LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:

Mise à jour : 16 Avril 2019      

       

Conférences et Évènements : Calendrier   .............. Rapport et CR

Prochaine conférence SAF. . 17 Mai    Pierre Guillard IAP sur le JWST (James Webb Telescope) : Explorer la formation des galaxies avec le futur télescope JWST      réservation obligatoire à partir du 13 Avril

Liste des conférences SAF en vidéo. (pas encore  à jour!)

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ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :

Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires

Certains peuvent recevoir en double ces news, car ils sont inscrits sur plusieurs listes. J’en suis désolé.

Sommaire de ce numéro :  

Le nouvel Univers Planckien : CR de la conf École Chalonge (N Sanchez) du 28 Mars 2019. (16/04/2019)

La conquête lunaire a 50 ans : CR de la conf à l’ESEO de JP Martin du 13 Mars 2019. (16/04/2019)

Il y a 50 ans, Apollo 11… : CR de la conférence SAF de JP Martin du 8 Mars 2019. (16/04/2019)

Trou noir : La première vraie « image » d’un trou noir supermassif ! (16/04/2019)

Le champ profond (HUDF) revisité : L’image la plus profonde de l’Univers. (16/04/2019)

Un pulsar ultra rapide : Il aurait été éjecté par une Super Nova. (16/04/2019)

Hayabusa 2 :.Opération gros cratère réussie ! (16/04/2019)

Osiris-Rex : Bennu, un astéroïde plein de surprises ! (16/04/2019)

SpaceX :.Succès complet pour le 1er lancement commercial avec Falcon Heavy (16/04/2019)

EXOMARS :.Les premiers résultats de TGO. (16/04/2019)

Les magazines conseillés :.Pour la Science spécial sur « Les nombres » (16/04/2019)

 

 

 

 

 

TROU NOIR : LA PREMIÈRE VRAIE IMAGE D’UN TN SUPERMASSIF ! (16/04/2019)

 

 

Une image contenant intérieur, personne

Description générée automatiquement

Branle-bas de combat dans l’astrophysique, en effet ce mercredi 10 Avril 2019 est à marquer d’une croix blanche, ou plutôt noire, pour la première fois, une conférence de presse mondiale en divers endroit de la planète à la même heure (15H de Paris) va diffuser, la « photo » d’un trou noir super massif.

 

Photo : La commission européenne annonce l’exploit. (copie d’écran TV)

 

 

 

 

Cette image est encore une fois la victoire à retardement d’Albert Einstein qui avait prédit dès 1915 l’existence de trous noirs mais qui n’y croyait pas lui-même.

 

Il semble bien que cela fut rendu possible grâce notamment à l’algorithme mis au point par la jeune Katie Bouman (29 ans) élaboré au MIT avec son équipe. Elle a été une des rares personnes à voir avant tout le monde le résultat de son travail, il y a un an.

Elle est maintenant professeur au Caltech !

Bel exemple pour nos futures chercheuses !

 

 

Comment est-ce possible ?

 

Ce n’est possible que grâce à la mise en réseau interférométrique d’un grand nombre de radiotélescopes (8) répartis sur la Terre entière et impliquant plus de 200 chercheurs.

 

Ce groupement de télescopes a été baptisé Event Horizon Telescope (EHT).

 

Les informations de ces divers observatoires correspondent ainsi à un observatoire virtuel gigantesque de la taille de notre planète.

 

 

Illustration : EHT.

 

 

 

 

 

Les télescopes ont synchronisé leurs données grâce à des horloges atomiques (maser) ultra précises, qui ont été collectées pendant la campagne de mesure de 2017. Les mesures ont été effectuées à 1,3 mm de longueur d’onde avec une résolution de 20 micro-arc seconde ; d’après les chercheurs, cela permettrait de lire de New York un journal à Paris ! Pour information, chaque télescope fournissait une énorme quantité de mesures, de l’ordre de 350 Térabytes (un millier de milliards de bytes soit 1012) par jour !! Ces données ne pouvaient pas être transmises par Internet, on envoyait les disques de stockage à des calculateurs spécialisés (les corrélateurs) situés au Max Planck Institute for Radio Astronomy et au MIT.

 

 

 

Alors que voit-on ?

 

On voit l’image du TN super massif situé au centre de la galaxie M87 (amas de la Vierge) à approximativement 50 millions d’années-lumière de la Terre. Ce trou noir géant est plus de 1000 fois plus imposant que le nôtre (celui de Sag A*) puisque sa masse est évaluée à 6,5 milliards de fois celle de notre Soleil.

 

 

Au centre de l’image, le trou noir, autour son disque d’accrétion, car il est en plein repas, il mange les étoiles autour de lui, ce qui lui fait émettre de la lumière.

 

En fait la partie noire correspond à ce que l’on appelle l’ombre du TN, elle est plus grande que le TN lui-même (2,5 fois plus grande théoriquement), l’horizon des évènements est donc à l’intérieur sur un cercle approx. 2,5 fois plus petit que l’ombre.

Crédit : EHT Collaboration.

 

 

 

 

L’horizon des évènements (la limite noire du TN) mesure approximativement 40 milliards de km de diamètre.

 

 

Signalons que cette image est très ressemblante à la simulation faite, il y a maintenant de nombreuses années par notre ami le célèbre JP Luminet.

 

Notons que le cinéma s’est emparé très tôt de l’imaginaire des trous noirs, la réalisation la plus réussie est sans contestation celle du film Interstellar qui a mis à contribution l’astrophysicien Kip Thorn.

 

 

Pour s’y retrouver, une belle illustration de l’anatomie d’un trou noir.

