LES ASTRONEWS.de planetastronomy.com:

Mise à jour : 20 Septembre 2006

 

Conférences et Événements : Calendrier   .............. Rapport et CR

Astronews précédentes : ICI        dossiers à télécharger par ftp : ICI

ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :

Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires

 

Sommaire de ce numéro :  

Nom : Pluton, prénom : 134340 : Une nouvelle immatriculation. (20/09/2006)

New Horizons : Première lumière pour Lorri. (20/09/2006)

Une nouvelle race de planètes : De la barbe à Papa! (20/09/2006)

Hubble : Planète ou étoile ratée? (20/09/2006)

Spitzer : Naine brune et planète autour d'une étoile similaire au Soleil. (20/09/2006)

Subaru : La plus vieille galaxie du monde! (20/09/2006)

Une Super Nova Chinoise : confirmée par XMM et Chandra. (20/09/2006)

Atlantis : Mission accomplie, l'ISS s'agrandit! (20/09/2006)

Cassini-Saturne :.Une occultation magique. (20/09/2006)

Cassini-Titan :.Les nuages de Titan. (20/09/2006)

Les rovers martiens :.Oppy et le cratère Beagle. (20/09/2006)

MGS : 9 ans autour de Mars. (20/09/2006)

Livre conseillé :.Astrophotographie par Thierry Legault. (20/09/2006)

Les magazines conseillés ;.Leibniz, numéro spécial de Pour la Science. (20/09/2006)

 

 

 

 

 

 

NOM : PLUTON, PRÉNOM : 134340 : UNE NOUVELLE IMMATRICULATION! (20/09/2006)

 

 

Rien ne lui sera donc épargné! Pauvre Pluton!

 

 

Après avoir été mis au placard et déclassé, Pluton la non planète s'est vue attribuée un numéro comme un vulgaire astéroïde par l'IAU et le MPC (Minor Planet Center); c'est le numéro 134340.

 

Les satellites de Pluton très logiquement sont numérotés : 134340 I, 134340 II et 134340 III respectivement pour Charon, Nix et Hydra.

 

 

 

De même la planète naine 2003 UB313 qui avait été surnommée Xena, a changé de nom, celui ci n'a pas plu, en fait elle a été baptisée 136199 Eris et sa lune Dysnomie.

Ce nom de Eris a été proposé par un de ses découvreurs, Michael Brown du Caltech, Eris est la déesse grecque de la discorde, elle a été dans la mythologie à l'origine de guerre de Troie; et sa fille Dysnomie est la déesse de l'anarchie.

Quelle clairvoyance de la part de nos astronomes!

 

 

On peut consulter le site de l'IAU annonçant la nouvelle, un article de Science et Avenir et un autre de Techno-Science sur le sujet.

 

 

 

 

chickens_up.gif

 

 

 

NEW HORIZONS : PREMIÈRE LUMIÈRE POUR LORRI. (20/09/2006)

 

 

La sonde New Horizons qui se dirige vers Pluton qu'elle atteindra dans 9 ans, commence à mettre en service son équipement scientifique à bord.

Notamment sa caméra LORRI (Long Range Reconnaissance Imager) vient d'avoir sa première lumière.

 

On a ôté son capot de protection et on a visé l'amas M7 dans notre galaxie. Voilà le résultat.

 

Les sept instruments scientifiques à bord de la sonde sont opérationnels et en bon état de fonctionnement.

L'opération s'est en fait déroulée automatiquement à partir du programme stocké dans les computers du bord.

 

L'image prise montre le centre de M7, on y voit des étoiles de 12ème magnitude ce qui est très bon signe quant à la sensibilité et au bruit de fond.

 

LORRI a été conçue par le JHUAPL du Maryland, c'est un télescope de 21cm de longue focale et de haute résolution. Il est couplé à un CCD qui reçoit la lumière visible. Il n'y a pas de filtres de couleurs ni aucune parties mobiles.

 

 

La construction est en carbure de Silicium qui permet des opérations sur des grandes variations de température (50°C) quand le volet est ouvert.

La prochaine cible de LORRI ce sera Jupiter, qu'elle commencera à imager cet automne et passera au plus près (2,3 millions de km) le 28 Février 2007 pour une petite assistance gravitationnelle.

New Horizons fera une grande répétition de tous ses instruments sur Jupiter et ses satellites.

 

 

Description de la mission sur ce site.

 

Où est NH maintenant?

 

Le profil de la mission.

 

 

 

chickens_up.gif

 

 

 

 

UNE NOUVELLE RACE DE PLANÈTES : DE LA BARBE À PAPA! (20/09/2006)

 

 

Les astronomes du Smithsonian Center for Astrophysics (CfA) viennent de découvrir une planète extra solaire d'un genre différent grâce à un réseau de petits télescopes automatiques HAT, ce qui veut dire Hungarian Automated Telescopes. (Télescopes automatiques de Hongrie, mais ce sont 4 télescopes en Arizona et 2 à  Hawaï; ils sont spécialisés dans la recherche automatique de transits planétaires).

Elle a été cataloguée HAT-P-1 b, elle est en orbite autour d'une des étoiles doubles ADS 16402 situées à quelques 450 années lumière de nous dans la constellation du lézard (Lacerta), oui elle existe c'est entre Cassiopée, le Cygne et Andromède dans l'hémisphère Nord bien sûr.

 

C'est ce qu'a mis au jour Gaspar Bakos, le concepteur de ce réseau de télescope et son équipe, il publie d'ailleurs ses résultats dans la revue Astrophysical Journal que vous pouvez consulter en pdf 8 pages et en anglais of course.

 

 

Ce système binaire est du type G0 (comme notre Soleil mais un peu plus jeune) de la séquence principale du diagramme HR et serait âgé de 3 Milliards d'années, la distance entre les deux étoiles est de l'ordre de 1500 UA.

Cette planète a été découverte par la méthode du transit (perte de 1,5% de la luminosité de l'étoile lors du transit), sa période est de 4,5 jours et c'est une Jupiter chaude orbitant à 0,055 UA de son étoile, son rayon calculé est de 1,36 Rj (Rayon de Jupiter), mais la surprise vient de sa masse : 0,53 Mj, ce qui donne une densité approximative évaluée à 0,25, un quart de la densité de l'eau. C'est presque de la barbe à Papa!

