LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:

Mise à jour : 15 Mai 2024     

       

Conférences et Évènements : Calendrier   .............. Rapport et CR

Prochaine conférence SAF. : le mercredi 12 Juin 2024 (CNAM amphi Grégoire) 19 H    avec Jacques LASKAR Astrophysicien IMCCE Obs de Paris sur « Vers un scénario cohérent pour l'évolution du système Terre-Lune»
Réservation comme d’habitude à partir du 16 Mai 9h00 ou à la SAF directement.  La suivante : à la rentrée !!!  :      Transmission en direct sur le canal YouTube de la SAF : https://www.youtube.com/channel/UCD6H5ugytjb0FM9CGLUn0Xw/feautured

pour les membres de la commission de Planétologie : réunion samedi 1er Juin à 15h au siège.

Astronews précédentes : ICI        dossiers à télécharger par ftp : ICI

 

ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :

Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires

 

Sommaire de ce numéro :  

 

Occultations stellaires : Conf SAF de B Sicardy du 10 Avril 2024. (15/05/2024)

L’inflation : CR conf SAF (cosmologie) de D Werth du 6 Avril 2024. (15/05/2024)

In Memoriam :.Mort de P Higgs, un des pères du boson. (15/05/2024)

Notre Dame de Paris : Une méridienne y est cachée ! (15/05/2024)

Le Soleil :.Des aurores exceptionnelles jusqu’en France (15/05/2024)

La Chine : L’ambitieux programme lunaire. (15/05/2024)

Chang’e-6 : En route pour la face cachée de la Lune ! (15/05/2024)

Trou noir : Un TN stellaire découvert proche de nous. (15/05/2024)

Trous noirs :.Voyage à l’intérieur d’un TN par la NASA. (15/05/2024)

JUNO :.Un lac de lave sur Io vu de près. (15/05/2024)

Mars Express :.25.000 orbites et on continue ! (15/05/2024)

EXOMARS :.Une chance de décoller enfin ? (15/05/2024)

Voyager :.Bug résolu ! (15/05/2024)

Voile Solaire : Une voile de nouvelle génération. (15/05/2024)

JWST :.Des détails inédits de la Tête de cheval ! (15/05/2024)

Livre conseillé :..Les étoiles et les SN chez Glénat. (15/05/2024)

Livre conseillé :.Le grand guide de l’Astronomie chez Glénat. (15/05/2024)

 

 

 

 

 

IN MEMORIAM :.MORT DE P HIGGS UN DES PÈRES DU BOSON. (15/05/2024)

 

Peter Higgs, le célèbre physicien britannique, à la base de la découverte du boson portant son nom, s’est éteint le 8 Avril 2024 chez lui tranquillement à l’âge de 94 ans.

 

Il avait reçu le Prix Nobel de Physique en 2013 (avec F Englert) pour l’invention (en 1964 !!) de cette particule qui complétait le bestiaire des particules élémentaires et qui fut découverte au CERN en 2012.

 

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Description générée automatiquementCe sont les 3 physiciens Peter Higgs, Robert Brout et François Englert qui ont émis cette hypothèse dans les années 1960.

 

Le physicien Peter Higgs (82 ans) assistait à cette conférence de presse, son collègue F Englert était aussi présent, Robert Brout est décédé en 2011, il ne verra pas contrairement à ses deux autres collègues, la réussite de sa théorie.

Le commentaire de P. Higgs lors de séminaire : "C'est extraordinaire que cela soit arrivé de mon vivant"

  

(Photo CERN)

 

L’annonce au CERN sur YouTube (1min30).

 

 

 

 

 

 

Nous avons eu la chance quelques années plus tard de pouvoir être dans le fameux amphithéâtre où cette découverte a été annoncée.

 

 

 

Le boson de Higgs, est une particule élémentaire fondamentale de l'univers, c’était le chaînon manquant de la physique des particules.

 

Imaginez un champ invisible qui imprègne tout l'espace, comme la crème dans un gâteau. Ce champ, appelé champ de Higgs, confère une masse aux particules qui interagissent avec lui, comme les électrons et les quarks. Plus une particule interagit fortement avec le champ de Higgs, plus elle est massive.

 

Sa découverte en 2012 au CERN a confirmé la validité d’une théorie fondamentale de la physique appelée le modèle standard de la physique des particules.

 

Voici quelques points clés à retenir :

 

·         Le boson de Higgs est une particule élémentaire. Cela signifie qu'il ne peut pas être divisé en particules plus petites.

·         Il est responsable de donner une masse à la plupart des autres particules élémentaires. Sans le boson de Higgs, les électrons, les quarks et d'autres particules n'auraient pas de masse, et l'Univers serait très différent de ce qu'il est aujourd'hui.

·         Le boson de Higgs a été découvert en 2012 au Large Hadron Collider (LHC) du CERN. Cette découverte a été une étape majeure dans notre compréhension de l'Univers.

 

 

Pour la petite histoire, notons que, le CERN avait rejeté le tout premier article sur le sujet proposé par P Higgs !!!

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Le boson de Higgs, aux origines de la masse des particules

 

CMS collaboration releases Higgs boson discovery data to the public

 

Le boson de Higgs enfin découvert ! de Pour la Science.

 

Le boson de Higgs, et après ? de Pour la Science.

 

Comment Peter Higgs a découvert le boson de Higgs sur France Culture

 

 

Et sur votre site préféré :

 

Le boson de Higgs et le LHC : CR de la conférence IAP de B Mansoulié le 5 Fev 2013

 

Le boson de Higgs : enfin sa découverte est annoncée !