 

 

 

On avait d’abord annoncé que la première image d’un TN serait celle du TN de notre galaxie, en fait les astronomes se sont intéressés aux deux à M87 et à SagA*, mais le premier étant beaucoup plus massif que le second, c’est le premier qui est publié d’abord. Le nôtre sera imagé plus tard.

 

Il existe quelques vidéos intéressantes de cette aventure :

 

 

ESOcast 199 Light: Astronomers Capture First Image of a Black Hole  que voici:

 

 

https://youtu.be/pkTWO0crVng   

 

 

vidéo

 

 

Une vidéo plus complète expliquant le phénomène, que voici aussi :

 

 

https://youtu.be/yrQZi02LKQY

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Voici la première image d’un trou noir supermassif ! de Futura Sciences

 

Astronomers Capture First Image of a Black Hole de l’ESO.

 

First-ever picture of a black hole unveiled de National Geographic.

 

It’s Finally here. The First Ever Image of a Black Hole de Universe Today.

 

Black Hole Image Makes History de la NASA

 

Voici la première (véritable) image d'un trou noir de Sciences et Avenir.

 

Les formes de l’espace : du trou noir au multivers, CR de la conf SAF de JP Luminet.

 

Pourquoi l’avion a été préféré à Internet pour transférer les données

 

 

 

 

 

 

LE CHAMP PROFOND (HUDF) REVISITÉ : L’IMAGE LA PLUS PROFONDE DE L’UNIVERS. (16/04/2019)

 

On se rappelle tous l’émerveillement qu’ont été les champs profonds (HUDF) de 2004 et ultra profond amélioré par la nouvelle caméra WFC-3 (plus de 200 heures d’observation) fournis par Hubble il y a quelques années.

 

Eh bien, nos amis de l’Institut Astrophysique des Canaries ont fait mieux !

Ils ont retraité avec de nouveaux logiciels, pendant près de 3 ans, les images individuelles de Hubble et ont récupéré un peu plus de profondeur et beaucoup de luminosité due à de la lumière « perdue ».

 

 

Une image contenant terrain

Description générée automatiquement

 

On a accès ainsi à des régions de l’espace qui nous étaient inconnues, ce qui nous donne l’image la plus profonde de l’Univers jamais vue.

 

Certaines galaxies déjà détectées sont en fait deux fois plus grandes que ce qui avait été calculé auparavant.

 

 

 

 

Crédit image : A. S. Borlaff et al.

 

 

 

 

 

 

 

Cette image est tirée de l’article "The missing light of the Hubble Ultra Deep Field" paru dans Astronomy & Astrophysics.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

 

Ceci est l’image la plus profonde de l’univers, article de Futura Sciences.

 

Making the Hubble's deepest images even deeper de Science Daily.

 

Ils récupèrent la “lumière perdue” par le télescope Hubble et….

 

 

 

 

 

UN PULSAR ULTRA RAPIDE : IL AURAIT ÉTÉ ÉJECTÉ PAR UNE SUPER NOVA. (16/04/2019)

 

Une étoile sous certaines conditions peut mourir en donnant naissance à un objet super lourd, une étoile à neutrons, concentrant une masse énorme sous quelques km. Ce genre d’objet est généralement animé d’un fort mouvement de rotation et émet des jets radio détectables depuis la Terre, c’est un pulsar.

 

Celui qui nous intéresse, s’appelle le pulsar PSR J0002+6216 (les chiffres indiquent l’ascension droite et la déclinaison en coordonnées célestes), il est situé dans Cassiopée à 6500 années-lumière de la Terre. C’est un pulsar gamma.

 

Les images prises au VLA (Very Large Array) ont montré que l’étoile à neutron émettait une sorte de queue dans le milieu interstellaire, celle-ci pointant vers les restes de cette SN portant le doux nom de CTB-1 , CTB signifiant catalogue Caltech de radiosources liste B (ou Abel 85).

Cette super nova aurait explosé il y a approximativement 10.000 ans et est située à approx. 7500 al.

Cette bulle ferait 100 al de diamètre.

 

Le pulsar J0002 se trouverait à 13 al de la surface de la bulle.

 

 

Une image contenant objet d’extérieur, étoile

Description générée automatiquement

Image du rémanent (remnant en anglais) de la supernova CTB-1 basée sur les observations des télescopes VLA et du CGPS.

 

Cela ressemble à une grosse bulle fantomatique.

 

On y remarque clairement la queue brillante du pulsar J0002+6216.

 

 

Crédits : Jayanne English, University of Manitoba avec les données de NRAO/F. Schinzel et al., DRAO/Canadian Galactic Plane Survey et NASA/IRAS.

 

 

 

 

 

 

La Vitesse de ce pulsar a été calculée et c’est là que le mystère commence.

Elle est beaucoup plus importante que celle des autres pulsars, elle est de 1100 km/s, c’est-à-dire supérieure à la vitesse de libération de la Galaxie (approx 1000km/s); elle va donc quitter la Voie Lactée un de ces jours.

 

Pourquoi une telle vitesse ? Qu’est ce qui peut éjecter une étoile à neutrons aussi rapidement ?

 

On n’a pas encore la réponse.

 

Explication vidéo par la NASA GSFC :

 

 

https://svs.gsfc.nasa.gov/vis/a010000/a013100/a013156/13156_CTB1_Cannonball_Pulsar.m4v

 

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

Fermi Clocks 'Cannonball' Pulsar Speeding Through Space | NASA

 

Ce pulsar est éjecté comme un boulet de canon par une supernova !