Ces données ont été tirées aussi de mesure par vitesse radiale qui complètent la méthode du transit. (voir compte rendu de la superbe conférence de R Ferlet à ce sujet).

 

(Vue d'artiste : Crédit: David A. Aguilar (CfA))

 

 

 

C'est la première exoplanète aussi peu dense découverte. Elle est plus grosse que ce que la théorie prédit.

Et cela semble prouver que l'on ne sait pas tout sur la formation des planètes, les théories en cours doivent se perfectionner.

Il faudrait en effet plus de chaleur interne pour augmenter la taille de telles planètes, et on ne sait pas comment cela serait réellement possible, une piste possible seraient les forces de marée si la planète est fortement inclinée sur son orbite (comme Uranus) et si son orbite est très près de son étoile.

Bref on cherche des explications.

 

 

 

Dossier planètes extra solaires sur ce site.

 

 

 

chickens_up.gif

 

 

HUBBLE : PLANÈTE OU ÉTOILE RATÉE ?. (20/09/2006)

(Photo : HST/STScI)

 

Un des plus petits objets orbitant une étoile normale vient d'être découvert par le télescope spatial Hubble, elle a une masse en effet de 12 Jupiter, un peu à la limite entre vraie planète et étoile raté comme une naine brune.

 

C'est le compagnon de la naine rouge CHRX 73 que l'on voit au centre de la photo, cette "planète" étant située dans le quart inférieur droit et nommé classiquement CHRX 73 B.

 

En fait les astronomes ne savent pas bien décider quand un corps céleste est une grosse planète ou une petite étoile genre naine brune, bien qu'ils aient donné la définition d'une planète pour le système solaire à la dernière réunion de l'IAU.

 

Certains pensent qu'un corps est une planète basé uniquement sur la masse de celui-ci, d'autres astronomes prétendent qu'une planète est un objet qui s'est formé à partir d'un disque de gaz et de poussières qui était situé autour de l'étoile naissante.

Les naines brunes, au contraire se forment comme les étoiles par effondrement gravitationnel d'un nuage d'Hydrogène, mais leur masse est trop faible pour allumer le feu nucléaire en leur centre comme l'a fait notre Soleil il y a 4,4 Milliards d'années.

 

Ce nouvel objet détecté par Hubble est situé à 200 UA de son étoile (30 millions de km approx;), étoile qui est très jeune 2 millions d'années seulement. Cet objet est tellement loin de son étoile qu'il est fortement improbable qu'il ait été formé par le disque proto planétaire, car il y a à cette distance, très peu de matière pour créer une planète, alors?

 

Comment lever l'incertitude? En étudiant de plus près ce compagnon et en essayant de détecter un disque de matière autour de lui, car les naines brunes possèdent aussi des disque circumstellaires. (Spitzer en a déjà détecté, Hubble devrait lui passer la main maintenant, mais CHRX 73 B est trop près de son étoile pour être détectée, il faudrait alors attendre le futur JWST en 2013; nous en reparlerons….).

 

 

 

 

 

 

chickens_up.gif

 

 

SPITZER : NAINE BRUNE ET PLANÈTE AUTOUR D'UNE ÉTOILE SIMILAIRE AU SOLEIL (20/09/2006)

 

Des scientifiques, dont le responsable Kevin Luhman de la Penn State University, utilisant le télescope spatial IR Spitzer, ont découvert une originale combinaison : une naine brune de 50 Masses Jupiter et une planète plus petite que Saturne, tournent ensemble autour d'une étoile du type de notre Soleil, cela n'avait encore jamais été trouvée.

Cette naine brune est une des plus "froides" appelées naine-T.

Les naines brunes se différencient en fonction de leurs spectres. (d'après Wikipedia) :

 

Naines M : Type spectral des naines brunes les plus chaudes et des étoiles de très faible masse.

Naines L : On connaît quelques centaines de naines L, celles-ci présentent des signatures spectroscopiques de grains de poussière dans leur atmosphère et semblent posséder un 'cycle de la pluie' avec leurs grains de poussière.

Naines T : Les plus froides des naines brunes connues, avec des températures de surface de moins de 1200K. On connaît ~60 naines T (novembre 2005) dont la plupart sont dans le voisinage immédiat du Soleil. Les naines T possèdent de fortes signatures spectroscopiques du méthane et du monoxyde de carbone. La plus froide naine T connue a une température de 750K.

Les naines Y : Une classe a déjà été prévue pour un type de naine brune qui n'a pas encore été observé mais dont l'existence est prévue par les modèles théoriques: les naines Y. Celles-ci présenteraient une température de l'ordre de 500K et les signatures spectroscopiques de l'ammoniac.

 

 

Vue d'artiste (©NASA / JPL-Caltech / T. Pyle (SSC)) de l'étoile HD 3651 (HD veut dire catalogue de Henry Draper) et de ses objets orbitaux comme une planète type Saturne et au loin la naine brune découverte par Spitzer. La planète avait été découverte en 2003 par méthode Doppler.

 

Spitzer est parfaitement adapté à la découverte de naines brunes "froides", d'ailleurs l'équipe de Luhman a découvert une deuxième naine T plus petite (20 Jupiter) orbitant une autre étoile, c'est HN Peg B (HN est le symbole du catalogue de William Herschel) dans la constellation de Pégase.

C'est une voisine : 60 années lumière.

 

 

Cette naine brune est relativement jeune : 300 millions d'années, on le sait car en étudiant son étoile hôte on peut en déterminer son age et la naines étant formée en même temps que l'étoile, on en déduit aussi on age.

 

Ces deux naines T sont les premières photographiées par Spitzer.

 

La naine T objet de cet article tourne autour de l'étoile HD 3651 et classiquement a été nommée HD 3651 B; elle est dans la constellation des Poissons. C'est aussi une voisine proche : 36 années lumière!

La planète du genre Saturne a une orbite fortement elliptique due très certainement à la présence de la naine brune qui est elle située très loin de son étoile (10 fois plus loin que ne l'est Pluton du Soleil).

 

 

La vue suivante montre les deux naines brunes découvertes :

 

Spitzer découvre deux naines brunes type T : à gauche celle orbitant HD 3651 et à droite celle orbitant HN Peg. Ces naines brunes sont marquées d'un cercle pour identification.

