LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:
Mise à jour : 28 Juin 2012       
 
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ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :
Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires
Sommaire de ce numéro
Centenaire de la mort de Poincaré : CR de la conférence SAF par L Nollet et P Nabonnand du 13 Juin 2012. (28/06/2012)
Conditions d’habitabilité des planètes : CR de la conférence IAP d’A. Maeder du 5 Juin 2012. (28/06/2012)
Curiosity sur Mars : Atterrissage en direct. (28/06/2012)
Le 6 Juin 2012 :Le transit de Vénus de Hawaï et de l’espace. (28/06/2012)
In Memoriam : Peter Hingley de la RAS n’est plus. (28/06/2012)
La mission Euclid : Feu vert de l’ESA ! (28/06/2012)
Rencontre dans l’espace : Shenzhou 9 et Tiangong 1, amarrage parfait ! (28/06/2012)
Dynamic Earth : Notre Terre vue de l’espace grâce au GSFC. (28/06/2012)
Cratère Shakleton : LRO découvre de la glace au fond de ce cratère lunaire. (28/06/2012)
Notre Voie Lactée : Ses jets, ses bulles… (28/06/2012)
École Chalonge : CR du séminaire de Juin 2012. (28/06/2012)
M101 : Une nouvelle image grâce à 4 télescopes. (28/06/2012)
Messenger :.Sa 1000ème orbite autour de Mercure. (28/06/2012)
Gaia :.Des nouvelles par R Clar. (28/06/2012)
Livre conseillé :.. :.L’unique terre habitée par A Maeder (28/06/2012)
Les magazines conseillés : l’Astronomie, numéro d’été est paru. (28/06/2012)
 
 
 
CURIOSITY SUR MARS : ATTERRISSAGE EN DIRECT. (28/06/2012)
 
Nous montrerons en direct l’atterrissage sur Mars de la sonde Curiosity avec liaison image et son de Mars et du JPL en Californie, où se trouvera Francis Rocard et Richard Heidmann Vice Président de Planète Mars qui nous commenteront les premières images.
 
RÉSERVEZ VOTRE MATINÉE DU LUNDI 6 AOÛT
Lieu exact :  Salle Polyvalente Louis Armand  142 rue L Armand  78955 Carrières s/Poissy.
Accessible par train/RER (Poissy) et par la route facilement (liaison bus depuis la gare)
Entrée libre dans la limite des places disponibles (400 places). 
Grand écran, Parking facile. ouverture des portes 6H00
Renseignements : Parc aux Étoiles : 01 39 74 75 10 le jour même : 06 85 21 45 52
ou 
curiosity@planetastronomy.com
 
De plus, pour ceux qui n’aiment pas se lever tôt, une séance de rattrapage aura lei au grand auditorium de la Cité des Sciences le samedi 11 Août à partir de 15H. entrée libre dans la limite des places disponibles.
 
Pour info voir :
 
http://www.planetastronomy.com/special/2012-special/06aug/curiosity-SAF.htm
 
 
 
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LE 6 JUIN 2012 : LE TRANSIT DE VÉNUS DE HAWAÏ ET DE L’ESPACE. (28/06/2012)
 
Si le transit de Vénus a été très difficile à voir de la région parisienne, nos amis de la SAF qui étaient partis à Hawaï, ont pu voir sans problème ce phénomène exceptionnel.
Nous passons en revue quelques aspects.
 
Notre ami Gérard Elie a quand même réussi à viser entre les nuages et nous propose cette photo de la fin du passage pris en région parisienne.
 
 
Gérard a aussi eu l’occasion de pouvoir photographier ce parhélie quelques jours après.
 
 
 
René Cavaroz du Calvados, lui était à Caen et nous envoie ces photos.
 
14 observateurs à Saint-Contest
Longitude +0° 22' Latitude 49° 56'N
Le résultat (Photo Froissart-Hardel) temps moyenné
 3ième contact  6h39mn     4ième :6h54'30"
 
 
En région PACA, ils ont eu plus de chance, notre ami Jean Claude Thorel nous en fait parvenir quelques unes.
 
Depuis la terrasse de la grande coupole de l’OCA, avec un radôme au premier plan.
Bravo à Florent Dubreuil
 
 
 
Didier Boisbunon de Vega de Plaisir, a fui la région parisienne pour profiter de la météo du sud de la France, ce qui s'est avéré un choix judicieux... jusqu'à 5h30 le 6 au matin,  le ciel étant alors complètement dégagé.
 
