LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:

Mise à jour : 29 Novembre 2021     

   

Conférences et Évènements : Calendrier   .............. Rapport et CR

Prochaine conférence SAF.. Les conférences seront en présence du public. Un PASS SANITAIRE ou un test PCR négatif récents seront exigés à l’entrée dues aux récentes précautions sanitaires.

Le mercredi 8 Décembre 2021 à 19H00  au CNAM amphi Grégoire (220 places). Philippe LAUDET du CNES Astrophysicien chef du projet SEIS sur Insight, nous parlera de : SEIS : UN SISMOMÈTRE FRANÇAIS SUR MARS. UNE AVENTURE HUMAINE ET TECHNOLOGIQUE..  Réservation comme d’habitude ou à la SAF directement.

La suivante : L’exploration des astéroïdes : petits corps mais grands exploits par A. Moussi du CNES. Résa > 9 Dec

Transmission en direct sur le canal YouTube de la SAF : https://www.youtube.com/channel/UCD6H5ugytjb0FM9CGLUn0Xw/feautured

 

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ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :

Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires

Certains peuvent recevoir en double ces news, car ils sont inscrits sur plusieurs listes. J’en suis désolé.

Sommaire de ce numéro :     

Le Soleil a rendez-vous avec la Terre : CR de la conf SAF de A.S. Brun du 10 nov 2021 (29/11/2021)

DART : Mission déviation d’un astéroïde. (29/11/2021)

Ondes Gravitationnelles :.Un 3ème catalogue très fourni ! (29/11/2021)

InSight :.Des nouvelles de SEIS. (29/11/2021)

JWST :.Encore un petit retard ! (29/11/2021)

Ingenuity : Les vols ont repris avec succès. (29/11/2021)

Vega : Le renseignement français en orbite ! (29/11/2021)

SpaceX :.Crew-3, le départ (suite) ! (29/11/2021)

Vu d'en haut :. Cap Canaveral, Floride. (29/11/2021)

Vu d’en haut : Kourou, Guyane (29/11/2021)

Un site Internet à découvrir :. Tout Le Monde Peut Tout Comprendre (29/11/2021)

Livre conseillé « Meurtre au CFHT » par votre serviteur. (29/11/2021)

Les magazines conseillés :.Pour la Science, théorie des catégories. (29/11/2021)

 

 

 

DART : MISSION DÉVIATION D’UN ASTÉROÏDE ! (29/11/2021)

 

 

Une image contenant ciel, eau, extérieur, bateau

Description générée automatiquement

C’est dans la nuit du 23 Novembre 2021 que la NASA a lancé à partir de la Californie à l’aide d’un lanceur Falcon-9 de SpaceX (qui avait déjà été utilisé deux fois !), une mission originale :

 

Percuter un astéroïde géocroiseur situé à plus de 10 millions de km de nous. Ce devrait être en fait une mission test pour étudier les différentes options d’évitement qui s’offrent à nous en cas de détection d’astéroïdes se précipitant vers la Terre.

 

Justement cette mission a été baptisée DART acronyme de Double Asteroid Redirection Test, test de redirection d’un astéroïde double.

 

 

Photo : la Falcon-9 sur le pas de tir de Vandenberg.

Crédit : NASA.

 

 

 

 

 

Que pouvons-nous dire sur cette mission DART (on rappelle que DART veut dire fléchette en anglais, le célèbre jeu que l’on joue dans tout bon pub anglais !):

 

Une image contenant texte

Description générée automatiquementC’est le JHUAPL (celui de la mission New Horizons par ex) qui a la charge de l’impacteur et c’est SpaceX qui se charge du lancement avec une Falcon 9, depuis la base de Vandenberg en Californie sur une orbite polaire.

 

Photo : la sonde DART est placée dans l’atelier de SpaceX sur le site de lancement.

On remarque le panneau solaire ROSA, enroulé, et le disque gris qui est l’antenne radiale grand gain RLSA.

Une autre belle vue.

 

Crédit photo : NASA/Johns Hopkins APL/Ed Whitman

 

 

 

 

 

C’est une mission qui devrait nous préparer à une éventuelle mauvaise rencontre avec un astéroïde en route pour la Terre.

C’est une répétition de ce que l’on pourrait essayer de faire pour lutter contre un tel impact.

 

DART est un impacteur cinétique, comme l’avait été la mission Deep Impact il y a quelques années en 2005, avec la comète Tempel 1.

 

On n’avait d’ailleurs pas noté de changement notable de l’orbite à cette occasion.

 

Cette fois-ci on s’attaque à un système binaire de petits astéroïdes : Didymos (800 m) et sa lune Dimorphos (150 m). La petite lune effectuant son orbite autour du corps central en 11 h et 55 min.