 

 

(© : NASA / JPL-Caltech / K. Luhman, Penn State / I.B. Patten, Harvard-Smithsonian)

 

 

 

 

 

 

 

 

chickens_up.gif

 

 

 

 

 

SUBARU : LA PLUS VIEILLE GALAXIE DU MONDE. (20/09/2006)

(Photos : Subaru telescope)

 

Le télescope Japonais Subaru situé à Hawaï vient de trouver la galaxie la plus distante (la plus vieille) jamais détectée, elle est datée de 12,88 milliards d'années lumière (Gal : Giga années lumière) (rappelons que l'Univers serai âgé de 13,7 Gal).

Ce n'est que 800 Mal après le Big Bang (BB) et 500.000 après que l'Univers devint transparent.

Les observations de tels objets est très difficile, non seulement à cause la grande distance, mais aussi à cause des nuages de matière interstellaire et d'Hydrogène qui bloquent la vue due à la jeunesse de l'Univers, les étoiles n'avaient pas encore consommé une grande partie de la matière Hydrogène.

 

Cette découverte marque pour Subaru, un record!

Cette galaxie située à 12,88 Gal se nomme IOK-1, et elle a été détectée par la caméra spéciale du télescope, la Suprime Cam équipée d'un filtre spécial.

 

Après un premier passage (15 heures d'observation) où plus de 40.000 objets furent détectés, on en élimina la plus grande partie, il en resta deux qui furent alors étudiés par le FOCAS (Faint Object Camera and Spectrograph : spectro pour objet faiblement lumineux), qui détermina que l'un d'eux , IOK-1 avait un redshift de 6,964 correspondant à l'age annoncé.

 

Zoom sur la galaxie IOK-1 qui est l'objet rouge au centre du dernier carré. Le champ de l'image de départ est de 250 secondes d'arc approx, celui du dernier carré de 8 secondes d'arc.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous voyons en effet cette galaxie qui est de l'époque appelée "ré-ionisation"

 

 

En effet après le BB ,l'Univers naissant est plein de particules telle que électrons, noyaux d'Hydrogène d'Hélium etc…

 

L'Univers se dilatant et donc se refroidissant; les électrons et les ions commencent à se combiner pour former des atomes et la première lumière correspondant au bruit de fond cosmologique vers les 300.000 ans. (période appelée improprement la recombinaison)

Mais ces atomes de plus en plus nombreux vont absorber cette lumière fossile comme un brouillard, aucune étoile n'illumine encore l'espace, et l'Univers va entrer dans une période que l'on appelle les ages sombres (dark ages); cette période va durer plusieurs centaines de millions d'années, jusqu'à ce que les premières étoiles et galaxies produisent d'intenses rayonnements UV.

 

Ces premières étoiles et leurs radiations commencent à percer le brouillard, mais les UV ont la propriété d'ioniser les atomes (les séparer en charges + et -) c'est la raison pour laquelle cette phase est appelée ré-ionisation car la première ionisation était primordiale au moment du BB.

 

L'événement que l'on voit avec Subaru se situe à la limite de cette période d'age sombre, et c'est en cela que c'est intéressant.

Cela va nous permettre de mettre un peu de lumière (mauvais jeu de mots) sur cette période sombre de l'Univers.

C'est la première étape de nouvelles découvertes.

 

 

Comment détecte t on des galaxies aussi vieilles?

Celles ci émettent beaucoup de radiations UV qui ionisent le gaz environnant, celui-ci se désexcite en ré-émettant une raie caractéristique appelée raie de Lyman alpha à 121,6nm.

Il "suffit" de détecter ces raies Lyman alpha qui ont été décalées vers le rouge (expansion de l'Univers, le redshift) donc vers des longueurs d'onde plus grandes (vers les 900nm pour une telle galaxie).

À cet effet il faut développer des nouveaux filtres  avec des technologies de multicouches, c'est ce qu'on fait les Japonais avec une fenêtre à 973nm.

 

Tous ces résultats seront publiés dans la revue Nature du 14 Sept 2006.

 

 

 

 

chickens_up.gif

 

 

 

UNE SUPER NOVA CHINOISE : CONFIRMÉE PAR XMM ET CHANDRA. (20/09/2006)

 

 

XMM Newton et Chandra, nos télescopes spatiaux en X se sont alliés pour confirmer l'identification d'un reste d'une des plus vieilles super novas archivées par l'Homme.

 

Cette étude montre que le reste de super nova baptisé RCW 86 (Pourquoi le symbole RCW? Je viens de trouver grâce au centre des données astronomiques de Strasbourg : c'est une nomenclature mise au point par Messieurs Rodgers+Campbell+Whiteoak) est beaucoup plus jeune que ce que l'on avait pensé.

Ce reste de SN correspond avec la SN observée par des astronomes chinois en l'an 185, on s'en doutait un peu, mais ces nouvelles mesures le confirment.

 

Quand une étoile massive arrive en fin de vie et qu'elle a brûlé tout son carburant, elle s'effondre sur elle même donnant ainsi naissance à une supernova (SN), celle-ci devient l'objet le plus brillant de la galaxie hôte des quantités impressionnantes de matière sont envoyées dans tout l'espace accompagnées d'ondes de choc.

Les restes de l'étoile sont chauffées à des millions de degrés  et il s'en suit une émission intense de rayonnements X qui peut durer des milliers d'années.

 

Dans son travail minutieux d'inspection de la scène du crime, les scientifiques ont étudié les restes de RCW 86 afin d'estimer l'age de l'étoile qui avait explosé. En se basant sur la vitesse de propagation des ondes de choc et en étudiant le résidu d'étoiles, ils sont arrivés à la conclusion que l'explosion avait dû se produire il y a approximativement 2000 ans, ce qui colle avec la SN chinoise. Ils avaient noté que la brillance en cet endroit du ciel avait mis 8 mois à disparaître.

 

 

Image combinée de XMM (à gauche) et Chandra (à droite dans le rectangle) de RCW 86. on y voit l'expansion de l'anneau de matière  qui a suivi l'explosion de la SN. Code des couleurs : basse énergie X en rouge (0,5 – 1 keV); moyennes en vert (1 – 2 keV) et hautes énergies X (2 – 6,6 keV) en bleu. Les observations de Chandra montrent que le rayonnement X est produit par des électrons de haute énergie  accélérés dans un champ magnétique (bleu) et par la chaleur de l'explosion elle même (rouge).

 

Crédits: ESA/XMM, NASA/CXC, University of Utrecht (J. Vink)

À gauche l'image de XMM Newton montrant l'expansion de l'anneau de débris, c'est le plus vieux reste de SN détecté.

