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Mise à jour : 4 Août 2023      BONNES VACANCES À TOUS !!!

      

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Prochaine conférence SAF. : la première de la nouvelle saison, le mercredi 13 Septembre (CNAM amphi JB Say EXCEPTIONNELLEMENT°) 19 H    avec Jean Pierre LUMINET astrophysicien LAM sur « L’écume de l’Espace-Temps » On pourra acheter ses ouvrages sur place  pour ceux qui le désirent. Il lui sera remis la médaille Janssen à cette occcasion
Réservation comme d’habitude à partir du 15 Août 9h00 ou à la SAF directement. La suivante : le 11 Octobre :      Transmission en direct sur le canal YouTube de la SAF : https://www.youtube.com/channel/UCD6H5ugytjb0FM9CGLUn0Xw/feautured

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Sommaire de ce numéro :  

École Chalonge : Conf cosmologie du 7 Juillet 2023. (4/08/2023)

Chimie des étoiles : CR de la conf SAF d’A Toutens du 14 juin 2023. (4/08/2023)

JWST :.Découverte d’une molécule organique importante : CH3+. (4/08/2023)

JWST : Au cœur d’une pouponnière d’étoiles ! (4/08/2023)

JWST :.Des nanodiamants dans les premières étoiles ? (4/08/2023)

Euclid : L’exploration du côté sombre de l’Univers ! (4/08/2023)

Euclid : Les premières images sont prometteuses ! (4/08/2023)

Ariane 5 :.Dernière mission, et maintenant ? (4/08/2023)

SpaceX :.Falcon Heavy met 9 tonnes en orbite géostationnaire. (4/08/2023)

Cosmologie  :.Premiers pas vers la gravitation quantique. (4/08/2023)

BepiColombo :.Troisième survol de Mercure. (4/08/2023)

Chandrayaan-3 : L’Inde vise de nouveau la Lune ! (4/08/2023)

Parker Solar Probe :.Les secrets du vent solaire. (4/08/2023)

Livre conseillé :.Histoire d’une science impossible, la cosmologie ! (4/08/2023)

 

 

 

 

 

JWST :.DÉCOUVERTE D’UNE MOLÉCULE ORGANIQUE IMPORTANTE : CH3+. (04/08/2023)

 

Comme l’indique ce communiqué du CNRS que je reprends en partie, le télescope spatial James Webb a détecté pour la première fois une molécule organique fondamentale dans un système planétaire en formation :

 

Une équipe de recherche internationale impliquant des scientifiques de laboratoires CNRS-INSU et INP, a pour la première fois détecté la molécule CH₃+ (méthyle cation) dans l'espace, grâce au spectromètre MIRI du James Webb Space Telescope (JWST). Cette détection a été rendue possible grâce à la collaboration entre astronomes et physiciens expérimentalistes et théoriques à partir d'observations obtenues dans le cadre du projet PDRs4All, l’un des 13 programmes Early Release Science du JWST.

 

CH₃+ est une molécule qui est recherchée depuis plusieurs décennies par les astronomes, car elle est considérée comme étant cruciale dans la chimie extraterrestre. En effet, les modèles théoriques prédisent que c’est en passant par CH₃+ que de nombreuses molécules plus complexes peuvent être produites. CH₃+ est en quelque sorte à la racine de la chimie organique.

 

La découverte est d’autant plus étonnante que la molécule a été trouvée dans un disque protoplanétaire, c’est à dire un disque à partir duquel se forment des planètes autour d’une étoile jeune, dans la Nébuleuse d’Orion. Cet environnement est soumis à un fort rayonnement ultraviolet provenant d’étoiles massives voisines. D'après les auteurs de l'étude, c’est la présence de ce rayonnement ultraviolet qui permettrait la formation de CH₃+.

 

Cette découverte est importante car elle pourrait avoir des implications fortes dans la chimie des systèmes planétaires en formation, y compris celle du système solaire, il y a plus de 4 milliards d'années. Le JWST a permis cette découverte grâce à la détection de l'émission infrarouge de CH₃+, qui se serait avérée impossible avec un télescope "classique".

 

 

Une image contenant capture d’écran, Caractère coloré, Univers, espace

Description générée automatiquementImage de gauche : partie centrale de la barre d’Orion appartenant à la nébuleuse d’Orion prise à la NIRCam, sujet de l’étude publiée. Orion se trouve à 1350 al de nous.

À droite partie supérieure : zoom de la partie représentée par un carré, vue avec l’instrument MIRI

Au centre de cette image, se trouve un disque protoplanétaire (abrégé en proplyd en anglais) nommé d203-506.

Zoom sur ce proplyd dans la partie droite inférieure en combinant les informations de MIRI et NIRCam. 18 filtres ont été utilisés pour obtenir cette image, couvrant 1,4 à 25,5 microns en IR.

Crédit : ESA/Webb, NASA, CSA, M. Zamani (ESA/Webb), PDRs4All ERS

 

 

 

La molécule détectée (CH3+) dans ce proplyd n’avait jamais été détectée auparavant, elle serait fondamentale dans la fabrication d’éléments organiques complexes.

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Webb makes first detection of crucial carbon molecule in a planet-forming disc

 

Le télescope spatial James Webb détecte la première molécule cruciale pour la vie dans les profondeurs de l’espace

 

Formation of the Methyl Cation by Photochemistry in a Protoplanetary Disk l’article de Nature.

 

 

Webb home page principale

 

Webb home page

 

Webb home page au GSFC

 

 

 

Toutes les photos du JWST sur Flickr.

 

 

 

 

 

JWST :.AU CŒUR D’UNE POUPONNIÈRE D’ETOILES ! (04/08/2023)

 

 

C’est pour fêter la première année d’observation avec le JWST que la NASA a publié une époustouflante photo d’une zone de naissance d’étoiles proches de nous (390 al) située dans Rho Ophiuci.

Dans cette petite zone on compte une cinquantaine de bébé étoiles, la plupart étant de masses similaires à celle du Soleil.

 

Une image contenant espace, Espace lointain, Univers, nébuleuse

Description générée automatiquementEn juste une année de fonctionnement le Webb a transformé notre vue et notre perception de l’espace, comme ici avec cette pouponnière d’étoiles.

Cela est dû à ses instruments perfectionnés opérant principalement dans l’Infra Rouge.

