LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:
Mise à jour : 19 Décembre 2012       
 
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ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :
Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires
Sommaire de ce numéro :  
Le CERN et les deux infinis : CR de la conférence de M Spiro à l‘IHP par C Larcher. (19/12/2012)
Marc Lachièze Rey : Son blog sur les satellites planétaires. (19/12/2012)
Atomes et Photons : Vidéo de la conf de CCT à l’Académie des Sciences du 20 Nov 2012. (19/12/2012)
Curiosity :.On avance doucement ! (19/12/2012)
Astéroïdes : Ils nous ont frôlé ! (19/12/2012)
Hubble :.Encore plus loin : Il détecte une des galaxies les plus anciennes ! (19/12/2012)
L’ESO : Une planète orpheline découverte. (19/12/2012)
VLT : L’ESO vient d’installer un nouvel instrument : le KMOS. (19/12/2012)
GRAIL :.Fin de mission percutante ! (19/12/2012)
Herschel :L’Univers invisible à notre portée. (19/12/2012)
Black Marble : Après Blue Marble ! (19/12/2012)
Les Mathématiques de l'Astronomie :.Partie 37 :. « natura abhorret vacuum » (19/12/2012)
Venus-Express : Des volcans en activité ? (19/12/2012)
Cassini-Titan :.La vallée du Nil sur Titan ? (19/12/2012)
Cassini-Saturne :.L’hexagone du Pôle Nord ! (19/12/2012)
Livre conseillé :.Quelle est notre place dans l’Univers par S Collin et C Vilain. (19/12/2012)
Les magazines conseillés :.Science et Avenir de Décembre. (19/12/2012)
 
 
 
 
 
 
 
 
MARC LACHIÈZE REY : SON BLOG SUR LES SATELLITES PLANÉTAIRES. (19/12/2012)
 
M Lachièze Rey est un de nos plus éminents astrophysiciens, il tient un blog que vous pouvez accéder ICI.
 
Une de ses dernières interventions concerne la formation des satellites planétaires que je reprends ci après :
 
 
A toutes les échelles cosmiques, les astronomes observent de nombreux objets: étoiles et galaxies; plus près de nous planètes, satellites, astéroïdes, comètes... Une grande partie de la communauté des astrophysiciens se consacre à comprendre quand et comment ces objets se sont formés.
Le problème est particulièrement intéressant pour les planètes et satellites de notre Système Solaire. Ils sont suffisamment proches pour que les observations nous apportent de nombreux indices concrets. Et ils concernent directement la question de l'origine de la vie... Le plus étonnant tient à leur très grande diversité, alors que l'on estime que c'est un processus général qui a présidé à leur formation.
 
Notre Système Solaire s'est formé il y a 4.5 milliards d'années, à partir de la condensation (sous son propre poids) d'un gigantesque nuage gazeux, la Nébuleuse Protosolaire.
Les planètes auraient pris naissance en même temps que le Soleil lui-même, même si leur apparence initiale n'était pas celle d'aujourd'hui.
Immédiatement après sa formation, le jeune Soleil était entouré d'un nuage de gaz (hélium et hydrogène principalement) parsemé de poussières en suspension.
Ce nuage a pris la forme d'un disque, ou d'un anneau, en rotation autour de l'étoile centrale.
 
L'accumulation progressive de poussières a conduit d'abord à la formation de corps de petites dimensions comme des cailloux puis, grâce à la gravité, en corps kilométriques (appelés planétésimaux).
Ceux-ci, en se rencontrant et en s'agglomérant, ont fini par atteindre la taille d'une planète.
 
Mais comment ce processus général a-t-il pu engendrer une telle diversité: planètes petites ou grandes; gazeuses ou rocheuses,... 
Et quid des satellites? Pourquoi la terre n'en n'a qu'un (la Lune) alors que Saturne en possède presque 60?
Relèvent-ils du même processus?
 
Un groupe de chercheurs a émis l'hypothèse que ces derniers seraient nés dans des anneaux entourant les planètes encore en formation.
 
Même si aujourd'hui seule Saturne est entourée de grands anneaux massifs, il n'est pas impossible que dans le passé, les anneaux aient été présents autour de toutes les planètes du Système Solaire.
 
L'idée leur est venue en analysant les données de la mission Cassini qui, depuis 2002, étudie de près la planète Saturne, et notamment ses anneaux. Bien que d'apparence paisible, il sont le siège d'une intense activité, notamment des échanges continus (de matière) avec les satellites.
En particulier, les images de Cassini ont révélées que des "grumeaux" de glace se forment au voisinage du bord des anneaux.
Ces grumeaux sont des précurseurs de satellites.
 
En modélisant ensuite ce processus à l'aide de simulations numériques, les astrophysiciens ont découvert que les anneaux  engendraient des satellites: satellites de glace car les anneaux sont de très fins disques constitués de petits morceaux de glace.
 
Ils ont vérifié comment la dynamique des échanges de matière dans les anneaux pouvait déplacer les petits corps ainsi formés: après s'être détachés et éloignés, ils deviennent des satellites en orbite autour de la planète.
 
Prédiction du modèle: les plus petits des satellites de Saturne (telles que Janus ou Pandore) auraient pu se former beaucoup plus tard que le système solaire lui-même, peut-être -suggèrent-ils- il y a moins de 10 millions d'années seulement.
Le modèle tient compte du fait que, une fois formés, les satellites se déplacent sous l'influence combinée de la planète, des autres satellites et de la matière des anneaux.
 
Malgré des conditions très différentes, la Lune aurait pu se former selon le même processus.
La Terre, à la suite d'une collision, aurait été entourée d'un nuage de débris.
Ce dernier se serait organisé pour former un anneau massif autour de notre planète qui aurait, de la même manière, donné naissance à notre satellite.
 
Pourquoi un seul et non pas une multitude? Pourquoi ici plutôt que là? 
Le modèle semble pouvoir expliquer toutes ces caractéristiques.
 
En effet, quand un disque est massif (comparativement à sa planète), comme le disque protolunaire, il s'étale très rapidement et le matériau s'accumule rapidement dans un unique corps qui consomme tout l'anneau.
 
Quand l'anneau est de faible masse comparativement à sa planète, comme les anneaux de Saturne, il s'écoule très lentement et une myriade de petits satellites naissent à son bord et s'éloignent rapidement en raisons des effets de marées avec la planète.
Ainsi, la différence entre les myriades de satellites des planètes géantes et le satellite unique de la Terre tiendrait juste à la masse initiale du disque qui les a engendrés.
 
Cette théorie semble bien s'appliquer également aux satellites des planètes géantes Uranus et Neptune qui sont organisés selon la même architecture. Les deux planètes auraient eu de grands anneaux, comme Saturne, dans un passé lointain!
 
Ceci n'est encore qu'un modèle hypothétique, et non pas une théorie admise. Mais il semble capable de fournir des explications à plusieurs questions. Pourquoi, par exemple, les satellites les plus gros sont les plus éloignés de la planète. Il prévoit aussi la présence d'une accumulation de satellites près de leur lieu de leur naissance, sur le bord externe des anneaux (limite de Roche) en accord avec le système planétaire de Saturne.
 
La répartition et la taille des satellites des quatre planètes géantes (Jupiter, Saturne, Neptune, Uranus).
Crédits SAp/Animea
 
 

Toutes les planètes auraient autrefois possédé des anneaux, éventuellement perdus par la suite en raison, précisément, de la formation de satellites.
L'idée, si elle se confirme, pourrait apporter un éclairage nouveau sur l'origine de la vie; et sur la possibilité d'une vie ailleurs dans le Système Solaire: si les planètes ne semblent pas capables de l'accepter, les satellites le peuvent peut-être davantage.
 
Ceux de Jupiter regorgent de glace. Pourrait-elle, en fondant sous l'effet de l'énergie des marées ou du rayonnement solaire, engendrer un environnement habitable? Et n'oublions pas que, depuis quinze ans, près d'un millier d'exoplanètes ont été découvertes hors du Système Solaire, dans notre galaxie: en orbite autour d'une étoile centrale, comme notre Terre autour du Soleil.
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
La formation des lunes
 
Le ballet des lunes de Saturne révèle l'intérieur de la planète 
 
L'origine des lunes glacées de Saturne enfin dévoilée 
 
Le secret des anneaux de Saturne
 
Voir La formation des lunes Les satellites des planètes se forment à partir d'anneaux de S Charnoz et A Crida. Avec Vidéo.
 
Formation of Regular Satellites from Ancient Massive Rings in the Solar System. de S Charnoz et A Crida 
 
 
 
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ATOMES ET PHOTONS :  VIDÉO DE LA CONF DE CCT À L’ACADÉMIE DES SCIENCES  (19/12/2012)
 
Le 20 Novembre 2012 a eu lieu une séance publique de l’Académie des Sciences à Paris, à cette occasion Claude Cohen-Tannoudji, Membre de l'Académie des sciences, Prix Nobel de physique, a donné une conférence sur le thème « atomes et photons »./
 
En voici le résumé :
 
 
Au cours des dernières décennies, des avancées spectaculaires ont été réalisées dans notre compréhension des processus fondamentaux d'interaction matière-rayonnement et dans notre maîtrise des atomes et des sources lumineuses.
De nouveaux domaines de recherche sont apparus, comme le pompage optique, l'optique quantique, les processus multi-photoniques, les atomes ultrafroids, la condensation de Bose Einstein, les gaz de Fermi dégénérés.
De nombreuses applications de ces travaux ont vu le jour, comme les lasers, les horloges atomiques, l'imagerie par résonance magnétique. Un dialogue fructueux s'établit entre la physique atomique et d'autres domaines comme la physique statistique et la physique de la matière condensée.
L'exposé passera en revue un certain nombre de ces développements et essaiera d'en tirer quelques leçons pour l'avenir.
 
