LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:
Mise à jour : 19 Avril 2008      
 
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Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires
 
Sommaire de ce numéro :  
Le grand Récit de l'Univers : Nouvelle expo à la Cité des Sciences, compte rendu de visite. (19/04/2008)
Derniers résultats de Venus-Express : CR de la conférence de P Drossart à la SAF le 5 Avril 2008. (19/04/2008)
De Hipparcos à Gaia : CR de la conférence de C Turon à la SAF du 10 Avril 2008. (19/04/2008)
Le mystère Lapérouse : Visite de l'exposition au Musée de la Marine. (19/04/2008)
David Spergel à Paris : CR de sa conférence sur WMAP-5 du 11 Avril. (19/04/2008)
Visite de la coupole Arago : en complément de la conférence sur WMAP. (19/04/2008)
Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 4 par B Lelard. (19/04/2008)
Les calendriers : Suite de Guy Chollet. (19/04/2008)
Astéroïdes : Découverte des plus vieux du monde. (19/04/2008)
Vu du ciel : Le cratère Ries en Allemagne. (19/04/2008)
Sophie : 5 nouvelles exoplanètes en transit détectées. (19/04/2008)
WMAP-5 : Les résultats après 5 ans en orbite publiés. (19/04/2008)
ATV :.Mission accomplie! (19/04/2008)
La constellation du moment :.Cassiopée par DB. (19/04/2008)
Cassini-Titan : Un océan sous la croûte de Titan? (19/04/2008)
Les rovers martiens.:.Va-t-on couper le courant pour faire des économies? (19/04/2008)
Mars Express :.Une dépression dans le Grand Canyon de Mars. (19/04/2008)
MRO :.Phobos et son grand cratère! (19/04/2008)
Photos d'amateurs :.Marc Jousset et la Tête de cheval. (19/04/2008)
Livre conseillé.:.Le grand récit de l'Univers chez Pommier. (19/04/2008)
Les magazines conseillés : Espace Magazine n°37 est paru. (19/04/2008)
 
 
 
 
LES MATHÉMATIQUES DE L'ASTRONOMIE : PARTIE 4 PAR B LELARD (19/04/2008)
 
Voici une nouvelle rubrique dans vos Astronews, suite à une demande forte, notre ami Bernard Lelard, Président de l'Association d'astronomie VEGA de Plaisir (Yvelines) se propose de nous faire découvrir la genèse des mathématiques qui ont été utiles à l'Astronomie dans cette rubrique qui comportera de nombreuses parties.
 
 
 
PARTIE 4 :. ANAXIMANDRE ET PYTHAGORE FOUS DES NOMBRES
 
Thalès, dont le nom provient de Thallath, déesse chaldéenne vénérée en Phénicie  ( d’où Thalassa «  mer « en grec et non pas l'émission de France 3 ), avait donc fondé à Milet la première école scientifique avec Maître, Disciples et Théorie ( vient du verbe  theôrein voir, observer ), les premières théories structurées.
Cet enseignement n’a rien à voir avec nos écoles encadrées avec programmes pré établis, professeurs et examens.
Il s’agissait plutôt d’élèves autour d’un Maître comme l’on en voit encore aujourd’hui au Japon, maître qui transmet un savoir à des élèves respectueux et convaincus.
 
 
Parmi ses élèves : Anaximandre, probablement de la famille de Thalès, qui lui succèdera à la tête de l’École de Milet à Milet ( à ne pas confondre avec l’école de Ionie qui comprend, outre l’École de Milet celle d’Éphèse fondée par Héraclite).
 
Ces tout  premiers philosophes sont appelés «  pré socratiques «  c’est à dire «  avant Socrate «  ( -469, –399  avant JC ) pour signifier que leur enseignement était oral, ce qui d’ailleurs était faux car Anaximandre et, dans une moindre mesure Héraclite, ont été les premiers à écrire leur doctrine dont il nous est parvenu quelques fragments de manuscrits. Anaximandre est le premier à avoir transmis un savoir par écrit un savoir en grec.
 
 
 
Anaximandre, fils de Praxiadès, est né à Milet dans la 3ème année de la 42 ème olympiade ( première olympiade de 4 années en –776 avant JC, dernière olympiade en 392 ( supprimée par Théodose I ) la cérémonie d’ouverture des Jeux de l’olympiade suivante avait lieu au début de la 4 ème année de la précédente, l’olympiade servait de datation en Grèce Antique ). Il serait mort vers 65 ans au cours de la 58 ème olympiade.
La cité-état de Milet l’aurait envoyé démarrer une colonie milésienne sur les côtes traces de la Mer Noire, l’Apollonie, c’est à dire appliquer une nouvelle constitution, organiser les comptoirs commerciaux et mettre en place les services publics.
 
Sa contribution à notre sujet est dans l’apéirôn ( aperion ) qui pourrait se traduire par principe originel illimité ou infini.
En fait, Anaximandre est considéré comme le père incontestable de la cosmologie et souvent comme le fondateur de l’astronomie en tant que science.
Ainsi le premier ouvrage écrit en grec ( hors les écrits d’Homère ) serait un livre de cosmologie.
Il est curieux, et pour certains réconfortant, de remarquer que la préoccupation première des premiers philosophes fut la cosmologie, si souvent considérée aujourd’hui par ceux qui n’y comprennent rien comme une suite d’élucubrations sans fondement alors que les grands astrophysiciens contemporains sont justement cosmologistes !
 