À droite même zone mais prise au télescope MOST.

 

Credits: University of Utrecht (J. Vink), ESA/XMM-Newton, MOST

 

 

Le responsable du projet Jacco Vink, publie avec ses collègues les résultats de cette étude ce mois ci dans Astrophysical Journal, il n'est en principe pas disponible gratuitement, néanmoins après beaucoup d'efforts pour ceux qui le souhaitent, il est disponible sous format pdf de 6 pages sous le titre : "The X-ray synchrotron emission of RCW 86 and the implications for its age"

 

 

 

 

 

chickens_up.gif

 

 

 

 

 

ATLANTIS :  MISSION ACCOMPLIE, L'ISS S'AGRANDIT. (20/09/2006)

 

Ça y est la continuation de la construction de l'ISS a bien reprise. Les astronautes de STS 115 ont effectué trois sorties qui ont permis de rajouter des éléments à la station.

 

Comme par exemple cet imposant panneau solaire.

 

 

14 septembre 2006, les astronautes d'Atlantis déploient un nouveau panneau solaire de plus de 700m de long , il est attaché à l'ISS à la poutre P3/P4 qui a été installée il y a quelques jours.

Superbe vue de la navette accrochée à l'ISS via le module de docking PMA-2 (Pressurized Mating Adapter) du module Unity, prise le 12 sept 2006 par les astronautes durant leurs EVA. On remarque à l'arrière plan sur la droite, un Soyuz.

 

 

Si vous voulez voir les différents modules de l'ISS vus de l'espace, consulter cet ancien astronews.

 

Cette évolution de la station est le premier pas vers sa finition depuis Novembre 2002, après l'accident de Columbia en 2003.

Les astronautes ont utilisé le bras robotisé pour mettre en place la poutre (Truss P3/P4) manquante et le panneau solaire qui ont ensuite été connecté lors des EVA, mais le panneau solaire ne sera pas encore activé, il le sera lors du prochain vol navette.

Le déploiement des panneaux a ensuite été effectué (comme un accordéon) délicatement, avec arrêt en milieu de phase afin que la température s'égalise, en effet étant stocké en position fermée, ces panneaux peuvent se coller entre eux (humidité due au froid de l'espace, cela s'est produit en 2000), il est donc important d'y aller doucement!

 

Ces panneaux doivent servir a donner de l'électricité pour les futurs laboratoires Européens (Columbus) et Japonais (Kibo).

À la fin de sa construction l'ISS devrai posséder 4 jeux de panneaux solaires doubles débitant une puissance de 110KW.

 

EVA malchanceuses car ils ont perdu deux petits boulons dans l'espace qui peuvent devenir des bolides dangereux.

Néanmoins la mission des astronautes effectuant les sorties a été couronnée de succès.

 

Ce que les astronautes ont effectué comme travail n'est peut être pas visible facilement pour vous, je vais vous aider.

Ils continuent la construction de la poutre centrale de la station, cette poutre s'appelle Truss en anglais et elle répartie sur les deux côtés de la station.

 

 

Structure complète des poutres avec leurs dénominations.

Un côté est marqué par P (Port en anglais : bâbord) et S (Starboard : tribord).

Ce qu'a monté la mission STS 115, la prochaine mission (STS 116) devrait amener le morceau P5 du même côté, puis STS 117 le morceau S3S4 de l'autre côté.

Le panneau métallique vertical monté sur P4 n'est pas un panneau solaire, c'est un échangeur de chaleur ou un refroidisseur si vous voulez (la station produit trop de chaleur, elle doit être évacuée dans l'espace). En regardant la photo originale, on remarquera 2 Soyuz et un Progress d'attachés à l'ISS.

 

Beaucoup de belles photos de l'ISS prises par STS 115 avant de la quitter, elles sont à voir sur le site de la NASA consacré aux vols humains.

 

Je vous conseille aussi une vue originale où la station a été prise sous un angle de vue inhabituel.

 

 

 

 

La navette Atlantis a quitté le 17 Septembre 2006.

Elle est restée au début assez près de l'ISS pour un tour d'inspection, au cas où on ait détecté des problèmes sur le bouclier thermique, mais tout semble OK.

 

Le "Go" a été donné pour le retour sur Terre le 20 à Cape Canaveral.

 

 

Je ne peux pas résister à vous communiquer une des plus belles photos faite par l'équipage de la station, c'est la Terre, vue par un hublot de l'ISS avec sur la gauche bien garé à sa place un vaisseau Soyuz TMA-8.

Vous pouvez la mettre en fond d'écran sur votre PC cela à vraiment de la geule, moi c'est ce que je viens de faire (clic sur l'image et ensuite clic droit "établir en tant qu'élément d'arrière plan")

 

 

 

 

 

 

La NASA a planifié 15 vols supplémentaires de navette pour terminer la construction de l'ISS vers 2010, époque à laquelle elles seront retirées du service.

 

 

Page de la mission à la NASA.

 

 

 

 

 

Signalons que notre ami Thierry Legault a photographié le transit de l'ISS et d'Atlantis devant le Soleil, et cela donne cette superbe photo incroyable (une partie de la photo est ici à gauche, en cliquant sur la photo vous en verrez la totalité).

 

 

 

Cette photo postée sur astrosurf, est tellement bien faite qu'elle a été reprise par nos amis américains de la NASA de Spaceweather.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour être complet signalons aussi que l'Expédition 14 est en route, elle a décollé de Baïkonour avec cette fois à son bord une superbe jeune femme d'origine iranienne en tant que "touriste".

Nous en reparlerons.

 

 

chickens_up.gif

 

 

CASSINI SATURNE :.UNE OCCULTATION MAGIQUE. (20/09/2006)

(photos : NASA/JPL).

 

Les fanatiques des anneaux de Saturne attendaient ce moment avec impatience, maintenant Cassini est suffisamment haut pour nous donner à voir la totalité de son système satellitaire et annulaire.

 

L'événement de l'occultation lorsque le Soleil passe derrière la planète va donner l'occasion aux scientifiques du JPL d'étudier les anneaux en détails.

De plus cette occultation va être relativement longue, 12 heures ce qui va permettre d'imager le système complet d'anneaux.

Cette occultation va permettre aussi d'avoir plus de détails sur les anneaux ténus D,F,G et E.

