LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:

Mise à jour : 22 Décembre 2023      JOYEUX NOËL ET BONNE ANNÉE !!!

       

Conférences et Évènements : Calendrier   .............. Rapport et CR

Prochaine conférence SAF. : le mercredi 10 Janvier 2024 (CNAM amphi Grégoire°) 19 H    avec Roland LEHOUCQ Astrophysicien CEA sur « La relativité d’Einstein au cinéma »
Réservation comme d’habitude à partir du 14 Décembre 9h00 ou à la SAF directement.  La suivante : le 14 Février :      Transmission en direct sur le canal YouTube de la SAF : https://www.youtube.com/channel/UCD6H5ugytjb0FM9CGLUn0Xw/feautured

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ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :

Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires

 

Sommaire de ce numéro :

 

Frôler le Soleil, PSP : CR conf SAF de Th. Dudok de Wit du 13 Dec 2023. (22/12/2023)

Les particules : CR de la conf SAF (Cosmologie) d’O Laurent du 25 nov 2023 (22/12/2023)

JWST :.Du CH4 dans l’atmosphère d’une exoplanète. (22/12/2023)

La matière noire : Existe-t-il un photon noir ? (22/12/2023)

Communication spatiale : Avec Laser, tir réussi ! (22/12/2023)

Ariane 6 :.Essai à feu réussi ! (22/12/2023)

Meudon : La grande lunette de retour ! (22/12/2023)

Cheops :.Découverte de 6 planètes en rare résonnance orbitale. (22/12/2023)

Gaia :.10ème anniversaire du lancement. (22/12/2023)

Fusion Thermonucléaire :.Un nouveau type de centrale chinoise. (22/12/2023)

Station Spatiale Chinoise : Complète ? (22/12/2023)

Classement PISA : Pauvre France ! (22/12/2023)

Livre conseillé :.À la rencontre des astéroïdes de P Michel chez O. Jacob. (22/12/2023)

Livre conseillé :.Astrobiologie d’Andrew May chez Belin. (22/12/2023)

 

 

JWST :.DU CH4 DANS L’ATMOSPHÈRE D’UNE EXOPLANÈTE. (22/12/2023)

 

Le Webb a observé dans l’atmosphère de l’exoplanète WASP-80b (WASP = Wide Angle Search for Planets) lors de son transit et éclipse (rappel : transit la planète passe DEVANT son étoile, éclipse, la planète passe DERRIÈRE son étoile) du méthane et de la vapeur d’eau.

On avait déjà découvert du méthane dans l’atmosphère de K2-18 b, mais c’est extrêmement rare, donc cette dernière découverte est importante, en effet le méthane est une biosignature. Et c’est intéressant car vous le savez le méthane a une durée de vie limitée, en effet il est détruit par les rayonnements de son étoile. Donc si on trouve du méthane, c’est qu’il existe une source quelque part. le méthane peut aussi être produit de façon abiotique, par exemple sur Terre, il est lié à l’action de l’eau sur des minéraux comme l’olivine.

La vapeur d’eau avait déjà été détectée dans plusieurs exoplanètes.

 

WASP 80b est une planète géante gazeuse (la moitié de Jupiter) chaude, 550°C, orbitant très près une naine rouge située à 160 al de nous.

Évidemment ce type de planète ne possède pas les meilleures caractéristiques pour abriter la vie.

 

Mais, néanmoins l’étude de tels systèmes nous aide à comprendre notre propre système solaire.

 

Une image contenant texte, capture d’écran, Logiciel multimédia

Description générée automatiquement

Le transit (graphe du haut) et l’éclipse (graphe du bas) de WASP-80b vus de la NIRCam du JWST.

 

Les deux graphes montrent clairement la présence d’eau (vapeur) et de méthane.

L’axe des abscises, la longueur d’onde, est gradué en microns de 2,4 à 4 microns (proche IR), l’axe vertical des ordonnées représente l’absorption et l’émission de lumière due aux deux phénomènes. Ces valeurs sont très faibles comme vous le remarquez.

 

Crédit : : BAERI/NASA/Taylor Bell

 

 

 

Une remarque, ces détections sont « solides » comme disent les scientifiques, en effet elles sont à 5 ou 6 sigmas d’intervalles de confiance, ce qui est extrêmement précis.

 

Le JWST n’en a pas fini avec cette exoplanète, d’autres observations vont encore avoir lieu avec le NIRCam toujours et avec MIRI, à la recherche d’autres molécules carbonées.

