LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:   

Mise à jour : 07/01/2026    

       

Conférences et Évènements : Calendrier   .............. Rapport et CR

Prochaine conférence SAF : le mercredi 14 Janvier 2026 (CNAM) 19H

               avec Jean Philippe UZAN Astrophysicien IAP sur
 « LE MODÈLE COSMOLOGIQUE STANDARD ENTRE SUCCÈS ET TENSIONS »

et remise du Prix Janssen au conférencier.

Réservation comme d’habitude à partir du 11 dec 9H00 ou à la SAF directement.

La suivante : 11 Fev 19H « EXTRAORDINAIRES PLANÈTES EXTRA SOLAIRE » avec G Hébrard IAP

Transmission des conférences sur le YouTube de la SAF : https://www.youtube.com/channel/UCD6H5ugytjb0FM9CGLUn0Xw/feautured

 

Astronews précédentes : ICI        dossiers à télécharger par ftp : ICI

 

ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :

Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires

 

Sommaire de ce numéro

 

DART et HERA : CR conf SAF d’A. Moussi du 10 dec 2025. (07/01/2026)

SOHO :.30 ans et c’est fini ! (07/01/2026)

Proba-3 : Un an en orbite, 50 éclipses et 250 heures d’observation. (07/01/2026)

Euclid :.NGC 646 guirlande de Noël 2025 ! (07/01/2026)

Mars 2020 :.Perseverance observe une roche étrange. (07/01/2026)

MRO :.100.000 images et on continue ! (07/01/2026)

Spatial Russe : Du neuf avec du vieux ! (07/01/2026)

Super Nova : La plus lointaine jamais détectée ! (07/01/2026)

Système Solaire :.Uranus et Neptune, des planètes un peu « spéciales ». (07/01/2026)

TESS :.Une exoplanète rocheuse (ultra chaude !) avec atmosphère. (07/01/2026)

JWST : 4 ans en orbite, le best of en vidéo. (07/01/2026)

Les magazines conseillés .Pour La Science Janv 2026 : Temps et quantique. (07/01/2026)

 

 

SOHO : 30 ANS ET C’EST LA FIN ! (07/01/2026)

 

SOHO, ça vous dit quelque chose ? Aux plus anciens au moins c’est un projet de sonde solaire démarré par l’ESA en 1984, construit par Matra et embarquant des instruments de diverses nations dont 5 parmi les 12 seront fournis par la France.

 

Une image contenant texte, capture d’écran, cercle, léger

Le contenu généré par l’IA peut être incorrect.

Il devait étudier la physique solaire (héliosismologie notamment), le vent solaire, le plasma etc..

 

La NASA lance la sonde en décembre 1995, il y a exactement 30 ans et elle vient d’y mettre un terme ce 31 Décembre 2025.

 

SOHO est en orbite en autour du point de Lagrange L1 (celui près du Soleil, afin de voir celui-ci 24/24) approx 1,5 millions de km de la Terre.

 

C’est donc l’occasion de voir ce que SOHO (Solar and Heliospheric Observatory) nous a apporté et de faire le point sur cette extraordinaire mission.

 

Crédit SOHO/ESA NASA.

 

 

 

 

 

 

Une image contenant capture d’écran

Le contenu généré par l’IA peut être incorrect.

Pendant ces 30 années, SOHO a révolutionné notre compréhension du Soleil et ceci pendant près de 3 cycles solaires.

Crédit SOHO/ESA NASA.

 

Que nous a apporté SOHO ?

 

1)    Un tapis roulant de plasma unique.

Il a permis de voir l’intérieur du Soleil grâce à l’héliosismologie et a montré que le plasma circule dans une seule grande boucle par hémisphère, liée au cycle magnétique de 22 ans. Ce qui correspond au cycle du champ magnétique, expliquant ainsi le déplacement des taches solaires vers les pôles.

 

2)   La luminosité solaire varie très peu.

Cette énergie solaire a été mesurée avec précision, elle varie seulement de 0,06% au cours du cycle de 11 ans. Mais ce n’est pas le cas du rayonnement UV extrême qui lui change fortement. Il double en passant de solar min à solar max.

 

3)   Surveillance des tempêtes solaires.

Ceci est dû principalement au super coronographe LASCO (Large Angle and Spectrometric Coronagraph) .

