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Mise à jour : 9 Décembre 2006
 
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ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :
Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires
 
Sommaire de ce numéro :  
La lumière invisible : CR de la conférence de JM Bonnet Bidaud aux RCE 2006. (09/12/2006)
Astéroïdes et comètes : CR de la conférence de P Michel aux RCE 2006. (09/12/2006)
Le testament de MGS : L'eau coule-t-elle en ce moment sur Mars? (09/12/2006)
Un trou noir surpris par Galex : Il avale des étoiles. (09/12/2006)
La répartition des galaxies : Elle a évolué au cours du temps. (09/12/2006)
Pluton : New Horizons voit sa cible. (09/12/2006)
Vega : Succès de la mise à feu de la petite dernière de l'ESA! (09/12/2006)
Le 1000ème astronaute : Décompte de la Cité de l'Espace de Toulouse. (09/12/2006)
Des tourbillons magnétiques : Première découverte des Clusters. (09/12/2006)
Un Tsunami solaire : Vu par OSPAN du SNO. (09/12/2006)
MRO :.Des vues de près de Spirit. (09/12/2006)
Un site Internet à découvrir. Astronautique de JC Aveni (09/12/2006)
Un club Astro à découvrir : Terre et Univers de Le Soler dans les Pyr. Orientales. (09/12/2006)
Livre conseillé :.Cosmographie chez Belin par Denis Savoie. (09/12/2006)
Les magazines conseillés :.Espace Magazine Spécial Système Solaire. (09/12/2006)
                                                                
 
 
 
 
 
 
 
LE TESTAMENT DE MGS : L'EAU COULE-T-ELLE EN CE MOMENT SUR MARS? (09/12/2006)
 
 
Ce sera peut être la découverte posthume de la sonde Mars Global Surveyor (MGS) : apparemment en comparant des images des mêmes ravines d'un même cratère, on voit des différences en l'espace de 5 ans : des traces d'un liquide qui a coulé sont nettement visibles.
 
C'est ce qui a motivé la NASA à convoquer une conférence de presse spéciale ce 6 Décembre 2006 avec 4 célèbres scientifiques liés aux projets martiens. Dont
·        Michael Malin de MSSS l'inventeur de la caméra MOC à bord de MGS
·        Ken Edgette de MSS
·        Michael Meyer chef scientifique des programmes d'exploration martiennes de la NASA.
·        Phil Christensen de l'Université de l'Arizona, géologue spécialise de Mars.
 
Les photos publiées (voir ci après) révèlent de nouveaux dépôts brillants visibles sur deux ravines différentes sur Mars.
Ces photos suggèrent un écoulement liquide, qui ne peut être que de l'eau et qui ne peut être que récent.
 
Ces nouvelles découvertes posent de nouveau la question de la vie possible sur Mars, ou au moins le potentiel d'une vie microbienne sur cette planète, comme nous l'avons évoqué il y a quelques jours à la Cité des Sciences avec cette soirée sur la recherche de la vie sur Mars, sur Terre dans l'Atacama.
 
La forme des dépôts ressemble à ce que l'on attendrait de matériaux emportés par de l'eau.
Rappelons que l'atmosphère de Mars est si ténue et la température si froide que l'eau ne peut pas rester liquide à la surface de la planète rouge (revoir les cours de physique de Terminales!), elle devient solide ou/et elle se sublime rapidement (passage de l'état solide à l'état gazeux sans passer par la phase liquide).
Néanmoins les scientifiques pensent que des résurgences du sol pourraient rester liquide quelques "instants" et s'écouler en entraînant des matériaux avant de disparaître.
Ce serait le cas des deux dépôts de quelques centaines de mètres que l'on voit aux deux endroits sur Mars.
La couleur claire provenant certainement de la glace se formant ou alors d'une croûte salée signe aussi d'une concentration d'eau.
 
La sonde MGS a déjà découvert des dizaines de milliers de ravines (gullies en anglais) sur les pentes de cratères.
La plupart étant situés dans les latitudes de 30° et plus. Afin de mettre au jour des possibilités d'écoulement Malin et son équipe ont photographié en permanence pendant des années les mêmes endroits et bingo jusqu'à l'annonce d'aujourd'hui.
 
Les photos publiées ces jours ci sont celles qui montrent le plus clairement possible ces dépôts liquides.
Les deux sites sont situés dans des cratères de l'hémisphère Sud de Mars.
 
Plus de détails sur les pages spéciales NASA.
 