 
Anaximandre écrivait que l’origine de l’Univers venait de la séparation des contraires ( chaud, froid ) et que toute chose qui meurt retourne à l’élément dont elle était issue ( l’apériôn ).
Il soutenait la pluralité des mondes et conçut un modèle mécanique des mondes en montrant que l’Univers visible était constitué d’astres tournant, suggérant aussi que la Terre flottait dans le vide en étant un disque plat.
 
 
Il fut aussi le premier météorologiste car il soutenait que l’orage, les éclairs, la pluie et le vent ne sont pas des manifestations divines mais un comportement des éléments fondamentaux ( eau, feu ).
Il s’intéressa à l’origine de la vie animale, observa des fossiles et en déduisit que la vie avait du naître dans les océans ( tout cela il y a 25 siècles ! ).
Il contribuera aussi à l’introduction des cadrans solaires qu’il perfectionna en y ajoutant des indications sur les solstices.
Selon Erathostène il dessina la première carte du monde.  Heureux temps où les philosophes détenaient l’ensemble des savoirs.
 
L’école de Milet eut aussi pour élève Anaximène ( mort à la  63 ème olympiade – 528 avant JC ). Il s’intéressa aussi à la cosmologie en étudiant l’origine et la structure de l’Univers et commença à parler de sphère des fixes.
Mais l’élève le plus célèbre de cette école prestigieuse fut Pythagore.
 
Pythagore aurait vu Thalès de son vivant. Il serait né en – 569 avant JC à l’île de Samos. Son père Mnécharsos était graveur de pierres précieuses à Tyr et sa mère, Parthénis, était la plus belles des Samiennes.
Ses parents se rendirent consulter l’oracle de Delphes et la Pythie leur apprit que Parthénis attendait un fils. Cet enfant fut donc appelé Pythagoras ( l’annonciateur pythien ). 
La légende dit que sa mère, rebaptisée Pythaïs après l’oracle, avait eu les faveurs d’Apollon et donc que Pythagore serait d’ascendance divine. Aussi l’enfant divin fut confié aux meilleurs maîtres du moment : Hermodams, Pérécyde de Syros ( qui soutenait que les âmes des humains sont immortelles, ce qui l’influencera beaucoup ) et enfin Thalès lui même et Anaximandre.
 
 
Pythagore participa aux Jeux Olympiques et fut champion de pugilat ( c’est à dire boxeur avec des gantelets ferrés). Fort de tels enseignements, il s’en fut parcourir le monde et commença la belle légende ( vraie selon Euclide ).
 
Pythagore, champion olympique à 18 ans, partit pour la Syrie à Sidon, Tyr et Byblos où il rencontra les descendants du prophète Môkhos. Il fit même une retraite au Mont Carmel dans la grotte du prophète biblique Elie. De là, il partit en bateau ( sur lequel il sauta du haut de la montagne ! ) pour l’Égypte à Saïs et fut reçu par le pharaon Amasis.
 
 
Il restera 22 ans en Égypte où il fut initié par les prêtres aux mystères de Diospolis ( Thèbes, Louxor d’aujourd’hui ) et à la doctrine de résurrection d’Osiris. Les prêtres lui auraient ensuite appliqué sur la cuisse  le disque d’or d’Atoum-Râ. Il en tira le surnom de Pythagore Chrysomère ( l’homme à la cuisse d’or ). En –525, Pythagore fut fait prisonnier par les Perses de Cambyse fils de Cyrus lors de leur conquête de l’Egypte depuis Gaza. Il restera 12 ans en Chaldée d’où il apprit des mages chaldéens leurs recettes des nombres et … la musique. Là il aurait rencontré Zoroastre et serait même allé en Inde rencontrer le Bouddha.
 
Notre Indiana Jones antique fut délivré par un crotoniate ( habitant de Croton ) nommé Gillos et rentra au pays, à l’île de Samos alors gouvernée par le tyran Polyacte.
Bien sûr, il fonda une école et donna ses cours dans un amphithéâtre qu’il baptisa «  l’Hémicycle «  , ancêtre du Palais Bourbon.
 
 
 
Pythagore avait vu les architectes égyptiens se servir de la cordelette à 13 nœuds et 12 intervalles  pour tracer des angles droits, c’est à dire établir des constructions qui résistaient le mieux au poids.
 
Ce moyen permettait de calculer des hypoténuses ( vient de hupo sous et tenien tendre ) ou des côtés croisés à angle droit.
 
 
 
Les Incas, les polynésiens, entre autres, se servaient aussi de moyens semblables ( qipu pour les Incas ).
 
Ces peuples, ainsi que les babyloniens, les indiens, les chinois avaient des recettes pour déterminer «  les triplets pythagoriciens a b c  « qui répondaient sans le savoir à la relation a2 + b2 = c2.
 
