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Mise à jour : 20 Décembre 2006
 
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ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :
Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires
 
Sommaire de ce numéro :  
Un Nobel à Paris : G Smoot au Palais de la Découverte. (20/12/2006)
Les constantes fondamentales : CR de la conférence de R Lehoucq aux RCE 2006. (20/12/2006)
Mars, histoire d'un autre monde : CR de la conférence de F Forget aux RCE 2006 (20/12/2006)
La naissance d'un géant : l'EELT gagne la première étape. (20/12/2006)
Corot : L'Europe attend le départ. . (20/12/2006)
La matière noire joue à cache cache : On la cherche. (20/12/2006)
Climat : La réponse est dans les océans. (20/12/2006)
STS 116 : Refaire le câblage et bricolage dans l'espace. (20/12/2006)
Stardust : Premiers résultats d'analyse. Surprise! (20/12/2006)
Spitzer : Les premières lueurs (suite). (20/12/2006)
Venus-Express :L'enfer en direct. (20/12/2006)
Cassini-Saturne :.Structure complexe de la division de Cassini. (20/12/2006)
Cassini-Titan :.Cassini survole Titan et découvre …des montagnes. (20/12/2006)
Les rovers martiens.:.. Spirit à Mc Murdo (20/12/2006)
Les rovers martiens.: Cap Verde en couleur. (20/12/2006)
Mars Express :.Un sous sol inattendu. (20/12/2006)
MRO :.Il en tient une couche! (20/12/2006)
Livre conseillé :.Le ciel à portée de main chez Belin pour les jeunes. (20/12/2006)
Les magazines conseillés :.Ciel et Espace de Décembre. (20/12/2006)
                                                                
 
LA NAISSANCE D'UN GÉANT : L'E-ELT GAGNE LA PREMIÈRE ÉTAPE. (20/12/2006)
(d'après communication CNRS/ESO)
 
 
Le CNRS et l'ESO sont heureux d'annoncer la tenue du colloque "Towards the european extremely large telescope (E-ELT)", afin de discuter de la mise en place du futur ELT européen. Ce colloque était organisé par l'ESO (Organisation européenne pour les recherches astronomiques dans l'hémisphère austral), le Laboratoire d'Astrophysique de Marseille (CNRS/Université Aix-Marseille1), le programme de recherche OPTICON de la Commission européenne et l'association PopSud.
 
Son objectif est de préparer le lancement officiel du projet européen d'ELT, qui déclencherait la pré-selection des sites d'implantation possibles, les études pour arrêter des choix technologiques et qui fixerait les échéances. Le début de la construction pourrait être prévu en 2010, pour une entrée en fonctionnement en 2017.
Les Extremely large telescopes (ELT), d'un diamètre de 30 à 60 mètres, seront les successeurs indispensables des télescopes dans la classe des 8 à 10 m, comme le vaisseau amiral de l'astronomie européenne, le Very large telescope (VLT) de l'ESO.
Les astrophysiciens européens souhaitent construire un ELT rapidement, afin de rester dans la compétition avec les Etats-Unis et de repousser les limites de l'Univers observable. Notamment pour apporter des réponses sur deux sujets phares : l'évolution de l'Univers et la pluralité des mondes : les planètes extra-solaires. Les français, et l'INSU-CNRS en particulier, soutiennent très fortement les actions de recherche et développement en faveur des ELT.
 
Ce colloque était principalement dirigé par :
 
 
 
Le défi que représentent la conception, la construction et l’opération d’un télescope de 30-60 m est considérable. L’extrapolation de solutions techniques pour des collecteurs de lumière d’un diamètre de 10 à 30 m voire plus, tout en obtenant une excellente qualité d’image dans un champ de grande taille, pose de nombreux problèmes.
L’ESO collabore avec plus de trente instituts scientifiques et entreprises high-tech européens en vue d’établir les technologies de base requises pour les rendre possibles à un prix acceptable dans les 5 à 10 ans à venir. Cela se fait en particulier dans le cadre de l’étude de conception du 6e PC ELT. Deux aspects très importants du développement de l’E-ELT sont le contrôle d’une optique de haute précision à l’échelle immense du télescope, ainsi que la conception d’un ensemble efficace d’instruments qui permettent aux astronomes d’atteindre les objectifs scientifiques ambitieux de l’E-ELT.
 
