LES ASTRONEWS de
planetastronomy.com:
Mise à jour : 07/01/2026
Conférences et Évènements :
Calendrier
.............. Rapport
et CR
Prochaine conférence SAF : le
mercredi 14 Janvier 2026
(CNAM) 19H
avec Jean Philippe UZAN Astrophysicien IAP sur
« LE MODÈLE COSMOLOGIQUE STANDARD ENTRE SUCCÈS ET TENSIONS »
et remise du Prix Janssen au conférencier.
Réservation comme d’habitude
à partir du 11 dec 9H00 ou à la SAF directement.
La suivante : 11 Fev 19H « EXTRAORDINAIRES PLANÈTES EXTRA SOLAIRE » avec G
Hébrard IAP
Transmission des conférences sur le YouTube de la SAF :
https://www.youtube.com/channel/UCD6H5ugytjb0FM9CGLUn0Xw/feautured
Astronews précédentes :
ICI
dossiers à télécharger par ftp :
ICI
ARCHIVES DES ASTRONEWS
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:
Astrophysique/cosmologie
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Spécial Mars ;
Terre/Lune
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Système solaire ;
Astronautique/conq spatiale
;
3D/divers
;
Histoire astro /Instruments ;
Observations
;
Soleil
;
Étoiles/Galaxies ;
Livres/Magazines ;
Jeunes /Scolaires
Sommaire de ce numéro
DART et HERA :
CR conf SAF d’A. Moussi du 10 dec 2025.
(07/01/2026)
SOHO :.30
ans et c’est fini !
(07/01/2026)
Proba-3 :
Un an en orbite, 50 éclipses et 250 heures d’observation.
(07/01/2026)
Euclid :.NGC
646 guirlande de Noël 2025 !
(07/01/2026)
Mars 2020 :.Perseverance
observe une roche étrange.
(07/01/2026)
MRO
:.100.000 images et on continue !
(07/01/2026)
Spatial Russe
:
Du neuf avec du vieux !
(07/01/2026)
Super Nova :
La plus lointaine jamais détectée !
(07/01/2026)
Système Solaire :.Uranus
et Neptune, des planètes un peu « spéciales ».
(07/01/2026)
TESS
:.Une exoplanète rocheuse (ultra chaude !) avec atmosphère.
(07/01/2026)
JWST :
4 ans en orbite, le best of en vidéo.
(07/01/2026)
Les magazines conseillés .Pour
La Science Janv 2026 : Temps et quantique.
(07/01/2026)
SOHO : 30 ANS ET C’EST LA FIN !
(07/01/2026)
SOHO, ça vous dit quelque chose ? Aux plus anciens au moins c’est un projet de
sonde solaire démarré par l’ESA en 1984, construit par Matra et embarquant des
instruments de diverses nations dont 5 parmi les 12 seront fournis par la
France.
Il devait étudier la physique solaire (héliosismologie notamment), le vent
solaire, le plasma etc..
La NASA lance la sonde en décembre 1995, il y a exactement 30 ans et elle vient
d’y mettre un terme ce 31 Décembre 2025.
SOHO
est en orbite en autour du
point de Lagrange L1
(celui près du Soleil, afin de voir celui-ci 24/24) approx 1,5 millions de km de
la Terre.
C’est donc l’occasion de voir ce que SOHO (Solar and Heliospheric Observatory)
nous a apporté et de faire le point sur cette extraordinaire mission.
Crédit SOHO/ESA NASA.
Pendant ces 30 années, SOHO a révolutionné notre compréhension du Soleil et ceci
pendant près de 3 cycles
solaires.
Que nous a apporté SOHO ?
1)
Un tapis roulant de plasma unique.
Il a permis de voir l’intérieur du Soleil grâce à l’héliosismologie et a montré
que le plasma circule dans une seule grande boucle par hémisphère, liée au cycle
magnétique de 22 ans. Ce qui correspond au cycle du champ magnétique, expliquant
ainsi le déplacement des taches solaires vers les pôles.
2)
La luminosité solaire varie très peu.