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Methane throughout the atmosphere of the warm exoplanet WASP-80b article de Nature

Le même mais gratuit à lire.

 

NASA’s Webb Identifies Methane In an Exoplanet’s Atmosphere

 

Le James Webb Space Telescope identifie du méthane dans l'atmosphère d'une exoplanète

 

Wow. JWST Just Found Methane in an Exoplanet Atmosphere

 

 

Toutes les photos du JWST sur Flickr.

 

 

 

 

LA MATIÈRE NOIRE : EXISTE-T-IL UN PHOTON NOIR ? (22/12/2023)

 

Depuis peu de temps, il semble que le monde de la physique des particules soit en effervescence, comme le dit notre collègue Olivier Laurent, que je remercie aussi pour ses commentaires. Pourquoi ?

 

Une nouvelle particule ferait son apparition, un photon massif, appelé photon noir (dark photon en anglais). Ce concept est conforté dans l’article du HEP (High Energy Physics) appelé : Global QCD analysis and dark photons

 

Si une confirmation de l’existence d’une telle particule se produit, on serait alors à l’aube d’une nouvelle interaction, une cinquième force dont ce photon noir serait le transmetteur.

Apparemment, ce photon noir aurait une durée de vie très faible à nos yeux (de l’ordre de 10-9 sec) mais relativement longue pour les phénomènes impliqués et sa masse serait dans l’ordre de grandeur des masses détectables au LHC.

 

Cela nécessiterait aussi une extension du modèle standard.

En effet, on sait que le modèle standard n’inclue pas la matière noire, l’énergie sombre ni le photon noir, ces concepts appartiennent à une extension de ce modèle que l’on appelle le secteur noir, le « dark sector » en anglais.

 

 

 

Une nouvelle expérience a justement eu lieu au CERN pour participer à cet effort de recherche, l’expérience NA64 (NA pour North Area, zone Nord du CERN), dont je reprends le résultat des recherches publiées par le CERN :

 

NA64 est une expérience à cible fixe : un faisceau de particules est envoyé sur une cible fixe, le but étant d'observer les particules et les phénomènes engendrés par les collisions entre ces particules et les noyaux atomiques de la cible. Plus précisément, l'expérience utilise un faisceau d'électrons porté à une énergie de 100 GeV, issu du Supersynchrotron à protons (SPS). Dans le cadre de cette nouvelle étude, l'équipe de NA64 s'est lancée à la recherche des photons noirs en s'appuyant sur la technique de l'énergie manquante : même si des photons noirs s'échappent du détecteur de NA64 sans être détectés, l'énergie qu'ils transportent pourrait être déterminée par l'analyse de l'énergie totale des collisions.

 

L'équipe a examiné les données récoltées en 2016, 2017 et 2018, ce qui représente un total impressionnant de cent milliards d'électrons entrant en collision avec la cible. Si aucune trace des photons noirs n'a été trouvée dans les données, l'analyse a toutefois permis de fixer les limites les plus étroites à ce jour sur la force d'interaction entre un photon et un photon noir, pour une masse du photon noir comprise entre 1 MeV et 0,2 GeV.

 

Selon ces limites, la force d'interaction entre un photon noir de 1 MeV et un électron serait au moins cent mille fois plus faible que la force électromagnétique portée par un photon. Dans le cas d'un photon noir de 0,2 GeV, cette force d'interaction serait au moins mille fois plus faible. La collaboration s'attend à placer des limites encore plus étroites grâce au détecteur amélioré, qui devrait être prêt en 2021.

 

 

On pense donc avoir découvert indirectement des fameux photons noirs lors du bombardement de protons par des électrons de haute énergie.

 

L’expérience CMS recherche aussi de son côté, des traces de ces photons noirs, et cette fois-ci basée sur la désintégration du boson de Higgs.

 

Une image contenant capture d’écran, texte, Graphique, graphisme

Description générée automatiquement

Expériences effectuées pendant le run 3 du LHC.

 

Représentation graphique de deux types de particules à vie longue se désintégrant en paires de muons ; les signaux correspondant aux muons peuvent être associés au point où la particule à vie longue s'est désintégrée, à l’aide des données provenant du trajectographe et des détecteurs de muons.

