LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:
Mise à jour : 12 Juin 2009       
 
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ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :
Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires
 
Sommaire de ce numéro :  
Le Louvre astronomique  CR de visite du 7 juin 2009. (12/06/2009)
Einstein avait-il raison? : CR de la conférence de C Will à l'IAP le 2 Juin 2009. (12/06/2009)
Une journée à la Cité de l'Espace :CR de cette visite à Toulouse le 22 Mai 2009. (12/06/2009)
Une journée au Pic du Midi : CR de visite au Pic le 20 Mai 2009 (12/06/2009)
Le nouveau visage de Mars : CR conf. De F Rocard à Plaisir le 16 Mai 2009 (12/06/2009)
L'univers de Fermi/Glast : CR conf. d'I Grenier (comm. de cosmologie de la SAF) du 16 Mai 2009 (12/06/2009)
Le salon de l'Air et de l'Espace : Ne pas manquer ce grand moment au Bourget. (12/06/2009)
La révolution des satellites : Nouvelle exposition à la Cité des Sciences. (12/06/2009)
La Fête du Soleil : C'est maintenant! (12/06/2009)
Les taches solaires : Un petit tour et puis s'en vont….. (12/06/2009)
Herschel et Planck :.Tout va bien à bord! (12/06/2009)
Hubble : .De nouveau bon pour le service. (12/06/2009)
Hubble : NGC 7049, la merveille des galaxies! (12/06/2009)
Kaguya : fin de mission, impact lunaire. (12/06/2009)
Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 17 par B Lelard. (12/06/2009)
Cassini-Saturne :.Bord des anneaux en 3-D. (12/06/2009)
Cassini-Titan : Première carte des nuages de Titan. (12/06/2009)
Un site Internet à découvrir :.le CNRS sur le Big Bang, dossier très complet. (12/06/2009)
Livre conseillé : L'Océan gouverne-t-il le climat? Par J Merle chez Vuibert. (12/06/2009)
Livre conseillé :.Satellites espions par J Villain chez Vuibert. (12/06/2009)
Livre conseillé :.La ronde mystérieuse des planètes par A Doressoundiram chez Belin. (12/06/2009)
Les magazines conseillés : Le Big Bang, dossier de La Recherche de Mai 2009 (trimestriel). (12/06/2009)
 
 
 
 
SALON DE L'AIR ET DE L'ESPACE : NE PAS MANQUER CE GRAND MOMENT AU BOURGET. (12/06/2009)
 
 
 
Le 48e Salon international de l'Aéronautique et de l'Espace de Paris se tiendra du lundi 15 au dimanche 21 juin.
 
 
 
 
Les quelque 2000 exposants s'attendent à recevoir plus de 200 000 visiteurs à l'occasion de cette manifestation traditionnelle, qui revêt cette année un caractère particulier puisqu'il s'agit de son centenaire (le premier Salon de l'Aéronautique s'est déroulé en 1909 au Grand Palais à Paris).

L'espace sera très présent à ce salon avec notamment pour l'Europe l'ESA :
 
L'Espace fournit les technologies et services indispensables à une société de la connaissance et nous permet de mieux comprendre notre planète et l'Univers. Pour montrer aux différents groupes cibles – décideurs, journalistes et grand public – qu'il s'agit aujourd'hui d'une réalité, l'ESA sera présente au Bourget dans un pavillon spécial de 500 m2.
Comme à l'ordinaire, le pavillon se situera entre les maquettes en vrai grandeur d'Ariane-1 et d'Ariane-5, à quelques pas seulement du Musée de l'Air et de l'Espace.
Les visiteurs pourront s'y informer des nouvelles réalisations européennes ainsi que des programmes en cours dans le domaine des sciences spatiales et de l'exploration robotique, des télécommunications et des applications intégrées, de la navigation, de l'observation de la Terre, des lanceurs, des vols spatiaux habités et de la technologie ; ils pourront y admirer des équipements spatiaux, d'impressionnantes maquettes, des images stupéfiantes et y découvrir des expositions fascinantes.  
 
 
 
La presse et les professionnels sont les bienvenus tous les jours (presse : de 7h00 à 19h00; professionnels : de 9h30 à 18h00) tandis que les autres visiteurs seront accueillis du vendredi 19 au dimanche 21 juin  de 9h30 à 18h00.
 
 
Je sais que c'est très dur les jours ouverts au public, mais je vous assure que cela vaudra le coup, les tickets d'entrée peuvent être achetés sur Internet.
 
 
 
Liste des aéronefs exposés.
 
 
J'en parlerai dans les prochains astronews.
 
 
 
 
 
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LA RÉVOLUTION DES SATELLITES : NOUVELLE EXPOSITION À LA CITÉ DES SCIENCES. (12/06/2009)
 
 
"OBJECTIFS TERRE : La révolution des satellites" à la Cité des Sciences
 
Le 16 juin 2009, à l'occasion de l'Année mondiale de l'Astronomie, la Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris dévoile sa nouvelle exposition permanente dédiée à l'espace et à l'exploration terrestre.
 
L'ESA y a apporté son soutien, notamment avec ses programmes d'Observation de la Terre et de Vols habités. Avec "OBJECTIFS TERRE : la révolution des satellites", venez plonger au cœur des applications spatiales et découvrir l'espace et la Terre comme vous ne les avez jamais vus...
 
L'exposition de 1 000 m², qui marque une nouvelle étape dans le renouvellement des expositions permanentes de la Cité, propose un changement radical de perspective en orientant le regard depuis l’espace vers la Terre.  
 
L'exposition se compose de deux parties : « Regards vers la Terre », au cœur de l’exposition, traite des apports des sciences et des technologies spatiales dans de nombreuses activités humaines ; « En route vers l’espace » inscrit les sciences et les technologies dans la dimension historique de la conquête spatiale.
 
 
 
 
 
Regards vers la Terre : l’espace, auxiliaire de notre planète
 
Cinquante ans après les débuts de l’aventure spatiale, les sciences et les technologies offrent de nouveaux outils et applications pour gérer l’environnement et les activités humaines.
 
L’exposition présente des images rares et insolites de la Terre, véritables systèmes d’informations transmis par des satellites d’observation. En effet, les quelque 900 satellites en activité qui gravitent au-dessus de nos têtes nous aident à comprendre le changement du climat, à anticiper les catastrophes naturelles et les épidémies, à gérer la déforestation, à circonscrire les incendies, à contrôler le trafic aérien ou, plus communément, à trouver notre chemin et à communiquer sans frontières.
Ainsi, le Globaloscope, grande sphère animée de vues satellites de la Terre, insiste sur une nécessaire vision globale pour comprendre le « système Terre ».
 
 
En route vers l’Espace : accéder à l’espace par une succession de pas, petits et grands
 
En partant à la découverte des technologies, anciennes ou contemporaines, qui ont rendu possible la conquête spatiale le visiteur peut, par exemple, grâce à une application de réalité virtuelle, simuler l’arrimage d’un véhicule européen (ATV) à la Station spatiale internationale et se rendre compte qu’un vol orbital n’a rien à voir avec un vol atmosphérique.
Il apprend aussi que l’exploration spatiale n’est pas finie et qu’il subsiste des défis humains et technologiques ambitieux à relever. La question de la présence de l’homme dans l’espace reste d’actualité, de même que l’exploration de la Lune et de Mars ou, au-delà, la découverte du système solaire…
 
 
INFORMATION DU PUBLIC
Tél. 01 40 05 80 00
www.cite-sciences.fr  
 
 
 
 
Présentation à la presse le 16 juin à 15h00 par Claudie Haigneré, Présidente de la Cité et ancienne Astronaute de l'ESA
 
Compte Rendu dans la prochaine édition.
 
 
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LA FÊTE DU SOLEIL : C'EST MAINTENANT! (12/06/2009)
 
 
Fête du Soleil : un grand rendez-vous européen renaît
 
L'ESA participe activement à cette fête :
 
Du 2 au 21 juin 2009, la réunion des CCSTI (Centres de culture scientifique, technique et industrielle) avec le soutien de l’Agence Spatiale Européenne, met en lumière l’un des grands évènements de l’Année Mondiale de l’Astronomie : la Fête du Soleil.
 
 
Sur proposition de la Société Astronomique de Bourgogne, ils relancent ainsi une idée originale née il y a 105 ans.
 
 
 
 
En 1904, Camille Flammarion et Gustave Eiffel créaient la première Fête du Soleil avec pour cadre la jeune et déjà fameuse tour Eiffel. En 2009 comme en 1904, la Fête du Soleil propose de croiser les regards entre sciences, arts et technologies, avec le Soleil comme source d’inspiration, objet de recherche, et aussi source d’énergie…
Une trentaine de sites à travers toute la France – villes, observatoires, écoles, musées, clubs d’astronomie, acteurs de la culture scientifique ou artistique, professionnels du solaire - ont répondu avec enthousiasme à l’appel des organisateurs et proposent au public des manifestations rivalisant d’imagination.  
Meudon, Toulouse, Juvisy, Dijon, Lyon...
 