 
 
 
Elle a été filmée en vidéo que vous pouvez trouver ici.
 
 
 
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CURIOSITY : ON AVANCE DOUCEMENT ! (19/12/2012)
Photos : NASA/JPL/Caltech/MSSS
 
 
Voilà une vue bien particulière de la formation sédimentaire baptisée Shaler par nos amis du JPL.
 
 
Photo prise le 7 Dec 2012 et rendue en couleur « terrestres ».
(la photo en couleurs réelles se trouve ici.)
 
On voit les différentes couches bien découpées un peu comme des plaques de gypse ou d'ardoise qui se détachent.
 
La zone couverte par cette image : 90 cm.
 
La Chemcam a été utilisée à cet endroit ainsi que l’analyseur SAM.
 
 
Curiosity est maintenant en train de descendre vers le lieu baptisé Yellowknife.
 
 
 
 
 
Où se trouve Curiosity ? Voir la photo ci-contre.
 
 
Arrivé à Yellowknife Bay, Curiosity devrait utiliser sa foreuse pour la première fois.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Revenons un peu en arrière, avant de quitter Rocknest, Curiosity a procédé à des analyses avec CheMin et SAM, en octobre et novembre 2012. La caméra MAHLI a photographié la variété des grains du sol martien à cet endroit.
 
Photo de gauche : du 4 Oct 2012, couvre une zone de 2x2,2 cm et montre la variété des grains de sable de cette portion de Rocknets.
On remarque des grains qui peuvent être translucides ou même gris ou blanc. On remarque même des sphérules bleu-gris.
On pense que ces sphérules se forment lors d’impact comme sur Terre, ce sont probablement des genres de tectites. La plus grande fait 650 microns.
 
Photo de droite : du 20 Oct 2012, représente une vue zoom d’une partie de petits grains examinés par Curiosity après passage dans un filtre à l’entrée de CHIMRA.
 
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
Le site de la mission au JPL
 
Le site de la mission à la NASA.
 
Les images brutes de Curiosity.
 
La page plus détaillée pour accéder à toutes les images brutes de Curiosity.
 
 
Les meilleures images prises par Curiosity
 
Une superbe animation de la mission du robot Curiosity sur Mars est disponible sur ce site de la NASA.
La vidéo la moins gourmande (46MB) peut se charger directement ici.
 
 
 
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ASTÉROÏDES : ILS NOUS ONT FRÔLÉ ! (19/12/2012)
 
 
Le 5 Novembre 2012, un petit astéroïde, de son nom 2007 PA8, est passé à quelques 6,5 millions de km de notre planète.
(il était d’ailleurs déjà passé en Octobre mais plus loin)
Sa taille est de l’ordre du km, donc relativement dangereux, mais son orbite est parfaitement connue.
 
 
 
 
On a pu ainsi avoir l’occasion de le photographier au radar du DSN de Californie.
 
 
On peut remarquer quelques cratères.
 
Sa vitesse de rotation sur lui-même : de l’ordre de 3 ou 4 jours.
 
Prochain passage plus près en 2488 ; 5,8 millions de km !
 
 
 
 
 
Un vieil ami est aussi repassé ces jours-ci : Toutatis qui nous a aussi frôlé le 12 Décembre 2012  (le 12.12.12!!) d’une distance de 7 millions de km.
 
 
Il est un peu plus gros que le précédent, 5km de dimension. Son passage près de la Terre a aussi permis une étude photographique complète et même un film a été tourné.
 
Toutatis est bien connu, il repasse tous les 4 ans. Il a été découvert en 1989.
On pense qu’il pourrait être un assemblage de plusieurs astéroïdes.
 
Il ne présente aucun danger pour la Terre.
 
Il est intéressant de noter la façon dont Toutatis tourne sur lui-même, ce que vous pouvez voir sur le film ci-après.
 
 
 
 
Une animation radar de cette rotation est plus intéressante, la voici :
 

 
 
 
 
 
 
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HUBBLE :.ENCORE PLUS LOIN : IL DÉTECTE UNE DES GALAXIES LES PLUS ANCIENNES ! (19/12/2012)
(crédit : )
 
Cela ne s’arrêtera donc jamais, de semaine en semaine on annonce des galaxies de plus en plus anciennes découvertes par Hubble.
 
 
Le télescope spatial vient de découvrir 7 nouvelles galaxies primitives qui se sont formées avant 13 milliards d’années, donc très proches du Big Bang.
 
Une de ces galaxies aurait un redshift de 11,9 soit vieille de 13,3 milliards d’années.
On rappelle que l’Univers actuel est âgé de 13,7 Milliards d’années.
 
Ces observations ont fait partie du projet Hubble Ultra Deep Field (HUDP avec sa version actuelle HUDP 2012)
 
Ces observations semblent indiquer que le nombre de galaxies augmente avec le temps et qu’elles se seraient formées progressivement et non pas soudainement en une sorte d’explosion de naissances galactiques.
Elles sont aussi beaucoup plus denses que les galaxies actuelles.
 
Les temps d’exposition ont été beaucoup plus longs que les fois précédentes.
Bien entendu les nouveaux filtres de Hubble ont été aussi mis à contribution.
 
 
 
 
Je commence à vraiment m’inquiéter : que deviendrons nous quand Hubble tombera en panne ???
 
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
The abundance of star-forming galaxies in the redshift range 8.5 to 12: new results from the 2012 Hubble ultra deep field campaign l’article technique correspondant.
 
The farthest visible Reaches of Space, à voir!
 
 
Le dossier Hubble sur ce site.
 
Les 20 ans de Hubble célébration à la Cité de l’Espace de Toulouse.
 
Je signale que la présentation que j'ai donnée sur les 20 ans en orbite de Hubble (ppt avec animations video) est disponible au téléchargement sur ma liaison ftp et s'appelle. 20 ANS HUBBLE.zip elle est dans le dossier CONFÉRENCES JPM, choisir avant l'étiquette planetastronomy.com)
Ceux qui n'ont pas les mots de passe ou qui ne s’en souviennent pas, doivent me contacter avant.
 
 
 
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L’ESO :UNE PLANÈTE ORPHELINE DÉCOUVERTE ! (19/12/2012)
Crédit photo : ESO
 
 
 
En observant avec le Très Grand Télescope de l’ESO, le VLT, et le télescope Canada-France-Hawaï, le CFHT, des astronomes ont identifié un corps qui est très probablement une planète sans étoile, errant dans l’espace.
C’est ce que l’on appelle une planète « orpheline », en anglais on utilise plutôt le terme de rogue planet, c’est à dire solitaire (rogue a aussi un autre sens : filou, escroc, bandit).
Une planète solitaire est une planète qui ne tourne autour d’aucune étoile.
Celle-ci est particulièrement intéressante car elle est proche de nous, une centaine d’années lumière.
Sa proximité relative et l’absence d’étoile brillante dans ses environs ont permis à l’équipe d’étudier son atmosphère de manière très détaillée. Cet objet a également permis aux astronomes d’avoir « un premier regard » sur les exoplanètes qu’il sera possible de photographier autour d’étoiles autres que notre Soleil avec les futurs instruments.
 
L’ESO publie un communiqué à ce sujet :
 
Les planètes errantes sont des objets de masse planétaire vagabondant dans l'espace sans aucun lien avec une étoile. Des exemples possibles d'objets de ce type ont été découverts précédemment, mais sans pouvoir connaître leur âge, il n'était pas possible de savoir s'il s'agissait de planètes ou de naines brunes – des étoiles ratées qui n'ont pas assez de masse pour déclencher les réactions qui font briller les étoiles.
 
Mais les astronomes viennent de découvrir un objet nommé CFBDSIR2149 (Canada-France Brown Dwarfs Survey), qui semble faire partie d'un courant de jeunes étoiles proches connu sous le nom de groupe stellaire en mouvement AB Doradus.
 
Les chercheurs ont trouvé cet objet en observant avec le Télescope Canada France Hawaï (CFHT) et ont eu recours à la puissance du VLT de l'ESO pour étudier ses propriétés.
 
Illustration : ESO/L. Calçada/P. Delorme/R. Saito/VVV Consortium
 
 
 
 
 
Le groupe stellaire en mouvement AB Doradus est le groupe de ce type le plus proche du Système Solaire. Ses étoiles se déplacent en même temps dans l'espace et l'on suppose qu'elles se sont formées à la même période. Si l'objet est associé à ce groupe en mouvement – et par conséquent il s'agit d'un petit objet – il est possible de déduire bien plus d'informations sur lui, dont sa température, sa masse ainsi que la composition de son atmosphère : 4 à 7 fois la masse de Jupiter et une température de 430°C.
Il subsiste toutefois une petite probabilité pour que cette association avec ce groupe en mouvement soit due au hasard.
 
Le lien entre ce nouvel objet et le groupe en mouvement est l'élément clé qui permet aux astronomes de trouver l'âge de cet objet :  Âge de 50 à 120 millions d’années.
Il s'agit du premier objet de masse planétaire isolé jamais identifié au sein d'un groupe stellaire en mouvement et son association avec ce groupe en fait la planète errante potentielle la plus intéressante identifiée jusqu'à présent.
 