 

(Image : CMS/CERN)

 

 

 

 

 

 

 

 

La collaboration CMS a publié très récemment (Nov 2023) le résultat de leurs études que voici :

 

Cette nouvelle étude porte sur la recherche d'une possible production de « photons noirs » lors de la désintégration de bosons de Higgs dans le détecteur. Les photons noirs sont des particules exotiques à vie longue : « exotiques » car elles ne font pas partie du Modèle standard de la physique des particules, et « à vie longue » car leur durée de vie moyenne est supérieure à un dixième de milliardième de seconde – ce qui est très long pour les particules produites au LHC.

Le Modèle standard est la théorie dominante s'agissant de la description des constituants fondamentaux de l'Univers ; il ne permet toutefois pas de répondre à toutes les questions de physique ; c'est pourquoi les scientifiques continuent de rechercher de nouveaux phénomènes au-delà du Modèle standard. Le nouveau résultat de CMS apporte des limites plus contraignantes aux paramètres de la désintégration des bosons de Higgs en photons sombres, ce qui réduit encore la zone dans laquelle les physiciens peuvent les rechercher.

 

D'après la théorie, les photons noirs sont censés se déplacer sur une distance mesurable à l'intérieur du détecteur CMS avant de se désintégrer en « muons déplacés ». Si l’on essayait de de reconstituer les trajectoires de ces muons, on constaterait qu’il est impossible de remonter jusqu’au point de collision, car ils proviennent d’une particule qui s’est déjà éloignée, sans laisser de trace.

 

La troisième période d'exploitation du LHC a débuté en juillet 2022 avec une luminosité instantanée plus élevée que lors des précédentes périodes, ce qui signifie que, à tout moment, le nombre de collisions pouvant être analysées est plus élevé. Des dizaines de millions de collisions ont lieu chaque seconde dans le LHC, mais seules quelques milliers d'entre elles peuvent être stockées, car enregistrer chaque collision épuiserait rapidement toutes les capacités de stockage de données disponibles. C'est la raison pour laquelle CMS utilise un algorithme de sélection des données en temps réel, appelé « système de déclenchement », qui décide si une collision donnée est intéressante ou non. Dès lors, notre capacité de trouver des indices de l'existence du photon sombre n'est pas liée uniquement à un plus grand volume de données ; elle dépend également de la manière dont le système de déclenchement est réglé pour rechercher des phénomènes spécifiques.

 

« Nous avons réellement amélioré notre capacité de cibler, au niveau du déclenchement, les muons déplacés, explique Juliette Alimena, de l'expérience CMS. Cela nous permet de disposer de beaucoup plus d'événements présentant des muons déplacés par rapport au point de collision, sur des distances allant de quelques centaines de micromètres à plusieurs mètres. Grâce à ces améliorations, si les photons noirs existent, CMS aura désormais bien plus de chances de les découvrir. »

 

Le système de déclenchement de CMS a joué un rôle essentiel dans cette quête ; il a notamment été perfectionné entre la deuxième et la troisième période d'exploitation en vue de rechercher des particules exotiques à vie longue. La collaboration a ainsi pu utiliser le LHC de manière plus efficace, obtenant un résultat solide avec seulement un tiers de la quantité de données utilisées pour ses précédentes recherches. Pour cela, l'équipe de CMS a perfectionné le système de déclenchement en ajoutant un nouvel algorithme ciblant les muons dits non pointant. Grâce à cette amélioration, même sur la base de quatre à cinq mois seulement de données issues de la troisième période d'exploitation en 2022, il a été possible d’enregistrer beaucoup plus de muons déplacés ont été enregistrés qu'avec l'ensemble de données beaucoup plus important issu de la deuxième période d'exploitation de 2016-2018. La nouvelle couverture du système de déclenchement augmente considérablement l’amplitude de la gamme des impulsions des muons captés, ce qui permet d'explorer de nouvelles régions où peuvent se cacher des particules à vie longue.

 

L'équipe de CMS continuera à utiliser les techniques les plus puissantes pour analyser toutes les données collectées durant le reste de la troisième période d'exploitation, afin de poursuivre l'exploration de la physique au-delà du Modèle standard.

 

L’expérience ATLAS du LHC devrait aussi rentrer dans la danse.

 

Une confirmation de l’existence du photon noir, serait une révolution de la physique des particules.

 

Bref, la quête continue !

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

CERN Has Joined the Search for Dark Photons

 

CERN Physicists Searching for Dark Photon Production in Higgs Boson Decays

 

Les particules de matière noire ont-elles été découvertes dans les protons ?

