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Mise à jour : 3 Décembre 2010        
 
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Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires
 
Sommaire de ce numéro :  
Les RCE 2010 à la Cité des Sciences : (03/12/2010) Compte Rendu des principales conférences et activités dont :
Enquête sur l’origine des rayons cosmiques : CR de la conf. de H Reeves aux RCE 2010 le 12 nov 2010(03/12/2010)
Le LHC, chasseur de Higgs : CR de la conf. De Y Sirois aux RCE 2010 le 12 nov 2010. (03/12/2010)
Le télescope Herschel : CR de la conf de M Sauvage et J Dauphin aux RCE 21010 le 12nov 2010. (03/12/2010)
De feu et de flamme : CR de la conf d’A Brahic aux RCE 2010 le 12 nov 2010. (03/12/2010)
La vie et la mort des étoiles : CR de la conf. de JP Martin aux RCE 2010 le 12 nov 2010. (03/12/2010)
La matière noire : Cr de la conf. de G Chardin aux RCE 2010 le 13 nov 2010. (03/12/2010)
Hayabusa : CR de la conf. de P. Michel aux RCE 2010 le 13 nov 2010. (03/12/2010)
             Le Big Bang pour les nuls : CR de la conf. de JP Martin aux RCE 2010 le 13 nov 2010. (03/12/2010)
Mort de Brian Marsden : Le responsable du MPC (Minor Planet Center) nous a quitté. (03/12/2010)
Grand succès Japonais : Hayabusa a ramené de la poussière d’astéroïde. (03/12/2010)
Le LHC : Lumière nouvelle sur l’Univers primordial. (03/12/2010)
Einstein : Une conférence sur ses correspondances au Palais de la Découverte. (03/12/2010)
Stardust Next : Tempel-1 revisitée ! (03/12/2010)
Epoxi (Deep impact) : Tempête de neige! (03/12/2010)
Les comètes: Le Soleil serait-il un voleur de comètes? (03/12/2010)
Astrobiologie : Une nouvelle importante ( ??!!). (03/12/2010)
La voie lactée : Elle ne tournerait pas rond! (03/12/2010)
Crash majeur : Dans le groupe local de galaxies. (03/12/2010)
Galileo : Peut être enfin sur les rails vraiment ??? (03/12/2010)
Discovery : Défauts de structure sur le réservoir. (03/12/2010)
Cassini-Saturne :.Encelade sous les feux de projecteurs. (03/12/2010)
Expositions en cours :.Planète Pilote au Musée de l’air et de l’espace. (03/12/2010)
Livre conseillé :.Agenda Astronomique 2011 chez EDP Sciences. (03/12/2010)
Livre conseillé :.Guide de données astronomiques chez EDP Sciences. (03/12/2010)
Les magazines conseillés :.Un commentaire sur le spécial « temps » de Pour la Science. (03/12/2010)
 
 
 
 
 
MORT DE BRIAN MARSDEN : LE RESPONSABLE DU MPC NOUS A QUITTÉ. (03/12/2010)
 
 
Brain Marsden, peu connu du grand public, était le Directeur du Minor Planet Center (MPC de Cambridge Mass. USA) département de l’UAI responsable de la détection et de la classification officielle des petits corps du système solaire.
Il est décédé à l’age de 73 ans ce 18 Novembre 2010 des suites d’une longue maladie, comme on dit.
 
Il était britannique (Université d’Oxford) mais vivait donc sur la Côte Est des USA et était le grand responsable de l’officialisation des découvertes des petits corps comme astéroïdes ou comètes.
 
 
 
J’ai eu le plaisir de le rencontrer à Meudon il y a quelques années, où comme vous le voyez sur cette photo, j’essaie de la convaincre au vin rouge français (j’avais réussi !).
 
Brian est au premier plan sur la photo prise à la cafétéria de Meuson.
 
Et comme on dit :
 
 
He was a jolly good fellow !
 
 
 
 
 
Le MPC publie ce texte sur la mort du Dr Marsden.
 
 
 
 
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GRAND SUCCÈS JAPONAIS  : HAYABUSA A RAMENÉ DE LA POUSSIÈRE D’ASTÉROÏDE ! (03/12/2010)
(Crédit photos : JAXA).
 
La JAXA (agence spatiale japonaise) a publié le 16 Novembre 2010 un communiqué officialisant la découverte effective dans la capsule de retour de la sonde Haybusa, la présence de matière extra terrestre, provenant de l’astéroïde Itokawa.
Jusqu’à présent depuis son retour sur Terre dans le désert australien le 13 Juin 2010, il y avait doute, sur l’origine de la poussière présente dans ce réceptacle.
Maintenant le doute est levé, bravo à nos amis Japonais pour cet exploit : le retour pour la première fois de matériau d’astéroïde sur Terre.
 
Lors de la conférence de P Michel il y a quelques jours à la Cité des Sciences, il n’avait pas encore ce résultat et il l’attendait fébrilement, je suppose qu’il est satisfait maintenant.
 
Voici le communiqué de la JAXA que je traduis et commente.
 
Le réceptacle de la capsule de retour de Hayabusa consistait en deux compartiments appelés A et B (sample catcher A and B).
Les particules ont été recueillies par un instrument spécial appelé spatule du compartiment A.
Ils ont ensuite été analysés par le microscope électronique à balayage (scanning electron microscope SEM).
 
Approximativement 1500 grains ont été identifiés comme étant « rocheux » et la plupart extra-terrestres provenant d’Itokawa.
Leur taille étant principalement de l’ordre de 10 micron, leur manipulation a requis des techniques spéciales.
 
 
Vue du compartiment A avec la spatule spéciale.
L’extrémité de la spatule examinée au microscope électronique, on distingue les particules extra terrestres en rouge.
 
Voici les critères qui ont permis de déclarer que ces échantillons sont extra terrestres.
·        La détermination des minéraux des échantillons correspond aux abondances relative des météorites et ne correspondent pas aux roches terrestres. (tableau de gauche)
·        Ces minéraux sont compatibles avec l’analyse à distance de la surface d’Hayabusa effectuée sur place par les instruments de la sonde. (voir figure de droite, où la partie supérieure correspond aux particules de la capsule analysées sur Terre et analysées en orbite, la zone inférieure située à la gauche du graphique correspond aux matériaux terrestres)
·        Il n’y a pas de roches ignées dans le compartiment A, roches si communes sur Terre.
 
Tableau et courbe : © JAXA.
 
 
Donc un beau succès pour les scientifiques Japonais.
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN.
 
Tout sur la mission Hayabusa sur votre site préféré.
 
La dernière conférence de P. Michel sur Hayabusa aux RCE 21010.
 
Le site de la mission à la JAXA.
 
La mission Hayabusa à la NASA.
 
 
 
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LE LHC : LUMIÈRE NOUVELLE SUR L’UNIVERS PRIMORDIAL. (03/12/2010)
 
Le CERN vient de publier un communiqué quelques semaines après l’exploitation des ions lourds (au lieu des protons).
Les trois expériences principales ont fait des découvertes majeures :
 
Vendredi, 26 Novembre 2010 12:11 Yves Schutz
Genève, le 26 novembre 2010. Après moins de trois semaines d’exploitation avec ions lourds, les trois expériences travaillant sur les collisions d’ions plomb au LHC ont déjà jeté une lumière nouvelle sur la matière telle qu’elle existait probablement aux tout premiers instants de l’Univers.
 