Vous vous rappelez tous qu’un coronographe (inventé d’ailleurs par le Français B Lyot ) consiste en petit télescope dont le centre est masqué par un disque supposé effectuer une éclipse artificielle de Soleil. Cela nous permet d’atteindre la couronne solaire et tous ses phénomènes comme les impressionnantes éjections de masses coronales (CME).

Cela est un facteur fondamental dans le système d’alerte pour notre planète et participe ainsi à élaborer la météo spatiale.

 

4)   On ne s’y attendait pas, SOHO est devenu le principal découvreur de comètes : 5000 à son actif !

En effet, grâce au coronographe on peut voir les comètes s’approcher du Soleil, tourner autour et repartir dans une autre direction.

 

5)   Enfin, la mission SOHO a servi de prototype pour les futures missions solaires comme Solar Orbiter, Solar Dynamics Observatory ou Parker Solar Probe.

 

 

Une image contenant texte, capture d’écran, Marque, graphisme

Le contenu généré par l’IA peut être incorrect.

30 ans de SOHO en quelques chiffres. Crédit SOHO / ESA NASA

 

 

 

Une image contenant capture d’écran, espace, étoile, astronomie

Le contenu généré par l’IA peut être incorrect.

Image résumant les qualités du coronographe, on voit ici une superbe explosion de CME, les points brillants sont les particules émises qui saturent le détecteur.

 

On remarqua aussi le passage de la comète 96P/Machholz autour du Soleil, dans les carrés on indique même quelques fragments de cette comète qui se sont détachés lors du passage près de notre étoile.

 

Image prise en Janvier 2023 par le LASCO C3.

 

Crédit : : ESA/NASA/USNRL/K.Battams

 

 

 

Il existe une animation gif de ce passage, la voici.

 

 

On peut aussi voir en mouvement les CME ci-dessous.

 

https://youtu.be/oySQRH4C3QU

 

Comme ce 11 Novembre 2025 où une très puissante éruption solaire s’est produite suivie par une aussi puissante CME se propageant dans le système solaire à la vitesse prodigieuse de 1500 km/s.

Credits: European Space Agency (ESA)

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Cette sonde fête ses 30 ans et elle est devenue l’instrument solaire le plus productif de l’histoire

 

Sun-watcher SOHO celebrates thirty years

 

Biggest Solar X-Ray Flare on Record - X20

 

SOHO par l’ESA.

 

SOHO en détails par le CNES

 

 

 

Le Soleil et SOHO sur planetastronomy.com

 

 

 

PROBA-3 : UN AN EN ORBITE, 50 ÉCLIPSES ET 250 HEURES D’OBSERVATION. (07/01/2026)

 

 

 

Jusqu’à récemment, l’observation de la couronne solaire était limitée : les instruments spatiaux ne voyaient que le disque solaire et la couronne externe, tandis que la couronne interne n’était observable depuis la Terre que lors de rares éclipses totales. Cette situation a laissé une lacune majeure dans la compréhension des phénomènes solaires.

 

La mission Proba-3 de l’Agence spatiale européenne (lancée en 2024) vise à combler ce manque en créant des éclipses solaires artificielles en orbite grâce à deux satellites volant en formation ultraprécise.

Ces deux engins, séparés d’environ 150 mètres, s’alignent avec une précision millimétrique (+/- 1 mm) : l’un joue le rôle de Lune artificielle (Occulter de 1,4 m de diamètre) tandis que l’autre (Coronagraph) observe la couronne grâce à l’instrument ASPIICS (Association of Spacecraft for Polarimetric and Imaging Investigation of the Corona of the Sun développé par nos amis du CSL de Liège).

Cette configuration permet d’observer en continu la couronne interne jusqu’à six heures par orbite, orbite qui dure 19 h et 40 min.

L’orbite fortement elliptique culmine à environ 60 500 kilomètres

L’important est de maintenir de façon autonome la distance entre les deux objets, à cet effet on utilise des GPS, des laser, des trackers d’étoiles et des liaisons radio.

 

Proba-3 permet ainsi d’étudier la région clé où le vent solaire s’accélère et où naissent la majorité des éjections de masse coronale (CME). Les images obtenues offrent une continuité inédite entre la surface du Soleil et la couronne externe, complétant les données d’autres missions comme Proba-2 et SOHO.

En une année, la mission a déjà réalisé plus de 50 éclipses artificielles et accumulé environ 250 heures d’observations, soit l’équivalent de milliers d’éclipses naturelles. Ces données améliorent fortement la compréhension de la météo spatiale, essentielle pour la protection des satellites, des réseaux électriques et des systèmes de communication sur Terre.