 

Voici une vue radar de cet astéroïde double.

 

Une image contenant satellite, ciel nocturne

Description générée automatiquement

Vue d’artiste de la mission DART. La sonde va impacter Dimorphos et sera observée

par le mini satellite caméra et depuis la Terre. Credits: NASA/Johns Hopkins Applied Physics Lab.

 

L’idée est d’impacter le petit satellite Dimorphos à 6,6 km/s avec DART (près de 600 kg) et de voir l’influence que cela produit sur les orbites des deux corps. L’impact est prévu dans une dizaine de mois (vers sept ou oct 2022), alors que les deux astéroïdes seront à 11 millions de km de nous.

 

La sonde DART est équipée d’un panneau solaire enroulant ROSA (Roll Out Solar Arrays), comme le modèle au-dessus installé sur l’ISS il y a quelques mois par T Pesquet et ses collègues.

Une caméra à bord (DRACO) sera chargée de filmer l’impact depuis l’impacteur.

 

Une mini caméra éjectée de DART à bord d’un mini satellite CubeSat italien ( LICIACube acronyme de Light Italian CubeSat for Imaging Asteroids) devrait filmer l’impact et nous transmettre ses images. Avec un peu de chance, on devrait aussi depuis la Terre imager l’impact.

 

Que dire encore, la sonde est équipée d’un moteur ionique au Xénon, version améliorée du moteur qui était à bord de la sonde Dawn.

Ce moteur porte le nom de NEXT-C, acronyme de NASA Evolutionary Xenon Thruster – Commercial.

 

Cette mission est importante dans le cadre de la défense de la planète pour essayer de dévier un astéroïde de sa course.

 

Les scientifiques ont calculé que cet impact (DART a une masse de 600 kg) devrait changer la vitesse orbitale de Didymos de 0,4 mm/s ce qui devrait ainsi altérer la vitesse orbitale de son compagnon Dimorphos de 0,5 mm/s, sa période orbitale devant se réduire théoriquement de approx. 10 minutes.

Cela peut ne pas paraitre énorme, mais au cours du temps c’est ce qui peut faire la différence entre un choc avec la Terre ou l’évitement. En frappant le petit satellite, on ne prend aucun risque de modifier grandement l’orbite du plus gros astéroïde.

Pour information Didymos, bien que géocroiseur, n’est pas un astéroïde dangereux pour notre planète et l’impact n’aura aucune influence sur un futur éventuel danger.

 

DART étant une mission suicide, elle n’emporte que très peu d’instruments : un suiveur d’étoiles et une caméra de 20 cm d’ouverture pour la navigation

 

De même l’ESA va lancer sa mission HERA qui pourrait se rendre aux environs de Didymos en 2026 afin d’observer l’astéroïde dévié, de mesurer sa masse et de cartographier à haute résolution le cratère laissé par l’impact avec DART.

 

 

Une belle infographie de la NASA et de l’AFP sur la mission.

 

Ce test devrait préparer l’humanité à une éventuelle collision spatiale, même si aucune menace n’a été détectée pour le moment.

 

Justement, sur les menaces éventuelles des astéroïdes et comètes.

On a identifié tous les gros astéroïdes dangereux, ceux de 10 km ou plus, ils sont peu nombreux et se comptent sur les doigts d’une main. Pour le moment, et même pour les prochaines quelques millions d’années, il n’y a pas de danger.

 

Par contre, les objets intermédiaires, de l’ordre du km, sont plus nombreux, un millier. Ils sont à cause de la quantité, plus dangereux, la probabilité de collision est de l’ordre de la centaine de milliers d’années. Ils sont connus et aucun danger imminent n’est signalé.

 

Les astéroïdes de la centaine de mètres, sont extrêmement nombreux, plusieurs dizaines de milliers et ils ne sont pas tous répertoriés. Ils s’approchent de nous plus souvent que les plus gros, c’est surtout contre eux que l’on doit se défendre. Et c’est à cette occasion que la mission DART a été construite. Ils ne détruiraient pas la planète, mais la région de l’impact serait dévastée à jamais. On espère donc beaucoup apprendre de cette mission et de la mission Hera.