 
L’expérience ALICE, qui est optimisée pour l’étude des ions lourds, a publié deux articles quelques jours à peine après le démarrage de l'exploitation avec ions lourds. À présent, la première observation directe d’un phénomène appelé étouffement des jets (en anglais : jet quenching ) a été faite par les deux expériences ATLAS et CMS. Ce résultat est annoncé dans un article de la collaboration ATLAS dont la publication a été acceptée hier dans la revue scientifique Physical Review Letters. 
Un article de CMS suivra prochainement, et les résultats de toutes les expériences seront présentés lors d’un séminaire le jeudi 2 décembre au CERN. L’acquisition des données pour les ions se poursuivra jusqu’au 6 décembre.
 
 
Photo des traces dans le détecteur ALICE: © ALICE
 
 
 
 
« C'est impressionnant de voir les expériences produire aussi vite ces résultats, qui portent sur de la physique très complexe, indique Sergio Bertolucci, directeur de la recherche du CERN. Les expériences sont en concurrence entre elles, chacune souhaitant être la première à publier, mais elles confrontent ensuite leurs résultats pour avoir une image complète.
C’est un bel exemple qui montre à quel point concurrence et collaboration sont au cœur de ce domaine de recherche ».
 
L’un des premiers buts du programme d’ions lourds au CERN est de produire de la matière dans l'état où elle se trouvait à la naissance de l'Univers. La matière nucléaire ordinaire, celle qui nous constitue et qui constitue l’univers visible, ne peut pas avoir existé à ce moment-là. En effet, l'Univers était trop chaud et trop agité pour que les quarks puissent être liés par les gluons de façon à former les protons et les neutrons, les constituants de tous les éléments.
Au lieu d’être liées, ces particules élémentaires se seraient déplacées librement dans une sorte de plasma fait de quarks et de gluons.  Montrer de façon indubitable que nous pouvons produire et étudier le plasma de quarks et de gluons nous donnera des éléments intéressants sur l'évolution de l'Univers primordial, et sur la nature de la force forte, qui lie les quarks et les gluons pour former les protons, les neutrons et en fin de compte tous les noyaux du tableau périodique des éléments.
 
Lorsque les ions plomb entrent en collision au LHC, ils peuvent concentrer en un volume très petit suffisamment d’énergie pour produire de minuscules gouttes de cet état primordial de la matière, dont la présence est reconnaissable par toute une gamme de signaux mesurables. Les articles d’ALICE relèvent une augmentation importante du nombre de particules produites dans les collisions par rapport aux expériences précédentes, et confirment que le plasma beaucoup plus chaud produit au LHC se comporte comme un liquide à très faible viscosité (un fluide parfait), ce qui est conforme aux observations faites précédemment auprès du collisionneur RHIC de Brookhaven.
 
Pris dans leur ensemble, ces résultats ont déjà invalidé certaines théories sur le comportement de l'Univers primordial.
 
« Avec les collisions de noyaux, le LHC est devenu une fantastique machine à big bang, déclare Jürgen Schukraft, porte-parole d’ALICE. À certains égards, la matière quarks-gluons semble familière, elle ressemble au liquide parfait observé au RHIC, mais nous commençons aussi à entrevoir quelque chose de nouveau. »
 
 
Collision de jets d’ions lourds dans le détecteur ATLAS    © ATLAS
Collisions vues par le détecteur CMS   © CMS
 
 
 
Les expériences ATLAS et CMS tirent au maximum parti des points forts de leurs détecteurs : une configuration hermétique, et une très grande puissance de mesure de l’énergie, ce qui leur permet de mesurer les jets de particules émergeant des collisions. Les jets se forment lorsque les constituants de base de la matière nucléaire, les quarks et les gluons, jaillissent du point de collision. Dans les collisions de protons, les jets apparaissent habituellement par paires, en quelque sorte « dos à dos ». Dans les collisions d'ions lourds, au contraire, les jets interagissent dans les conditions tumultueuses du milieu, qui est dense et chaud. Cette situation produit un signal très caractéristique, appelé étouffement des jets, dans laquelle l'énergie des jets peut se dégrader très fortement, révélant ainsi des interactions avec le milieu plus intenses que tout ce qui a pu être observé précédemment.
L’étouffement des jets est un outil puissant pour l’étude approfondie du comportement du plasma.
 
« ATLAS est la première expérience à décrire une observation directe de l’étouffement des jets, déclare Fabiola Gianotti, porte-parole d’ATLAS. L’excellente capacité d’ATLAS de déterminer les énergies des jets nous a permis d’observer un déséquilibre flagrant des énergies dans les paires de jets : l'énergie de l'un des deux est presque entièrement absorbée par le milieu. C’est un résultat très prometteur, et la collaboration en est fière. Il a été obtenu très rapidement, en particulier grâce à l'engagement et à l'enthousiasme de nos jeunes chercheurs. »
 
« C’est vraiment étonnant de pouvoir observer, même à l'échelle microscopique, les conditions et l'état de la matière qui prévalaient à l'aube des temps, déclare Guido Tonelli, porte-parole de CMS. Depuis les premiers jours des collisions d’ions plomb, l’étouffement des jets est apparue dans nos données ; d’autres éléments intéressants, tels que l’apparition de particules Z, jamais observées jusqu'à présent dans les collisions d'ions lourds, sont aussi étudiés. Il s’agit maintenant d’accumuler toutes les études susceptibles de nous conduire à une meilleure compréhension des propriétés de ce état nouveau, et extraordinaire, de la matière. »
 
Les mesures réalisées à ATLAS et CMS annoncent une ère nouvelle pour l’utilisation des jets comme moyen de sonder le plasma quarks-gluons. Grâce à la mesure de l’étouffement des jets, et à d’autres mesures, ces trois expériences LHC seront bien armées pour nous éclairer sur les propriétés du plasma primordial et les interactions entre les quarks et les gluons de cette matière.
 
Sachant que l’acquisition de données va se poursuivre pendant encore plus d’une semaine, et que le LHC a déjà fourni la quantité de données programmée pour 2010, la communauté de la recherche sur les ions lourds au LHC attend beaucoup de la poursuite de l'analyse des données, qui pourrait contribuer de façon importante à l'émergence d'un modèle plus complet du plasma quarks-gluons, et par conséquent de l'Univers primordial.
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN.
 
Le communiqué original en anglais du CERN.
 
ALICE France
 
Les photos du CERN des dernières collisions en fonction des expériences :
ALICE
 
ATLAS
 
CMS
 
jet quenching at Berkeley.
 
Chasseur de Higgs, CR de la conférence de Y Sirois aux RCE 2010.
 
Le Big Bang CR de la conférence de JPM aux RCE 2010.
 
Le LHC et les deux infinis CR de la conf SAF de M Spiro.
 
Le LHC à la conquête du modèle standard par le CEA .
 