Cette énergie solaire a été mesurée avec précision, elle varie seulement de
0,06% au cours du cycle de 11 ans. Mais ce n’est pas le cas du rayonnement UV
extrême qui lui change fortement. Il double en passant de solar min à solar max.
3)
Surveillance des tempêtes solaires.
Ceci est dû principalement au super coronographe LASCO (Large
Angle and Spectrometric Coronagraph) .
Vous vous rappelez tous qu’un coronographe (inventé d’ailleurs par le Français B
Lyot ) consiste en petit télescope dont le centre est masqué par un disque
supposé effectuer une éclipse artificielle de Soleil. Cela nous permet
d’atteindre la couronne solaire et tous ses phénomènes comme les
impressionnantes éjections de masses coronales (CME).
Cela est un facteur fondamental dans le système d’alerte pour notre planète et
participe ainsi à élaborer la météo spatiale.
4)
On ne s’y attendait pas, SOHO est devenu le
principal découvreur de
comètes : 5000 à son actif !
En effet, grâce au coronographe on peut voir les comètes s’approcher du Soleil,
tourner autour et repartir dans une autre direction.
5)
Enfin, la mission SOHO a servi de prototype pour les
futures missions solaires
comme Solar Orbiter, Solar Dynamics Observatory ou Parker Solar Probe.
30 ans de SOHO en quelques chiffres. Crédit SOHO / ESA NASA
Image résumant les qualités du coronographe, on voit ici une superbe explosion
de CME, les points brillants sont les particules émises qui saturent le
détecteur.
On remarqua aussi le passage de la comète 96P/Machholz autour du Soleil, dans
les carrés on indique même quelques fragments de cette comète qui se sont
détachés lors du passage près de notre étoile.
Image prise en Janvier 2023
par le LASCO C3.
Crédit : : ESA/NASA/USNRL/K.Battams
Il existe une animation gif de ce passage,
la voici.
On peut aussi voir en mouvement les CME ci-dessous.
Comme ce 11 Novembre 2025 où une très puissante éruption solaire s’est produite
suivie par une aussi puissante CME se propageant dans le système solaire à la
vitesse prodigieuse de 1500 km/s.
Credits: European Space Agency (ESA)
POUR ALLER PLUS LOIN :
Cette sonde fête ses 30 ans et elle est devenue l’instrument solaire le plus
productif de l’histoire
Sun-watcher SOHO celebrates thirty years
Biggest Solar X-Ray Flare on Record - X20
SOHO en détails
par le CNES
Le Soleil et SOHO sur planetastronomy.com
PROBA-3 :
UN AN EN ORBITE, 50 ÉCLIPSES ET 250 HEURES D’OBSERVATION.
(07/01/2026)
Jusqu’à récemment, l’observation de la couronne solaire était limitée : les
instruments spatiaux ne voyaient que le disque solaire et la couronne externe,
tandis que la couronne interne n’était observable depuis la Terre que lors de
rares éclipses totales. Cette situation a laissé une lacune majeure dans la
compréhension des phénomènes solaires.
La mission
Proba-3 de l’Agence spatiale européenne
(lancée en 2024) vise à combler ce manque en créant des
éclipses solaires
artificielles en orbite grâce à
deux satellites volant en formation ultraprécise.
Ces deux engins, séparés d’environ 150 mètres, s’alignent avec une précision
millimétrique (+/- 1 mm) : l’un joue le rôle de Lune artificielle (Occulter de
1,4 m de diamètre) tandis que l’autre (Coronagraph) observe la couronne grâce à
l’instrument
ASPIICS (Association of Spacecraft for
Polarimetric and Imaging Investigation of the Corona of the Sun développé par
nos amis du CSL de Liège).
Cette configuration permet d’observer en continu la couronne interne jusqu’à six
heures par orbite, orbite qui dure 19 h et 40 min.
L’orbite fortement elliptique culmine à environ
60 500 kilomètres
L’important est de maintenir de façon autonome la distance entre les deux
objets, à cet effet on utilise des GPS, des laser, des trackers d’étoiles et des
liaisons radio.