 

Fermi Satellite clocks 'cannonball' pulsar speeding through space de Phys.org

 

 

 

 

 

 

HAYABUSA-2 : OPÉRATION GROS CRATÈRE RÉUSSIE ! (16/04/2019)

 

Après l’opération réussie de Février 2019, où Hayabusa-2 réussit à s’approcher de la surface de Ryugu et à récupérer des échantillons de poussière ; nos amis Japonais ont fait de plus en plus fort ce 5 Avril 2019 !

 

 

La mission était de tirer avec une charge explosive un objet lourd de 2 kg (une boule de pétanque !) afin de former un cratère artificiel et de mettre au jour la matière du sous-sol de l’astéroïde.

 

Cette matière étant supposée vierge de toute action des rayonnements galactiques et solaires.

 

 

Peut-être une matière originelle de la formation de cet astéroïde.

 

 

On voit ici la zone choisie pour l’impact.

 

Crédit photo :JAXA

 

 

 

 

Comment s’est passée cette opération très complexe ?

 

 

Une image contenant intérieur

Description générée automatiquement

La sonde a d’abord éjecté à 500 m de la surface, un petit module (SCI : Small Carry-on Impactor) contenant un explosif (charge de 10 kg) et la boule de pétanque. Ensuite elle a largué une petite caméra (DCAM-3) devant filmer l’impact sans mettre en danger la sonde principale chargée de récupérer les infos de la caméra.

On voit ici une photo de ce SCI s’éloignant de Hayabusa-2 prise par caméra grand angle de la sonde. (image prise au flash)

Toutes photos : crédit : JAXA

 

 

Le Daily Mail produit une infographie assez claire de l’opération.

 

Le module SCI a explosé comme prévu à 200 m de la surface, ce qui a projeté l’obus de 2 kg à 7200 km/h sur la surface de l’astéroïde.

 

Au bout de quelques heures les premières images arrivent de l’impact, confirmant celui-ci.

Les photos de l’impact ne sont pas flagrantes à mon avis, mais les spécialistes disent qu’il s’est bien produit ; un film devrait suivre dans quelques jours car la caméra a pris de nombreuses photos avant et après l’impact.

On n’aura pas de photos plus précises avant quelques semaines, car la JAXA ne veut pas prendre de risque avec d’éventuels débris flottant encore autour du point d’impact. On espère que d’ici là les éjectas seront retombés.

Hayabusa-2 s’est mis à l’abri en orbite à 20 km de la surface du côté opposé à l’impact.

 

Toute la séquence est décrite par ce planning de la JAXA qu’il faut quand même arriver à décoder !

 

 

Une image contenant personne, mur, homme, intérieur

Description générée automatiquementNotre ami le Dr Patrick Michel de l’OCA, était dans la salle de contrôle, comme déjà dit, c’était le seul non japonais à être admis. C’est un immense succès astronautique, et maintenant il va falloir décider quand et si on prend un échantillon du fond de ce cratère. L’étude de ce genre d’échantillon est importante pour comprendre la formation des cratères sur ces petits corps à la gravité pour ainsi dire inexistante.

 

Photo : JPM

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Hayabusa-2 a réussi à créer un cratère artificiel sur l'astéroïde Ryugu ! de Futura Sciences.

 

Succès du tir de la sonde Hayabusa 2 sur l’astéroïde Ryugu par Ciel et Espace.

 

Pow! Japan's Hayabusa2 Bombs Asteroid Ryugu to Make a Crater de Space.com

 

Le site de la JAXA.

 

 

 

 

OSIRIS-REX : BENNU, UN ASTÉROÏDE PLEIN DE SURPRISES ! (16/04/2019)

 

 

Osiris-Rex, la sonde de la NASA lancée vers le tout petit astéroïde Bennu (500 m !) en 2016, s’est mis en « orbite » autour de sa cible depuis fin Décembre 2018. C’est la première sonde à se mettre en orbite autour d’un si petit corps du Système Solaire.

 

Depuis, on l’étudie sous toutes les coutures, et il est plein de surprises !

 

On a imagé sa rotation depuis une distance de 80 km avec cette animation gif.

 

Les 4 côtés de Bennu photographiés par la sonde. Crédit NASA/GSFC

 

Une mosaïque plus proche (25 km) avait été prise plus tôt, elle nous a été fournie par la NASA sous forme d’une vidéo, que voici.

 

Elle est formée à partir de 40 images prises par la PolyCam le 2 Dec 2018

 

 

En Février 2019, le laser altimétrique (OLA) de la sonde a créé grâce avec l’aide de la NASA et l’Agence Canadienne, une image 3D complète de Bennu.

 

Là voici, elle est trop importante en MB pour que je la mette dans cet article.

Ces relevés ont été effectués à 2000 m de la surface, les couleurs représentent les distances à partir du centre de Bennu, le bleu foncé est approximativement 60 m plus bas que les zones en rouge.

 

 

Quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit qu’il est couvert de cailloux et de rochers de taille parfois imposante, de l’ordre du cm à de l’ordre de quelques dizaines de cm. C’est une surprise car ce n’est pas ce que l’on avait envisagé avec les vues radar depuis la Terre. Il va falloir que l’on révise les modèles utilisés.

 

 

Une image contenant extérieur, arbre, nature, blanc

Description générée automatiquementOr, la mission est de prendre des échantillons du régolithe par la méthode Touch And Go (TAG) sur une surface libre de gros obstacles de 25 cm de rayon ; et on n’en a pas trouvé sur la surface de Bennu !

 

Comme on peut le voir sur cette photo où on a tracé un cercle de 25 cm de rayon.