 

On peut voir sur cette animation gif fournie par l’ESA :

Une éjection de masse coronale (CME) dans le coin supérieur droit de l’image (du 15 Juillet 2025) sur une période d’une heure trente et ceci grâce à 3 missions solaires différentes :

On peut voir la CME se former d’abord sur le disque solaire (Proba-2) avant de se propager dans la couronne interne (Proba-3) puis la couronne supérieure (SOHO)

Plus de détails sur cette petite vidéo :

https://dlmultimedia.esa.int/download/public/videos/2025/12/020/2512_020_AR_EN.mp4

 

 

 

Une image contenant cercle, léger

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Éclipse solaire totale à la demande

 

Observation de la couronne solaire par le coronographe ASPIICS

ASPIICS observe essentiellement l’intensité de la lumière visible diffusée par les électrons de la couronne solaire.

Le détecteur ne produit pas d’image couleur au sens classique (RGB).

 

Le coronographe travaille dans une bande de longueurs d’onde visible étroite, centrée autour du vert (≈ 530–550 nm).

 

La teinte verte est donc ajoutée lors du traitement pour l’affichage.

 

Crédit : ESA/Proba-3/ASPIICS/WOW algorithm

 

 

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Proba-3 comble les lacunes dans l'observation solaire

 

Proba-3 : des éclipses solaires artificielles révèlent la couronne cachée et améliorent les prévisions de la météo spatiale

 

Proba-3 : Le faiseur d’éclipses ! (10/01/2025)

 

Proba-3 : Un exploit d’alignement parfait ! (18/05/2025)

 

 

 

 

 

EUCLID :.NGC 646 GUIRLANDE DE NOËL 2025 ! (07/01/2026)

 

C’est en 1834 que John Herschel (le fils de William) découvre la vaste galaxie spirale NGC 656, située approx à 392 millions d’al de nous. Comme on le voit sur l‘image de gauche, cette galaxie semble très proche d’une autre (PGC 6014), mais c’est une illusion d’optique, elle est plus près de nous à 347 millions d’al.

Sur ‘image de droite, j’ai supprimé artificiellement cette dernière galaxie.

 

Une image contenant Univers, Espace lointain, astronomie, espace

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Une image contenant Univers, Espace lointain, espace, objet astronomique

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ESA/Euclid/Euclid Consortium/NASA, image processing by the Euclid Science Ground Segment and M. Schirmer (MPIA)

En enlevant artificiellement PGC 6014

 

Cette galaxie présentée par l’ESA comme une guirlande (garland en anglais) de Noël est de type lumineuse barrée spirale.

Ses deux longs bras montrent de nombreuses taches bleues correspondant à des étoiles jeunes en formation.

Le disque contient des filaments de poussière.

Ce type de galaxie barrée est courante dans l’Univers, il correspond à des galaxies « adultes ».

 

On rappelle que la mission Euclid a pour but d’imager environ un tiers du ciel au cours de sa mission nominale de six ans avec une combinaison sans précédent de largeur et de netteté.

 

Les galaxies spirales barrées sont intéressantes à étudier, car d’après les cosmologistes, la barre centrale agit comme un « transporteur gravitationnel », qui entraine le gaz des parties externes vers le noyau. Cela peut alimenter le trou noir central ou déclencher la formation d’étoiles.

 

Ces barres sont liées à l’age des galaxies, car elles se forment au cours du vieillissement de la galaxie.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Euclid’s galaxy garland

 

Euclid a capturé la galaxie NGC 646 comme une guirlande festive spatiale et révèle les secrets de la matière noire et du cosmos

 

Les grandes structures de l'Univers : CR de la conférence de V de Lapparent à la SAF du 14 Fev 2008.

 

La mission Euclid  : CR de la conf SAF de C Laigle du 10 sept 2025

 

Euclid et l'énergie noire : CR de la conf SAF de F Bernardeau du 9 Fev 2022

 

La mission Euclid: CR de la conf IAP de Y Mellier du 7 Avril 2015

 

 

 

La mission Euclid sur votre site préféré.

 

Site du consortium Euclid.