Proba-3 permet ainsi d’étudier la région clé où le
vent solaire s’accélère
et où naissent la majorité des
éjections de masse coronale (CME). Les
images obtenues offrent une continuité inédite entre la surface du Soleil et la
couronne externe, complétant les données d’autres missions comme
Proba-2
et SOHO.
En une année, la mission a déjà réalisé plus de
50 éclipses
artificielles et accumulé environ 250 heures d’observations, soit
l’équivalent de milliers d’éclipses naturelles. Ces données améliorent fortement
la compréhension de la
météo spatiale, essentielle pour la
protection des satellites, des réseaux électriques et des systèmes de
communication sur Terre.
On peut voir sur
cette animation gif
fournie par l’ESA :
Une éjection de masse coronale (CME) dans le coin supérieur droit de l’image (du
15 Juillet 2025) sur une période d’une heure trente et ceci grâce à 3 missions
solaires différentes :
On peut voir la CME se former d’abord sur le disque solaire (Proba-2) avant de
se propager dans la couronne interne (Proba-3) puis la couronne supérieure
(SOHO)
Plus de détails sur cette petite vidéo :
https://dlmultimedia.esa.int/download/public/videos/2025/12/020/2512_020_AR_EN.mp4
Éclipse solaire totale à la demande
Observation de la couronne solaire par le coronographe ASPIICS
ASPIICS observe essentiellement l’intensité de la lumière visible diffusée par
les électrons de la couronne solaire.
Le détecteur ne produit pas d’image couleur au sens classique (RGB).
Le coronographe travaille dans une bande de longueurs d’onde visible étroite,
centrée autour du vert (≈ 530–550 nm).
La teinte verte est donc ajoutée lors du traitement pour l’affichage.
Crédit : ESA/Proba-3/ASPIICS/WOW algorithm
POUR ALLER PLUS LOIN :
Proba-3 comble les lacunes dans l'observation solaire
Proba-3 : Le
faiseur d’éclipses ! (10/01/2025)
Proba-3 : Un
exploit d’alignement parfait ! (18/05/2025)
EUCLID :.NGC 646 GUIRLANDE DE NOËL 2025 !
(07/01/2026)
C’est en 1834 que John Herschel (le fils de William) découvre la vaste galaxie
spirale NGC 656, située approx à 392 millions d’al de nous. Comme on le voit sur
l‘image de gauche, cette galaxie semble très proche d’une autre (PGC 6014), mais
c’est une illusion d’optique, elle est plus près de nous à 347 millions d’al.
Sur ‘image de droite, j’ai supprimé artificiellement cette dernière galaxie.
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ESA/Euclid/Euclid Consortium/NASA, image processing by the Euclid
Science Ground Segment and M. Schirmer (MPIA) |
En enlevant artificiellement PGC 6014 |
Cette galaxie présentée par l’ESA comme une guirlande (garland en anglais) de
Noël est de type lumineuse barrée spirale.
Ses deux longs bras montrent de nombreuses taches bleues correspondant à des
étoiles jeunes en formation.
Le disque contient des filaments de poussière.
Ce type de galaxie barrée est courante dans l’Univers, il correspond à des
galaxies « adultes ».
On rappelle que la mission Euclid a pour but d’imager
environ un tiers du ciel au cours de sa mission nominale de six ans avec
une combinaison sans précédent de largeur et de netteté.
Les galaxies spirales barrées sont intéressantes à étudier, car d’après les
cosmologistes, la barre centrale agit comme un « transporteur gravitationnel »,
qui entraine le gaz des parties externes vers le noyau. Cela peut alimenter le
trou noir central ou déclencher la formation d’étoiles.
Ces barres sont liées à l’age des galaxies, car elles se forment au cours du
vieillissement de la galaxie.
POUR ALLER PLUS LOIN :
Les grandes structures de l'Univers :
CR de la conférence de V de Lapparent à la SAF du 14 Fev 2008.
La mission Euclid :
CR de la conf SAF de C Laigle du 10 sept 2025
Euclid et l'énergie noire :
CR de la conf SAF de F Bernardeau du 9 Fev 2022
La mission Euclid:
CR de la conf IAP de Y Mellier du 7 Avril 2015
La mission Euclid sur votre site préféré.