« Chercher à voir des planètes autour de leur étoile, c'est comme vouloir étudier une luciole située à un centimètre d'un puissant phare de voiture relativement éloigné, » explique Philippe Delorme (Institut de planétologie et d'astrophysique de Grenoble, CNRS/Université Joseph Fourier, France), premier auteur de cette nouvelle étude. « Cet objet errant se trouvant à une relative proximité de la Terre nous offre l'opportunité d'étudier « la luciole » de manière détaillée, affranchi de la lumière aveuglante de la voiture. »
Les objets errant librement comme CFBDSIR2149 sont supposés se former soit comme une planète normale qui aurait ensuite été éjectée de son système, soit comme des objets isolés tels que les plus petites étoiles ou les naines brunes.
Dans les deux cas, ces objets attisent la curiosité – en tant que planète sans étoile ou en tant qu'objets les plus minuscules possible dans une gamme allant des étoiles les plus massives aux plus petites naines brunes.
 
« Ces objets sont importants car ils peuvent nous aider à mieux comprendre comment des planètes peuvent être éjectées de leur système planétaire, ou comment des objets très légers peuvent résulter du processus de formation stellaire, » précise Philippe Delorme. « Si ce petit objet est une planète qui a été éjectée de son système natif, il évoque de manière évidente l'image de ces mondes orphelins, dérivant dans le vide intersidéral. »
Ces mondes pourraient être courants – peut-être aussi nombreux que les étoiles normales. Si CFBSIR2149 n'est pas associé au groupe en mouvement AB Doradus, il est plus difficile d'être sûr de sa nature et de ses propriétés et il pourrait plutôt être caractérisé en tant que petite naine brune. Les deux scénarios représentent d'importantes questions sur la manière de se former et d'évoluer des planètes et des étoiles.
« Des travaux futurs pourraient confirmer que CFBSIR2149 est une planète errante, » conclut Philippe Delorme. « Cet objet pourrait être utilisé comme point de référence pour comprendre la physique des toutes les exoplanètes similaires qui seront découvertes par les futurs systèmes spéciaux d'imagerie à haut contraste tel que l'instrument SPHERE qui sera installé sur le VLT. » 
 
 
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
L’article technique correspondant.
 
Une vidéo explicative.
 
Les planètes orphelines : Elles seraient plus nombreuses que les autres ? (29/05/2012)
 
 
 
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VLT : L’ESO VIENT D’INSTALLER UN NOUVEL INSTRUMENT : LE KMOS. (19/12/2012)
 
 
Un nouvel instrument très puissant, appelé KMOS, vient tout juste d’être testé avec succès sur le très grand télescope, le VLT, de l’ESO à l’Observatoire de Paranal au Chili.
 
Voici ce qu’en dit l’ESO :
 
 
KMOS est exceptionnel, car il sera capable d’observer non pas un, mais vingt-quatre objets en même temps dans l’infrarouge et il étudiera leur structure interne simultanément.
Il fournira des données cruciales pour nous aider à comprendre comment les galaxies se sont développées et ont évolué dans l’Univers primordial – et le fera beaucoup plus vite que cela n’a été possible jusqu’à maintenant.
KMOS a été construit par un consortium d’Universités et d’Instituts au Royaume-Uni et en Allemagne en collaboration avec l’ESO.
KMOS (K-band Multi-Object Spectrograph – spectrographe multiobjet dans la bande K), installé au foyer du Télescope Unitaire 1 du VLT à l'Observatoire de Paranal de l'ESO au Chili, a réalisé sa première lumière avec succès.
Durant quatre mois à partir du mois d'août, cet instrument de 2,5 tonnes a été amené d'Europe, réassemblé, testé et installé au fil des mois suivant un planning strict. Ces moments constituaient le résultat de plusieurs années de conception et de construction par des équipes au Royaume-Uni et en Allemagne ainsi qu'à l'ESO.
KMOS est le second des instruments de seconde génération à être installé sur le VLT de l'ESO (le premier a été X-shooter – voir eso0920).
 
 
« KMOS enrichira de capacités nouvelles très intéressantes la série d'instruments du VLT de l'ESO.
Son succès initial rend hommage au dévouement de l'importante équipe d'ingénieurs et de scientifiques.
L'équipe espère de nombreuses futures découvertes scientifiques avec KMOS, une fois que l'instrument aura passé tous les tests de qualification, » explique Ray Sharples (University of Durham, Royaume-Uni), un des co-PI (un des chercheurs principaux) de KMOS.
 
Pour étudier les premières années de vie des galaxies, les astronomes ont besoin de trois choses,
·         observer dans l'infrarouge (à cause du décalage vers le rouge des objets lointains),
·         observer beaucoup d'objets à la fois et,
·         pour chacun de ces objets, préciser comment leurs propriétés varient en fonction de leur localisation (  Cette technique, connue sous le nom de spectroscopie intégrale de champ, permet d'étudier simultanément les propriétés de différentes parties d'un objet comme une galaxie, afin d'étudier sa rotation et de mesurer sa masse. Elle permet aussi de déterminer la composition chimique ainsi que d'autres propriétés physiques dans différentes parties de l'objet.)
 
KMOS peut faire toutes ces choses en même temps. Jusqu'à maintenant, les astronomes pouvaient observer beaucoup d'objets en même temps ou étudier en détail un seul objet. Avec KMOS, en étudiant les propriétés de beaucoup d'objets simultanément, une telle étude peut maintenant être faite en quelques mois.
 
 
 
 
KMOS a des bras robotisés qui peuvent être positionnés de manière indépendante à la bonne place pour saisir la lumière de 24 galaxies lointaines, ou d'autres objets, simultanément.
Chaque bras positionne une grille de 14 par 14 pixels sur un objet et chacun de ces 196 points collecte la lumière provenant de différentes parties de la galaxie et la décompose dans les différentes couleurs du spectre.
Ces faibles signaux sont enregistrés par de très sensibles détecteurs infrarouges.
Cet instrument remarquablement complexe a plus d'un millier de surfaces optiques qui ont dû être fabriquées avec une grande précision et soigneusement alignées 
 
Photo crédit : ESO/G. Lombardi
 
 
 
 
« Je me souviens, il y a huit ans, quand le projet a commencé, combien j'étais sceptique à propos de la complexité de KMOS.
Mais aujourd'hui nous observons et l'instrument fonctionne à merveille, » explique Jeff Pirard, le membre de l'ESO responsable de l'instrument. « De plus, ça a été un réel plaisir de travailler ensemble avec l'équipe KMOS.
Ils sont vraiment professionnels et nous avons passé de bons moments en travaillant ensemble. »
 
KMOS a été conçu et fabriqué par un consortium d'Instituts travaillant en collaboration avec l'ESO.
 
Il s'agit des Instituts suivants : Centre for Advanced Instrumentation, Department of Physics, Durham University, Durham, Royaume Uni, Universitätssternwarte München, München, Allemagne, the Science and Technology Facilities Council's UK Astronomy Technology Centre, Royal Observatory, Edinburgh, Royaume Uni, Max-Planck-Institut für Extraterrestrische Physik, Garching, Allemagne, Sub-Department of Astrophysics, University of Oxford, Oxford, Royaume Uni.
 
Je suis très enthousiaste concernant les fantastiques opportunités qu'offre KMOS pour étudier les galaxies lointaines. La possibilité d'observer 24 galaxies simultanément nous permettra de construire un échantillon de galaxies d'une taille et d'une qualité sans précédent. La collaboration entre tous les partenaires et l'ESO n'aurait pas pu être meilleure et je suis très reconnaissant envers toutes les personnes qui ont contribuées à KMOS, » conclut Ralf Bender (Universitätssternwarte München, Allemagne), un des co-PI. 
 
 
 
 
 
 
 
 
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GRAIL :.FIN DE MISSION PERCUTANTE. (19/12/2012)
Image credit: NASA/GSFC/MIT/Caltech/IPGP
 
 
Les deux sondes ont parfaitement exécuté leur mission, la détermination exacte de la gravité lunaire.
Elles ont atteint leur durée de fonctionnement et on les a dirigé ce 17 décembre 2012 vers un sommet lunaire pour un impact.
 
 
Ce site dont on voit la représentation ci-contre a été baptisé Sally Ride en l’honneur de l’astronaute des missions navette qui est morte récemment d’un cancer.
 
Ce site se trouve près du Pôle N de la Lune, une montagne de 2500m de haut.
 
Les sondes ont percuté cette montagne à la vitesse de 1,7km/s.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Maria Zuber du MIT (photo ci-contre) PI de cette mission est particulièrement contente de la réussite complète de cette mission et du fait d’avoir choisi ce nom de Sally Ride pour cet endroit de la Lune, qui sera maintenant baptisé ainsi pour l’éternité.
 
 
En parallèle avec sa mission scientifique de mesure de la gravité, ces sondes emportaient une caméra (la MoonKAM) qui a pris plus de 115.000 photos à destination du public, les cibles photographiées étaient proposées par les écoles et particuliers.
 
 
 
 
 
La taille des cratères d’impact devrait être déterminée par LRO dans les semaines qui viennent.
 
 
Ces deux sondes ont parfaitement effectué leur travail, la conséquence : la carte la plus détaillée de la gravité lunaire.
 
