et de confirmer précisément la présence d'eau.
 
Ces ravines montrent quatre zones distinctes de coulées de sédiments et de dépôts dans cette "vallée alluviale" d'après le responsable de cette étude Samuel Schon.
 
Système de ravines dans la région Promethei Terra creusé par la fonte des glaces.
Vue plus détaillée grâce à la caméra HiRISE de MRO: on y voit distinctement 4 zones différentes de coulée identifiées par les numéros.
 
 
On voit bien la fonte des glaces et le transport des sédiments qui se déposent dans cette sorte de delta.
Un très modeste débit d'eau liquide s'est produit à cette occasion, ce n'était pas le Mississipi!
 
Ces découvertes, associées aux découvertes récentes de carbonates sur Mars, confortent peu à peu l'idée que Mars a été chaude et humide au moins en certains endroits, pendant son histoire.
 
Mais cette dernière découverte par les scientifiques de la Brown University, montre que l'eau a coulé très récemment sur la planète, ce qui est nouveau. Ce système de ravines se situe dans la région de Promethei Terra, une zone de latitudes moyennes de l'hémisphère Sud.
 
Ce sont les vues détaillées de MRO qui ont permis aux scientifiques de déterminer 4 zones différentes d'écoulements, le plus vieux étant marqué du plus grand nombre de cratères.
La détermination des ages se faisant grâce à l'étude classique de la cratérisation de la région.
 
Les scientifiques ont pu déterminer que la glace et la neige s'étaient déposées à une époque où Mars avait une forte obliquité et que la glace s'accumulait alors dans les régions de latitude moyenne.
 
Il y a approximativement un demi million d'années l'obliquité de Mars a changé et la glace des latitudes moyennes a commencé à fondre ou à se sublimer le plus souvent. Depuis ce temps là Mars possède une faible obliquité, c'est pour cela qu'on ne trouve pas de glace au delà des pôles.
 
 
 
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UN SITE INTERNET À DÉCOUVRIR :.LES CADRANS SOLAIRES D'A. FERREIRA. (07/03/2009)
 
 
Notre ami de la SAF, Alain Ferreira, grand spécialiste notamment des cadrans solaires, publie tous les mois dans l'Astronomie, la revue de la SAF, une rubrique sur les cadrans solaires.
 
Je signale à nos lecteurs, qu'ils peuvent trouver l'intégralité de ces rubriques sur cette page du site de son club d'astronomie de Chaville.
 
 
Il y a aussi un lien au très riche site de la commission des cadrans solaires de la SAF.
 
 
 
 
 
 
 
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LIVRE CONSEILLÉ.:.L'ŒIL DE GALILÉE DE JP LUMINET CHEZ LATTÈS. (07/03/2009)
 
Notre ami astrophysicien et conteur célèbre Jean Pierre Luminet, poursuit son récit des bâtisseurs du ciel.
Il nous conte cette fois la suite de la saga Tycho/Kepler avec l'œil de Galilée, qui est l'histoire de l'intrusion de Galilée et de sa lunette dans la vie de Kepler.
Il nous montre aussi comment, basé sur les mesures de Tycho Brahé, il met au point ses "lois" des orbites célestes.
 
Cartes des différents systèmes célestes à la fin du livre.
 
Voici l'introduction :
 
Octobre 1601. Aux funérailles de l’astronome et mathématicien Tycho Brahé, son successeur, Johann Kepler, s’appuie sur la canne léguée par le défunt : le bâton d’Euclide. Ce que tout le monde ignore, c’est que cette canne est creuse et que Kepler y a dissimulé les milliers d’observations volées à la rapacité des héritiers de Tycho.
L’espion anglais Asquew aimerait en prendre connaissance pour aider à la navigation des vaisseaux de sa Majesté Elisabeth I.
Les préoccupations de Kepler, elles, sont d’ordre purement scientifique : il s’agit de déterminer l’orbite des planètes, en particulier Mars, sans recourir à des artifices mathématiques. Il a alors l’idée de changer de point de vue et de refaire ses calculs comme s’il était sur la planète rouge. Les trois lois de Kepler qui vont bouleverser notre vision de l’Univers sont en passe d’être découvertes.
Cependant, en Italie, Galilée invente sa lunette astronomique et découvre les satellites de Jupiter. Kepler avait tenté jadis d’entrer en correspondance avec lui, mais Galilée n’y avait pas donné suite, craignant qu’un échange avec ce protestant ne le mette en danger auprès du Vatican et de l’Inquisition. A Prague, enfin en possession de la fameuse lunette, Kepler confirme les découvertes de l’Italien….
 
 
 
La quatrième de couverture : "L'œil de Galilée"
 
Le 21 août 1609, à Venise, Galilée monte les escaliers du cam­panile de la place Saint-Marc : derrière lui les princes de la ville, de l'Église et de la famille Médicis. La première démonstration officielle de sa lunette astronomique va fasciner toute l'Europe. Bientôt il fait appel aux meilleurs verriers de Murano pour ciseler des lentilles et perfectionner l'invention. Les astronomes du monde entier vont découvrir, tantôt émerveillés, tantôt consternés, le spectacle des satellites de Jupiter, la surface de la Lune et les profondeurs du cosmos, qui mettent à bas l'enseignement d'Aristote au profit du système de Copernic...