 
La tablette babylonienne Plimpton 322 conservée à l’Université de Columbia datant de -1.900 avant JC liste 15 triplets sexagésimaux pythagoriciens en 4 colonnes répondant à la relation a2 + b2 = c2.
Hommage postal au théorème de Pythagore.
 
 
Pythagore repris ces triplets associés à un triangle rectangle et réussit à démontrer la somme des carrés des côtés de l’angle droit est égale  au carré de l’hypoténuse.
C’est la première démonstration logique qui sera reprise par Euclide. Il démontra la généralité de la propriété : elle quitta le domaine de l’utilitaire ( architecture pragmatique ) pour celui de la pensée ( concept de triangle rectangle).
 
C’est cela le principal apport de la civilisation grecque.
Pour fêter la démonstration les disciples de Pythagore firent une hécatombe : hécaton cent, boûs boeuf : ils sacrifièrent 100 bœufs !.
Euclide publia une démonstration dans son livre I proposition 47. Il y a 370 types de démonstration connus.
 
A chaque nombre était associée une figure géométrique :
 
 
Pythagore émigra dans le sud de ce qui deviendra l’Italie à Sybaris ( la ville de tous les plaisir ) puis à Crotone où il fut sponsorisé par  Milon, l’homme le plus riche de la ville couronné 12 fois aux jeux olympiques et dont il épousera la fille.
Crotone faisait partie de la Grande Grèce, colonie athénienne. Pythagore fonda une secte de 218 membres dont il fut le gourou : l’école Fraternité pythagoricienne qui durera 150 ans.
 
L’enseignement était secret : il était interdit aux frères de divulguer les choses apprises et Pythagore s’appropriait les découvertes des autres. Il sélectionnait lui même chaque postulant qui devait faire don à la Fraternité de tous ses biens rendus doublés lors de son départ ( belle plus value en 5 ans). Le postulant devait «  tenir sa langue «  terme de Pythagore qui enseignait dans une salle divisée en 2, séparée par un rideau.
 
Le maître parlait donc caché des élèves, eux mêmes divisés en 2 : les acousmaticiens ( askoustikoï de akousmata, choses entendues ) qui avaient droit seulement aux résultats sans démonstration, et les mathématiciens ( mathematikoï de mathema la science : toutes les connaissances en grec ) qui, eux avaient droit aux démonstrations car ils pouvaient les comprendre.
Résolution de l’échec scolaire par un enseignement à 2 vitesses.
 
 
 
 
Les nouveaux élèves prêtaient serment devant le Tétraktys, représentation triangulaire du chiffre 10 qui était sacré avec une sorte de prière évoquant le ciel et les nombres. Le tétraktys était l’être parfait car il représentait tout : 1+2+3+4=10, 1 le point, 2 la droite, 3 la surface, 4 le solide.  Ils démontrèrent que la somme des angles d’un triangle est 180°.
 
La divulgation de l’irrationalité de racine de 2 troubla leurs croyances et fut la première crise des mathématiques.
 
Ainsi donc Pythagore inventa le mot : mathématiques.
Il inventa aussi le mot philosophie ( en grec : ami de la sagesse ) lorsque assistant aux jeux olympiques, il dit à son voisin sur les gradins le prince Léon de Phlius : je suis philosophe c’est à dire que j’aime observer et comprendre.
 
L’enseignement était secret : interdiction de dévoiler ce que l’on apprenait.
Hippase de Métaponte enfreint la règle en divulguant que racine de 2 n’est pas un nombre rationnel.
Il dut s’exiler et mourut au cours d’un naufrage.
 
Les pythagoriciens avaient une vision mystique des choses : «  tout est nombre « . Nombre veut dire entier ou fraction.
Donc il y avait problème pour les irrationnels.
Les pythagoriciens inventèrent aussi les nombres premiers, les critères de divisibilité, la distinction entre nombre pair et impair, ainsi que la notion des nombres parfaits ( somme des diviseurs autres que eux mêmes ex : 28 = 1+2+4+7+14 ).
 
Ils inventèrent aussi les moyennes arithmétiques, géométriques et harmoniques.
En géométrie , ils trouvèrent aussi les angles alternes-internes dont la sommes est 180°. 
 
Pythagore eut l’intuition des solides inscrits dans la sphère mais ne put en construire que 3 ( tétraèdre, cube, octaèdre).
 
Il inventa alors l’arithmétique comme sciences des nombres, de la géométrie et de la musique ( qu’il avait apprise à Babylone ).
Ainsi la musique était la mise en sons des rapports numériques.
C’est ainsi qu’il matérialisa les harmoniques, préfigurant ainsi les portées de notes de musique et le rendu du diapason.
 
 
Les choses du ciel ‘ planètes, étoiles ‘ s’ordonnaient aussi en harmonie.
Pythagore inventa alors le mot «  cosmos «  qui veut dire en grec ordre, harmonie.
 
Donner aux choses naturelles une représentation numérique était le fondement de la Fraternité pythagoricienne.
Un pythagoricien était tout à la fois mathématicien, astronome ( ces 2 notions étaient en ce temps là confondues) et philosophe car s’intéressant à tout.
 