 
Voici la nouvelle carte de la gravité lunaire (voir aussi la vidéo plus bas).
 
On y voit des détails jamais détectés auparavant : structures tectoniques, bassins volcaniques, cratères etc…
 
D’après Maria Zuber, le champ de gravité lunaire préserve le bombardement qui s’est produit dans le passé, en révélant l’intérieur même jusqu’à la croûte profonde.
 
Ces mesures ont permis de déterminer l’épaisseur moyenne de la Lune : entre 34 et 43 km, 10 à 20km de moins que ce que l’on pensait.
 
 
 
 
Une telle valeur rend la composition de la Lune similaire à celle de la Terre et confirme la théorie du grand impact.
 
Vidéo de la gravité lunaire.
 
 
   
 
 
Quelques détails supplémentaires :
 
 
Carte des anomalies gravitationnelles de type « Bouguer » (d’après Pierre Bouguer), c’est à dire ce qui reste de la gravité  quand les attractions dues à la topographie de surface ont été supprimées. Elles représentent les anomalies de masse  à l’intérieur de la Lune, probablement dues aux variations d’épaisseur de la croûte.
Les zones rouges ont un champ gravitationnel plus fort que les zones bleues.
 
 
 
 
De même les dernières mesures de GRAIL permettent de déterminer la carte de l’épaisseur de la croûte lunaire.
 
Sur ces cartes on représente la densité de la croûte lunaire de la face visible (en anglais near side) et celle cachée (à droite, en anglais far side).
 
Le rouge correspond à des valeurs supérieures à la densité moyenne et le bleu à des valeurs inférieures.
La densité moyenne de la croûte est de 2,55, valeur un peu plus faible (de 12%) que ce que l’on croyait.
 
Le plus grand bassin se trouve au Pôle Sud de la face cachée, c’est le bassin Aitken, il a une densité plus importante qu’ailleurs car il contient du Fer.
 
 
 
On peut voir sur la carte suivante la représentation des bassins les plus typiques à l’aide de grands cercles noirs.
Les zones blanches sont des mers de basalte.
 
 
Consulter aussi la carte de la Lune avec les différents lieux d’atterrissages de missions lunaires ainsi que la dernière orbite de GRAIL.
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
À lire absolument cet article expliquant les différentes mesures de gravité ainsi que les cartes tracées :
Isostasy, gravity, and the Moon: an explainer of the first results of the GRAIL mission par E Lakdawalla de planetary.org
 
GRAIL First Results Provide Most Precise Lunar Gravity Map Yet
 
NASA's GRAIL Lunar Impact Site Named for Astronaut Sally Ride
 
 
Le site de la mission GRAIL avec la première vidéo de la face cachée.
 
La page de la mission qui contient des vidéos explicatives très intéressantes.
 
 
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HERSCHEL:.L’UNIVERS INVISIBLE À NOTRE PORTÉE. (19/12/2012)
(crédit photo ) : ESA/Herschel/SPIRE)
 
 
En combinant les observations du télescope spatial Herschel et du Keck à Hawai; les astronomes ont mis au jour de nouvelles galaxies à flambées d’étoiles (starburst galaxies en anglais) qui étaient jusque-là inconnues. Celles-ci ont révélé un taux extrêmement important de formation d’étoiles (SFR : star formation rate).
 
 
Cette illustration représente la distribution de près de 300 galaxies au cours de l’histoire de l’Univers. Elle est basée sur les observations d’Herschel, les redshifts étant mesurés par le Keck. La lumière de ces galaxies a été émise au cours des 10 derniers milliards d’années, certaines même au delà de ces 10 milliards d’années, lorsque l’Univers était très jeune. Pour information 5 galaxies repères (prises par Hubble) sont représentées dans la partie supérieure de l’image.
Copyright: ESA - C. Carreau/C. Casey (University of Hawai'i); COSMOS field: ESA/Herschel/SPIRE/HerMES Key Programme; Hubble images: NASA, ESA
 
Les galaxies à flambées d’étoiles donnent naissance à des centaines d’étoiles de type solaire tous les ans, par comparaison, notre propre Galaxie ne produit qu’une étoile solaire par an!
Ces galaxies génèrent tellement de lumière qu’elles devraient dépasser la nôtre en luminosité, mais ce n’est pas le cas, car une énorme quantité de gaz et de poussières est produite qui obscurcit la vue dans le domaine visible.
 
Heureusement cette poussière est chauffée par les étoiles chaudes en formation, et réémettent de la lumière dans le domaine Infra Rouge qu’Herschel peut détecter, donnant ainsi accès à la température et à la luminosité de ces galaxies entourées de poussière.
De ces mesures on peut en déduire le taux de formation d’étoiles.  
 
On se demande quel est le mécanisme qui déclenche de telles galaxies.
Il y a deux scénarios possibles pour le moment :
·         Soit une collision violente entre galaxies
·         Soit une accrétion régulière de gaz du milieu inter galactique, gaz qui existait en grande quantité à l’époque.
 
À suivre…..
 
 
Bien qu’en fin de vie, Herschel poursuit donc sa mission.
 
On pense à sa fin prochaine en Mars 2013 (plus d’Hélium).
Herschel étant en orbite autour du second point de Lagrange (L2) du système Terre-Soleil - un point d'équilibre (instable) accompagnant la rotation de la Terre autour du Soleil, la question du parking d'Herschel sur une trajectoire sûre se posait.
 
En effet l'orbite d'Herschel est instable et nécessite des repositionnements réguliers. Il fallait donc trouver une orbite stable, où Herschel serait placé sans assistance nécessaire.
Finalement, Herschel sera mis sur une orbite héliocentrique (autour du Soleil) stable, et pour toujours !
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
Voir aussi cet article de l’ESA.
 
Herschel au CEA.
 
Herschel à l’ESA.
 
 
 
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BLACK MARBLE : APRÈS BLUE MARBLE ! (19/12/2012)
(credit photo : NASA/GSFC)
 
Tout le monde connaît les célèbres vues de la Terre appelées Blue Marble (la bille bleue littéralement).
La NASA après ces vues diurnes de la Terre, propose des vues nocturnes d’où le titre Black Marble.
 
Les images ont été acquises durant 9 jours en Avril 2012 et 13 jours en Octobre 2012, cela correspondant à 312 orbites de satellites.
 
Les données proviennent du satellite de la NASA : Suomi NPP grâce à son Visible Infrared Imaging Radiometer Suite (VIIRS)
Il orbite la Terre à 824km d’altitude.
 
 
Voici une vue de l’Europe et de l’Afrique la nuit.
 
L’imageur VIIRS est sensible dans l’IR, c’est la raison pour laquelle de fins détails peuvent être détectés la nuit. (feux, aurores, lumière des villes etc..)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La NASA produit même une animation vidéo des faces terrestres plongées dans le noir.  
 
 
 
 
 
 
   
 
voir aussi cette vidéo : Earth at night.
 
 
 
 
 
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
L’article correspondant à la NASA.
 
Un APOD sur le sujet.
 
Earth observatory et Blue Marble.
 
 
 
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LES MATHÉMATIQUES DE L'ASTRONOMIE PAR B LELARD (19/12/2012)
 
Voici une nouvelle rubrique dans vos Astronews, suite à une demande forte, notre ami Bernard Lelard, Président de l'Association d'astronomie VEGA de Plaisir (Yvelines) se propose de nous faire découvrir la genèse des mathématiques qui ont été utiles à l'Astronomie dans cette rubrique qui comportera de nombreuses parties.
Les parties précédentes :
 
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 1 Géométrisation de l'Espace . (28/02/2008)
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 2 La Mésopotamie . (13/03/2008)
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 3 Thalès . (27/03/2008) 
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 4 Anaximandre et Pythagore . (19/04/2008)
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 5 Platon (1) . (10/05/2008)
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 6 Platon (2) p. (19/06/2008)
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 7 Aristote et Pythéas . (03/07/2008)
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 8 Alexandre le Grand . (09/09/2008)
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 9 Alexandrie et Aristarque . (06/11/2008)
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 10 Euclide et les géométries . (19/12/2008)
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 11 Archimède et son palimpseste . (11/01/2009)
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 12 L'idée géniale d'Ératosthène  (30/01/2009)
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 13 Coniques et orbites d'Apollonius  (22/02/2009)
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 14  360° et les étoiles d’Hipparque . (27/03/2009)
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 15 Nicomède, Poseidonios, et les derniers grands . (27/04/2009) 
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 16 Les écoles, les Chinois etc . (15/05/2009)
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 17 Indous, Mayas et autres . (15/05/2009)
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 18 Les Romains, Ptolémée et Galilée . (15/05/2009)
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 19 D'Hypatie aux maths arabes . (06/08/2009)
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 20 Les maths des étoiles à Bagdad . (22/09/2009)
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 21  Les sages d’al-ma’mun et le Ptolémée des arabes (27/10/2009)
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 22 La petit nuage d'Al Sufi et la règle de trois. (04/12/2009)
o           Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 23 les zij des astronomes musiciens par B Lelard. (04/02/2010)
o          Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 24  Aristote au Mont Saint Michel par B Lelard. (02/04/2010)
o          Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 25 : Univ. de la Sorbonne à Oxford par B Lelard. (17/05/2010)
o          Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 26 :Oresme, Einstein du XIV ième siècle (28/08/2010)
o          Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 27 :  Peuerbach, Müller,  La Trigo et Copernic (26/10/2010)
o          Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 28 : Copernic et la ronde des planètes. (22/01/2011)
o          Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 29 : La Nova de Tycho sur la table de Kepler. (05/05/2011)
o          Les Mathématiques de l'Astronomie :.Partie 30 : L’œil de Kepler. (17/08/2011)
o          Les Mathématiques de l'Astronomie :.Partie 31 : 83 Prix Nobel à Cambridge. (10/10/2011)
o          Les Mathématiques de l'Astronomie :.Partie 32 :.Les yeux de Galilée 1/2. (23/11/2011)
o          Les Mathématiques de l'Astronomie :.Partie 33 :.E pur Si Muove Galilée suite et fin 2/2 (29/12/2011)
o          Les Mathématiques de l'Astronomie :.Partie 34 « cogito ergo sum » …  Descartes:.   (06/04/2012)
o          Les Mathématiques de l'Astronomie :.Partie 35 :.Les énigmes de Fermat. (29/05/2012)
o          Les Mathématiques de l'Astronomie :.Partie 36 :. Les premières académies « nullus in verba »  (10/10/2012)
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PARTIE 37 :. « natura abhorret vacuum »
 