 

 

 

 

 

 

MARS 2020 :.PERSEVERANCE OBSERVE UNE ROCHE ÉTRANGE. (07/01/2026)

 

Le rover Perseverance, en ce moment à l’extérieur du cratère Jezero, vient de découvrir une « roche » étrange, très différente du terrain environnant, et dont vous voyez la forme sur la photo ci-dessous et baptisée Phippsaksla par la NASA.

 Elle aurait approx. 80 cm de long.

Cette forme un peu tarabiscotée fait penser absolument à une météorite, et ce n’est pas extraordinaire, car Mars comme la Terre est soumise au bombardement météoritique et de plus elle possède une atmosphère très ténue facilitant les arrivées au sol.

 

L’analyse chimique du Mastcam-Z a aussi indiquée qu’elle était principalement constituée de Fer et de Nickel, confirment cette hypothèse.

 

Une image contenant nature, capture d’écran, géologie, plein air

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Le 19 Sept 2025. Crédit : Nasa, JPL-Caltech, ASU

Une autre vue.

 

Ce n’est pas la première fois que l’on découvre des météorites sur le sol martien, voir les références plus bas de certaines découvertes.

 

La chasse aux météorites continue.

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Mars cachait peut-être un climat tropical : la découverte d’un minéral clé intrigue les scientifiques

 

Perseverance Encounters a Possible Meteorite

 

Les découvertes précédentes :

 

Les rovers martiens : On avait raison pour la météorite ! 

 

Les rovers martiens.:.Spirit et la météorite

 

Les rovers martiens : Opportunity découvre encore une météorite

 

Curiosity : Ça c'est une météorite !

 

Curiosity :.Une étrange météorite métallique

 

 

 

 

 

 

 

 

MRO : 100.000 IMAGES ET ON CONTINUE ! (07/01/2026)

 

C’est le 7 Octobre 2026 dernier, que la sonde MRO (Mars Reconnaissance Orbiter) après près de 20 ans de bons et loyaux services, nous a transmis sa 100.000ème image du sol martien !

Tout ceci est l’œuvre de la super caméra HiRISE (High Resolution Imaging Science Experiment, travaille en IR) qui permet de voir des détails de l’ordre de 25cm au sol, avant elle notre précision était de l’ordre du mètre. Cette caméra est fabriquée par Ball Aerospce.

 

Cette résolution nous a fait découvrir Mars sous un autre angle qui est résumé sur la courte vidéo suivante :

https://d2pn8kiwq2w21t.cloudfront.net/media/e1-Video_HiRISE_100Kth_OA28UgT.webm

 

Une image contenant nature, espace, hiver, cratère

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La 100.000ème image correspond à la zone connue sous le nom de Syrtis Major, située non loin d’où se trouve le rover Endurance dans le cratère Jezero.

 

La voici.

 

On remarque des détails du relief façonnés par l’érosion, de nombreuses dunes de différents types sont présentes.

 

Mais en plus de HiRISE, MRO emporte notamment deux autres instruments essentiels :

 

Crédit : NASA/JPL-Caltech/University of Arizona

 

 

 

 

 

 

 

Une image contenant barrière de corail, motif

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En plus de cette image, la NASA nous fait parvenir une autre image surprenante, des champs de dunes recouvertes de givre et situées à l’intérieur d’un cratère.

 

L’image en plus grand champ.

 

L’image date du 22 Mars 2021.

 

 

 

Crédit : NASA/JPL-Caltech/University of Arizona

 

 

 

 

 

HiRISE nous a permis d’atteindre une meilleure connaissance de Mars et de ses phénomènes de surface changeant rapidement, tout ceci devant aider aux prochaines missions humaines sur la planète rouge.

 

D’après la NASA, MRO a suffisamment d’ergols pour être actif encore une dizaine d’années.

 

PS : comme toujours pour la NASA, les images sont disponibles pour tout le monde et presque immédiatement après la prise de vue.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

100,000 Images of Mars

 

Mars Reconnaissance Orbiter

 

100 000 images de Mars : cette sonde de la Nasa révèle un monde plus complexe qu’on ne l’imaginait

 

MRO’s HiRISE Takes Its 100,000th Image of the Martian Surface

 

Une vidéo intéressante : https://youtu.be/KoihJYv8jbo

 

 

Tout sur MRO sur votre site préféré.