 

On remarque tout de suite le grand nombre d’objets dépassant la taille requise pour le prélèvement.

 

Le vrai défi sera de trouver la bonne zone d’atterrissage.

 

Image prise par la PolyCam à 10°N 95°E

 

Crédit NASA/GSFC

 

 

 

 

L’opération de prise d’échantillons se déroulera en 2020 (retour 2023), les scientifiques ont tout le temps de trouver la bonne zone.

Jusqu’à présent on n’a pas trouvé de zone idéale de 50 m de diamètre, on doit donc resserrer le cercle de prélèvement.

 

Le site de la mission a publié une mosaïque très complète de la surface de Bennu.

 

Une image contenant herbe, champ, poisson

Description générée automatiquement

Cette mosaïque est basée sur les relevés du 1er Dec 2018 des images de la PolyCam, l’échelle des couleurs correspond à la dénivellation du terrain, elle va du bleue (0 m par définition) au rouge (70 m). Crédit GSFC/UA.

 

 

 

Il semblerait bien que Bennu recèle des traces d’eau, car les spectromètres embarqués ont révélé des minéraux hydratés (des argiles !) contenant le radical OH.

Comme on le voit sur ce relevé spectro.

 

Bon, ce sont des traces, mais c’est encourageant.

 

 

 

De plus on s’est aperçu que Bennu est un astéroïde actif, il dégage des jets de particules et de poussières, un peu comme une queue de comète. Certaines particules s’échappent (leur vitesse peut atteindre quelques m/s), d’autres retombent ou retomberont lentement sur la surface. Pour Dante Lauretta, le PI de la mission, c’est une très grosse surprise, car ces flots peuvent concerner des centaines de particules.

 

On a pu imager des particules quittant l’astéroïde, comme sur cette photo.

 

Une image contenant personne, extérieur, homme, équitation

Description générée automatiquement

Une image contenant texte, tableau blanc

Description générée automatiquement

J’ai exagérément augmenté le contraste de cette photo pour mettre en relief les particules quittant l’astéroïde. (Attention certains points sont des étoiles)

Photo officielle de la NASA montrant les carrés jaunes (des étoiles) et les particules (flèches) de la surface de Bennu le 19 Janv 2019. Image de la NavCam-1 Crédit GSFC/UA/Lockheed/KinetX

 

Quelle est la cause d’un tel « dégazage » ?

 

On s’est aperçu qu’il s’est produit lorsque l’astéroïde était au plus près du Soleil, alors peut-être est-ce l’effet de réchauffement dû au Soleil ?

 

 

Autre découverte étrange concernant Bennu, il semble bien qu’il tourne de plus en plus vite sur lui-même, ce n’est pas flagrant puisque sa période de rotation diminue de l’ordre de la seconde sur un siècle, mais ce n’est pas normal.

Les astronomes pensent à l’effet Yorp.

 

Je rappelle ce qu’est l’effet Yarkovsky :

 

Ce nom vient d’Ivan Yarkovsky qui en 1902 suggéra que le réchauffement journalier (par les IR) d’un objet en rotation dans l’espace (un astéroïde par exemple), devrait ré émettre une partie de ce rayonnement vers l’extérieur et ainsi exercer une force (très petite) sur cet objet. Cet effet peut ainsi rendre très difficile les prédictions orbitales à long terme de certains astéroïdes.

 

http://www.planetastronomy.com/astronews/astrn-2016/09/clip_image019.jpgSi la surface ainsi chauffée pointe dans la direction du mouvement orbital, les radiations qui s’en échappent jouent le rôle de petits moteurs fusée, ralentissant le mouvement et rapprochant l’astéroïde du Soleil.

Même si insignifiante, cette poussée s’exerçant tous les jours sur plusieurs millénaires peut modifier l’orbite de façon conséquente. Si la surface chauffée pointe dans l’autre sens on s’éloigne lentement du Soleil.

Cet effet n’a jamais été étudié en détail sur un vrai astéroïde, ce sera l’un des buts de la mission

 

Illustr : D Lauretta.

 

 

 

 

Cet effet est aussi appelé YORP acronyme des noms des personnes qui l’ont étudié : Yarkovsky, O’Keefe, Radzievskii, et Paddack.

 

On pense justement que l’orbite de Bennu a ainsi été modifiée au cours du temps pour se rapprocher de plus en plus du Soleil et donc de la Terre.

 

 

Toutes ces découvertes ont été annoncées à la 50ème réunion de la Lunar and Planetary Conference à Houston qui s’est tenue fin Mars 2019 et dont les principales informations ont été publiées dans Nature et sont disponibles pour le public :

 

Voici les principaux articles publiés :

 

Shape of (101955) Bennu indicative of a rubble pile with internal stiffness

 

Properties of rubble-pile asteroid (101955) Bennu from OSIRIS-REx imaging and thermal analysis

 

Evidence for widespread hydrated minerals on asteroid (101955) Bennu

 

The dynamic geophysical environment of (101955) Bennu based on OSIRIS-REx measurements

 

Craters, boulders and regolith of (101955) Bennu indicative of an old and dynamic surface

 

A rendezvous with asteroid Bennu

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN:

 

Asteroid Bennu Had Water! NASA Probe Makes Tantalizing Find

 

Osiris-Rex découvre de l'eau sur l'astéroïde Bennu !

 

OSIRIS-REx images close in on Bennu's northern hemisphere

 

Osiris-Rex : deux découvertes surprenantes sur l'astéroïde Bennu ! de Futura Sciences

 

NASA Mission Reveals Asteroid Has Big Surprises par la NASA

 

Un tir de précision à 85 millions de kilomètres de la Terre: le défi risqué de la Nasa sur l'astéroïde Bennu

 

https://www.numerama.com/sciences/473393-pourquoi-la-nasa-va-avoir-plus-de-mal-que-prevu-a-approcher-lasteroide-bennu.html

 

Osiris-Rex chez eo-Portal. À consulter.