 

Comme déjà dit, l'anneau E est très diffus (contient des particules de l'ordre de 1 à 2 microns seulement) et très large (s'étend de 150.000 à 240.000km du centre de Saturne) et est alimenté par les jets glacés d'Encelade.

Cassini a déjà traversé cet anneau (mise en orbite et aussi relativement souvent pour les changements d'orbite) sans danger.

 

 

 

Cassini va commencer à prendre des images le 17 Sept 2006 et effectuera une mosaïque autour de la planète comme représentée sur la photo suivante.

Cette opportunité de prendre des photos pendant une occultation pendant une si longue période et à haute altitude par rapport aux anneaux sera unique pendant les 4 ans de mission.

 

 

 

 

On voit sur la vidéo d'animation (1,5MB) préparée par le JPL le trajet du Soleil passant derrière Saturne et le mouvement de tous les satellites pendant cette période.

 

 

 

Les images commencent à arriver, en voici une typique, on y voit surtout les anneaux extérieurs, les anneaux A,B, C et D sont très surexposés.

 

On a découvert à l'occasion de cette opposition, et dû à l'éclairage rasant, une anneau sur l'orbite de Janus, dû probablement aux divers chocs qui alimentent son orbite en fines particules.

 

On remarque aussi le large et diffus anneau E alimenté lui par Encelade et que l'on voit parfaitement dans cette vue extraordinaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Émouvant : à l'occasion de cette occultation, Cassini nous a photographié quand le Soleil était masqué par Saturne, voici ce petit point bleu au centre droit de l'image marqué d'une flèche.

 

 

Dans l'encart en haut à gauche, la Terre un peu surex et la petite flèche indique….la Lune.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme d'habitude, vous trouverez toutes les dernières images de Cassini au JPL

Les animations et vidéos : http://saturn.jpl.nasa.gov/multimedia/videos/videos.cfm?categoryID=17

 

Les prochains survols : http://saturn.jpl.nasa.gov/home/index.cfm

Tout sur les orbites de Cassini par The Planetary Society; très bon!

 

Voir liste des principaux satellites.

 

 

 

 

chickens_up.gif

 

 

 

 

 

CASSINI TITAN :.LES NUAGES DE TITAN. (20/09/2006)

(Photos : NASA/JPL et UA)

 

 

Voici Titan vu par le VIMS (Visual and Infrared Mapping Spectrometer) lors du survol par Cassini le 22 Juillet 2006.

 

La composition des filtres était la suivante : 5µ pour le rouge; 2µ pour le vert et 1,2µ pour le bleu.

Les nuages détectés sont marqués sur la photo, ils circulent aux alentours du 40ème degré de latitude Sud.

 

Image prise de 160.000km d'altitude.

 

Le VIMS est un spectromètre imageur qui prend une image dans 352 longueurs d'onde différentes, entre 300 et 5100nm..

 

 

 

 

Cassini a aussi dirigé ses cameras vers l'hémisphère Nord, et là il a détecté des nuages d'éthane.

 

 

 

Voici les images IR recueillies par VIMS de l'hémisphère N de Titan.

 

On y voit la réflexion de la lumière solaire dans l'atmosphère de Titan à 2,8µ de longueur d'onde.

Le plus fort taux de réflexion apparaît en rouge et on peut ainsi remarquer le nuage d'éthane (C2H6) au Nord du 50ème parallèle.

La tache rouge en haut de l'image D n'est pas due à l'éthane, c'est une réflexion parasite du limbe de Titan.

 

L'image A date de Décembre 2004; les images B et C d'Août 2005 et D de Septembre 2005.

 

 

 

 

 

 

Ce nuage de type cirrus d'éthane est situé vers les 30 à 60km d'altitude, rappelons que l'éthane provient de la destruction du méthane (CH4) par les UV dans la haute atmosphère de Titan.

 

Ces nuages sont peut être les indices qui vont nous aider à résoudre une question pendante depuis longtemps : où se trouve ces hydrocarbures qui devraient recouvrir une grande partie de la surface de Titan?

On s'attendait en fait avant Cassini à détecter plus d'éthane que ce qu'on détecta, car si le méthane est présent sur Titan depuis sa formation, il devrait y avoir des mers d'éthane, or ce ne semble pas être le cas.

 

Les scientifiques pensent quand même qu'il doit pleuvoir de l'éthane ou neiger de l'éthane en fonction de la température, au Pôle Nord en ce moment, lors du changement de saison un phénomène similaire devrait se produire au Pôle Sud.

On n'a pas encore mis en évidence des calottes polaires d'éthane sur Titan.

On pense qu'il devrait aussi y avoir des lacs d'éthane et de méthane (l'éthane se dissout dans le méthane liquide) et c'est peut être cela que Cassini a détecté récemment.

 

 

Caitlin Griffith de l'UA (University of Arizona) publie dans Science un article au sujet de ces nuages d'éthane, notre ami Pascal Rannou de l'Université de Versailles St Quentin y a participé.

 

Il a la gentillesse de me fournir l'article original et pour les lecteurs des astronews de nous apporter ses commentaires :
 
Pourquoi des nuages d'éthane?
En fait les nuages d'éthane étaient attendus.  On sait que la circulation dans la stratosphère est, en ce moment, une grande cellule qui a une branche ascendante dans l'hémisphère d'été (sud) et une branche descendante au pôle d'hiver (nord).
L'éthane, mais aussi toutes les autres espèces chimiques formées par photochimie, le sont dans la mésosphère (au desssus de 400-500 km), et sont transportées par cette cellule stratosphérique vers le pôle d'hiver (nord).
Les espèces arrivent donc dans le piège froid de la tropopause (basse température vers 40-60 km) essentiellement dans la région polaire nord, et condensent pour former des nuages. Les analyses tardives de Voyager/IRIS (1997 et 2005) avaient permis de mettre en évidence l'existence de divers glaces par spectroscopie dans cette région (le circulation était semblable à celle d'aujourd"hui). 
Ici, on a une "photo" à plusieurs longueurs d'onde qui permet de dire que ces nuages polaires sont vers 60°N, à  50 km et sont formés de gouttes de quelques microns, exactement à l'endroit et avec les caractéristiques prédits pour les nuages d'éthane. (Avec un modèle de circulation de Titan, on s'était lancé dans la prédiction des structures nuageuses il y a quelques mois, justement :-) Ca marche pas mal, à vrai dire).
 