La première photo compare la même zone prise en Août 1999 et Septembre 2005 d'un cratère de la région du bassin Hellas : Centuri Montes. Cette ravine est située sur la face tournée vers l'équateur du cratère.
 
 
 
Cet écoulement a d'abord été remarqué par la MOC en Février 2004 puis en Septembre 2005, alors qu'en 1999 ce dépôt n'existait pas.
Cet écoulement est représentatif du transport et du dépôt de matériaux par un liquide comme de l'eau.
L'écoulement s'est même réparti autour des petits obstacles comme le ferait de l'eau liquide.
 
 
Le deuxième jeu de photos correspond à un cratère de la région de Terra Sirenum.
 
 
 
 
Cette ravine vue d'abord en 2001 sans écoulement a montré un écoulement clair en 2005 (photo de droite).
Le Soleil et les angles de prise de vue sont identiques dans les deux images afin qu'on puisse vraiment les comparer.
La pente du cratère est de 25°.
Le liquide qui a coulé est un mélange de liquide similaire à l'eau et de cailloux et de sédiments.
Ce liquide provient du dessous de la surface martienne et a suivi la pente de la ravine existante.
 
 
 
Est ce que ces images prouvent directement que de l'eau liquide coule en ce moment à la surface de Mars?
Non pas directement.
Mais elles apportent la première preuve tangible que cela s'est peut être produit.
Que en certains endroits et époques de l'eau liquide peut ressortir du sol et s'écouler brièvement le long de certaines pentes.
Cela soulève la question suivante : comment l'eau peut elle rester et dans quel état dans le sous sol de Mars, les prochaines missions martiennes devraient nous aider à y voir plus clair.
 
 
En plus d'étudier ces ravines, la sonde MGS et sa caméra MOC ont étudié le taux auquel se forment les cratères d'impact à la surface de Mars.
MGS a photographié 98% de la surface de Mars en 1999 et 30% en 2006. les nouvelles images ont montré 20 nouveaux cratères tout frais de 2m à 150m.
Ces mesures sont importantes pour déterminer l'age des régions sur Mars .
Elle corroborent les hypothèses actuelles.
 
 
MGS mis en orbite en 1997 s'est éteint en Novembre 2006, le contact radio ne s'établissant plus.
 
L'ESA publie aussi un article à ce sujet en évoquant Mars Express.
 
 
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UN TROU NOIR SURPRIS PAR GALEX : IL AVALE DES ÉTOILES. (09/12/2006)
(Image crédit: NASA/JPL-Caltech)
 
Un trou noir super massif a été pris la main dans le sac en train d'avaler des étoiles, par le satellite de la NASA en UV, GALEX (Galaxy Explorer).
C'est la première fois que des astronomes voient en entier ce processus complet de la dislocation et de la disparition d'une étoile par un TN.
 
Pendant peut être des milliers d'années le Trou Noir (TN) s'est tenu tranquille en plein centre d'une galaxie elliptique très commune; jusqu'à ce qu'une étoile s'avance trop près de ce trou noir endormi.
Elle fut déchirée en mille morceaux par les forces de gravité du TN; ces morceaux ont d'abord orbité le TN avant de se faire happer par lui, causant une émission de rayonnement UV que Galex a pu détecter.
 
Il observe toujours la fin de ce repas cosmique, en notant que cette émission UV diminue de plus en plus.
 
Les astronomes espèrent que l'observation complète de ce processus vont leur permettre d'améliorer leurs connaissances de l'évolution des trous noirs au sein de leurs propres galaxies.
Dans les années 1990, trois autres TN "dormants" avaient été suspecté d'avoir effectué un repas cosmique similaire; c'est le satellite germano-américano-britannique Röntgen (ou ROSAT) qui le supposait. Les astronomes durent attendre le lancement de satellites plus évolués comme Chandra et XMM pour confirmer ces découvertes; les rayonnements X de ces TN disparaissaient rapidement dans le temps, signe que des étoiles avaient été avalées.
 
Vue d'artiste d'un TN super massif au centre d'une galaxie en train d'avaler les restes d'une étoile.
 
L'étoile (à gauche de l'image) est d'abord brisée en mille morceaux par les forces de marée avant d'être engloutie.
 
Cette matière se réchauffe et émet de la lumière, notamment dans l'UV et l'X, avant de disparaître complètement dans le TN. Ce sont ces variations de lumière UV que Galex a observées.
 