 
C'est ensuite que ça s'est gâté avec des "entrées maritimes" étant en bord de mer à Bandol.
Finalement,  c'est entre les nuages qu’il a pu quelque peu en profiter aux jumelles et avec le chercheur de son Dobson .
 
 
 
La photo a été prise avec un compact au moment où  le soleil est sorti des collines dominant Bandol on peut apprécier son côté un peu irréel.
 
 
 
 
 
Même notre ami et grand spécialiste des astéroïdes, le Dr Patrick Michel qui était en avion sur un vol pour Amsterdam, a pris aussi une photo (de qualité moyenne bien évidemment).
 
 
Un des transits vus de France le plus documenté, vient de la région du Mans, plus précisément du CAUM (Club Astronomique de l’Université du Mans) par Michel Lalande.
 
Fin du transit notée : 06H55 heure de Paris.
 
 
 
Il nous donne rendez vous le 11 Décembre 2117 pour le prochain transit ; nous ferons tout notre possible pour y être !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nicolas Biver de Meudon était avec ses amis de la SAF à Hawaï, il nous envoie ce rapide montage, on remarquera le trajet légèrement courbe.
 
Photos : © Nicolas Biver /Observatoire de Paris/SAF
Le passage de Vénus: à 0h36, 2h40, 4h36, 6h31 (heure légale française).
Près du sommet du volcan Haleakala, dans l'ïle de Maui, de l'archipel d'Hawaï (Pacifique).
 
Maintenant partons dans l’espace.
 
Les astronautes de l’ISS ont pris de nombreuses photos de ce passage, en voici une prise par Don Pettit, ingénieur de vol à bord de l’Expédition 31.
 
 
 
Photo prise au travers de la Coupole d’observation.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le célèbre astrophotographe, Thierry Legault, que nous connaissons bien, a réussi à imager le transit de Vénus devant le soleil avec ………le transit du télescope spatial Hubble passant aussi devant l’astre du jour.
Ces photos ont été prises du Queensland en Australie où notre ami avait posé sa lunette !
Il faut voir cette photo en haute résolution, Hubble est dans le petit cercle bleu.
 
 
 
 
Le transit vu par les astronautes de l’ISS : on montre comment on effectue les prises de vue.
 
Vidéo
 
 
 
 
 
 
Histoire du Transit de Vénus et son influence en astronomie.
 
Vidéo
 
 
 
 
 
 
Éloignons nous un petit peu, maintenant, le satellite SDO de surveillance du Soleil a suivi aussi ce transit, voici ses images.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
   
 
 
 
 
 
Encore de beaux montages des photos prises en différentes longueurs d’onde, de SDO, du GSFC, à voir absolument.
 
Vidéo.
 
   
 
 
 
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN.
 
 
Le transit vu par l’Observatoire de Paris.
 
La NASA a publié un poster du parcours de Vénus devant le Soleil avec les heures des premier et dernier contact.
 
2012 Venus Transit Data par SDO (Ingress = entrée, premier contact, Egress = sortie dernier contact). À voir !
 
Le site du transit de Vénus à la NASA.
 
James Cook and the Transit of Venus
 
Pour tout comprendre sur le phénomène des transits et leur influence en astronomie, voir ma présentation.
 
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IN MEMORIAM : PETER HINGLEY DE LA RAS N’EST PLUS. (28/06/2012)
 
 
Nous sommes très tristes d’annoncer la mort de Peter Hingley, le bibliothécaire en chef de la RAS (Royal Astronomical Society), que nos amis qui ont été visiter la célèbre bibliothèque de Burlington Arcade à Londres, connaissent bien.
 
C’était un grand ami de la SAF et tous l’appréciaient.
 
Il avait une très grande connaissance de tous les ouvrages qu’il considérait comme des biens universels et qu’il montrait à tous les visiteurs qui le désiraient.
 
Je me rappelle le moment très émouvant pour moi, où lors d’une visite à Londres il me permit de prendre dans mes mains le célèbre De Revolutionibus de Copernic, ce fut inoubliable.
 
 
Nous présentons à sa famille et à la RAS toutes nos condoléances et nous sommes sûrs que Peter a maintenant rejoint Newton, Galilée et autres célébrités qui l’ont inspiré tout au long de sa vie.
 
 
Encore une nouvelle étoile qui va briller dans le ciel…….
 