Ici avec NIRCam filtres : F187N, F200W, F335W, F444W, F470N

Alors que voit-on dans cette superbe image ?

Au centre une zone sombre domine, elle correspond à la zone de nuages les plus denses où se forment des protoétoiles.

Une étoile particulière, S1, attire notre attention, on ne la distingue pas, mais on note les jets d’Hydrogène moléculaire (en rouge) qui s’en échappent presque verticalement dans la partie droite de l’image. Cette étoile est plus massive que notre Soleil.

D’autres jets moléculaires sont visibles dans la partie supérieure de l’image à gauche et à droite, toujours en rouge.

Crédits: NASA, ESA, CSA, STScI, K. Pontoppidan (STScI)

 

 

 

 

Ces jets apparaissent quand pour la première fois perce son enveloppe de poussières, des jets opposés de matière se forment et se propagent dans l’espace.

Que remarque-t-on aussi : une énorme cavité située au centre, illuminée par l’étoile S1 ; elle a sculpté cette cavité dans les nuages de poussières qui lui ont donné naissance.

 

Les étoiles munies des 6 pics de diffraction sont des étoiles proches.

 

Pleine résolution de cette image 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Webb Space Telescope reveals moment of stellar birth, dramatic close-up of 50 baby stars

 

Webb Celebrates First Year of Science With Close-up on Birth of Sun-like Stars

 

Le JWST célèbre sa première année dans l'espace avec cette image époustouflante de notre Univers

 

Le télescope spatial James Webb épie la naissance d’étoiles à 390 années-lumière de la Terre

 

 

 

Les images du Webb sur Flickr.

 

 

 

 

 

JWST : DES NANODIAMANTS DANS LES PREMIÈRES ETOILES ? (04/08/2023)

 

 

Pour la première fois, le télescope spatial James Webb (JWST) a observé la signature de grains riches en carbone, pouvant être des grains de…diamant, dans des étoiles vieilles de seulement 1 milliard d’années après le Big bang. Généralement on découvre de tels grains dans un Univers plus récent lié aux fameuses molécules PAH (Hydrocarbone aromatique polycyclique).

 

Une image contenant espace, Espace lointain, astronomie, objet astronomique

Description générée automatiquementDécouvrir du carbone à une époque aussi proche du BB est une surprise, elle pose des questions aux cosmologistes ; en effet cela signifierait que les galaxies et les étoiles évolueraient plus vite que ce que l’on croyait.

C’est le Dr Joris Witstok de l’Université de Cambridge qui a procédé à cette étude publiée dans Nature.

 

Dans le carré, la galaxie JADES-GS-z6.

 

Crédit : © ESA, Webb, Nasa, CSA, B. Robertson (UC Santa Cruz), B. Johnson (Center for Astrophysics, Harvard & Smithsonian), S. Tacchella (University of Cambridge, M. Rieke (Univ. of Arizona), D. Eisenstein (Center for Astrophysics, Harvard & Smithsonian), A. Pagan (STScI)

 

 

 

 

Il se trouve que ces grains absorbent la lumière UV aux alentours des 217,5 nm ce qui a été observé est très proche, l’absorption a été détectée à 226,3 nm, ce qui pourrait signifier une légère variation de composition ou tout simplement des erreurs de mesure.

Une telle découverte est surprenante si tôt dans l’évolution de l’Univers.

 

De tels grains peuvent être associés à des étoiles de type Wolf Rayet (étoiles massives très chaudes qui expulsent de la matière avant d’exploser en SN) ou à des éjectas de Supernovae.

Une telle découverte n’a été rendue possible que grâce à l’extrême sensibilité des nouveaux instruments à bord du Webb, en particulier le spectro révolutionnaire NIRSpec (fourni par l’ESA) dans le proche IR.

Ces observations faisaient partie de l’étude JADES (JWST Advanced Deep Extragalactic Survey) consacrée à l’étude des galaxies lointaines faiblement lumineuses.

 

En conclusion on pense que les étoiles très massives étaient la norme au début de l’Univers. Les galaxies auraient évolué plus vite si bien que certains pensent que l’âge actuel de l’Univers (13,8 Ga) serait sous-évalué !??? Voir article de Futura.

De même doit-on revoir le modèle standard comportant de la matière noire ?

 

À suivre.

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

À consulter absolument :

Le télescope spatial James Webb détecte pour la première fois du carbone dans les premières étoiles de l’univers

 

Webb sees carbon-rich dust grains in the first billion years of cosmic time

 

Home Page de Joris Witstok.

 

Ces nanodiamants observés par le James-Webb intriguent sur les débuts de l'Univers

 

 

 

 

EUCLID :.L’EXPLORATION DU CÔTÉ SOMBRE DE L’UNIVERS ! (04/08/2023)

 

 

Ça y est, enfin, le 1er Juillet 2023 la sonde Euclid sensée s’intéresser à la matière sombre et l’énergie noire a décollé de Cape Canaveral à bord d’une Falcon 9.

 

Une vue d’Euclid dans la coiffe de la fusée Falcon.

 

Lancement parfait, que nous avons vu en direct et dont je publie quelques captures d’écran.

Grande émission télé sur ESA-TV avec de nombreux scientifiques de la mission. (voir les vidéos plus loin)

 

 

Une image contenant transport, fusée, missile, plein air

Description générée automatiquement

Une image contenant ciel, transport, missile, fusée

Description générée automatiquement

Une image contenant texte, capture d’écran, multimédia, écran

Description générée automatiquement

Une image contenant texte, Appareils électroniques, multimédia, Appareil de présentation

Description générée automatiquement

Quelques captures d’écran du lancement. La dernière photo montre l’arrivée du premier étage sur la barge de récupération

 

 

On peut revoir ce lancement avec la vidéo suivante :

 

Version courte : https://dlmultimedia.esa.int/download/public/videos/2023/07/001/2307_001_AR_EN.mp4

Ou https://youtu.be/S_oJcqXty4c (6 min)

 

l’interview des scientifiques (1h30) en anglais.

https://dlmultimedia.esa.int/download/public/videos/2023/07/003/2307_003_AR_EN.mp4 par l’ESA

 

Version longue : https://youtu.be/NIwvwYVUuxg

 

Revenons aux fondamentaux, en quelques mots simples :

 

LA MATIÈRE NOIRE C’EST QUOI ?