 

Water on Asteroid Bennu Could Mean 'Pay Dirt' for Space Miners

 

Asteroid Bennu, target of NASA's sample return mission, is rotating faster over time

 

Detection of Rotational Acceleration of Bennu Using HST Light Curve Observations

 

OSIRIS-REx reveals asteroid Bennu has big surprises

 

Competing Asteroid Announcements Reveal Big News About Bennu and Ryugu

 

La collection d’articles dans le journal Nature.

 

Le site de la mission.

 

 

 

 

 

 

SPACEX :.SUCCÈS COMPLET POUR LE 1er LANCEMENT COMMERCIAL AVEC FALCON HEAVY (16/04/2019)

 

Encore un beau succès pour SpaceX, la firme d’Elon Musk ; le 11 Avril 2019, il a procédé au premier lancement commercial de son énorme fusée Falcon Heavy en mettant sur orbite géostationnaire un satellite de communication Arabsat-6A (construit par Lockheed Martin) et en récupérant les 3 premiers étages ainsi que la coiffe de la fusée.

 

 

Une image contenant ciel, extérieur, arbre, fumée

Description générée automatiquementLes deux boosters du lanceur se sont posés près du lieu de lancement 8 minutes après le lancement.

 

Le premier étage qui continuait sa route pour la mise en orbite, s’est posé plus tard sur une barge au milieu de l’Atlantique quelques minutes après.

 

Lancement de FH du pas de tir 39A, à gauche, récupération des deux boosters sur terre ferme à droite.

 

Crédits photos : FOX

 

 

 

 

 

 

Elon Musk très malicieusement a posté sur son compte tweeter « The falcons have landed ! » en parodiant ainsi un certain Neil Armstrong d’Apollo 11 prononçant le célèbre « Eagle has landed ».

 

Signalons aussi que SpaceX a récupéré la coiffe (fairing en anglais) de la charge utile en pleine mer.

 

Une image contenant intérieur

Description générée automatiquement

 

 

Une belle infographie de ce lancement.

 

 

Une image contenant personne, extérieur, homme, ciel

Description générée automatiquement

Une belle raison pour Elon Musk de sourire.

 

Prochaine étape, sa fusée ultra lourde, Starhopper, prototype de sa fusée pour Mars.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De nombreuses vidéos nous montrent ce lancement, j’en ai choisi une qui n’est pas trop longue et qui montre tous les aspects de la mission :

 

https://youtu.be/mY-fSnKTLqw   la mieux ?

 

 

vidéo

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

SpaceX Falcon Heavy Sticks Triple Rocket Landing with 1st Commercial Launch

 

SpaceX’s Falcon Heavy Flies Again; LightSail 2 Is Next! De la Planetary Society.

 

SpaceX Falcon Heavy launches Arabsat-6A de NASA Spacefight

 

3 landings, 1 commercial payload – SpaceX’s falcon heavy makes history – again

 

 

 

D’autres vidéos :

 

https://youtu.be/nVJxoO5EkTc

 

https://youtu.be/n2xbZHlWTBc

 

https://youtu.be/nqOU2CGeAvk

 

https://youtu.be/6RlqR1SktUo

 

https://youtu.be/Qh4g0zWjBu8

 

 

 

 

 

 

EXOMARS :.LES PREMIERS RÉSULTATS DE TGO. (16/04/2019)

 

 

L’ESA vient de publier récemment une information pour la presse résumant les dernières informations produites par l’instrument TGO à bord de l’orbiteur Exomars.

 

Le point essentiel : il n’y a finalement pas de méthane sur Mars, contrairement aux dernières rumeurs basées sur des mesures de Mars Expres ou de Curiosity.

 

 

 

Je reprends les points forts de ce communiqué de presse :

 

L'orbiteur d'étude des gaz à l'état de traces (TGO) d’ExoMars, la mission conjointe ESA-Roscosmos, est arrivé en octobre 2016 à proximité de la planète rouge, avant de passer plus d’un an à effectuer un aérofreinage qui lui a permis d’atteindre son orbite scientifique, qui dure deux heures, environ 400km au-dessus de la surface de Mars.

 

La mission scientifique de TGO a débuté fin avril 2018, à peine deux mois avant le début de la tempête de poussière à l’échelle planétaire qui allait conduire à la fin de la mission du rover Opportunity de la NASA, après 15 années passées à arpenter la surface de Mars.

 

Les sondes en orbite ont quant à elles profité d’un point de vue unique, et TGO a suivi la formation et le développement de la tempête, et observé la manière dont l’augmentation de la poussière a influé sur la vapeur d’eau contenue dans l’atmosphère, ce qui est important pour comprendre l’histoire de l’eau sur Mars au fil du temps.

 

Les deux spectromètres embarqués, NOMAD et ACS, ont procédé aux premières mesures haute résolution de l'atmosphère en occultation solaire, en analysant la manière dont la lumière du soleil est absorbée par l’atmosphère afin de révéler l’empreinte chimique de ses ingrédients.

 

Cela a permis de déterminer la distribution verticale de la vapeur d’eau et de l’eau «semi-lourde» (dont un atome d’hydrogène est remplacé par un atome de deutérium, une forme d’hydrogène avec un neutron supplémentaire) depuis la proximité de la surface martienne et jusqu’à plus de 80 km d’altitude. Les résultats obtenus mettent en évidence l’influence des poussières dans l’atmosphère sur l’eau, ainsi que la fuite d’atomes d’hydrogène dans l’espace.