Les temps forts se situeront le 21 juin à l’Observatoire de Meudon, pour une rencontre ludique avec les chercheurs pour évoquer 100 ans d’observation du soleil, et à la Cité de l’Espace de Toulouse, où Planète Sciences Midi-Pyrénées organise du 5 au 7 juin les « Défis Solaires », course de mini-véhicules à énergie solaire.
Juste retour des choses, Camille Flammarion a fêté les 6 et 7 juin dans son propre observatoire, à Juvisy, par l’association qu’il a fondé, la Société Astronomique de France, sur le thème qu’il a crée, la Fête du Soleil, lors des Festivités Flammarion. A la bibliothèque d’Alexandrie, avec une visio-conférence organisée par « La main à la pâte », où l’on propose aux élèves de plusieurs pays de calculer ensemble la circonférence de la Terre en mesurant chacun la longueur d’une ombre, recréant ainsi l’expérience d’Ératosthène, 2300 ans plus tard.
Dijon, ville chère à Gustave Eiffel et Camille Flammarion, sera l’épicentre de cette belle fête.
Elle Aa accueilli l’inauguration officielle le 2 juin et la conclusion se fera, lors d’un après-midi solaire au solstice, le 21 juin, où Agnès Acker donnera une conférence sur « L'histoire du Soleil », reconnue comme l’une des grandes conférences de l’Année Mondiale de l’Astronomie.

Une belle édition 2009, dont on peut déjà annoncer le développement européen pour l’année 2010, tant l’idée rencontre l’enthousiasme auprès des partenaires contactés. Sans doute alors le rêve de Camille Flammarion pourra s’accomplir : faire de cette Fête du Soleil un évènement universel. Une fête populaire pour mettre la culture scientifique, artistique et technologique à portée du citoyen européen… une idée d’actualité à quelques jours des élections européennes.
 
 
Historique de la Fête du Soleil
 
En 1904, Camille Flammarion et Gustave Eiffel créaient la « Fête du Soleil », le 21 juin, avec pour cadre la jeune et déjà fameuse Tour Eiffel. Tout commençait par un banquet, et une distribution de roses aux dames. Un coup de canon marquait l’heure exacte du solstice. Au premier étage, les représentations artistiques et scientifiques enchantaient les 500 invités. A minuit, les plus courageux montaient jusqu’au troisième étage observer le ciel. Cette belle fête s’arrêta à la Grande Guerre mais Camille Flammarion rêvait de la généraliser à toutes les villes de France et d’ailleurs.
 
C’est au moment du centenaire de cette fête en 2004, que l’idée de la faire revivre germa à la Société Astronomique de Bourgogne. Eiffel et Flammarion n’avait-il pas des liens étroits avec la Bourgogne ? Eiffel est en effet le plus célèbre des Dijonnais, et Camille Flammarion, natif de la Haute-Marne voisine, fut Président honoraire de l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, dont il aida notamment à rénover l’Observatoire. Si une ville devait bien reprendre cette fête à son compte, outre Paris, c’était bien Dijon.
Le Soleil, objet de recherches, source d’inspiration, compagnon recherché des promenades d’été : cette fête du soleil se doit d’être une fête entre sciences, arts, batifolage et Innovation. Une promenade de la connaissance et de l’harmonie entre plusieurs points de la ville, à la recherche du Soleil et de ses lumières…

La maquette du Satellite SOHO d’observation du Soleil invitée du Festival de Dijon
 
Le satellite SOHO de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) et de la NASA observe de façon continue, 24 heures sur 24, le Soleil depuis 14 ans. Il orbite autour de l’un des points de Lagrange, point de stabilité du système solaire où l’attraction du Soleil contre-balance celle de la Terre, à environ 1,5 million de km de la Terre en direction du Soleil.
Une maquette de SOHO sera exposée pendant toute la durée du Festival au planétarium de Dijon, ainsi qu’une maquette du Soleil aimablement prêtée par le laboratoire de la Société Max Planck de Lindau-Katlenburg, en Allemagne.
SOHO est l’un des observatoires qui renseignent sur la météorologie spatiale, discipline qui étudie l’influence de l’activité solaire sur la Terre, son environnement, et sur le climat. Ce thème sera abordé lors d’une conférence pendant le Festival.
 
 
 
Cette fête du Soleil a été sortie de l'oubli et relancée par des articles de Jean-Michel Faidit dans la revue l'Astronomie, accompagnés de la commémoration de son centenaire par l'organisation d'une fête du Soleil à la Tour Eiffel dans le cadre du Colloque international de clôture de "Venus Transit 2004" de l'ESO et de l'IMCCE de l'Observatoire de Paris.


Depuis cinq ans, la portée de l'événement a favorisé la reprise de cette fête en divers lieux. En cette année de l'astronomie, pour la première fois depuis le renouveau de 2004, le 21 juin est un dimanche, ce qui devrait permettre de réunir un large public.


 
 
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LES TACHES SOLAIRES : UN PETIT TOUR ET PUIS S'EN VONT…. (12/06/2009)
 
 
Début Juin 2009, on a aperçu une petite tache sur le Soleil et on s'est dit : enfin, les taches reviennent le nouveau cycle solaire va peut être enfin commencer.
 
C'était peut être crier victoire un peu trop tôt.
 
Les modèles de cycle solaire ;n'avaient jamais prédit une telle période d'inactivité solaire.
Le Soleil se comporte de façon inattendue, déclare Dean Pesnell du GSFC membre d'un groupe d'experts chargé de prédire le prochain cycle solaire (24).
 
Ce groupe prévoit que ce cycle 24, devrait avoir un nombre maximum de taches (sunspsots) de 90, nombre le pus faible depuis 1928, année où le cycle 16 n'avait qu'un max de 78 taches.
 
Maintenant (2008/2009) le Soleil vient de marquer un record pour le faible nombre de taches, cela fait en effet plus de deux ans qu'il n'y a pas de taches et d'éruptions significatives, cela n'avait jamais été observé par les physiciens du Soleil.
Pour 2009 le nombre de journées sans taches est, au 31 Mai de 123 soit 82% du temps.
 
On a détecté récemment quelques velléités de taches, est-ce le signal précurseur de plus d'activité?
 
Mais notre groupe de scientifiques pense que le Soleil va rester calme encore au moins une année, il suffit de voir l'image de SOHO du Soleil du jour pour s'en persuader.
 
Cette inactivité nous concerne!!
 
En effet une faible activité solaire refroidit l'atmosphère terrestre qui se contracte, il y moins de freinage atmosphérique pour les débris spatiaux qui s'accumulent en orbite terrestre, pouvant provoquer des collisions avec l'ISS par exemple.
Le vent solaire devient aussi plus calme, et envoie moins de tempêtes magnétiques vers les pôles terrestres, et les rayons cosmiques peuvent aussi pénétrer plus l'environnement terrestre.
 
Mais même en période calme, il peut se produire des éruptions et des éjections de masse coronale (CME) exceptionnelles, comme cela s'est produit en 1859 (appelé événement Carrington, il a été enregistré à Londres très précisément) pendant un bas solaire, on pouvait même s'éclairer avec les aurores créées par cette tempête, qui par ailleurs mettait le feu aux lignes télégraphiques.
 
Si une telle tempête se produisait maintenant, elle ferait des dommages considérables, évalués à plusieurs milliers de milliards de dollars.
 
 
Graphe du nombre de taches solaires, où l'on voit le dernier pic.
 
En bleu les relevés du dernier cycle et en rouge les prédictions.
 
Crédit: NOAA/Space Weather Prediction Center
 
 
On sait, depuis plusieurs siècles, que le cycle solaire suit une période approximative de 11 ans, en fait de 9 à 14 ans.
On se rappelle les 70 anées glacées du XVIIème siècle, période dite du petit age glaciaire où aucune tache n'avait été remarquée, c'est le minimum de Maunder.
 
 
 
 
Les dernières prévisions corrigent les prédictions de 2007 qui annonçaient un Solar Max vers 2011; le maximum est maintenant attendu pour 2013/2014.
 
 
Article de la NASA sur le sujet.
 
Le Soleil sans taches en 2008 par la NASa.
 
Solar Cycle Progression par le NOAA.
 
L'effet du Soleil sur le climat
 
Le site de SOHO.
 
Comment fonctionne le Soleil (en anglais), très clair.
 
Le Soleil : Mais que sont donc les taches devenues??
 
Le Soleil : Toujours pas de taches!
 
 
 
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HERSCHEL ET PLANCK :.TOUT VA BIEN À BORD! (12/06/2009)
(crédit photo : ESA)
 
Après un lancement parfait (voir CR des derniers astronews), les deux engins européens se dirigent tranquillement vers leur position en L2 à 1,5 millions de km de la Terre, qu'ils devraient atteindre dans un mois.
 