En astronomie, les pythagoriciens imaginèrent que la terre était sphérique et qu’elle tournait autour du Soleil.
Ils trouvèrent aussi que Aphrodite ( Vénus des Romains ) était une seule et même planète matin et soir.
Les erreurs des nouveaux philosophes et de l’Église qui se nourrissait des affirmations d’Aristote bloquèrent la connaissance jusqu’à ce que Copernic en 1543 ( 20 siècles d’obscurantisme après !) installe l’héliocentrisme.
 
 
Les découvertes, bien que secrètes, soutenaient la notoriété de l’École de Crotone, aussi les recalés, lors de la sélection sévère des futurs élèves, devinrent des frustrés dangereux.
Ainsi un recalé, Cylon, en –508 avant JC, profita de troubles dans la ville de Crotone pour monter la populace contre l’école des élites ( déjà ! ). L’école fut détruite, puis incendiée et Pythagore mourut dans les flammes de la plus prestigieuse école de mathématiques.
 
Sans les  preuves écrites que demande notre société incrédule, nous pouvons encore aujourd’hui croire à la belle histoire de Pythagore et de ses disciples qui, au vu de leurs découvertes, ont bien du exister. BL.
 
 
Prochain chapitre : Platon et les astromathématiques  des Sophistes.
 
 
 
 
 
 
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LES CALENDRIERS : SUITE DE GUY CHOLLET. (19/04/2008)
 
Suite à l'article du dernier astronews sur les débuts de l'ère chrétienne, Guy Chollet toujours en verve, nous donne à lire cette fois ci quelques remarques générales sur les différents calendriers dont un tableau récapitulatif de ceux ci :
 
 
INTRODUCTION
         Il existe autant de calendriers que de civilisations et tous les fondateurs d’empires ont rêvé d’un radieux avenir millénaire.
Il y a peu, le frisson millénariste nous a même fait tressaillir, et si nous ne craignions plus la fin du Monde, nous avons douté de la fiabilité de nos très chères machines :
 
**** Comment allait-on passer ce 1er janvier 2000  ?
 
 
         Toutes les grandes cultures, toutes les grandes religions ont voulu fixer « l’Origine des Temps » .
Les scientifiques eux-mêmes n’ont pas fait exception à cette règle et, se voulant « laïques », ils ont depuis longtemps décidé de coiffer tous les calendriers usuels précis : c’est donc eux qui sont allés chercher leur origine dans le plus lointain passé historique ...
Cependant, une seule journée de BRAHMA correspondant à 4,32 milliards de nos années, l’affaire n’est pas encore résolue !
         L’origine du Calendrier Julien (voulu Universel, et précis) se situe, pour nous, le Premier janvier ~4713 à midi.
         Le ~ , généralement employé pour les années précédant notre ère, signifie que nous utilisons l’échelle des temps « historiques » qui, à la différence de celle utilisée par les mathématiciens, ne connaît pas d’année zéro.
Les années bissextiles sont alors les années ~5 ; ~9 ; ~13 … etc…
         Notre calendrier est maintenant le calendrier Chrétien Grégorien.

C’est un calendrier solaire dont l’ambition est de maintenir indéfiniment le Point Vernal au 21 mars.
S’il n’est pas le plus rigoureux possible, il a le grand avantage d’être très simple et valable pour la Terre entière car, à la différence de certains concepts, tel le calendrier Républicain, il ne possède aucune référence saisonnière.
De plus il n’exige qu’une remise à niveau précise tous les deux à trois mille ans. Avec ses nombreuses variantes locales, dépourvues de nos fêtes chrétiennes, il est présentement le plus utilisé pour l’activité quotidienne mondiale car il coexiste facilement avec plusieurs calendriers spécifiques des cultures traditionnelles ou religieuses, tels les calendriers Indou, Chinois ou Islamique.


         Certains calendriers, tel le calendrier Juif, sont des cas particuliers. En effet, d’origine bien plus ancienne, peu à peu adaptés, devenus solaires et précis, ils sont d’application un peu plus complexe :
         il est donc vain de croire qu’il existera bientôt un seul et véritable Calendrier Universel.
         A notre échelle, les calendriers les plus précis sont ceux qui se réfèrent aux mouvements planétaires. Le plus ancien connu est aussi l’un des plus complexes : c’est le calendrier Maya. Il se base à la fois sur les 52 ans de la période vénusienne et les 26000 ans de la Précession des équinoxes. Paradoxalement, à notre connaissance, le premier qui allia précision et simplicité n’a jamais été appliqué au niveau d’un état : c’est le calendrier Hermétique. Il se déduit de l’observation de Mercure et de ses rapprochements séculaires du Soleil.  La révolution synodique de Mercure est de 115,8786 jours : c’est le temps que met cette planète pour se retrouver en conjonction avec le Soleil.
En 13 ans Mercure accomplit donc presque 41 révolutions et, en 125 ans, exactement 394 révolutions 
Vers l’an -1500 un prêtre égyptien de Thot (Hermès puis Mercure), immortalisé au temps des Romains sous le nom « d’Hermès Trismégiste » avait déjà fait cette pertinente remarque ... Mais Jules César, le grand fondateur d’Empire et le principal réformateur du calendrier traditionnel, n’en eut probablement jamais connaissance car il n’introduisit que le principe « des années bissextiles » !
         A partir du moment où l’on disposa d’horloges précises ; ce qui, dès l’antiquité, fut le cas avec les clepsydres à niveau constant (horloges à eau) ; le problème du calendrier se compliqua encore. En effet, la trajectoire de la Terre autour du Soleil n’étant pas un cercle mais une ellipse dont notre étoile occupe un foyer ; la durée d’une journée varie avec la saison : il fallut définir un « temps moyen journalier ».  Par quatre fois dans l’année :
·        - vers les 15 février, 15 mai, 1er août et 1er novembre, la durée réelle des jours est identique à celle du jour solaire moyen ;
·        - vers les 15 avril, 15 juin, 1er septembre et 20 décembre le temps solaire vrai correspond au temps solaire moyen ;
·        - par contre, vers le 15 février l’avance cumulée atteint 14 minutes et, vers le 1er novembre, le retard cumulé atteint 16 minutes.