 

« Sous les latitudes septentrionales, nous avons observé des phénomènes tels que des nuages de poussière situés à une altitude d'environ 25 à 40 km, qui n'existaient pas auparavant, ainsi que des couches de poussière se déplaçant vers des altitudes plus élevées sous les latitudes méridionales », explique Ann Carine Vandaele, chercheuse principale de l’instrument NOMAD à l'Institut royal d'aéronomie spatiale de Belgique.

 

« L’augmentation de la vapeur d’eau dans l’atmosphère a été remarquablement rapide, elle s’est faite en quelques jours au début de la tempête, ce qui indique une réaction rapide de l’atmosphère à la tempête de poussière. »

 

 

Exploiter la tempête de poussière

 

Évolution de la tempête de poussière

Les observations sont cohérentes avec les modèles de circulation à l’échelle planétaire. La poussière absorbe les radiations du Soleil, chauffant le gaz environnant et provoquant son expansion, redistribuant à son tour d'autres ingrédients - comme l'eau - sur une plage verticale plus large. Un contraste de température plus élevé s’installe entre les régions équatoriales et polaires, et renforce la circulation atmosphérique. Parallèlement, les températures plus élevées font que moins de nuages de glace d'eau se forment ; en temps normal ils confineraient la vapeur d'eau à des altitudes plus basses.

 

On voit particulièrement bien l’évolution de la distribution de la vapeur d’eau et de la poussière sur cette illustration.

 

 

Les équipes ont également procédé à la première observation simultanée d’eau semi-lourde et de vapeur d’eau, qui a fourni des informations essentielles sur les processus qui contrôlent la quantité d’atomes d’hydrogène et de deutérium qui s’échappent dans l’espace. Cela signifie également que le rapport deutérium sur hydrogène (D/H) peut être dérivé, ce qui est un marqueur important de l'évolution de l'inventaire des ressources en eau sur Mars.

 

«Nous constatons que l’eau, deutérée ou non, est très sensible à la présence de nuages de glace, qui l’empêche d’atteindre les couches atmosphériques les plus hautes. L'eau a atteint des altitudes beaucoup plus élevées pendant la tempête, » affirme Ann Carine. « C’était prédit de manière théorique par les modèles depuis longtemps, mais c'est la première fois que nous avons pu l'observer. »

 

Comme le rapport D/H est supposé changer en fonction des saisons et des latitudes, les mesures régionales et saisonnières continues de TGO devraient fournir une preuve supplémentaire des processus en jeu.

 

 

Mais ce que l’on attendait surtout c’était les informations sur le méthane.

 

 

Le mystère du méthane s'épaissit

 

Les deux instruments complémentaires ont également commencé leurs mesures des gaz à l‘état de traces dans l'atmosphère martienne. Les gaz à l'état de traces représentent moins de 1% de l'atmosphère en volume et nécessitent des techniques de mesure très précises pour déterminer leurs empreintes chimiques dans la composition. La présence de gaz à l’état de traces est généralement mesurée en «partie par milliard en volume» (ppbv). Ainsi, si on prend l’exemple du stock de méthane de la Terre, soit 1800 ppbv, cela signifie que pour chaque milliard de molécules, 1800 sont du méthane.

 

Le méthane revêt un intérêt particulier pour les scientifiques qui travaillent sur Mars, car il peut être une signature de la vie, ainsi qu’un indicateur de processus géologiques. Sur Terre, par exemple, 95% du méthane dans l'atmosphère provient de processus biologiques. Puisqu'il peut être détruit par le rayonnement solaire à l’échelle de quelques centaines d'années, toute détection de la molécule à l'époque actuelle implique qu'elle a été libérée relativement récemment - même si le méthane lui-même a pu être produit il y a des millions ou des milliards d'années et être resté emprisonné dans des réservoirs souterrains jusqu'à maintenant. De plus, les gaz à l'état de traces sont quotidiennement mélangés de manière efficace à la surface de la planète ; les modèles de circulation des vents à l’échelle planétaire indiquent que le méthane serait réparti uniformément sur l’ensemble de la planète en quelques mois.

 

Les signalements de méthane dans l’atmosphère martienne ont fait l’objet de vives discussions, car les détections ont été très sporadiques en termes de lieu et de lieu et frôlaient souvent la limite de détection des instruments. La mission Mars Express de l’ESA a fourni en 2004 l’une des premières mesures en orbite ; elle indiquait à ce moment-là une présence de méthane de l’ordre de 10 ppbv.

 

Les télescopes basés sur Terre ont également soit signalé l’absence de méthane, soit détecté temporairement des valeurs pouvant aller jusqu’à environ 45 ppbv. Le robot Curiosity de la NASA, qui explore le cratère Gale depuis 2012, a suggéré un niveau de fond de méthane variant avec les saisons entre 0,2 et 0,7 ppbv, avec des pointes plus élevées. Plus récemment, Mars Express a observé un pic de méthane un jour après l’un des relevés les plus élevés de Curiosity.

 

Une image contenant capture d’écran

Description générée automatiquement

Ce dessin représente les différentes mesures de Méthane sur Mars. Il y en a eu à partir de télescopes terrestres, de Mars Express et de Curiosity dans le cratère Gale. Crédit ESA.