En quelques mots simples, en étudiant les galaxies, on s’est aperçu que les étoiles les plus externes étaient toujours liées à leur galaxie, et qu’elles tournaient très vite. Or la faible masse des étoiles visibles ne pouvait pas retenir la dispersion de ces étoiles, elles auraient dû être éjectées. Comme ce n’était pas le cas, on en a déduit qu’il existait une masse invisible de matière qui entourait ces galaxies. On l’a appelé matière noire ou sombre (dark en anglais). On ne connait pas la nature de cette matière qui représente quand même près de 25% en masse/énergie de l’Univers.

 

L’ÉNERGIE NOIRE C’EST QUOI ?

Que savait-on ; depuis sa naissance il y a 13,8 milliards d’années, l’Univers entre en expansion (Hubble l’a prouvé), mais nous sommes tous soumis à la loi de la gravitation qui attire les corps entre eux. Il n’était donc pas absurde de se poser la question de savoir si à un moment donné, la gravitation prendrait l’ascendant sur l’expansion. D’où dans les années 1990 l’idée de mesurer l’état de l’expansion, en principe il devrait ralentir suite à l’effet de la gravitation. Las ! Les différentes mesures montrèrent que ce cette expansion au lieu de décélérer, accélérait ! Il existait donc une mystérieuse force ou énergie qui semblait étirer l’Univers encore plus. Faute de mieux on la baptisa énergie noire. On ne sait rien aussi de sa nature, bien qu’elle représente près de 70% de la masse/énergie de l’Univers.

 

 

C’est à la suite de ces deux mystères que la mission Euclid a été élaborée.

 

LA MISSION EUCLID, C’EST QUOI ?

 

C’est une collaboration internationale : 1600 scientifiques, 250 laboratoires, 17 pays dont 14 européens membres de l’ESA

France (1er contributeur) : 350 scientifiques soutenus par le CNES, le CNRS (INSU/IN2P3), le CEA,

et des universités et observatoires de Grenoble, Lyon, Marseille, Nice, Paris et Toulouse.

 

 

La mission Euclid doit donc mesurer des effets physiques infimes de l’énergie sombre et de la gravitation sur :

 

À cet effet il faudra observer l’évolution de la distribution et la structuration tridimensionnelle à grande échelle de :

Depuis aujourd’hui, jusqu’à la période de transition ou la matière noire dominait l’énergie sombre

 

On va donc observer l’évolution de la matière noire et des galaxies, et on va essayer de se situer par rapport à l’époque de la transition (période où la matière noire dominait l’énergie sombre) déjà évoquée. Quelle est l’origine de cette expansion de l’Univers ?

Des effets infimes vont devoir être mesurés, et il faudra donc construire de nouveaux outils et établir le protocole de nouvelles expériences.

 

Il va falloir avec ce télescope spatial :

 

À QUOI RESSEMBLE EUCLID ?

 

Une image contenant texte, transport, capture d’écran, engin spatial

Description générée automatiquement

C’est un télescope de 1,2m de diamètre, le maître d’œuvre est Airbus Defense & Space à Toulouse, en liaison avec Thales. Le télescope en carbure de silicium (SiC) devra fonctionner dans des conditions de froid extrême autour de 100 kelvins (-170°C). Il s'appuie sur l'expertise de pointe d'Airbus dans la technologie du carbure de silicium pour l'espace, qui a déjà fait ses preuves en orbite sur les missions Herschel et Gaia de l'ESA.

 

Il va fournir la lumière à deux instruments :

 

Ces deux instruments sont développés par un consortium européen et sont sous la responsabilité scientifique de Yannick Mellier, chercheur à l'IAP .

 

 

 

 

 

Le lancement était prévu par une fusée Soyuz-Fregat depuis Kourou, mais les évènements d’Ukraine ont changé la donne. Ce sera une Falcon 9 de SpaceX depuis la Floride.

Masse : 2 tonnes.

Coût du projet : 1 G€, flux de données 850 Gb/24h,

 

 

 

LES RELEVÉS D’EUCLID.

(d’après le site de la mission)

 

• Observer 1/3 de la voute céleste (15 000 deg2) en 6 ans, avec les instruments visible VIS et infrarouge NISP d’Euclid,

• Détecter plus de 10 milliards de galaxies, distribuées sur 10 milliards d’années-lumière (73% des 13.8 milliards d’années de l’histoire de l’Univers),

• Mesurer avec des précisions impossibles sur Terre

• Les effets de lentille gravitationnelle de la matière noire sur 1,5 milliards de galaxies (imagerie VIS)

• Mesurer les BAO (Oscillations acoustiques baryoniques)

• Les distances (redshifts) de 30 millions de galaxies lointaines (spectroscopie NISP),

• Construire la distribution 3D des galaxies et de la matière noire par tranche de temps,

• Caractériser la nature de l’énergie sombre avec une précision 30 fois plus élevée qu’aujourd’hui

• Construire une mine d’or de données pour toute l’astrophysique

 

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

The ESA Euclid space mission by Yannick Mellier IAP.

 

Euclid à la recherche de la matière noire et de l’énergie sombre par Rêves d’espace

 

Euclid Launch Kit en français   in english

 

Euclid et l'énergie noire : CR de la conf SAF de F Bernardeau du 9 Fev 2022 à consulter

 

Frémir avec Euclid et David Elbaz E04/12 avec D Elbaz

 

Euclid, l’énergie noire en ligne de mire par le CNRS

 

Euclid, the space telescope aiming to unlock the secrets of the Universe par Airbus

 

Launch broadcast replay

 

ESA’s Euclid Mission Launches to Explore ‘Dark Universe’ du JPL

 

Euclid de l’ESA s’envole vers le cosmos à la poursuite du mystère de la matière noire et de l’énergie noire

 

ESA’s Euclid lifts off on quest to unravel the cosmic mystery of dark matter and dark energy

 

Last glimpse of Euclid on Earth

 

 

Site du consortium Euclid.

 

Le site Euclid à l’ESA.

 

 

 

 

 

 

EUCLID :.LES PREMIÈRES IMAGES SONT PROMETTEUSES. (04/08/2023)

 

 

La sonde de l’ESA, Euclid, lancée il y a près d’un mois vient de rejoindre son lieu de travail en L2 à 1,5 millions de km de la Tere.

Et les premiers tests de ses deux caméras viennent d’être effectués.

Ils sont très prometteurs !