LES PRINCIPAUX CALENDRIERS HISTORIQUES
 
 
NOM
          AN 1
ANNÉE Durée (jours)
ORIGINE
TYPE
JULIEN Universel
~4713 ou  - 4712
Pas de référence
1er janvier
Numérique strict
JULIEN Chrétien
(ou CHRÉTIEN Ancien)
an 1 et, jusqu’en 2100
1er janvier :
le 14 janvier de notre calendrier grégorien
365,25 J
(invariable)
1er janvier
Solaire approché
ÉGYPTIEN Ancien
~4236
365,0 J + quelques jours épagomènes
Solstice d’été, crue du Nil
Vague
ÉGYPTIEN Sothiaque
~3100
365,0 J
périodicité de 1460 ans
Vague
ÉGYPTIEN Copte : Simple variante du calendrier julien :
début actuel, suite au décalage grégorien : vers notre 13 septembre
284
12 mois de 30 jours  plus quelques jours épagomènes 
365,25 J
vendredi 29 août
Solaire approché
HÉBREUX Ancien
-3760
Création du Monde le dimanche 06 octobre ~3761
Équinoxe de printemps
 
Lunaire Vague
HEBREUX Actuel Revu en 359 par Hillel II
~3761: années de
12 ou 13 mois
1er Tisseri de l’an 5769 le 30 septembre 2008 grégorien
peu à peu ajusté
Rigoureux
septembre
Luni-Solaire
MAYA
~3314 Origine : 2 août (notre 4 juillet actuel)
Fin de cycles :
le 24 décembre 2010  puis, en 2412
260 / 365 J
13 et 18 mois
Vénusien Exact
Vague et Cyclique
HINDOU
~3102
Guerre mythique du Mahabharata
 
Lunaire
CHINOIS
Le cycle de Tch’ang (ou de Meton : 19 années solaires = 235 lunaisons) est connu depuis longtemps
Revu dès ~221 par Qin Shi Huangdi (le Grand Unificateur)
~2637 le 1er de l’an se situe, toujours, entre notre 21 janvier et notre 20 février
 
Revu en 1912 lors de l’abdication de Puyi, le dernier empereur.
Depuis 1949 : si laïque, référence au calendrier grégorien
Très rapidement Luni-Solaire précis
GREC
Revu tour à tour par Callipe puis Hipparque (vers -130)
Début inconnu
Devient précis après Méton (~433)
 
 
Luni-Solaire
ROMAIN Ancien
~753
355,00 J
 
Lunaire
ROMAIN Moderne
(ou ROMAIN Julien)
~753
Revu en ~46 par Jules César
365,25 J
 
Solaire approché
CHRÉTIEN Ancien
Le 1er janvier de l’an 1 correspond au 1er janvier de l’an 754 de Rome ;
ce fut un samedi
an 1  Pas d’année zéro
Création du Monde le mercredi 26 octobre ~4004.
365,25 J
1er janvier
Solaire approché.
CHRÉTIEN Actuel  ou  grégorien
Se substitue au précédent à partir du 15 octobre 1582
an 1
Revu en 1582 par Grégoire XIII
365,2425 J
1er janvier
Solaire Assez rigoureux
MUSULMAN
D’après Mahomet : « rajouter un mois intercalaire est un surcroît d’infidélité »
Chaque mois commence avec la Nouvelle Lune ; 1er Mouharram de l’an 1429, le 10 janvier 2008
1er Ramadan de cette année (toujours différent du 1er de l’an)
le 2 septembre 2008
 
vendredi 16 juillet 622
moyenne :
354,3667 J
 
L’année musulmane est la plus courte des années calendaires.
durée variable
Lunaire strict
RÉPUBLICAIN
Le 1er Vendémiaire de l’an I correspondit à l’équinoxe du 22 septembre 1792 Après 13 ans, Napoléon rétablit le calendrier grégorien le 1er janvier1806
1793
365,2425 J
Équinoxe d’automne
Solaire complexe
TAMOUL
(année anomalistique de 365 Jours  6h  12mn  30s)
L’année Tamoule est la plus longue des années calendaires.
397 ou 427
Référence au passage de la Terre à son périgée
 