 

LHC, le boson de Higgs et après ? : CR conf M Spiro RCE2012 du 2 nov 2012

 

Voyage Obs Genève/LHC CMS : CR du voyage à Genève (Obs et LHC) des 19 et 20 Janv 2018

 

Le LHC, chasseur de Higgs : CR de la conf. De Y Sirois aux RCE 2010 le 12 nov 2010.

 

 

 

 

 

 

NOTRE DAME DE PARIS : UNE MÉRIDIENNE Y EST CACHÉE ! (15/05/2024)

 

 

Notre collègue François Bocqueraz, de la commission des cadrans solaires de la SAF, connaît bien la méridienne de temps vrai de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Je dois avouer et je ne suis surement pas le seul que j’ignorais sa présence.

Il s’était inquiété après l’incendie, mais nous avait vite rassuré qu’elle n’avait pas été atteinte.

 

Il a écrit un long reportage sur cette méridienne dont je tire quelques informations.

 

Toutes photos © F Bocqueraz.

 

Une image contenant texte, croquis, dessin, diagramme

Description générée automatiquement

Une image contenant texte, capture d’écran, art, église

Description générée automatiquement

On voit sur ce plan de situation où est localisée cette méridienne : à l’étage là où est marquée la flèche.

 

 

 

Une image contenant bâtiment, église, bougie, arche

Description générée automatiquement

François a eu le privilège de monter dans les tribunes et nous indiquent avec les photos suivantes où se trouve cette colonnette gravée.

 

Elle n’a pas été touchée par les problèmes dus à l’incendie (effondrement de la voute).

L’œilleton permettant l’observation n’existe plus depuis longtemps.

 

Voici quelques lignes d’explication de François :

 

Le pilier a un diamètre de 25 centimètres et la ligne verticale de la méridienne mesure 73 centimètres, elle est pointée en son sommet par un petit repère rond marquant le solstice d’hiver, le signe du Capricorne et le chiffre romain XII, L’ensemble est couvert par un « chapeau jaunâtre » qui semble symboliser un soleil.

 

 

 

De haut en bas s’alignent la date du « 1er Janv. » - puis « 1 Déce. » - en-dessous : la ligne est barrée d’un trait avec sur la gauche le signe du Sagittaire, et à droite le signe du Verseau, avant de se prolonger sur le socle et le bord de la marche.

Il est vraisemblable que le trait devait se prolonger sur le pavement, mais celui-ci a disparu.

Le gnomon n’existe plus, il se trouvait dans la verrière faisant face à une distance de 6 six mètres et à une hauteur de 2,95 mètres. Ces éléments avaient été changés lors des travaux de restauration en 1761, avant ceux entrepris entre 1844 et 1865, sous la direction de l’architecte Viollet-le-Duc (1814-1879)

 

 

La méridienne la plus connue est celle de l’Église St Sulpice à Paris.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Les ouvrages de F Bocqueras.

 

Cadrans solaires et méridiennes disparus de Paris.

 

La méridienne de Notre Dame par F. Bocqueraz.

 

Cinq ans après l'incendie de Notre-Dame de Paris : les secrets insoupçonnés révélés lors de sa reconstruction

 

Le gnomon de l’Église St Sulpice.

 

Visite des cadrans solaires du Quartier Latin du 28 sept 2013.

 

 

 

 

 

LE SOLEIL : DES AURORES EXCEPTIONNELLES JUSQU’EN FRANCE. (15/05/2024)

 

 

Une image contenant texte, cercle

Description générée automatiquementL’héliophysique est en émoi, il y a quelques jours, une énorme zone de taches solaires (15 fois la Terre !) est apparue (AR 3664 AR pour active region) et a émis des CME (éjections de masse coronale) atteignant le niveau 5 sur 5.

 

Ces énormes jets de particules ont commencé à atteindre la Terre dans la nuit du 10 au 11 Mai 2024. On les attend aussi les jours suivants.

 

Il semble bien que cet « évènement » comme on dit, soit le plus important depuis plus de 20 ans (le dernier 2003) mais pas encore comparable au plus grand évènement, celui baptisé Carrington de 1859 qui avait été un désastre pour notre Terre heureusement pas encore industrialisée.

On sait que ces CME produisent des aurores, généralement visibles près des pôles, mais celles-ci sont tellement puissantes qu’elles ont été visibles jusqu’en France. L’indice décrivant la puissance de ces aurores (Kp) a atteint 9 sur une échelle de 1 à 9 !!!

 

 

 

 

Tous les photographes ont passé des nuits blanches afin d’illustrer ces phénomènes rarissimes sous nos latitudes.

 

Notamment nos amis de l’Association Vega de Plaisir, dont on peut voir les meilleures photos sur leur site :

 

https://vega78astronomie.fr/

 

Ainsi que nos amis de la SAF, dont on peut consulter les photos ici :

 

https://saf-astronomie.fr/des-aurores-en-france/

 

Quelques extraits :

 

Une image contenant aurore, léger, ciel, arbre

Description générée automatiquement

Une image contenant plein air, ciel, aurore, nuit

Description générée automatiquement

Aurore boréale dans la nuit du 10 au 11 mai sur les bords de la Loire dans le département du Loiret. Photo au smartphone de Sylvie Angenard de VEGA

Photo prise par H Baudvin à Victoria (Colombie Britannique) à minuit local le 10 Mai. Retransmise par D Baudvin de la SAF

 

Du rouge, du vert, mais pourquoi ??

 

Ça dépend essentiellement de la molécule d’air frappée par les particules, Oxygène ou Azote ou autres et de l’altitude de l’interaction.