 

L’IMAGEUR DANS LE VISIBLE.

 

Le VIS (Visible Instrument), donc mesurant dans la partie visible du spectre (de 0,55 à 0,9 micron) a photographié une toute petite partie du ciel que l’on voit ici.

 

Une image contenant capture d’écran, objet astronomique, astronomie, Espace lointain

Description générée automatiquement

Première image de VIS (clic sur l’image pour plus de résolution) après une pose de 566 secondes.

 

Le VIS comporte 36 capteurs CCD, pour atteindre en tout près de 600 Giga pixels !

 

Cette grande précision permettra de pouvoir mesurer la forme de très nombreuses galaxies.

 

 

 

Crédit : ESA/Euclid/Euclid Consortium/NASA

 

 

 

 

 

LE SPECTRO-IMAGEUR DANS L’INFRA ROUGE.

 

Le NISP (Near-Infrared Spectrometer and Photometer) fonctionne lui aussi parfaitement comme on peut le voir sur l’image suivante prise pendant cette période de validation des instruments.

 

Une image contenant astronomie, Espace lointain, objet astronomique, Univers

Description générée automatiquement

Première image du NISP (clic sur l’image pour plus de résolution) d’un temps de pose de 100 secondes.

 

Cette caméra à une double fonction :

** Imager les galaxies en IR (0,9 à 20 microns) et

** Mesurer la quantité de lumière dans chaque longueur d’onde afin de déterminer leur distance.

À cette fin chaque la lumière de ces galaxies passe au travers d’un filtre multiprisme (grism) pour la décomposer en ses diverses longueurs d’onde.

 

Crédit : ESA/Euclid/Euclid Consortium/NASA

 

 

 

 

 

La combinaison de ces informations avec celles du VIS sur leur forme, devraient permettre de donner une idée de la répartition des galaxies dans l’Univers et comment elle évolue au cours du temps.

De plus, cette carte 3D de l’Univers devrait nous en apprendre plus sur la matière noire te l’énergie noire.

 

 

 

Rappelons que toutes ces images sont « brutes » et non traitées, donc on espère encore mieux pour plus tard.

 

Un grand merci à tous les collaborateurs Euclid et surtout à notre ami YANNICK MELLIER responsable du Consortium Euclid.

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Euclid test images tease of riches to come

 

Euclid livre ses premières images

 

The EUCLID NISP grisms flight models performance

 

The NISP Instrument

 

Le blog d’Euclid.

 

Voir sur ce site

 

Euclid : L’exploration du côté sombre de l’Univers !

 

Euclid et l'énergie noire : CR de la conf SAF de F Bernardeau du 9 Fev 2022

 

Origine Univers et Euclid : CR conf SAF de H Dole du 12 Avr 2019

 

Euclid, et énergie sombre : CR de la conf SAF (Cosmologie) de Y Mellier du 19 Janv 2013

 

La mission Euclid: CR de la conf IAP de Y Mellier du 7 Avril 2015

 

 

 

 

 

ARIANE 5 : DERNIÈRE MISSION, ET MAINTENANT ? (04/08/2023)

 

 

 

Une image contenant transport, fusée, engin spatial, missile

Description générée automatiquementAprès près de 30 ans de bons et loyaux services, la fusée européenne Ariane 5 a pris son envol pour la 117ème (vol VA 261) et dernière fois de Kourou, emportant deux satellites, le 5 Juillet 2023. Elle a eu 6 échecs au cours de sa carrière, ce qui n’est pas si mal que ça.

 

Photo du lancement de 117ème vol. Crédit ESA.

Vidéo du lancement : https://youtu.be/1bM0NgTpogg

 

On pourra consulter l’épopée de la création des lanceurs Ariane, en consultant quelques références ci-après.

En fait, c’est grâce (ou plutôt à cause) des Américains que le programme Arianne a été développé ; on se rappelle que dans les année 1970 l’Europe souhaitait mettre en orbite un satellite de communication devant être lancé par nos amis US, ceux-ci acceptèrent avec la seule condition….qu’il ne soit pas utilisé !!! l’Europe comprit ce jour-là qu’elle ne pouvait compter que sur elle-même.

 

 

 

C’est ainsi que le programme Ariane démarra pour devenir un franc succès, succès tel que la NASA confia à Ariane le lancement de JWST.

 

Mais tout cela était une autre époque, la donne a changé, de nouveaux acteurs ont fait leur apparition, notamment la puissante SpaceX. Ariane est devenue trop chère !!! De plus rien n’est récupérable. Fatal error ! On n’envisage même pas encore d’utiliser le Méthane à la place de l’Hydrogène.

 

On espère qu’Ariane 6, successeur d’Ariane 5 pourra relever le défi, mais n’est-il pas trop tard ? Est-elle déjà dépassée ? Je le crois malheureusement. Son premier vol devrait avoir lieu …bientôt !

Mais elle n’est pas réutilisable comme la Falcon 9, alors.. Tout n’est pas négatif, le moteur supérieur d’Ariane 6, le Vinci est réallumable.

De plus les coûts du lancement sont de l’ordre de deux fois plus que pour une Falcon 3.

 

Il faudra encore certainement attendre la génération suivante, bref il semble que l’on soit toujours en retard (d’une guerre ?).

C’est Elon Musk qui doit rire ! Je crois me rappeler qu’il y a une douzaine d’années il souhaitait une coopération avec Ariane, on lui rit au nez !

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Analyse : avec la fin d’Ariane 5, l’Europe face à plusieurs incertitudes avec Ariane 6

 

Ariane 5 a fait son dernier tour de piste : les photos remarquables du vol d’adieu

 

CNES merci Ariane 5 : https://youtu.be/K3yJjad3fbg

 

Voir aussi cette vidéo : https://youtu.be/5595NV-jXdc

 

The Last Ariane 5 Launch Was Apparently Perfect

 

Ariane 5 bows out in style: dual payloads, perfect delivery

 

Adieu Ariane 5 ! Retour sur les missions emblématiques du lanceur européen

 

 

L’histoire d’Ariane :

 

Voir dossier Lanceur sur ce site.  

 

ARIANE : Bon anniversaire, 25 ans déjà!

 

Ariane 6 : Feu vert Européen !