La parfaite injection en orbite par Ariane vers L2 va permettre d'économiser du carburant de manœuvre.
 
Les deux télescopes ont entamé leur descente en température extrême avec succès. (0,3K pour Herschel et 0,1K pour Planck).
 
 
 
Herschel devrait avoir une orbite un peu plus grande (voir dessin © BBC/ESA) que Planck autour de L2.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ce 5 Juin 2009 a débuté une correction de trajectoire pour Planck (il est alors à 1,2 millions de km de la Terre), qui devrait le placer sur la bonne route pour arriver en L2 début Juillet.
 
Planck devait allumé ses propulseurs de façon répétée de 6 secondes toutes les minutes. (ces impulsions sont nécessaires car Planck contrairement à Herschel, est en rotation lente de 1 tour par minute et les propulseurs ne sont pas orientables).
 
En cas de nouvelles corrections nécessaires, celles-ci sont prévues le 17 Juin.
 
La première semaine de Juillet est prévue pour un ajustement fin de la trajectoire, une orbite type Lissajous d'amplitude 400.000km autour de L2.
 
Toutes ces manœuvres spatiales sont conduites par le contrôle mission qui se trouve à l'ESOC à Darmstadt en Allemagne.
 
 
 
 
Voir les dernières informations sur ce site de l'ESA et aussi sur cette page plus particulièrement pour Planck.
 
 
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HUBBLE:.DE NOUVEAU BON POUR LE SERVICE.! (12/06/2009)
Crédit photos : NASA
 
 
Ça y est, la mission STS-125 a réussi, tout s'est bien passé, la navette après un long travail pour la remise en état de Hubble, s'est bien posée sur Terre sans encombre.
 
Un petit résumé de cette mission baptisée SM 4 (service mission 4, bien que ce soit la cinquième mission de réparation, ce sont les mystères de la numérotation de nos amis américains!) :
 
 
Elle a procédé à :
·         l'installation d'une caméra de nouvelle génération fonctionnant dans les longueurs d'ondes de l'ultraviolet et du proche infrarouge (WFC-III) ;
·         le remplacement du SI C&DH (Science Instrument Command and Data Handling) ;
·         l'installation de COS, un spectromètre fonctionnant dans l'ultraviolet (le plus sensible jamais installé sur Hubble) en remplacement du COSTAR;
·         la réparation du STIS le spectrographe imageur du Télescope spatial ;
·         la réparation de la plus importante caméra (ACS) ;
·         le remplacement des 6 gyroscopes et d'un système de guidage ;
·         le remplacement des 6 batteries, qui sont d'origine depuis le lancement d'Hubble ;
·         l'installation des trois derniers revêtements thermiques des compartiments d'équipements  NOBLs (New Thermal Blankets)
·         l'installation d'un mécanisme pour faciliter un rendez-vous orbital en prévision d'une mission de désorbitation ou autre ;
 
On voit ici au bout la flèche un astronaute (Michael Good) tenu par le bras manipulateur commencer les travaux à l'intérieur de Hubble.
 
 
 
 
Voici quelques belles images :
 
Le bras manipulateur sort Hubble de la soute de la navette une fois les réparations effectuées pour le remettre dans l'espace.
Et c'est un télescope presque tout neuf prêt à nous donner de merveilleuses photos qui tout doucement regagne sa place sur son orbite.
 
 
 
De nombreux nouveaux outils et supports ont été développés à cette occasion.
 
Les astronautes de STS 125 ont passé près de 37 heures dans l'espace à l'occasion de 5 sorties, pour réparer Hubble avec succès, permettant à celui-ce de fonctionner au moins jusqu'en 2014, lorsque le JWST prendra la relève.
 
Les premières images avec les nouveaux instruments et logiciels, sont prévues début Septembre.
 
Wait and see!!
 
La palme pour les photos revient à la NASA, de nombreuses photos ont été prises par les astronautes durant cette mission, elles se trouvent sur le site des missions humaines (choisir "shuttle mission" et choisir ensuite STS 125 jour après jour), j'en ai sélectionné quelques unes particulièrement belles et intéressantes ce qui vous évitera d'aller dans toutes les pages du site de la NASA; voici donc mon best-of dans l'ordre chronologique de la mission:
 
 
http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/images/shuttle/sts-125/hires/s125e007066.jpg
http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/images/shuttle/sts-125/hires/s125e006669.jpg
http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/images/shuttle/sts-125/hires/s125e006672.jpg
http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/images/shuttle/sts-125/hires/s125e007221.jpg
http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/images/shuttle/sts-125/hires/s125e007257.jpg
http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/images/shuttle/sts-125/hires/s125e007489.jpg
http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/images/shuttle/sts-125/hires/s125e007969.jpg
http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/images/shuttle/sts-125/hires/s125e008656.jpg
http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/images/shuttle/sts-125/hires/s125e009688.jpg
http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/images/shuttle/sts-125/hires/s125e009859.jpg
http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/images/shuttle/sts-125/hires/s125e010047.jpg
http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/images/shuttle/sts-125/hires/s125e011774.jpg
http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/images/shuttle/sts-125/hires/s125e011780.jpg
http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/images/shuttle/sts-125/hires/s125e011805.jpg
http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/images/shuttle/sts-125/hires/s125e011835.jpg
http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/images/shuttle/sts-125/hires/s125e011846.jpg
http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/images/shuttle/sts-125/hires/s125e012031.jpg
http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/images/shuttle/sts-125/hires/s125e012033.jpg
http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/images/shuttle/sts-125/hires/s125e012036.jpg
http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/images/shuttle/sts-125/hires/s125e012154.jpg
http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/images/shuttle/sts-125/hires/s125e012372.jpg
http://www.spaceflight.nasa.gov/gallery/images/shuttle/sts-125/hires/sts125-s-066.jpg
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN .
 
Un excellent rapport détaillé de la mission se trouve chez nos amis de Capcomespace.
 
Voir aussi le diaporama chez Ciel et Espace.
 
L'ESA fournit un excellent rapport technique concis de ce qui a été effectué.
 
Le site "Amazing Space" propose tout un ensemble de vidéos sur la mission, ainsi qu'une superbe galerie de photos, à vous de choisir.
 
Le rapport de la mission de réparation sur le site de Hubble et sur le site de la NASA.
 
 
 
 
 
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HUBBLE : NGC 7049 LA MERVEILLE DES GALAXIES. (12/06/2009)
Crédit: NASA, ESA and W. Harris (McMaster University, Ontario, Canada)
 
 
 
Voici une ancienne photo de Hubble, je veux dire avant la réparation du mois de Mai 2009, c'est la galaxie NGC 7049, à la limite entre une galaxie spirale et une galaxie elliptique.
 
C'est une galaxie très brillante située dans la constellation de l'Indien (hémisphère Sud).
 
 
On pense que c'est une galaxie très ancienne.
 
 
 
 
 
 
 
On distingue parfaitement le halo légèrement lumineux entourant cette galaxie, il est composé de milliers d'étoiles individuelles qui provoquent cet éclairage d'arrière plan.
 
Ce halo contient aussi une myriade d'amas globulaires (les points blancs), chaque amas étant le regroupement de centaine de milliers d'étoiles unies par la gravitation.
 
 
 
 
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KAGUYA : FIN DE MISSION, IMPACT LUNAIRE. (12/06/2009)
© JAXA/SELENE (image processing : NAOJ)

 
La vaillante petite sonde japonaise qui tournait autour de la Lune à basse altitude depuis deux ans, vient de mettre fin à sa mission.
 
 
 
 
L'agence spatiale Japonaise a décidé d'une fin violente (6000km/h) en dirigeant un impact vers le Pôle Sud lunaire, près du limbe aux coordonnées 80°E; 63°S, le 10 Juin 2009 à 18:30 TU.
 
Voir aussi cette carte plus détaillée du point d'impact.
 
L'événement aurait été visible de l'Asie et de l'Australie comme on le voit sur cette séquence sur Spaceweather, prise par le télescope Anglo-australien de 3,9m d'ouverture.
 
 
 
 
L'équipe de la mission SMART-1; nous signale Bernard Foing, nous met à disposition des photos de la zone où doit ce produire ce crash contrôlé. Ces photos sont obtenues par la caméra AMIE de la sonde lunaire européenne.
 
On voit ici une mosaïque de la fin de la dernière orbite de Kaguya  (©Foing-Grieger , ESA) prise par SMART en Janvier 2005.
 
C'est une bande de terrain de 133km de long situé entre 48 et 75° Sud et 80° Est.
 
L'impact prévu est situé en plein centre de l'image. (étoile rouge).
Mais à cause du relief important de la région, il est possible que l'impact ait lieu avant l'heure prévue..
 