 

·         ROUGE : Oxygène vers les 300 à 400 km d’altitude.

·         VERT : Oxygène vers les 100 à 300 km d’altitude.

·         ROSE : Azote vers les 100 km d’altitude.

·         MAUVE : Hydrogène et Hélium pour altitude inférieure à 100 km.

 

Un rappel : Les éruptions solaires, sont des explosions qui émettent des radiations, elles sont classées suivant leur puissance en différentes classes de plus en plus puissantes : A, B, C, M et X. se déplacent à la vitesse de la lumière.

Elles sont souvent suivies d’éjection de matière coronale, jets de particules chargées qui se déplacent à plusieurs centaines de km/s. ces particules arrivant sur Terre peuvent produire des aurores.

 

Voir cette explication de la NASA.

 

https://www.youtube.com/watch?v=TWjtYSRlOUI

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Aurores boréales en France : voici comment les observer et les photographier ce dimanche soir dans l’Hexagone (si le ciel le permet)

 

Des aurores boréales attendues dans le nord de la France dans la nuit de ce vendredi à samedi

 

Une tempête solaire « extrême » provoque des aurores boréales en France et sur une partie de l’Europe

 

Solar Max is Coming. The Sun Just Released Three X-Class Flares

 

Space Weather live.

 

 

 

 

 

 

TROU NOIR :.UN TN STELLAIRE PROCHE DE NOUS. (15/05/2024)

 

Avant de commenter cette nouvelle, quelques infos sur les trous noirs :

 

Il existe plusieurs types de trous noirs, classés en fonction de leur masse et de leur mode de formation.

 

·         Trous noirs stellaires : Les plus courants, formés par l'effondrement gravitationnel d'une étoile massive en fin de vie. Leur masse est comprise entre 10 et 20 fois celle du Soleil en principe.

·         Trous noirs intermédiaires : Plus massifs que les trous noirs stellaires, avec une masse comprise entre quelques centaines et quelques milliers de fois celle du Soleil. On pense qu'ils se forment par l'effondrement de grands nuages de gaz dans les jeunes galaxies. Leur existence est en question quand même.

·         Trous noirs supermassifs : Les plus gros trous noirs connus, avec des masses allant de millions à des milliards de fois celle du Soleil. On les trouve au centre de la plupart des galaxies, y compris la nôtre (dans Sag A*). On pense qu'ils se forment par l'accumulation de matière au cours de l'histoire de la galaxie.

 

 

En fouillant la multitude de données du satellite Gaia, les scientifiques ont trouvé un trou noir de faible masse (quand même 33 fois le Soleil) dans la constellation Aquila à approx 2000 années-lumière de nous.

 

Une image contenant capture d’écran, planète, Espace lointain, espace

Description générée automatiquementLa nouveauté, c’est que c’est la première fois que l’on découvre un TN stellaire de masse aussi importante dans la Voie Lactée. En effet les TN stellaires déjà découverts ont tous une masse inférieure à 20 Soleil.

Ce genre de trou noir est appelé « dormant » car il correspond à une étoile qui n’avait pas de compagnon à qui voler de la matière comme pour beaucoup de trous noirs.

Crédit : ESA/Gaia/DPAC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une image contenant capture d’écran, cercle, espace, Univers

Description générée automatiquementC’est le troisième TN dormant découvert dans les données de Gaia et a reçu logiquement le nom de Gaia BH3.

 

C’est l’extrême précision des mesures de Gaia, qui a permis de calculer la masse de ce TN.

 

Maintenant il faut trouver une explication à son existence.

 

Crédit : ESO/M. Kornmesser

 

 

 

Je reprends une partie du communiqué de l’ESA pour une possible explication :

 

La plupart des théories prévoient que les étoiles massives perdent en vieillissant une partie importante de leur matière à cause de vents puissants avant d’être en partie soufflées dans l’espace lorsqu’elles explosent en supernova. Ce qui reste de leur noyau se contracte encore pour devenir selon sa masse soit une étoile à neutrons, soit un trou noir. Il est très difficile d’expliquer qu’un noyau soit suffisamment gros pour se retrouver sous forme d’un trou noir de 30 fois la masse de notre Soleil.

Un indice permettant de résoudre ce casse-tête pourrait se situer très près de Gaia BH3.

Un compagnon intriguant

L’étoile en orbite autour de Gaia BH3 à environ 16 fois la distance Soleil-Terre est plutôt rare ; il s’agit d’une ancienne étoile géante qui s’est formée dans les deux premiers milliards d’années qui ont suivi le Big Bang, au moment où notre galaxie a commencé à s’assembler. Elle appartient à la famille du halo stellaire galactique et se déplace dans la direction opposée aux étoiles du disque galactique. Sa trajectoire indique que cette étoile faisait probablement partie d’une petite galaxie, ou d’un amas globulaire, englouti par notre propre galaxie il y a plus de huit milliards d’années.

 

L’étoile compagnon compte très peu d’éléments plus lourds que l’hydrogène et l’hélium, ce qui indique que l’étoile massive devenue Gaia BH3 aurait également pu être très pauvre en éléments lourds. C’est remarquable. Cela corrobore, pour la première fois, la théorie selon laquelle les trous noirs de grande masse observés par les expériences sur les ondes gravitationnelles ont été produits par l’effondrement d’étoiles massives primitives pauvres en éléments lourds. Ces étoiles primitives pourraient avoir évolué différemment des étoiles massives que nous voyons actuellement dans notre galaxie.