 
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EINSTEIN : UNE CONFÉRENCE SUR SES CORRESPONDANCES AU PALAIS DE LA DÉCOUVERTE. (03/12/2010)
 
Pour les amoureux d’Albert Einstein et tous les cosmologistes, se tient une conférence sur les correspondances d’Albert Einstein le jeudi 9 Décembre à 19H au Palais de la Découverte (appartient à l’ensemble Universcience) par Etienne Klein et Didier Flamand.
 
Son génie a fait l’unanimité, son nom a été mis sur le même plan que celui de Descartes, Galilée ou Newton. Nul, dans le monde entier, ne peut ignorer le nom d’Einstein.
L’importance de ses travaux sur la relativité restreinte, sur la relativité générale et sur la théorie des quanta, ainsi que son non-conformisme, son pacifisme, son intégrité lui confèrent un prestige et une aura indiscutables.
Einstein, icône du XXe siècle. De sa correspondance, se dégage « le portrait d'un homme simple, chez qui la tendresse et l'humour allaient de pair avec la science ».
 
Face à plusieurs de ses correspondants, Didier Flamand incarne un Einstein tour à tour drôle et résolu, touchant et intransigeant, à travers des écrits intimes, scientifiques, politiques.
 
 
Certainement à ne pas manquer pour connaître l’homme qui se cachait derrière le scientifique.
 
 
 
 
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STARDUST NEXT : TEMPEL-1 REVISITÉE. (03/12/2010)
(photo NASA).
 
 
Après le revamping parfait de la mission Deep Impact (rebaptisée Epoxi) qui a frôlé la comète Hartley-2  récemment; c’est au tour de la mission Stardust, qui était passée dans la chevelure de la comète Wild-2 en Janvier 2004 d’être assignée une nouvelle mission : justement examiner la cratère fait pas l’impacteur de Deep Impact dans Tempel-1 le 4 Juillet 2005.
 
En effet on se rappelle que l’impact avait crée beaucoup plus de poussières que prévu et que l’on n’a pas pu le photographier correctement, la sonde était déjà loin quand cela s’est dissipé.
 
Et bien entendu, la sonde vient d’être affublée d’un nouveau nom : Stardust Next, (Next = New Exploration of Tempel) pas très original mais parlant.
 
Cette nouvelle mission prévoit le survol (200km d’altitude !) de Tempel-1 le jour de la Saint Valentin, le 14 Février 2011 (ah ! ces américains avec leurs dates fétiches !).
 
La date choisie devrait permettre la meilleure visibilité du cratère d’impact.
 
 
 
 
 
 
Les corrections de trajectoires ont été correctement effectuées pour qu’il en soit ainsi.
Trajectoire correcte due aussi à une assistance gravitationnelle avec notre planète en 2009.
Ce sera la deuxième exploration d’une même comète.
 
 
Tempel 1 Caractéristiques de la rencontre
Flyby date
February 14, 2011
Distance
200 km
Velocity
10.9 km/s
Approach Phase angle
81.6°
Closest Approach Point
200 km altitude, 40° south of direction to the Sun
Solar Distance
1.55 AU
Earth Distance
2.25 AU
 
 
Stardust devrait en plus de faire des photos HR de Tempel, mesurer aussi sa composition, le flux de particules dans la coma et d’autres informations sur ce type de comètes de la famille de Jupiter.
 
 
Nous en reparlerons bientôt.
 
 
Les photos (galerie) de la sonde Stardust.
 
Les photos de la mission Deep Impact.
 
 
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EPOXI (DEEP IMPACT) : TEMPÊTE DE NEIGE. (03/12/2010)
(Photos : Crédit: NASA/JPL-Caltech/UMD)
 
Suite au récent survol de la comète Hartley-2 par Epoxi, la NASA publie quelques informations supplémentaires sur la rencontre.
 
 
 
 
On a détecté une tempête de neige de glace d’eau, due à l’évaporation de CO2 s’échappant de l’extrémité du noyau de la comète et occupant quelques dizaines de km autour du noyau (petit : 2km) de la comète.
Les «flocons » sont gros comme des balles de golf ou même plus gros d’après les mesures. La sonde a d’ailleurs été heurtée 9 fois par ces boules de neige sans subir de dommage notable.
C’est la première fois que sont vus des morceaux de glace individuels dans la queue d’une comète, nous dit notre ami et PI de la mission Mike A’Hearn. On n’en avait pas détecté dans Tempel-1.
 
Au même moment, de la vapeur d’eau s’échappait de la partie centrale de la comète comme on le voit sur la photo ci-contre et que l’on voit encore mieux sur cette photo sensible à la vapeur d’eau.
 
 
 
 
On remarquera que la vapeur d’eau s’échappe des zones « lisses » au travers du régolite,  alors que la glace s’échappe des zones plus « rugueuses », phénomène dû probablement à cause de la taille des particules qui s’échappent.
 
C’est un phénomène nouveau semble-t-il.
 
On détecte la signature de la glace d’eau dans la queue de la comète Hartley-2 (absorption représentée par les 3 bandes bleues), en blanc spectre de la comète en violet échantillon d’eau terrestre. crédit : NASA/JPL-Caltech/UMD
Voici comment on imagine que les « boules de neige » de glace d’eau sortent de la comète sous la pression du CO2 situé beaucoup plus profondément dans le sol et qui sous la chaleur se sublime.
crédit : NASA/JPL-Caltech/UMD/McREL
 
 
Sur une échelle de longueurs d’onde plus large, on peut aussi détecter le CO2 comme on le voit ici.
Plus d’explications sur cette page.
 
Voir aussi cet article de Science News de la NASA.
 
 
 
 
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LES COMÈTES : LE SOLEIL SERAIT-IL UN VOLEUR DE COMÈTES ? (03/12/2010)
 
 
 
De récentes simulations numériques effectuées par le célèbre SWRI (Southwest Research Institute) de San Antonio (Texas) sous la direction de Hal Levison, semblent indiquer que la plupart des comètes du nuage de Oort (grand réservoir de comètes situé aux confins de notre système solaire imaginé dans les années 1950 par Jan Oort) proviennent ………….de nos systèmes stellaires voisins.
 
 
Dessin : ESO.
 
 
 
 
On sait que les étoiles se forment dans des grands amas d’étoiles, formés à partir du même nuage de gaz.
Dans ces amas, les étoiles étaient suffisamment proches pour se « piquer » des comètes par simple action de la gravitation.
 
Lorsque l’amas s’est dissipé, notre Soleil est parti avec de nombreuses prises de guerre cométaires, son propre nuage de Oort.
C’est Oort qui au milieu du XXème siècle imagina que cet immense sphère contenait les comètes à grande période et à orbite excentrique du système solaire.
De temps en temps, par influence extérieure, une comète déviait de sa longue trajectoire et se dirigeait vers le système solaire interne, on pouvait alors la détecter à partir de nos observatoires terrestres.
 
On pensait que cette sphère était formée principalement de la matière du disque proto planétaire solaire, ces dernières informations semblent indiquer que ce serait plutôt de la matière extra solaire. capturée.
C’est très intéressant, car en les étudiant on étudie aussi la matière stellaire de nos étoiles voisines.
 
Levison et ses collègues ont estimé le nombre de comètes du nuage de Oort à 400 milliards d’individus, estimation basée sur les comètes qui se dirigent vers l’intérieur. Cette valeur est très élevée pour correspondre à de la matière solaire uniquement d’après les scientifiques. (6 milliards de comètes d’après eux seulement dans ce cas). Un facteur 100 de différence, ce n’est pas rien.
 