 
 
La décision de ce colloque a été de poursuivre l'étude détaillée de ce projet et un budget a été alloué de 57 millions d'euros à cet effet. Le projet devrait aboutir dans trois ans à la construction de ce télescope géant de 40m dans le visible te l'IR.
 
Voir le dessin de ce télescope.
 
 
Plus d'une centaine d'astronomes ont été impliqués dans la définition de ce télescope.
 
Guy Monnet a eu le plaisir de nous décrire récemment ce projet à l'IAP, et je vous conseille de revoir le compte rendu de cette superbe présentation.
 
On espère la fin de la construction pour 2017, sa conception devrait coûter aux alentours de 800 millions € d'après Catherine Cesarsky.
Le site est encore à choisir.
 
 
 
 
 
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COROT : L'EUROPE ATTEND LE DÉPART. (20/12/2006)
 
 
L’Europe et l'ESA attendent avec impatience le lancement de COROT : texte basé sur le communiqué de l'ESA.
 
 
Le satellite COROT, dont le lancement est prévu le 27 décembre, est chargé d’une mission d’astronomie inédite dont l’objectif est double : détecter des exoplanètes dans d’autres systèmes solaires et étudier les mystères que recèle le cœur des étoiles.
Cette mission conduite sous l’égide du Centre national d’études spatiales (CNES) est menée en coopération internationale avec la participation de l’Agence spatiale européenne (ESA) et de divers pays en majorité européens.
 
Tandis que le CNES achève les préparatifs du lancement de COROT à Baïkonour (Kazakhstan), l’ESA et les nombreux chercheurs européens associés à la mission attendent impatiemment le décollage puis l’arrivée des premiers résultats scientifiques.
 
La mission COROT
COROT est l’abréviation de « COnvection, ROtation et Transits planétaires », ce qui correspond aux objectifs scientifiques de la mission. « Convection et rotation » font référence à la capacité du satellite de sonder l’intérieur des étoiles pour étudier les ondes acoustiques qui se propagent à leur surface, une technique dénommée sismologie stellaire ou « astérosismologie ». « Transit planétaire » évoque la technique utilisée pour détecter la présence d’une planète en orbite autour d’une étoile grâce à la diminution de luminosité qu’elle 
provoque en passant devant l’étoile.
 
Pour remplir ses deux objectifs scientifiques, COROT observera plus de 120 000 étoiles à l’aide de son télescope de 30 cm de diamètre. 
 
COROT va révolutionner la recherche de planètes autour d’autres étoiles que notre Soleil.
Au cours des 10 années qui ont suivi la découverte en 1995 de la première exoplanète, 51 Pegasi b, 200 autres planètes ont été détectées par des observatoires terrestres.
 
 Le satellite COROT devrait en découvrir bien d’autres pendant sa mission de deux ans et demi et repousser les limites de nos connaissances en nous permettant de découvrir des planètes de plus en plus petites.
La plupart des planètes qui seront détectées par COROT seront probablement des mondes gazeux, de type « Jupiter chaud ». Mais on s’attend également à la découverte de planètes telluriques, sans savoir dans quelle proportion, dont certaines pourraient être à peine plus grandes que la Terre (voire plus petites), constituant ainsi une nouvelle catégorie de planètes.
Lorsqu’il braquera ses instruments sur une étoile, COROT pourra également observer des « séismes stellaires », ces ondes acoustiques provenant des profondeurs de l’étoile qui se propagent à la surface de celle-ci, modifiant sa luminosité. La nature de ces vibrations permettra aux astronomes de déduire avec précision la masse, l’âge et la composition chimique des étoiles.
 
 
COROT, une mission à dimension européenne
La mission COROT a été à l’origine proposée par le CNES en 1996, qui s’est mis à la recherche d’éventuels partenaires européens en 1999. En 2000, le CNES a donné le feu vert à la construction du satellite et il dirige aujourd’hui la mission. Ses partenaires internationaux sont l’ESA, l’Autriche, la Belgique, l’Allemagne, l’Espagne et le Brésil.
 
 
 
 
Le CNES assume la responsabilité de l’ensemble du système et du contrat de lancement, conclu avec la société franco-russe Starsem, qui fournit les services d’un lanceur Soyouz.
 