 

 

 

La recherche de méthane sur Mars menée par TGO

Les nouveaux résultats de TGO fournissent l'analyse à l’échelle planétaire la plus détaillée à ce jour, avec une limite supérieure de 0,05 ppbv, soit 10 à 100 fois moins de méthane que toutes les détections précédemment rapportées. La limite de détection la plus précise, soit 0,012 ppbv, a été atteinte à 3 km d'altitude.

 

En tant que limite supérieure, 0,05 ppbv correspond encore à l’émission de 500 tonnes de méthane si l’on retient une durée de vie de 300 ans pour la molécule en considérant les seuls processus de destruction atmosphérique, mais dispersé dans toute l'atmosphère, c’est une valeur extrêmement faible.

 

«Nous avons de belles données de grande précision qui indiquent des signaux d’eau dans la plage où nous nous attendions à voir du méthane, mais nous ne pouvons toutefois que faire état d’une limite supérieure modeste qui suggère une absence globale de méthane», déclare Oleg Korablev, chercheur principal d'ACS, de l'Institut de recherche spatiale de l’Académie des sciences de Russie (Moscou).

 

«Les mesures haute précision effectuées par TGO semblent être en contradiction avec les détections précédentes; pour réconcilier les différents jeux de données et faire correspondre la transition rapide des panaches précédemment signalés au niveau de fond apparemment très faible, nous devons trouver ce qui détruit efficacement le méthane près de la surface de la planète. »

«La question de la présence de méthane et de sa provenance potentielle a suscité beaucoup de débats, et la question de savoir où il va et avec quelle rapidité il peut disparaître est tout aussi intéressante, » déclare Håkan.

« Nous n’avons pas encore toutes les pièces du puzzle et nous n’avons pas encore de vue d’ensemble, mais c’est pour cette raison que nous sommes là avec TGO ; faire une analyse détaillée de la planète avec les meilleurs instruments dont nous disposons, afin de mieux comprendre le degré d’activité, géologique ou biologique, de cette planète. »

 

 

Les mesures clés du méthane sur Mars

La meilleure carte de l’eau présente à faible profondeur

 

Alors que se poursuit le débat animé sur la nature et la présence de méthane, une chose est sûre : l’eau a existé sur Mars, et s’y trouve encore sous forme de glace d’eau ou de minéraux hydratés. Et là où il y a eu de l’eau, il pourrait également y avoir eu de la vie.

 

Afin d’aider à comprendre l’emplacement et l’histoire de l’eau à la surface de Mars, FREND, le détecteur à neutrons de TGO, cartographie la distribution de l’hydrogène dans le premier mètre sous la surface de la planète. Puisqu’il est l’un des principaux composants de la molécule d’eau, l’hydrogène indique la présence d’eau. Il peut également indiquer de l’eau qui a été absorbée par la surface, ou des minéraux qui se sont formés en présence d’eau. 

Cette tâche de cartographie de la surface va durer une année martienne environ, presque deux années terrestres, afin de produire les meilleures statistiques en vue de générer une carte de la meilleure qualité possible. Les premières cartes présentées, produites à partir de quelques mois de données, dépassent déjà la résolution des mesures précédentes.

 

Distribution de l’eau présente à faible profondeur sur Mars

“En seulement 131 jours, l’instrument avait déjà permis de produire une carte à plus haute résolution que les données collectées depuis 16 ans par son prédécesseur embarqué sur Mars Odyssey de la NASA – et elle va continuer à s’améliorer, » explique Igor Mitrofanov, chercheur principal de l’instrument FREND, de l'Institut de recherche spatiale de l’Académie des sciences de Russie (Moscou).

 

Outre le pergélisol évidemment riche en eau des régions polaires, la nouvelle carte fournit des détails plus affinés de régions «humides» et «sèches». Elle met également en évidence les matériaux riches en eau dans les régions équatoriales qui peuvent indiquer la présence de pergélisol riche en eau à l’époque actuelle, ou les anciens emplacements des pôles de la planète dans le passé.

 

“Les données s’améliorent en permanence et nous aurons à terme les données de référence pour cartographier les minéraux riches en eaux situés à faible profondeur sur Mars, qui sont cruciaux pour comprendre l’évolution de Mars et où se trouve toute l’eau à présent, » ajoute Igor. « C’est important pour la science martienne, et également pour des explorations futures de Mars. »

 

« Nous profitions déjà de belles images et vues en stéréo de Mars grâce au système d’imagerie de TGO, et nous sommes ravis de pouvoir à présent partager un premier regard sur les données issues des autres instruments, » conclut Håkan.

 

« Nous avons un bel avenir devant nous : nous allons pouvoir contribuer à de nombreux aspects de la science martienne, depuis la distribution de l’eau sous la surface aux mystères de l’atmosphère martienne en passant par les processus actifs à la surface. »

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Il n'y a finalement pas de méthane dans l'atmosphère de Mars article de l’Express

 

Martian methane mystery: First results from the ExoMars Trace Gas Orbiter

 

Premiers résultats pour l’ExoMars Trace Gas Orbiter du CNRS

 

Le communiqué de presse en pdf.

 

 

 

 

 

LES MAGAZINES CONSEILLÉS :POUR LA SCIENCE SPÉCIAL SUR « LES NOMBRES » (16/04/2019)

 

 

Daté de Mai 2019 , numéro hors-série de Pour la Science.

 

L'ordre caché des nombres

Un champ mathématique en plein effervescence

 

Sans nombre, impossible d’évaluer, de comparer, de mesurer, de se localiser, d’ordonner… Le nombre est donc indispensable. Pour pratiquer leur art, et étendre le monde de leurs investigations, les mathématiciens distinguent et même ont créé quantité de types de nombres. Vous saurez tout sur les nombres après avoir lu notre hors-série !