La JAXA met à la disposition du public un grand nombre de vidéos (malheureusement en streaming seulement) très intéressantes, où l'on voit des photos de la surface lunaire prises en rase mottes.
 
Le site de la mission Kaguya à la JAXA.
 
Lunar Picture of the Day (LPOD) sur l'impact.
 
Rappelons nous l'impact de SMART grâce à cette page de l'ESA.
 
Voir aussi cette page de l'ESA sur la détection de l'impact à partir de la Terre.
 
 
 
 
 
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LES MATHÉMATIQUES DE L'ASTRONOMIE PAR B LELARD (12/06/2009)
 
Voici une nouvelle rubrique dans vos Astronews, suite à une demande forte, notre ami Bernard Lelard, Président de l'Association d'astronomie VEGA de Plaisir (Yvelines) se propose de nous faire découvrir la genèse des mathématiques qui ont été utiles à l'Astronomie dans cette rubrique qui comportera de nombreuses parties.
Les parties précédentes :
 
Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 1 Géométrisation de l'Espace par B Lelard. (28/02/2008)
Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 2 La Mésopotamie par B Lelard. (13/03/2008)
Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 3 Thalès par B Lelard. (27/03/2008)
Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 4 Anaximandre et Pythagore par B Lelard. (19/04/2008)
Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 5 Platon (1) par B Lelard. (10/05/2008)
Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 6 Platon (2) par B Lelard. (19/06/2008)
Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 7 Aristote et Pythéas par B Lelard. (03/07/2008)
Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 8 Alexandre le Grand par B Lelard. (09/09/2008)
Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 9 Alexandrie et Aristarque par B Lelard. (06/11/2008)
Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 10 Euclide et les géométries par B Lelard. (19/12/2008)
Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 11 Archimède et son palimpseste par B Lelard. (11/01/2009)
Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 12 L'idée géniale d'Ératosthène par B Lelard (30/01/2009).
Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 13 Les coniques et orbites d'Apollonius par B Lelard (22/02/2009)
Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 14  360° et les étoiles d’Hipparque par B Lelard. (27/03/2009)
Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 15 Nicomède, Poseidonios et les derniers grands par B Lelard. (27/04/2009)
Les Mathématiques de l'Astronomie : Partie 16 Les écoles, les Chinois et les autres par B Lelard. (15/05/2009)
 
 
 
PARTIE 17 : INDOUS, MAYAS ET AUTRES.
 
Pendant que la grande Grèce et, dans une certaine mesure, l’empire romain portaient leurs exceptionnelles civilisations d’autres peuples vivaient aussi ailleurs sous le Soleil. Si la Chine poursuivait ses calculs à baguettes, la tenue de ses annales astronomiques et son raffinement d’autres peuples découvraient l’Univers autrement.
 
Les Olmèques, Mayas et Incas vivaient isolés dans leurs clairières et leurs vallées, sans l’invention de l’écriture tout comme « nos ancêtres les Gaulois » et les autres Celtes du Caucase au pays des Brittons ( la Bretagne ) en passant par le pays des Angles qui mangeaient leurs ancêtres. Les Amérindiens des Grandes Plaines poursuivaient les bisons, les Aborigènes d’Australie, les Malais et les Polynésiens regardaient aussi les étoiles pour naviguer, comptaient mais, sans chiffres et ni alphabet, ne notaient rien hors mis quelques entailles sur pierres et bambou.
 
Ces Peuples Premiers avaient toutefois rencontré l’art avant l’écriture, un art aujourd’hui rassemblé au beau Musée du quai Branly à Paris.
 
Dans ce désert de civilisations les Perses et les Indous firent une modeste exception. Le sous- continent indien porta de nombreuses civilisations effacées par de nombreuses invasions venues du Nord.
 
Quand les soldats d’Alexandre le Grand parvinrent jusqu’à la vallée de l’Indus ( le Pakistan actuel ), ils trouvèrent des villes bien aménagées et des croyances proches de celles des mésopotamiens et des égyptiens, transmises par les commerçants voyageurs. Les plus anciennes villes, Mohenjo-Daro et Harapa, datent de 2300 ans avant JC. Les habitants parlaient déjà des langues indo-européennes venues d’ailleurs et ancêtres de nos langages. Ils écrivaient une écriture non encore déchiffrées aujourd’hui.
 
 
 
 
 
 
Les envahisseurs indo-européens du Nord y installèrent alors une organisation de tribus à base de castes ( les guerriers, les prêtres, les commerçants et le peuple prolétaire ) qui a traversé les âges et empoisonnent encore la vie des Indous actuels.
Les croyances védiques du moment furent le fondement de l’hindouisme actuel et n’incitaient pas à la recherche de la vérité des choses vues.
 
 
 
Le jeune prince indou, Siddhartha Gautama ( dit Buddha, traduction de «  l’Illuminé « ( 564-483 avant JC )) enseignait que le seul but de la Vie était d’atteindre au «  Nirvana « c’est à dire la libération du cycle des renaissances. Le cheminement spirituel qui en résulte est assez long, si j’en crois la statuaire du temple de Borobodur que j’ai pu arpenter sous le soleil de Yokjakarta.
 
Les conditions tant politiques que religieuses n’étaient donc pas favorables  à l’émergence de sciences originales.
A l’opposé des cités grecques, bien que souvent rivales mais philosophiquement affranchies des dieux qui surtout parlaient le grec unificateur et disposaient des  navires de la mer Égée pour diffuser les savoirs, les cités indoues étaient dispersées, parlaient une multitude de langues et leurs castes cloisonnaient un savoir religieux. Chandragupta, proche d’Alexandre, puis Açoka tentèrent d’unifier les maharadjahs. Seuls les Anglais y parvinrent par la force et leur civilisation. La tragédie de l’indépendance en 1947, la partition avec le Pakistan, la guerre du Cachemire, Gandhi et Nehru formèrent ce que Manmohan Singh appelle aujourd’hui l’Europe fédérale de l’Asie en transformant les maharadjahs dans leurs palais en hôteliers de luxe.
 
Les religions de l’Inde, propagées par le bouddhisme, orientèrent les mathématiques et l’astronomie vers l’étude des cycles.
L’Univers reposait sur le dos d’un empilement de tortues et comprenait la Terre, les étoiles et le ciel du jour. Cette cosmologie originale fut reprise par Stephen Hawking à la première page de son premier livre «  une brève histoire du temps «  en 1988, livre scientifique le plus vendu au monde (9 millions d’exemplaires vendus) et le moins lu !
 
 
 
 
Les hymnes védiques calculaient la trajectoire du Soleil pour en déduire l’année et les mois lunaires (la course de la Lune variant de 27 à 32 jours, le mois fut fixé à 30 jours).
 
L’année indienne avait alors 360 jours auxquels ils rajoutaient  les 5 jours et quart manquants avec un mois supplémentaire de temps en temps ou avec quelques mois de 31 jours (comme nous).
Les 5 planètes visibles n’intéressaient pas les Indous, la fonction d’astronome étant de ce fait très réduite. Les rares astronomes imaginaient 2 nouvelles planètes, Râhu et Ketu, pour expliquer les éclipses de Soleil. Ces planètes croisaient le Soleil en avant et occultaient sa lumière.
Ces astronomes ne s’intéressèrent pas non plus aux étoiles et ne dressèrent pas de catalogues, contrairement aux Grecs et aux Chinois. Seules les étoiles se trouvant sur l’écliptique les intéressaient et ils dessinèrent un zodiaque avec 28 nakshatra (d’une longueur donc d’environ 13 degrés).
Ils donnèrent même des noms aux étoiles les plus brillantes en Inde : les Pléiades, Spica, Antarès, Véga, Castor et Polux.
 
Au VI ième siècle avant JC les Jaïnistes, qui existent toujours, modifièrent l’astronomie védique. Cherchant la perfection de l’homme et de la nature, ils rejettent l’idée d’un dieu créateur et prêchent la non violence. C’est une religion duale qui impose donc 2 soleils, 2 Lunes et 2 ensembles de nakshatra. On comprend mieux que l’astronomie n’a pas beaucoup progressé, pas plus que la cosmologie car selon eux l’univers n’a pas été crée et ne cessera jamais d’exister. Il est éternel ( Fred Hoyle est peut être jaïn ) et traverse une série de périodes d’ascensions et de déclins. Pour eux la Terre était une série d’anneaux concentriques séparés par d’autres anneaux concentriques aussi d’océans. Le Janbudvipa, c’est à dire l’anneau du centre était divisé en 4 continents et le Meru, montagne sacrée se tenait au centre. J’ai pu voir à Bali, où s’est réfugié l’indouisme orthodoxe le Meru au milieu d’un lac. Splendide paysage.
 
 
 
Il fallut attendre 476 après pour que Aryabhata I applique les méthodes d’Hipparque à partir d’un exemplaire de l’Almageste. Aryabhata proclama même que la Terre tournait sur elle même contrairement à l’usine à gaz de Ptolémée et d’Aristote.
 