 
 
 
 
Maintenant on a pu observer pour la première fois sur une période de deux ans, l'engloutissement d'une étoile et ses conséquences énergétiques : des émissions UV. Ces émissions ont été repérées par les yeux UV de Galex , qui ont noté la décroissance de l'émission due à la "digestion" de l'étoile.
 
On pense actuellement que les TN super massifs sont situés au centre de toutes les galaxies, certains sont "dormants" comme celui de notre Galaxie et d'autres plus actifs.
 
C'est pourquoi les astronomes sont toujours intéressés lorsqu'une étoile s'approche trop près d'un TN dormant, un événement qui pourrait se produire en moyenne tous les 10.000 ans dans une galaxie typique.
 
Le TN super massif en question est 10 millions de fois plus massif que notre Soleil, et la galaxie dans laquelle il réside se trouve à 4 milliards d'années lumière (z=0,37) dans la constellation du Bouvier (Bootes en latin).
 
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
 
Les trous noirs géants par S Collin Obs de Paris le 19 Janvier 2005 SAF/Amphithéâtre 
 
Voyage au centre de la Galaxie par D Rouan du LESIA  RCE 2004 le 12 Nov 2004 Cité des Sciences
 
La mission Galex sur ce site.
 
Galex : Trois ans de bons et loyaux services en orbite
 
GALEX : Les trous noirs géants bloquent les étoiles.
 
 
 
 
 
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LA RÉPARTITION DES GALAXIES : ELLE A ÉVOLUÉ AU COURS DU TEMPS. (09/12/2006)
 
 
Nos amis méditerranéens du LAM/OAMP nous informent de ces dernières recherches sur la formation des galaxies de notre Univers:
 
 
Une équipe franco-italienne vient de mettre en évidence la forte influence de l’environnement sur l’évolution de la distribution spatiale des différentes populations galactiques dans l’Univers.
Grâce aux performances de l’instrument VIMOS, installé au foyer d’un des très grands télescopes de l’Observatoire Européen Austral (ESO), l'équipe du VVDS (VIMOS VLT Deep Survey) a établi pour la première fois la cartographie de régions très lointaines de l'Univers et a trouvé que la répartition géographique des deux grandes familles de galaxies – les spirales et les elliptiques - a considérablement évoluée au cours du temps en lien direct avec le nombre de galaxies dans leur voisinage.
Cette découverte très inattendue va conduire les théoriciens à ajuster leurs modèles.
 
 
En découvrant que les deux plus grandes catégories de galaxies n’étaient pas distribuées au hasard dans l’Univers, Hubble a ouvert la voie de l’une des grandes disciplines de la cosmologie moderne : l’étude de la structure à grande échelle du cosmos. Cette découverte a en effet conduit les astronomes à s’interroger sur les causes physiques de cette répartition et à tenter d’apporter des éléments de réponse à l’aide de la théorie et de
l’observation d’échantillons toujours plus larges et complets de galaxies.
 
Depuis le début de la cosmologie moderne on sait donc que, dans l’univers local, c'est-à-dire aujourd’hui, les elliptiques, objets vieux et très lumineux, sont principalement concentrées dans des régions très denses en galaxies alors que les spirales, beaucoup plus jeunes et de faible luminosité se concentrent dans les régions les moins denses.
Cette ségrégation est-elle restée identique depuis l’origine ? Etait-elle programmée depuis la naissance de l’Univers tel un code génétique, ou est-ce le résultat des interactions des galaxies avec l’environnement externe ?
Le débat concerne la lutte entre « l'inné » et « l'acquis ».
Ces questions fondamentales ne peuvent trouver de réponses qu'en analysant la lumière qui nous parvient après un voyage de plusieurs milliards d'années à une vitesse de 300 000 kilomètres par seconde.
Observer des objets lointains revient à observer dans le passé et en mesurant la distance qui nous sépare de ces objets on peut savoir à quel âge de l’Univers correspond l’image qui nous parvient. Il est alors nécessaire d'observer plusieurs dizaines de milliers de galaxies difficilement observables pour dessiner une véritable carte des régions distantes de notre Univers et comprendre les mœurs et coutumes des galaxies qui habitaient l'Univers alors qu'il n'avait qu'une fraction de son âge actuel.
 