 

Ariane 6 : Du nouveau : des moteurs et des décisions

 

Ariane 5 :.250ème lancement d’une fusée Ariane 

 

 

 

 

 

 

SPACEX :.FALCON HEAVY MET 9 TONNES EN ORBITE STATIONNAIRE ! (04/08/2023)

 

 

Le 28 Juillet 2023 (le 29 à 5 h du matin pour la France), SpaceX a lancé sa puissante fusée Falcon Heavy de cap Canaveral avec comme charge utile un super satellite de communication de Hughes de plus de 9 tonnes, fabriqué par Loral Space en direction de l’orbite géostationnaire (36.000 km).

C’était le plus lourd satellite lancé au monde vers cette orbite. Son nom Jupiter-3 (ou EchoStar 24).

C’est un satellite dédié à Internet pour le continent américain N et S.

 

Signalons que quelques jours auparavant, le compte à rebours s’était arrêté une minute avant le lancement !

 

C’était le 7ème lancement avec ce lanceur depuis 2018, le troisième cette année et c’était le 51ème lancement SpaceX cette année !

C’est aussi la 255ème mission SpaceX et la 249ème avec succès, dont la 221ème consécutive sans échec !

 

Superbe lancement (voir photos diffusées par SpaceX et prises issues de Numerama), les deux boosters ont été récupérés comme d’habitude, le propulseur central n’a pas été récupéré, volontairement, afin d’économiser les ergols.

Nous avons pu suivre toutes les phases du vol en direct même le largage du satellite sur son orbite quelques trois heures après le lancement.

 

 

Encore un beau succès pour SpaceX, ce même lanceur devrait procéder encore à deux autres lancements cette année.

 

Une image contenant fumée, plein air, nuit, fusée

Description générée automatiquement

Une image contenant transport, fusée, missile, engin spatial

Description générée automatiquement

Les 27 moteurs Merlin 1D en pleine action le deuxième étage ne comportant qu’un seul Merlin version pour vide. LOX et Kérosène.

Le lanceur vient de décoller à pleine puissance et commence à percer les nuages au-dessus Toutes photos : SpaceX

 

 

 

 

Une image contenant ciel, plein air, nuage, herbe

Description générée automatiquement

Une très longue pose permet de voir le décollage à gauche et l’atterrissage des deux boosters à droite, sur la même image.

 

Entre les deux on peut voir la Jupiter C du musée du cap Canaveral, qui a servi aux premiers lancements Mercury !

 

 

On peut voir une petite vidéo de l’atterrissage de ces boosters ICI.

 

Crédit : SpaceX

 

 

 

 

 

 

 

Trois heures et demie après le lancement, mise en orbite géostationnaire du satellite.

 

 

La vidéo complète du lancement (3h1/2)

https://youtu.be/5ixbPMe6684

 

Une version plus courte (34 min) :

https://youtu.be/ZPSBpXpvtD0

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Falcon Heavy a réussi à mettre en orbite le plus grand satellite de communication commercial du monde, Jupiter 3

 

Falcon Heavy sends Jupiter-3 broadband giant toward geostationary orbit

 

Vol du Falcon Heavy : SpaceX partage ses meilleures photos de la fusée

 

Falcon Heavy par SpaceX.

 

La mission Jupiter 3 par SpaceX.

 

Space X :.Falcon Heavy pari réussi! (03/03/2018)

 

Falcon Heavy chez Wikipedia.

 

 

 

 

 

 

COSMOLOGIE :.PREMIERS PAS VERS LA GRAVITATION QUANTIQUE. (04/08/2023)

 

 

On sait qu’un des grands défis de la physique moderne est l’unification des deux grandes lois qui paraissent incompatibles entre elles :

 

Jusqu’à présent une théorie réunissant ces deux lois n’a pas pu être mis au jour, même si de nombreuses théories ont été essayées comme la théorie des cordes ou la gravitation quantique.

 

Il semble bien que l’on progresse sur le chemin de la gravitation quantique. Et ce sont les neutrinos qui vont nous aider !

 

Les neutrinos, un rappel !

 

Ce sont des particules élémentaires neutres et de masse presque nulle.

Si toute la matière semble être faite de neutrons, protons et électrons, on ne se rend peut-être pas compte que cet ensemble est très minoritaire ; car pour chaque proton, il y a 1 milliard de neutrinos.

Notre corps est traversé chaque seconde par 100.000 milliards de neutrinos solaires.

D’autre part, notre même corps contient 30 millions de neutrinos originaires du Big Bang !

Le neutrino interagit très très peu ; sa probabilité d’interaction avec un humain est par exemple de 10-16 !!

Sa détection est pour le moins…..difficile !

On sait que parmi les quatre forces fondamentales de la nature : Gravitation, électromagnétisme, force forte et force faible, le neutrino n’est sensible qu’à la force faible (et à la gravitation comme tout le monde bien sûr).

 

Un neutrino sur 10.000 milliards est intercepté par la Terre, il faut donc un débit énorme de neutrinos si on veut en détecter quelques-uns, alors où les trouver ?? Près d’une centrale nucléaire bien sûr ! C’est comme cela que les premiers neutrinos ont été détectés.

 

En fait il faut se rappeler qu’il existe (au moins ?) trois sortes de neutrinos (trois saveurs) :

·        le neutrino électronique,

·        celui associé au muon et

·        celui associé au Tau.

Les neutrinos peuvent changer spontanément de saveur au cours de leur voyage (oscillation

En fait le neutrino a plusieurs états (saveurs) statistiques suivant sa position le long du trajet.

Longtemps on a pensé que les neutrinos étaient sans masse,

Différentes expériences actuelles, permettent de donner des limites et des rapports entre les masses des différentes sortes de neutrinos.

Le neutrino serait 10 milliards de fois moins massif que l'électron, néanmoins, il contribue au bilan massique de l'univers et ne peut excéder quelques pourcents, ce qui est tout de même du même ordre de grandeur que la masse de toutes les étoiles (0,3% de tout l'Univers)!

 

Il y a de nombreuses sources de neutrinos :

 

·               L’atmosphère

·               Le Soleil

·               Les réacteurs nucléaires

·               La Terre (neutrinos géologiques)

·               Les accélérateurs de particules

·               Les explosions d’étoiles : les supernovas

·               Les accélérateurs astrophysiques (trous noirs…)

·               L’Univers et ses neutrinos cosmologiques.

 

Il existe de nombreux observatoires à neutrinos, ils permettent de remonter aux évènements qui les ont créés.