Il établit des tables de longueurs de cordes de cercles vues sous des angles différentes pour mieux suivre le mouvements des astres.
 
Ces tables serviront aux astronomes arabes.
 
L’étude des cycles religieux imposa une arithmétique des grands nombres.
 
L’un de ces cycles était le mahayuga, période de 4.320.000 années. Aryabhata calcula ainsi l’ »Age d’or «  de 1.728.000, l’ »Age d’argent à 1.296.000 ans.
 
L’Age de fer avait commencé le 17 ou 18 février 3102 avant JC, date où, selon les Indiens, toutes les planètes s’étaient trouvé pour la dernière fois en conjonction !
 
 
Aryabhata, premier grand mathématicien indien, écrivit un traité de mathématiques en sanscrit qui fut retrouvé au 19 ième siècle : le Aryabatiya dans lequel il décrit des méthodes d’extraction de racines carrées et cubiques, de résolution d’équations diophantiennes ( polynomiales ) en utilisant des fractions continues.
 
Pour la première fois il utilisa un système décimal positionnel dont le graphisme est quasiment le nôtre et où il utilise un symbole du zéro qui sera repris par Brahmagupta ( 598-660 ) en dessinant un petit cercle. Il sera aussi le premier à utiliser les nombres négatifs dans les calculs commerciaux pour les pertes et profits des bilans de l’époque et il énoncera encore pour la première fois la règle des signes (- par – égale +). Il étudia aussi les propriétés des triangles sur la sphère, approchant ainsi la géométrie sphérique avec 10 siècles d’avance.
 
 
Aryabhata est très célèbre en Inde et le premier satellite de communications indien, lancé en 1975 porte son nom ainsi qu’un cratère sur la Lune et de nombreuses universités et lycées.
 
 
 
 
 
 
 
 
L’invention du zéro (ignoré des Grecs et des occidentaux) sera un pas de géant pour l’algèbre du notaire ouzbek   Al-Khwarizmi au point que les Arabes reprendront le graphisme des chiffres indiens. On dit «  chiffres arabes «  - nos chiffres - alors qu’il s’agit de chiffres indiens écrits en sanscrit, les Arabes en ayant assuré la diffusion en Occident vers l’an 1.000 par les traductions arabe-latin d’Adélard de Bath. Le mot français de «  chiffre «  est une déformation du mot arabe «  sifrone «  que les Italiens appelaient «  zefiro «  en voulant dire «  zéro «. Notre «  zéro «  vient donc de l’italien zefiro qui voulait dire autre chose.
 
 
Avant de laisser le sous continent indien à son évolution, il ne faudrait pas oublier le mathématicien presque contemporain Srivanasa Ramanujan, Calyampudi Radhakrishna Rao ( le fameux théorème en estimation statistique de Rao Blakwell ) et surtout l’astrophysicien Subrahmanyan Chandrasekhar (1910-1995), prix Nobel, élève malheureux d’Eddington, qui le premier utilisa les lois de la relativité restreinte à l’étude la structure interne des étoiles lors de son voyage en bateau entre Madras et l’Angleterre où il devait continuer sa thèse de doctorat.
 
Il trouva notamment que les naines blanches ne peuvent excéder une certaine masse ( 1,44 masse solaire ). Au delà de cette limite ( dite de Chandrasekhar ) la pression de dégénérescence des électrons ne peut contrer l’effet de la gravité et l’étoile devient une étoile à neutron, initiant le processus de super nova ou un trou noir ( terme prononcé pour la première fois par Wheeler en 1968 ).
 
La polémique initiée par Eddington ( le découvreur de la structure interne des étoiles ) à la Royal Society obligea Chandrasekhar a émigrer à Chicago. Le télescope à rayons X, lancé en 1999 par la NASA, porte son nom.
 
 
 
Il existe désormais en Inde une importante tradition mathématique dérivant vers l’informatique et la fabrication de logiciels. Dans un cadre professionnel, j’ai pu me rendre compte de la compétence des ingénieurs informaticiens d’Hyderabad. C’est dans cette capitale du logiciel que sont aujourd’hui programmées les cartes de nos récepteurs GPS et bien des modules des systèmes OS et des navigateurs Internet que l’on croit issus des laboratoires américains.
 
 
 
Isolés des grands courants des mondes naissants les Mayas, ignorant la roue et le cheval,  inventaient tout dans leur jungle d’Amérique Centrale qui ne portait pas encore ce nom.
 
Après l’époque Olmèque les Mayas se réfugièrent dans la presqu’île du Yucatan et dans le pays appelé aujourd’hui Guatemala.
Ils y sont toujours et parlent le Maya sans comprendre la signification de leurs glyphes. Ils construisirent de grands temples à terrasses en forme de gigantesques pyramides comme les ziggourats mésopotamiennes.
 
 
Leur plus grande ville était Teotihuacan habitée jusqu’aux dégâts de la  conquête espagnole au XVI ième siècle, la civilisation maya ayant mystérieusement disparue au IX ième siècle.
 
La cosmologie maya comprenait 4 directions associées à une couleur et à un arbre portant un oiseau perché à son sommet ( pourquoi pas lorsque l’on ne dispose pas du satellite COBE et qu’aucun autre peuple ne vous rend visite ?). Les directions partaient depuis le grand arbre d’abondance situé au centre du monde d’où l’on parvenait par des routes empierrées qui existent toujours dans la jungle et dont certaines sont devenues des routes nationales mexicaines. Les cieux s’étageaient en 13 couches ( cela valait bien l’empilement de tortues indiennes ) et le monde souterrain, en 9 couches, était le jaguar toujours présent dans la jungle ( j’ai cru en voir un qui venait de bouffer le chien du gardien du temple de Kohunlich ).
 
La Terre était sur le dos d’un crocodile étendu parmi les nénuphars d’un grand étang. Les nobles étaient plus grands que les paysans et ils déformaient le crâne des bébés pour avoir une tête en forme de poire bien visible sur les bas reliefs
 
 
Couronnement par sa mère du roi Pacal à Palenque où l’on voit la tête en poire du roi à droite (cliché B Lelard).
 
 
 
 
 
 
 
 
Les souverains mayas décédés descendaient des dieux et leur religion était macabre puisqu’elle nécessitait des sacrifices humains ( pour obtenir la pluie : précipitations des vierges dans les cénotes ( immenses puis )), mutilations après tortures et arrachages de cœur de suppliciés vivants ( avant l’arrachage ) en haut des pyramides.
 
Les Mayas étudiaient les mouvements de la Lune, du Soleil et de Vénus.
Ils utilisaient un système de comptage vigésimal, à base 20 donc ( après tout nous avons 20 doigts ).
Ils désignaient 41 comme «  un dans la troisième vingtaine ». Par contre ils ne nommèrent que les 10 premiers chiffres. Les Mayas étaient un peu comme «  nos ancêtres les Gaulois « , hormis les sacrifices humains, ils se faisaient la guerre tout le temps de tribus à tribus, de clairières à clairières.
 
Les Mayas avaient une écriture : malheureusement les missionnaires conquérants espagnols ont brûlé presque tous les codex conservés dans les poteries. Les Mayas n’ont pas laissé de traité de mathématiques, même si ils connaissaient empiriquement le théorème de Pythagore avec une corde à nœuds pour l’édification des voûtes de leur temple. Ils n’avaient pas non plus des connaissances étendues d’astronomie. Chose incroyable : ils avaient construit à Chitzen Itza un … observatoire astronomique qui ressemble de loin à celui du Mont Palomar. Il s’agit du Caracol ( escargot en espagnol ) : j’y ai deviné, avec un guide, des inscription de prévision d’éclipses.
 
 
Notre ami BL sur le site de Caracol.
 
 
Les Mayas établirent leur célèbre calendrier à partir de celui des Olmèques sur une année de 365 jours dans un cycle de 52 ans. L’année de 365 jours était divisée en 18 mois de 20 jours les 5 jours restant étaient les jours de mauvaises augures propices aux sacrifices. Bonne Année !
 
Le calcul des jours, le «  tzolkin », se basait sur un cycle de 260 jours en engrenage de 2 cycles courts : la treizaine ( 13 ) et la vingtaine ( 20 ) et cette attribution était fonction du destin de chacun. Horoscope maya. 
 
 
La civilisation Maya disparut au IX siècle et fut remplacée par celle des Toltèques. Ceux ci reprirent les calendriers mayas et avec une écriture ayant pour support l’écorce d’opuntia, ils notèrent à leur tour les phases de la Lune et les éclipses vues.
 
Ils furent remplacés par les sinistres Aztèques. Sinistres car ils se croyaient être « le peuple élu » du Soleil appelé Huitzilopochtli.
 