 
Ci contre :
Cartographie 3D de la distribution des galaxies dans une tranche d'Univers il y a 7 milliards d'années, reconstruite à partir des galaxies observées par le VVDS: les
zones plus claires représentant les régions de l'Univers les plus denses en galaxies.
Curieusement la distribution des galaxies, véritables unités de base de la structure à
grande échelle de l'Univers, est hélicoïdale à cette époque primordiale. Cette image
illustre parfaitement ce qu’est le VVDS : un « laboratoire génétique » analysant l le
cosmos alors qu’il n’était que dans sa forme embryonnaire ce qui permet de mettre en évidence les différentes étapes de l’évolution des galaxies.
On remarquera que la répartition des galaxies à cette époque reculée prend la forme d'une hélice.
(Rappel 1Mpc = 106 pc = 3,26 Millions al, cette tranche fait 1 milliard d'al)
 
Tels des géographes mesurant la distance d’inaccessibles contrées, et grâce à la précision de l'instrument VIMOS, l’équipe scientifique du grand sondage VVDS a réussi à relever le défi. Pour la première fois, après 3 ans d’observations intensives, ils ont réussi à construire un atlas en 3 dimensions des régions lointaines de l’Univers remontant jusqu’à 9 milliards d’années (soit plus de la moitié de l’age de l’Univers).
Ils ont étudié plus de 6500 galaxies dans différents environnements et de différentes luminosité.
Ils offrent à la communauté scientifique une véritable cartographie de l’Univers lointain, alors que jusqu'à présent seulement des simulations prédisaient la structure de l'Univers à ces époques. Cela permet de conduire un véritable recensement de population, en comptabilisant les galaxies en fonction de leur origine sociale: elliptiques ou spirales, et en mesurant les flux de migration entre les régions très peuplées et les régions « rurales ».
 
Le résultat est plutôt inattendu et n'était pas prévu par les différents modèles théoriques de formation de galaxies. Il apparaît qu’à cette période, les galaxies elliptiques et les galaxies spirales peuplaient en égale proportion toutes les régions de l’Univers, qu’elles soient denses ou non.
 
L’Univers local, tel que nous le voyons aujourd’hui avec les galaxies elliptiques préférentiellement dans les régions denses et les galaxies spirales dans les régions sous-denses, n’est donc visiblement pas le fruit d’une évolution « programmée », on aurait alors trouvé la même ségrégation, mais plutôt le produit de phénomènes physiques s'appliquant sur toute ou partie de la durée de l'évolution. Aucun « exode rural » massif de galaxies n'étant observé entre les différentes régions, il est donc plus probable que les galaxies spirales se trouvant à l'origine dans les régions à forte concentration se soient transformées en galaxies elliptiques très massives suite à des collisions avec d’autres galaxies.
 
Serait ce une évolution du type Darwinien pour les galaxies de l'Univers, ce serait intéressant!
 
Parallèlement, la nature a mis en place un mécanisme efficace de contrôle de natalité : au cours du temps, le taux de natalité des nouvelles petites galaxies spirales a fortement diminué dans les régions déjà surpeuplées, tout en restant pratiquement inchangé dans les régions rurales.
Ainsi, grâce aux travaux de recherche de cette équipe européenne nous avons aujourd’hui une première information fiable sur les conditions initiales et les mécanismes physiques qui ont conspirés pour produire l’image de l’Univers tel que nous le voyons actuellement. D’autres découvertes surprenantes sont attendues à partir du sondage VVDS, qui continue à accumuler des observations.
 
Les résultats sont publiés dans la revue Astronomy and Astrophysics (O. Cucciati et al., "The VIMOS VLT Deep Survey: the build-up of the colour-density relation ").
 
 
L'ESO publie aussi un communiqué à ce sujet (anglais).
 
 
 
 
 
 
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PLUTON : NEW HORIZONS VOIT SA CIBLE! (09/12/2006)
(Photos : NASA/JHUAPL)
 
 
La sonde New Horizons qui s'intéresse au système solaire extérieur, n'a pas encore atteint Jupiter qu'elle voit avec ses yeux perçants sa cible principale de dans 10 ans : Pluton.
 
 
Oh, ce n'est qu'un petit point dans le champ de LORRI, sa caméra CCD, mais il bouge, comme on le voit sur cette animation gif (clic sur la photo de gauche) délivrée par la NASA, les photos datent de Septembre 2006, et sont espacées de seulement trois jours.
 
LORRI est un télescope de 21cm d'ouverture embarqué dans la sonde. Design très simple sans filtre et sans pièces mobiles pour des raisons de sécurité. Résolution de 100m.
 