 
 
 
L’astrophysicien new yorkais Brian Greene revisite en ce moment à la télévision sur ARTE l’énergie quantique du vide alors que « la nature a horreur du vide «   disait Blaise Pascal du haut des 53 mètres de la tour Saint Jacques à Paris en essayant de répéter ses expériences au Puy de Dôme sur la pression atmosphérique.
 
En pesant les colonnes d’air il avait inventé le vide mais rata l’expérience en raison d’une trop faible hauteur.
 
 
 
 
 
Cependant on immortalisa l’essai en 1856 par une statue du prêtre mathématicien.
 
La tour en question est le seul vestige de la destruction de  l’Église Saint Jacques de la Boucherie par les révolutionnaires de l’an V.
 
L’étude de la pression atmosphérique, la formulation des coniques et l’approche des touchantes (tangentes) étaient les grands sujets du moment qu’étudiaient Pascal, Roberval, Cavalleri, Wallis, Gassendi, Huygens et Torricelli.
 
 
 
 
Roberval (1602, 1675), qui s’appelait Gilles Personier (ou même Personne), était né à Roberval dans l’Oise en plein champ tandis que sa mère moissonnait. Le curé de Rhuis, par ailleurs aumônier de la reine Marie de Médicis, lui découvrant une exceptionnelle curiosité, le dote d’un solide enseignement en mathématiques. Ainsi Gilles Personne, se faisant appeler Roberval, devint pendant 10 ans professeur ambulant –statut inexistant de nos jours- en mathématiques, grec et géographie. Il servit souvent d’intermédiaire entre Fermat et Mersenne et deviendra ainsi l’un des 7 fondateurs de l’Académie des Sciences. En 1634 il conquit la chaire de mathématiques au Collège de France. Cette chaire étant remise au concours tous les 3 mois, Roberval, pour conserver son poste, ne divulguait ses découvertes que le jour du concours et tint ainsi 40 ans. Parmi les découvertes qu’il publiait lors des concours : le calcul des aires des paraboles et des hyperboles en utilisant la méthode des indivisibles du prêtre astronome Cavalieri qu’il s’appropria. Il s’agissait de considérer que les volumes et les surfaces étaient en fait des agrégats de lignes et de feuillets indivisibles afin de ne pas recourir aux sommations tendant vers des limites. Kepler en avait d’ailleurs eu le premier l’idée en calculant la contenance des barriques de vin de sa cave.
 
 
Ainsi l’origine du calcul infinitésimal se trouve simplement dans l’observation des lamelles des tonneaux cerclés de fer de la cave à vin de Kepler, mais la version officielle, là encore, est plus docte. Torricelli puis Wallis  vont améliorer la méthode et préparer ainsi les publications de Newton, de Leibniz et de leurs renommées sur l’invention du calcul différentiel et intégral.
 
Roberval doit surtout sa célébrité à sa balance devenue nom commun et dont un gigantesque modèle trône sur le rond point du village de Roberval, rond point digne du concours ronds points aussi coûteux qu’impensables de Jean Pierre Pernaut (Combien ça coûte ?).
 
 
 
Roberval, en distillant au fil des ans ses découvertes afin de conserver son poste au Collège de France, calcula l’aire de la parabole et celle de l’hyberbole. Et étudiera aussi  la sinusoïde et la « ptéroïde » (strophoïde) puis la « trochoïde » (cycloïde) que Pascal appellera « roulette. La cycloïde sera très utile à Huygens lorsqu’il voudra construire une sorte de pendule propre à donner l’heure locale aux marins privaient de longitude. Ceux ci devront encore attendre un siècle  le chronomètre d’Harisson et affronter les naufrages.
 
 
 
 
Cavalieri (Milan 1598, Bologne 1647), jésuite astronome, publia donc sa méthode de calcul des surfaces en lamelles  en 1635 dans  Geometria indivisibilibus continuorum nova quadam ratione promota.  Dans une autre publication, Directorium Generale Uranometricum on trouve, pour la première fois la manière d’utiliser les logarithmes pour les calculs astronomiques. Ce précurseur affina le calcul des distances focales des lentilles et imagina un télescope à miroir dans une autre publication : Trattato della ruota planetaria perpetua en 1646. Précédant Newton dans bien des domaines et Roberval dans la formulation des coniques il étudia aussi les travaux de Galilée sur le mouvement et devint son confident (ils échangèrent 112 lettres). Galilée lui fit obtenir une chaire de mathématiques à l’université de Bologne.
 
Cavalieri réussit à démontrer l’important théorème de Guldin (juif allemand converti au catholicisme puis mathématicien jésuite) sur le rôle du centre de gravité d’aires en mouvement : si D désigne un domaine plan d’aire A, de centre de gravité G, le volume engendré par la rotation de D autour d’un axe situé dans son plan, ne le coupant pas est :
                         2PA  x GH ce qui servira pour les astéroïdes patatoïdes
 
Graphes de S.Melh.
 
 
Le théorème de Guldin est généralisé en calcul de volume de patatoïdes coupés par 2 plans z
 
 
Ce théorème permettra, entre autres, de calculer les volumes de tores bien utiles en électrostatique et donc en astrophysique.
 
 
 
 
Aux époques de Descartes, Roberval, Cavalieri et les autres, la guerre de Trente Ans n’en finissait pas. A l’origine le roi catholique de Bohème et de Hongrie Ferdinand II de Habsburg, faisant office d’empereur (Imperaotr Romanorum et donc se voulant être le nouveau Charlemagne bien que « Primus inter pares ») d’une Allemagne encore mosaïque de multiples principautés indépendantes s’appelant pourtant « Saint Empire Germanique », voulut soumettre les Luthériens et les Calvinistes d’Autriche et pour cela aussi interdire les coutumes des Tchèques auxquels il envoya des ministres pour les convaincre et les annexer.
 
Les Tchèques du roi Matthias en réponse les jetèrent par les fenêtres d’où ils atterrirent sans dommage sur un tas d’ordures (défenestrations de Prague 1617, ce qui est aussi une coutume tchèque puisqu’il y en eut aussi de plus tragiques en 1415 et en 1948 seulement en partie résolue en 2004). Ferdinand entra alors en guerre en 1620 et projetait de devenir un roi empereur des Allemagnes à l’égal des rois de France ou d’Angleterre.
Richelieu, ne voulant pas d’une Allemagne trop forte donc dangereuse pour la France (les XIX et XX ièmes siècles lui donneront hélas raison en 3 guerres), incita le roi de Suède, Gustave Adolphe, a déclarer lui même la guerre au Saint Empire pour des motifs religieux et géopolitique (Gustave rêvait d’un Grand Lac scandinave : une Europe unifiée autour de la Baltique, lui en étant le souverain). Le Suédois y perdit la vie dès la première bataille mais ses soldats ravagèrent l’Allemagne (1618, 1648).
Richelieu, agissant en sous main et désignant la tolérante Autriche comme véritable ennemie de la France depuis 100 ans, se contenta de faire occuper une vallée alpine, la Valteline passage des Alpes au nord est de l’Italie, avec les Suisses et les Lombards, pour bloquer la route empruntée par les Habsbourg pour aller d’Autriche en Espagne –alors parties de l’empire  consolidé par Charles Quint- . Le génial et cynique Cardinal entra cependant en guerre ouverte en 1635 où il fit battre les Espagnols à Rocroi en 1635 avec le grand Condé et les Autrichiens en Alsace avec Turenne dont la carcasse ne tremblait pas encore.
 
On comprend mieux pourquoi l’Union Européenne reçut le prix Nobel de la Paix en 2012.
S’ensuivirent le traité de Wesphalie (1648) et le traité des Pyrénées (1659) négocié par une autre richissime cardinal.
 
 
La réplique en France fut  la « Guerre des Lorrains » qui deviendra les Frondes (aristocrates bafoués par la guerre de 30 ans, juges parlementaires aux jugements cassés par le Cabinet du Roi, populaire car, le climat limitant les moissons, la famine régnait) qui feront fuir le jeune roi Louis, avec sa mère la régente Anne d’Autriche et son ami très cher premier ministre Mazarin au château de Saint Germain en Laye (tout près de la gare RER !).
 