Les contributions des partenaires internationaux vont de la fourniture de matériels à la mise à disposition de stations sol en passant par l’observation complémentaire au sol des cibles qui seront étudiées par COROT, ou encore l’analyse à venir des données scientifiques.
L’ESA joue un rôle capital dans cette mission. L’Agence spatiale européenne a fourni l’optique du télescope, installée au cœur du satellite, et a réalisé des essais de la charge utile. Le déflecteur du télescope a été développé par une équipe de l’ESTEC, le centre technique de l’ESA. L’Agence a également fourni les unités de traitement des données embarquées. Dans le cadre de ce projet axé sur la coopération, des chercheurs de divers pays européens (Danemark, Suisse, Royaume-Uni et Portugal) ont été sélectionnés comme chercheurs associés à l’issue d’une procédure ouverte de mise en concurrence. Grâce à la participation de l’ESA, les chercheurs des États membres auront en outre accès aux données de COROT.
 
 
 
COROT en 7 questions.
 
Les exoplanètes sur ce site.
 
 
 
 
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LA MATIÈRE NOIRE JOUE À CACHE CACHE : ON LA CHERCHE. (20/12/2006)
(Photo Stanford/CDMS)
 
Les scientifiques ne savent pas exactement ce qu'est la matière noire (dark matter) mais ils savent qu'elle est partout. Nous pauvres humains et toutes les étoiles et galaxies de l'Univers ne représentons que 4% de l'Univers. Le reste (96%) étant cette matière noire et sa compagne l'énergie sombre dont on ne sait pas grand chose non plus.
 
On ne sait donc pas de quoi est composée la matière noire; c'en était trop pour des physiciens de Stanford (la célèbre Université américaine de Californie) dirigés par Blas Cabrera qui veulent absolument percer le mystère.
 
 
Leur projet est enterré dans une mine du Minnesota et a été baptisé CDMS II (Cryogenic Dark Matter Search II); une cinquantaine de personnes travaillent sur cette étude ainsi qu'en douzaine d'intitutions.
 
Que cherchent ils?
 
Des WIMPS (Weakly Interacting Massive Particles : particules massives interagissant faiblement, en argot US des mauviettes), car on pense à l'heure actuelle que ce sont les constituants principaux de cette étrange matière noire.
Elles devraient être neutres au point de vue charge électrique et peser une centaine de fois la masse d'un proton. Elles doivent aussi être difficiles à détecter car elles comme le nom l'indique, elles n'interagissent que très faiblement avec la matière, donc avec des détecteurs.
 
Le but de CDMS II est de les détecter avec un détecteur approprié.
 
Les détecteurs sont donc enfouis au fond d'une mine afin d'être à l'abri des rayonnements parasites comme les rayons cosmiques
Ils ressemblent à des hexagones d'une dizaine de cm de côté (voir photo de gauche) et sont regroupés au fond d'un cryostat contenant 6 couches isolantes, car ils doivent être absolument refroidis aussi proche du zéro absolu que possible photo de droite).
 
 
 
Le détecteur lui même est à base de couches de cristaux de Silicium et de Germanium.
Au cas où il soit touché par un WIMP ces atomes de Si et Ge vont être dans un état excité et vont émettre un petit "quantum" de vibration, appelé un phonon.
Ces phonons arrivant à la surface du détecteur créent une modification dans une couche sensible de Tungstène que l'on peut mesurer.
Un second circuit de l'autre côté du détecteur mesure lui des particules chargées (qui ne sont pas des WIMPS par principe).
La comparaison (discrimination) de ces deux informations (on a le 1er signal et pas le 2ème) permet de dire si c'est un WIMP ou pas.
 
 
Un des candidats les plus sérieux pour être WIMPS sont les Neutralinos, particules introduites par la super symétrie (SUSY en abrégé).
 
La détection des neutralinos serait aussi une preuve du bien fondé de la super symétrie.
 
La faible interaction des WIMPS fait qu'ils ne peuvent pas s'agglutiner en galaxies et étoiles comme la matière ordinaire, de même comme ils sont neutres ils ne peuvent pas former des atomes (nécessitent des charges opposées qui s'attirent). C'est parce que la matière noire ne forme pas d'étoiles qu'on a pas pu la détecter directement, alors que le célèbre F Zwicky en 1930 a imaginé qu'elle pouvait exister en étudiant la rotation des galaxies.
 
Jusqu'à présent, l'expérience CDMS II n'a pas détecté les particules tant recherchées, mais les recherches continuent et ils ne sont pas les seuls.
 
En effet il existe d'autres projets de recherche de matière noire comme :
 
Le groupe ZEPLIN de UCLA et des anglais de UK Dark Matter Project et
Le projet IceCube au Pôle Sud.
 