 
Ils voulaient nourrir le Soleil avec du sang humain et pour cela reprirent les traditions mayas d’arrachage de cœur vivant au sommet des pyramides.
 
Les Aztèques n’apportèrent pas de contribution significative sinon l’envahissement des terres arides du nord préfiguration du Mexique moderne.
 
 
 
 
 
La prochaine fois nous finirons bien par parler de l’usine à gaz de Ptolémée que je n’aime pas trop.
Bernard LELARD
Des versions imprimables peuvent m’être demandées à bernard.lelard@gmail.com
 
 
 
 
 
 
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CASSINI SATURNE :.BORD DES ANNEAUX EN 3-D. (12/06/2009)
(photos : Crédit: NASA/JPL/Space Science Institute).
 
 
Cassini entame depuis près d'un an une nouvelle phase de sa mission, sa mission originale finissait effectivement en 2008, elle a été prolongée jusqu'en Juin 2010, on l'a baptisé "Equinox Mission" car elle se produit principalement pendant la période d'équinoxe de Saturne (où l'on voit les anneaux par la tranche).
 
 
 
Saturne s'approchant de plus en plus de son équinoxe (prévue pour la mi-Août), le Soleil éclaire les anneaux de plus en plus de façon rasante, et on distingue alors des structures verticales énormes qui projettent des ombres sur le plan des anneaux. (vue prise dans le visible le 13 Avril 2009 de 1,2 millions de km)
 
Celles que l'on voit ici sont provoquées par les mouvements de haut en bas sur son orbite de la petite lune Daphnis (8 km de diamètre) sur la partie de l'anneau situé dans la division de Keeler (42 km de large, située dans la partie extérieure de l'anneau A).
 
Ce sont des "vagues" hautes de plusieurs km qui donnent ces ombres sombres; cela est dû au mouvement vertical de Daphnis dans la division de Keeler, ce mouvement vertical agit sur les particules de l'anneau et sculpte une figure en 3 dimensions, c'est à dire non seulement dans le plan de l'orbite, mais aussi dans le plan perpendiculaire à l'orbite.
 
 
 
 
 
 
On le voit bien mieux sur cette photo prise par Cassini aussi et dont je vous présente un extrait commenté ci-contre.
 
 
Les mesures des ombres ont donné des hauteur de ces vagues de l'ordre de 500m à 1500m, c'est à dire plus de 150 fois l'épaisseur de l'anneau (on pense que les anneaux A et B ont une épaisseur de l'ordre de 10m).
On remarque que même Daphnis projette une ombre.
 
 
 
 
 
Petit montage vidéo de 10 séquences concernant ces vagues; 90 secondes entre chaque image; impressionnant on voit les vagues et leurs ombres se déplacer avec Daphnis.
 
 
Voir aussi le communiqué de la NASA.
 
 
 
 
Comme d'habitude, vous trouverez toutes les dernières images de Cassini au JPL
Les animations et vidéos : http://saturn.jpl.nasa.gov/multimedia/videos/videos.cfm?categoryID=17
 
Les prochains survols : http://saturn.jpl.nasa.gov/home/index.cfm
Tout sur les orbites de Cassini par The Planetary Society; très bon!
 
Voir liste des principaux satellites.
 
Sur ce site les dernières nouvelles de la mission Cassini.
 
 
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CASSINI TITAN :.LA PREMIÈRE CARTE DES NUAGES DE TITAN (12/06/2009)
(photos : © NASA/JPL/Space Science Institute ).
 
 
L'Université de Nantes (LPGN : Laboratoire de Planétologie et Géodynamique de Nantes) signale qu'a été publiée le 4 juin 2009 dans la revue Nature, la première carte des nuages de Titan.
Celle-ci va permettre de mieux comprendre le fonctionnement des systèmes atmosphériques planétaires, y compris celui de la Terre.
 
Cette carte a été établie par des chercheurs des laboratoires AIM (CEA, CNRS, Université Paris Diderot) LPGN (CNRS, Université de Nantes) et GSMA (CNRS, Université de Reims), associés à l'équipe scientifique de l'instrument VIMS à bord de la mission Cassini-Huygens.
 
À cet effet un communiqué de presse a été publié que je reprends en partie ci-après :
 
 
La première carte des nuages de Titan va permettre d’enrichir la compréhension du fonctionnement des systèmes atmosphériques planétaires. De 2004 à 2007, plus de deux cent nuages ont été observés sur ce satellite de Saturne.
Publiée dans  Nature  du 4 juin 2009, la carte a été établie par des  chercheurs des laboratoires AIM (CEA, CNRS, Université Paris Diderot) LPGN (CNRS, Université de  Nantes),  et  GSMA  (CNRS,  Université  de  Reims) ,  associés  à  l'équipe scientifique de l'instrument VIMS  à bord de la mission Cassini-Huygens .
 
Titan, le plus gros satellite de Saturne, est le seul satellite du système solaire à posséder une épaisse atmosphère, au sein de laquelle on peut observer  une météorologie  très  active :  évaporation  depuis  des  lacs,  formation  de  nuages, précipitations.
Cette météorologie implique non pas l’eau mais le méthane, et dans une moindre mesure l’éthane.
 
Comme sur la Terre, la météorologie de Titan connaît des cycles saisonniers très marqués (succession d’hivers, de printemps, d’automnes et d’étés) du fait de la forte inclinaison de l’axe de rotation du satellite.
En revanche, ces cycles sont beaucoup plus longs : dix fois plus éloignée du Soleil que la Terre, Titan met 29 ans pour faire le tour du Soleil quand la Terre le fait en un an. Du fait de cette course autour du Soleil, Titan connaît des saisons qui durent environ 7 ans.
 
Depuis la première détection d’un nuage en 1995, puis les premières images réalisées avec des télescopes terrestres et avec les instruments embarqués sur la sonde Cassini- Huygens, les scientifiques avaient une vision encore ponctuelle et partielle de la couverture nuageuse de Titan. Avec les observations de VIMS, entre juillet 2004, date de l’arrivée de la sonde Cassini en orbite autour de Saturne, et décembre 2007, le seul modèle climatique prédisant la distribution nuageuse de Titan  se voit confirmé.
La circulation atmosphérique globale (i.e. à l’échelle du satellite) joue un rôle primordial dans l’apparition et la répartition des nuages.
 
Cartes globales des détections de nuages par VIMS durant la période juillet 2004 -décembre 2007, présentées en projection cylindrique (haut) et en projections polaires (bas). Les nuages se répartissent en trois zones bien distinctes, autour des deux régions polaires, et sur une bande centrée autour de la latitude 40°S. La carte de fond a été réalisée par l’instrumentVIMS de Cassini.
(© NASA/JPL/University of Arizona/University of Nantes).
 
 
 
 
Dans l’hémisphère d’été, des nuages de méthane se forment à proximité du pôle et autour de 40° de latitude : ils sont le résultat du réchauffement saisonnier de la surface de Titan, suffisant pour permettre une forte évaporation du méthane.
L’élévation de cet air chargé en méthane est canalisée par la circulation générale de l’atmosphère, formant ainsi sporadiquement des nuages par condensation à des latitudes bien délimitées.
 
Dans l’hémisphère d’hiver, la circulation générale dicte aussi la formation de nuages. La couverture nuageuse y est en revanche d’une nature différente : au delà de 60° de latitude, la branche de la circulation d’air, descendante cette fois-ci, apporte en continu de l’éthane depuis la haute atmosphère, qui se condense pour former des nuages plus bas (au niveau de régions plus froides). Tout au long de la période d’étude, entre 2004 et 2007, les observations de VIMS confirment ainsi le modèle climatique, aussi bien dans l’hémisphère sud (été) que nord (hiver).
 
 
Si la répartition géographique des nuages est très bien prédite, en revanche l’évolution de la couverture nuageuse dans le temps est moins bien comprise.   En effet, le modèle de climat prévoit la disparition des nuages de l’hémisphère sud (au pôle et à 40°S) avec le basculement de la circulation atmosphérique lors de l'équinoxe, au mois d’août 2009, puis leur réapparition dans l’hémisphère nord (de façon symétrique, au pôle et à 40°N) à la saison opposée, à partir de 2014.
 
Selon ce modèle, les nuages de l’hémisphère sud auraient même déjà dû disparaître progressivement depuis 2005, alors que l’automne, normalement plus froid et aride, approche.
Or, ce n'est pas ce qui est observé en réalité. Les auteurs de l’étude montrent que des nuages apparaissent encore de façon régulière au cours de l’année 2007, laissant à penser que l’hémisphère sud connaît une fin d’été plus chaude et humide que ce qui était prédit.
 
Cette différence avec les modèles climatiques semble indiquer une inertie du système climatique de Titan plus importante que prédite, peut-être liée à l'inertie thermique de sa surface qui resterait encore suffisamment chaude pour continuer d’évaporer du méthane et former des nuages alors que l’éclairement du soleil diminue.
 