TAMOUL
 
 
 
 

QUELQUES DATES OU FAITS HISTORIQUES
 
         LE CALENDRIER UNIVERSEL
         Le plus simple est de compter les jours !  Le Calendrier Julien Universel applique ce principe : il est donc rigoureux.
Ce calendrier est très utilisé car il permet de calculer, facilement et précisément, le nombre de jours séparant deux dates. Son origine est le Premier Janvier ~4713 à midi ; Il ne connaît que des journées de 24 heures et, pour la période historique, des années de 365, 25 jours.  De fait, il se confond donc avec notre calendrier entre la date de son origine et le jeudi 4 octobre de l’année 1582 (journées 2 299 159 et 160) à laquelle succéda le vendredi 15 octobre (journées 2 299 160 et 161).
         Depuis cette date, nos années étant plus courtes de 7, 5 jours par millier d’années solaires ou tropiques, il n’y a plus concordance exacte entre ce calendrier et le nôtre.
         L’origine de ces temps (le 1er janvier ~4713) n’est donc pas la transposition, 4712 années avant notre ère, de notre actuel solstice d’hiver : compte tenu du décalage introduit sur le long terme, par la convention admise dans les anciens calendriers (années constantes de 365, 25 jours). Cette origine se situe environ un mois plus tôt.  D’autre part, la périodicité de ce calendrier est de 28 x 19 x 15 = 7980 ans car, son promoteur, M. Scaliger, usa pour la justifier d’une vague et astucieuse « indiction » de 15 !
         Outre des considérations de dogmatique chrétienne, cette indiction permet en effet d’introduire deux notions intéressantes (cela ne fut probablement pas proclamé au XV me siècle), puisque :
         - vers le 7 mai ~4713 (au début du printemps) ; la Lune, le Soleil et toutes les planètes
           (sauf Mars et Neptune, alors inconnue, qui étaient dans le Lion), furent fort bien regroupées, à la tombée du jour, près du
           mythique point des Gémeaux (pour précisions : se reporter à l’article « La deux-millième année chrétienne » publié dans les Astronews du 27 mars 08 ) ;
         - le méridien origine, passant par le Point Vernal, se situa très près de ce point mythique ;
         - pour cette date (ou quelques années plus tôt), Rigel eut une ascension droite de 0 heure 00 .
Cette belle étoile, très fixe sur le fond céleste, culmina donc, exactement à midi, au moment de l’équinoxe de printemps,
et se retrouve, par conséquent, étroitement reliée aux origines de notre calendrier astronomique.
 
         LE DÉBUT DU CALENDRIER MAYA ET SON CYCLE ACTUEL
         Si nous repérons Uranus par rapport au Point Vernal, il s’avère qu’en ~3114 / ~3112 et en 2010 cette planète fut et sera au voisinage de ce lieu au moment de l’équinoxe d’automne, (donc en une période où son observation est assez facile) . Les Mayas connaissaient donc sûrement Uranus !  De plus, si nous étudions plus précisément l’année ~3113, il s’avère qu’aux environs de la date de l’équinoxe d’automne, (attention, avec notre actuel calendrier, ce fut un 16 octobre) , il y eut :
                   - près du Point Vernal, une conjonction triple Jupiter-Uranus en dates voisines des
                     18 juillet, 18 octobre ~3113 , puis 18 janvier ~3112 ; (ces 3 dates étant toutes très
                     proches des solstices et de l’équinoxe d’automne de cette époque) ;
                   - présence de Vénus et de Mars à proximité de la brillante Spica (a Vierge) .
         Enfin, la position précise de la Lune étant, elle aussi, très difficile à calculer sur le long terme, suite à l’allongement progressif des lunaisons (conséquence des marées terrestres) ; il est probable que les 23 octobre ~3114 puis, 18 avril ~3113 ; (donc au cours des mois précédant les dates citées), d’importantes éclipses de soleil se manifestèrent dans la région de Mexico et en début de journée.
         De même, en 2010, année de la fin du cycle actuel, il y aura :
                   - près du Point Vernal, une conjonction triple Jupiter-Uranus en dates voisines des
                     8 juin, 19 septembre puis 30 décembre ; ces 3 dates étant de nouveau très proches des
                     solstices et de l’équinoxe d’automne de cette année ;
                   - tout comme en ~3113 , présence de Vénus et de Mars à proximité de Spica ; ce fait se
                     renouvelant également, à l’occasion de l’équinoxe, vers les 15 / 20 septembre.
 
         LES SURPERNOVA
         Avant les XVIII – XIX me siècles, ces astres furent assimilés à « des étoiles nouvelles ». Les astrologues n’hésitaient donc pas à parer de ces joyaux le blason des grands de notre monde. Vers -1350 un tel objet apparut dans la constellation des Voiles. Après le règne d’Akhenaton et sa tentative de culte monothéiste ; son fils Toutankhamon, qui oeuvrait afin de rétablir le culte traditionnel, fut donc « roi de Seshat » .  Akbar le Grand, descendant de Tamerlan le vainqueur des Mongols, Empereur des Indes de 1556 à 1605 bénéficiant des deux supernovae de 1572 et 1604, se les attribua !  Quant à « l’invitée de 1054 », qui donna naissance à la nébuleuse du Crabe, nul doute que si, dans nos régions, elle n’eut pas les honneurs réservés plus tard à la comète de 1066 ; en Chine, elle fut dédiée à la dynastie des Song. A cette époque, sous leur impulsion, ce pays se transformait alors rapidement puis, jusqu’à la conquête mongole de 1279, allait connaître son second et principal âge d’or.
 