 
Bref on espère avoir des bonnes nouvelles bientôt.
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN:
 
L'énigme de la matière noire par Alain Bouquet aux RCE 2004.
 
Super symétrie et défauts topologiques conférence IAP.
 
L'existence de la matière noire se confirme, article du journal Le Figaro.
 
En savoir plus sur l'expérience CDMS II de Stanford (anglais).
 
Le projet Edelweiss sur ce site.
 
Cours sur la matière noire par l'ENS de Lyon, très complet.
 
Résumé clair sur la matière noire par Cosmos Gate.
 
Matière sombre sur ce site dans un récent astronews.
 
 
 
 
 
 
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CLIMAT : LA RÉPONSE EST DANS LES OCÉANS. (20/12/2006)
(Info et documents du CNRS et de l'ESA)
 
Une association de chercheurs de 10 pays européens impliquant 3 laboratoires du CNRS et du CEA vient de mettre en évidence que les climats des deux pôles suivaient un phénomène de bascule durant la dernière période glaciaire. Des bouleversements dans la circulation océanique atlantique semblent être au cœur de cette interdépendance entre les deux pôles.
 
Les résultats montrent qu'entre 55 000 et 20 000 ans dans le passé, l'Antarctique se réchauffait graduellement lorsque le Groenland était froid et que l'export d'eaux chaudes depuis l'océan sud jusqu'en Atlantique nord était réduit. Réciproquement, l'Antarctique commençait à se refroidir à chaque fois que plus d'eaux chaudes s'écoulaient vers l'Atlantique nord, réchauffant le Groenland. Cette nouvelle étude, publiée dans la revue Nature du 9 novembre 2006, révèle de plus l'existence d'une relation linéaire entre l'amplitude des réchauffements antarctiques et la durée des épisodes chauds au Groenland qui les suivent.
 
Dans le cadre du projet européen EPICA (European Project for Ice Coring in Antarctica), des chercheurs européens ont pu établir une nouvelle reconstitution très précise de la température en Antarctique lors de la dernière période glaciaire.
 
 
Ils ont démontré que la bascule climatique entre l'Antarctique et le Groenland, révélée auparavant pour quelques événements climatiques de large ampleur, est une caractéristique de l'ensemble de la période étudiée, car elle concerne aussi des événements de durée plus courte. La synchronisation des enregistrements climatiques au Groenland et en Antarctique a été établie grâce aux changements globaux de la teneur atmosphérique en méthane enregistrée avec fiabilité dans les bulles d'air présentes dans la glace des deux pôles.
(photo : © David Etheridge, David Whillas, CSIRO).
 
 
 
Cette relation climatique a été approfondie grâce à de nouvelles données résultant du forage à Dronning Maud Land (secteur de l'Antarctique faisant face à l'océan Atlantique), qui viennent s'ajouter à celles du forage réalisé au Dôme C. Grâce au taux d'accumulation de neige plus élevé sur ce site que sur le plateau central de l'Antarctique, la carotte de glace prélevée a permis aux chercheurs d'établir une courbe de température plus détaillée, et une synchronisation plus précise par rapport aux variations de température du Groenland.
La circulation océanique Atlantique est mise en cause dans ce phénomène.
 
Entre 55 000 et 20 000 ans dans le passé, de nombreux épisodes de réchauffements graduels de faible amplitude sont observés en Antarctique au moment même où le Groenland subit des conditions particulièrement froides et que l'export d'eau depuis l'océan entourant l'Antarctique vers l'Atlantique nord est réduit.
 
À l'opposé, les épisodes de refroidissement de l'Antarctique sont associés à une reprise de vigueur de cet export d'eau et à un réchauffement du Groenland. L'amplitude des réchauffements en Antarctique apparaît corrélée linéairement à la durée des phases chaudes correspondantes au Groenland.
Cette étude suggère ainsi que la quantité de chaleur accumulée dans l'océan circum-Antarctique durant les phases de ralentissement de la circulation océanique conditionne la durée pendant laquelle cette circulation reprend ensuite toute sa vigueur.
En France, le Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement (CNRS, Université Joseph Fourier Grenoble I), le Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (CEA, CNRS, Université de Versailles-St Quentin) et le Centre de spectrométrie nucléaire et de spectrométrie de masse (CNRS, Université de Paris Sud) ont travaillé plus spécifiquement sur l'analyse du méthane contenu dans les bulles d'air piégées dans la glace.
Coordonné par l'European Science Foundation (ESF), le projet EPICA est financé par les 10 pays partenaires et par l'Union Européenne (projet en cours "EPICA-MIS").
En France, il a bénéficié plus particulièrement du soutien logistique de l'Institut Polaire Paul Emile Victor (IPEV) et du soutien scientifique de l'Institut national des sciences de l'Univers (INSU/CNRS).
 