 
 
 
 
 
 
 
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LA MISSION EUCLID : FEU VERT DE L’ESA. (28/06/2012)
Vue d’artiste. Crédits ESA – C. Carreau
 
Le Comité des Programmes Scientifiques (SPC) de l’ESA vient d’approuver le démarrage de la mission Euclid consacrée à l’étude de l’énigmatique énergie noire. Cette étape très importante est la dernière d’un processus de près de cinq ans qui aura vu Euclid, née d’une idée française, franchir avec succès toutes les étapes de sélection pour être retenue, parmi plus de 50 propositions à l’origine, comme deuxième mission du programme Vision Cosmique de l’ESA. La France, à travers le CNES (l’agence spatiale française), le CNRS et le CEA, a initié ce projet et contribue de manière déterminante à sa réalisation. Le lancement est prévu au second trimestre 2020.
 
Le CNRS, le CEA , l’Université P et M Curie et le CNES publient un communiqué à ce sujet  que je reprends en partie :
 
 
L’expression « énergie noire » est née en 1998 suite à une découverte surprenante : alors que l’expansion de l’Univers prévue dans le cadre de la « théorie du Big Bang » est bien confirmée par l’observation des galaxies qui s’éloignent les unes des autres, cette expansion semble se faire de plus en plus rapidement avec le temps, alors que l’on imaginait jusqu’alors un ralentissement de cette expansion, à cause de la gravitation. En outre, cette mystérieuse composante représenterait 73% du contenu de l’Univers, en sus de 23% d’une non moins mystérieuse « matière noire » dont on observe les effets à grande échelle.
 
Cette découverte, qui vaudra à ses auteurs le prix Nobel en 2011, a suscité un intérêt considérable dans une très large communauté scientifique embrassant la physique théorique, l’astrophysique ou encore la cosmologie. Plusieurs idées ont alors été mises en œuvre pour tenter de comprendre ce qu’est l’énergie noire.
 
Euclid s’appuiera sur au moins deux d’entre elles, appelées respectivement méthode du cisaillement gravitationnel (Weak Lensing – WL en anglais) et méthode des oscillations acoustiques baryoniques (Baryonic Acoustic Oscillations – BAO).
 
·        La première consiste à mesurer la distorsion des images des galaxies provoquée par la présence de matière noire sur la ligne de visée. En réalisant l’opération sur des galaxies situées à diverses distances de la Terre, on peut « cartographier » la matière noire en trois dimensions et voir ainsi l’évolution de cette répartition dans le temps, évolution déterminée par les propriétés de l’énergie noire.
La méthode des BAO s’appuie quant à elle sur une cartographie en trois dimensions des grandes structures visibles de l’Univers (galaxies, amas de galaxies). Là encore, c’est la comparaison entre structures lointaines (anciennes) et proches (récentes) qui renseignera sur les effets précis de l’énergie noire.
 
 
Il se trouve que matière et énergie noires contribuent de façon différente à l’histoire de l’expansion de l’Univers et de l’évolution des structures cosmiques. Ces différences peuvent être identifiées et caractérisées avec Euclid, permettant aux physiciens et astrophysiciens de comprendre la nature de l’énergie noire et de révéler des propriétés de la matière noire. 
 
Avec Euclid les physiciens seront donc en mesure de dire si l’accélération de l’expansion de l’Univers provient d’une composante nouvelle, l’énergie noire, ou bien de la manifestation d’effets gravitationnels non prévus par la théorie standard de la gravitation, la relativité générale.
 
Pour réaliser ces mesures, Euclid effectuera un relevé d’une grande partie du ciel avec deux instruments très précis, placés au foyer d’un télescope de 1,2 m de diamètre.
 
 
 
Une caméra de 576 millions de pixels observant dans le domaine visible fournira les images d’environ deux milliards de galaxies avec une très haute résolution, équivalente à celle du télescope spatial Hubble.
 
Un spectro-imageur opérant dans l’infrarouge produira une cartographie des grandes structures de l’Univers et mesurera la distance aux galaxies imagées par la caméra. Enfin, un ensemble de supercalculateurs et de logiciels spécifiques sera nécessaire pour traiter les données reçues du satellite (soit plusieurs millions de gigaoctets).
 
 
 
 
Les données scientifiques d’Euclid constitueront un catalogue unique de plusieurs milliards d’étoiles et galaxies distribuées sur l’ensemble du ciel situé de part et d’autre de la Voie Lactée. Ceci ouvrira notamment une fenêtre sur la formation des premières galaxies, il y a plus de 12 milliards d’années, et représentera une source unique et quasi-inépuisable d’informations pour la communauté astronomique mondiale pendant les prochaines décennies.
 