 
 
 
Pluton est à 4,2 milliards de km de l'engin, et ces superbes photos, même si elles ne sont pas impressionnantes pour le grand public, sont un grand motif de satisfaction pour les scientifiques de la mission.
Car elles prouvent que la sonde peut trouver et suivre une cible aussi infime que ce point lumineux dans le ciel.
C'est un très bon signe pour le succès espéré de cette mission. C'est Andy Cheng, le PI de la caméra qui est content! Andy appartient au célèbre JHUAPL (Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory) du Maryland qui a déjà lancé plusieurs missions avec succès (Deep Impact etc..)
 
Pluton a été aussi déterminée car elle était là où elle devrait être, sa position étant mémorisée dans les calculateurs de bord, sa magnitude était de 14 au moment des photos.
Néanmoins il est toujours difficile de trouver un point lumineux se déplaçant lentement sur ce fond de ciel couvert d'une multitude d'étoiles, ils ont fait comme Tombaugh, en superposant les différentes images et en remarquant ce qui se déplace. Alan Stern le responsable de la mission a même dit que Clyde devait être fier qu'on ait employé sa technique pour détecter Pluton.
 
 
Le prochain événement pour New Horizons sera l'arrivée près de Jupiter en Janvier-Février 2007, nous devrions avoir des photos extraordinaires.
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
 
Le Portail de Pluton par Alan Stern le PI de la mission.
 
 
Tous les articles de ce site sur New Horizons.
 
 
 
 
 
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VEGA : SUCCÈS DE LA MISE À FEU DE LA PETITE DERNIÈRE DE L'ESA. (09/12/2006)
(Documents : ESA)
 
Non, Véga ce n'est pas seulement le nom d'une étoile ou d'un club d'astronomie bien connu, c'est le nom d'une fusée moyenne développée par les Européens (surtout nos amis Italiens) afin de remplir le créneau des fusées moyennes.
 
Elle est nettement plus petite qu'une fusée Soyuz, ou Ariane.
 
Après l'essai réussi du moteur du deuxième étage en Italie,
l'ESA a procédé il y a quelques jours aux essais du nouveau moteur fusée sur la base de Kourou et est fière de communiquer le grand succès de cette étape fondamentale :
 
 
Arianespace nous propose aussi une belle photo de maquettes à la même échelle de ces trois modèles de fusées.
 
 
 
 
 
Le plus grand moteur monobloc à propergol solide à structure bobinée jamais réalisé en Europe a passé avec succès le cap de son premier essai à feu statique le 30 Novembre 2006 à 12 :30 heure de Kourou (16 :30 heure de Paris) au Port spatial de l’Europe, à Kourou (Guyane).
 
Voir la photo du montage d'essai de ce moteur à Kourou.
 
 
Le moteur P80, qui assurera la propulsion du premier étage du lanceur Vega de l’ESA, a délivré une poussée moyenne de l’ordre de 190 tonnes pendant plus de 100 secondes, soit environ un tiers de celle délivrée par chacun des étages d’accélération à poudre (EAP) d’Ariane-5. Un pic de poussée de 250 tonnes a été atteint pendant 7 secondes.
 
D’après Antonio Fabrizi, Directeur des lanceurs à l’ESA, « les premières données dont nous disposons montrent que le moteur a suivi de près la courbe de pression escomptée. Ce succès marque l’achèvement de la première série d’essais réalisés pour le développement de Vega en 2006, année à la fois riche en activités et fructueuse pour ce programme. Le franchissement de cette étape importante contribue à renforcer la confiance placée dans le lanceur Vega, dont Arianespace prépare maintenant l’exploitation, sur la base de la Convention également signée avec l’ESA en ce mois de novembre ».
 
« En ce qui concerne les différentes caractéristiques du programme P80 et au-delà des aspects techniques et des innovations », ajoute Antonio Fabrizi, « il convient de souligner le remarquable investissement de l’industrie dans ce programme, rendu possible par les prévisions optimistes d’exploitation de Vega ».
 
(Photo :CNES/AVIO : , l'enveloppe du moteur est réalisée en fibre de carbone pré-imprégnée de résine époxy. L'ensemble de la structure est bobiné)
 
 
 
 
 
Au cours de cet essai, les ingénieurs ont enregistré plus de 600 paramètres pour vérifier que les nouvelles technologies utilisées en grand nombre sur ce moteur ont fonctionné comme prévu
 
Développé sur la base des capacités industrielles acquises avec le moteur à propergol solide à trois segments des EAP d’Ariane-5, le P80 – dont la taille correspond à peu près à celle du segment inférieur d’un EAP – présente bon nombre de caractéristiques innovantes qui pourraient être réutilisées ultérieurement sur le lanceur lourd Ariane pour en améliorer les performances en termes de capacités et de coût.
 