 

Matière noire : le Cern repartira à la chasse aux photons noirs avec Faser

 

What Are Dark Photons And How Can They Be Detected? À lire

 

 

 

 

 

COMMUNICATION SPATIALE : AVEC LASER : ESSAI RÉUSSI ! (22/12/2023)

 

Les communications entre la Terre et les sondes spatiales se font actuellement par liaison radio, pour la NASA via le Deep Space Network.

L’agence spatiale US voudrait pouvoir améliorer la quantité d’informations transmise et donc d’employer des liaisons à base de lumière Laser, plus rapide. Cela pourrait faire gagner un facteur 10 à 100 en débit d’information. Ce serait une révolution.

Des essais ont déjà eu lieu avec des satellites en orbite terrestre basse, amis maintenant la NASA vise plus loin.

 

Un test a donc été décidé par le DSOC (Deep Space Optical Communications) de la NASA en tirant un Laser vers la sonde Psyche en route vers la ceinture d’astéroïdes située actuellement à approx. 16 millions de km.

 

 

Une image contenant texte, capture d’écran, Modélisation 3D

Description générée automatiquement

On a donc tiré, ce mois de Novembre 2023, un Laser infra-rouge vers Psyche et moins d’une minute plus tard un signal Laser est renvoyé vers l’expéditeur (Observatoire du Mont Palomar en Californie).

 

Essai réussi, on poursuivra qua d la sonde sera proche de la ceinture d’astéroïdes.

 

 

Illustration : le tir Laser aller-retour vers Psyche.

 

Crédit : NASA.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La NASA a même transmis une vidéo (d’un chat !!) par ce système Laser.

 

 

 

Une video explicative:

 

 

https://youtu.be/VsKgYmQS-Kw

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

La NASA tire un laser à 16 millions de kilomètres de la Terre et c’est une révolution

 

NASA’s Deep Space Optical Comm Demo Sends, Receives First Data

 

5 Things to Know About NASA’s Deep Space Optical Communications

 

La sonde Psyché a ouvert la voie de la communication interplanétaire par laser

 

NASA’s Tech Demo Streams First Video From Deep Space via Laser

 

Shining a light on NASA’s deep space demo

 

 

 

 

 

 

ARIANE 6 : ESSAI À FEU RÉUSSI ! (22/12/2023)

 

L’Europe spatiale fonde sa future réussite sur le successeur d’Ariane 5, j’ai nommé, Ariane 6.

 

Elle doit être moins chère et adaptée à des lancements uniques, alors qu’Ariane 5 était rentable qu’avec deux satellites embarqués.

 

La structure d’Ariane 6 est aussi différente, elle peut comporter 2 ou 4 boosters à poudre suivant la charge et le premier étage (le P120C) est aussi à poudre, le deuxième étage est un Vulcain réallumable.

Malheureusement rien n’est réutilisable.

 

En Octobre de cette année 2023 a eu lieu une répétition « humide » comme on dit (wet rehearsal en anglais) à Kourou qui consistait à remplir les réservoirs du deuxième étage (7 heures en tout, 180 tonnes d’ergols !) et à les vider. Les procédures de sécurité ont aussi été testées ainsi que le compte à rebours.

Opération réussie, prochain test : allumage complet du moteur Vulcain.

 

Ce 23 Novembre 2023 a lieu enfin cette répétition grandeur nature à Kourou.

 

 

Une image contenant nuage, plein air, ciel, transport

Description générée automatiquementLes équipes au sol ont déroulé un compte à rebours de lancement complet suivi d’un allumage de sept minutes du moteur du corps central, soit le temps d’un lancement dans l’espace. Les boosters à poudre n’ont pas été allumés.

Le moteur Vulcain 2.1, évolution du Vulacin d’Ariane 5, a brûlé près de 150 tonnes de propergol (H à -253°C et LOX à – 183°C) dans les réservoirs du corps central d’Ariane 6 refroidis à - 250 °C.

 

Le directeur général de l’ESA Josef Aschbacher envoie un message à l’équipe :

“Les équipes d’ArianeGroup, du CNES et de l’ESA ont maintenant parcouru chaque étape du vol du lanceur sans qu’il ne quitte la Terre”.

“Cet essai est un jalon clé qui survient après des années de conception, de planification, de préparation, de construction et de travail acharné de certains des meilleurs ingénieurs du spatial en Europe. Nous sommes de nouveau sur la bonne voie pour rétablir l’accès autonome de l’Europe à l’espace. Bravo à tous !”

 

Photo : Ariane 6 pendant l'essai à feu du corps central

Crédit : ESA - CNES - Arianespace - ArianeGroup / Optique Vidéo du CSG

Une autre belle vue de nuit.

