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Mise à jour 25 Février 2026.

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CONFÉRENCE MENSUELLE

De Guillaume HÉBRARD

Astrophysicien IAP ET OHP (Observatoire de Haute Provence)

« EXTRAORDINAIRES PLANÈTES EXTRASOLAIRES »

Organisée par la SAF

En présence du public et en vidéo (direct) sur canal YouTube SAF

Le Mercredi 11 Février 2026 à 19H00

 

Photos : BZ pour l'ambiance. (Les photos avec plus de résolution peuvent m'être demandées directement)

Les photos des slides sont de la présentation de l'auteur. Voir les crédits des autres photos si nécessaire

La présentation est disponible sur ma liaison ftp ,

Rentrer le mot de passe, puis aller à CONFÉRENCES SAF ensuite SAISON 2025/2026 ;

 

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Elle s’appelle : le présentateur n’a pas souhaité donner sa présentation pour des pbs de copyright.

Ceux qui n'ont pas les mots de passe doivent aussi me contacter avant..

 

Pour plus de détails se reporter à son ouvrage qui vient de paraitre.

 

 

La vidéo de la réunion est accessible à cet URL :

https://youtu.be/A1tTy4hWAqQ?list=PL78ug7UrzPF1w8Tv32bQsZtE1Q5Tz7nBP

 

 

Tous les autres enregistrements des conférences mensuelles sont accessibles sur la playlist des conférences mensuelles d’Astronomie de notre chaine YouTube SAF.

 

 

 

 

 

 

 

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Nous étions approx 120 dans la salle et 90 à distance sur YouTube.

Encore quelques problèmes de micro (écho), désolé.

 

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Le contenu généré par l’IA peut être incorrect.Ne disposant pas de la présentation et le son étant par moment défaillant sur l’enregistrement, je me base sur mes notes pour rédiger ce court CR.

 

Guillaume commence par présenter le système solaire avec ses deux groupes de planètes : rocheuses et gazeuses.

 

Depuis longtemps on imaginait qu’il pouvait exister d’autres systèmes solaires semblables au nôtre, très loin dans l’espace. Mais ce n’était pas une pensée autorisée par l’Église à l’époque et certains en payèrent le prix fort, comme Giordano Bruno brulé en public pour avoir émis cette hypothèse.

 

Maintenant nous avons évolué et nous savons qu’il existe de tels mondes.

Sur lesquels nous nous aimerions bien en apprendre plus comme :

 

 

 

 

·         Démontrer l’existence des exoplanètes

·         Explorer la diversité de l’Univers

·         Détecter et étudier ces systèmes

·         Déterminer les propriétés de ces corps

·         Comprendre leur mode de formation et d’évolution

·         Trouver des analogues à notre Terre

·         Rechercher une vie extraterrestre.

 

À notre époque on peut répondre quasiment à tous les points sauf le dernier !

 

On pensait pouvoir trouver des planètes similaires à notre système solaire, mais ce ne fut pas le cas !

 

En effet la première découverte en 1995 à l’OHP, par M Mayor et D Queloz (futurs Prix Nobel) dans Peg 51 était une énorme planète tournant très près de son étoile, ce que l’on allait appeler des Jupiters chauds ! On se rappellera nos visites à Michel Mayor à l’observatoire de Genève avec nos amis de la SAF.

 

Donc la preuve est faite, les planètes extrasolaires existent !

 

Cette découverte a été faite de façon indirecte, ce qui nous mène aux différents processus de détection.

 

LES DIFFÉRENTES MÉTHODES DE DÉTECTION.

 

Comment mettre en évidence une exoplanète ? (d’après un précédent compte rendu)

 

Il y a deux difficultés majeures :

·        une très faible séparation angulaire

·        un contraste de luminosité en revanche énorme.

 

La première méthode utilisée est celle des vitesses radiales.

 

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Le contenu généré par l’IA peut être incorrect.Étoiles et planètes tournent autour de leur centre de masse commun, qui est légèrement différent du centre de l'étoile, c'est à dire que l'étoile possède un petit mouvement décentré autour de ce point.

 

C'est ce mouvement (wobble en anglais), et ses variations de vitesse que l'on essaie de détecter pour ainsi révéler la présence d'une (ou plusieurs) planètes autour de cette étoile.

 

Ce mouvement est illustré sur l'animation gif ci-contre.

 

C'est ce que l'on appelle la mesure par la méthode des vitesses radiales (Radial Velocity en anglais)

 

 

 

Il est clair que l'étoile étant énormément plus massive que l'étoile, son mouvement autour du centre de masse est très faible, par exemple, pour notre Soleil, et en ne prenant en compte que Jupiter dans le système solaire, il serait de l'ordre de 500 microsecondes d'arc, vu d'une distance de 10pc comme expliqué dans cet article de l'Observatoire de Paris.