Cependant VIMS ne permet pas de détection spectrospique (qui montrerait une signature incontestable d'un matériau donné). Ce sont les rapprochements (prédiction des zones de formation, des tailles de gouttes) avec les modèles qui permettent de pointer l'éthane...

Pourquoi l'éthane: c'est le gaz le plus simple produit par la photo-dissociation du méthane et de l'azote, et donc le plus abondant.
En réalité ces nuages doivent être composés essentiellement d'éthane, mais mélangé à d'autres espèces - en moindre quantité -  provenant aussi de la production photochimique (et qui condensent inévitablement aux alentour de la tropopause)...

Ou est l'éthane ? il doit s'accumuler au pôle. Au rythme de quelques mm/année de Titan, on devrait en voir beaucoup... peut-être même sous forme de grande calotte de glace, ou alors dissous dans le méthane (solution éthane-méthane) ?
 
D'autre lacs existent peut-etre, ou alors c'est peut-etre infiltré dans le sol poreux.
A vrai dire, je ne sais pas sous quelle forme on peut trouver l'éthane (glace ou liquide ?).  On sait aussi que les aérosols tombent  préférentiellement au pôles en meme temps que l'éthane. Qui sait si l'éthane n'est pas là, mélangé aux aérosols (genre glaces sales). 
 
Voilà. Je pense que personne ne sait où est l'éthane (ni d'ailleurs le méthane, ce qui parait incroyable tant ce composé est important sur Titan!). La seule chose a peu près sure, c'est que l'éthane s'accumule - comme les aérosols - aux pôles.  Une piste serait peut-etre de mettre en évidence des sortes de calottes montrant une accumulation d'un matériau au pole... le radar peut peut-etre le permettre...
 

 

 

 

chickens_up.gif

 

 

 

LES ROVERS MARTIENS : OPPY ET LE CRATÈRE BEAGLE. (20/09/2006)

(Photos NASA/JPL)

 

Opportunity est maintenant très près du cratère Victoria, mais avant d'y arriver il a photographié un panorama en haute résolution d'un plus petit cratère, le cratère Beagle, qui fait 35m de diamètre.

Vous voyez une petite partie de ce panorama sur la photo suivante, et si vous cliquez dessus, vous l'aurez en entier. Image prise du 6 au 9 Août 2006 soit sol 901 à 904.

Elle est en "fausse" couleur et a été faite avec les filtres : 753-nm, 535-nm, et 432-nm; ces fausses couleurs ont l'avantage de mieux révéler les différences types de matériaux composant le sol.

 

 

Ce cratère est relativement érodé et ses flancs ne sont pas très abrupts, d'autre part l'intérieur est rempli de sable. Les bords intérieurs du cratère révèlent les roches de l'affleurement rocheux.

Les éjectas suite à l'impact parsèment les alentours du cratère.

 

Opportunity a aussi fait des mesures spectro à cet endroit.

 

Ce cratère a été nommé Beagle en l'honneur bien entendu du célèbre bateau de Charles Darwin le HMS Beagle et aussi en l'honneur de la malheureuse sonde britannique qui s'est crashée à l'arrivée de Mars Expres.

 

La prochaine fois nous serons certainement au cratère Victoria, qui fait 750m de diamètre pour une profondeur de 70m, ce sera le plus grand cratère que le rover explorera.

Après avoir examiné les bords, les scientifiques de Pasadena vont essayer de trouver le bon chemin de descente.

 

 

 

Pour vous préparer à ce cratère voici un modèle établi par la NASA.

 

 

 

Il y a aussi un petit film mov sur ce cratère, il fait 20MB.

Cette animation stéréo a été créée à partir de photos de la caméra MOC à bord de MGS..

 

 

 

 

 

Les scientifiques attendent beaucoup de Victoria car ses flancs sont abrupts et profonds et devraient indiquer l'histoire géologique du lieu.

 

 

 

Les meilleures photos sont classées dans le planetary photojournal que vous pouvez retrouver à tout instant:

http://photojournal.jpl.nasa.gov/targetFamily/Mars

 

Où sont les rovers maintenant, cette page de la NASA vous donne la carte précise des chemins et emplacements.

 

Les images en couleur par des amateurs: http://www.lyle.org/~markoff/

Comprendre les couleurs : http://www.highmars.org/niac/education/mer/mer00b.html

Les rapports de mission par Steve Squyres (responsable mission) mis à jour régulièrement. (anglais)

 

 

 

chickens_up.gif

 

 

 

MGS :.9 ANS AUTOUR DE MARS! (20/09/2006)

(Photo MSSS/NASA)

 

La sonde Mars Global Surveyor (MGS) orbite Mars maintenant depuis 9 ans.

Sa puissante caméra la MOC (Mars Orbiter Camera) développée par Michael Malin nous gave toutes les semaines de photos de plus en plus merveilleuses du sol martien.

Pour les 9 ans voici un superbe cratère situé dans la zone du Syrtis Major.

 

Ce cratère fait approximativement 2000m de diamètre.

Il est entouré de dunes martiennes très caractéristiques sauf dans la partie en bas à gauche protégée du vent par le flanc plus haut que les autres.

 

Pour information il est situé à : 7.3°N, 292.4°W

Quoi, vous ne comprenez pas ce que cela veut dire?

Ah oui, cela pose la question du Greenwich sur Mars.

Où est donc la longitude zéro sur Mars?

Bonne question n'est ce pas?. Réponse.: c'est le cratère Airy, du nom du célèbre astronome anglais qui a popularisé le méridien de Greenwich au détriment de celui de la belle ville de Paris, et aussi celui qui a mis des bâtons dans les roues de John Adams lors de la découverte de Neptune, voir l'histoire de cette découverte).

 

 

 

 

 

Toutes les photos de MGS à la disposition du public.

 

 

 

 

chickens_up.gif

 

 

 

 

chickens_up.gif

 

 

 

LIVRE CONSEILLÉ :.ASTROPHOTOGRAPHIE PAR THIERRY LEGAULT. (20/09/2006)

 

Notre ami et voisin, le célèbre astrophotographe Thierry Legault vient de publier un livre où il nous dévoile quelques uns de ses secrets.

 

Ce livre s'appelle très simplement Astrophotographie, il est publié par les éditions Eyrolles, c'est un grand format 25x28 cm, comporte 160 pages et est entièrement en quadrichromie avec plus de 300 illustrations.