 

 

 

 

 

 

SPATIAL RUSSE : DU NEUF AVEC DU VIEUX ! (07/01/2026)

 

Nous l’avions déjà évoqué il y a quelques années, la Russie souhaite sa propre station orbitale, la ROS (Russian Orbital Station) ; elle envisageait même de séparer la partie russe de l’ISS de la partie US. Je me rappelle même qu’il y avait des bruits comme quoi elle aurait menacé de lancer cette partie russe vers la Terre.

 

Mais en fait, la Russie souhaitait surtout une toute nouvelle station pouvant être en orbite polaire à 400 km, et donc inaccessible de Baïkonour, mais seulement de Vostochny (située en fédération de Russie). Cette situation permet l’orbite des 90° approx, alors que l’ISS dont la plupart des modules ont été lancés de Baïkonour est sur une orbite à 5,61°. Cela leur aurait permis d’être indépendant des Kazakhs, d’économiser la location du site, et de valoriser leur site de lancement de Vostochny.

 

Ce qui était prévu de cette station indépendante de l’ISS.

 

L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais survient la guerre en Ukraine qui coûte énormément d’argent à la Russie (et autres parties impliquées bien sûr), il faut donc faire des économies, si bien que les dirigeants de Roscosmos envisagent d’utiliser le segment Russe de l’ISS comme cœur de leur nouvelle station. On se rappelle que les premiers modules de l’ISS ont 30 ans ou presque, ils sont usés, plein de bactéries et de champignons, en maintenance la plupart du temps ; est-ce judicieux ? Bref on fait de la « récup » !

Cette station devrait être opérationnelle en 2030.

 

Bien sûr cela implique une séparation des modules US en étant certain de maintenir une certaine cohérence à la partie russe réutilisée et en garantissant la sécurité des modules. À l’origine il n’était pas prévu un tel désassemblage.

La partie US serait alors précipitée dans l‘atmosphère à l’aide d’un vaisseau de liaison.

De nouveaux éléments provenant de Russie pourraient alors être ajoutés.

Quant aux Américains, il semble bien qu’ils délèguent leur nouvelle station aux entreprises privées, et il y en a plein qui attendent !

 

Donc dans quelques années, il y aura de nombreuses stations autour de la Terre, la ROS, Tiangong Chinoise, l’Inde songe aussi à avoir sa propre station. Et l’Europe ? Tiens ! elle n’est pas là !

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

La Russie : Elle aimerait bien avoir sa propre station spatiale. (26/05/2021)

 

Station spatiale : l’ISS va en partie survivre car la Russie veut garder ses modules

 

Russia’s Next Space Station Could Reuse Its ISS Parts—Leaks and All

 

Russia is about to do the most Russia thing ever with its next space station

 

Russian Orbital Segment

 

La station ROS: quelle inclinaison ? Comparaison des deux types d’inclinaison.

 

 

 

 

SUPER NOVA : LA PLUS LOINTAINE JAMAIS DÉTECTÉE ! (07/01/2026)

 

 

On en a très peu parlé, mais le satellite franco-chinois SVOM (Space Variable Objects Monitor) dédié à l’étude des sursauts gamma (GRB en anglais) lancé en 2024, a fait ce 14 Mars 2025 une découverte de première grandeur.

Il a détecté un puissant sursaut, le GRB 250314A qui a duré 10 secondes (un sursaut « long » pour les amateurs de GRB), correspondant à la mort d’une étoile massive. Normalement une super nova devrait en résulter.

 

Une image contenant texte, capture d’écran, Police, ligne

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Distribution de sursauts gamma en fonction de leur distance. Les étoiles représentent les sursauts détectés par SVOM dont la distance a été mesuré. Les pentagones indiquent les quatre sursauts les plus lointains jamais détectés, GRB 250314A étant le troisième dont la distance a été déterminée par spectroscopie. Ces sursauts sont associés aux étoiles formées moins d’un milliard d’années après le Big Bang.    Crédit : Collaboration SVOM

 

 

Il s’en suit donc une alerte planétaire pour mieux caractériser cet évènement exceptionnel :

 

Toutes ces mesures ont troublé le milieu de l’astrophysique et remettent en question nos théories sur les premiers âges de l’Univers.

 

Une image contenant espace, Espace lointain, astronomie, objet astronomique

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Après la détection du sursaut à z = 7,3, le JWST a pris le relais et a photographié la SN associée
(le point rouge dans le rectangle) avec la caméra NIRCam.
Crédit :
Nasa, ESA, CSA, STScI, A. Levan (Univ. Radboud) ; Traitement d'image : Alyssa Pagan (STScI)

 

 

En effet, on pensait que les premières étoiles étant principalement constituées de H et He, leur mort serait différente de celles des étoiles actuelles. Erreur, ces anciennes SN seraient semblables aux SN actuelles. Faudra-t-il modifier nos théories stellaires actuelles ?