Le déplacement dû à une petite planète comme la Terre serait …………1000 fois plus faible !!!

Hors de portée de nos instruments pour le moment.

 

De telles différences de vitesse ou de déplacement peuvent être détectés par effet Doppler, que tout le monde connaît maintenant, c'est par exemple, le cas de la voiture qui arrive de loin vous dépasse et s'éloigne de vous.

Quand on s'approche les longueurs d'onde diminuent (plus aiguë ou plus bleu) et quand on s'éloigne, elles augmentent (plus grave ou plus rouge).

 

Ce déplacement en fréquence (shift en anglais) se détecte sur la lumière émise par l'étoile autour de son orbite.

 

Un bel exemple de déplacement des raies par la présence d'une exoplanète.

 

 

L’autre grande méthode : la méthode du transit.

 

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Le contenu généré par l’IA peut être incorrect.Voici le principe : une planète (invisible depuis la Terre), passe devant son étoile régulièrement ; l'éclat de l'étoile diminue légèrement.

 

C'est cet affaiblissement de luminosité que l'on détecte pour affirmer la présence de la planète.

 

Une animation du transit d'une planète devant son étoile.

 

C'est le même genre de phénomène que l'on a observé avec Vénus lors de son passage devant le Soleil le 8 Juin 2004.

 

Mais il faut avoir la chance d’être bien aligné !

 

 

 

 

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La première découverte par transit est la planète HD 209458 b, une Jupiter chaud, située à 150 al dans Pégase.

 

On rappelle que ramené dans notre système solaire :

 

Jupiter passant devant le Soleil, obscurcirait celui-ci de 0,1 fois le rayon du Soleil. (1% de la luminosité)

 

La Terre ce serait 0,01 fois le rayon du Soleil. (0,01% de luminosité)

 

 

 

 

 

 

 

Ces deux dernières méthodes sont complémentaires, en effet,

 

Les vitesses radiales permettent de mesurer

La masse des exoplanètes

La période de leurs orbites

L’excentricité des orbites

 

 

La méthode du transit permet de mesurer

La taille des exoplanètes

L’inclinaison de leurs orbites

La période de leurs orbites

 

Et puis progressivement interviennent les télescopes spatiaux dédiés à la recherche de planètes extrasolaires.

 

Le plus révolutionnaire d’entre eux : Kepler de la NASA qui fit le plus grand nombre de découvertes par la méthode des transits.

 

Le 6 Mars 2009 dans la nuit, a décollé de Cap Canaveral en Floride à bord d'une fusée Delta, la mission de la NASA pour découvrir de nouvelles exoplanètes : la mission Kepler. C'est la première mission d'envergure de la NASA pour détecter des planètes de type terrestres, c'est à dire situées à la bonne distance de leur étoile, dans ce que l'on appelle la zone habitable, région où l'on peut trouver l'eau sous ses trois formes : liquide, solide et gazeuse.

Précision de mesure : 20ppm, 4 fois moins que le transit de la terre !

Il devrait voir les objets de magnitude entre 9 et 16.

Plus de 200.000 étoiles de type solaires devraient être scrutées pendant la période initiale de 3 ans.

 

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Le contenu généré par l’IA peut être incorrect.L’idée de Kepler : examiner toujours la même zone du ciel et détecter les infimes variations de luminosité de transits devant une étoile.

 

 

Son champ d’action : 200.000 étoiles ! Il couvre 1/400 du ciel

 

 

Illustration : NASA

 

 

 

 

 

Méthode du transit à l’aide d’un photomètre de 95cm d’ouverture équipé d’un miroir de 1,4m et de détecteurs CCD.

Ce sera le plus grand capteur CCD lancé dans l'espace : 95 millions de pixels !

Sa particularité : il pointera un point fixe situé dans la constellation de la Lyre et fera ses relevés à partir de cette zone-là.

On confirme une découverte si on a pu mesurer 3 transits de la même planète

 

Kepler dès sa mise en service découvre de nombreuses exoplanètes (plusieurs milliers)

 

 

Quelques exemples :

Un système solaire comportant 6 planètes dont quelques-unes probablement rocheuses.

L’étoile est du type solaire, située dans le Cygne, proche de nous, à 2000 années-lumière, donc dans notre galaxie.

Elle a été baptisée Kepler-11.

 

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Description générée automatiquementLe nouveau système découvert semble être très « plat » et ressemble un peu au nôtre, sauf que la plupart des planètes sont plus proches de leur étoile que les nôtres, elles s’inscrivent en effet, pour ainsi dire dans l’orbite de Mercure.