Si l’ESA est en charge de la mission dans son ensemble, c’est un consortium de laboratoires et d’instituts européens (le plus important jamais rassemblé autour d’une mission spatiale en Europe), dirigé par Yannick Mellier, de l’Institut d’Astrophysique de Paris (Université Pierre et Marie Curie/CNRS), qui fournira les instruments et le système de traitement des données. Les laboratoires français soutenus par le CNES constituent les initiateurs et le fer de lance de ce consortium et ont largement contribué par des études approfondies à la sélection d’Euclid.
Ils auront notamment en charge la fourniture du spectro-imageur infrarouge, du plan focal de la caméra visible, de l’architecture globale du système de traitement des données, de nombreux logiciels ainsi que d’un centre de calcul de grande capacité.
 
 
 
Les laboratoires participant au consortium Euclid sont les suivants:
Astrophysique Instrumentation et Modélisation (Université Paris Diderot /CEA-Irfu/CNRS)
AstroParticules et Cosmologie (Université Paris Diderot / CNRS/CEA / Observatoire de Paris)
Centre de Calcul de l’Institut National de Physique Nucléaire et de Physique des Particules (CNRS)
Centre de Physique des Particules de Marseille (Aix-Marseille Université/CNRS)
Institut d’Astrophysique de Paris (Université Pierre et Marie Curie/CNRS)
Institut d’Astrophysique Spatiale (Université Paris-Sud/CNRS)
Institut de Physique Nucléaire de Lyon (Université Claude Bernard Lyon 1/CNRS)
Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie (Université Toulouse 3 - Paul Sabatier/CNRS)
Institut de Recherche sur les lois Fondamentales de l’Univers (CEA/Saclay)
Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (Aix-Marseille Université/CNRS)
Laboratoire Lagrange (Observatoire de la Côte d’Azur/CNRS/Université de Nice Sophia Antipolis)
Laboratoire de Physique Nucléaire et de Hautes Energies (UPMC/Université Paris-Diderot/CNRS
 
 
 
Rappel :
La mission Euclid a pour objectif d’explorer les composantes « sombres » de l’Univers.
 
Euclid, constitué pour l’essentiel d’un télescope spatial, cartographiera la structure à grande échelle de l’Univers avec une précision sans précédent. Ses observations, qui s’étendront sur dix milliards d’années-lumière, dévoileront l’histoire de l’expansion de l’Univers et la croissance de sa structure au cours des trois derniers quarts de son existence.
Un des grands mystères à élucider de nos jours est celui de l’origine de l’accélération de l’expansion de l’Univers. Le moteur de cette accélération cosmique devrait résider dans une forme d’énergie, baptisée « énergie noire » par les astronomes en raison de sa nature inconnue jusqu’ici.
 
Crédit : Thales Alenia Space Italy
 
 
Avec Euclid, les astronomes comptent étudier les effets de cette énergie sur les galaxies et les amas galactiques composant la structure à grande échelle de l’Univers, et donc en comprendre la nature exacte.
 
 
Nous sommes très heureux que ce soit notre ami Yannick Mellier qui soit responsable du consortium Euclid, il viendra d’ailleurs nous en parler lors de la commission de cosmologie de la SAF du samedi 17 Novembre 2012.
 
 
Le site de la mission Euclid à l’ESA.
 
Voir aussi l ‘annonce à l’IAP.
 
 
 
 
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RENCONTRE DANS L’ESPACE : SHENZHOU 9 ET TIANGONG 1 ARRIMAGE PARFAIT ! (28/06/2012)
Photos : service de presse Chine et Xinhuanet
 
 
La China a lancé (du Centre de Lancement de Satellites de Jiuquan, dans la Province du Gansu, dans le Nord-Ouest de la Chine) le 16 Juin 2012 avec une fusée « Longue Marche 2F », un nouveau vaisseau Shenzhou avec pour la première fois une femme astronaute de 33 ans à bord : elle s’appelle Liu Yang, native de la province du Henan, elle est aussi pilote d’avion.
 
 
La fusée « Longue Marche » sur le pas de tir.
L’astronaute (Taikonaute) Liu Yang
 
 
La mission : s’arrimer à la station spatiale Tiangong 1 lancée précédemment en Septembre 2011.
 
C’est le 18 Juin 2012 que s’est produit d’abord un arrimage automatique avec succès et ensuite un désarrimage, où le vaisseau spatial s’est éloigné de 400m, puis cet arrimage en mode manuel, la Chine possède donc maintenant une maîtrise parfaite du rendez vous spatial, elle est donc en principe capable de procéder à la construction d’une station spatiale, comme l’ISS. Bravo !
 