         LES COMÈTES
         Encore plus remarquables que les conjonctions planétaires qui, régulières, sont plus ou moins prévisibles, ces « choses » eurent une énorme importance historique en provoquant l’imagination délirante des foules : certaines en effet, énormes, sont totalement inattendues ! Tout comme Hale-Bopp (1997), la grande comète de 1811 / 1812 est un objet errant ou, à périodicité plurimillénaire. C’est pourtant elle qui détient le record historique de visibilité à l’œil nu (près de 500 jours) . Elle aurait pu être celle de Napoléon ; mais, après la retraite de Russie et la bataille de Leipzig, elle devint celle « des Nations » …
 
         L’orbite de la Comète de Halley fait un angle de -18° avec le plan de l’Ecliptique : son mouvement est donc rétrograde. D’autre part, sa période orbitale étant quasiment de 76 ans, suivant ses positions précises avec notre planète, ses passages peuvent être à la fois cycliques, très rapides, peu variables et plus ou moins remarquables :
         - de l’an ~1304 à l’an ~164, elle passa dans notre ciel avec une régularité d’horloge ; apparaissant vers le mois de février près de la constellation du Taureau et disparaissant, vers le mois de juillet, au sud de l’Epi (à la limite de la Vierge et de l’Hydre) ;
         - par contre, avant l’an ~1380 et de nouveau en l’an 140 puis en l’an 373, ses apparitions furent moins régulières et son maximum d’éclat se situa dans l’hémisphère sud.
 
 
         Bouddha et « sa comète »
         Durant le millénaire qui précéda l’ère chrétienne, Halley apparaissait donc régulièrement près du point mythique des Gémeaux puis, disparaissait au sud de la Vierge.
         Bouddha Gautama de la tribu des Sâkia vécut vers le VII me siècle avant JC.  Sa mort pût correspondre à un remarquable passage de la Comète de Halley vers le printemps ~620.
Halley était apparue près de Saturne, dans le Taureau, juste après le solstice d’hiver et en pleine nuit.  D’abord comète du soir, très peu mobile, elle avait lentement dérivé vers le Bélier (lieu du Point Vernal de cette époque). Au début du printemps, toujours dans le Bélier, elle avait joué avec le Soleil, Mercure, Vénus et la Lune; puis assez brillante comète du matin (magnitude 2), avait atteint le nord-est de ce Point Vernal avant de rebrousser chemin. Accélérant brusquement, elle atteignit son maximum de brillance (magnitude -0,6) ; repassa au nord de Saturne et du Soleil, alors situé au mythique point des Gémeaux. Redevenant comète du soir, dans la constellation du Cancer, elle frôla le couple Jupiter / Mercure.  Encore très brillante (magnitude -0,2) elle traversa le Lion près de Régulus ; atteignit la Vierge ; s’immobilisa puis disparut dans le crépuscule, début août, et au sud de Spica …
 
         Guillaume et « sa comète »
         La broderie de Bayeux témoigne de l’intérêt de Guillaume le Conquérant pour ce même objet.  Effectivement ; d’avril 837 à mai 1066, à la faveur de quatre visions successives, cet astre, dont la brillance apparente s’accroissait alors au cours des siècles en passant de la magnitude 1,5 à la magnitude -2, jalonne l’ascension des très catholiques Normands.  Inversement, pour les musulmans adversaires de ces croisés, et jusqu’au XVIII me siècle, elle devint une hantise. Encore présente durant l’été 1682 lors du siège de Vienne, il est admis qu’elle fut tout particulièrement remarquée par Jean III de Pologne dont la puissante cavalerie allait, quelques mois plus tard, provoquer la déroute des Tucs …
 
 
Guy CHOLLET
 
 
 
 
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ASTÉROÏDES : DÉCOUVERTE DES PLUS VIEUX DU MONDE. (19/04/2008)
 
 
Une équipe de scientifiques menée par Jessica Sunshine (un nom prédestiné!) de l'Université du Maryland a mis au jour après une étude systématique, trois astéroïdes qui sembleraient être les plus vieux objets du système solaire.
 
Cette étude a été menée à l'aide de spectres de ces objets en se basant sur des météorites trouvées sur Terre ayant pense-t-on le même spectre, comme la fameuse météorite d'Allende.
Les astéroïdes trouvés seraient même plus anciens que la météorite d'Allende.
 