La composition de l’étoile compagnon éclaire également le mécanisme de formation de cet étonnant système binaire. "Ce qui me frappe, c’est que la composition chimique du compagnon est similaire à celle des vieilles étoiles pauvres en métaux de la galaxie", explique Elisabetta Caffau, du CNRS, Observatoire de Paris, également membre de la collaboration Gaia.

« Rien n’indique que cette étoile ait été contaminée par la matière éjectée par l’explosion en supernova de l’étoile massive devenue BH3 ». Cela pourrait laisser penser que le trou noir n’a acquis son étoile compagnon qu’après sa naissance, la capturant d’un autre système.

 

Nul doute, que l’étude des dernières données de Gaia vont amener à de nouvelles découvertes.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Découverte d’un trou noir stellaire de masse record au sein de notre Galaxie du CNRS

 

Un géant endormi surprend les scientifiques de Gaia de l’ESA

 

Des astronomes découvrent le plus grand trou noir stellaire de notre galaxie et il est proche de la Terre

 

Most massive stellar black hole in our galaxy found

 

Sur votre site préféré :

 

Les Trous Noirs : CR de la conf SAF (Cosmologie) de B Crinquand du 10 dec 2022.

 

Les trous noirs, observations : CR de la conf. d’Éric Gourgoulhon à la SAF (Cosmologie) le 26 nov 2011

 

Les trous noirs astrophysiques : CR de la conf. IAP de F Mirabel du 4 Juin 2013

 

Le mystère des trous noirs : CR conf VEGA de S Collin Zahn du 10 nov 2012

 

 

 

 

 

 

TROUS NOIRS : VOYAGE À L’INTÉRIEUR D’UN TN PAR LA NASA. (15/05/2024)

 

Je suis sûr que vous avez toujours rêvé de vous balader à l’intérieur d’un trou noir, eh bien la NASA l’a simulé pour vous !

 

C’est le puissant calculateur du NCCS (Nasa Climate Center for Simulation) qui s’en est chargé.

 

Le TN choisi est similaire au nôtre, celui qui est au centre de notre Galaxie, quelques millions de masses solaires.

 

Voici cette animation très réaliste.

© J. Schnittman, B. Powell, Goddard Space Flight Center, NASA

 

 

https://youtu.be/dGEIsnBRWGs

 

 vidéo

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

La Nasa publie une incroyable vidéo du cosmos vu de l’intérieur d’un trou noir géant !

 

 

 

 

 

LA CHINE :.L’AMBITIEUX PROGRAMME LUNAIRE. (15/05/2024)

 

La Chine a de grandes ambitions lunaires, non seulement ils souhaitent poser des astronautes sur la Lune avant la fin de la décennie, profitant du retard du programme US, mais ils veulent aussi être les premiers à ramener des échantillons du sol de la face cachée de la Lune.

 

Une image contenant transport, ciel, fusée, missile

Description générée automatiquement

Afin de satisfaire à cette mission, ils viennent de mettre en orbite lunaire, à l’aide de la puissante fusée Long March 8, le satellite relais de communication Queqiao-2.

 

Il va servir aux communications avec les futures missions Chang’e-7 et -8.

Des changements d’orbite sont en cours de façon déjà à communiquer avec Chang’e-4 (sur la face cachée de la Lune) et la future Chang’e-6.

Les mini satellites Tiandu-1 et -2 font aussi partie du voyage.

 

La mission de retour d’échantillons de la face cachée, Chang’e-6 est prévue en Mai 2024, sur le site du Pôle Sud.

 

Photo : Lancement depuis la base de Wenchang (province de Hainan, extrême Sud de la Chine) de la fusée Long March 8 transportant Queqiao-2, le 20 Mars 2024. Il va prendre le relais de Quequao-1.

 

Crédit photo : Xinhua/Yang Guanyu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Signalons que pour les missions suivantes :

·         Chang’e7 devrait se poser (en 2026) sur un pic de lumière « éternelle » au Pôle Sud lunaire.

·         Chang’e-8 devrait être une mission plus complexe avec nombreux instruments et rover.

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

China launches new relay satellite for Earth-Moon communications

 

Queqiao-2 achieves lunar orbit, advancing China's growing moon program

 

La Chine lance son satellite Queqiao-2, pièce maîtresse de sa conquête de la Lune

 

Queqiao-2, un pas en avant dans l'exploration lunaire chinoise

 

Chang'e 6 Mission to Include European Science Instruments

 

La Chine propulse le secteur spatial vers de nouveaux sommets

 

 

 

 

 

CHANG’E-6 :. EN ROUTE POUR LA FACE CACHÉE DE LA LUNE ! (15/05/2024)

 

Ça y est, c’est parti !

 

La mission Chang’e-6 (8 tonnes !) à destination de la face cachée de la Lune est partie le 3 Mai 2024 de la base de Wenchang dans le sud de la Chine propulsée par une fusée Long March 5.

Elle doit se poser début Juin dans l’hémisphère sud de la face cachée de la Lune, le bassin Aitken, 2500 km de diamètre.

 

Une image contenant capture d’écran, cercle, planète, espace

Description générée automatiquement

Localisation de différents sites d’atterrissage lunaires.

 

Chang’e-6 devrait se poser dans le bassin Apollo situé lui-même dans l’immense bassin Aitken.

 

Crédit illustration : : Dr. Yuqi Qian    HKU (Hong Kong University)

Une image contenant texte, carte, capture d’écran, Logiciel multimédia

Description générée automatiquement

Vue détaillée de la zone d’atterrissage de Chang’e-6 dans le bassin Apollo sur la face cachée de la Lune.