 

 

Une vidéo explicative du JHUAPL :

https://youtu.be/hbL07cZUEMU

 

 vidéo :

 

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

La Nasa envoie la sonde Dart s'écraser contre un astéroïde

 

DART Prepares for Launch in First Planetary Defense Test Mission

 

Dart mission homepage

 

Could we really deflect an asteroid heading for Earth? An expert explains NASA's latest DART mission

 

NASA launches spacecraft to kick an asteroid off course

 

Mission Dart : « Une explosion nucléaire ne serait utilisée qu’en dernier recours pour dévier un astéroïde

 

Double Asteroid Redirection Test (DART) Mission

 

Catching asteroid deflection mission's first words

 

NASA Encapsulates DART Spacecraft Atop SpaceX Falcon 9 Rocket That Will Launch It Towards A Binary Asteroid

 

 

Sur HERA :

 

Planetary defenders: after NASA’s DART comes ESA’s Hera

 

la mission Hera de l’ESA suivra la mission DART de la NASA

 

 

 

 

 

 

ONDES GRAVITATIONNELLES : UN 3ème CATALOGUE TRÈS FOURNI ! (29/11/2021)

 

La collaboration Ligo/Virgo/Karga vient de publier son troisième catalogue de détection d’ondes gravitationnelles (OG) et il est copieux !

 

Un rappel :

 

Une image contenant herbe, extérieur

Description générée automatiquementLigo et Virgo sont des détecteurs d’OG situés à la surface terrestre, Ligo aux USA en deux endroits et Virgo en Italie dans la région de Pise.

 

En revanche, Kagra (acronyme de Kamioka Gravitational Wave Detector) que peu d’entre vous doivent connaitre, est situé sous terre au Japon dans la région du Kamiokande célèbre pour ses détecteurs de neutrinos.

Cet interféromètre est enfoui sous terre à 200 m de profondeur, son principe est le même que Ligo et Virgo. Kagra (anciennement LCGT Large-scale Cryogenic Gravitational-wave Telescope) est un laser de 3 km de long.

Voir cette illustration de Kagra.

 

Photos des 4 interféromètres : rang du haut de g à d : Ligo (Hantford état de Washington) et Kagra ; rang du bas : Virgo en Italie et Ligo (Livingston Louisiane).

Crédit : ICRR, Univ. of Tokyo/LIGO Lab/Caltech/MIT/Virgo Collaboration

 

 

 

 

 

Le premier catalogue (baptisé GWTC-1) contenait 11 événements des premiers rounds d’observation O1 et O2, il contenait notamment les premières découvertes.

Le deuxième catalogue (GWTC-2) avait ajouté 44 nouveaux évènements pour l’observation O3.

Soit un total de 545 évènements.

 

Le troisième catalogue (GWTC-3) qui vient d’être publié, rajoute encore 35 évènements, amenant le compte total à ce jour à 90. On les a placés sur la figure ci-après :

 

Représentation de ces divers objets compacts. Chaque cercle représente un de ces objets, l’échelle verticale représente la masse en masses solaires. Les cercles bleus correspondent aux trous Noirs, les oranges aux étoiles à neutrons. Les quelques objets incertains sont moitié-moitié bleu/orange. Caque coalescence (merger) implique 3 objets, les 2 objets qui vont fusionner et le résultat final. La flèche indique quels objets ont fusionnés et quel objet est le résultat.

Crédits : LIGO-Virgo-KAGRA Collaborations/Frank Elavsky, Aaron Geller/Northwestern

 

Une autre représentation des diverses découvertes.

 

Ces nouveaux 35 éléments sont très probablement des fusions de trous noirs (32) et 3 de trous noirs et étoiles à neutrons.

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Japan’s pioneering detector set to join hunt for gravitational waves de Nature.

 

KAGRA to Join LIGO and Virgo in Hunt for Gravitational Waves

 

Trois questions pour tout comprendre à Kagra, le nouveau détecteur d’ondes gravitationnelles

 

 

LIGO homepage.

 

Gravitational Wave Candidate Event Database

 

Sur le site :

Il y a du Nobel dans l’air Les ondes gravitationnelles sont mises en évidence. (11/02/2016)

 

Ondes Gravitationnelles : Ligo et Virgo en pleine action. (29/09/2017)

 

Ondes Gravitationnelles :.GW 190814 ; du jamais vu ! (06/08/2020)

 

 

 

 

 

 

 

INSIGHT : DES NOUVELLES DE SEIS ! (29/11/2021)

 

La mission Insight posée sur Mars depuis le 26 Novembre 2018 dans les plaines de Elysium Planitia, et malgré quelques malheurs avec la Taupe allemande, le sismomètre français fonctionne, lui, parfaitement.

 

Voir tous les épisodes de cette mission sur votre site préféré.

 

Le but principal de cette mission low cost, est surtout de s’intéresser à la structure interne de la planète rouge.

 

C’est le rôle du sismomètre très performent, le SEIS, déposé sur Mars suite à l’atterrissage de la sonde.