Ils coucheront même sur la paille (5 janvier 1649 à 3 H du matin) et Louis XIV n’oubliera jamais cette fuite.
De là viendra l’aversion de Louis XIV pour Paris et pour les nobles comploteurs qu’il concentrera à Versailles d’où il fera le centre de la monarchie pour mieux les contrôler.
Du haut de l’escalier du Midi entre les palmiers de l’Orangerie  il surveillera mieux les nobles frondeurs.
En Angleterre la Fronde des parlementaires et de certains nobles conduira à décapiter le roi Charles Ier à la hache (9 février 1649) et Cromwell proclamera la république pudiquement appelée « Commonwealth Anglais », nom qui restera alors que la république ne survivra pas au dictateur mais permettra des réformes dont la Grande Bretagne bénéficie encore aujourd’hui. Le prince de Galles actuel, en souvenir,  s’appelle justement Charles pour régner peut être un jour en Charles III afin d’oublier cette funeste période.
A Rome le pape Urbain VIII, qui protégeait Galilée meurt (1644) un an après celui ci et son successeur Giambattista Pamphili, Innocent X, reconnaîtra très tôt la bêtise du procès Galilée sans pour autant pouvoir casser un jugement de l’Inquisition.
 
 
Dans le même temps les Français fondaient Montréal (1642) capitale de leur Canada, les Espagnols entassaient à Séville tout l’or des Incas, Chongzen l’empereur de Chine, dernier des Mings,  se suicidait (1644) offrant le pouvoir  aux Mandchous (les Qings) jusqu’à Tseu Hi en 1911 et au Mali les Bambaras fondaient le royaume de Segou tandis que les Iroquois réattaquaient les Hurons. 
 
 
Ce XVII ième siècle de guerres, de Louis XIV et de découvertes fut alors dans ses nombreux temps de paix le siècle d’or pour  l’astronomie (Galilée, Huygens, Newton, les Cassini, la construction de l’Observatoire de Paris – premier observatoire du monde, encore sans télescope (1672), mais déjà doté de lentilles taillées par Campini et Davini, sans tuyau, pour JD Cassini avec lesquelles il découvrira les ombres de Io sur Jupiter et 2 satellites de Saturne en 1671, Titan étant découvert par Huygens dès 1655 avec un montage de lentilles toujours sans tuyau où il tenait l’objectif à la main -).
Un tel montage de lentilles fut inauguré en 2004 lors des 80 ans d’Audouin Dollfus au Parc aux étoiles de Triel dans les Yvelines
 
 
Il fallut attendre le perfectionnement du télescope de Newton par l’allongement du tuyau à l’observatoire de Greenwich (1675) pour commencer sur place des observations fixes avec les premiers vrais télescopes, la coupole Arago n’étant opérationnelle qu’en 1855 pour les étoiles doubles avec sa lunette de 38 cm.
 
Il faut toujours inlassablement  rappeler que l’Observatoire de Paris fut construit de par et d’autre d’un tracé au sol du méridien de Paris le jour du solstice d’été, tracé effectué par les académiciens eux mêmes.
 
Cette ligne sera méridien longitude zéro jusqu’en 1884 date à laquelle le méridien de Greenwich remplira ce prestigieux rôle mondial en échange d’une promesse non tenue d’adopter par les Britannique le système métrique des révolutionnaires français qui n’ont pas bonne réputation outre Manche et du traité de Washington bêtement validé et voté par les députés français.
 
 
 
 
En fait l’Observatoire de Paris et celui de Greenwich furent édifier d’abord pour trouver un moyen céleste de calculer la longitude, donnée nécessaire aux navigateurs qui s’abîmaient souvent sur des récifs connus mais dont la position pouvait aussi être celle de leur navire. Le travail dans ces premiers observatoires consistait donc à déterminer le mouvement de la Lune qui, en l’absence de chronomètres inventés par Harrison en 1741 donnait une approximation de la longitude à comparer avec la position du Soleil au plus haut (midi).
 
Le XVII siècle  fut aussi le siècle d’or des mathématiques, formidable illustration du concept « astromath ». L’Académie Royale des Sciences de Paris regroupait 7 mathématiciens astronomes et 6 physiciens.
 
Ils siègent à l’Observatoire non encore pourvu de télescope. Les idées et les inventions circulent en latin et en français dans toute l’Europe avec les Académies naissantes (AstroMath36).
 
 
La compagnie de Jésus (fondée en 1540 par Ignace de Loyola) déploie ses Jésuites dans toutes les Cours d’Europe et d’Amérique du Sud et favorise l’enseignement des idées nouvelles après sa bévue du procès Galilée. Ses membres avaient, de part le Concile de Trente, « le devoir d’intelligence » et de nombreux jésuites furent des mathématiciens (Clavius (traduction d’Euclide, le point décimal, vulgarisation des « + » et « -« ), Grégoire de Saint Vincent (l’aire de l’hyberbole),  Sacherri (qui voulait démontrer les axiomes d’Euclide et imagina la géométrie hyberbolique prélude à celle de Lobatchevsky), Ceva (géométrie de la gravité), Bachet de Méziriac (auteur d’un traité d’arithmétique dans une page duquel Fermat annota qu’il avait démontré son théorème). Le CNRS n’étant fondé qu’en 1939 (par Jean Perrin et le Front Populaire) les souverains incitaient les Grands de ce monde à sponsoriser des savants par l’octroi de pensions.
 
Lesquels savants en retour organisaient des expériences devant les belles dames de la Cour : elles assistèrent ainsi aux démonstrations de Huygens montrant que la lumière voyage et avec William Gilbert que les aimants s’attirent et se repoussent, que le frottement de l’ambre attire les feuilles de papier.
 
 
 
Gilbert nommera même le phénomène « electricity » - du grec elektron, ambre- généraliste il était aussi premier médecin de la Reine d’Angleterre Élisabeth I.
 
Les mathématiques quittent désormais le cadre fixé par l’Antiquité (Aristote : expliquer les causes) pour se porter au service des Sciences (les mathématiques n’étant pas une science stricto sensu, dixit Claude Allègre, ce qui est juste dans le fond et faux dans la démarche). Il s’agit dès lors de comprendre les phénomènes découverts et comment ils fonctionnent.
 
La suite des inventions en mathématiques consistera à fournir les bons outils nécessaires à la compréhension (il y aujourd’hui une panne dans la compréhension des phénomènes au delà du Mur de Planck car il manque une nouvelle géométrie et Marc Lachièze Rey le rappelle à chaque conférence).
En retour les physiciens puiseront de nouveaux outils mathématiques pour expliquer et découvrir à leur tour de nouveaux phénomènes. Ainsi Einstein put exprimer ses idées sur la relativité grâce aux tenseurs que lui expliquaient ses amis mathématiciens Besso et Marcel Grossman (celui ci a quasiment rédigeait la première version de la relativité générale).
La chute des corps est décrite par Aristote par la recherche de la cause et du pourquoi (le corps rejoint son milieu naturel : la Terre). Galilée, alors hébergé par l’Arsenal de Venise et y étudiant la trajectoire parabolique des boulets de canon,  voulut savoir comment se fait la chute et comment la vitesse augmente, comment la calculer.
Ainsi naissent des notions de mouvements et donc de courbes. D’où la renaissance des coniques.
 
 
Dans l’Antiquité les coniques d’Appolonius de Perga avaient des propriétés de géométrie plane. Désormais les coniques vont soutenir la cinématique, nouveau domaine de connaissances. Utilisant les coniques Galilée établira des « tables de tir » selon l’inclinaison du canon. Dans une lettre au Grand Duc de Toscane (son sponsor) il dit abandonner la façon de penser selon la « Nature », la « Physis » du grec fusike (naturel) d’où « physique », comme le fit Aristote, et étudier des mouvements violents et provoqués. Ce changement de façon de penser introduit la notion de fonction (une valeur fonction d’une autre – trajectoire en fonction de la hauteur du fût du canon - ) et cinématique (lancement d’un objet et étude de sa trajectoire.
 
 
 
La notion de fonction, initiée par Galilée, introduira l’analyse mathématique et bouleversera la façon de présenter les nouvelles découvertes aux siècles suivants grâce aux inventions de Leibnitz, Newton, Wallis, Lagrange, Laplace, d’Alembert, Jacobi, entre autres. Les exposés de l’électromagnétisme, de la relativité devront beaucoup à l’analyse.
 
Evangelista Torricelli (1608, 1647) est encore un de ces savants généralistes les mieux capables de synthèses des découvertes de son siècle. Il rivalisa avec Roberval et Fermat. 
Né à Faenza Evangelista est un élève très doué au collège des jésuites qui l’envoient à Rome. A 18 ans il est élève de Benedetto Castelli, mathématicien et physicien qui, un temps contraria la théorie de Galilée sur les marées car lui même étudiait l’hydraulique (Traité de la mesure des eaux courantes 1628 et Discours sur la jonction des mers).
Castelli influencera Pierre Paul Riquet (1609, 1680) le constructeur du Canal du Midi joignant les 2 mers. A ses côtés, Torricelli apprendra à fabriquer des instruments. Il se passionne aussi pour la polémique sur l’imprimatur des Dialoghi de Galilée (1632).
Il travaille aussi avec Cavalieri (1641) qui avait repris les travaux de Galilée sur la trajectoire parabolique dans le vide : Torricelli publiera en 1644 sa contribution géométrique au problème (De motu gravium naturaliter descendentium et projectorum). Il démontre dans ce traité que le centre de gravité tend à être le plus bas possible à l’équilibre des corps.
Il entretient une correspondance avec Roberval, Fermat et Mersenne qu’il rencontrera à Rome. Castelli, en avril 1641, va voir l’assigné à résidence Galilée chez lui  à Arceti près du couvent où prie sa fille. Il lui porte le traité du jeune Torricelli qui impressionne le vieux maître. Une correspondance s’établit entre eux et Galilée insiste pour rencontrer chez lui le jeune prodige. Torricelli hésite car il craint d’abord la condamnation de l’Inquisition puis finit par se rendre à Arceti en octobre.
 