 

Crédit illustration : : Dr. Yuqi Qian    HKU (Hong Kong University)

 

 

 

 

Une image contenant transport, sol, engin spatial, plein air

Description générée automatiquementChang’e-6 est la sonde back-up de Chang’e-5 qui a été légèrement modifiée.

Il est composé de 4 modules :

·         Un orbiteur

·         Un atterrisseur (3200 kg)

·         Un module d’ascension et de rentrée (700 kg)

·         Une capsule échantillons récupérable.

 

Communications grâce à l’orbiteur relais Queqiao-2.

 

Une autre illustration.

 

Illustration : CNSA.

 

 

 

 

Le voyage aller/retour est complexe mais connue puisque déjà effectuée.

L’ensemble va se placer en orbite lunaire suivie de différentes manœuvres pour atteindre la bonne orbite (circulaire 200 km), puis l’atterrisseur/module de remontée devrait se poser dans le cratère Apollo sur la face cachée de notre satellite.

Atterrissage prévu début Juin 2024.

Une fois les échantillons prélevés et incorporés dans le module de remontée ; la remontée se fera rapidement.

Rendez-vous en orbite lunaire avec l’orbiteur, transfert des échantillons, l’orbiteur est chargé ensuite d’éjecter la capsule échantillons sur Terre chinoise.

 

On peut voir sur cette image le déroulé de cette opération et même en chinois sur celle-ci !

 

 

Ce serait la première fois que l’on rapporterait des échantillons de la face cachée. Pourquoi est-ce si important ?

On sait que cette face est très différente de la face visible de la Terre, mais on ne comprend pas bien pourquoi.

C’est la raison pour laquelle l’atterrisseur avec sa pelleteuse (échantillons de surface) et sa foreuse (échantillons jusqu’à 2 m de profondeur) devrait nous aider à mieux comprendre ce sol. En tout la Chine espère pouvoir ramener sur Terre 2 kg d’échantillons.

 

En plus, cette sonde emporte d’autres instruments dont trois Européens :

·         Nils (Negative Ions at The Lunar Surface) fourni par la Suède. Il mesure l’effet du vent solaire sur la surface lunaire.

·         Un rétro réflecteur laser Italien (comme Apollo) INRRI (INstrument for landing – Roving laser Retroreflector Investigations ) pour mesurer des distances dans de futures missions.

·         Dorn (Detection of Outgasing Radon) spectromètre alpha, pour détecter le Radon 222 radioactif (et accessoirement le Polonium), fourni par l’IRAP (Pierre-Yves Meslin PI à Toulouse) pour le CNES, c’est un analyseur de l’exosphère lunaire. Il devrait servir à comprendre la dynamique de la très faible atmosphère lunaire.

 

 

En plus un mini satellite Pakistanais et différentes caméras.

 

Le 8 Mai 2024 la sonde Chang’e-6 est entrée en orbite lunaire avec succès.

 

 

Une surprise de dernière minute :

 

De nouvelles informations dévoilées par l’agence spatiale chinoise, indiquent la présence de ce qui semble être un petit rover monté sur le côté de l’atterrisseur. Ce rover aurait certainement une mission de courte durée, mais il est là semble-t-il.

 

Affaire à suivre !

 

Signalons que pour les missions suivantes :

·         Chang’e7 devrait se poser (en 2026) sur un pic de lumière « éternelle » au Pôle Sud lunaire à la recherche de glace d’eau.

·         Chang’e-8 devrait être une mission plus complexe avec nombreux instruments et rover. Elle devrait préparer l’élaboration d’une base lunaire chinoise.

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Que va faire la France sur la Lune avec Chang’e 6

 

La mission chinoise Chang’e 6 lancée avec succès vers la face cachée de la Lune

 

La Chine à la conquête de la face cachée de la Lune

 

China launches first probe to collect samples from far side of Moon

 

Chang'e 6, vers la mission lunaire la plus ambitieuse de la Chine

 

DORN : objectif Lune

 

HKU geologists reveal mysterious and diverse volcanism in lunar apollo basin, chang'e-6 landing site

 

Chang'e 6 mission successfully achieves lunar orbit

 

La Chine dévoile un rover secret sur la face cachée de la Lune

 

 

 

 

 

MARS EXPRESS :.25.000 ORBITES ET ON CONTINUE. (15/05/2024)

 

 

Une image contenant planète, objet astronomique, astronomie, lune

Description générée automatiquement

La mission européenne Mars Express lancée en 2003 a fêté sa 25.000 ème orbite fin 2023.

Et à cette occasion, l’ESA nous propose une vue exceptionnelle de la planète Mars où on voit la zone volcanique de Tharsis et plus haut le plus grand volcan du système solaire, Olympus Mons avec ses 22.000 m de haut, et même dans le bas de l’image on aperçoit la satellite Phobos comme un point noir. On rappelle que Phobos orbite très près de la planète (6000 km) et se trouve bien en dessous de la limite de Roche, son destin est connu, il s’écrasera sur Mars.

 

Vue à haute altitude prise par la très performante caméra HRSC développée par l’Université libre de Berlin FU.

 

On rappelle que Mars Express, au cours de ses vingt années de service a cartographié la planète Mars et son atmosphère de façon complète.

 

De même Mars Express a essayé de comprendre l’évolution de l’eau sur la planète rouge.

 

 

Crédit photo : ESA/DLR/FU Berlin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une image contenant cercle, planète, sphère, Terre

Description générée automatiquement

 

L’ESA a positionné sur ce globe martine la zone balayée de l’image précédente.

 

 

Crédit photo : NASA/JPL/USGS/MOLA; FU Berlin

 

 

Mars express a aussi récemment découvert de grands dépôts d’eau (de galce) dans Medusa Fossae.