 

 

Donc elles ont …chaud !

 

Illustr : NASA

 

 

 

 

 

 

Voir le dossier Kepler sur le site.

 

 

La méthode des transits peut être incertaine quand plusieurs planètes orbitent l’étoile, aussi on a développé une méthode pour tenir compte de ce fait, la variation de la chronométrie du transit, ou TTV en anglais pour Transit Timing Variation.

Cette méthode est particulièrement efficace dans le cas de planètes Terres ou Super Terres.

 

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Le contenu généré par l’IA peut être incorrect.Une des découvertes les plus prestigieuses a été l’exoplanète KOI 142-b (KOI : Kepler Object of Interest) baptisée aussi Kepler 88-b.

C’est une super Terre de masse 1,8 Masse Terre.

 

Pour KOI-142 b, les astronomes ont observé des transits en avance ou en retard avec des variations pouvant atteindre plusieurs heures, or généralement les transits sont réguliers et périodiques.

Cela ne pouvait que provenir de l’influence gravitationnelle d’une autre exoplanète en orbite que l’on ne voyait pas.

 

C’est grâce à la méthode TTV permettant la mesure précise de ces anomalies que l’on put détecter une DEUXIÈME planète perturbatrice appelée KOI 142-c. elle était massive et en résonance avec la première en 2 :1.

 

 

Intéressant aussi, cette méthode car la différence de temps entre les transits révèle également des informations sur la masse des planètes

 

 

Il est exceptionnel de noter que cette planète a été découverte sans transit, uniquement par son influence gravitationnelle.

 

On a déjà découvert des dizaines de planètes par cette méthode.

Cette méthode sera utilisée avec les missions Cheops et Plato.

 

 

ET LA VIE EXTRATERRESTRE ????

 

Quels sont les paramètres qui pourraient indiquer une présence de vie sur une planète ?

 

On a pensé d’abord étudier ce qui caractériserait notre planète, la Terre, vue de l’extérieure.

 

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Une éclipse de Lune est un moment favorable car la lumière de l’atmosphère terrestre se réfléchit sur elle, et on peut ainsi l’analyser comme on ferait pour une planète extrasolaire.

C’est la signature de la <terre.

 

On a pu faire le spectre de la lumière du Soleil qui a traversé la Terre lors d’une éclipse de Lune.

 

Voilà la signature avec O2 et O3 et la pente due à l’effet Rayleigh signifiant la présence de N2.

 

 On va rechercher des planètes avec une signature similaire afin d’avoir mis le doigt sur une « nouvelle Terre »

 

 

 

 

La recherche débute, à suivre….

 

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Nombreuses questions du public.

 

Pour info , au jour d’aujourd’hui on compte :

·         6228 exoplanètes

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

What do exoplanets look like?

 

La mission Plato au CNES.

 

La mission Cheops au CNES.

 

Caractéristiques de KOI 142

 

KOI-142, the King of Transit Variations, is a Pair of Planets near the 2:1 Resonance

 

 

Le dossier exoplanètes sur votre site préféré.

 

Quelques conférences passées sur les exoplanètes :

 

Les Exoplanètes, 30 ans de surprises : CR de la conf SAF de J Lequeux du 12 Mars 2025

 

Les atmosphères exoplanétaires : CR de la conf SAF (Planétologie) de B Charnay du 1er Juin 2024

 

Les exoplanètes : CR de la conf SAF du 12 Fev 2020 par A Lecavelier des Étangs

 

Exoplanètes Trappist-1 : CR de la conf IAP par J Leconte du 8 Janv 2019

 

Les exoplanètes : CR de la conférence de M Mayor à l'IAP du 2 Mai 2006 à l'IAP

 

 

 

 

Bon ciel à tous

 

 

Prochaine conférence SAF. : le mercredi 11 Mars 19h « APRÈS L’ELT, QUEL AVENIR POUR LA COMMUNAUTÉ ASTRONOMIQUE EUROPÉENNE ESO ? » avec Roland BACON CRAL (CNAM) 19 H    

Réservation comme d’habitude à partir du 12 Février 9h00 ou à la SAF directement.

La suivante : le « les rêves de l’origine » avec JM Bodet Bidauld CEA

 Transmission en direct sur le canal YouTube de la SAF : https://www.youtube.com/channel/UCD6H5ugytjb0FM9CGLUn0Xw/feautured

 

 

Les dernières conférences SAF 

 

 

 

Bon ciel à tous !

 

 

Jean Pierre Martin 

www.planetastronomy.com

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