 

 

 

 

 

Un dernier essai à feu du dernier étage est en préparation ; il est prévu pour décembre 2023 au Centre d’essais de Lampoldshausen du Centre aérospatial allemand DLR.

 

 

Une vidéo en accélérée de l’essai :

 

https://dlmultimedia.esa.int/download/public/videos/2023/11/050/orig-2311_050_AR_EN.mp4

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Essai à feu : Ariane 6 prête à gronder

 

L’essai à feu de longue durée du lanceur Ariane 6 sur son pas de tir au Centre Spatial Guyanais s’est déroulé avec succès

 

Répétition nocturne pour Ariane 6 en vue de son premier vol

 

 

 

 

 

 

STATION SPATIALE CHINOISE : COMPLÈTE ? (22/12/2023)

 

La dernière station spatiale chinoise (CSS : Chinese Space Station) Tiangong 3 est habitée en permanence depuis plus de deux ans. L’avant dernier équipage (venu avec Shenzhou 16) a photographié de façon précise la CSS en la quittant avant de retourner sur Terre.

 

Une image contenant transport, satellite, engin spatial, station spatiale

Description générée automatiquement

 

Une vue complète de la station prise par les astronautes de Shenzhou 16 retournant sur Terre.

La première phase de construction est terminée.

Des modules supplémentaires pourront être ajoutés plus tard.

 

On reconnait sur la droite un vaisseau Shenzhou (17) et sur la gauche un cargo Tianzhou.

 

Crédit : CMSA

Une image contenant texte, transport, capture d’écran, engin spatial

Description générée automatiquement

 

 Vue éclatée de la structure de la station chinoise.

 

Les modules Wentian et Mengtian sont des laboratoires. Le module principal est Tianhe.

 

Crédit : CMSA (China Manned Space Agency)

 

Les images ont été prises le 31 Octobre 2023.

 

La CSS maintenant complète est de la taille de la station soviétique MIR.

 

La CMSA nous fournit aussi une vidéo sur Twitter de Shenzhou 16 quittant la station.

 

Vidéo sur YouTube de la station vue par Shenzhou.

https://youtu.be/KzQAUnbKGwc

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

In pictures: China debuts high-resolution images of China Space Station

 

China eyes additional modules for Tiangong space station

 

La Chine dévoile des images à couper le souffle de sa station spatiale

 

La station spatiale chinoise est au complet !

 

 

 

 

 

 

FUSION THERMONUCLÉAIRE :.UN NOUVEAU TYPE DE CENTRALE CHINOISE. (22/12/2023)

 

Pendant que la centrale ITER poursuit sa construction, pendant que le JET britannique fait des progrès, pendant que la Corée du Sud travaille sur ses propres centrales le KSTAR avec un plasma de 100 millions de degrés, la Chine met au point un nouveau modèle de centrale nucléaire, bien qu’elle vienne de produire avec succès un plasma de plus de 70 millions de degrés pendant 17 minutes sur son site de Hefei avec une centrale classique.

 

Ce nouveau type serait une centrale basée sur la fusion bien sûr, mais faisant appel à la fission aussi.

 

De quoi s’agit-il ?

 

La grande idée est que ce n’est pas une centrale classique avec Tokamak, mais avec un système baptisé « Z-pinch ». ou Zeta-pinch.

Le confinement du plasma est produit par un champ magnétique généré par un courant. Explication un peu vague je l’admets.

 

La machine devrait être construite à Chengdu et produire à terme 50 millions d’Ampères permettant le déclenchement des réactions de fusion. Première fusion : 2028.

Mais la différence avec une centrale classique arrive, maintenant on faire appel à la bonne vieille fission. Ce plasma va permettre la fission d’Uranium ou the Thorium (provenant de déchets de centrales classique) qui elle-même devrait initier la fusion Deutérium/Tritium

C’est une centrale hybride fission/fusion.

 

D’après les scientifiques chinois, l’efficacité serait bien plus grande que les centrales actuelles.

 

Néanmoins beaucoup d’inconnues dans ce procédé, on en reparlera quand j’aurai plus de détails.