Il devient vite l’assistant et le secrétaire de Galilée qui vit ses 3 derniers mois. Dernier confident Torricelli lui fermera les yeux le 6 janvier 1642.
 
 
Le Grand Duc de Toscane, Ferdinand II de Médicis, propose à Torricelli le poste de mathématicien officiel jadis occupé par Galilée à Florence. Torricelli sera désormais à l’abri du besoin. Ferdinand II peinait à s’imposer parmi les nombreux états italiens placés sous influence française et espagnole. Il fondera en 1642 l’Académie des Expérimentations des Médicis dont la devise sera « essayer et réessayer ». Il sera le monarque qui perfectionnera le thermomètre. Au poste de mathématicien Torricelli sera secondé puis remplacé par Viviani qui publiera aussi une somme sur les traités des coniques en circulation. Il calculera également, avec Borelli, la vitesse du son comme je le fais chaque jour à midi à Nice en comptant les secondes entre la fumée d’un tir au canon et le bruit du coup tiré.
 
 
 
Les fontainiers de Florence cherchent sans résultat comment aspirer avec leurs pompes l’eau de l’Arno à plus de 32 pieds (10,33 mètres). Ayant sollicité sans succès Galilée ils s’adressèrent à Torricelli.
Des inondations récentes avaient noyé des mines en Lombardie et en Hollande et les pompes se bloquaient aussi à 10,3 mètres.
En 1643 Torricelli s’empare du problème et fait construire un tube à essai de 1,30 m de hauteur afin de remplacer l’eau par un liquide plus dense et ainsi diminuer la hauteur de son instrumentation.
Ce liquide est le mercure qu’il maîtrise bien.
Il remplit son tube de mercure, le bouche du doigt, et le plonge retourné dans un bac rempli aussi de mercure : il constate que le haut du tube bouché se vide en partie alors que le niveau du mercure du bac augmente jusqu’à 76 cm puis s’y stabilise.
 
Torricelli vient de découvrir le premier vide et l’effet de la pression atmosphérique qu’il ne comprend pas.
Il explique le problème aux fontainiers mais ne donne pas de solution immédiate.
Cependant il avait inventé le baromètre et calculé la pression de la colonne d’air dont la formule (en notations modernes) est sans auteur :
                                                 
P est la pression, r est la masse volumique du liquide, g l’attraction de la pesanteur
 
En 1644 Torricelli publie ses découvertes dans son traité « Opera geometrica » sans mentionner ses expériences conduisant au baromètre. Il va désormais s’atteler aux calculs à la mode : la surface de la cycloïde que développera Pascal qui, avec ses expériences sur la pression atmosphérique poursuivra l’œuvre de Torricelli qui meurt en 1647 à 39 ans de la fièvre typhoïde.
 
 
Torricelli, comme d’autres, craignait l’Inquisition et ne publiera pas ses travaux sur la pression atmosphérique contestée par certains jésuites (la nature a horreur du vide). Son ami et cardinal mathématicien Michelangelo Ricci lui écrivait en 1644 : « Je crois que vous êtes déjà assez dégoûté par l’opinion inconsidérée des théologiens et par leur habitude de mêler constamment et immédiatement les choses de Dieu aux raisonnements concernant la nature ». Parole de dignitaire de l’Église, d’esprit scientifique, montrant que tous les ecclésiastiques ne condamnaient pas Galilée.
 
 
 
 
 
 
C’est donc Blaise Pascal qui généralisera l’expérience de Torricelli.
Il est né le 19 juin 1623 à Clairmont (Clermont Ferrand). Très doué il est éduqué par son père Etienne Pascal de Mons passionné de nouvelles sciences.
Il était ami de Roberval et fut chargé par Richelieu (avec Hérigone et Mydorge) de vérifier la méthode de détermination des longitudes à partir de la position de la Lune
 
Etienne, trésorier du roi, fut membre de l »Académie de Mersenne à qui il proposa l’étude de la courbe appelée « limaçon de Pascal »
 
 
 
 
 
 
 
A Clermont Ferrand, Etienne Pascal était second président de la Cour des Aides (juridiction d’appel pour les questions fiscales) puis, après diverses pérégrinations l’emmenant d’abord à Paris (1631) puis réfugié en Auvergne, fut commissaire du roi pour la « levée des tailles ». La taille était pendant trois cent ans un fantastique impôt datant de la guerre de cent ans (1439, 1789) et dont l’accusé de réception était une entaille dans un bâton de taille pour les nombreux illettrés imposables.
Pascal grandit parmi les relations de son père, notamment Desargues, un mathématicien architecte qui publiera un traité sur la géométrie projective appliquée aux bâtiments, un essai sur les coniques (encore un en ce siècle) et inventera le point à l’infini.
Le jeune Pascal écrira aussi à 16 ans un Essai sur les coniques - critiqué comme il se doit par Descartes qu’il crut par ailleurs écrit par son père – ( à onze ans il avait même écrit un traité sur les sons des corps vibrants et démontré la 32 ième proposition d’Euclide (somme des angles d’un triangle à 180°).
 
 
A 19 ans (1642) Pascal aide son père nommé par Richelieu à Rouen pour redresser les finances : cela nécessite de fastidieux calculs.
Il imagine pour cela  la Pascaline, première machine mécanique à calculer, qu’il mit au point en 3 ans.
50 exemplaires furent construits, 5 modèles sont exposés au musée des Arts et Métiers à Paris.
En 1648 Pascal fils publie « Generation conisectionum », génération des sections coniques, dans lequel se trouve le théorème de Pascal sur l’hexagramme formé par 6 points d’une conique a ses côtés opposés concourants en 3 points alignés 
 
 
 
En 1650 Pascal perfectionne le calcul infinitésimal et s’intéresse aux suites des nombres entiers dans le Traité du triangle arithmétique  où les nombres sont la somme de leurs 2 précédents de la ligne supérieure. Pour la première fois il y parle du raisonnement par induction que Poincaré en 1902 appellera « raisonnement par récurrence » dont le principe est de partir du particulier au général en opposition au raisonnement d’Aristote du général au particulier.
 
 
Tous les progrès dus aux suites et aux séries viendront de ce nouveau concept. Pascal contribuera beaucoup dans le calcul des probabilités, l’analyse combinatoire et la théorie des jeux en étudiant toutes sortes de martingales célèbres.
 
 
Pascal écrivit aussi un traité sur la mécanique des fluides où il émet l’hypothèse d’une « pression atmosphérique », le terme est de lui, qui empêche l’eau de monter dans les pompes et qu’un vide occupe l’espace supérieur des tubes.
Il répète l’expérience de Torricelli à Rouen avec son père en 1646, écrit un traité sur les « Expériences nouvelles touchant le vide » qu’il fait parvenir à la reine Christine de Suède.
Le 19 septembre 1649 il va montrer qu’en haut du Puy de  Dôme la pression atmosphérique est inférieure à celle constatée en même temps à Clermont Ferrand.
L’expérience est suivie par de nombreux témoins dont les curés de Clermont et son beau frère.
Il s’en suit le « Récit de la grande expérience de l’équilibre des liqueurs » et, en 1651, un « Traité du vide » où il annoncera l’invention de la presse hydraulique et le principe de la seringue.
 
 
 
 
Pascal, héritant de son père et payé de ses découvertes, était riche et menait grand train à Paris avec de nombreux domestiques, fréquentant les grands de ce monde et roulait en carrosse à 6 chevaux.
Un accident de carrosse en 1654 où ses chevaux franchissent le parapet du pont de Neuilly   changera sa vie.
Prisonnier de son carrosse en équilibre instable il sera 15 jours sans connaissance.
Il se retirera au monastère de Port Royal près de Trappes, haut lieu contestataire où sa sœur Jacqueline est religieuse.
Il y écrivit les Provinciales pour défendre les jansénistes qui contestaient l’absolutisme royal (au moment où Louis XIV prend le pouvoir) et les dérives de l’Église officielle.
 
" Il y avait un homme qui, à douze ans, avec des barres et des ronds, avait créé les mathématiques ; qui, à seize, avait fait le plus savant traité des coniques qu'on eût vu depuis l'antiquité ; qui, à dix-neuf, réduisit en machine une science qui existe tout entière dans l'entendement ;qui à vingt-trois, démontra les phénomènes de la pesanteur de l'air, et détruisit une des grandes erreurs de l'ancienne physique ; qui, à cette âge où les autres commencent à peine à naître, ayant achevé de parcourir le cercle des sciences humaines, s'aperçut de leur néant et tourna ses pensées vers la religion ; qui, depuis ce moment jusqu'à sa mort, arrivé dans sa trente-neuvième année, toujours infirme et souffrant, fixa la langue que parlèrent Bossuet et Racine, donna le modèle de la plus parfaite plaisanterie, comme du raisonnement le plus fort ; enfin qui, dans les cours intervalles de ses maux, résolut, par distraction, un des plus hauts problèmes de la géométrie, et jeta sur le papier des pensées qui tiennent autant du Dieu que de l'homme.
Cet effrayant génie se nommait Blaise Pascal. "
Ainsi écrivait Chateaubriand dans le Génie du Christianisme.
 