Ils se basent sur des simulations publiées dans la revue science express (il faut payer) :
Capture of the Sun's Oort Cloud from Stars in Its Birth Cluster 
par Harold F. Levison, Martin J. Duncan, Ramon Brasser, David E. Kaufmann
Mais dont les animations sont libres et présentées sur cette page.
 
C’est une théorie intéressante, elle devrait à mon avis être confirmée encore par d’autres preuves.
 
On peut consulter le tableau préparé par l’ESO sur les réservoirs de comètes.
 
 
Voir aussi la présentation sur : Oort Cloud Formation - The Role of the Sun's Birth Cluster
 
 
 
 
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ASTROBIOLOGIE : UNE NOUVELLE IMPORTANTE (??!!).(03/12/2010)
 
 
La NASA avait annoncé pour hier, le 2 Décembre 2010, une nouvelle importante concernant l’astrobiologie.
Je me méfie de ce genre de nouvelles quand la NASA entre en période de recherche de budget, c’est toujours un peu exagéré, je me rappelle des découvertes de plus en plus extraordinaires sur Mars qui ont fait pschitt à la fin.
 
Mais enfin, ne boudons pas notre (petit) plaisir ; des scientifiques de la NASA ont trouvé (sur Terre) au fond d’un lac californien (le lac Mono), une bactérie capable de se développer à partir de l’Arsenic, en fait en remplaçant le Phosphore par de l’Arsenic.
Le vivant, on le pensait jusqu’à présent, est fondé sur quelques atomes de base comme C, H, O, N, S et P. et bien c’est ce dernier P qui est remplacé par As dans ce bactéries.
 
C’est surprenant, l’Arsenic étant considéré comme néfaste pour les cellules, mais après tout pourquoi, nous ne sommes certainement pas la seule forme de vie possible.
 
C’est Felisa Wolfe-Simon, chercheuse en astrobiologie à l’USGS qui a fait cette découverte qui est commentée dans la presse US et est notamment publiée dans Science.
 
Cela va-t-il changer notre exploration des planètes extra solaire ? J’en doute, mais c’est certainement intéressant, surtout sur Terre, où nous pourrions chercher d’autres types de bactéries basées sur d’autres éléments.
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN.
 
La NASA et la conférence de presse (extraits audio).
 
Article du Figaro sur le sujet.

Article de Sciences et Avenirs sur le même sujet.
 
Les news sur RFI concernant ce sujet.
 
Les molécules du vivant et la Biologie Moléculaire
 
 
 
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LA VOIE LACTÉE : ELLE NE TOURNERAIT PAS ROND! (03/12/2010)
 
Oui c’est un étrange message du CNRS que je vous retransmet :
 
 
Plutôt que de tourner en cercles autour du centre de la Voie lactée, l'ensemble des étoiles de notre Galaxie adopte des trajectoires différentes, s'éloignant du centre galactique.
 
C'est ce que viennent de montrer Arnaud Siebert et Benoit Famaey, astronomes à l'Observatoire astronomique de Strasbourg (CNRS/Université de Strasbourg) et leurs collègues étrangers. 
Pourquoi ce comportement étrange ?
Ce serait la barre centrale et les bras spiraux de notre Galaxie qui auraient perturbé l'ensemble des étoiles et les auraient fait sortir de leurs trajectoires circulaires normales pour leur faire prendre ces chemins de traverse.
 
 
La majorité des galaxies, dont notre Voie lactée, ont une forme de spirale. Les étoiles s'y distribuent dans un disque fin en rotation autour du centre galactique, avec des zones réparties en plusieurs bras spiraux ou en zones elliptiques comme la barre centrale.
En raison de la gravité, les bras spiraux se propagent dans le disque sous la forme d'ondes de densité.
Illustration : Le Soleil (en jaune) est situé à 25 mille années-lumière du centre de la Voie lactée. Les étoiles dont la vitesse a été mesurée par RAVE sont indiquées en rouge. Les flèches indiquent le mouvement vers l'extérieur repéré par les chercheurs de l'Observatoire de Strasbourg et leurs collègues. © Gal Matijevic, Ljubljana University
 
 
 
 
On pensait depuis plus de vingt ans que ces ondes de densité devaient bien avoir un impact sur les vitesses stellaires au sein de la Voie lactée mais que leur influence était tout à fait négligeable en comparaison du mouvement circulaire global des étoiles dans le disque de la Galaxie.
 
C'est ce que vient d'infirmer de façon spectaculaire une équipe internationale comprenant plusieurs chercheurs de l'Observatoire astronomique de Strasbourg : le mouvement d'ensemble des étoiles vers l'extérieur de la Galaxie atteint dans notre voisinage une vitesse moyenne de l'ordre de 10 kilomètres par seconde, bien plus élevée que ce que l'on pensait jusqu'alors.
 
Pour arriver à ce résultat, l'équipe a analysé systématiquement les vitesses de plus de deux cent mille étoiles situées dans un rayon de plus de six mille années lumière autour du Soleil. Grâce aux données du grand relevé stellaire RAVE (RAdial Velocity Experiment) obtenues depuis 2003 avec le télescope Schmidt de l'Australian Astronomical Observartory, ils ont pu mesurer pour la toute première fois les vitesses radiales de ces centaines de milliers d'étoiles et déterminer si elles se rapprochent ou s'éloignent de nous.
 
Les chercheurs ont pu ainsi déterminer que la vitesse moyenne des étoiles vers l'extérieur de la Galaxie augmentait avec la distance au Soleil dans la direction du centre galactique, et atteignait 10 kilomètres par seconde à 6 mille années-lumière de nous (soit 19 mille années-lumière du centre galactique).
Un résultat tout à fait inattendu et d'autant plus surprenant qu'il semble affecter préférentiellement les étoiles vieilles, âgées de plusieurs milliards d'années. Or l'on pensait jusqu'alors que les bras spiraux influençaient plutôt la dynamique des étoiles jeunes (âgées de « seulement » quelques dizaines de millions d'années).
Mais l'étude théorique de l'effet combiné des bras spiraux et de la barre centrale, dans le plan et hors du plan de la Galaxie, pourrait peut-être permettre d'expliquer les curieuses distorsions des mouvements stellaires observées par les astronomes de l'équipe RAVE. Affaire à suivre...
 
 
 
 
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CRASH MAJEUR : DANS LE GROUPE LOCAL DE GALAXIES. (03/12/2010)
 
Notre ami François Hammer (photo de gauche) de l’Observatoire de Paris (GEPI : Galaxies, étoiles, physique, instrumentation) qui vient de nous donner une conférence à la SAF nous informe sur notre environnement cosmique proche, c’est à dire le Groupe Local de galaxies.
Communiqué du CNRS.
 
On pense qu’il aurait vécu un épisode de collision particulièrement violente il y a 6 milliards d'années.
C'est ce qu'indiquent les simulations numériques effectuées par six chercheurs de l'Observatoire de Paris, du CNRS, et des Observatoires astronomiques nationaux de l'Académie des sciences de Chine NAOC
 
 
 
 
 
Cette fusion de deux galaxies serait à l'origine de la formation de la spirale géante d'Andromède et des deux Nuages de Magellan, qui s'approchent de notre Voie lactée.
Les résultats seront publiés les 20 novembre et 10 décembre 2010 dans deux articles d'Astrophysical Journal.
 