 

Il devrait commencer à être disponible en librairie, et je conseille fortement à ceux qui se lance dans la délicate passion de photographier les astres et les planètes de se le procurer.

Son prix est raisonnable : 39€.

Son code ISBN : 2212114729

 

 

 

 

 

 

Voici la table des matières, on peut aussi pour plus d'informations consulter cette page du site de T Legault..

 

TABLE DES MATIERES

Ch 1 L'astrophotographie sans instrument

- Appareils et réglages.
- Les sujets. Rapprochements de planètes. Fins croissants et lumière cendrée. Constellations et Voie Lactée. Comètes. Rotations et filés d'étoiles. Étoiles filantes. Lumière zodiacale. Aurores polaires. Éclipses de Lune et de Soleil. Phénomènes atmosphériques. Satellites artificiels.
- La retouche des images.

Ch 2 Les appareils de prise de vue et leur fonctionnement

- Les capteurs numériques. Structure d'un capteur. Acquisition des images, rendement quantique et sensibilité spectrale. Les capteurs couleur.
- Les appareils. Caméra CCD. Appareils numériques. Webcams et caméras vidéo. Le matériel informatique. L'impression des images.

Ch 3 Défauts et correction des images

- Le signal thermique. Causes et caractéristiques. Correction.
- Les défauts d'uniformité. Caractéristiques. Correction.
- Prétraitement des images.
- Les bruits et leur réduction. Les sources de bruit. Améliorer le rapport signal sur bruit. Méthodes de compositage. Réduction de bruit sur une image unique. Conseils pour les images de prétraitement.

Ch 4 Techniques instrumentales

- Monter l'appareil sur un instrument. Montage en parallèle. Montage au foyer. Montage avec système grandissant. Montage avec système réducteur. Montage afocal. Montages particuliers avec un objectif photo.
- Calculer le champ et l'échantillonnage. Calculer le champ. Calculer l'échantillonnage et la taille des objets.
- Le réglage optique des instruments. Conseils pour un réglage optimal. Quel réglage pour quel instrument ?
- La mise au point. La tolérance de mise au point. Les systèmes de mise au point. Techniques et aides à la mise au point.

Ch 5 La Lune et les planètes

- Instruments et résolution. Où sont les limites de résolution ? Les instruments pour la photo planétaire. L'aberration chromatique. L'obstruction centrale. La collimation. Montures et suivi. L'atmosphère.
- Appareils et réglages. Focale et échantillonnage. La prise de vue.
- Le traitement des images. Sélection des meilleures images. Prétraitements. Recentrage et compositage des images. Amplification des détails. Réglage des couleurs. Animations. Images en stéréo. A quoi sert le traitement d'image ?
- Les planètes et leurs satellites. Mercure. Vénus. Mars. Jupiter. Saturne. Uranus et Neptune. Pluton. Les satellites des planètes.
- La photographie de la Lune. La Lune en gros plan. Le mouvement propre lunaire. La Lune en entier. La lumière cendrée. Les éclipses de Lune. Les occultations lunaires.

Ch 6 Le Soleil

- Le Soleil en lumière blanche. Le filtrage. Appareils, prise de vue et traitement.
- Le Soleil en Halpha. Le filtre interférentiel Halpha. Le coronographe. Appareils, prise de vue et traitement.
- Les éclipses de Soleil.
- Les transits.

Ch 7 Le ciel profond

- Les instruments pour la photo du ciel profond. Rapport F/D et focale. La couverture de champ.
- La collimation.
- Les montures. Monture fixe. Monture altazimutale motorisée. Monture équatoriale motorisée.
- L'alignement polaire. Le viseur polaire. L'alignement polaire informatisé. L'alignement au chercheur. Les méthodes d'affinage de l'alignement polaire.
- Les erreurs de suivi. L'erreur périodique. Les autres erreurs.
- Le guidage. Guidage parallèle. Guidage par diviseur optique. Guidage visuel et autoguidage.
- Les objets du ciel profond. Les étoiles. Les nébuleuses diffuses. Les nébuleuses planétaires. Les galaxies. Les comètes. Les astéroïdes.
- L'atmosphère.
- Couleur, noir et blanc et filtrage. Les filtres à large bande. Les filtres à bande étroite. Les filtres anti-pollution. APN, Halpha et filtre anti-infrarouge.
- Choisir et régler son appareil. APN ou caméra CCD ? Quel temps de pose ? Les autres réglages.
- La recherche des objets. Le chercheur. Le centrage à l'oculaire. La visée directe avec un APN. Les cercles de coordonnées. Le système GOTO.
- La prise de vue. Préparer sa séance de photographie. La technique du shift-and-add.
- Le traitement des images. Prétraitements. Recentrage et compositage. Fond de ciel et gradients. Amélioration de la netteté. Harmonisation des lumières. Retouches cosmétiques. Mosaïques. Animations. Réglage des seuils.
- Le traitement des couleurs. Etoiles et galaxies avec capteur couleur. Etoiles et galaxies avec capteur monochrome et filtres RVB. Nébuleuses avec capteur couleur. Nébuleuses avec capteur monochrome et filtres.

Annexes

- Les images numériques. Formats les plus courants. Visualisation des images. Opérations courantes sur une image.
- Matériels et logiciels. Caméras CCD et vidéo. Filtres et accessoires photographiques. Logiciels astronomiques.
- Du capteur à l'image. Lecture de l'image. Obtention d'une image en couleurs. Le mode noir et blanc.
- Les principales causes des défauts d'uniformité et leurs remèdes. Le vignetage. Les poussières.
- Contrôler et régler sa monture équatoriale. Mesurer son erreur périodique. Régler sa monture.
- Calibrer un jeu de filtres RVB.
- Réaliser un chapelet d'éclipse. Préparer la prise de vue. Assembler les images.
- Optimiser les paramètres d'un APN.
- Traduction de quelques termes techniques.

 

 

Vous pouvez lire l'avant propos du livre par Th Legault.

 

 

Bonne lecture et bonne mise en pratique des conseils donnés.

 

 

 

 

 

chickens_up.gif

 

 

 

 

 

 

LES MAGAZINES CONSEILLÉS :.LEIBNIZ NUMÉRO SPÉCIAL DE POUR LA SCIENCE (20/09/2006)

 

Nos amis de Pour la Science publie régulièrement des éditions spéciales, cette fois ci elle est consacrée à Wilhelm Leibniz, philosophe et homme de sciences du 17 ème siècle.