Démonstrateur technologique
 
Le moteur P80 – environ 12 mètres de hauteur pour 3 mètres de diamètre – est conçu pour recevoir 88 tonnes de propergol solide. A la différence des précédents moteurs de taille équivalente ou supérieure développés en Europe ou ailleurs, composés de plusieurs blocs de propergol coulés séparément avant leur assemblage, le P80 se compose d’un seul bloc.
 
Pour des raisons de dimensions, il a été possible de procéder à la coulée du propergol à l’Usine de propergols de Guyane (UPG), à Kourou, dans le puits utilisé pour les segments inférieurs de 100 tonnes des EAP d’Ariane-5. Alors que les EAP sont dotés d’une enveloppe externe en acier inoxydable, le P80 utilise une enveloppe légère en composite à filament bobiné. Il est également équipé d’un allumeur de conception nouvelle, simplifiée, à structure en fibre de carbone.
 
Une nouvelle tuyère orientable en composite a été développée pour le P80. Elle se caractérise par une architecture simplifiée, dont le nombre d’éléments a été réduit dans un souci de baisse des coûts de production. Cette tuyère comprend des pièces métalliques complexes ainsi qu’un nouveau matériau d’isolation thermique. Le joint de la tuyère est plus souple que celui des modèles précédents, ce qui facilite le pilotage par les actionneurs électromécaniques. Il s’agit d’un progrès technologique supplémentaire pour des moteurs de cette taille, qui utilisent d’ordinaire un système hydraulique plus complexe.
 
« Comme prévu, le P80 a résisté à des pressions de combustion élevées, supérieures à 80 bar » fait remarquer Stefano Bianchi, Responsable du programme Vega à l’ESA. « En dépit de ces conditions très rigoureuses, il semble d’ores et déjà que le moteur ait parfaitement fonctionné, même s’il nous faut encore un peu de temps pour analyser le volume considérable de données recueillies ».
 
Cet essai a été mené sur le banc BEAP de Kourou, celui-là même qui sert aux essais à feu des EAP d’Ariane-5. Le moteur sera maintenant démonté en vue d’une analyse approfondie. Certains de ses éléments, par exemple la tuyère, seront réexpédiés en Europe.
 
 
Franchissement d’une nouvelle étape dans le programme Vega
 
Le P80 est développé en tant que premier étage du lanceur Vega et démonstrateur technologique dans le cadre d’un programme spécifique de l’ASE géré par une équipe de projet intégrée pilotée par le CNES. Cette équipe de projet travaille avec une équipe industrielle pilotée par la société franco-italienne Europropulsion, qui s’est vu déléguer l’ensemble du développement par la société italienne Avio SpA. Parmi les principaux sous-traitants figurent la société belge SABCA (système de pilotage TVC), l’entreprise française Snecma Propulsion Solide (Tuyère) et le Néerlandais APP (allumeur).
 
 
Il est prévu de mener au total deux essais à feu pour le P80, le deuxième devant avoir lieu à la mi-2007. Des essais à feu supplémentaires du Zefiro 23, puis du Zefiro 9 – qui assureront respectivement la propulsion des deuxième et troisième étages de Vega – sont également programmés en 2007.
(voir schémas des trois moteurs respectifs)
 
L’essai qui vient d’être réalisé représente pour le programme Vega ainsi que pour les compétences européennes dans le domaine de la propulsion à poudre une avancée majeure qui s’ajoute à une série d’autres étapes clés franchies en 2006.
 
Ce résultat témoigne de la maturité du programme et permet de procéder à la consolidation finale du calendrier des activités ultérieures, dans la perspective d’un vol inaugural en 2008.
 
Le lanceur Vega de l’ESA, destiné à la mise en orbite de petits satellites, comprend trois étages de propulsion à propergol solide ainsi qu’un module d’injection à ergols liquides développé avec le soutien de sept États membres de l’ESA (Italie, France, Belgique, Suisse, Espagne, Pays-Bas et Suède).
 
La responsabilité du développement de ce lanceur a été confiée à ELV SpA, filiale commune d’Avio SpA et de l’Agence spatiale italienne (ASI).
 