Le Groupe local, composé d'une quarantaine de galaxies qui nous entourent, est dominé par deux grandes spirales : Andromède (Messier 31) et notre propre Galaxie, la Voie lactée.
Si l'origine de cette dernière reste encore mystérieuse, la plupart des astronomes s'accordent à penser qu'Andromède, elle, s'est formée par collision de deux galaxies de plus petites masses.
Mais quand et comment s'est produit cet évènement majeur ? Quelles en sont les conséquences ?
 
L'équipe emmenée par l'astronome François Hammer de l'Observatoire de Paris et qui inclut des chercheurs des Observatoires astronomiques nationaux de l'Académie des sciences de Chine NAOC a modélisé, pour la première fois, l'évolution et la structure de la galaxie d'Andromède.
Les chercheurs ont ainsi pu reproduire l'ensemble des propriétés exceptionnelles de l'astre : un grand disque mince dans lequel s'inscrit un anneau géant de gaz, un bulbe central massif, un gigantesque disque épais, un courant géant d'étoiles vieilles et de nombreux autres courants d'étoiles dans son halo périphérique.
Ils en déduisent qu'Andromède serait le résultat d'une fusion entre une galaxie un peu plus massive que la Voie lactée et une autre environ trois fois plus modeste.
Les âges apparents des étoiles dans les différentes composantes datent précisément l'événement : les deux galaxies se sont rencontrées pour la première fois il y a moins de 9 milliards d'années, pour finalement s'unir il y a 5,5 milliards d'années.
Naissance d'Andromède
 
Une telle collision serait la plus importante survenue dans l'histoire du Groupe local. D'autant que la galaxie d'Andromède et ses satellites contiennent la majeure partie de la matière baryonique ordinaire, étoiles et gaz visibles, de ce groupe.
La collision a dû être très violente, pour générer la rotation (moment angulaire) nécessaire à la reformation du disque de la galaxie produite, après le choc. Les simulations prédisent qu'une masse d'environ un tiers de celle de la Voie lactée, sous forme de gaz et d'étoiles, a été expulsée durant l'interaction formant ce que l'on appelle les « queues de marée » générées par la force de gravité. Une grande partie de cette matière s'est, ensuite, dispersée au sein d'un super plan orienté le long du disque de la galaxie d'Andromède.
Ce dernier est vu de profil, pratiquement de côté, avec une inclinaison de 77° par rapport au fond du ciel. Le super plan englobe ainsi notre Galaxie.
 
 
 
Illustration : Le premier passage rapproché entre les galaxies se produit 700 millions d’années après le début de la simulation.
 
De nouvelles étoiles se forment (couleur verte) jusqu’à la fusion des galaxies à 4,5 milliards d’années. Pendant le second passage, il y a 4,2 milliards d’années, une queue de marée (verte, flèche blanche) contenant de nombreuses étoiles relativement jeunes apparaît.
Plus tard, cette matière retourne à la galaxie.
Elle y forme un courant géant riche en étoiles qui reproduit bien les observations actuelles. Au final, la galaxie spirale ressemble à celle d’Andromède.
 
© GEPI. Observatoire de Paris. NAOC
 
Il existe une animation vidéo de cette collision. Au final la galaxie résultante ressemble à la galaxie d’Andromède. (© GEPI)
 
 
 
 
 
Nuages de Magellan
Dans un second volet de l'étude, les astronomes se sont ainsi interrogés sur une des conséquences possibles de la perturbation pour notre Galaxie et son environnement. L'origine des Nuages de Magellan, au voisinage de la Voie lactée, restait jusque-là assez mystérieuse. Une solution attrayante apparaît : les Nuages sont nés dans une des queues de marée créées lors de la collision à l'origine de la galaxie d'Andromède. Ils ont été éjectés en direction de notre Galaxie. Au vu de leurs vitesses particulières, ils « tombent » actuellement vers nous à une allure considérable : un million de kilomètres/heure (350 km/s) ! Une autre propriété intriguante de ces Nuages semble s'expliquer : ils sont riches en gaz, comme les queues de marée, et de forme irrégulière. Les astronomes de l'Observatoire de Paris et NAOC ont utilisé les vitesses mesurées de ces objets pour en déduire leur position il y a plusieurs milliards d'années, et remonter le fil du temps.
S'ils se confirment, les résultats sur les mœurs jadis tourmentées des galaxies du Groupe local pourraient avoir des conséquences importantes en cosmologie. D'une part, ils supportent l'hypothèse que les galaxies spirales se sont formées par fusions successives. D'autre part, ils confortent la prédiction qu'une partie non négligeable des galaxies naines se sont formées à partir des queues de marée.
 
Cette recherche a reçu le soutien du Laboratoire international associé « Origines » (CNRS, Observatoire de Paris, Université Pierre et Marie Curie, Université Paris Diderot, NAOC).
 
 
 
 
Voir aussi le communiqué de l’Observatoire de Paris.
 
 
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GALILEO : PEUT ÊTRE ENFIN SUR LES RAILS VRAIMENT ?? (03/12/2010)
 
 
 
Les ministres chargés de l'espace des États membres de l'Agence spatiale européenne et de l'Union européenne se sont réunis le 26 Novembre 2010 à Bruxelles pour le septième Conseil Espace.
 
Ce Conseil s'est déroulé sous la présidence conjointe de Sabine Laruelle, ministre belge des Petites et moyennes entreprises, des Indépendants, de l'Agriculture et de la Politique scientifique, représentant le Conseil Compétitivité de l'UE, et Giuseppe Pizza, secrétaire d'État italien au ministère de l'Éducation, de l'Université et de la Recherche, représentant le Conseil de l'ESA au niveau ministériel.
Antonio Tajani, Vice-Président de la Commission européenne et Commissaire à l'Entreprise et à l'Industrie, et Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l'ESA, ont également pris part à cette session.
 
Le Conseil Espace a approuvé à l'unanimité une résolution appelant à engager les actions nécessaires pour mettre en place une stratégie spatiale qui assure la croissance économique, réponde aux objectifs de politique publique et suscite des vocations dans le domaine scientifique et technologique en Europe.
 
Les ministres ont souligné que les programmes phares Galileo et GMES (Surveillance mondiale pour l'environnement et la sécurité) demeurent les priorités de l'UE dans le spatial et ont établi la liste des grandes décisions à prendre dans ces domaines au cours des prochains mois.
 
En matière de changement climatique global et de sécurité, les ministres ont demandé à la Commission européenne et au Directeur général de l'ESA d'agir avec les États membres et les autres acteurs concernés en Europe pour définir les moyens de combler les lacunes des capacités spatiales existantes.
 
Les ministres ont également reconnu la nécessité d’œuvrer à la mise en place d'une capacité de surveillance de l'espace visant à assurer la protection des moyens spatiaux européens. Ils ont souligné la nécessité pour l'Europe de parler d'une seule voix lors des discussions internationales sur l'exploration spatiale.
 