 

C’est notamment le cas de l’Observatoire IceCube en Antarctique dont nous avons abondamment parlé ici.

Le Icecube Neutrino Observatory, est un piège à neutrinos de 1km3 est construit au Pôle Sud géographique, sous la glace à côté de la base polaire US Amundsen-Scott.

Il consiste en plus de 5000 détecteurs (les DOM : Digital Optical Modules) installés entre 1500 et 2500m de profondeur sur 86 colonnes de 60 capteurs. Pourquoi si profond ? Jusqu’à 1500m de profondeur, la glace n’est pas encore assez tassée et possède des petites bulles d’air qui peuvent produire du bruit de fond et dévier les photons de la lumière Tcherenkov et ainsi fausser les mesures, après cette profondeur de 1500m il n’y a plus de bulles.

 

 

Cette nouvelle étude effectuée par nos collègues Italiens (menée par Giovanni Amelino-Camelia de l’université de Naples de l’INFN), établissent un lien entre certains neutrinos et des sursauts gamma (GRB).

 

Les sursauts gamma, rappel :

 

Les sursauts gamma (Gamma Ray Burst GRB en anglais) sont les évènements les plus violents de l'Univers depuis le Big Bang, ce sont des "flash" de rayonnements gamma (comme la lumière mais en beaucoup plus énergétique) qui durent un très court instant et sont produits dans des galaxies très distantes (heureusement !).

Ils correspondent à la fin de vie de certaines étoiles, celles les plus massives.

 

 

Que contient cette nouvelle étude publiée dans Nature Astronomy.

 

Une image contenant Bleu Majorelle, Bleu électrique, éclairage, bleu

Description générée automatiquementIls ont trouvé que pour certains neutrinos très énergétiques, il existe un lien entre l’énergie de ces neutrinos et leur retard dans le temps par rapport aux photons gamma émis par ce GRB.

 

 

Ils résument cela par cette phrase : plus l’énergie des neutrinos est grande et plus ils sont retardés par rapport aux photons émis par le GRB. On en déduit une possible structure quantique de l’espace-temps !

 

Afin de tester cette hypothèse, ils ont travaillé sur les données de IceCube et du télescope spatial gamma, Fermi.

 

Illustration : en haut, le télescope spatial Fermi et en bas de l’image, l’Observatoire IceCube au Pôle Sud.

Crédit : NASA / Fermi / Aurore Simonnet, Sonoma State University.

 

 

 

 

 

Les GRB sont étudiés par Fermi et les neutrinos de très forte énergie par IceCube. 

Certains gammas et certains neutrinos auraient le même déclencheur mais seraient observés à différents instants. Cela concorderait avec les modèles de gravitation quantique d’après les chercheurs.

 

Les neutrinos concernés (il y en a peu, je le concède), sont bien « retardés » par rapport aux photons et cela de manière proportionnelle à leur énergie. Ces retards peuvent être de l’ordre de plusieurs heures à plusieurs jours.

 

Les recherches sur la gravité quantique vont continuer, on vous tien au courant.

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN

 

 

Unification mécanique quantique — relativité générale : de nouvelles données sur les neutrinos nous en rapprochent

 

La gravité quantique ralentit-t-elle les neutrinos ? à lire absolument.

 

Découverte majeure sur la gravité quantique grâce à l’observatoire de neutrinos IceCube et au télescope spatial Fermi

 

Could quantum gravity slow down neutrinos?

 

Could quantum gravity slow down neutrinos? En pdf et lecture gratuite sur Arxiv

 

 

Une vidéo (en fait audio) explicative.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BEPICOLOMBO :.TROISIÈME SURVOL DE MERCURE. (04/08/2023)

 

 

Comme vous le savez maintenant, se mettre en orbite autour de Mercure, la planète la plus proche du Soleil, est très complexe, il est plus facile de se rendre vers Jupiter.

En effet, il faut lutter pour ne pas se laisser happer par l’énorme attraction gravitationnelle de notre étoile, il faut freiner !!

Comme la quantité de carburant qui pourrait nous servir pour freiner est limitée, il faut se servir de Newton, et donc d’assistance gravitationnelle, en passant près de planètes pour leur céder un peu de notre énergie (et non pas voler une peu de leur énergie quand on va dans le fond du système solaire).

 

 Rappel :

 

L’assistance gravitationnelle est une technique de navigation spatiale permettant d’augmenter (ou de diminuer suivant les cas) la vitesse d’une sonde spatiale ainsi que sa direction, afin de lui faire atteindre des objectifs extrêmes.

En effet, les lanceurs actuels ne permettent pas d’emporter une quantité énorme de carburant pour pouvoir propulser les sondes aussi loin que l’on voudrait.

C’est donc une technique élégante pour économiser le carburant.

L’idée c’est de faire entrer la sonde spatiale dans la sphère d’influence d’une planète, son champ d’attraction gravitationnel doit l’attirer de plus en plus, la sonde accélère donc. Bien entendu on évite une trajectoire de collision.

La sonde ayant reçu ainsi un coup de pied bien placé, ressort de la sphère d’influence avec une vitesse plus grande qu’à l’arrivée, de plus sa direction est changée. (Effet de fronde on slingshot en anglais).

Sa vitesse a considérablement changé, en grandeur et en direction car la planète lui a communiqué une partie de sa vitesse.

Suivant que l’on frôle la planète dans le sens de sa rotation ou dans le sens contraire, on accélère la sonde ou on la ralentit.

 

C’est la raison pour laquelle cette mission requiert 9 assistances gravitationnelles, et celle-ci, datant du 19 Juin 2023, est la 6ème mais la 3ème autour de Mercure. Il ne lui en reste plus que 3 ; la prochaine sera le 5 Septembre 2024.

Après la dernière assistance, donc après celles de Décembre 2024 et Janvier 2025, sa vitesse sera suffisamment réduite pour pouvoir entrer en orbite autour de Mercure.

 

Lors de ce dernier survol de Juin 2023 qui a réduit sa vitesse à 3,6 km/s, la sonde, en fait la multisonde, puisque ‘elle est composée de deux parties et même trois, est passée à 236 km de la surface de la planète.

Des photos ont fait apparaître de nouveaux cratères.

Par contre la caméra haute résolution est encore cachée par l’assemblage des deux sondes, donc les photos proviennent d’une caméra moins performante.