 
De même les européens au travers des projets Medspiration et Globcolour recherchent des réponses dans les températures des océans.
En effet les océans absorbant la moitié du CO2 de l'atmosphère ont une profonde influence sur le climat.
Mais cette capacité d'absorption dépend aussi des conditions climatiques. À cet effet l'ESA mesure au travers de ces deux projets, la température et la couleur des océans.
 
Ces deux projets combinent les données de différents satellites de surveillance de la Terre afin d'essayer de comprendre comment le climat réagit aux changements.
 
C'est le phytoplancton qui dérive à la surface des océans qui absorbe ce CO2 par photosynthèse et le transforme en Carbone.
C'est la couleur verte (chlorophylle) que l'on peut suivre à la surface des océans qui donne une idée de la quantité de phytoplancton contenu dans l'océan considéré.
 
Globcolour compile ainsi les données des satellites : Envisat (instrument MERIS) ; Aqua des USA (Instrument MODIS); GeoEyes des USA aussi (instrument Seawifs).
Medspiration utilise lui les données de Envisat et Meteosat-8 et Aqua.
 
 
L'instrument MERIS d'Envisat surprend les planctons en train de proliférer le 10 Juin 2006 au large des côtes de Norvège.
(photo ESA)
Température de la Méditerranée entre Septembre 2005 et Mars 2006 par le projet Medspiration. (document ESA) c'est un film de 3,7MB montrant l'évolution dans le temps. Sur une plus longue période évolution de la température de l'eau en Méditerranée en gif (5,9MB) de Nov 2004 à Fev 2006.
 
 
De même nos amis américains se préoccupent du retrait abrupt de la banquise arctique. Il pensent que cela pourrait conduire à un océan arctique complètement libre des glaces vers 2040.
Sur leur site, il y a aussi une animation montrant l'évolution année après année de la calotte polaire Nord.
 
La calotte arctique en 2000 (crédit UCAR)
Et la même en 2040 d'après les modèles. (crédit UCAR)
 
 
La planète en vedette grâce à l’ESA et Google Earth.
 
Le National Center for Atmospheric Research (NCAR)
 
Article du Point sur le sujet climat.
 
Observer la Terre en temps presque réel à l'ESA.
 
living planet program de l'ESA
 
 
 
 
 
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STS 116 : REFAIRE LE CÂBLAGE ET BRICOLAGE DANS L'ESPACE. (20/12/2006)
(Photos NASA)
 
La navette Discovery est bien partie pour l'ISS le 9 Décembre 2006 qu'elle a atteinte le 11 Décembre.
Sa mission principale est d'ajouter la poutre (Truss en anglais) P5 à la station et d'effectuer un câblage de deux grands panneaux solaires afin d'augmenter la capacité électrique de l'ISS.
 
P5 a été correctement installée au bout de P4 notamment par l'astronaute européen (suédois) Christer Fuglesang (voir photos).
 
Photo S116-E-05983 (12 Dec. 2006); R Curbeam et C Fuglesang pendant leur première EVA.
Photo S116-E-06021 (12 Dec. 2006) Christer Fuglesang en plein travail sur P5.
 
Mais l'installation de la poutre nécessite la rétraction des panneaux solaires P6-4B (je rappelle que l'indice P indique "Port" c'est à dire bâbord en anglais) afin de pouvoir mettre en service les panneaux P4 apportés précédemment.
C'est là que les ennuis ont commencé, voir photo.
 
 
Au moment du retrait, une partie des panneaux flexibles s'est mal repliée comme on le voit. (photo NASA).
Il semble qu'il y ait de la friction entre les câbles guides de ces panneaux.
 
Si les efforts de déploiement à distance ne sont pas couronnés de succès, il faudra certainement envoyer un astronaute donner un petit coup de main.
 
Signalons que les panneaux solaires (SAW : Solar Array Wings en anglais) P4 sont attaché à une pièce rotative le Solar Alpha Rotary Joint (SARJ) qui les oriente en permanence vers le soleil, c'est la pièce contenue dans P3.
 