 

Mais le problème est que Mars n’est pas une planète avec tectonique de plaques, il y a donc très peu de tremblements de Mars, et quand il y en a, ils sont très faibles.

 

Une image contenant nature

Description générée automatiquement

Illustration d’artiste de la mission Insight. Crédit : IPGP/David Ducros.

 

 

Néanmoins, il faut faire avec ce que l’on a, et le SEIS l’a fait.

 

Les derniers résultats datent de Juillet 2021, on avait alors été capable d’estimer la taille du rayon du noyau martien : de l’ordre de 1800 km, plus grand que prévu. Il serait aussi en partie, encore chaud (à confirmer).

 

De nouveaux résultats, notamment grâce à l’ETH Zurich, viennent d’être publiés récemment dans une revue scientifique.

 

Que peut-on en retenir ?

 

On s’est intéressé aux quelques centaines de mètres situés sous la surface de la sonde. Il a fallu mettre au point des modèles fonctionnant avec un seul site de mesures (alors qu’il en faut au moins deux sur Terre pour localiser la source) et aussi, malgré la faible intensité des séismes on a pu en déduire la structure de cette sub surface.

 

 

J’ai traduit ces résultats à ma façon avec ce petit schéma, représentant la coupe stratigraphique du lieu.

 

Régolithe

3 m de profondeur

 

 

Éjectats d’impacts (15m)

 

 

Basaltes

En tout 150 m

 

Sédiments

10 à 20 m

 

 

Basaltes

En tout 150 m

 

 

 

???

 

 

Première couche de régolithe, peu rpofonde

 

 

Suivie par les éjectas dus aux impacts météotitiques.

 

Couche de lave (basalte) plus récente

 

Une couche de sédiments de faible épaisseur prise en sandwich.

 

Couche de lave ancienne

 

 

 

 

 

La mission continue !

 

 

 

 

Mars Breakthrough Peers Under The Red Planet's Surface in Scientific First

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

InSight a trouvé un « sandwich de lave » sous la surface de Mars

 

The shallow structure of Mars at the InSight landing site from inversion of ambient vibrations

 

 

 

Le site de la mission. Et aussi.

 

 

 

 

 

 

JWST : ENCORE UN PETIT RETARD ! (29/11/2021)

 

 

Coluche dirait : « C’est l’histoire d’un mec qui n’a pas eu de chance …. », mais on parle en fait du télescope James Webb, le Webb comme on dit.

Non seulement il a dépassé d’un énorme facteur son budget initial (maintenant 10 milliards de $), mais son lancement a été reporté un très grand nombre de fois (je ne compte plus !), et voilà que maintenant une fois arrivé à Kourou, un « incident » reporte son lancement prévu le 18 décembre 2021 au 22 décembre.

 

Une image contenant automate

Description générée automatiquementIl n’a pas la baraka jusqu’à maintenant, espérons que la mauvaise série s’arrête.

 

Que s’est-il passé ?

Lors de l’accrochage du Webb à l’étage supérieur d’Ariane 5 via l’adaptateur prévu, une sangle a lâché !

Des vibrations ont été ressenties dans le télescope, qui contient de si fragiles éléments comme 18 miroirs par exemple.

 

Il a donc été décidé de revérifier encore une fois qu’aucun élément n’a été endommagé.

 

Après vérification, la date du 22 Décembre 2021 est maintenue.

 

Photo : le Webb en train d’être manœuvré à l’intérieur du hangar spécial à Kourou.

Crédit photo : NASA/Chris Gunn

 

 

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Space telescope launch delayed after site incident

 

Le décollage du télescope James Webb repoussé de quelques jours après un «incident»

 

Webb telescope unboxed after shipment to Guiana Space Center  à voir pour les nombreuses photos faites au CSG.

 

 

 

 

Site Internet du JWST. À la NASA

 

Site du JWST

 

 

 

 

 

 

 

INGENUITY : LES VOLS ONT REPRIS AVEC SUCCÈS. (29/11/2021)

 

Nous avions laissé le petit hélicoptère lorsque la préparation du vol 13 était en route.

 

Ça y est le 13ème vol a eu lieu le 4 septembre 2021, il a duré 160 secondes et il s’est déroulé au-dessus d’un terrain difficile, très accidenté. La vidéo n’est pas extraordinaire car l’hélicoptère est surtout dans le lointain, mais on voit la nature du terrain.

 

Vidéo vol 13 : https://photojournal.jpl.nasa.gov/archive/PIA24979.mp4

 

Par contre, il fut prometteur, en effet ce vol a permis d’effectuer une reconnaissance du terrain et d’indiquer à Perseverance où il pourrait procéder à ses prochaines analyses.