 
Pascal souffrit toute sa vie. En 1647 une attaque de paralysie va l’handicaper pour le reste de ses jours : il marche, quand il le peut, avec des béquilles.
 
Ses jambes sont continuellement froides qu’il faut les réchauffer à l’eau de vie.
 
Des maux de tête continuels lui donne un aspect sévère. Bien que mystique et terminant sa vie dans deux monastères il n’ira pas jusqu’à la prêtrise mais écrira de belles pages sur Dieu dans des papiers posthumes : les Pensées. Voltaire aurait voulu qu’il vive au siècle des Lumières, ignorant que des lumières éclairèrent le monde avant lui. Jacques Attali écrira en 2000 une biographie sur « le Génie français ».
 
 
 
 
 
A la demande du Duc de Roannez Pascal appliquera ses connaissances en hydraulique en supervisant l’assèchement du Marais Poitevin et inventera le transport en commun en installant dans Paris une ligne de carrosses à siège multiples, chaque passage payé 5 sols.
 
Pascal meurt le 19 août 1662, il repose à l’église Saint Etienne du Mont près de son domicile.
 
 
 
 
 
 
bernard.lelard@gmail.com
des versions imprimables peuvent m’être demandées à l’adresse ci dessus
 
 
 
 
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VENUS EXPRESS : DES VOLCANS EN ACTIVITÉ ? (19/12/2012)
 
On se pose souvent la question de savoir, si notre planète sœur, Vénus, posséderait des volcans encore en activité.
La sonde européenne Venus Express (VEX) devrait nous aider à lever le voile.
 
Les six ans pendant lesquels la sonde a orbité Vénus, ont montré de grands changements dans la quantité de SO2 dans l’atmosphère de cette planète. Est-ce dû à un volcanisme actif ?
La plupart du SO2 est caché par l’épaisse atmosphère de la planète , car ce gaz est détruit par le rayonnement solaire UV au bout d’un certain temps (de l’ordre de 24h).
Donc s’il est détecté dans la haute atmosphère, cela signifie qu’il est récent, est-il produit par des volcans au sol ?
 
On sait que Vénus est couverte de centaines de volcans, mais on n’a jusqu’à présent pas pu déterminer leur degré d’activité, c’était un des objectifs de la mission VEX.
On a pu déterminer des flots de lave récents (centaine de milliers à million d’années) sur cette planète mais pour le moment rien de plus récent.
 
Illustration : augmentation et diminution du SO2 dans la haute atmosphère de Vénus observée sur une durée de 40 ans et exprimée en ppv (partie par million) en volume (ppbv).
Données dues : à gauche à Pioneer Venus (1978 à 1992) et à droite à VEX (depuis 2006).
 
On remarque des hauts et des bas dans cette concentration : cela peut être dû soit à un volcanisme actif soit à un phénomène cyclique dans la circulation atmosphérique ?
 
 
Copyright Data: E. Marcq et al. (Venus Express); L. Esposito et al. (earlier data); background image: ESA/AOES
 
 
 
 
À l’arrivée de VEX en 2006, il y eut un grand pic mesuré de SO2 (à l’aide du spectromètre ultraviolet SPICAV ) puis une décroissance soudaine jusqu’à aujourd’hui, une baisse similaire à celle observée par Pioneer.
 
Le LATMOS (Laboratoire Atmosphères, Milieux, Observations Spatiales) et notamment Emmanuel Marcq et Jean Loup Bertaux, ont beaucoup travaillé sur ces données et en est arrivé à la conclusion que « quelque chose » a émis du SO2 récemment, car il se détruit rapidement dans la haute atmosphère. Mais une autre possibilité serait un phénomène non encore expliqué dû à la super rotation de l’atmosphère de la planète. En effet celle-ci fait le tour de la planète en moins de 4 jours, alors que la planète elle-même tourne sur elle-même en 243 jours !
 
 
Donc une affaire à suivre …..
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
L’ESA publie un article sur le sujet.
 
Le Figaro aussi.
 
Un volcanisme récent sur Vénus ? par le CNES.
 
SO2 monitoring with SPICAV nadir in UV par E Marcq et JL Bertaux et al.
 
Le dossier Venus Express sur ce site, dont
 
Premières observations de Spicav sur Venus Express Par Jean-Loup Bertaux (CNRS)
 
 
 
 
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CASSINI-TITAN :.LA VALLÉE DU NIL SUR TITAN ? (19/12/2012)
Crédit illustration : NASA/JPL-Caltech/ASI
 
 
 
 
La mission Cassini nous étonnera toujours, lors de son dernier passage au dessus de Titan (26 sep 2012), elle a mis au jour une vallée fluviale qui pourrait ressembler à un Nil en miniature.
 
Cette « vallée » s’étend sur 400km et se « déverse » dans une « mer » relativement grande, certainement pleine d’hydrocarbures (un mélange d’éthane et de méthane).
 
 
The river valley crosses Titan’s north polar region and runs into Kraken Mare, one of the three great seas in the high northern latitudes of the moon. 
 
Les scientifiques déduisent de cette découverte que cette “rivière” est effectivement remplie de liquide car elle apparaît sombre (image radar) tout le long de son parcours, indiquant une surface lisse.
 
On remarque même des méandres.
 
Le Nord est situé en haut de l’image.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
 
Comme d'habitude, vous trouverez toutes les dernières images de Cassini au JPL
Les animations et vidéos : http://saturn.jpl.nasa.gov/multimedia/videos/videos.cfm?categoryID=17
Pour vous y retrouver dans la numération et l'ordre des anneaux.
 
Les prochains survols : http://saturn.jpl.nasa.gov/home/index.cfm
Tout sur les orbites de Cassini par The Planetary Society; très bon!
 
Voir liste des principaux satellites.
 
Sur ce site les dernières nouvelles de la mission Cassini.
 
 
 
 
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CASSINI –SATURNE :.L’HEXAGONE DU PÔLE NORD ! (19/12/2012)
(images : NASA/JPL)
 
On sait qu’une des grandes découvertes de la sonde Cassini a été d’imager cette formation étrange, en forme d’hexagone située au Pôle Nord de la planète, qui avait été découverte par les sondes Voyage.
 
 
Cassini est repassé il y a peu (28 Nov 2012) au dessus de cette formation et nous donne à la voir avec plus de détail.
 
 
Image prise à 600.000km de Saturne.
La couleur (que j'ai choisie) semble être la plus proche de celle vue par la caméra de la sonde.
 
L’hexagone a approximativement une dimension de 25.000km.
Le cyclone dont nous parlions la dernière fois est visible au centre de l’hexagone.
 
On ne sait toujours pas pourquoi une telle formation existe.
 
 
 
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
Saturn's north pole hexagon mystery solved? Article de Nicole Gugliucci
 
Cassini-Saturne :.Les Pôles de Saturne. (18/10/2008)
 
 
Une belle représentation de Saturne, ses anneaux et principaux satellites.
 
Les anneaux et satellites.
 
Comme d'habitude, vous trouverez toutes les dernières images de Cassini au JPL
Les animations et vidéos : http://saturn.jpl.nasa.gov/multimedia/videos/videos.cfm?categoryID=17
 
Les prochains survols : http://saturn.jpl.nasa.gov/home/index.cfm
Tout sur les orbites de Cassini par The Planetary Society; très bon!
 
Voir liste des principaux satellites.
 
Sur ce site les dernières nouvelles de la mission Cassini.
 
 
 
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LIVRE CONSEILLÉ.:.QUELLE EST NOTRE PLACE DANS L’UNIVERS PAR S COLLIN ET C VILAIN. (19/12/2012)
 
Cet ouvrage est sous titré : Dialogue sur la cosmologie moderne.
 
La période actuelle voit surgir de nombreuses spéculations et interrogations sur la nature de l'univers dans son ensemble et les raisons de notre présence sur une planète perdue dans cette immensité.
 
Des notions nouvelles sont apparues : inflation cosmique, matière noire et énergie noire, cordes et boucles, principe anthropique?
 
 
Comment s'est constituée la cosmologie moderne ?
 
 
 
 
 
 
 
SOMMAIRE :
·         Premier jour : Discussion sur les limites de la Science
·         Deuxième jour : Naissance de la cosmologie scientifique
·         Troisième jour : Vous avez dit Big Bang ?
·         Quatrième jour : Formation des galaxies et premières phases de l’expansion.
·         Cinquième jour: l'épopée de la matière noire
·         Sixième jour: les physiciens découvre aussi la matière noire
·         Septième jour: enfin l'énergie noire
·         Huitième jour: sommes nous là par hasard ou nécessité ? 
·         Neuvième jour: puisqu'il faut graviter, gravitons !
·         Dixième jour: la science va-t-elle dans le mur ?
·         Onzième jour: de l'audace encore de l'audace !
 
 
 
 
27€
 
 
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LES MAGAZINES CONSEILLÉS.: SCIENCES ET AVENIR DE DÉCEMBRE. (19/12/2012)
 
 
De nombreux articles intéressants notamment :
 
DOSSIER
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Bonne Lecture à tous.
 
 
 
C'est tout pour aujourd'hui!!
 
Bon ciel à tous!
 
JEAN PIERRE MARTIN
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