   
 
 
 
 
Aux dernières nouvelles les nouveaux panneaux avaient quand même réussi à s'orienter vers le Soleil.
 
La troisème sortie est en route, les astronautes travaillent sur ce blocage des panneaux solaires comme on le voit sur cette photo du 16 Décembre 2006, R Curbeam (raies rouges) et S Williams en plein travail sur P6.
 
On voit parfaitement la pièce SARJ qui oriente les panneaux.
 
Une autre belle photo de l'astronaute Curbeam en plein travail sur les panneaux solaires.
 
 
 
 
 
 
Une quatrième sortie est programmée qui s'est produite ce 18 Décembre, et elle a été couronnée de succès, le panneau est débloqué, ouf!
Du coup le retour est retardé d'un jour, on est à la limite de sécurité, il reste seulement un jour d'oxygène!
 
La navette s'est détachée de l'ISS le 19 Décembre et est attendue à Cape Kennedy Vendredi 22, elle a à bord l'astronaute Européen T Reiter qui retourne sur Terre après 6 mois passés à bord.
 
 
Voir article de nos amis de Flashespace au sujet des poutres et panneaux solaires et sur Wikipedia (anglais).
Voir aussi l'état d'avancement de la station.
 
Space Daily vous informe aussi sur l'état de la mission.
 
 
 
 
Page NASA de la mission : http://www.nasa.gov/mission_pages/shuttle/shuttlemissions/sts116/mission_overview.html
 
 
Page NASA de l'ISS : http://www.nasa.gov/mission_pages/station/main/index.html
 
 
 
 
 
 
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STARDUST : PREMIERS RÉSULTATS D'ANALYSE. SURPRISE! (20/12/2006)
 
 
La mission Stardust est bien connue de vous, nous en avons souvent parlé, et notre grande spécialiste Janet Borg (photo) vient même de donner une conférence à ce sujet le 13 Décembre 2006 à la SAF, à laquelle je n'ai malheureusement pas pu assister.
 
La capsule de Stardust est retournée sur Terre avec succès le 15 Janvier 2006.
 
Les poussières de la comète Wild 2 (originaire de la ceinture de Kuiper, mais récemment perturbé et déviée vers le système solaire interne) se sont emprisonnées en Janvier 2004 dans l'aerogel qui est en cours d'analyse.
La sonde est passée à 240km de la comète avec une vitesse plutôt lente de 6 km/s.
 
 
 
La revue Science consacre son numéro du 15 Décembre 2006 aux premiers résultats de ces analyses.
 
Il y a même une page spéciale de ce magazine sur le Net qui présente une vidéo (flash) expliquant la mission et les premières analyses; les présentateurs de cette vidéo, sont Larry Nittler un chercheur de la mission et notre amie Lucy Mc Faden (qui a déjà participé à Deep Impact) du JHUAPL.
 
Sept articles, signés au total par près de 200 chercheurs, présentent les premières analyses de ces poussières de quelques microns piégées dans l’aerogel
 
Les chercheurs ont été surpris de trouver dans la comète Wild-2 des particules qui se sont formées dans les régions les plus chaudes de la nébuleuse solaire, comme l’olivine, et peu de matière interstellaire.
 
 
Des scientifiques regroupés dans des équipes thématiques (Preliminary Examination Teams, PET) ont effectué les analyses préliminaires. Une cinquantaine de laboratoires de par le monde ont reçu des échantillons, dont un consortium de 5 laboratoires français sous la direction de François Robert du MNHN.
 
L’inventaire de la récolte de grains cométaires a été le premier travail mené au laboratoire de conservation d’échantillons planétaires situé au centre spatial Johnson à Houston.
En première analyse, plus de mille grains d’une taille supérieure à 5 μm ont été récoltés dans l’aerogel
 
Document extrait du CR du CNRS et de la revue Espace et Science du CNES.:
 
Nature de la matière organique Deux gros grains, piégés dans l’aerogel, ont été analysés par spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier et spectroscopie Raman. Ces études servent à différencier le carbone minéral du carbone organique. Elles contribuent également à détecter les grandes familles de molécules organiques (linéaires, cycliques, ramifiées, …). La longueur moyenne des chaînes de carbones organiques a été évaluée en mesurant le rapport entre les carbones portant deux atomes d’hydrogène et ceux en portant trois (CH2/CH3). Ces résultats préliminaires montrent une composition proche des poussières interplanétaires et confirment la nature primitive de la matière organique de la comète. Toutefois, au cours de ces travaux de spectroscopie, quelques contaminants issus de l’aerogel ont été détectés et leur présence devra être prise en compte lors des études ultérieures
 
Photo (Nasa) : exemple de traces de particules dans l'aerogel.
 