Nos études doivent continuer afin de modifier/compléter/remplacer nos modèles actuelles.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Le télescope James Webb vient de capturer ce qui pourrait être la première supernova de l’histoire

 

GRB 250314A Pull-out (NIRCam Image)

 

SVOM détecte le signal d’une supernova datant de 13 milliards d’années

 

Les deux articles techniques publiés dans la revue Astronomy and Astrophysics :

SVOM GRB 250314A at z 7.3 : an exploding star in the era of reionization

 

JWST reveals a supernova following a gamma-ray burst at z 7.3

 

Un satellite franco-chinois a détecté la plus lointaine supernova jamais observée !

 

Svom détecte l’un des sursauts les plus lointain de l’Univers et permet d’observer la supernova la plus lointaine jamais détectée

 

Webb identifies earliest supernova to date

 

 

 

 

 

 

 

SYSTÈME SOLAIRE :.URANUS ET NEPTUNE DES PLANÈTES UN PEU « SPÉCIALES ». (07/01/2026)

 

 

Une image contenant Univers, Espace lointain, espace, cercle

Le contenu généré par l’IA peut être incorrect.

Un petit rappel sur les planètes géantes situées dans le fin fond de notre système solaire

 

 

On avait l’habitude de les classer en deux catégories :

 

 

Crédit : Univ de Zurich

 

 

 

 

 

 

 

Différences entre géantes de glace et géantes gazeuses :

Toutes deux possèdent un important manteau de glace d’eau.

 

Géantes gazeuses Exemples : Jupiter, Saturne

Composition dominante

Structure interne

Champ magnétique

 

Géantes de glace Exemples : Uranus, Neptune

Le mot glace ne veut pas dire forcément « solide »

Composition dominante

Structure interne

Champ magnétique

 

 

 

Mais de nouvelles observations menées par des collègues de l’Université de Zurich semblent mettre en doute cette si simple distinction et donnent des indications sur la structure interne des deux dernières.

 

Que peut-on retenir de ces dernières informations ?

 

Il semble bien qu’Uranus et Neptune appartiennent à une classe à part.

Elles auraient un noyau rocheux plus massif que ce que l’on pensait.

Elles pourraient contenir des océans profonds d’eau supercritique et peut être même de l’eau superionique, c’est-à-dire un état bizarre entre solide et liquide.

Il y aurait aussi une frontière floue entre gaz et glace, de plus elles contiennent plus d’H et He que prévu.

 

On confirme que l’eau serait dans des états bizarres comme :

Ce ui expliquerait le champ margnétique « spécial »

 

Pour le moment on n’a pas changé la classification, on conserve le terme géantes de glace, mais juqu’à quand ?

 

Pour en savoir plus il faudrait lancer une mission vers ces géantes, la NASA y songe avec Uranus Orbiter and Probe (UOP).

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Uranus, Neptune : une remise en question majeure de leur structure interne

 

Révolution dans le Système solaire : Uranus et Neptune seraient-elles rocheuses et non glacées ?

 

Nous nous étions trompés sur Uranus : la découverte qui corrige 40 ans de malentendu

 

Icy or rocky? Convective or stable? L’article publié.

 

 

 

 

 

 

 

JWST : 4 ANS EN ORBITE, LE BEST OF EN VIDÉO. (07/01/2026)

 

À l’occasion du quatrième anniversaire de son lancement (Dec 2021), les scientifiques de l’équipe JWST nous donne à voir les meilleurs moments des différents zooms dans les régions les plus extraordinaires de l’Univers.

 

La vidéo en mp4 pèse 360 MB et dure 43 min 

 

Enjoy ! et Happy astronomical New Year de la part du Webb!

 

Les différents endroits sont indiqués sur la vidéo.

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Fly through Webbs cosmic vistas celebrates four years of James Webb discoveries

 

Fly through Webb’s cosmic vistas

 

 

 

Tout sur le JWST sur planetastronomy.

 

Toutes les photos du JWST sur Flickr.