 

Voir l’article complet :

Mars Express finds evidence of large water deposit at the Medusae Fossae Formation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Mars Express celebrates 25 000 orbits

 

Une vue à couper le souffle sur Mars pour fêter les 25 000 orbites de la sonde Mars Express

 

Mars : d'importantes quantités de glace d’eau découvertes à son équateur

 

Exploration spatiale : le sol de Mars recèle d'immenses quantités de glace, révèle la sonde Mars Express

 

Mars Express marque 25 000 orbites avec une vitrine martienne spectaculaire

 

Toute l’actualité sur la mission Mars Express sur votre site préféré.

 

 

 

 

 

VOYAGER :.BUG RÉSOLU ! (15/05/2024)

 

Depuis le dernier article à ce sujet, la NASA a travaillé et a fait preuve d’imagination pour résoudre le problème de communication (arrêt depuis le 24 nov 2023) avec Voyager 1 qui se trouve à près de 160 UA (24 milliards de km) de nous.

Elle utilise une technologie des années 1960/70 et c’est là le problème.

 

Comme déjà dit, le bug a été localisé dans un des 3 computers embarqués, et on a peiné pour mettre au point un « patch » logiciel pour corriger le bug. Mais il est trop gourmand en espace !

La NASA a réparti le logiciel correspondant aux fonctions système sur trois parties différentes du calculateur, et ça a fonctionné !

 

Modifs reçus le 22 Avril 2024 et communications rétablies.

 

Il reste quand même à effectuer le même genre de modifs pour l’autre partie du programme concernant les données scientifiques. Ouf !

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Comment la Nasa a réparé la sonde Voyager 1, à plus de 24 milliards de kilomètres de la Terre

 

NASA’s Voyager 1 Resumes Sending Engineering Updates to Earth

 

 

Le site de la mission à la NASA

 

 

 

 

 

VOILE SOLAIRE :.UNE VOILE DE NOUVELLE GÉNÉRATION. (15/05/2024)

 

L’utilisation de la voile solaire pour naviguer dans l’espace n’est pas nouvelle, l’idée est même ancienne (J Kepler !).

 

Pourquoi ? Comment ça marche ?

 

Une voile solaire (solar sail en anglais), est un engin spatial qui utilise la pression de radiation émise par le Soleil (ou d'autres étoiles) pour se déplacer.

C’est comme un voilier qui utilise le vent pour se déplacer. La voile solaire fonctionne de manière similaire, mais au lieu du vent, elle utilise la lumière du Soleil.

 

Pression de radiation : La lumière du Soleil est composée de photons, qui ont une petite quantité d’énergie.

Lorsqu'un photon frappe une surface, il exerce une force minuscule sur celle-ci. C'est cette force, appelée pression de radiation, qui propulse la voile solaire. De plus la voile solaire est faite d'un matériau mince et réfléchissant. Lorsque les photons frappent la voile, ils sont aussi réfléchis, ce qui double la force de propulsion. Plus la voile est grande, plus elle reçoit de photons et plus la force de propulsion est importante.

 

Avantages :

·         La voile solaire n'utilise pas de carburant

·         Les voiles solaires n'ont pas de pièces mobiles, donc très fiables et peu coûteuses à entretenir.

·         Mais le gros avantage : une fois lancée, elle peut théoriquement aller très loin très longtemps…mais il ne faut pas être pressé !

 

Inconvénients :

·         La poussée est très faible (une feuille de papier posée sur ma main), mais CONSTANTE et 24/24, idéale pour les destinations lointaines.

·         Pour être efficace doit être de grande dimension, donc fragile et peut être difficile à déployer.

 

Des lancements précédents ont lieu il y a quelques années : Ikaros par les Japonais en 2010 et Light Sail 2 par la NASA en 2019.

 

 

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Description générée automatiquementRécemment, la NASA a testé une nouvelle génération de voile solaire en composite.

Elle a été lancée le 23 Avril 2024 (avec un satellite coréen) depuis le centre de lancement de Nouvelle Zélande (Mahia Peninsula) par un lanceur de la firme RocketLab.

 

Cette voile était incorporée dans un CubeSat fabriqué par NanoAvionics. Cette voile est en polymère flexible et fibre de carbone.

 

La voile a été déployée correctement (approx 80 m2), et les contacts avec la sonde sont en cours.

 

Crédit Photo : NASA.

 

 

 

 

 

 

 

Elle devrait être positionnée avers les 800 km d’altitude pour ne pas être influencé par l’atmosphère terrestre.

 

Il existe une animation gif du déploiement dans l’espace.

 

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Le CubeSat de l’ACS3 (Advanced Composite Solar Sail System) de format 12U (23 x 23x 34 cm)

Crédit : AST  & Defzense LLC

 

Vole petie voile, vole que le vent (solaire) t’emporte !!

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

NASA to Hoist Its Sail: Solar Sail Mission Gets Ready for Launch

 

Using Sunlight to Power Deep Space Exploration

 

New solar sail technology launches on Rocket Lab flight

 

NASA’s New Solar Sail Has Launched and Deployed

 

Lancements précédents :

 

Ikaros : Le Japon déploie une voile solaire!

 

Voile Solaire : Light Sail 2 vient de se déployer.

 

 

 

 

 

JUNO : UN LAC DE LAVE SUR IO VU DE PRÉS. (15/05/2024)

 

 

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Description générée automatiquementJuno, la sonde de la NASA, toujours en orbite autour de Jupiter, s’intéresse depuis quelques mois à la lune volcanique Io.

Elle y fait des passages relativement proches à quelques 1500 km de distance.