MARS 2020 :.PERSEVERANCE OBSERVE UNE ROCHE ÉTRANGE.
(07/01/2026)
Le rover Perseverance, en ce moment à l’extérieur du cratère Jezero, vient de
découvrir une « roche » étrange,
très différente
du terrain environnant, et dont vous voyez la forme sur la photo ci-dessous et
baptisée Phippsaksla par la NASA.
Elle aurait approx. 80 cm de long.
Cette forme un peu tarabiscotée fait penser absolument à une météorite, et ce
n’est pas extraordinaire, car Mars comme la Terre est soumise au bombardement
météoritique et de plus elle possède une atmosphère très ténue facilitant les
arrivées au sol.
L’analyse chimique du Mastcam-Z a aussi indiquée qu’elle était principalement
constituée de Fer et de
Nickel, confirment cette hypothèse.
Le 19 Sept 2025. Crédit : Nasa, JPL-Caltech, ASU
Ce n’est pas la première fois que l’on découvre des météorites sur le sol
martien, voir les références plus bas de certaines découvertes.
La chasse aux météorites continue.
POUR ALLER PLUS LOIN :
Perseverance Encounters a Possible Meteorite
Les découvertes précédentes :
Les rovers martiens :
On avait raison pour la météorite !
Les rovers martiens.:.Spirit
et la météorite
Les rovers martiens :
Opportunity découvre encore une météorite
Curiosity :
Ça c'est une météorite !
Curiosity :.Une
étrange météorite métallique
MRO : 100.000 IMAGES ET ON CONTINUE !
(07/01/2026)
C’est le 7 Octobre 2026 dernier, que la sonde MRO (Mars Reconnaissance Orbiter)
après près de 20 ans de bons et loyaux services, nous a transmis sa 100.000ème
image du sol martien !
Tout ceci est l’œuvre de
la super caméra HiRISE (High Resolution Imaging Science Experiment,
travaille en IR) qui permet de voir des détails de l’ordre de 25cm au sol, avant
elle notre précision était de l’ordre du mètre. Cette caméra est fabriquée par
Ball Aerospce.
Cette résolution nous a fait découvrir Mars sous un autre angle qui est résumé
sur la courte vidéo suivante :
https://d2pn8kiwq2w21t.cloudfront.net/media/e1-Video_HiRISE_100Kth_OA28UgT.webm
La 100.000ème image correspond à la zone connue sous le nom de Syrtis
Major, située non loin d’où se trouve le rover Endurance dans le cratère Jezero.
La voici.
On remarque des détails du relief façonnés par l’érosion, de nombreuses dunes de
différents types sont présentes.
Mais en plus de HiRISE, MRO emporte notamment deux autres instruments
essentiels :
Crédit : NASA/JPL-Caltech/University of Arizona
En plus de cette image, la NASA nous fait parvenir une autre image surprenante,
des
champs de dunes
recouvertes de givre et situées à l’intérieur d’un cratère.
L’image
en plus grand champ.
L’image date du 22 Mars 2021.
Crédit : NASA/JPL-Caltech/University of Arizona
HiRISE nous a permis
d’atteindre une meilleure connaissance de Mars et de ses phénomènes de surface
changeant rapidement, tout ceci devant aider aux prochaines missions humaines
sur la planète rouge.
D’après la NASA, MRO a suffisamment d’ergols pour être actif encore une dizaine
d’années.
PS : comme toujours pour la NASA, les images sont disponibles pour tout le monde
et presque immédiatement après la prise de vue.
POUR ALLER PLUS LOIN :
100 000 images de Mars : cette sonde de la Nasa révèle un monde plus complexe
qu’on ne l’imaginait
MRO’s
HiRISE Takes Its 100,000th Image of the Martian Surface
Une vidéo intéressante :
https://youtu.be/KoihJYv8jbo
Tout sur MRO sur votre site préféré.
SPATIAL RUSSE : DU NEUF AVEC DU VIEUX !
(07/01/2026)
Nous l’avions déjà évoqué il y a quelques années, la Russie souhaite sa
propre station orbitale,
la ROS (Russian Orbital Station) ; elle envisageait même de séparer la partie
russe de l’ISS de la partie US. Je me rappelle même qu’il y avait des bruits
comme quoi elle aurait menacé de lancer cette partie russe vers la Terre.