 
 
 
 
 
Vega a été conçu pour placer une ou plusieurs charges utiles sur des orbites pouvant atteindre 1 500 km d’altitude. Si le scénario de référence prévoit l’injection d’une charge utile d’environ 1 500 kg sur une orbite circulaire héliosynchrone à 700 km d’altitude, Vega sera également en mesure d’emporter des satellites allant de 300 kilos à plus de 2 tonnes, ainsi que des microsatellites en tant que passagers secondaires.
 
Cet éventail de capacités permettra de répondre à une multitude de besoins dans des domaines aussi divers que la télédétection, le suivi de l’environnement, les sciences de la Terre, la science spatiale, la recherche fondamentale, ou encore la recherche et la technologie concernant les futures applications et systèmes spatiaux. Une fois qualifié, le lanceur sera commercialisé et exploité par Arianespace au Centre spatial guyanais, aux côtés d’Ariane-5 et de Soyouz, avec pour débouché le marché des lancements de petits et moyens satellites.
 
 
 
 
Le CNES publie un petit résumé en pdf sur le moteur P80 de ce lanceur, très concis
Extraits :
 
Le P80 présente des avancées technologiques dans tous les composants d'un moteur à propergol solide : enveloppe, protection thermique, propergol, allumeur et système d'activation tuyère.
 
Le développement du P80 est piloté par le CNES. L'équipe projet CNES intègre également des membres de l'ESA et de l'Agence spatiale italienne (ASI).
La société italienne Avio, "prime Contractor" du projet, a délégué l'ensemble du développement à Europropulsion, filiale commune d'Avio et Snecma Propulsion Solide.
Europropulsion est également chargée de l'intégration finale du moteur en Guyane, ainsi que de la préparation spécifique du BEAP avant les essais à feu.
Ces essais seront menés sous la responsabilité de la Sous- Direction Sol de la Direction des Lanceurs du CNES.
Avio doit développer et produire l'enveloppe bobinée du moteur équipée de sa protection thermique interne. La firme italienne est également responsable du chargement en propergol, qui se fera en Guyane, chez Regulus, filiale d'Avio et SME (SNPE Matériaux Energétiques). Snecma Propulsion Solide, à Bordeaux, est chargée du développement de la tuyère.
L'allumeur est sous la responsabilité de SPE (Pays-Bas) et le système électrique -ou TVC- a été confié à SABCA (Belgique).
 
 
L'ESA publie une brochure de 20 pages en papier (à demander à l'ESA) et en format pdf de 20 pages.
 
Le Figaro publie sur son site un article sur cet essai.
 
 
 
 
 
 
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LE 1000ème ASTRONAUTE : DÉCOMPTE DE LA CITÉ DE L'ESPACE DE TOULOUSE. (09/12/2006)
 
Notre ami Philippe Droneau, Directeur adjoint de La cité de l'Espace de Toulouse nous communique cet intéressant décompte :
 
 
Avec STS 116, il sera le 1000ème membre d’équipage
d’une mission spatiale !
 
Vie dans l’espace, astronomie, observation de la Terre… La Cité de l’espace a pour objectif de faire partager l’aventure spatiale au plus grand nombre.
 
Lors des dernières vacances de la Toussaint, la Cité de l’espace a proposé à ses jeunes visiteurs, dès 4 ans, de « passer leur diplôme d’astronaute » ! Parrainé par l’astronaute européen, Jean-François Clervoy (ESA), le jeu-parcours « passe ton diplôme d’astronaute » a permis à plusieurs milliers d’enfants de devenir « astronautes juniors » le temps d’une journée. Devant le succès de cette animation-jeu, la Cité de l’espace crée une nouvelle session pendant les vacances de Noël, du 23 décembre au 7 janvier 2007 inclus, pour que chacun puisse s’approcher du rêve.
 
Pour certains, l’aventure se transforme en réalité. La Cité de l’espace vous informe qu’un chiffre tout à fait symbolique va être atteint bientôt , le 9 décembre 2006, car (sauf report), un astronaute s’élancera dans l’espace en tant que 1000ème membre d’équipage d’une mission spatiale.
 
 
Il s’agit de :

Mark Polansky, 50 ans, pilote de la navette spatiale Atlantis pour la mission STS 98 en 2001, un vol spatial à destination de la Station Spatiale Internationale qui dura 13 jours... Pour cette mission STS 116, il commande la navette Discovery qui doit rejoindre la Station Spatiale Internationale.
En rentrant 12 jours plus tard, il reviendra sur terre avec l’astronaute européen Thomas Reiter qui aura passé plus de 5 mois dans l’espace.
 