Elle nous rapporte des images à couper le souffle notamment de la région Loki Patera, qui ont permis de monter deux petites vidéos (en images de synthèse) montrant ce lac géant. Voir plus loin dans le texte.

Io semble être le corps le plus actif dans le système solaire au point de vue volcanisme. Comme déjà dit précédemment, ce volcanisme est dû à l’action des Forces de marée de Jupiter, Io orbitant très près de sa planète.

Photo prise par la sonde Galileo de la NASA de 500.000 km en 1997

 

Crédit photo : NASA / JPL / University of Arizona

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Description générée automatiquement

Vue de la JunoCam du Pôle Sud de Io pendant le 60ème passage de Jupiter le 9 Avr 2024.

 

C’est la première fois que le Pôle Sud de ce satellite est imagé.

 

 

 

 

 

 

 

Crédit: Image : NASA/JPL-Caltech/SwRI/MSSS. Traitement Image : Gerald Eichstädt/Thomas Thomopoulos (CC BY)

 

 

 

 

 

Et maintenant les deux vidéos :

 

https://youtu.be/Gajd3mcYnbA

 

 vidéo

 

 

Vidéo élaborée sur la base des données de Juno lors des survols de Dec 2023 et Fev 2024.

Vidéo montrée par Scott Bolton le PI de la mission. On y remarque une montagne (approx 6000 m d’altitude) très pentue au milieu d’un lac de lave de 200 km de long. L’endroit : Loki Patera.

© NASA, JPL-CALTECH, SWRI, MSSS

 

 

 

L’autre :

 

https://youtu.be/lg2Szj_OG_Q

 

Une autre vue de synthèse du lac de lave Loki Patera.

 

Credit: NASA/JPL-Caltech/SwRI/MSSS

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

NASA’s Juno Gives Aerial Views of Mountain, Lava Lake on Io

 

Survolez un magnifique lac de lave de 200 km de diamètre sur la lune volcanique Io !

 

NASA’S Juno gives aerial views of mountain, lava lake on Io

 

Io : la lune volcanique infernale de Jupiter livre de nouveaux secrets

 

 

Site de Juno au SWRI.

 

 

 

 

 

 

 

 

JWST :.DES DÉTAILS INÉDITS DE LA TÊTE DE CHEVAL ! (15/05/2024)

 

Le télescope James Webb a capturé récemment des détails de la Nébuleuse de Cheval et la NASA nous propose de comparer cette image avec des iamages précédentes prises par Euclid et Hubble :

 

 

 

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Description générée automatiquement

Trois vues de la nébuleuse de la Tête de Cheval située dans la constellation d’Orion, à 1300 al de nous.

Image de gauche : vue par Euclid en Nov 2023 avec une pose d’une heure seulement.

Image du milieu : vue par Hubble prise en IR en 2013 où l’on détecte les volutes de gaz.

Image de droite : nouvelle vue IR prise par la NIRCam du JWST, détail de la « crinière ».

Crédit : ESA/Euclid/Euclid Consortium/NASA, image processing by J.-C. Cuillandre (CEA Paris-Saclay), G. Anselmi, NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team (AURA/STScI), ESA/Webb, CSA, K. Misselt (University of Arizona) and A. Abergel (IAS/University Paris-Saclay, CNRS), M. Zamani (ESA/Webb)

 

 

La Nébuleuse de la Tête de Cheval ou Barnard 33, s’est formée à partir de l’effondrement d’un nuage interstellaire.

Elle brille car illuminée par une étoile proche. Elle dissipe de la matière dans l’espace et les astronomes pensent qu’elle n’a que 5 millions d’années à vivre avant qu’elle ne se désintègre complètement.

 

Webb s’est intéressé particulièrement à la structure de la partie haute de la tête, la « crinière », révélant la complexité de celle-ci.

Cette nébuleuse fait partie de ce que l’on appelle des régions de photodissociation (en anglais DPR : photodissociation region)

 

https://youtu.be/Db7ujGwLx-o

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Webb captures iconic Horsehead Nebula in unprecedented detail

 

Le télescope James-Webb révèle des détails sans précédent de l’obscure nébuleuse de la Tête de Cheval

 

 

 

Toutes les photos du JWST sur Flickr.

 

 

 

 

 

 

EXOMARS :.UNE CHANCE DE DÉCOLLER ENFIN ? (15/05/2024)

 

Il y a des missions maudites, ExoMars en fait-elle partie ?

 

Jusqu’à présent la réponse aurait été oui, voyons voir pourquoi.

·         Prévue en 2018, mais des retards techniques l’on fait glisser en

·         2020 mais à cause de la pandémie Covid, mission reportée en

·         2022, c’est alors que les Russes ont la mauvaise idée d’envahir l’Ukraine ; la mission est annulée par Roscosmos qui devait se charger du lancement et de l’étage de descente. Toute coopération avec l’Europe est arrêtée.

 

Finalement il eut été dommage de tout jeter au rebut, si bien que l’ESA et la NASA se sont mis d’accord pour relancer le projet.

·         La NASA se charge du lancement à Cape Canaveral (on ne sait pas encore avec quel lanceur) tandis que

·         Thales Alenia Space, le grand vainqueur, a la charge de l’étage de rentrée, de descente et d’atterrissage EDLM (Entry Descent Landing Module) et d’autres instruments de bord (radar) ainsi que du calculateur de bord.

 

Un lancement est prévu fin 2028, la nouvelle mission s’appelle donc ExoMars 2028 !

Son arrivée sur Mars : 2030 !