Mais en fait, la Russie souhaitait surtout une toute nouvelle station pouvant
être en orbite polaire à 400 km, et donc inaccessible de Baïkonour, mais
seulement de
Vostochny
(située en fédération de Russie).
Cette situation permet l’orbite des 90° approx, alors que l’ISS dont la plupart
des modules ont été lancés de Baïkonour est sur une orbite à 5,61°. Cela leur
aurait permis d’être indépendant des Kazakhs, d’économiser la location du site,
et de valoriser leur site de lancement de
Vostochny.
Ce qui était prévu
de cette station indépendante de l’ISS.
L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais survient la guerre en Ukraine qui coûte
énormément d’argent à la Russie (et autres parties impliquées bien sûr), il faut
donc faire des économies, si bien que les dirigeants de Roscosmos envisagent
d’utiliser le segment
Russe de l’ISS comme cœur de leur nouvelle station. On se rappelle que
les premiers modules de l’ISS ont 30 ans ou presque, ils sont usés, plein de
bactéries et de champignons, en maintenance la plupart du temps ; est-ce
judicieux ? Bref on fait de la « récup » !
Cette station devrait être opérationnelle en 2030.
Bien sûr cela implique une séparation des modules US en étant certain de
maintenir une certaine cohérence à la partie russe réutilisée et en garantissant
la sécurité des modules. À l’origine il n’était pas prévu un tel désassemblage.
La partie US serait alors précipitée dans l‘atmosphère à l’aide d’un vaisseau de
liaison.
De nouveaux éléments provenant de Russie pourraient alors être ajoutés.
Quant aux Américains, il semble bien qu’ils délèguent leur nouvelle station aux
entreprises privées, et il y en a plein qui attendent !
Donc dans quelques années, il y aura de nombreuses stations autour de la Terre,
la ROS, Tiangong Chinoise, l’Inde songe aussi à avoir sa propre station. Et
l’Europe ? Tiens ! elle n’est pas là !
POUR ALLER PLUS LOIN :
La Russie :
Elle aimerait bien avoir sa propre station spatiale. (26/05/2021)
Station spatiale : l’ISS va en partie survivre car la Russie veut garder ses
modules
Russia’s Next Space Station Could Reuse Its ISS Parts—Leaks and All
Russia is about to do the most Russia thing ever with its next space station
La station ROS: quelle inclinaison ?
Comparaison des deux types d’inclinaison.
SUPER NOVA : LA PLUS LOINTAINE JAMAIS DÉTECTÉE !
(07/01/2026)
On en a très peu parlé, mais le satellite franco-chinois
SVOM
(Space Variable Objects Monitor) dédié à l’étude des sursauts gamma (GRB en
anglais) lancé en 2024, a fait ce 14 Mars 2025 une
découverte de première
grandeur.
Il a détecté un puissant sursaut, le
GRB 250314A qui a
duré 10 secondes (un sursaut « long » pour les amateurs de GRB), correspondant à
la mort d’une étoile massive. Normalement une super nova devrait en résulter.
Distribution de sursauts gamma en fonction de leur distance. Les étoiles
représentent les sursauts détectés par SVOM dont la distance a été mesuré. Les
pentagones indiquent les quatre sursauts les plus lointains jamais détectés, GRB
250314A étant le troisième dont la distance a été déterminée par spectroscopie.
Ces sursauts sont associés aux étoiles formées moins d’un milliard d’années
après le Big Bang.
Crédit : Collaboration SVOM
Il s’en suit donc une alerte planétaire pour mieux caractériser cet évènement
exceptionnel :
Toutes ces mesures ont troublé le milieu de l’astrophysique et remettent en
question nos théories sur les premiers âges de l’Univers.
Après la détection du sursaut à z = 7,3, le JWST a pris le relais et a
photographié la SN associée
(le point rouge dans le rectangle) avec la caméra NIRCam.