 
Une caméra à bord de Shenzhou 9 nous montre l’approche de la station Tiangong.
Pendant l’entraînement l’équipage de Shenzhou 9 ,
de g à d : Liu Wang , Jing Haipeng, et Liu Yang.
 
 
 
 
 
Les deux astronautes masculins ont d’abord pénétré dans la station, notre astronaute féminin restant d’abord pour des raisons de sécurité dans le module Shenzhou, avant d’aller rejoindre ses deux collègues dans Tiangong.
 
Le retour sur Terre devrait être ces jours-ci dans la région autonome de Mongolie intérieure.
Avant de quitter la station, les astronautes devraient la nettoyer parfaitement afin d’éviter la formation de bactéries ou champignons pendant leur absence.
 
Une nouvelle visite est prévue vers le milieu de 2013.
 
 
 
 
Quelques vidéos sur le sujet :
 
Le docking (5 min).
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Entrée dans la station Tiangong (5 min) première partie :
 
 
 
 
 
 
 
 
Entrée dans la station Tiangong (8 min) deuxième partie :
   
 
 
 
 
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
 
Cette nouvelle par Collect Space.
 
China celebrates success of space docking mission
 
Chinese enter space orbiter for first time
 
Quelques photos du docking.
 
Galerie de photos de la mission par Space Com
 
Shenzhou-9 reaches orbit par la Planetary Society.
 
 
La vidéo complète (40 min) de l’entrée dans la station.
 
L’astronautique chinoise sur votre site préféré :
·        Shenzhou 8
·        Tiangong en formation
·        Tiangong arrimage en automatique.
 
 
 
 
 
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DYNAMIC EARTH : NOTRE TERRE VUE DE L’ESPACE GRÂCE AU GSFC. (28/06/2012)
 
 
 
Le célèbre GSFC (Goddard Space Flight Center) publie de nombreuses vidéos sur son site consacré à la Terre.
 
Ces vidéos sont exceptionnelles (et longues à charger !) et concernent les mouvements de nos océans ou de l’atmosphère de notre planète.
 
Toutes ces vidéos sont basées sur des données réelles des satellites d’observation de la Terre.
 
J’en ai sélectionné quelques unes pour vous.
 
 
 
 
 
 
Concernant les océans , voir la page « perpetual ocean ».
De nombreux films sont à votre disposition comme celui-ci, le plus complet près de 500MB de bonheur) par exemple.
 
 
Concernant la Terre et plus particulièrement les mouvements de son atmosphère ainsi que les courants sous marins, voir cette page.
Voici aussi une des animations les plus complètes (150MB), où l’on voit l’arrivée d’une éjection de masse coronale du Soleil, percutant la Terre, l’action des nuages et du climat. Les vents et les mouvements des masses d’air ainsi que des courants sur et sous la surface des océans.
 
 
 
 
 
 
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CRATÈRE SHAKLETON : LRO DÉCOUVRE DE LA GLACE AU FOND DE CE CRATÈRE LUNAIRE. (28/06/2012)
 
 
La sonde LRO en orbite lunaire depuis juin 2009, s’est intéressée au pôle Sud lunaire et en particulier au cratère Shakleton très proche du pôle, dont le fond n’est jamais éclairé par le Soleil.
 
Une équipe de scientifique de la NASA et du MIT, dont Maria Zuber, que nous connaissons bien, publie dans Nature, une étude sur la découverte de glace d’eau au fond de ce cratère.
On pense que cette eau, apportée par les comètes et astéroïdes (comme sur Terre) s’est trouvée piégée au cours de centaines de millions d’années au fond de cratères non éclairés ou en partie non éclairés, de notre compagne.
LRO a effectué plus de 5 millions de mesures de ce cratère !
 
 
Une courte vidéo montrant ce cratère survolé par LRO.
 
 
La sonde LRO avec son altimètre (LOLA : Lunar Orbiter Laser Altimeter) a pu dresser une carte précise de ce cratère de 20km de diamètre et d’un peu plus de 4000m de profondeur.
Cet altimètre « illumine » avec une longueur d’onde de 1064nm, le sol de ce cratère et on recueille les informations en retour (en fait une mesure d’albédo), permettant de dresser une topographie de ce cratère.
 
On a découvert une anomalie au fond de ce cratère, il semble qu’il réfléchisse plus que les cratères aux alentours, et que cela pourrait signifier qu’il contient de la glace. D’après leurs calculs, le fond du cratère pourrait contenir 22% de glace sur une épaisseur de quelques….microns !
Une carte plus détaillée du fond.
 