D’autres observations par la sonde Cassini, dont on espère prolonger la mission jusqu’en 2017, pourraient s’avérer cruciales car elles vont permettre de suivre l'évolution de la couverture nuageuse au moment du basculement de la circulation lors de l'équinoxe. Le suivi et la cartographie des nuages à cette période sera un révélateur de la circulation atmosphérique dans une période de changement rapide, et fournira des indications précieuses sur la dynamique du système atmosphérique de Titan.
 
L’ensemble de ces observations devraient permettre d’améliorer les modèles de circulation atmosphérique de Titan, et aideront, de façon générale, à mieux comprendre comment fonctionne une atmosphère planétaire, y compris  celle de la Terre.
 
 
 
 
On peut aussi rajouter quelques images récentes de Cassini sur le même sujet.
 
On voit par exemple sur cette image IR datant de 2006, un grand nombre de nuages qui se forment et se déplacent comme sur Terre, mais de façon beaucoup plus lente.
 
Plus de 200 nuages ont été étudiés depuis plus de trois ans.
 
On voit ici des nuages d'altitude de forme allongée  aux latitudes 40 à 50°, pris avec l'instrument VIMS qui d'après les modèles actuels auraient du disparaître depuis 2005.
 
On continue d'étudier ces phénomènes.
 
 
 
 
 
 
 
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UN SITE INTERNET À DÉCOUVRIR : LE CNRS SUR LE BIG BANG DOSSIER TRÈS COMPLET. (12/06/2009)
 
 
Je vous signale que le CNRS met en ligne un dossier très complet sur le "Big Bang" :
 
Ce projet, de près de 1.000 pages, a mobilisé une cinquantaine de personnes pendant près de deux ans, a expliqué lors d'une conférence de presse Stavros Katsanevas, directeur adjoint scientifique de l'Institut national de physique nucléaire et de physique des particules du CNRS.
 
Ce site devrait être mis à jour de façon permanente.
 
Le dernier-né de ces dossiers scientifiques thématiques vous propose un voyage dans le temps, du Big Bang primordial à l'émergence des briques du vivant sur Terre. Astrophysiciens, physiciens des particules, cosmologistes et exobiologistes apportent leur regard et leur expertise sur les grandes étapes de cette fabuleuse histoire qui interroge les hommes depuis la nuit des temps.
 
 
 
 
 
Découvrez l'évolution des instruments d'observation, les réponses apportées aux grandes questions posées par la théorie du Big Bang et les énigmes encore en suspens.
 
A travers photos, animations, jeux interactifs, mais aussi interviews et films, le dossier sagascience vous propose un voyage passionnant aux origines de l'Univers
 
De nombreuses pages d'histoire et de films sont aussi proposés.
 
 
 
Ce site est extrêmement riche, je n'ai même pas pu aller dans la moitié des pages proposées, vous pouvez passer toute une journée dessus sans avoir tout vu, bravo le CNRS!
 
À voir et consulter si vous voulez enrichir vos connaissances sur le début de l'Univers et sur les matière.
 
 
 
 
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LIVRE CONSEILLÉ.:.L'OCÉAN GOUVERNE-T-IL LE CLIMAT? PAR J. MERLE CHEZ VUIBERT. (12/06/2009)
 
 
Voici un  livre d'actualité en cette période où l'écologie vient sur le devant de la scène.
 
Il nous parle des effets des océans sur le climat terrestre.
 
Des questionnements scientifiques se sont progressivement imposés, et ont suscité le rassemblement des deux communautés scientifiques (météorologues et océanographes) dans de vastes programmes de recherche internationaux qui ont conduit à la mise en place d’outils de diagnostic (observatoires - modèles) et de prévision de l’évolution du climat.
 
L’ouvrage dresse un panorama de l’avancée des connaissances des dernières décennies jusqu’aux questions actuelles posées par le rôle de l’océan dans le réchauffement climatique en cours.
 
Le livre montre la prise de conscience soudaine, au cours des 40 dernières années, par les météorologues et les océanographes, de la variabilité du climat et du rôle de l’océan.
 
 
 
 
Présentation de l'éditeur
Deux sphères fluides entourent la Terre et gouvernent le climat : l'océan et l'atmosphère.
 
Capable de stocker beaucoup d'énergie solaire et de la répartir en fonction de la latitude, l'océan domine l'atmosphère.
Le climat et sa variabilité s'expliquent en grande partie par l'ensemble des mouvements de l'océan. Cette dynamique - dans l'espace et dans le temps - est l'objet de l'océanographie physique, une discipline scientifique qui s'est radicalement transformée sous l'impulsion de nouvelles technologies - notamment à partir des satellites artificiels d'observation de la Terre - et de puissants moyens de calcul permettant aujourd'hui de simuler les mouvements de l'océan et leur relation avec le climat.
L'auteur dresse un panorama de l'avancée des connaissances jusqu'aux questions actuelles posées par le rôle de l'océan dans le réchauffement climatique en cours.
Bien connaître l'évolution du climat permettrait de prendre des mesures pour limiter ses dérives dues aux activités humaines ; ce serait nécessairement le résultat d'une action menée en commun par les scientifiques du monde entier.
 
 
 
 
 
Au sommaire
·        Perspective historique
·        La dynamique de l'océan
·        Les fonctions de l'océan dans le climat
·        Le rôle de l'océan dans l'équilibre énergétique planétaire
·        Que se passe-t-il à l'équateur ?
·        L'interaction entre l'océan et l'atmosphère
·        La géochimie de l'océan et le cycle de carbone
·        L'océan et les climat du passé
·        L'océan vu de l'espace
·        L'océan dans le changement climatique en cours
·        L'océanographie moderne dans le climat
·        Les enjeux de l'observation et de la prévision de l'océan
 
 
Biographie de l'auteur
Océanographe et physicien, directeur du département Milieux et Environnement à l'IRD, Jacques Merle contribua aux premières théories du phénomène El Nino.
Il s'intéressa ensuite à l'Atlantique tropical. Coordinateur de la participation française à l'expérience internationale sur l'Atlantique tropical du Global Atmospheric Research Program fondé par l'Organisation météorologique mondiale (OMM), il a mis en place différents programmes de recherche sur les relations entre le climat et l'océanographie.
Cofondateur du Laboratoire d'océanographie dynamique et de climatologie (CNRS/Université Paris-Vl/IRD) il a également participé aux programmes franco-américains Topex/Poseidon.
Aux éditions de l'Institut de recherche pour le développement, il a publié en 2006 Océan et climat.
 
 
 
ISBN13 : 978-2-7117-2227-3     29€
 
 
 
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LIVRE CONSEILLÉ :.SATELLITES ESPIONS PAR JACQUES VILLAIN CHEZ VUIBERT. (12/06/2009)
 
 
 
Notre ami Jacques Villain (de l'Académie de l'Air et de l'Espace), historien de l'aérospatial, publie un livre , sur les satellites espions qui tournent au dessus de nos têtes, c'est en fait une histoire de l'espace militaire mondial.
 
Ce livre est publié conjointement par Vuibert et Ciel et Espace
 
Présentation par l'éditeur
 
De la conquête de l'espace, l'image la plus répandue reste l'exploration du Système solaire et de l'Univers dont les États-Unis et l'Union soviétique firent longtemps la vitrine de leur confrontation. Bien plus importante en termes d'enjeux et de budgets, une autre activité se déroulait à l'insu du public : l'espionnage par satellite et la réalisation d'armes sophistiquées capables de porter le combat dans l'espace. Limité aux intentions, ce conflit frôla toutefois la déraison, jusqu'à cette fameuse "guerre des étoiles" prônée par Reagan en 1983.
 
 
Aujourd'hui, les satellites de reconnaissance et d'écoute savent tout ce qui se passe partout.
 
Ces deux dernières années, les États-Unis et la Chine ont procédé à des destructions expérimentales de satellites par des missiles.
 
Cette dernière ne va-t-elle pas remplacer l'Union soviétique dans la confrontation spatiale ?
 
 
 
 
 
 
Les États-Unis - dont le budget spatial militaire est 40 fois celui de l'Europe - ont une longueur d'avance ; ils ont choisi de faire de l'Espace un lieu de domination tandis qu'une douzaine de pays (et certaines sociétés privées !) possèdent désormais leurs propres satellites d'espionnage. Quant à la France, elle a mis sur orbite, le 12 février 2009, Spirale, un satellite destiné à détecter tout lancement de missile pouvant présenter une menace pour le territoire national ; c'est une nouvelle étape dans l'utilisation de l'Espace pour prévenir les crises. Bien que ce domaine soit largement couvert par le secret militaire, il est ici étudié dans toutes ses dimensions - historique, politique et technique.
 