 

Une vidéo explicative :

https://youtu.be/VZNBup-ifC4

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Avec sa centrale hybride fusion-fission, la Chine annonce une révolution dès 2028

 

La Chine annonce une centrale hybride à fusion et fission nucléaire pour 2028

 

Simulations of fusion chamber dynamics and first wall response in a Z-pinch driven fusion–fission hybrid power reactor (Z-FFR)

 

 

Sur l’état actuel des centrales à fusion classiques voir :

 

Fusion nucléaire : la grande accélération

 

Fusion contrôlée : nouveau record en mode H pour un mini-Iter

 

 

 

 

 

 

GAIA :.10ème ANNIVERSAIRE DU LANCEMENT. (22/12/2023)

 

Le 19 décembre 2013, le satellite Gaia décollait du centre spatial de Kourou en Guyane

Dix ans plus tard, plus de 10 000 articles utilisant les données Gaia ont été publiés (plus de publications par an que le télescope spatial Hubble !).

 

Les équipes de l’Observatoire de Paris - PSL ont souhaité célébrer cet anniversaire, en revenant sur une dizaine de résultats scientifiques marquants qu’elles ont obtenus grâce aux données de Gaia.

 

On a donc à notre disposition la publication de quelques articles intéressants que voici :

 

·         L’histoire mouvementée de de la voie lactée.

·         Astrométrie, cartographie et échelles des distances dans l’Univers

·         Étoiles singulières et multiples

·         Le Système solaire

 

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Crédit ESA/ATG.

 

 

 

 

 

CLASSEMENT PISA : PAUVRE FRANCE ! (22/12/2023)

 

Oui, pauvre France, le classement PISA (2022 en fait à cause du Covid) pour les élèves de 15 ans dans 80 pays, n’est pas très favorable à la France, le pire c’est la tendance !

Celle-ci est une dégringolade d’année en année !

 

La baisse est générale, surtout en maths et en français.

 

Singapour comme toujours en tête suivie de Macao, Taïwan, Hong Kong, le Japon et la Corée du Sud, en Europe on est parmi les plus mauvais.

 

Alors le résultat :

 

Une image contenant texte, capture d’écran, nombre, logiciel

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À part les 4 ou 5 premiers on a presque tous baissé par rapport au précédent classement.

 

Les cause d’un tel score piteux ?

 

Françaises, Français, vous les connaissez, réfléchissez bien ! Sinon lisez l’article du Point.

 

Essayons de nous améliorer et rendez-vous en 2025, avec une amélioration, et vous aurez si vous réussissez à une super Pizza !

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Enseignement : la France dans le classement PISA 2022

 

Étude Pisa : les résultats catastrophiques du système éducatif français du Point

 

Pisa : la France enregistre une baisse "historique" du niveau en maths

 

Quelles sont les meilleures écoles d'ingénieurs du monde ?

 

 

 

 

 

MEUDON : LA GRANDE LUNETTE DE RETOUR ! (22/12/2023)

 

 

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Le château de Meudon abrite la grande lunette sous la grande coupole. Photos : JPM

La lunette en 2014, oui je sais on n’avait pas le droit de la visiter mais….Photo JPM

 

 

En ce mois de Novembre 2023, vient de se produire la fin d’un long épisode pénible concernant la grande lunette de l’Observatoire de Meudon.

 

Reprenons : le château de Meudon, construit par Louis XIV en 1705 sur les collines de Meudon, d’où l’on voit un super panorama de de Paris, n’a longtemps été qu’un lieu de résidence royale. Il a subi même les horreurs de la guerre de 1870.

Néanmoins, c’est l’astronome Jule Janssen qui se lança dans la construction de la grande lunette, qui devait être la plus grande de l’époque en Europe. Cette lunette devait être accueillie sous une grande coupole visible encore aujourd’hui. L’ensemble est opérationnel dès la fin du XVIIIème siècle.

Janssen va pouvoir révolutionner l’astronomie avec cette lunette : monture équatoriale, focale de 16 m ; deux lentilles, une de 83 cm pour l’observation et une de 62 cm pour la photographie. Lunette similaire à celle de Nice.

 

Cette lunette fit de nombreuses découvertes astronomiques, notamment c’est grâce à elle qu’Antoniadi mit fin à la chimère des canaux martiens.

 

La grande tempête de 1999 endommagea fortement la coupole et on décida d’une restauration qui ne fut pas de tout repos. Pendant ce temps toute visite fut interdite.

Bref, je passe sur tous les problèmes qui se sont finalement résolus ce mois de Novembre 2023 avec la remise en service de la grande lunette, en fait des deux lentilles. Une cérémonie fut d’ailleurs organisée à cet effet.

Elle reste toujours la 3ème plus grande lunette au monde (après Yerkes et Lick)

 

Allez la visiter !!!