 

Début Octobre se produit la conjonction solaire avec Mars (du 2 au 14 Oct), les communications entre Mars et la Terre sont impossibles. Il faudra attendre quelques jours après la conjonction pour envisager le 14ème vol.

 

Le 14ème vol est programmé pour le 24 Octobre et il se déroule aussi parfaitement.

Le vol était très court (23 secondes) on voulait juste tester une rotation plus rapide des pales (2700 tours/minute) à très faible altitude (5 m). Une telle vitesse des pales est rendue nécessaire à cause des variations saisonnières martiennes de la densité de l'air, elle diminue et pour compenser on tourne plus vite.

 

Une vue d’Ingenuity, ou plutôt son ombre prise par la caméra de bord.

 

 

Le 15ème vol a eu lieu le 6 Novembre 2021. Il est prévu de commencer à effectuer un vol retour vers la base de départ d’Ingenuity (baptisée Wright Brothers Field).

Le vol de 130 secondes sera nécessaire pour parcourir les 406 m de distance.

Vol parfait, images en couleur superbes.

 

https://youtu.be/eXxb5SwGgtM

 

Sur la vidéo on voit le vol 15 et aussi le vol 13.

 

vidéo :

x

 

Le vol 16 s’est produit le 22 Novembre 2021, il a duré 109 secondes et Ingenuity a parcouru 116 m.

Il a pu effectuer des prises de vue couleur de Mars.

 

La vidéo : https://youtu.be/yndGKSIye1I

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Flight 16 – Short Hop to the North

 

Mars helicopter Ingenuity completes 16th flight

 

Pourquoi l’hélicoptère Ingenuity est obligé de rebrousser chemin sur Mars

 

Mars helicopter Ingenuity aces 15th Red Planet flight

 

Flight #15 - Start of the Return Journey

 

Ingenuity Mars Helicopter Flight 14 Successful

 

Flight 14 Successful

 

Ingenuity Mars Helicopter's Flight 13: Zoomed-In View From Perseverance

 

Une vidéo offre une vue d’ensemble du 13e vol de l’hélicoptère Ingenuity sur Mars

 

 

 

 

 

 

 

VEGA : LE RENSEIGNEMENT FRANÇAIS EN ORBITE ! (29/11/2021)

 

Année importante pour le Renseignement Français. Pour son vingtième tir, le lanceur Vega de l’ESA a mis en orbite depuis Kourou les trois satellites CERES de la DGA. Ils sont dédiés à la surveillance spatiale.

 

Voici le communiqué de presse de ce succès :

 

Lancement réussi du système spatial de renseignement CERES construit par Airbus et Thales

 

Une image contenant extérieur, rivière, transport, voyageant

Description générée automatiquementKourou, le 16 novembre 2021 – Les satellites du système spatial CERES (Capacité de Renseignement Électromagnétique Spatiale, conçu et réalisé par Airbus Defence and Space et Thales pour la Direction Générale de l'Armement (DGA) ont été lancés avec succès depuis le port spatial européen de Guyane, à bord d'un lanceur Vega.

 

"Nous entamons un nouveau chapitre de la capacité spatiale de surveillance française : CERES ! Faire confiance à Airbus pour la construction des satellites CERES et la responsabilité du système spatial complet est un plébiscite pour notre expertise et notre maturité technologique, acquises notamment grâce au développement réussi des démonstrateurs ESSAIM et ELISA", a déclaré Jean Marc Nasr, directeur d’Airbus Space Systems. "Les trois satellites CERES fourniront à la France son premier système satellitaire de renseignement électromagnétique, soulignant notre capacité à assurer la maîtrise d'œuvre des systèmes spatiaux de renseignement français", a-t-il poursuivi.

 

Crédit : ESA/CNES/Arianespace

 

 

 

 

CERES est conçu pour détecter et localiser les signaux électromagnétiques émanant des systèmes de communication radio et des radars dans les zones inatteignables par les senseurs terrestres. Depuis son orbite basse, CERES s’affranchit des contraintes de survol et d’espace aérien et peut opérer par tout temps. Le système fournira des informations détaillées en soutien des opérations militaires des forces françaises, améliorant ainsi la connaissance de situation.

 

“CERES va compléter les capacités françaises stratégiques et tactiques de Défense avec son premier système satellitaire de renseignement d’origine électromagnétique (ROEM). La DGA nous fait confiance pour assurer la performance de bout en bout de la mission, et Thales s’appuie sur une expérience de plus de 20 ans de ROEM spatial avec ESSAIM et ELISA, notre savoir-faire unique dans les charges utiles satellitaires et de segments sol utilisateur, ainsi que notre large connaissance du ROEM et de la guerre électronique dans tous les milieux” a expliqué Philippe Duhamel, Directeur Général Adjoint Systèmes de Mission de Défense chez Thales.