 

 

Une image contenant noir et blanc, monochrome, noir

Description générée automatiquement

Ce troisième survol de Mercure s’est produit à 19h34 UTC (21:34 CEST) le 19 Jin 2023, au plus près, à 236 km de la surface ‘mais on survolait la face nuit de Mercure).

Ici un composite des trois photos non annotées. Crédit ESA

Une image contenant texte, capture d’écran, conception

Description générée automatiquement

Une douzaine de minutes après le point le plus proche, la sonde sort de la face nuit et l’ESA nous transmet cette première photo, nous sommes déjà à près de 3500 km de la surface.

Un nouveau cratère (Manley) de 218 km de diamètre est repéré et marqué sur la photo ci-contre.

D’après les scientifiques de la mission (D Rothery UK), le fond de ce cratère pourrait contenir des restes de la croûte primitive de Mercure. De plus, le fond de l’intérieur du cratère semble contenir de la lave.

On remarque aussi la faille Beagle Rupes, falaise de 600 km de long.

Visibles dans le coin supérieur gauche : antenne grand gain et une partie de la sonde.

Crédit ESA BepiColombo, MTM, CC BY-SA 3.0 IGO

 

 

 

 

Une image contenant texte, capture d’écran

Description générée automatiquement

Deuxième photo publiée, on voit mieux le cratère Manley, nouvellement nommé. Nous sommes à 4000 km de la surface.

 

Crédit ESA BepiColombo, MTM, CC BY-SA 3.0 IGO

 

Une image contenant texte, capture d’écran, planète, astronomie

Description générée automatiquement

Nous nous éloignons de plus en plus, nous sommes maintenant à approx. 12.000 km de Mercure.

 

On distingue le bassin de Raditladi (260 km) dont l’origine est mystérieuse.

 

Vers le Terminateur, le bassin Rembrandt (> 700 km) un des plus grand de la planète, le plus grand : le bassin Caloris de 1550 km.

 

On remarque aussi un cratère d’impact très brillant le cratère Xiao Zhao.

 

Crédit ESA BepiColombo, MTM, CC BY-SA 3.0 IGO

 

 

 

Une compilation de plus de 200 images prises lors de troisième survol de Mercure de 1740 km à 330.000 km pour la dernière séquence.

 

https://youtu.be/3pujIIK4NNQ

ESA/BepiColombo/MTM, CC BY-SA 3.0 IGO

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

ESA’s BepiColombo probe conducts third flyby of Mercury

 

Exploration de Mercure : la sonde BepiColombo va réaliser son plus proche survol

 

A trio of images highlight BepiColombo’s third Mercury flyby

 

BepiColombo’s third Mercury flyby: the movie

 

https://youtu.be/nRyTUI423kY

 

La sonde BepiColombo vient de survoler la planète Mercure

 

Premières images et vidéos de Mercure survolée par la sonde BepiColombo

 

Troisième survol de Mercure par BepiColombo

 

Où se trouve BepiColombo ?

 

L’assistance gravitationnelle : Mais comment ça marche ?

 

 

 

 

 

 

 

 

CHANDRAYAAN-3 : L’INDE VISE DE NOUVEAU LA LUNE ! (04/08/2023)

 

 

Après l’échec (de très peu) en 2019 de la mission précédente, l’Inde tente de nouveau d’atteindre la Lune pour y déposer un atterrisseur-rover sur la région du Pôle Sud lunaire.

Ce serait un exploit formidable qui propulserait l’Inde dans le club très fermé des nations comme les USA, la Russie et la Chine, qui ont un ou plusieurs rovers sur la surface lunaire.

 

C’est ce 14 Juillet 2023 que l’Inde, alors que son chef d’état N. Modi était l’invité d’honneur de notre défilé, a lancé sa fusée LMV3 avec succès vers la Lune. Le trajet, pour des raisons d’économie de carburant et de roupies ! va durer un peu plus d’un mois avant d’arriver dans la zone d’atterrissage.

 

Une image contenant transport, fusée, missile, navette spatiale

Description générée automatiquement

Une image contenant texte, capture d’écran, ciel, cercle

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Décollage le 14 Juillet 2023 de la fusée emportant Chandrayaan-3 vers la Lune de la base Sriharikota dans l’Andhra Pradesh

Trajectoire économique pour atteindre la Lune. On cercle plusieurs fois la Terre et la Lune avant d’arriver.

Tous documents : ISRO

 

Vidéo du lancement : https://youtu.be/fkDTej1FMy4

 

Voir aussi celle-ci : https://youtu.be/VIUKP8HSiAw avec de bonnes explications.

 

Une longue vidéo de l’explication de la mission : https://youtu.be/QiLYrT-f114

 

L’atterrisseur-rover s’appelle bien logiquement Chandrayaan-3 (signifie véhicule lunaire en sanskrit), il comporte donc l’atterrisseur Vikram (valeur) et le rover Pragyan (sagesse).

 

En principe des prélèvements de glace lunaire sont prévus afin d’être analysés. Les informations recueillies sont particulièrement intéressantes, car c’est la zone d’atterrissage choisie pour les futures missions US (et autres certainement)

 

Une image contenant transport, machine, intérieur, engin spatial

Description générée automatiquement

Une image contenant engin spatial, jaune

Description générée automatiquement

Chandrayaan-3 avant son lancement. La partie inférieure est l’étage de propulsion.

La partie supérieure est l’atterrisseur-rover, on voit sur cette image la porte qui s’ouvre pour laisser sortir le rover sur une rampe, similaire à la technique Chinoise.

Tous documents : ISRO.

 

 

Signalons que les stations de suivi de l’ESA vont participer à cette mission en aidant au suivi de la trajectoire et aux communications avec la sonde.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

L’Inde repart à la conquête de la Lune ce 14 juillet

 

India launches rocket to land spacecraft on Moon

 

ESA ground stations support Chandrayaan-3 Moon mission

 

 

Documents ISRO :

 

https://www.isro.gov.in/Chandrayaan3.html

 

https://www.isro.gov.in/Chandrayaan3_Details.html   yes yes

 

https://www.isro.gov.in/media_isro/image/index/Chandrayaan3/Picture7.jpg.webp

 

 

 

 

 

PARKER SOLAR PROBE :.LES SECRETS DU VENT SOLAIRE. (04/08/2023)

 

 

Une image contenant Espace lointain, objet astronomique, espace, planète

Description générée automatiquementNotre étoile est un astre turbulent, il émet des particules (plasma) appelé le vent solaire, dans l’espace, ces particules sont de temps en temps dirigées vers la Terre et provoquent des perturbations électromagnétiques désagréables ainsi que le phénomène des aurores, spectacle superbe.