 

 

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. » S’il est une chose que nous connaissons de Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716), c’est cette thèse que Pangloss, le maître de philosophie de Candide, proclame contre vents et marées dans le conte de Voltaire, Candide ou l’optimisme.

 

Pourtant, Leibniz est beaucoup plus que le fondateur de l’optimisme. Philosophe, logicien, mathématicien, physicien, biologiste, géologue, ingénieur, diplomate, politicien, juriste, linguiste, poète, il s’est intéressé à tout. Recherchant une langue universelle avec laquelle toute connaissance serait accessible, il construisit la première forme de calcul logique.

 

Se penchant sur les problèmes de quadrature et de détermination des tangentes à une courbe, il conçut un algorithme pour les résoudre : le calcul différentiel, outil incontournable des sciences d’aujourd’hui. S’interrogeant sur l’origine des fossiles, il proposa que ces objets soient des animaux et des plantes d’espèces parfois éteintes et que les espèces changent au cours du temps. Et n’oublions pas ses travaux sur l’espace, le temps, l’infini, la matière, le mouvement… Massimo Mugnai, professeur d’histoire de la logique à l’École normale supérieure de Pise, nous dévoile les multiples facettes de cet esprit universel qui, aujourd’hui encore, enrichit tant la pensée philosophique que les sciences.
À côté de ce voyage aux confins de la connaissance, ce numéro vous propose de découvrir la pensée d’Antoine-Augustin Cournot qui, au XIXe siècle, introduisit les mathématiques en économie, de partir en quête du premier zéro chinois, de suivre les péripéties des aérostiers du XIXe siècle, de percer les mystères de l’Observatoire du parc Montsouris, d’assister, dans une petite vallée vosgienne de la fin du XVIIIe siècle, à la naissance de la pédagogie d’éveil.

 

Voici le sommaire de ce magazine :

 

 

Carnet des Génies

 

 

Agenda

 

 

Point de vue

 

La place de l’histoire des sciences dans l’enseignement par Alain Bernard

Acteurs de la science

 

Cournot, mathématicien et philosophe novateur par Thierry Martin

Un manuscrit, une histoire

 

Sur la trace du zéro en Chine par Jean-Claude Martzloff

Histoire d'objet

 

Le ballon au XIXe siècle : lorsque la science fait rêver par Marie Thébaud-Sorger

Histoire de l'éducation

 

Les poêles à tricoter d’Oberlin par Loïc Chalmel

Les affaires de la science

 

Instruire les marins avec les moyens du bord : l’Observatoire de Montsouris par Guy Boistel

Dossier : Leibniz

 

Par Massimo Mugnai

Diplomate à la cour de Hanovre

 

En 1666, docteur en philosophie et en droit, Leibniz, attiré par la politique, refuse un poste académique à l’université.
Il devient conseiller des ducs de Hanovre et consacre son temps libre à la philosophie et aux sciences.

Penser, c’est calculer

 

Lorsque, dans les années 1660, Gottfried Wilhelm Leibniz se met en quête d’une langue universelle, l’idée n’est pas nouvelle. L’originalité du jeune homme est d’avoir fourni des exemples concrets de calcul.

Des propositions aux équations

 

Pour élaborer un calcul logique, Leibniz, s’inspirant de l’algèbre, tente de traduire en équations les quatre propositions catégoriques aristotéliciennes.

De la vive Italie à la morne Hanovre

 

En 1689, Leibniz parcourt l’Italie à la recherche d’informations sur les Brunswick. Son voyage est riche en rencontres et en discussions, tant scientifiques que philosophiques et religieuses. Le retour à Hanovre est rude…

Un projet de calcul universel

 

Dans les années 1680, Leibniz jette les bases de son calcul logique : commutativité, négation, conjonction…
Son calcul présente de fortes similarités avec la logique que Boole concevra 60 ans plus tard.

Analyse infinie et mondes possibles

 

Selon quel critère logique peut-on distinguer vérités de raison et vérités de fait ? Comment justifier la contingence d’un énoncé ? Ces interrogations entraînent Leibniz sur les traces d’Euclide et dans un étrange univers où des mondes possibles côtoient le monde réel.

Dieu, l’espace et le temps

 

Dans la Théodicée , Leibniz se fait le défenseur de Dieu. Si le mal existe, c’est pour mettre en évidence l’harmonie de notre monde, le meilleur possible. C’est encore la sagesse de Dieu que Leibniz invoque pour expliquer pourquoi l’espace et le temps ne sont pas absolus.

Les «monades»

 

Dès sa jeunesse, Leibniz s’interroge sur la façon dont la matière s’organise en corps. Il conçoit le concept de monade, entité immatérielle et indivisible qui assure la cohésion et l’unité du corps auquel elle est associée.

La science de l’infini

 

Selon Leibniz les corps matériels sont faits de parties, elles-mêmes divisées en parties, et ce à l’infini.
Toutefois, ces parties ne sont pas des infinitésimaux, que Leibniz réserve au monde idéal des mathématiques.

La découverte du calcul différentiel

 

Dans les années 1670 à Paris, Leibniz, sous la houlette de Huygens, appréhende la complexité des mathématiques. D’une simple remarque sur les suites numériques, il déduit une méthode pour carrer les aires et déterminer les tangentes.

La dynamique

 

Dans les années 1670, Leibniz critique la thèse cartésienne de la conservation de la quantité totale de mouvement au cours d’un choc. Pour lui, cette quantité n’est pas conservée, contrairement à la force motrice.

La formation de la Terre

 

Dans la Protogaea, Leibniz élabore une genèse de la Terre où les restes fossiles sont des animaux et plantes d’espèces parfois éteintes. Dès lors, il s’interroge sur l’origine et la transformation des espèces.

Bibliographie

 

Orientation bibliographique

Webographie

 

Sélection de sites utiles :

Bibliographie des rubriques

 

Dans tous les kiosques pour : 6,90€

 

Je vous rappelle le numéro de Septembre de l'édition mensuelle de Pour la Science dont nous avons déjà parlée.

 

 

 

 

 

chickens_up.gif

 

 

 

 

C'est tout pour aujourd'hui!!

 

Bon ciel à tous!

 

JEAN PIERRE MARTIN

 

 

Astronews précédentes : ICI