 

Le système comprend le segment spatial constitué d'un essaim de trois satellites identiques équipés de la charge utile de ROEM ainsi que du segment sol utilisateur et du segment sol de contrôle.

 

Une image contenant intérieur, plusieurs

Description générée automatiquement

Une image contenant satellite, bleu

Description générée automatiquement

Les trois satellites dans les usines d’Airbus à Toulouse. Crédit : Airbus.

Les satellites en orbite. Illustration d’artiste.

Crédit : Ceres

 

 

 

 

Airbus Defence and Space et Thales sont co-mandataires pour le système de bout-en-bout. Airbus est responsable de l’intégration du système complet et du segment spatial comprenant les trois satellites, tandis que Thales est responsable de toute la chaîne de mission et de la performance du système, allant de la charge utile embarquée au segment terrestre utilisateur. En outre, Thales Alenia Space a fourni à Airbus les plateformes des satellites. Le Centre national d'études spatiales (CNES), en tant que partenaire de la DGA, a fourni les services de lancement et le segment de contrôle au sol.

 

CERES s'appuie sur l’expérience d'Airbus et de Thales acquise avec les microsatellites démonstrateurs ESSAIM (intelligence des communications) et ELISA (intelligence électronique) lancés respectivement en 2004 et 2011. Les acquis techniques et opérationnels de ces systèmes ont été déterminants pour atteindre le niveau d'excellence requis pour cette mission en termes de détection et de compatibilité électromagnétiques.

 

 

Un résumé de la mission CERES :

 

Document infographique CERES et Ministère de la Défense.

 

Vidéo explicative.

https://youtu.be/14ywg8TZnEk

 

 

 

De même une Ariane 5 a lancé avec succès un satellite militaire de communication, Syracuse 4A depuis la base de Kourou.

 

Voir le communiqué du Ministère de la Défense.

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Latest Vega launch paves way for Vega-C

 

Lancement réussi du système spatial de renseignement CERES construit par airbus et THALES

 

Renseignement d’origine électromagnétique : avec les satellites CERES, la France se dote d’un système unique en Europe

 

La France se dote d'une capacité inédite de renseignement électromagnétique spatiale

 

 

 

 

 

 

SPACEX :.CREW-3 LE DÉPART (SUITE). (29/11/2021)

 

La dernière fois nous avons évoqué le départ de la capsule Crew Dragon pour transporter des nouveaux astronautes vers l’ISS.

Depuis ils se sont bien arrimés à l’ISS.

 

L’arrimage se produit suivant un protocole bien précis qui est décrit sur l’illustration ci-après de nos amis de l’ESA.

 


Infographique : ESA

 

 

La mission est baptisée Crew 3 (équipage 3 en français) car c’est la troisième mission à but scientifique de SpaceX vers l’ISS. Elles avaient été précédées par la mission « prototype » Demo-1 pour tester la capsule. On ne parle pas de la mission « touristique » Inspiration4.

 

 

On voit sur cette photo prise avant le lancement le lanceur Falcon 9 sur son pas de tir avec la pièce qui la retient au sol.

 

Décollage parfait du Cap Canaveral le 11 Novembre pour un arrimage aussi parfait le lendemain à l’ISS.

Séjour de 6 mois prévu comme il est d’usage.

 

 

Josef Aschbacher, le directeur général de l’ESA, a expliqué que la mission de Matthias se déroule à un moment clé dans l'histoire spatiale européenne. Voici ses propres mots :

 

« L’ESA a un programme ambitieux visant à maintenir et même accroître le rôle de l’Europe pour qu’elle devienne la plus grande agence spatiale au monde. Son programme porte sur tous les domaines de l’économie spatiale, que ce soient l’exploration humaine et robotique, les télécommunications, la navigation, l’observation de la Terre, la sécurité spatiale ou d'autres domaines. Dans les années à venir, ce programme nécessitera une étroite coopération entre tous les États membres, l’Union européenne, l’industrie spatiale et la communauté scientifique européenne.

 

« En plus de l’arrivée de Matthias et du retour de Thomas de la Station spatiale, Samantha Cristoforetti se prépare également pour sa deuxième mission l’année prochaine, pendant laquelle elle deviendra la première femme astronaute de l’ESA à assumer le rôle de commandant », ajoute David Parker, Directeur de l’exploration humaine et robotique à l’ESA. « Et bien sûr, nous sommes en pleine campagne de recrutement de nouveaux astronautes au sein de l’ESA pour préparer la prochaine ère d'exploration spatiale au-delà de l’orbite terrestre basse, jusqu'à la Lune et ensuite Mars.