Crédit :
Nasa, ESA, CSA, STScI, A. Levan (Univ. Radboud) ; Traitement d'image : Alyssa
Pagan (STScI)
En effet, on pensait que les premières étoiles étant principalement constituées
de H et He, leur mort serait différente de celles des étoiles actuelles. Erreur,
ces anciennes SN seraient semblables aux SN actuelles. Faudra-t-il modifier nos
théories stellaires actuelles ?
Nos études doivent continuer afin de modifier/compléter/remplacer nos modèles
actuelles.
POUR ALLER PLUS LOIN :
Le télescope James Webb vient de capturer ce qui pourrait être la première
supernova de l’histoire
GRB 250314A Pull-out (NIRCam Image)
SVOM détecte le signal d’une supernova datant de 13 milliards d’années
Les deux articles techniques publiés dans la revue Astronomy and Astrophysics :
SVOM GRB 250314A at z
≃
7.3 : an exploding star in the era of reionization
JWST reveals a supernova following a gamma-ray burst at z
≃
7.3
Un satellite franco-chinois a détecté la plus lointaine supernova jamais
observée !
Webb identifies earliest supernova to date
SYSTÈME SOLAIRE :.URANUS ET NEPTUNE DES PLANÈTES UN PEU « SPÉCIALES ».
(07/01/2026)
Un petit rappel sur les planètes géantes situées dans le fin fond de notre
système solaire
On avait l’habitude de les classer en deux catégories :
Crédit : Univ de Zurich
Différences entre géantes de glace et géantes gazeuses :
Toutes deux possèdent un important manteau de glace d’eau.
Géantes gazeuses Exemples :
Jupiter, Saturne
Composition dominante
Structure interne
Champ magnétique
Géantes de glace Exemples :
Uranus, Neptune
Le mot glace ne veut pas dire forcément « solide »
Composition dominante
Structure interne
Champ magnétique
Mais de nouvelles
observations menées par des collègues de l’Université de Zurich semblent
mettre en doute cette si simple distinction et donnent des indications sur la
structure interne des deux dernières.
Que peut-on retenir de ces dernières informations ?
Il semble bien qu’Uranus et Neptune appartiennent à une classe à part.
Elles auraient un noyau rocheux plus massif que ce que l’on pensait.
Elles pourraient contenir des océans profonds d’eau supercritique et peut être
même de l’eau superionique, c’est-à-dire un état bizarre entre solide et
liquide.
Il y aurait aussi une frontière floue entre gaz et glace, de plus elles
contiennent plus d’H et He que prévu.
On confirme que l’eau serait dans des états bizarres comme :
Ce ui expliquerait le
champ margnétique « spécial »
Pour le moment on n’a pas changé la classification, on conserve le terme géantes
de glace, mais juqu’à quand ?
Pour en savoir plus il faudrait lancer une mission vers ces géantes, la NASA y
songe avec Uranus Orbiter and Probe
(UOP).
POUR ALLER PLUS LOIN :
Uranus, Neptune : une remise en question majeure de leur structure interne
Révolution dans le Système solaire : Uranus et Neptune seraient-elles rocheuses
et non glacées ?
Nous nous étions trompés sur Uranus : la découverte qui corrige 40 ans de
malentendu
Icy or rocky? Convective or stable?
L’article publié.
JWST : 4 ANS EN ORBITE, LE BEST OF EN VIDÉO.
(07/01/2026)
À l’occasion du quatrième anniversaire de son lancement (Dec 2021), les
scientifiques de l’équipe JWST nous donne à voir les meilleurs moments des
différents zooms dans les régions les plus extraordinaires de l’Univers.
La vidéo en mp4 pèse 360 MB et dure 43 min
Enjoy ! et Happy astronomical New Year de la part du Webb!
Les différents endroits sont indiqués sur la vidéo.
POUR ALLER PLUS LOIN :
Fly through Webbs cosmic vistas celebrates four years of James Webb discoveries
Fly through Webb’s cosmic vistas
Tout sur le JWST sur planetastronomy.
Toutes les photos du JWST sur Flickr.
TESS :UNE EXOPLANÈTE ROCHEUSE (ULTRA CHAUDE) AVEC ATMOSPHÈRE.