Faisant suite à la conférence du 16 septembre "L'espace pour le citoyen africain" et dans la perspective d'une communication sur le thème espace lors du Sommet UE-Afrique, qui doit se tenir en Libye les 29 et 30 novembre, le Conseil Espace a appelé de ses vœux le renforcement des partenariats avec l'Union africaine, les groupements économiques régionaux et les nations africaines afin de constituer des capacités permettant l'acquisition et l'exploitation de systèmes spatiaux.
 
Compte tenu de la prolongation jusqu'en mai 2012 de l'Accord-cadre UE-ESA au titre duquel le Conseil Espace a été institué, les ministres de l'UE et de l'ESA ont invité la Commission européenne et le Directeur général de l'ESA à conduire, d'ici mai 2011, une évaluation de l'expérience acquise part et d'autre dans le cadre de cet Accord.
 
Jean-Jacques Dordain a tenu à souligner les progrès réalisés dans les missions spatiales depuis la dernière réunion du Conseil Espace en mai 2009 et a ajouté :
 
"L'entrée en vigueur du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, qui accorde à celle-ci des compétences spécifiques dans le spatial, est une bonne nouvelle pour l'espace, pour l'Europe et pour l'ESA. Cela nous permettra, non pas de faire la même chose différemment, mais d'en faire plus, ensemble."
 
Le texte intégral de la résolution peut être consulté à l'adresse suivante : http://consilium.europa.eu/
 
 
Mon commentaire : j’espère que la comédie Galileo va bientôt prendre fin pour enfin mettre au point le système européen de positionnement pas satellite avant qu’il ne soit dépassé !!
 
Une belle illustration (comique ??!!) de ce projet.
 
Pour information je verse au dossier le débat au Sénat dans sa séance du 23 Mars 2010 à propos de ce projet :
 
 
GALILEO ET POLITIQUE SPATIALE DU GOUVERNEMENT
M. le président. La parole est à M. Bertrand Auban, auteur de la question n° 782, transmise à Mme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.
M. Bertrand Auban. Monsieur le secrétaire d'État, je souhaite attirer l’attention du Gouvernement sur le programme européen de localisation par satellite Galileo.
Il avait été promis que Toulouse serait le centre de ce programme, toutes les décisions politiques devant être prises au siège de la concession Galileo à Toulouse. Or, trois ans plus tard, la Commission européenne a décidé de reprendre le dossier Galileo en lieu et place des grands industriels du secteur spatial.
Ainsi, Astrium, filiale spatiale d’EADS, et Thales Alenia Space, deux entreprises très implantées à Toulouse, risquent de ne pas obtenir autant que prévu sur ce programme de plus de 3,4 milliards d’euros.
Déjà, au début du mois de janvier dernier, la Commission européenne a attribué une première tranche de quatorze satellites à une PME allemande au détriment d’Astrium.
Dans une conjoncture très inquiétante du marché de l’emploi et dans une situation d’affaiblissement du tissu industriel français, je demande au Gouvernement d’agir vigoureusement pour que nos entreprises puissent prétendre assurer une part importante du programme Galileo. Quelles mesures de politique industrielle le Gouvernement compte-t-il mettre en œuvre à cette fin ?
Plus généralement, monsieur le secrétaire d'État, j’aimerais connaître la stratégie industrielle du Gouvernement dans le domaine spatial.
M. le président. La parole est à M. le secrétaire d'État.
M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d'État à la justice. Monsieur le sénateur, je vous prie tout d’abord de bien vouloir excuser l’absence de Mme Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Connaissant bien ce dossier, monsieur Auban, vous savez bien que, en 2008, après l’échec des laborieuses négociations avec le secteur privé en vue d’une exploitation fondée sur une concession dont le siège était effectivement prévu à Toulouse, la France a vigoureusement soutenu la Commission européenne dans ses négociations avec le Parlement européen afin d’aboutir à un nouveau règlement plaçant le programme sous le contrôle de la Communauté européenne et prévoyant le financement, en totalité, de sa phase de déploiement par les fonds communautaires.
Même si des difficultés subsistent, cette modification en profondeur de la gouvernance du programme a été essentielle au redémarrage de ce dernier sur des bases beaucoup plus saines.
Depuis, le programme Galileo est entré dans sa phase de déploiement ; il devrait être en mesure d’offrir des services opérationnels dès 2013. Trois des six lots du programme ont déjà fait l’objet d’un contrat entre la Commission et des industriels ; les trois autres devraient être conclus rapidement cette année.
L’implantation des deux centres de sécurité a été décidée au début de 2010 ; l’un d’entre eux sera installé à Saint-Germain-en-Laye. L’année 2010 devrait également voir aboutir le choix de la localisation du siège de l’Autorité européenne de supervision du programme Galileo, la GSA.
L’industrie française a largement contribué à ce programme, puisque, au cours de sa première phase, elle a obtenu 16,6 % des financements réservés aux contrats industriels, soit un taux conforme à celui de la participation de la France à l’enveloppe Galileo de l’European Space Agency, l’ESA, et à son poids dans le produit national brut européen.
Ce taux a même progressé dans la phase de déploiement actuellement en cours, l’industrie française ayant remporté, en valeur, 22 % des contrats. Ce niveau important de participation de l’industrie française devrait pouvoir se maintenir dans le cadre de l’attribution des contrats à venir pour les trois autres lots de cette phase.
Ce programme n’est toutefois qu’un des aspects de la stratégie spatiale de la France, stratégie dynamique et volontariste, comme le démontrent trois événements récents.
Le premier est la contribution déterminante de la France lors du conseil ministériel de l’ESA qui s’est tenu à la Haye fin novembre 2008 pour poursuivre plusieurs programmes et en démarrer de nouveaux en dépit de la crise économique.
Le deuxième événement est l’inscription de 500 millions d’euros consacrés à des projets spatiaux, dont la maîtrise d’ouvrage sera confiée au Centre national d’études spatiales, le CNES, dans le cadre du grand emprunt, afin de préserver le leadership européen de la France dans le secteur spatial. Ces crédits serviront en particulier à la mise au point de la nouvelle fusée Ariane 6 et à l’amélioration technologique de nos satellites.
Enfin, le troisième événement est l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, qui dote l’Union européenne d’une compétence partagée dans le domaine spatial. Cela témoigne de la montée en puissance de l’Union européenne dans ce secteur et met le spatial en bonne position dans la perspective de la prochaine période financière de l’Union européenne, à savoir 2014-2020.
La France a constamment promu et soutenu la volonté de l’Union européenne de s’impliquer dans ce domaine stratégique. Les industries implantées à Toulouse ne manqueront pas de bénéficier de retombées positives, monsieur le sénateur.
M. le président. La parole est à M. Bertrand Auban.
M. Bertrand Auban. Monsieur le secrétaire d’État, j’ai écouté votre réponse avec beaucoup d’attention.
Quoi qu’il en soit, les autorités gouvernementales, par la voix de M. Douste-Blazy, alors ministre des affaires étrangères et maire de Toulouse, avaient à l’époque promis que le siège de la concession Galileo serait à Toulouse.
Galileo est un formidable projet porté par la communauté scientifique locale, avec un savoir-faire éprouvé de ses équipes de recherche et de techniciens, et soutenu par toutes les collectivités territoriales et locales.
Je ne peux que mettre en doute le choix de Saint-Germain-en-Laye, ville peu réputée dans le domaine aéronautique et spatial, m’interroger sur les vraies raisons de cette décision et m’inquiéter de ses répercussions sur la crédibilité de notre pays dans la gestion de ce dossier majeur de la politique spatiale européenne et française.
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN.
 