Revivons l'histoire des astéroïdes et des météorites :
 
Au début de la création du système solaire, il y a approximativement 4,5 milliards d'années, un disque géant de poussières stellaires tourne autour d'une étoile en devenir, notre Soleil.
La température commence à baisser sur les bords de cette nébuleuse et des corps se mettent à condenser (devenir solide), les premiers sont le Calcium et l'Aluminium. Puis d'autres corps se mettent à se solidifier au cours du temps, donnant naissance aux briques qui vont servir à créer les planètes , les comètes te les astéroïdes.
Les astronomes ont toujours pensé que les astéroïdes contenant Ca et Al seraient certainement les plus vieux, mais ils n'avaient pas encore été mis en évidence.
 
 
 
On trouvait pourtant sur Terre des restes comme la météorite d'Allende de 1969 qui contient des inclusions riches en Ca et Al, les fameux CAI de nos amis anglo saxons (Calcium and Aluminum Rich Inclusions).
 
 
En effet on put mettre en évidence dans cette météorite chondritique des inclusions blanches qui étaient des CAI et qui sont de très ancienne origine.
 
 
 
 
 
 
Une météorite chondritique est une météorite de type pierreuse contenant des petites sphérules appelées chondres, formées par condensation de la poussière de la nébuleuse primitive; ces chondres sont un signe absolu d'origine météoritique car on n'en trouve pas dans les roches sur notre planète.
Les météorites de ce type contiennent aussi des inclusions métalliques.
 
L'étude menée a porté sur la mise en ouvre de spectres d'astéroïdes pouvant contenir ces éléments. Ces spectres dans le proche IR ont présentent une forte absorption vers les 2 microns dues à un oxyde de magnésium et d'aluminium, la spinelle.
 
Jessica Sunshine et ses collègues ont passé en revue un ensemble d'astéroïdes et ont effectivement découvert 3 astéroïdes présentant le bon spectre.
 
Ce seront on l'espère les prochaines cibles des missions interplanétaires vers les astéroïdes.
 
Ce sont les astéroïdes : 234 Barbara (44km de diamètre); 387 Aquitania (100km) et 980 Anacostia (86km) dont on voit les spectres sur le graphe ci contre (document : © Science Express).
 
 
 
Jessica a eu la gentillesse de m'envoyer un pdf de son article pour Science Express, ceux qui sont intéressés peuvent me contacter.
 
 
 
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN SUR LES ASTÉROÏDES ET MÉTÉORITES :
 
 
http://epswww.unm.edu/meteoritemuseum/virtualtour/chondrites.htm
 
http://www.detecteur.net/meteorites/index.php3?incl=class
 
http://www.carionmineraux.com/meteorite.htm
 
http://meteoriteshow.free.fr/meteoriteshow%20fra/pages%20navigation/Tnz057-MEB/MEB-page_1-cadres.htm
 
 
 
 
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VU DU CIEL : LE CRATÈRE RIES EN ALLEMAGNE. (19/04/2008)
 
 
Il y a 15 millions d'années, une météorite de 1km de diamètre a heurté cette région du Ries en Allemagne près de la ville de Nördlingen en Bavière
Cela a crée un cratère d’une vingtaine de km de diamètre qui a été recouvert par un tas de couches géologiques depuis et par un lac dans le temps
Sa vraie nature est RÉCENTE , c’est le défunt géologue Eugene Shoemaker qui l’a découvert dans les années 1960
C’est un des cratères les plus jeunes de la planète
 
Une zone de compression due à l’impact a crée une fusion de la roche du sol et un mélange avec la météorite et un refroidissement
 
 
Cela a produit des Impactites (ou brèches) dont le plus bel exemple au Ries est la SUÉVITE (vient de Souabes la tribu locale) C’est une brèche : roche agglomérée de roches préexistantes due au choc
Elle est plus poreuse et plus légère que la roche ordinaire
Ce serait le même genre de roche que la pierre lunaire
 
Photo : vue d'un morceau de suévite et d'une partie de la salle supérieur du musée du Ries. (photo JPM).
 
Cette ville possède un musée superbe sur les météorites et il possède d'ailleurs une très grosse roche lunaire.
C’est une brèche d’impact de Descartes ramenée par Apollo 16
D’ailleurs les astronautes s’étaient entraînés dans le cratère de Nördlingen
 
 
 
 
 
 
Tout cela en introduction pour vous dire que le satellite Terra de la NASA a capturé récemment une belle photo de ce qu'il reste de ce cratère.
 
Géologie de la région du Ries.
Vu du satellite de la même région. Le cratère est très peu visible.
 
 
La ville de Nördlingen située au centre de ce cratère de 26 km de diamètre, elle a été construite en partie avec les pierres typiques du cratère, la suévite de couleur grise.
 
Le musée des météorites (le ZERIN) est un des musées les plus riches en météorites du monde. Il vaut absolument le déplacement
 
Musée ouvert du Mardi au Dimanche, 750km de Paris; certaines présentations peuvent être en français (demander Gisella).
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
Très complet sur le cratère et son musée
 
Voir aussi sur le Ries.
 
 
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SOPHIE : 5 NOUVELLES EXOPLANÈTES EN TRANSIT DÉTECTÉES. (19/04/2008)
 
Le CNRS et l'Observatoire de Haute Provence communique sur la découverte de 5 exoplanètes par la méthode du transit et ceci à partir de la surface