Minéralogie des grains Les études minéralogiques des grains par microscopie électronique en transmission démontrent qu’une partie de ceux-ci a été endommagée par l’échauffement durant la capture dans l’aerogel.
 
 
Les grains intacts sont constitués de minéraux bien cristallisés composés de silicates (olivine, pyroxène), de spinelles d’aluminium et de sulfures.
 
Leurs microstructures montrent qu’ils ont été portés à haute température. Cette analyse minéralogique suggère un important mélange de la matière primitive dans le disque d’accrétion protoplanétaire, entraînant des échanges entre les zones internes et les zones les plus externes du système solaire en formation.
 
 
 
 
 
 
 
 
Pétrographie des grains Les analyses chimiques révèlent que la comète est un assemblage de grains très hétérogènes. La comparaison des teneurs en oxygène et en hydrogène (degrés redox) le long de la trace laissée dans l’aerogel ainsi que la minéralogie montrent une altération progressive des grains lors de leur capture.
Afin de déterminer la composition isotopique en carbone et en azote des grains, des fragments sub-micrométriques ont été prélevés dans la zone de leur entrée dans l’aerogel. L’analyse montre essentiellement des compositions isotopiques «solaires », identiques à celles des météorites carbonées, avec quelques rares constituants volatils rappelant le milieu interstellaire. La composition isotopique en oxygène des grains de la comète Wild 2 est similaire à celle observée dans les chondrites carbonées. Cependant, la part de la contamination des grains par l’oxygène de l’air ambiant et de l’aerogel devra être examinée.
L’analyse des fragments de l’aerogel comportant des traces d’entrée de particules cométaires, détecte la présence d'hélium et de néon avec une composition isotopique intermédiaire entre les compositions terrestre et solaire. Ces premières études des gaz rares d'origine cométaire démontrent que des éléments volatils ont survécu à la capture des grains de Wild 2.
 
Les études effectuées au sein des «PET»et publiées dans le numéro de Science du 15 décembre 2006, montrent d’une part que la matière solide de Wild 2 a été formée dans notre système solaire et n’est pas de la matière interstellaire primitive et d’autre part que ces poussières cométaires contiennent des minéraux formés très près du Soleil indiquant un important mélange entre les zones internes et externes du disque proto-planétaire.
 
Ce fut une surprise.
 
Notre ami Mike A'Hearn de la mission Deep Impact signale que ces premiers résultats nous posent beaucoup de questions.
Les mesures ne concernent qu'une toute petite partie des échantillons et doivent être reconfirmées.
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN.
 
Le site de Stardust à la NASA avec les dernières recherches.
 
Communiqué de presse du CNRS.
 
 
 
 
 
 
 
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SPITZER : LES PREMIÈRES LUEURS (SUITE) (20/12/2006)
 
 
L'observatoire spatial en IR Spitzer a confirmé ses informations publiées il y a près d'un an et déjà rapportées ici, sur les premiers objets de l'Univers, à la sortie de ce que l'on a appelé l'age sombre.
 
Les récentes informations indiquent que cette lumière primordiale couvrait l'Univers entier et provenait de monstrueux amas d'objets localisés à 13 milliards d'années lumière.
On emploie le mot objet car on ne sait pas bien ce que c'est vraiment, on sait seulement qu'ils sont très lumineux.
Les astronomes pensent que ce sont soit les premières étoiles (que l'on appelle population III, nous sommes actuellement la population I), monstrueuses (1000 fois notre Soleil) ou alors des quasars (trous noirs) en train d'avaler le gaz environnant et délivrant une énergie considérable.
Si ce sont des étoiles, alors ces amas sont les premières mini galaxies possédant une masse de un million de Soleils (notre Galaxie "pèse" 100 milliards de Soleils par comparaison!).
 
Vue d'artiste de l'évolution de notre Univers (Credit: NASA/JPL-Caltech/A. Kashlinsky (GSFC))
 
Depuis son début (Big Bang) il y a 13,7 milliards d'années, son observation par COBE (voir article sur le professeur Smoot à Paris) vers les 400.000 années après le BB, quand les particules se combinèrent enfin et que la soupe originelle devint presque transparente.
 