 

« Je me réjouis de l'arrivée réussie de Matthias à bord de la Station spatiale et je lui souhaite bonne chance, à lui et à toute son équipe, pour les activités scientifiques, de recherche et d’opérations en situation d’apesanteur qu’ils entreprendront dans les six prochains mois ».

 

Le nom officiel de la mission de Matthias est « cosmic kiss ». De nombreuses expériences (35) sont prévues au cours de cette mission. De plus Matthias devrait aussi effectuer des sorties dans l’espace (EVA). L’originalité étant qu’il devrait utiliser les deux types de combinaisons spatiales, à la fois la russe (l’Orlan) et l’américaine (l’EMU).

 

Sa première sortie d’ailleurs devrait être en Orlan pour installer le bras européen monté sur la partie russe de l’ISS.

 

Souhaitons-lui et à ses collègues de la mission, bonne chance dans toutes leurs actions.

 

 

Le film du docking.

 

 

https://dlmultimedia.esa.int/download/public/videos/2021/11/034/2111_034_AR_EN.mp4

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Crew Dragon Endurance delivers Crew-3 to International Space Station

 

Live Thread: SpaceX’s Crew-3 to dock with the International Space Station

 

Crew-3 docking replay

 

Le nouvel équipage Crew-3 est arrivé à bord de la Station spatiale internationale

 

 

 

 

VU D’EN HAUT :.CAP CANAVERAL, FLORIDE. (29/11/2021)

 

Un nouveau lancement va avoir lieu de Cap Canveral en Flroide pour l’équipage Crew 3 vers l’ISS.

 

Une image contenant carte

Description générée automatiquement

 

Le satellite d’étude de la Terre Copernicus Sentinel 2 de l’ESA a imagé cette partie de la côte de Floride le 22 Avril 2021.

 

 

J’en ai extrait une partie et j’y ai ajouté les points les plus emblématiques de ce centre spatial.

 

 

Le pas de tir 39A est celui des missions Apollo notamment et maintenant de SpaceX.

 

 

Photo : Copernicus Sentinel data (2021), processed by ESA, CC BY-SA 3.0 IGO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VUE D’EN HAUT : KOUROU, GUYANE. (29/11/2021)

 

Une image contenant carte

Description générée automatiquement

Nous venons de voir Cap Canaveral, maintenant au tour d’un autre grand port spatial, le site de Kourou, le Centre Spatial Guyanais (CSG) situé au bord de l’océan, en Guyane, département français.

 

Voici une photo prise par le satellite Landsat 8 le 9 Octobre 2018 de l’environnement autour du CSG. On y remarque la rivière Kourou, et la ville de Kourou.

Le CSG est un peu plus dans les terres à l’Ouest de la ville, à une quinzaine de km de la côte.

 

Sur la photo à champ plus large, on voit la tristement célèbre île du Diable (bagne jusqu’en 1953).

 

 

 

Kourou bénéficie d’une situation exceptionnelle 500 km au Nord de l’équateur qui facilite les lancements en profitant de la vitesse de rotation de la Terre (vers l’Est de quelques 460 m/s), plus forte à l’équateur que plus au Nord (ou au Sud). De plus le site est peu sujet aux cyclones et aux tremblements de terre.

 

Ce site a été choisi par la NASA pour lancer le nouveau télescope James Webb en Décembre 2021.

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Reaching for the Stars from Kourou

 

Le site du CSG

 

Le centre technique du CSG chez Capcomespace.

 

 

 

 

UN SITE INTERNET À DÉCOUVRIR : TOUT LE MONDE PEUT TOUT COMPRENDRE (29/11/2021)

 

Voici un site élaboré par Denis Chadebec, vulgarisateur scientifique, ancien prof et membre du CLEA (Comité de liaison enseignants et astronomes).

 

Il traite de sujet parfois compliqué mais expliqué relativement simplement.

 

 

Le nom du site est http://www.paysages-emotions.fr/ mais son véritable intitulé est : TLMPTC : Tout Le Monde Peut Tout Comprendre.

 

 

Nombreux sous-ensembles comme :

·         Syllabus mathématiques

·         Initiation à la mécanique et autres

·         Des ensembles aux nombres

·         Le Zéro

·         Initiation à l’entropie

·         Etc..

 

 

 

 

À vous de vous balader dans le site.