Credit: NASA/Zuber, M.T. et al., Nature, 2012
 
 
 
 
Une bizarrerie associée à cette découverte : les parois de ce cratère sont plus brillantes que le fond, pourquoi ?
Il y a diverses explications dont celle préférée de Maria Zuber : l’effet de mini secousses sismiques qui ferait perdre le sol de surface des parois et découvrirait du terrain « frais ».
 
 
 
 
 
 
Combinaison de deux informations :
 
·        à gauche, la topographie du terrain, où le bleu est le plus bas et le rouge le plus haut et
·        à droite, une photo dans le visible du même cratère.
 
 
 
Credit:NASA/Zuber, M.T. et al., Nature, 2012 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
 
La nouvelle révélée par Science at NASA.
 
L’information traitée par nos amis du MIT.
 
Toutes les informations sur LRO sur votre site préféré.
 
 
 
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NOTRE VOIE LACTÉE : SES JETS SES BULLES …. (28/06/2012)
 
 
Des scientifiques du CfA (Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics) ont observé pour la première fois des énormes jets gamma éjectés par notre trou noir central massif (4 millions de masses solaires) et s’étendant au dessus et en dessous du plan galactique.
Ces jets de gamma de très haute énergie, sont les restes de l’appétit de notre trou noir pour les étoiles et nuages interstellaires situés à proximité.
 
Des bulles de rayons gamma ont été découvertes de chaque côté du plan galactique et causées par le disque d’accrétion tournant autour de ce TN central. Ces jets récemment découverts, s’étendent sur 27.000 années lumière de part et d’autre et sont inclinées de 15° par rapport au plan galactique.
 
 
Dessin d’artiste, représentant ces deux bulles gamma et les jets inclinés, de part et d’autre de notre galaxie.
Crédit: David A. Aguilar/CfA
Tiré de l’étude publiée par le CfA,
les mesures de Fermi de ces deux jets.
© Finkbeiner et Meng Su. CfA
 
 
 
 
Notre galaxie, la Voie Lactée, est une galaxie spirale tout à fait standard, contenant plusieurs centaines de milliards d’étoiles.
En 2010, la même équipe avait découvert l’existence de ces deux bulles de rayons gamma, les récentes mesures ont permis de quantifier leurs positions et tailles. Elles sont extrêmement faibles au point de vue intensité, un signe que notre trou noir central n’est pas des plus actifs !
Les rayons gamma, sont ce qu’il y a de plus énergétique dans le spectre électromagnétique, ils sont situés à une des extrémités de celui-ci ; les micro-ondes (les plus faibles énergies) occupant l’autre extrémité.
 
Tous ces résultats proviennent de l’étude des mesures du satellite gamma Fermi (anciennement Glast) lancé en 2008 et en particulier de son télescope LAT (Large Area Telescope).
 
 
L’article correspondant publié.
 
Vestiges of Violence: Towering Gamma-Ray Jets Point to Past Outbursts from Milky Way's Black Hole, article de Scientific American
 
 
 
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ÉCOLE CHALONGE : CR DU SÉMINAIRE DE JUIN 2012. (28/06/2012)
 
 
 
Notre amie Norma Sanchez nous signale que les comptes rendus du séminaire sur la matière noire chaude (warm dark matter) qui s’est tenu à Meudon du 6 au 8 Juin 2012 ; sont disponibles sur le net.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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M101 : UNE NOUVELLE IMAGE GRÂCE À 4 TÉLESCOPES. (28/06/2012)
 
 
 
Le site de Chandra, le télescope spatial en X, nous signale la réalisation d’une nouvelle image de la célèbre Pinwheel Galaxy ou M101, située dans la constellation de la Grande Ourse à 21 millions d’années lumière de nous. Elle a un diamètre approximatif de 170.000 années lumière.
 
4 télescopes ont été nécessaires pour obtenir cette nouvelle image de M101
·        en violet : X de Chandra le plus énergétique
·        en rouge : IR de Spitzer la poussière
·        en jaune de Hubble les étoiles
·        en bleu : UV de Galex les jeunes étoiles
 
Credits: X-ray: NASA/CXC/SAO; IR & UV: NASA/JPL-Caltech; Optical: NASA/STScI 
 
 
 
 
 
 
 
 
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MESSENGER :.SA MILLIÈME ORBITE AUTOUR DE MERCURE. (28/06/2012)
Crédit photo : NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Carnegie Institution of Washington.
 