Pendant ce temps, à Prague, le mathématicien impérial de Rodolphe II, Johann Kepler, n'a pas attendu la lunette pour révolutionner l'astronomie. Il a déjà découvert les lois mathématiques des mouvements planétaires et les principes de base de l'optique. Lui seul comprend le fonctionnement de la lunette astronomique et peut attester de la réalité des observations de son confrère italien. L'œil de Galilée, c'est lui, Kepler.
 
 

Dans son nouveau roman, Jean-Pierre Luminet conte comment ces deux géants de la science se sont progressivement apprivoisés sans jamais se rencontrer : Kepler, aux prodigieuses capacités mathématiques mais fasciné par les mondes occultes; Galilée et son génie rationnel de la mécanique, prudent sous le regard menaçant du Saint-Office.

Après Le Secret de Copernic et La Discorde céleste, Jean-Pierre Luminet, astrophysicien, romancier et poète, continue à nous faire découvrir l'histoire de ces bâtisseurs du ciel, qui ont définitivement changé notre façon de voir l'univers.

 
 
Extrait du livre en pdf.
 
 
ISBN : 270962902X    350 pages    20€
 
 
À lire absolument en cette année de l'astronomie.
 
 
 
 
 
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LES MAGAZINES CONSEILLÉS :.SCIENCE ET VIE SPÉCIAL : LE SYSTÈME SOLAIRE. (07/03/2009)
 
Nos amis de la revue Science et Vie propose un hors série sur le système solaire dont voici le sommaire :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
10 ans d'exploits
6
C'est une révolution. Depuis le tournant du millénaire, sondes et télescopes rivalisent de précisions, révélant quantité d'images et d'informations inédites sur notre système. Une décennie prodigieuse qui a changé le regard que l'on portait jusqu'ici sur le Soleil et ses planètes. Rétrospective .......
 
Un nouveau visage
36
De l'Univers à nos planètes
Dans l'immensité du cosmos, ce n'est qu'un petit point. Plongée vertigineuse jusqu'à l'étoile qui règne sur notre système.
44
Une étoile, huit planètes et des poussières
On croyait bien le connaître et pourtant.... Notre système ne compte pas neuf mais huit planètes. Zoom sur le Soleil et tous les corps qui gravitent autour.
68
Vie et mort du système solaire
Ou comment un nuage de gaz a donné naissance à une étoile qui s'éteindra dans 7 milliards d'années.
 
Un monde unique
78
Le territoire des extrêmes
Sous le feu du Soleil, les planètes prennent 1001 visages. Voyage dasn d'insolites contrées.
92
Un système pas comme les autres
On a longtemps cru que notre système était représentatif de tous les autres. Erreur.  
98
Une terre d'exception ?  
Entre l'hypothèse de la Terre rare et celle de l'universalité de la vie, les chercheurs hésitent.
104
200 000 ans de fascination
Depuis l'apparition d'Homos sapiens, l'homme n'a cessé d'interpréter le mouvement des astres. Récit.
 
Des zones d'ombre
114
Les 15 énigmes qui hantent les astronomes
Mars a-t-elle abrité la vie ? Que referment les astéroïdes ? D'où viennent les anneaux de Saturne ? Notre système est loin d'avoir livré tous ses secrets.
134
L'exploration continue
Objectif des futurs missions : rapporter des échantillons.  
144
L'homme veut faire son retour dans l'espace  
Enjeu plus politique que scientifique, le vol habité est de nouveau au programme
 
 
 
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BULLETIN PROFESSIONNEL : LE BULLETIN DE L'ESA DE FÉVRIER EST EN LIGNE. (07/03/2009)
 
 
Le bulletin de l'ESA daté de Février 2009 est sorti, si vous êtes sur la liste de diffusion vous avez dû le recevoir, sinon abonnez vous c'est gratuit.
 
Sur la couverture et grandement expliqué à l'intérieur : le satellite SMOS (Soil Moisture and Ocean Salinity) dédié à la mesure de l'humidité et de la salinité dans les océans et dans les sols.
 
 
On y parle aussi de Gaia et de Rosetta.
 
Toujours de très belles photos à l'intérieur.
 
 
Voici le programme (en anglais comme la revue)
 
 
 
 
 
THE PROGRAMMATIC AND TECHNICAL CHALLENGES OF SMOS
A foreword

Volker Liebig
EXPLORING THE WATER CYCLE OF THE BLUE PLANET
The Soil Moisture and Ocean Salinity (SMOS) mission

Mark Drinkwater et al
STAR IN THE SKY
The SMOS payload: MIRAS

Manual Martín-Neira et al
GETTING DOWN TO BUSINESS
SMOS operations and products

Susanne Mecklenburg et al
LEAP AHEAD IN SPACE COMMUNICATIONS
Quantum technologies for space systems

Josep Perdigues-Armengol et al
A TOUCHSTONE FOR SUCCESS
Core technology activity for future launchers

Guy Ramusat
ESA’S ‘BILLION-PIXEL’ CAMERA
The challenges of the Gaia mission

Giuseppe Sarri et al
ESA’S ROOM WITH A VIEW
Node-3 and Cupola ready for launch

Philippe Deloo & Sara Pastor
THE FIRST EUROPEAN ASTEROID ‘FLYBY’
Rosetta operations for the flyby of asteroid 2867 Steins

Sylvain Lodiot et al
 
 
 
 
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Bonne Lecture à tous.
 
 
 
C'est tout pour aujourd'hui!!
 
Bon ciel à tous!
 
JEAN PIERRE MARTIN
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