 

 

Contenu dans ce magazine notamment :

 

 

 

 

 

Edito

Happy pi-day !

Loïc Mangin

 

Le bestiaire des nombres

Sans nombre, impossible d’évaluer, de comparer, de mesurer, de se localiser, d’ordonner... Le nombre est donc indispensable. Pour pratiquer leur art, et étendre le monde de leurs investigations, les mathématiciens distinguent et même ont créé quantité de types de nombres. Un vrai bestiaire ! Inventaire non exhaustif.

 

Entretien

Étienne Ghys : « j'aime les mathématiques à cause de leur unité »

Pour le mathématicien et académicien Étienne Ghys, les mathématiques sont jubilatoires quand des branches indépendantes se rencontrent pour en faire une nouvelle. Entretien.  

 

DES NOMBRES D’EXCEPTION

Le nombre π est partout !

L'ubiquité du nombre π ne cesse d'étonner. Récemment encore, il est apparu là où personne ne s'attendait à le trouver : dans un système simple de collisions, dans la conjecture de Syracuse, dans le jeu de la vie...

Jean-Paul Delahaye

 

Jouons avec les palindromes

Visuellement faciles à identifier, ces nombres offrent des problèmes de tous niveaux et quelques défis informatiques. Les mathématiciens ont aussi trouvé de beaux résultats : ainsi, tout nombre entier peut s'écrire comme la somme de trois nombres palindromes.

Jean-Paul Delahaye

 

La conjecture de Syracuse : élémentaire, mais redoutable

Parmi tous les problèmes mathématiques actuellement non résolus, quel est celui dont l’énoncé est le plus élémentaire ? C’est peut-être bien la conjecture de Syracuse : accessible à tous dans son énoncé, elle défie les chercheurs depuis des décennies.

Shalom Eliahou

 

Nombres de Schur : des centenaires pleins d’avenir

En 1916, le grand mathématicien Issaï Schur donnait naissance à une suite de nombres entiers. Ils sont si mystérieux que, même plus de cent ans après, on ne sait encore rien sur eux... ou presque.

Shalom Eliahou

 

Le nombre d’or fait (encore) parler de lui

Le nombre d’or est connu depuis l’Antiquité et l’on pensait en avoir fini avec lui. C’était sans compter sur ses propriétés de symétrie qui expliquent l’intérêt de ce nombre pour la recherche mathématique d’aujourd’hui.

Jérôme Buzzi

 

LES PREMIERS DE LA CLASSE

Déléguer un calcul sans divulguer ses données

Vous confiez des calculs à un tiers, il les effectue et vous transmet les résultats, mais sans avoir pu connaître ni les données du calcul ni ses résultats : un nouveau miracle cryptographique !

Jean-Paul Delahaye

 

Nombres premiers : des jumeaux, des cousins et... des nombres sexy

La conjecture des nombres premiers jumeaux est l’un des problèmes non résolus les plus populaires en mathématiques. Des progrès extraordinaires ont été récemment accomplis, mais la route vers une démonstration est encore longue...

Bruno Martin

 

L'hypothèse de Riemann

La « fonction zêta de Riemann » concentre en elle de nombreux résultats importants de la théorie des nombres. Mais ces résultats dépendent d'une conjecture qui, depuis 150 ans, constitue un grand défi lancé aux mathématiciens.

Peter Meier et Jörn Steuding

 

Un record pour les nombres premiers

Depuis des millénaires, les mathématiciens conçoivent des formules pour calculer des nombres premiers. En janvier 2019, une formule élaborée par l’auteur a généré une séquence de 100 nombres premiers. C’est un record! Explications.

Simon Plouffe

 

DES HOMMES ET DES NOMBRES

Peter Scholze, l’oraclede l’arithmétique

Le mathématicien allemand Peter Scholze est l'un des quatre nouveaux lauréats de la médaille Fields, la plus prestigieuse récompense en mathématiques. Avec le concept de perfectoïde, il a mis au jour des liens profonds entre la théorie des nombres et la géométrie.

Erica Klarreich

 

Akshay Venkatesh, un mathématicien bâtisseur de ponts

Lauréat en 2018 de la médaille Fields, Akshay Venkatesh n’aime rien tant que se perdre dans des contrées mathématiques inexplorées, peu balisées, en quête de liens cachés entre différents domaines. Et il en trouve !

Erica Klarreich

 

« Il y a un roman derrière le grand théorème de Fermat »

Au XVIIe siècle, Pierre de Fermat énonça que quel que soit l'entier n supérieur à 2, il n'existe pas d'entiers positifs a, b et c tels que an + bn = cn. Il a fallu attendre 1995 et le mathématicien britannique Andrew Wiles pour que ce célèbre théorème soit enfin démontré. Une saga que nous commente Cédric Villani.

 

Andrew Wiles, le tombeur de fermat

Le dernier théorème de Fermat ne fut démontré qu'en 1995, grâce à des outils mathématiques très éloignés des intérêts initiaux du Toulousain.

Giulio Giorello et Corrado Sinigaglia

 

Des nombres et des énigmes

Êtes-vous prêts pour des énigmes difficiles ? Ana Retchman, maîtresse de conférences à l’université de Strasbourg, et Sébastien Kernivinen, enseignant en mathématiques, à Rennes, vous en proposent 14. Elles sont extraites, pour la plupart, des Défis du calendrier 2018, d’Ana Retchman.

 

Et les rubriques habituelles.

 

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Bonne lecture à tous.

 

C’est tout pour aujourd’hui !!

 

Bon ciel à tous !

 

JEAN-PIERRE MARTIN

 

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