 

 

https://youtu.be/PeLI293TYDI

 

Survol de la coupole pendant cette journée de remise en route.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

La grande lunette de l’Observatoire de Meudon recouvre la vue

 

La grande lunette de Meudon retrouve ses lentilles

 

Exposition virtuelle du site de Meudon

 

Infos sur le remontage

 

Un ouvrage sur la grande lunette : La Grande Lunette de Meudon par A Dollfus

 

 

 

 

 

 

CHEOPS : DÉCOUVERTE DE 6 PLANÈTES EN RÉSONNANCE. (22/12/2023)

 

On vient de mettre au jour un système exoplanétaire de six planètes en résonnance les unes par rapport aux autres, résonnance qui semble parfaitement stable sur au moins un milliard d’années.

 

C’est le système autour de l’étoile HD 110067 qui ne nous est pas inconnue, étant donné que la sonde TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) de la NASA y avait déjà découvert deux planètes.

 

La nouvelle sonde européenne d’étude d’exoplanètes, CHEOPS (CHaracterising ExOPlanet Satellite) lancé en décembre 2019, a poursuivi l’exploration de ce système exoplanétaire sous la direction de chercheurs de l’Université de Chicago.

Elle a déjà détecté une troisième planète et de plus que les 3 planètes étaient en résonnance les unes par rapport aux autres.

(rappel : résonnance = une planète fait toujours un certain nombre de tours quand sa voisine fait un autre nombre de tour, toujours le même. Exemple : Pluton et Neptune sont en résonnance 2:3, c’est-à-dire que Neptune fait 3 orbites quand Pluton en fait deux.)

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. En poursuivant l’étude, les scientifiques se sont aperçus qu’il existait trois autres planètes appartenant à ce système, et que cet ensemble de planètes étaient en résonnance entre elles.

 

C’est le deuxième système exoplanétaire en résonnance que découvre Cheops, nous avions déjà évoqué dans ces colonnes le premier : TOI-178 découvert par TESS comme son nom l’indique.

 

Une image contenant texte, capture d’écran, graphisme, astronomie

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Crédit : ESA, CC BY-SA 3.0 IGO

 

L’étoile HD 110067 est située à une centaine d’années-lumière de nous dans Coma Bérénice, c’est une naine rouge de type K.

 

Ses six planètes sont en résonance 3 :2 , 3 :2 , 3 :2 , 4 :3 , 4 :3 comme indiqué sur l’illustration.

Il semble que la stabilité de cet ensemble soit particulièrement unique et dure depuis au moins un milliard d’années, ce qui n’est pas courant.

Une belle représentation de ces orbites sur cette illustration publiée dans un article de l’ESA (CC BY-NC-SA 4.0, Thibaut Roger/NCCR PlanetS).

 

Toutes ces planètes sont du genre sub-Neptunes, de taille inférieure à Neptune donc. On compte beaucoup maintenant sur le JWST pour poursuivre l’investigation des planètes.

 

Ces découvertes ont fait l’objet d’un article paru dans Nature.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN.

 

A Planetary System With Six Sub-Neptunes Locked in Perfect Resonance à lire

 

Découverte de 6 exoplanètes parfaitement synchronisées depuis un milliard d’années

 

ESA’s Cheops helps unlock rare six-planet system

 

ESA’s Cheops helps unlock rare six-planet system  de l’ESA.

 

A resonant sextuplet of sub-Neptunes transiting the bright star HD 110067 article gratuit

 

Découverte d’une famille rare de six exoplanètes en résonance orbitale

 

CHEOPS dévoile un système planétaire exceptionnel accordé dans une chaîne de résonances de Laplace

 

Cheops : Le nouveau chasseur d’exoplanètes de l’ESA. (14/01/2020)

 

Cheops :.Un système exoplanétaire unique ! (07/02/2021)

 

 

 

 

 

 

LIVRE CONSEILLÉ :.À LA RENCONTRE DES ASTÉROÏDES DE P. MICHEL

 

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Patrick Michel est bien connu de nos lecteurs, il est docteur en astrophysique, Dr de recherche au CNRS, laboratoire Lagrange, OCA, université Côte d’Azur.

 

Il est notamment responsable scientifique de la mission spatiale Hera (ESA) qui contribue au premier test de déviation d’astéroïde avec la mission DART (NASA), et a participé aux missions de retour d’échantillons d’astéroïdes OSIRIS-REx (NASA) et Hayabusa 2 (JAXA).