 

 

 

 

 

 

 

LES MAGAZINES CONSEILLÉS :.POUR LA SCIENCE, THÉORIE DES CATÉGORIES. (29/11/2021)

 

 

Édition de Pour la Science de Décembre 2021 :

 

 

Née dans les années 1940, la théorie des catégories connaît aujourd’hui un regain d’intérêt et commence à trouver des applications dans d’autres sciences comme la physique ou, plus étonnamment, la linguistique. Sa démarche revient à prendre de la hauteur afin de s’affranchir des détails spécifiques de telle ou telle famille d’objets mathématiques et de se focaliser sur leurs relations. Elle établit ainsi des liens entre des pans mathématiques de natures différentes.

 

Numéro en grande partie consacrée aux maths !

 

 

 

 

 

Théorie des catégories : les mathématiques vues du ciel

 

Des catégories à l’infini

 

Et aussi :

 

L’histoire de la formation des continents réécrite

 

 

 

 

 

 

 

LIVRE CONSEILLÉ :. « MEURTRE AU CFHT » PAR VOTRE SERVITEUR. (29/11/2021)

 

Chers amis,

Je parle très souvent dans mes chroniques de livres écrits par les autres et pour une fois je vais parler d’un livre écrit par moi.

 

Comment cela s’est-il produit ?

Pendant la phase « covidaire » que nous avons vécue, nous avons été plus ou moins contraints de rester chez nous, aussi pendant cette période, pour passer le temps, je me suis décidé à faire ce que j’avais toujours eu envie de faire : écrire des romans policiers. Mais pas de simples romans policiers, des romans policiers scientifiques, c’est-à-dire où l’action se passe dans des lieux scientifiques et principalement des lieux dédiés à l’astronomie ou à l’espace.

Romans policiers scientifiques, cela supposait aussi, une explication au fil de l’eau des termes et situations rencontrés afin que le lecteur comprenne de quoi on parle. Fini, les notes de bas de page ou les explications reportées à la fin de l’ouvrage, elles sont expliquées dès qu’on les rencontre.

Il me fallait un héros, je décidai de le faire astrophysicien, spécialiste d’exoplanètes à l’IAP, haut lieu de l’Astrophysique à Paris. Son nom, il me fallait un nom qui sonne bien et qui soit facile à retenir. Comme son domaine touchait à la vie dans l’Univers, je me suis basé sur deux sommités qui ont marqué ce domaine de recherche : Frank Drake avec sa fameuse formule supposée évaluer la quantité de civilisations intelligentes dans l’Univers et Stanley Miller qui mit au pont une célèbre expérience prouvant l’apparition d’acides aminés à partir d’atmosphère primordiale et de décharges électriques. Ça y était, j’avais trouvé le nom de mon héros, ce serait Frank Miller, et c’est sous ce nom que je publiais ou plutôt que j’essayais de publier mes premiers romans. Parcours du combattant, mais, bref, j’y suis arrivé et mon premier roman sort enfin en Octobre 2021.

 

Son titre : Meurtre au CFHT.

Son sujet : C’est un roman policier qui nous emmène dans le domaine de l’astronomie et de l’astrophysique. Le héros, Frank Miller, un jeune astrophysicien se trouve emmêlé à une histoire où sa vie est en jeu.

Il ne sait pas qui lui en veut, ni pourquoi. À cette occasion durant un séjour d’observation à Hawaï au célèbre télescope franco-canadien CFHT, il est accusé à tort de meurtre.

Après de nombreuses péripéties il remonte le fil de l’affaire et la conclusion se produit sur le toit de l’Observatoire de Paris. D’autres personnages viendront participer à son aventure, un inspecteur un peu troublant, une physicienne dont il aimerait bien faire la conquête, son père au passé pas très clair, et quelques autres.

 

PRIX : 18 € TTC

EAN : 9782754309523 – 90 pages, format 14*22,5 cm

Distribué par Hachette Livre

On le trouve en librairie et aussi dans le e-commerce comme Amazon ou Fnac etc..

 

 

 

Ce roman fait partie d’une série, je termine actuellement le tome 5 :

Tome 1 : Meurtre au CFHT

Tome 2 : Les protons perdus du LHC, l’action se déroule au CERN et su la côte Est des USA

Tome 3 : Le mystère du Méridien zéro, se déroule entièrement à Londres et à Greenwich

Tome 4 : L’inconnue du Pic, action à Biarritz, au Pic du Midi, à Séville et à l’ESTEC en Hollande

Tome 5 : ISS en péril, le lieu de l’action semble évident l’ISS et les lieux liés à l’ISS.

 

 

Voilà, merci d’en parler autour de vous si vous pouvez.

 

Cordialement

Jean Pierre Martin alias Frank Miller.

 

 

 

 

 

 

Bonne lecture à tous.

 

C’est tout pour aujourd’hui !!

 

Bon ciel à tous !

 

JEAN-PIERRE MARTIN

 

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