Très bonne analyse des trois systèmes de positionnement par satellite.
 
Les objectifs du CNES concernant Galileo vus par l’Express.
 
Le futur du projet Galileo par JM Piedplu chef de projet Galileo à la commission de Bruxelles.
 
Site de Galileo.
 
 
Sur planetastronomy.com :
 
Giove-A et l'Europe devient indépendante. :
 
Galileo, le scandale européen.
 
On va mettre la main à la poche.
 
Galileo, la triste comédie continue
 
Galileo : Enfin, le deuxième est lancé, il était temps
 
 
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DISCOVERY :DÉFAUT DE STRUCTURE DANS LE RÉSERVOIR. (03/12/2010)
 
La navette Discovery que l’on espérait voir partir en Novembre est encore bloquée au sol.
 
En effet on a découvert des défauts dans la structure du réservoir principal, le lancement en 2010 est compromis, probable lancement en 2011 lorsque ce problème de fissures sera résolu.
 
Plus de détails sur les sites de
 
 
Spaceflight now    et   Universe today.
 
 
 
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CASSINI SATURNE : ENCELADE SOUS LES PROJECTEURS. (03/12/2010)
(images : NASA/JPL)
 
Après nous avoir donné des sueurs froides (voir astronews précédent), la sonde Cassini a repris le, 24 Novembre 2010 son fonctionnement normal, elle est sortie du mode de sécurité dans lequel elle était bloquée.
On le prouve avec cette nouvelle photo (1er dec 2010) des geysers d’Encelade.
 
En attendant, on diffuse quelques informations un peu plus anciennes comme celle-ci.
 
 
De nouvelles images d’Encelade prises par la sonde Cassini, nous donne une nouvelle vision des célèbres fissures (ou rayures ou griffures) de tigre du Pôle Sud de ce petit corps. Le réseau de ces fractures semble plus complexe que ce que l’on avait imaginé.
 
Les données recueillies ont permis de créer une carte détaillée de ces fissures qui émettent de l’eau et des particules de poussières, comme la fissure que l’on voit ici à gauche, celle baptisée Damascus Sulcus.
 
La partie en couleur de la photo, correspond aux données du CIRS (Composite Infra Red Spetrometer) à bord de Cassini, l’image d’arrière plan en gris (illuminée par la lumière réfléchie de Saturne) est fournie par la caméra ISS (high-resolution imaging camera).
 
Le CIRS a mesuré le pic de température (en jaune) de cette fissure à 190K, un peu plus élevé que la dernière mesure qui était de 170K.
 
 
Les bords de cette fissure sont très abruptes, leur température (en bleu sur la photo) est nettement plus faible : 120K alors que les mesures ne sont faites qu’à 400 à 1200m de la fente centrale.
 
Le minimum de température a été mesurée au Pôle Sud à 52K.
 
Mesures obtenues le 13 Août 2010 quand la Pôle S était en hiver.
 
D’autres fissures (Alexandria Sulcus et Cairo Sulcus) ont aussi été examinées le même jour, comme on le voit sur cette photo.
 
 
Comme d'habitude, vous trouverez toutes les dernières images de Cassini au JPL
Les animations et vidéos : http://saturn.jpl.nasa.gov/multimedia/videos/videos.cfm?categoryID=17
 
Les prochains survols : http://saturn.jpl.nasa.gov/home/index.cfm
Tout sur les orbites de Cassini par The Planetary Society; très bon!
 
Voir liste des principaux satellites.
 
Sur ce site les dernières nouvelles de la mission Cassini.
 
 
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EXPOSITION EN COURS : PLANÈTE PILOTE AU MUSÉE DE L’AIR ET DE L’ESPACE. (03/12/2010)
 
Les vacances de Noël approchent, pensez à vos enfants et petits enfants.
Le Musée de l’Air et de l’Espace l’a fait, lui, en proposant Planète Pilote.
 
Gerard Feldzer, le Directeur du MAE nous parle de son initiative pour les enfants.
Désormais les enfants ont leur domaine : Planète Pilote au musée de l’Air et de l’Espace au Bourget.
Ici les tout petits comme les presque grands vont découvrir l’envers du plus ancien rêve de l’Homme : comment a-t-il appris à voler avec les oiseaux ? comment s’est-il lancé à la conquête des étoiles lointaines ?
 
1000m2 pour 40 attractions et manipulations.
 
 
« Planète Pilote », au travers de plus de 40 manipulations interactives inédites, permettra au jeune public de se familiariser par le jeu à l’environnement aéronautique et spatial.
 
Les enfants seront successivement, pilote de ligne, ingénieur, météorologue, navigateur, mécanicien, contrôleur aérien, astronaute, etc…
 
Les filiales du groupe EADS (Airbus, EADS Astrium, EADS Défense et Sécurité et Eurocopter) participent au projet en exposant des objets industriels qui permettent de faire le lien entre les animations et le monde « réel » de l’aviation et de l’espace.
 
« Entre rêve et réalité » : Cette nouvelle animation permanente multilingue, ludique et éducative ne manquera pas de susciter chez les jeunes visiteurs européens, la passion du monde de l’aéronautique et de l’espace et fera peut être même naître des vocations.
 
 
 
 
 
De nombreux concepteurs ont été nécessaires (notamment notre ami Pierre François Mouriaux) et le partenariat de EADS.
 
On peut pénétrer dans le cockpit d’un petit avion ou d’un Airbus A320 ; revêtir une tenue d’astronaute ; travailler dans la station spatiale et effectuer de nombreuses expériences liées à l’aéronautique et à l’astronautique, notamment piloter un robot posé sur Mars.
 
 
 
« Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité », Antoine de Saint-Exupéry.
 
 
Le musée est ouvert du mardi au dimanche :
de 10h00 à 18h00, du 1er avril au 30 septembre, et de 10h00 à 17h00, du 1er octobre au 31 mars.
Fermeture hebdomadaire le lundi. Fermeture exceptionnelle le 25 décembre et le 1er janvier.
 
Planète Pilote :
1 séance toutes les 1h30  3 à 4 séances par jour à : 10h30 (11h le week-end), 13h30, 15h et 16h30* Durée : 1h15 env.
Tarif : 6 €/pers. Sans réservation
Réservation uniquement  pour les groupes
 
Voir le dossier de presse descriptif des activités.
 
 
Bientôt sur ce site un reportage sur cette visite.
 
 
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LIVRE CONSEILLÉ.:.AGENDA ASTRONOMIQUE 2011 CHEZ EDP SCIENCES. (03/12/2010)
 
 
Chaque jour de l'année, laissez-vous guider pour un voyage aux confins de l'Univers !
 
Découvrez le ciel jusqu'à ces lointaines galaxies aux mille couleurs, abordez les progrès scientifiques qui ont permis de dévoiler les mystères de l'Univers, retrouvez ces hommes et ces femmes qui ont repoussé les limites de la connaissance !
 