 

C’est un spécialiste international des astéroïdes.

 

Il était donc normal qu’il publie un ouvrage sur ces étranges objets.

 

Signalons que c’est notre astronaute JF Clervoy qui a écrit l’introduction.

 

 

 

 

Sous-titre de l’ouvrage : Les missions spatiales et la défense de la planète

 

Les astéroïdes auraient-ils apporté l’eau sur Terre? Ont-ils contribué à l’émergence de la vie sur notre planète?

 

Dans ce livre, Patrick Michel nous révèle ce que l’on sait de ces corps célestes et de leur origine dans l’histoire du Système solaire. Il explique ce qu’on apprend en les scrutant depuis la Terre, mais aussi grâce aux observations réalisées depuis l’espace.

 

Patrick Michel raconte les missions qui ont permis d’approcher des astéroïdes, puis de s’y poser, à des millions de kilomètres, et même de récolter des échantillons pour les rapporter sur Terre. Le texte prend alors des allures de film d’action: équipes dexperts on y trouve même Brian May, rocker et astrophysicien , embûches et retournements de situation. Suspense: dans lespace, les rochers ne sont pas toujours ce quils ont lair d’être

 

Cette connaissance permettra peut-être d’exploiter les ressources de ces corps, mais surtout de nous protéger contre la menace des géocroiseurs qui coupent l’orbite terrestre. On a réussi à dévier un astéroïde en 2022! Un livre palpitant qui évoque des enjeux davenir: la défense planétaire et lexploitation des corps célestes.

 

Ouvrage très complet qui fait le point de nos connaissances actuelles et décrit précisément les dernières missions de retour d’échantillons avec beaucoup de détails, on vit l’avancée de chaque mission.

De plus les premiers chapitres décrivent simplement la formation du système solaire avec le modèle de Nice et le Grand Tack de façon très claire.

 

 

Sommaire :

 

INTRODUCTION

CHAPITRE 1 : Il y a 4,567 milliards d’années

CHAPITRE 2 : Les astéroïdes

CHAPITRE 3 : Connaissance des astéroïdes

CHAPITRE 4 : Premiers survols et premiers rendez-vous dans l’espace

CHAPITRE 5 : Le retour d’échantillons

CHAPITRE 6 : La défense planétaire ou comment se protéger d’un risque d’impact

CHAPITRE 7 : L’exploitation minière

CONCLUSION : L’aventure continue

 

EAN13 : 9782415004989     384 pages    25,90 €

 

 

 

 

 

LIVRE CONSEILLÉ :.ASTROBIOLOGIE D’ANDREW MAY CHEZ BELIN. (22/12/2023)

 

 

 

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Description générée automatiquementAndrew May astrophysicien a écrit de nombreux ouvrages vulgarisateurs. Cette fois-ci il nous emmène sur les traces de ces astrobiologistes qui étudient les étranges phénomènes et les signaux qui nous agitent. Son ouvrage : Astrobiologie est sous-titré : À la recherche de la vie extraterrestre. La préface est de François Forget planétologue et membre de l'académie des sciences.

 

La recherche de la vie extraterrestre est aujourd’hui l’une des plus grandes chasses au trésor organisée par l’Homme. Mais si nos chances de la remporter dépendent grandement des moyens alloués, elles sont aussi tributaires de notre définition de la vie : petit homme gris de science-fiction ou organisme vivant, uni ou pluricellulaire, existant au-delà de notre imagination ?

Une chose est certaine : bien que nous soyons une brillante forme de l’évolution, la plupart des scientifiques s’accordent désormais à dire que nous ne sommes pas uniques. La vie a forcément émergé sous une forme ou une autre dans notre gigantesque univers.

 

 

 

 

Un ouvrage superbement illustré qui fait le point sur tous les aspects de la vie extraterrestre.

 

SOMMAIRE :

 

CHAPITRE 1 : La vie au-delà de la Terre

CHAPITRE 2 : À des extraterrestres

CHAPITRE 3 : Communication extraterrestre

CHAPITRE 4 : Ingénierie interstellaire

CHAPITRE 5 : Commencer petit

CHAPITRE 6 : Les exoplanètes

CHAPITRE 7 : Premier contact

 

 

 

EAN : 9782410028492   Nombre de Pages 224   Prix : 25 €

 

 

 

 

 

 

Bonne lecture à tous.

 

C’est tout pour aujourd’hui !!

 

Bon ciel à tous !

 

JEAN-PIERRE MARTIN

 

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