(07/01/2026)
Les chercheurs utilisant le télescope spatial de recherche d’exoplanètes TESS
(Transiting Exoplanet Survey Satellite) étaient intrigués par la super terre
ultra chaude TOI-561-b
(TOI = Tess Objects of Interest).
Elle aurait un rayon approx 1,4 fois celui de la Terre et orbiterait en 11
heures autour de son étoile (de type G) très très près : 0,01 UA !
Bien entendu à une telle distance elle est
en rotation synchrone.
L’étoile est à 275 années-lumière de nous et serait âgée de près de 10 milliards
d’années.
Mais des mesures de densité ont montré qu’elle apparaissait faible et
difficilement explicable, saut à posséder une épaisse atmosphère nous trompant
sur la taille réelle de la planète.
Les scientifiques et notamment ceux de l’Université de Montréal pensent que
cette planète possèderait donc une atmosphère surplombant un épais océan de
magma, et pour le prouver ils ont fait appel au JWST et à son spectro proche IR
NIRSpec.
Ce spectro a été utilisé lors de
transit secondaire
(passage derrière l’étoile et non devant) permettant d’analyser une atmosphère
éventuelle. Des mesures de la température diurne de la planète sont ainsi
effectuées et ne correspondent pas à ce que l’on attendait.
Spectre d’émission de l’exoplanète TOI-561 b de l’instrument NIRSpec. Les points
blancs indiquent les données d’observation réelles. Les lignes colorées
représentent les spectres de différents scénarios atmosphériques : blanc pour
une atmosphère inexistante, violet pour une atmosphère mince composée de vapeur
rocheuse et orange pour une atmosphère épaisse riche en composés volatils.
Ce dernier scénario correspond le mieux aux données d’observation. (Crédit :
NASA/ESA/CSA/STScI)
En effet on a mesuré approx 1800 °C pour la face diurne alors que l’on
s’attendait à plus, approx 2700 °C si c’était une planète rocheuse dépourvue
d’atmosphère. La température mesurée indiquerait l’existence d’une atmosphère
qui transporterait la chaleur d’un hémisphère à l’autre.
Néanmoins une question se pose, comment une petite planète exposée au
rayonnement intense de son étoile, peut-elle garder son atmosphère ?
Quel phénomène d’équilibre magma/atmosphère est-il présent.
Encore de nombreuses questions en suspens !
Le télescope Webb détecte une atmosphère épaisse autour d’un monde de lave
brûlante
à lire absolument
Les astronomes auraient enfin découvert une atmosphère autour d'une exoplanète
rocheuse !
A Thick Volatile Atmosphere on the Ultrahot Super-Earth TOI-561 b
NASA’s Webb Detects Thick Atmosphere Around Broiling Lava World
La mission TESS sur votre site préféré.
LES MAGAZINES CONSEILLÉS :.POUR LA SCIENCE JANV 2026 : TEMPS ET QUANTIQUE.
(07/01/2026)
Pour la Science fait peau neuve !
Un nouveau format au service d’une curiosité intacte. Trois nouvelles chroniques
— signées d’un anthropologue, d’un spécialiste de l’IA et d’une historienne des
sciences — explorent les liens entre science et société.
Et dans le dossier de ce numéro, un questionnement fascinant : comment la
physique quantique nous invite à repenser notre conception du temps et de la
causalité.
Le titre exact :
Temps et quantique La causalité réinventée
L’édito « Réinventions »
par François Lassagne
Les articles les plus intéressants :
« Nous avons inventé un chat de Schrödinger causal »
avec Hippolyte Dourdent
Comment les physiciens ont « inversé » le temps
par Charlie Wood.
Hubble et la création d’une nouvelle esthétique astronomique
par Carlotte Bigg
Rendez-vous piégé avec Apollonius de Perge
par Marie-Neige Cordonnier.
Des effets quantiques toujours plus macroscopiques
par Édouard Kierlik et Jean-Michel Courty
Bonne lecture et comme je dis toujours, 7,50€ bien investis !
Bonne lecture à tous.
C’est tout pour aujourd’hui !!
Bon ciel à tous !
JEAN-PIERRE MARTIN
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