 
 
À la fin juin 2012, la sonde Messenger va effectuer sa 1000ème orbite autour de la première planète du système solaire.
Cette mission est un grand succès technique, il aura fallu 15 orbites autour du Soleil et six survols de planètes pour la mettre enfin en orbite autour de Mercure ; en effet, ce n’est pas si simple de viser Mercure, il faut lutter contre l’attraction du Soleil, et donc utiliser le plus possible des assistances gravitationnelles afin d’économiser le carburant chimique.
De plus, orbiter Mercure, n’est pas un long fleuve tranquille, les variations de température sont importantes ainsi que le rayonnement solaire et les éjections CME.
 
Plus de 100.000 images de la surface ont été prises et des données intéressantes sur cette planète ont été envoyées au centre de contrôle de la mission, celles-ci posent de nouvelles questions concernant la structure de son noyau et les zones d’ombre permanente à son pôle Sud.
 
 
 
 
Concernant le noyau : celui-ci occupe 85% du rayon de la planète, il est donc énorme et très différent des noyaux des autres planètes telluriques.
On pensait que, même avec un relativement gros noyau, une petite planète comme Mercure, celui-ci serait solide. Et bien, les mesures du champ de gravité et des mesures radar, semblent indiquer qu’il serait en partie encore liquide. Grosse surprise !
 
Son noyau semble aussi très différent de celui de notre planète.
La Terre a un noyau métallique externe reposant sur un noyau interne solide.
Mercure semble avoir un manteau silicaté reposant sur un noyau externe solide de sulfure de Fer, puis un noyau liquide plus profond et enfin peut être un noyau solide.
 
 
La topographie de Mercure :
 
L’altimètre Laser de Messenger (le MLA) a procédé au relevé topographique précis de l’hémisphère Nord de la planète.
 
On remarque que les variations d’altitude sont considérablement plus faibles que sur la Lune, objet de grandeur comparable.
 
Aux latitudes moyennes, la bassin Caloris (1550km de diamètre) a été soulevé de nombreuses fois, si bien que maintenant, son centre est plus haut que ses bords.
Cela signifiant que Mercure a dû vraiment subir de nombreuses mouvements sismiques dans le passé.
 
 
Le pôle Sud.
 
 
Des dépôts brillants avaient été détectés par radar au pôle Sud de la planète, et Messenger se devait d’examiner ce point en détail.
On pense que ces dépôts sont de la glace.
 
 
Les images dans le visible et radar du pôle Sud, montrent maintenant que ces dépôts sont situés au fond de cratères, qui sont en permanence dans l’obscurité.
 
Des dépôts similaires ont été aussi trouvés au pôle Nord.
 
 
 
 
 
 
 
Voici une courte vidéo montrant que le Pôle Sud est vraiment dans le noir quel que soit l’éclairage du Soleil.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
Le site de la mission au JHUAPL.
 
Le site de la mission à la NASA.
 
 
 
 
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GAIA :.DES NOUVELLES PAR R. CLAR. (28/06/2012)
 
 
Notre ami de la SAF Robert Clar, nous donne quelques récentes informations du projet GAIA, que nous avons déjà évoqué.
 
GAIA prochain satellite d'astrométrie français.
 
 
         Fin 2013, GAIA le nouveau satellite d'astrométrie, positionné au point de Lagrange  L2 à 150 millions de km de la terre commencera  à cartographier ( position et nature) 1 milliard d'étoiles  de notre Galaxie  ( qui en compte environ 100 fois plus).
         Successeur d'Hipparcos ( qui lui  n'en observait que  100.000) GAIA pourra observer des étoiles  jusqu'à la magnitude apparente de 20 et pourra distinguer 2 étoiles d'une magnitude de 15 séparées d'un angle de 0.7 milliardième de degré.
         Daniel Galindo, un des directeurs d' ASTRIUM satellites ( filiale de EADS) qui construit GAIA, illustre la précision de l'engin  en déclarant : «  la ou Hipparcos était capable de distinguer une pièce de 5 francs à Paris depuis Toulouse, «GAIA saura , toujours depuis Toulouse , repérer une pièce de 1 euro sur la lune »
 
Crédit : ESA - C. Carreau
   
 
 
         GAIA comprendra 2 miroirs polis à 17 nanomètres près équipés de 106 capteurs CCD
d'une sensibilité de 1/100 de pixel, Il travaillera à 140°K (-133,15 °C).
         Le secret de ses capacités  réside , entre autres, dans l'emploi de carbure de silicium (SiC) un matériau extrêmement délicat à travailler et à usiner sous forme d'un genre de céramique  mise au point par la société tarbaise  Boostec ( filiale d'ASTRIUM).
         GAIA s'envolera pour une mission de 5 ans lancé par un SOYOUZ depuis Kourou . À son bord un spectromètre mesurera la vitesse radiale des étoiles  et des photomètres intégrés définiront eux les principales propriétés de chacune des étoiles étudiées (température, masse et composition élémentaire ).
 