Cet agenda vous transportera à la frontière du rêve et de la réalité tout en vous permettant d'organiser votre quotidien.
 
 
 
 
 
Ce superbe agenda illustré de très belles photos astro en couleurs vous promènera tous les jours dans l’année qui vient.
 
Il a été établi par le service de l’IMCCE ( Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Éphémérides) de l’Observatoire de Paris.
 
178 pages      code ISBN 978-2-7598-0559-4     Prix 14€
 
 
Un beau présent pour les jours de fête qui arrivent à grand pas !
 
 
 
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LIVRE CONSEILLÉ :..GUIDE DE DONNÉES ASTRO 2011 CHEZ EDP SCIENCES. (03/12/2010)
 
Voici un ouvrage indispensable à tout astronome (amateur), il fait le point sur les principaux événements astronomiques de 2011.
 
Destiné aux astronomes, professionnels ou amateurs, cet ouvrage se décompose de la façon suivante :
Les trois premiers chapitres de cet ouvrage contiennent :
• les données sur les différents calendriers et leur concordance, les fêtes légales en France, les différentes échelles de temps, les dates de décrets sur les heures légales en France métropolitaine parues au Journal Officiel depuis 1916 ;
• des notions nécessaires à la compréhension et à l’emploi des éphémérides contenues dans l’ouvrage. Les chapitres suivants fournissent des éphémérides astronomiques :
• les positions du Soleil et de la Lune ; • les positions des planètes et de leurs satellites ; • les positions des astéroïdes et des comètes ;
• les explications et des données pour l’observation de la surface du Soleil, de la Lune et des planètes ;
• des cartes du ciel, une liste de constellations et les positions et occultations des étoiles ;
• des données sur les éclipses de Soleil et de Lune et sur les phénomènes astronomiques ;
• la liste des observatoires astronomiques les plus connus.
 
 
 
Signalons que la préface est de Nicole Capitaine, Présidente du Bureau des Longitudes.
 
Bien entendu il est publié sous la direction de  l’IMCCE ( Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Éphémérides) de l’Observatoire de Paris.
 
 
384 pages   code  ISBN : 978-2-7598-0541-9    prix : 29€
 
 
 
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LES MAGAZINES CONSEILLÉS.: COMMENTAIRE SUR LE SPÉCIAL « TEMPS » DE POUR LA SCIENCE. (03/12/2010)
 
 
Suite à la recommandation de lecture du numéro spécial de Pour la Science de la dernière édition des astronews, notre fidèle lecteur Christain Larcher nous fit parvenir ce commentaire :
 
Une question de temps ?
 
On dit que le temps passe peut-être mais… pourrait-on se passer du temps ?
La question n’est pas triviale au moins en physique. On laissera aux philosophes le soin de nous dire d’où vient et où va « le temps qui passe ».
Pour un nombre croissant de théoriciens le temps (au sens physique du terme) serait une illusion. Chacun s’accorde à reconnaître que le temps est impossible à définir. Pourtant l’expérience quotidienne montre que la grandeur est mesurable. 
 
Ce statut a quelque chose de paradoxale comment peut-on mesurer une grandeur indéfinissable ?
De fait on ne mesure JAMAIS directement le temps, on lui associe un processus périodique quelconque.
L’horloge ne mesure pas un temps déjà existant mais l’évolution périodique d’une variable physique choisie arbitrairement (pour faire simple dans la suite nous prendrons les oscillations du balancier d’une horloge).
 
Mesurer la durée séparant deux événements particuliers revient à compter le nombre de tic-tac de l’ horloge.  Plus exactement le nombre d’oscillations du balancier de l’horloge entre les deux événements.
Associer cette durée à un nombre d’oscillations est une convention arbitraire.
Mais il est tout aussi arbitraire d’associer la durée du jour à la rotation de la Terre ou la durée de l’année à sa révolution autour du Soleil. Pratiquement presque tous les physiciens admettent que le temps est une pure convention. Surtout après les travaux de d’Einstein. Si l’on admet que la mesure du temps est toujours associée à un phénomène périodique pouvons nous affirmer que ce temps existait bien avant l’apparition de ces phénomènes périodiques ? Par exemple avant la formation de la Terre mais surtout avant l’apparition d’une conscience humaine ? Ce qui ne nous empêche pas de décrire la succession des phases temporelles en remontant le temps jusqu’au Big-Bang et en supposant que les différentes phases s’enchaînent de la même manière.
 
Actuellement de plus en plus de théoriciens se demandent si la physique a réellement besoin du paramètre temps.
Historiquement le concept physique de temps apparaît en Europe au début du Moyen-âge vers 1300 avec l’élaboration de la première horloge mécanique. Mais cette manie de tout rapporter à  un temps abstrait est un truc inventé par Newton.
Le temps est en effet un paramètre commode qui permet de simplifier la description des phénomènes qui se déroulent à notre échelle, il est particulièrement bien adapté à notre niveau de formalisme. Mais les phénomènes physiques n’ont pas nécessairement besoin d’être relié au temps. N’ importe quel processus physique régulier ferait aussi bien l’affaire. Se passer du temps revient à étudier directement comment un paramètre varie en fonction d’un autre.
 
Dans le dernier numéro spécial de la revue « Pour la Science »
(n° 397 novembre 2010 « Le temps est-il une illusion ? ») l’un des auteurs compare le temps à une monnaie.
La monnaie n’a pas toujours existé.  Avant qu’apparaissent des monnaies « sonnantes et trébuchantes » les échanges se faisaient simplement par troc.
 
Actuellement d’un bout à l’autre de la planète les échanges commerciaux utilisent des voies électroniques. L’échange d’argent se réduit à un jeu d’écriture. Les traders peuvent jouer et jongler avec des sommes colossales.
En définitive ces sommes seront payées en heures de travail par les citoyens de base puisque « le temps c’est de l’argent ».
L’argent constitue un intermédiaire commode. Il en est de même du paramètre (t) du physicien, qui constitue aussi « une monnaie d’échange » commode. 
Le temps n’est pas une grandeur indispensable à la mécanique. Il ne préexiste pas plus à la mécanique « que la langue française ne préexiste logiquement aux vérités que l’on exprime en français » (Henri Poincaré in « la science et l’hypothèse » Flammarion, collection « Champs » 1968.
En mécanique de nombreuses équations décrivent l’évolution d’un phénomène. en fonction du temps par exemple pour déterminer la position d’un astre. C’est ainsi que les astronomes nous prédisent qu’une éclipse partielle de Soleil sera visible en France le 4 janvier 2011.
D’une manière générale si l’on dispose des lois d’évolution temporelle pour deux systèmes A et B c’est à dire si l’on connaît les relations A = f(t) et B = g(t) on peut, en éliminant le temps entre les deux équations, déterminer l’évolution de B en fonction de A.  L’avantage est d’observer les variations effectives des dispositifs sans passer par le paramètre non observable que constitue le paramètre t.
 
Christian Larcher
 
 
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Bonne Lecture à tous.
 
 
 
C'est tout pour aujourd'hui!!
 
Bon ciel à tous!
 
JEAN PIERRE MARTIN
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