Une période sombre s'ensuivit jusqu'à approximativement 1 million d'années, lorsque les premiers objets s'allumèrent et illuminèrent le ciel.
 
C'est cette première lumière qui a été détectée par Spitzer (on a "enlevé" les étoiles situées au premier plan, voir la photo originale), mais comme elle vient de loin elle a été décalée vers le rouge (redshifted on dit en anglais) vers moins d'énergie, on ne la voit qu'en infra rouge. (celle du bruit de fond cosmologique détectée par COBE et WMAP elle vient de plus loin encore, c'est pour cette raisons qu'elle a perdu encore plus d'énergie, elles est dans le domaine micro ondes.).
 
La dernière image sur la droite correspond au fond du ciel mais cette fois ci vu dans le visible par Hubble.
 
 
Spitzer a donc étudié ce fond diffus infra rouge (CIB en anglais) maintenant alors que lors de l'émission c'était probablement en UV ou dans le visible, mais l'expansion de l'Univers a effectué la transformation.
 
 
POUR ALLER PLUS LOIN :
 
Article de Alexander Kashlinsky; "New measurements of cosmic infrared background fluctuations from early epochs" de 10 pages format pdf.
 
Et aussi celui ci du même auteur en pdf 12 pages: "On the nature of the sources of the cosmic infrared background" beaucoup plus théorique.
 
Archives cosmologie sur ce site.
 
 
 
 
 
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VENUS EXPRESS :. L'ENFER EN DIRECT (20/12/2006)
(Photos ESA/VIRTIS).
 
Venus Express nous fait parvenir la première carte thermique de l'hémisphère Sud de notre planète sœur.
 
C'est l'instrument VIRTIS (Visible and Infrared Thermal Imaging Spectrometer) dont le responsable est notre ami Pierre Drossart, qui est à la base de cette carte.
 
 
Ces informations sur la température de surface sont obtenues par VIRTIS en utilisant les fenêtres IR présentes dans l'atmosphère vénusienne : à 1.02, 1.10, et 1.18 microns.
En effet à certaines longueurs d'onde, les radiations thermiques de surface passent au travers de l'épaisse atmosphère située à 60km d'altitude et s'échappent dans l'espace où elles sont détectées par les instruments de la sonde.
 
On peut ainsi voir à certaines longueurs d'onde au travers de ce rideau de CO2 et avoir ainsi une mesure de la température du sol.
 
On voit sur cette photo (crédit ESA/VIRTIS) une comparaison entre les relevés de Virtis à gauche et un modèle élaboré à partir des données de la sonde Magellan de la NASA en 1990.
Cette mosaïque de Virtis a été obtenue le 10 Août 2006 pendant une seule orbite.
Les reliefs principaux ont été notés sur la carte. (voir plutôt la carte en HR en cliquant dessus pour plus de détails).
 
 
La région survolée est d'origine volcanique et peut être encore active de nos jours.
Les zones circulaires sont de points chauds de la croûte vénusienne.
 
L'échelle des températures va de 450 à 470°C, donc relativement (très) chaude et homogène. On relevé seulement des variations de 30°C entre les plaines et les montagnes de cette région.
Sur Vénus il n'y a pas de variations de température entre le jour et la nuit, la chaleur est globalement emprisonnée sous les épais nuages de CO2 (P= 90atm!), les variations sont dues seulement à la topographie du terrain : comme sur Terre les montagnes sont plus froides que les plaines.
Sur Vénus froid veut dire aux dernières nouvelles +447°C et chaud +477°C!
L'effet de serre joue à plein!
 
Il peut y avoir des variations aussi dues à certains points chauds, cela permettrait de détecter d'éventuels volcans en activité.
Les scientifiques sont en pleine phase de recherche de ces points chauds en comparant avec les modèles basés sur les missions précédentes.
 
 
 
L'aventure Venus Express sur votre site préféré.
 
 
 
 
 
 
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CASSINI SATURNE : STRUCTURE COMPLEXE DE LA DIVISION DE CASSINI. (20/12/2006)
(photos : NASA/JPL).
 
Cassini a analysé récemment la partie interne de la division de Cassini, celle qui est proche de l'anneau B.
 
Si vous ne vous rappelez pas de l'ordre des anneaux v