 
 
Au sommaire
·        Guerre ou paix dans l'espace ?
·        La hantise d'un second Pearl Harbour
·        Le "missile Gap", entre mythe et réalité
·        Tout voir, de jour, de nuit, par tous les temps, partout et en permanence
·        Des satellites pour voir, écouter, communiquer, naviguer et bien d'autres choses encore
·        Faire de la banlieue terrestre un champ de bataille
·        De nouveaux enjeux et un nouvel ordre spatial militaire
 
 
Sur l'auteur:
Au cours d'une carrière professionnelle au ministère de la Défense et dans l'industrie spatiale, Jacques Villain a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire de la conquête de l'espace. Il écrit aussi pour la télévision. C'est l'un des meilleurs experts dans ce domaine et ses travaux sont reconnus en France comme à l'étranger et notamment aux États-Unis et en Russie. Il est membre de l'Académie de l'Air et l'Espace, de l'International Academy of Astronautics et ancien président de l'Institut français d'histoire de l'espace.
Du même auteur chez le même éditeur : A la conquête de l'espace. De Spoutnik à l'homme sur Mars, en partenariat avec le mensuel Ciel & Espace, 2007, réédité en 2008.
 
 
 
ISBN13 : 978-2-7117-2498-7     25€
 
 
 
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LIVRE CONSEILLÉ : LA RONDE MYSTÉRIEUSE DES PLANÈTES CHEZ BELIN. (12/06/2009)
 
 
 
Notre ami Alain Doressoundiram du LESIA qui nous a donné récemment une conférence sur le fin fond du système solaire, propose à nos chères têtes blondes un petit livre d'éducation astronomique qui serait bien utile pendant les vacances pour ne pas bronzer idiot.
 
Cela s'appelle "La ronde mystérieuse des planètes" et c'est dirigé vers un public jeune.
 
Le prix est aussi à la portée de tous : prix: 13,50 euros pour 48 belles pages illustrées.
 
Voici la quatrième de couverture :
 
Connaissez-vous les planètes qui composent notre système solaire, ce qui caractérise chacune d’entre elles ? Savez-vous quelle est la différence entre un astéroïde et une comète, comment notre Soleil s’éteindra ou pourquoi Pluton n’est plus une planète ?
La conquête spatiale et la recherche astronomie permettent aujourd’hui de répondre à ces questions passionnantes.
 
Chiffres, illustrations et photos scientifiques à l’appui, l’astronome Alain Doressoundiram livre ce qu’il sait des secrets de l’univers, en décrivant, souvent avec humour, la personnalité des principaux éléments de notre système.
 
Il convie ses lecteurs à un voyage extraordinaire à travers l’espace et le temps, et dévoile pour eux les mystères de mondes inconnus, jusqu’aux confins de notre système solaire."
 
 
 
 
 
 
Éditeur : Belin (2009)    Collection : Les Savoirs Juniors     ISBN: 978-2-7011-5229-5
 
 
Alain Doressoundiram propose aussi un film sur les planètes, il est accessible sur cette page.
 
 
 
 
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LES MAGAZINES CONSEILLÉS :."LE BIG BANG" DOSSIER LA RECHERCHE MAI/AOÛT 2009. (12/06/2009)
 
Nos amis de La Recherche ont publié en Mai, un dossier spécial trimestriel (le n° 35) consacré au Big Bang, dont je vous en propose l'édito :
 
"Il y a à peine plus de dix ans, les astrophysiciens s’interrogeaient encore : jusqu’à quand l’expansion de l’Univers, entamée lors du Big Bang, se prolongerait-elle?
Le mouvement de fuite des galaxies les unes par rapport aux autres s’arrêterait-il un jour dans une situation d’équilibre qui perdurerait indéfiniment?
Ou l’attraction gravitationnelle finirait-elle par reprendre le dessus, conduisant le cosmos à rebours de son mouvement actuel, jusqu’à une ultime compression?
A moins que l’expansion ne continue à l’infini, sans jamais s’arrêter.
 
Puis, après de nombreuses années de préparation et d’observations, plusieurs programmes ont livré leur verdict : l’Univers ne s’arrêtera jamais de grandir.
 
 
 
 
Au contraire, il grandit même de plus en plus vite. Tout était dit?
Bien au contraire! Les mêmes observations ont révélé une composition bien surprenante de cet Univers.
 
La matière ordinaire, celle dont nous sommes faits comme tous les corps que nous connaissons, n’est pas pour grand chose dans sa structuration.
Elle est supplantée par une « matière noire », bien plus abondante et, surtout, par une « énergie noire » répulsive qui emplit l’Univers sans jamais se diluer.
Les questions et les hypothèses ne manquent pas sur les véritables propriétés et sur la nature de ces deux mystérieux constituants. En peu de temps, le paysage a radicalement changé. Il était temps de vous convier à une visite guidée complète.
 
C’est le parcours que vous propose ce numéro. Bonne exploration! La Recherche "
 
 
 
Ce numéro est passionnant et comporte une multitude d'articles et de schémas très clairs sur le sujet.
 
Voici le sommaire, tous les articles sont intéressants, comme vous le remarquerez :
 
·         La cosmologie est bien une science par James Peebles
·         Le Big Bang en 12 questions par J.O. Baruch et P Binetruy
·         Les grandes étapes de la recherche par E Eleinen
·         Une idée qui serait tombée du ciel par JF Robredo (voir plus bas)
·         Avant la naissance de l'Univers par P Davies
·         L'espace-temps s'est créé lui-même
·         L'inflation éternelle de l'Univers-bulles, entretien avec Andrei Linde
·         Croire au Big Bang est un acte de foi par J.V. Narlikar
·         Les premiers éléments chimiques par J.O. Baruch
·         Nous avons pris la température du cosmos, entretien avec George Smoot , Prix Nobel
·         6,77 degrés en 12 milliards d'années par P Petijean
·         Insaisissables témoins des premières secondes par J Lesgourges
·         Comment le ciel s'est assombri par F Daninos, P Astier et R Pain
·         Sur la piste de l'énergie noire
·         Pleins feux sur la matière noire par A Cho
·         Et si l'on inventait encore une particule? Par M Shaposhnikov
·         Retrouvera-t-on l'antimatière? Par J Orloff
·         La quête des premières galaxies par D Schaerer
·         Dessiner une nouvelle physique, entretien avec Jean Philippe Uzan.
 
 
 
Voilà 6,80€ bien employés!!
 
 
Extrait de l'article de Jean-François Robredo  de La Recherche n°412 | 01/10/2007
 
Le Big Bang, une idée tombée du ciel
 
Une gigantesque explosion à l'origine de l'Univers !
Le scénario du Big Bang serait-il une adaptation scientifique de la Genèse biblique ? Cette croyance explique peut-être son succès bien au-delà du cercle des spécialistes.
La théorie du Big Bang tient aujourd'hui du mythe moderne. La science aurait ainsi élaboré au cours du XXe siècle un fabuleux récit de notre genèse. Il faut dire que l'histoire de l'Univers qu'elle raconte semble trop belle pour être vraie. Une « explosion » à l'origine de tout, une évolution globale qui a donné naissance à une incroyable variété d'êtres dont des organismes vivants, et même des êtres pensants. Or, malgré les apparences, l'élaboration de cette théorie n'a pas été une construction tranquille, venant satisfaire les besoins humains en « belles histoires » généalogiques.
Elle a eu, au contraire, à vaincre les résistances des plus grands scientifiques, théoriciens comme observateurs, et à bousculer le sens commun du plus grand nombre ! En un siècle, les surprises n'ont pas manqué, et la plus inattendue a certainement été réservée à Albert Einstein lui-même. La naissance, cachée, de la théorie du Big Bang a lieu en 1917 lorsque celui qui est déjà le plus grand physicien du XXe siècle, publie un article intitulé « Considérations cosmologiques sur la théorie de la relativité générale ». Dans ce texte, le savant allemand étudie les liens entre la gravitation (dont il a élaboré les équations deux ans auparavant) et les propriétés structurelles de l'Univers.
Autrement dit, Einstein s'interroge sur les rapports entre le contenu du cosmos, la matière et son cadre global, sa forme. Si développer les lois de la gravitation à cette échelle peut sembler naturel aujourd'hui, une telle démarche était tout simplement révolutionnaire à l'époque. Einstein, en a parfaitement conscience. Il écrit la même année à Paul Ehrenfest : « J'ai encore commis quant à la gravitation quelque chose qui m'expose au danger d'être enfermé dans un asile d'aliénés. » Science interdite Car la cosmologie comme science est disqualifiée, voire interdite, depuis plusieurs siècles !
Pour le comprendre, il faut remonter au XVIIe siècle, la science devient autonome en cherchant des « fondements internes » à son activité et...
 
 
 
 
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Bonne Lecture à tous.
 
 
C'est tout pour aujourd'hui!!
 
Bon ciel à tous!
 
JEAN PIERRE MARTIN
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