 
Extraits d'un article de Charles FOUCAULT paru  p. 68-69 du N° 2316 du 8juin 2012 de la revue AIR et COSMOS
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
 
De Hipparcos à Gaia : CR de la conférence de C Turon à la SAF du 10 Avril 2008
 
La mission Gaia au CNES.
 
Gaia chez wikipedia.
 
Un astronews précédent sur Gaia.
 
Des détails sur la mission à l’Observatoire de paris.
 
Site de la mission Hipparcos.
 
Site de la mission Gaia et des diverses photos et images.
 
Petit résumé de deux pages sur Gaia en anglais.
 
 
 
 
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LIVRE CONSEILLÉ.:L’UNIQUE TERRE HABITÉE PAR ANDRÉ MAEDER?. (28/06/2012)
 
André Maeder qui vient de donner une conférence à l’IAP sur ce sujet, nous propose en complément son livre.
 
Résumé
 
 
Le point sur les conditions pour la vie sur les autres planètes, sur l'origine de la Terre et son devenir. Après un constat des conditions idéales de vie sur Terre, l'ouvrage présente les recherches et projets en cours de la NASA, de l'ESA et de SETI.
Quatrième de couverture
Il y a environ deux cents milliards d'étoiles dans notre galaxie. Si chacune possède en moyenne une dizaine de planètes, cela fait deux mille milliards de planètes rien que dans la Voie lactée. Un nombre sidérant... Mais quelles sont les probabilités réelles que la vie existe ailleurs que sur Terre ? Une découverte de signaux «intelligents» aurait, comme les révolutions copernicienne et darwinienne, un impact immense sur notre vision du monde et l'évolution de notre société. Ce livre fait le point de manière claire, originale et actuelle sur les propriétés des exoplanètes, sur les conditions astronomiques, climatiques, biologiques et même sociologiques pour la vie ailleurs dans l'univers.

Des coups de chance, des catastrophes monstrueuses et des extinctions massives ont façonné la vie. Il y a eu de merveilleuses «inventions» comme le code génétique, les bactéries, la photosynthèse, les cellules avec noyaux, la reproduction sexuée, la croissance du cerveau chez une espèce particulière. Quelle est la part du hasard ? Ces événements sont-ils possibles sur d'autres planètes ?

Parmi les milliards d'espèces qui ont existé sur notre globe, une seule espèce «intelligente» est apparue. Fera-t-elle aussi bien que les dinosaures qui se sont maintenus durant 160 millions d'années ? La durée des civilisations techniques est une condition critique pour nos chances de détecter des signaux extraterrestres. Combien de temps l'humain survivra-t-il ? Son activité a déclenché la sixième très grande extinction, l'équilibre des écosystèmes se modifie, les ressources s'épuisent. Nous n'avons pas de planète de réserve, les projets de «terraformer» Mars ou d'émigration spatiale sont illusoires. Les beautés de notre Terre, ses ciels bleus, ses prairies en fleurs, le sourire d'un enfant sont sans doute très rares parmi les mondes torrides ou glacés du cosmos...
 
 
Reliure : Broché   Page : 359 p   ISBN : 978-2-8289-1261-1    24€
 
 
 
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LES MAGAZINES CONSEILLÉS :.L’ASTRONOMIE NUMÉRO D’ÉTÉ EST PARU. (28/06/2012)
 
 
Le numéro d’été de l’Astronomie, la revue de la SAF vient de paraître, avec un point fort d’actualité : Mars.
 
En effet la sonde Curiosity se pose sur Mars le 6 Aout et Jean Pierre Bibring  de l’IAS, un  des responsables de la mission Mars Express, nous propose un article de fond sur ce sujet, à ne pas manquer.
 
En plus vous trouverez notamment, un long article pratique sur la mise en station et un article sur les paysages de l’espace et toute l’actualité.
 
Bonnes vacances à tous.
 
 
 
5,90€
 
 
 
 
 
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Bonne Lecture à tous.
 
 
 
C'est tout pour aujourd'hui!!
 
Bon ciel à tous!
 
JEAN PIERRE MARTIN
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