 
 
 

Parmi ces « 1000 membres d’équipage »,  certains ont volé dans l’espace plusieurs fois ou ont réalisé des vols extraordinaires (vols avec sorties dans l’espace, vols vers la Lune, marches sur la Lune...), d’autres sont morts en mission, mais tous et toutes ont participé à une aventure exceptionnelle et à une histoire hors du commun !
 
 
Pour ces 1000 membres d’une mission spatiale, voici quelques chiffres remarquables ou surprenants :
 
446 : sur ces 1000 membres d’équipages, 446 personnes différentes dont 99 Russes, 280 Américains,
3 Chinois, 64 d’autres nationalités dont 31 Européens dont 9 Français.
168 : sur ces 446 personnes, 168 ont fait une seule mission
158 : 158 sont sortis dans le vide spatial durant leur mission (sortie extravéhiculaire)
78 :   le plus âgé au moment de son vol avait 78 ans (John Glenn)
44 :   sur ces 446 personnes, 44 femmes dont 1 Française (Claudie Haigneré, marraine de la Cité de l’espace)
25 :   le plus jeune au moment de son vol avait 25 ans (Guerman Titov)
18 :    malheureusement, 18 ont perdu la vie en mission
14 :    le vol le plus long en une seule mission (14 mois -Valeri Poliakov)
12 :    12 astronautes ont marché sur la Lune parmi les 24 astronautes étant partis vers notre satellite naturel
7 :     2 astronautes ont fait 7 missions (Jerry Ross et Franklin Chang-Diaz)
4 :     4 heureux  citoyens se sont « offert » une place de « touriste spatial » !
3 :     Sergei Avdeyev a vécu le plus longtemps dans l’espace, plus de 2 ans  en plusieurs missions et en 3 vols !
2 :     2 femmes ont été « Commandant de bord » de leur mission (Valentina Tereskova  et Eilleen Collins)
1 :      le vol orbital le plus court fut d’une seule orbite (Yuri Gagarine, le 12 avril 1961 !)
 
 
Au total, l’Homme a passé en mission spatiale
718 266 heures et 17 minutes   soit  29 927 jours
soit près de 82 ans !
 
 
Je vous rappelle la phrase prémonitoire de Constantin Tsiolkovski :
La Terre est le berceau de l’Humanité, mais l’Homme quitte un jour son berceau……
 
 
 
 
 
 
 
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DES TOURBILLONS MAGNÉTIQUES : PREMIÈRES DÉCOUVERTES DES CLUSTERS. (09/12/2006)
 
 
Les satellites Cluster de l'ESA, vous connaissez? Nous en avons déjà parlé dans ces colonnes.
 
Les satellites de la classe Cluster (il y en a quatre) de l'ESA, volent en formation autour de la Terre, ils ont été lancés en 2000, ils ont pour mission d'étudier notamment le vent solaire et son interaction avec notre planète.
 
Et bien ils viennent d'effectuer une découverte intéressante présentée par un groupe de scientifiques européens et américains.
Ils ont détecté des tourbillons (whirlpool en anglais) géants de gaz chargé électriquement au dessus de nos têtes à 40.000 km d'altitude. Ces tourbillons injectent ces gaz électrifiés dans la magnétosphère.
 
Le champ magnétique terrestre généré à l'intérieur de notre planète nous protège des rayonnements chargés (plasma) provenant du Soleil, mais c'est un bouclier qui n'est pas toujours assez efficace.
 
Ces plasma ne circulent que sur les "autoroutes" magnétiques : les lignes de force du champ magnétique et jamais de travers.
 
 
 
Voici à gauche une image 3D de la bulle magnétique entourant la Terre. Les tourbillons bleus sont les vortex Kelvin-Helmholtz découverts par Cluster.
 
Ces tourbillons se produisent lorsque deux flux de particules chargées voyagent avec des vitesses différentes. La flèche blanche pointillée est la trajectoire des Clusters lors de la découverte.
Credits: ESA/Hasegawa et al
 
 
 
 
 
 
 
 
Une particule de plasma ne peut sauter d'une ligne de force à une autre que lors d'un phénomène appelé reconnection magnétique. Lors d'un tel événement, les lignes s'interrompent et en rejoignent d'autres, alors le plasma change de direction brusquement.
Cela se produit dans notre magnétosphère, on le sait.