 

 

 

 

 

TESS :UNE EXOPLANÈTE ROCHEUSE (ULTRA CHAUDE) AVEC ATMOSPHÈRE. (07/01/2026)

 

Les chercheurs utilisant le télescope spatial de recherche d’exoplanètes TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) étaient intrigués par la super terre ultra chaude TOI-561-b (TOI = Tess Objects of Interest).

Elle aurait un rayon approx 1,4 fois celui de la Terre et orbiterait en 11 heures autour de son étoile (de type G) très très près : 0,01 UA !

Bien entendu à une telle distance elle est en rotation synchrone.

L’étoile est à 275 années-lumière de nous et serait âgée de près de 10 milliards d’années.

 

Mais des mesures de densité ont montré qu’elle apparaissait faible et difficilement explicable, saut à posséder une épaisse atmosphère nous trompant sur la taille réelle de la planète.

 

Les scientifiques et notamment ceux de l’Université de Montréal pensent que cette planète possèderait donc une atmosphère surplombant un épais océan de magma, et pour le prouver ils ont fait appel au JWST et à son spectro proche IR NIRSpec.

Ce spectro a été utilisé lors de transit secondaire (passage derrière l’étoile et non devant) permettant d’analyser une atmosphère éventuelle. Des mesures de la température diurne de la planète sont ainsi effectuées et ne correspondent pas à ce que l’on attendait.

 

Une image contenant texte, capture d’écran, Logiciel multimédia, Logiciel de graphisme

Le contenu généré par l’IA peut être incorrect.

 

Spectre d’émission de l’exoplanète TOI-561 b de l’instrument NIRSpec. Les points blancs indiquent les données d’observation réelles. Les lignes colorées représentent les spectres de différents scénarios atmosphériques : blanc pour une atmosphère inexistante, violet pour une atmosphère mince composée de vapeur rocheuse et orange pour une atmosphère épaisse riche en composés volatils.

Ce dernier scénario correspond le mieux aux données d’observation. (Crédit : NASA/ESA/CSA/STScI)

 

En effet on a mesuré approx 1800 °C pour la face diurne alors que l’on s’attendait à plus, approx 2700 °C si c’était une planète rocheuse dépourvue d’atmosphère. La température mesurée indiquerait l’existence d’une atmosphère qui transporterait la chaleur d’un hémisphère à l’autre.

Néanmoins une question se pose, comment une petite planète exposée au rayonnement intense de son étoile, peut-elle garder son atmosphère ?

Quel phénomène d’équilibre magma/atmosphère est-il présent.

 

Encore de nombreuses questions en suspens !

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Le télescope Webb détecte une atmosphère épaisse autour d’un monde de lave brûlante à lire absolument

 

Les astronomes auraient enfin découvert une atmosphère autour d'une exoplanète rocheuse !

 

A Thick Volatile Atmosphere on the Ultrahot Super-Earth TOI-561 b

 

NASA’s Webb Detects Thick Atmosphere Around Broiling Lava World

 

 

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LES MAGAZINES CONSEILLÉS :.POUR LA SCIENCE JANV 2026 : TEMPS ET QUANTIQUE. (07/01/2026)

 

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Pour la Science fait peau neuve !

Un nouveau format au service d’une curiosité intacte. Trois nouvelles chroniques — signées d’un anthropologue, d’un spécialiste de l’IA et d’une historienne des sciences — explorent les liens entre science et société.

 

Et dans le dossier de ce numéro, un questionnement fascinant : comment la physique quantique nous invite à repenser notre conception du temps et de la causalité.

 

Le titre exact : Temps et quantique La causalité réinventée

 

 

L’édito « Réinventions » par François Lassagne

 

 

 

 

 

Les articles les plus intéressants :

 

« Nous avons inventé un chat de Schrödinger causal » avec Hippolyte Dourdent

 

Comment les physiciens ont « inversé » le temps par Charlie Wood.

 

Hubble et la création d’une nouvelle esthétique astronomique par Carlotte Bigg

 

Rendez-vous piégé avec Apollonius de Perge par Marie-Neige Cordonnier.

 

Des effets quantiques toujours plus macroscopiques par Édouard Kierlik et Jean-Michel Courty

 

Bonne lecture et comme je dis toujours, 7,50€ bien investis !

 

 

 

 

 

Bonne lecture à tous.

 

C’est tout pour aujourd’hui !!

 

Bon ciel à tous !

 

JEAN-PIERRE MARTIN

 

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