 

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Description générée automatiquement

La mission ExoMars avec le satellite TGO déjà en orbite et le rover chargé de détecter des traces de vie.

Crédit : Thales Alenia Space.

 

Le rover Rosalind Franklin est prêt depuis des années et attend d’être envoyé dans l’espace, quelques modernisations étant certainement nécessaires depuis le temps.

 

La malédiction ExoMars est-elle enfin terminée ?

 

L’avenir nous le dira !

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

ExoMars 2028 : l'Europe relance son exploration de la planète Mars

 

ESA to search for life on Mars with ExoMars Rosalind Franklin Mission

 

Guerre en Ukraine : la mission ExoMars officiellement suspendue

 

ExoMars: Back on track for the Red Planet

 

ExoMars à l’ESA.

 

La quête de vie sur Mars se poursuit avec ExoMars 2028. Comm de Presse de Thales

 

 

Tout sur Exomars sur ce site.

 

Les vidéos de ExoMars à l’ESA.

 

 

 

 

 

LIVRE CONSEILLÉ :.LES ÉTOILES ET LES SN CHEZ GLÉNAT. (15/05/2024)

 

 

Les étoiles et les supernovae Aux sources de la matière et de la vie, préfacé par le célèbre astrophysicien Jean Pierre Luminet.

 

 

Voici ce que l’on trouve sur la quatrième de couverture :

 

Une image contenant texte, livre, Couverture de livre, nébuleuse

Description générée automatiquementUne plongée dans le cycle de la vie des astres et leur rôle essentiel dans le cosmos.

 

Conçu par un collectif d’auteurs astrophysiciens, et préfacé par Jean-Pierre Luminet, directeur de recherche au CNRS, cet ouvrage explique l’importance des étoiles dans la composition de notre univers. En résumé, une étoile est une sphère de gaz chaud dont la cohésion résulte de l’attraction gravitationnelle. La matière stellaire est d’autant plus chaude que sa profondeur est grande, la température centrale pouvant atteindre des centaines de millions de degrés, alors que la température de surface ne dépasse pas quelques dizaines de milliers de degrés. C’est ce déséquilibre de température qui engendre un transfert d’énergie d’une telle magnitude que l’étoile brille. Pendant la majeure partie de son évolution, l’étoile puise ainsi dans ses ressources d’énergie nucléaire, mais à terme, celles-ci finissent par s’épuiser, déclenchant un nouveau cycle de fusion où l’étoile entre dans une phase terminale dite de « géante rouge ». Notre Soleil connaîtra le même destin d’ici quelque 5 milliards d’années.

 

 

 

Au-delà de ces aspects purement scientifiques, les grandes lois de l’évolution stellaire ouvrent un immense champ de réflexion métaphysique concernant notre propre existence et notre constitution matérielle. En effet, nous avons tous entendu la formule selon laquelle nous serions constitués de « poussières d’étoiles », les atomes de nos corps ayant été forgés il y a bien longtemps dans la fournaise des supernovæ. Au sein de l’évolution stellaire, nous avons bénéficié ainsi des effets conjugués des étoiles pour laisser à la vie le temps d’apparaître, au moins sur notre planète Terre.

 

Superbe ouvrage à mettre entre toutes les mains !

 

EAN : 9782344062463   336 pages    35€

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

 

 

 

LIVRE CONSEILLÉ :.LE GRAND GUIDE DE L’ASTRONOMIE CHEZ GLÉNAT. (15/05/2024)

 

9ème édition de ce guide, très complet sur tous les aspects de l’astronomie et la conquête spatiale.

 

Préface de Hubert Reeves.

 

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Description générée automatiquement

Présentation de l’ouvrage :

Le guide de référence pour explorer les merveilles de l’Univers.

 

Galaxies, constellations, étoiles et systèmes solaires… Le Grand guide de l’Astronomie vous invite à découvrir l’espace. Cet ouvrage incontournable est une nouvelle édition entièrement mise à jour du Grand Atlas de l’Astronomie. Il a été élaboré par un collectif d’astrophysiciens et préfacé par le plus célèbre d’entre eux, Hubert Reeves. Peut-on observer des supernovas avec un télescope amateur ? Pourquoi Uranus a-t-elle cette couleur bleuâtre ? Comment reconnaître la constellation d’Andromède ? Quelles découvertes découlent de la mission InSight et de ses recherches sur la planète Mars ? Plongez dans ce guide aux images envoûtantes, fournies par les satellites de la NASA, afin de déceler les secrets de l’univers.

 

 

 

 

 

Ce Grand guide de l’Astronomie comporte :

- Une préface signée Hubert Reeves, célèbre astrophysicien et vulgarisateur émérite.

- Des images satellites provenant de la NASA ainsi que des images spectaculaires du James Webb Telescope.

- Une impressionnante documentation d’archives qui intègre les recherches spatiales les plus récentes : la toute première photo du trou noir, les dernières découvertes d’exoplanètes, les missions Proxima et Alpha à bord de l’ISS avec Thomas Pesquet, le tourisme spatial avec les sociétés privées et les dernières missions et découvertes sur Mars et la Lune.

- Une section répertoriant 88 constellations avec pour chacune d’entre elles, une carte précise indiquant leur localisation dans l’espace ainsi que leur magnitude stellaire.

- Une liste des observatoires de France et du monde ainsi qu’un glossaire complet.

 

 

Superbe, tout en couleur !

 

EAN : 9782344064184    312 pages  30 €

 

 

 

 

Bonne lecture à tous.

 

C’est tout pour aujourd’hui !!

 

Bon ciel à tous !

 

JEAN-PIERRE MARTIN

 

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