Ce vent solaire est en fait en deux parties, un vent lent ‘400 km/s) et un vent rapide (deux fois plus rapide), c’est celui-ci qui est essentiellement la cause des tourments magnétiques.

 

La sonde Parker (PSP) est passée à moins de 8 millions de km de la surface de notre étoile récemment, et a pu étudier plus en détail le vent solaire.

Illustration : NASA.

 

 

 

Elle a ainsi pu se pencher sur ce qui semble être à l’origine du vent rapide, les trous coronaux (coronal holes).

Les trous coronaux sont des régions du Soleil où les lignes de champ magnétique émergent de la surface sans se reboucler vers l'intérieur

 

La sonde a mis au jour que le flux de particules de haute énergie émis (de l’ordre de la dizaine ou centaine de keV !) par ce vent, est en lien avec le phénomène de super granulation à l’intérieur des trous coronaux. Les cellules de cette granulation donnent naissance à des champs magnétiques qui interfèrent entre eux et se reconnectent en libérant une forte énergie. Énergie communiquée aux particules de ce vent solaire rapide.

 

Ces trous coronaux, générateurs du vent rapide, se produisent généralement dans les zones polaires du Soleil et ceci pendant la période « calme » du Soleil, mais lorsque le Soleil devient plus actif, ces trous coronaux se déplacent vers les zones équatoriales et peuvent ainsi diriger leur vent de particules vers notre planète. On se rend bien compte qu’étudier l’évolution de ces trous coronaux donne une idée de la météo solaire en permettant d’y améliorer ses prévisions.

Donc comprendre le mécanisme de formation de ce vent est fondamental pour notre planète afin de prédire les tempêtes solaires.

 

C’est le but du rapport qui vient d’être publié dans la revue Nature (7 Juin 2023), sous la direction de Stuart Bale de Berkeley. Le processus complexe y est bien expliqué

On peut consulter aussi cet article en pdf ICI.

 

Bientôt la sonde devrait se rapprocher encore plus, à 6 millions de km de la surface solaire, d’autres mesures seront alors effectuées.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Parker Solar Probe flies into the fast solar wind and finds its source de Berkeley News, à lire

 

La sonde Parker Solar Probe de la NASA résout un vieux mystère concernant le Soleil

 

Parker Solar Probe a effleuré le Soleil pour percer le secret des vents solaires

 

La sonde Parker résout un mystère de longue date à propos du Soleil

 

NASA's sun-kissing Parker Solar Probe finds source of 'fast' solar wind

 

Parker Solar Probe homepage.

 

Parker Solar Probe Flies into the Fast Solar Wind and Finds Its Source

 

Parker Solar Probe Detected Something We've Never Seen Before on the Sun's Surface  vidéo

 

La source du vent solaire rapide identifiée de Pour la Science.

 

La mesure des particules solaires les plus énergétiques du LESIA

 

 

 

Le site de parker solar probe au JHUAPL

 

L’actualité Parker Solar Probe sur votre site préféré.

 

 

 

 

 

LIVRE CONSEILLÉ : HISTOIRE D’UNE SCIENCE IMPOSSIBLE : LA COSMOLOGIE (04/08/2023)

 

 

 

Une image contenant texte, capture d’écran, Police, logo

Description générée automatiquement

Sous-titré, Cosmologie et épistémologie de 1917 à nos jours. Aux éditions de la Sorbonne.

 

Par Gauvin Leconte-Chevillard, il a étudié à l'Observatoire de Paris-Meudon et à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où il a soutenu sa thèse de doctorat en philosophie des sciences. Il enseigne aujourd'hui en lycée dans le nord de la France et à l'Observatoire de Paris-Meudon. Il a été nommé lauréat du prix Marc-Auguste Pictet 2023 décerné par la Société de physique et d'histoire naturelle de Genève pour le présent ouvrage.

 

 

Voici ce qu’on trouve sur la dernière de couverture :

 

 

 

 

« Au lieu d'une induction des principes théoriques à partir des phénomènes empiriques, on ne nous offre qu'une pseudo-science cosmythologique invertébrée et on nous enjoint de nous suicider pour éviter de mourir. » Herbert Dingle, 1937

 

« L'idée d'un Univers unique, d'un Tout vraiment solidaire, correspond à une totalisation négligente, à une unification trop tôt faite, bref à une définition non systématique d'un système. » Gaston Bachelard, 1939

 

« Ce n'est pas de la science, d'après ma conception. » Karl Popper, 1994

 

« La bonne méthodologie scientifique ne consiste pas en un ensemble de règles abstraites dictées par des philosophes. » Leonard Susskind, 2008

 

De quoi parlent ces scientifiques et ces philosophes en des termes aussi forts ? De la cosmologie physique, une science très particulière tant par son objet — l'Univers — que par son histoire. Elle a en effet connu, depuis un siècle, de vives controverses non seulement scientifiques mais aussi philosophiques. Comment une connaissance de la structure englobant tous les phénomènes physiques est-elle possible ? Qu'est-ce qu'une hypothèse scientifique légitime ? Une théorie doit-elle être fondée sur des observations ? Comment différencier la science de l'Univers de la métaphysique ? Ces questions, habituellement réservées aux ouvrages de philosophie, ont été débattues par les cosmologistes dans les plus prestigieuses revues scientifiques.

 

Ce livre retrace l'histoire de ces controverses, depuis la question de l'expansion de l'Univers jusqu'à celle des univers multiples, afin de démontrer par l'exemple l'intérêt des interactions entre science et philosophie.

 

Prix : 20€

 

Une remarque : Mr Leconte-Chevillard sera notre invité pour la première réunion de rentrée de la commission de cosmologie le samedi 30 septembre 2023 à 15h au siège de la SAF.

Il nous présentera une conférence sur ce sujet.

 

Les membres de la commission recevront une invitation 15 jours avant.

 

 

 

 

 

 

Bonne lecture à tous.

 

C’est tout pour aujourd’hui !!

 

Bon ciel à tous !

 

JEAN-PIERRE MARTIN

 

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